QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Billet
Mort dans
les têtes ?

Est-ce vraiment la reprise en mains ou une simple immersion dans les dédales de l’AMP, le temps d’y éteindre l’incendie? C’est sans doute là la question politique de la semaine. En tout cas, Joseph Kabila, tel un sapeur pompier, vient de maîtriser, en un temps record, le feu qui menaçait de consumer le labyrinthe AMP. Symétriquement, les parents du déjà ex-Clp ont juste eu le temps de présenter leur rejeton qu’ils devaient eux-mêmes l’immoler! Tel un météorite, le Clp n’a duré que le temps de l’éclair. Reste à savoir si, après avoir tué le CLP sur papier, ses géniteurs l’ont aussi évacué de leur tête. Pas si évident. Le caractère composite de l’AMP prédispose cette plate-forme à tout, sauf à une cohérence de vision sur le long terme. Heureusement, s’exclameraient ses partisans, la législature tend inexorablement vers sa fin. Moment indiqué pour une autoévaluation générale et pour le nécessaire réajustement des alliances en fonction davantage des affinités idéologiques que de simples combines arithmétiques. Car, la Majorité souffre fondamentalement de l’absence d’un fond idéologique commun. En 2006, des opportunistes de tous bords ont rejoint le Président Kabila, non sur base d’un contrat d’adhésion à une vision, mais pour se retrouver -ou se maintenir- dans les cabinets douillets du pouvoir. Qu’importe si Joseph Kabila soit d’obédience socialisante ou se réclame de la lignée lumumbiste.
Certes, à l’heure de la mondialisation, les idéologies font de plus en plus bon ménage avec le pragmatisme. En Grande-Bretagne, les Conservateurs et les Libéraux-démocrates ont trouvé un compromis de gouvernement. Jusqu’il y a peu, les chrétiens-démocrates ( droite) et les sociaux-démocrates (gauche) allemands ont géré la première puissance économique européenne. Un bémol tout de même à ces deux exemples. Dans les deux cas, il s’agit d’un accord où les partis de la coalition élaborent ensemble un programme de gouvernement auquel ils sont liés. Jamais, on ne verra le libéral-démocrate Clegg critiquer l’action de son propre cabinet!
On est là à mille lieues de la tragi-comédie qui se joue sous les tropiques où un ministre peut prendre, sans la moindre gêne, des libertés avec la sacro-sainte solidarité gouvernementale pour tirer contre son propre camp. Et ce, sans envisager de démissionner.
Tout le problème c’est que l’AMP, à l’instar de nombre de plate-formes zaïro-congolaises, est un agrégat de personnalités politiques que n’unit que la perspective d’exercice du pouvoir. Hier, par exemple, l’anti-mobutisme primaire ou feint avait fait office d’idéologie pour l’Union sacrée.
Moralité, le très éphémère CLP n’est qu’un succédané de tous ces regroupements qui naissent et périssent au gré des calculs politiciens de leurs auteurs. L’avènement des plates-formes à soubassement idéologique constituerait le début d’antidote à ce cirque politique. José NAWEJ


Parfum de rébellion et "motionnite"

Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement.
José NAWEJ


Amp, ce panier
à crabes!

(24/05/2010)

Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ


Quel préjudice
pour Muzito !

(21/05/2010)

Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!


Dérive à la Chambre!

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Les vérités de Mashako
(05/04/2010)

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Mémoire courte
(03/05/2010)

Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA


Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ

EDITION N°°3629 du JEUDI 11 JUIN 2010
A LA UNE
Albert II : Son équipe d’avance déjà arrivée à Kinshasa
Le Roi des Belges, Albert II, rehaussera bel et bien de sa présence les festivités du cinquantième anniversaire de l'indépendance de la RDC à Kinshasa. C'est du moins ce que confirme la presse belge, dont l'hebdomadaire Le Vif L'Express, qui a annoncé, le week-end dernier sur son site Internet l'arrivée à Kinshasa de plusieurs responsables du Palais de Laeken (Palais royal belge). Le Vif L'Express, qui cite de "bonnes sources dans la capitale congolaise ", annonce aussi, parmi les émissaires belges, le chef du département Protocole, le vice-amiral Pierre Warnauts, et le conseiller de presse, Pierre-Emmanuel De Bauw. Ils séjournent dans la capitale congolaise " afin de préparer le déplacement d'Albert II, invité d'honneur des célébrations marquant les 50 ans de l'indépendance du Congo". Confirmant cette présence, le confrère belge indique, selon ses sources au Palais royal, que " rien n'a été changé au programme, en principe, le Roi ira bien à Kinshasa le 30 juin. "
Celle-ci s'évalue sur la base de la performance du programme avec le Fonds Monétaire International.
Au terme des échanges, rapporte le service de presse de la primature, le chef de la mission du FMI a remercié le Premier ministre, Adolphe Muzito, pour les efforts que l'Exécutif national a déjà consentis en vue de l'atteinte du point d'achèvement de l'Initiative PPTE. Robert York a, par ailleurs, souligné que les mesures à mettre en œuvre d'ici fin juin concernant la stabilité macroéconomique doivent être mises en œuvre pour assurer ce déclencheur.
Cette ultime mission du FMI à Kinshasa intervient après la dernière évaluation locale des efforts du Gouvernement lors d'une réunion présidée, le 28 mai dernier à la Primature par Adolphe Muzito, réunion qui avait connu la participation de tous les experts et les partenaires de la RDC. Commentant cette évaluation, le Ministre du Budget, Jean Baptiste Ntahwa Kuderwa, indiquait que la RDC se trouvait à 99% du PPTE. Selon ses dires, seul le volet passation des marchés publics restait à régler dans un délai qui doit échoir au 10 juin 2010.
En attendant, Ntahwa indiquait qu'il se dégage, à ce jour, " une note très satisfaisante", observation tirée au terme d'une évaluation conjointe du DSRP par les services du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque Mondiale à Kinshasa. Quant au suivi des efforts du Gouvernement, le ministre du Budget indiquait que " le cadre macroéconomique est en observation permanente " et que " l'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la gouvernance et la prestation des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs social et rural ainsi que la gestion de la dette offrent une occasion de satisfaction quant à la réduction de la dette de la RDC".
Les sept déclencheurs du point d'achèvement de l'IPPTE sont le DSCRP (document stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté), la stabilité économique, l'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la (bonne) gouvernance et prestation des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs social et rural, ainsi que la gestion de la dette. La mission du FMI séjourne à Kinshasa pendant quatre jours. JEK

Enjeux de l'heure
La piste extra-congolaise plus que jamais d’actualité
Le FLEC s'invite dans l'affaire Chebeya
CCeux des analystes et autres criminologues qui ont suggéré de tenir compte de toutes les pistes dans l'affaire du meurtre de Floribert Chebeya trouveront, sans doute, matière à réflexion dans la prise de position du Front pour la libération de l'enclave de Cabinda (FLEC). Le Président du FLEC, Nzita Henrique Tiago, établit un lien entre le meurtre de Floribert Chebeya et ses prises de position du 1er juin 2010 en rapport avec l'arrestation à Cabinda des activistes cabindais des droits de l'homme.
Voilà un élément nouveau qui devrait amener les enquêteurs à élargir leur champ d'investigations, car le très regretté Chebeya portait plusieurs casquettes. Il était, certes, plus connu comme patron de la Voix des Sans Voix, une ONG à vocation nationale ; mais il était aussi responsable du Bassin Congo-Océan, une plate-forme d’essence régionale dont le champ des compétences s'étend sur trois pays : la RDC, le Congo-Brazzaville et l'Angola.
Forum des As publie, ci-dessous, une correspondance qui résume cette nouvelle dimension de l'affaire Chebeya. A souligner, par ailleurs, que l'interview du patron du FLEC qui y est évoquée, est à paraître sur le blog dénommé " MISE AU POINT " logé sur le site du quotidien genevois " TRIBUNE DE GENEVE " à l'adresse suivante : http://justinodaoliveirabango.blog.tdg.ch

Les dessous de la piste extra-congolaise
L'affaire Chebeya s'internationalise. Dans une interview accordée au blog intitulé «Mise au point» logé sur le site de La Tribune de Genève vendredi 11 mai 2010, Nzita Henrique Tiago, président du FLEC, (Front de Libération de l'Enclave de Cabinda), établit un lien entre le meurtre de Floribert Chebeya et ses prises de position du 1er juin 2010, date à laquelle l'activiste congolais des droits de l'homme avait, depuis le siège de La Voix des Sans Voix à Kintambo, exigé du gouvernement angolais la libération de 7 activistes arrêtés dans l'enclave de Cabinda.
Parmi les activistes Cabindais arrêtés par la police angolaise et dont Chebeya exigeait la libération figurent André Zéferino Puati, José Benjamin Fuca, Belchior Tati, Raul Tati, Francesco Luemba, tous arrêtés en janvier dernier, Bernabé Paca Pezo, appréhendé en février, et Bernabé Paca Panzo en avril 2010. Floribert Chebeya s'était élevé, en sa qualité de président du Réseau Bassin Congo Océan, regroupement des ONG de défense des droits de l'homme actives en République Démocratique du Congo, en Angola, à Cabinda et au Congo-Brazaville, contre l'arrestation de ces activistes membres du Mpalambanda, Association des droits de l'homme au Cabinda, dissoute en 2006 par Luanda.
Dans son édition du vendredi 11 juin 2010, AfricaNews avait annoncé (p8-9) : " Chebeya : Les pistes d'un complot contre le régime " et l'interview accordée par le président du FLEC Henrique Tiago, qui jouit d'une grande considération auprès de la communauté internationale, conforte cette hypothèse et éclaire les faits troublants qui ont été relevés par les observateurs avertis dans le dossier Chebeya depuis l'annonce de la découverte de son cadavre le mercredi 2 juin. Le premier élément troublant de l'affaire Chebeya est l'absence totale de mobile dans le chef du gouvernement congolais. Chebeya était bien accepté dans tous les milieux politiques et la thèse du crime d'Etat ne résiste pas à une analyse objective car les Etats ne signent pas leurs crimes en exposant les corps des personnes éliminées sur la voie publique. L'Etat congolais n'avait pas besoin d'une telle publicité négative lors de la préparation des festivités du Cinquantenaire de l'Indépendance. Aucune autorité congolaise n'aurait voulu donner l'ordre d'éliminer Chebeya. Pour les criminologues consultés par «Africa News», il n'est pas concevable que John Numbi, Inspecteur Général de la Police Nationale Congolaise se soit désigné comme le principal suspect avant même que le crime n'ait été découvert, puisque les réseaux de défense des droits de l'homme avaient été informés que Chebeya devait se rendre au siège de la PNC. Face à un interrogatoire qui aurait mal tourné, la réaction normale des tortionnaires aurait été de faire disparaitre le corps et de nier que l'activiste des droits de l'homme soit venu dans les locaux de la police. L'exposition du corps dans un véhicule garé sur la voie publique prouve la volonté délibérée de focaliser l'attention de la communauté internationale sur la RDC et de ternir sa nouvelle image démocratique. De plus, d'après les criminologues, la mise en scène du corps du défunt sur la banquette arrière de la voiture, entouré d'objets faisant croire à une débauche récente exclue la thèse de la panique des tortionnaires et plaide pour un crime de spécialistes qui ont voulu se faire passer pour des amateurs.

La piste Bassin Congo Ocean se précise
L'hypothèse d'une élimination de Chebeya suite à des révélations qu'il comptait faire dans le dossier Bundu Dia Kongo a été évoquée par un avocat congolais du barreau de Bruxelles, Me Jean-Claude Ndjakanyi. D'après une interview accordée à à l’hebdomadaire belge Le Vif-L’Express, l'avocat Ndjakanyi affirme que la Voix des Sans Voix s'apprêtait à se constituer partie civile à côté " d'un certain nombre de parents de victimes disposés à se constituer partie civile " dans le dossier Bundu Dia Kongo contre l'Etat congolais. Cet avocat aurait saisi la justice belge en date du 5 juin 2010 pour qu'elle examine le dossier Bundu Dia Kongo en vertu de la loi de compétence universelle. Pour les observateurs avertis, cette hypothèse est absurde, le dossier Bundu Dia Kongo ayant été traité publiquement par le Parlement congolais courant 2008, et Chebeya ne disposait pas d'informations particulières dont la divulgation aurait gêné l'Etat congolais qui a publiquement soutenu de manière convaincante la thèse d'opérations de rétablissement de l'ordre contre les adeptes de Bundu Dia Kongo.
Après les conférences de Kinshasa et de Brazzaville en 2008, la conférence prévue par le Réseau Bassin-Congo Océan à Luanda en septembre 2010 n'aura vraisemblablement plus lieu si l'enquête confirme les présomptions qui pèsent en faveur de l'hypothèse soutenue par le président du FLEC, piste également indiquée par l'agence chinoise de presse Xinhua dans une dépêche datée du 4 juin 2010.
En matière criminelle, deux questions se posent en premier lieu : quel est le mobile ? A qui profite le crime? Kinshasa n'avait pas de raison d'ordonner l'assassinat d'un activiste qui était devenu un partenaire estimé dans le cadre du processus de démocratisation de la RDC. Le crime n'aurait pas non plus profité aux autorités congolaises qui se préparaient à accueillir des personnalités prestigieuses, dont le Roi des Belges, pour les festivités du Cinquantenaire de l'Indépendance. L'exposition du corps de la victime en pleine rue comme pour focaliser l'attention sur la capitale congolaise et ternir l'image de ses dirigeants est la marque d'un montage grossier et sent le complot.

La piste extra-congolaise
Au cours de sa dernière conférence du 1er juin 2010, Chebeya avait déclaré "On ne saurait pas aller à Luanda alors qu'il y a cette situation de détention des défenseurs des droits de l'homme". Il avait également déclaré que "D'après les informations parvenues au siège de la VSV, cette arrestation serait liée, entre autres, à l'attaque du bus qui transportait l'équipe nationale togolaise, lors de la coupe d'Afrique des nations, aux différentes actions pour la promotion et la défense des droits de l'homme en Angola". D'après les milieux proches du FLEC, c'est pour faire triompher le droit qu'il invite le gouvernement angolais à faire toute la lumière sur l'arrestation et la détention de ces défenseurs des droits de l'homme et d'en sanctionner les auteurs, exécutants et commanditaires. Autre élément qui plaide fortement en faveur de la piste cabindaise, le Blog de Cabinda (http://cabinda.skyrock.com/), citant Les Dépêches de Brazzaville n°1001 du 3 juin 2010 pose la question en ces termes : "Floribert CHEBEYA, Mort pour la cause Cabindaise ? Disparition d'un activiste des droits de l'homme...
La veille de sa mort, Floribert CHEBEYA, Responsable du Réseau bassin Congo-Océan avait exigé à l'Etat Angolais la Libération des activistes Cabindais arrêtés au Cabinda. Relation de cause à effet ? ".

L'enquête est sérieuse
Un Etat criminel n'aurait pas accepté la présence de médecins-légistes étrangers, ni suspendu les principaux responsables de sa police. Le Président Joseph Kabila est décidé à faire toute la lumière sur l'affaire Chebeya, quel qu'en soit le prix. L'image de la RDC en dépend. La suspension des généraux John Numbi et Jean de Dieu Oleko, Inspecteur Général et Inspecteur provincial de la police congolaise, ainsi que l'arrestation de plusieurs officiers de haut rang de la police montre à suffisance que les enquêteurs veulent se donner les coudées franches pour trouver les commanditaires et les exécutants du complot qui a fait perdre à la RDC l'une de ses figures les plus emblématiques de la démocratie. Les résultats de l'autopsie pratiquée par les légistes-hollandais et le Dr Hondo, expert-légiste congolais, seront connus dans trois semaines. En attendant, le complot contre la RDC et ses dirigeants semble de plus en plus évident. Pierre André Dejean (correspondance particulière)

Enjeux de l'heure

Accord Kinshasa-Brazzaville-HCR pour le rapatriement des réfugiés des déplacés de Dongo
Un accord tripartite a été signé jeudi à Kinshasa entre la RDC, le Congo-Brazzaville et le HCR, au terme duquel 114.722 Congolais qui avaient pris le chemin de l'exil vers le Congo Brazzaville pour se mettre à l'abri des affrontements interethniques survenus l'année dernière dans le Nord Ouest de la province de l'Equateur (RDC) ainsi que 7.996 cas résiduels seront rapatriés, sous les auspices du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. L'accord a été signé par le vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur et de la sécurité, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N'Sefu, pour la RDC, Mme Emilienne Raoul, ministre des Affaires sociales, de l'action humanitaire et de la solidarité, pour le Congo Brazzaville, et M. Mohamed Boukry, représentant du HCR dans la région.
Le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur et de la sécurité a remercié les autorités de la République du Congo d'avoir mis " hors d'état de nuire le chef des insurgés Enyele ". Son arrestation, ainsi que la neutralisation de sa bande, ont contribué à l'évolution positive de la situation sécuritaire dans la province de l'Equateur et au rétablissement de la confiance de la population dans les zones affectées par cette insurrection, a-t-il souligné. Pour lui, la situation sécuritaire s'est sensiblement améliorée et les populations qui s'étaient éloignées des zones de combat commencent progressivement à regagner leurs lieux de résidence habituelle.
Pour sa part, la ministre congo-brazzavilloise des Affaires sociales, de l'action et humanitaire et de la solidarité, Emilienne Raoul, a précisé que le Département de la Likouala a enregistré un afflux de populations d'environ 120.000 personnes en provenance de la province de l'Equateur en 2004 et 2009, dépassant dans certains districts les effectifs de la population locale. Elle a salué les solutions appropriées des Chefs d'Etat Denis Sassou N'Guesso et Joseph Kabila qui ont jugé utile et opportun d'organiser un rapatriement volontaire de ces populations dans leurs localités d'origine.
Le volontariat, la sécurité et la dignité humaine intimement liés aux conditions de réconciliation, de réintégration et de réinsertion socio-économique de ces populations, constituent des principes qui régissent ce rapatriement. Le HCR s'engage pour que toutes ces conditions soient réunies pour ce rapatriement, qui a commencé officiellement jeudi. Les modalités pratiques de ce rapatriement volontaire ont fait également l'objet de la commission tripartite. ACP/FDA

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L’eveil de conscience se poursuit


Après N’Djili, Marco Banguli «sème» l’identité kinoise à Kimbanseke
Leader de la Tshangu, Marco Banguli poursuit son action d’éveil de conscience sur l’identité kinoise. Le quartier Kingasani dans la commune de Kimbanseke a constitué, samedi dernier, la deuxième étape de l’installation du comité élu du pool C de la dynamique «Action Marco Banguli», un mois après la commune de N’Djili. Le cadre choisi, c’était la paroisse Saint Marc au quartier Kingasani II où toute une foule avait rempli l’espace qui commençait à de refuser du monde. Une fois le comité installé, c’est le message du Kinois Banguli qui était très attendu par la population de Kimbanseke.
«Nous sommes à la recherche de l’identité kinoise. L’Action Marco Banguli n’est pas un parti politique, mais une dynamique pour réveiller les Kinois parce qu’ils étaient distraits lors des élections de 2006. C’est pourquoi, en tant que leader de Kinshasa, je dis attention cette fois ci». C’est par ce constat que l’initiateur de l’action qui porte son nom a amorcé la communion avec la population de Kimbanseke. Il prend, toutefois, soin de préciser: «Je ne vous demande pas de me voter, mais de voter Joseph Kabila. Car, s’il était passé au premier tour en 2006, il aurait son propre pouvoir et ne serait pas obligé de passer par un mariage qui l’empêche de sanctionner ceux qui travaillent mal. C’est cela votre première erreur en 2006. Cette fois-ci, en 2011, il faut le voter dès le premier tour pour éviter tout cela».
La deuxième erreur, Marco Banguli la situe au niveau d’une contradiction dans la vision de ceux qui prennent Kinshasa pour une simple ville et non pour leur province. En fait, explique-t-il, nombre de Kinois confondent la province d’origine de leurs parents à leur propre province, c’est-à-dire Kinshasa. «Barack Obama est né et a grandi aux Etats-Unis d’Amérique alors que son père est originaire du Kenya. Il dirige les Usa, non comme Kenyan, mais parce qu’il est américain. Les Blancs qui ont construit l’Afrique du Sud sont fiers et le disent d’être des Africains du Sud. Il ne faut donc pas avoir honte de son identité. Le Kinois doit d’abord accepter son identité au lieu d’avoir des pieds à Kinshasa et la tête dans la province d’origine des parents. La campagne électorale de 2006 était faite avec tribalisme en se basant sur les provinces d’origine des parents. L’Action Marco Banguli est là pour vous réveiller afin de ne plus commettre les mêmes erreurs. Il faut, cette fois ci, voter en tenant compte de l’identité kinoise».
Scrutant l’évolution des cinq chantiers en RDC sous la direction de Joseph Kabila, «Marco» en tire une conclusion: «Vous croyez vraiment que quelqu’un qui transforme la ville-province de Kinshasa de cette manière là ne vous aime pas? On vous a menti en 2006 en disant qu’il n’était pas Congolais». Après le Raïs, Banguli cite un autre exemple. Cette fois ci, à Pweto, dans le Katanga, où Augustin Katumba transforme son village natal. L’eau, l’électricité, une piste d’avion, un bateau dans le lac Moero, réfection des écoles et hôpitaux ... sont désormais au service de la population. Très modestement, Marco Banguli évoque aussi la réfection de l’école où il a étudié, la réhabilitation d’un hôpital, la construction d’une chambre froide à Maluku où il est né et plusieurs autres actions dans toutes les communes du district de la Tshangu. «Mon discours s’accompagne des actions. Il faut un inventaire en 2011 et si quelqu’un n’a rien fait, il faut le sanctionner», clame ce digne fils du district de la Tshangu.
Appliquant la recherche de l’identité kinoise à certains élus, ce leader kinois lance: «Les députés provinciaux ont même voté des sénateurs qui ne connaissent pas la province de Kinshasa». Marco Banguli émet un bémol: «Attention, il n’y a pas de chasse aux non originaires. Tous les Congolais et même des étrangers ont le droit d’habiter Kinshasa. Mais, pour voter, on doit savoir qui est qui». Délimitant le champ d’action, il précise que l’identité kinoise s’étend sur l’ensemble de la province de Kinshasa. «Moi, je m’investis à Tshangu et je ne veux pas aller ailleurs pour éviter de paraître gourmand. D’autres vont s’occuper de la dynamique dans d’autres districts, peu importe le nom qu’on trouvera pour la dynamique de l’identité kinoise à Kinshasa». C’est vers le coucher du soleil que Marco Banguli a quitté la commune de Kimbanseke au rythme de la chanson «eh Banguli, muana ya Tshangu» exécutée par une foule qui exprimait son adhésion au message de l’identité kinoise. Marcellin MANDUAKILA

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En vue de défendre la vision de Joseph Kabila à l'extérieur

Alain Lubamba déploie d'intenses activités à Paris e la vision de Joseph Kabila à l’extérieur
En séjour dans la capitale française depuis le 04 juin, Alain Lubamba wa Lubamba n'a pas croisé les bras. Il a multiplié des contacts en vue de défendre l'image et la vision de l'autorité morale du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) Joseph Kabila. Il ne s'est pas arreté là, il a profité de cette occasion pour installer la coordination de la Fondation qui porte son nom, cellule de base du PPRD-France.
Le samedi 12 juin, le nouveau disciple de Joseph Kabila a présidé une conférence sur l'implication de la diaspora congolaise dans la réalisation des cinq chantiers. Cette rencontre a eu lieu dans un quartier populaire de l'ile de France, ville de Champigny sur Marne. Cette communication a étè suivie d'une projection d'un documentaire qui dévoile les différents chantiers initiés par le président Joseph Kabila.
Devant une assistance nombreuse, Alain Lubamba a souligné que la RDC a finalement un leader qui a une vision pour la modernisation, la reconstruction et le développement du pays. Et d'ajouter, «un patriote rénovateur qui a une volonté absolue de recréer la nation congolaise et qui mérite d'être soutenu». A titre illustratif, il a parlé des infrastructures routières,de l'hopital du cinquantenaire, l'installation de câble de fibre optique et de l'assainissement du climat des affaires.
Il a saisi cette opportunité pour installer la coordination de la Fondation Alain Lubamba, cellule de base PPRD-France, à qui il a confié la mission de vulgariser l'idéologie et la doctrine du parti cher à Joseph Kabila ainsi que la réalisation des cinq chantiers au pays .La mission principale, a-t-il poursuivi, est d'informer la diaspora et le peuple français sur les actions du chef de l'Etat, Joseph Kabila, et sa vision d'un nouveau Congo et aussi combattre la désinformation et la politique de mensonge des adversaires politiques. La maire adjointe de la ville de Champigny sur-Marne, mlle Fily Keita, a pris part à cette conférence.

Pas d'alternative crédible aux élections de 2011
Invité le mardi 08 juin sur le plateau de la télévision française TELESUD à Paris dans l'émission " Entretien du jour ", le nouveau sprinter du PPRD a affirmé qu'aux élections 2011, il n'y aura pas d'alternative crédible face au candidat Joseph Kabila. Et Lubamba d'expliquer, ce dernier a compris ce que veut les congolais et est entrain de réaliser ce que les Congolais attendaient depuis plusieurs décennies.
Alain Lubamba a, au cours de cette émission évoqué la question des infrastructures en réalisation à Kinshasa et en provinces en vue de désenclaver la RDC et de relier les 4 coins de ce pays aux dimensions continentales. Ce haut cadre du PPRD a souligné que l'ambition des pères de l'indépendance de bâtir un pays plus beau qu'avant est en train de se réaliser sous l'impulsion du champion de la modernisation et de la reconstruction nationale, le président Joseph Kabila.
Le même mardi, il a pris part à une réunion de cadres du PPRD/France présidée par la secrétaire adjointe du parti, Madeleine Mienze, en visite d'inspection en Europe.
Dès son arrivée à Paris, le vendredi 04/06, Alain Lubamba, haut cadre du PPRD n'a pas eu de temps à consacrer au tourisme. Il a répondu à une invitation de la radio Africa N°1 , dans l'émission "journal des auditeurs " de Eugénie Dieki. Il a réagi d'une part à la mort du grand militant des droits de l'homme, Floribert Chebeya, en affirmant que le gouvernement, à travers le ministre chargé de l'intérieur et sécurité, Adolphe Lumanu, a précisé que le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, est déterminé à ce que toute la lumière soit faite sur la mort de ce dernier et que plusieurs pistes d'enquêtes sont privilégiées ; d'autre part, il a confirmé la présence de la RDC au somment France Afrique. La RDC était représentée à un très haut niveau par la personne du Président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab.

Jumelage entre la ville -patin et celle de kabinda
Le jumelage entre la Ville-Patin et celle de Kabinda, dans la province du Kasai oriental, était au centre d'un entretien, le jeudi 10 juin entre le président de la Fondation Alain Lubamba et le Maire de Ville-Patin et conseillère municipale déléguée à la coopération décentralisée Mme Ophélie Ragueneau. Auparavant, Alain Lubamba, dans le cadre de la Fondation qui porte son nom, a été reçu par la maire adjointe de la ville Moisson-sur-Orge, Mme Mariame Duranton avec qui il a parlé des échanges culturels entre la jeunesse de Kabinda dans le Kasai oriental et la jeunesse de cette ville parisienne et de l'envoi d'une mission humanitaire à Kabinda l'année prochaine.
Le président de la Fondation Alain Lubamba a eu aussi une séance de travail avec le directeur du centre ressource Via le Monde. Ils ont abordé les questions liées aux échanges entre les associations de Kabinda et celles du département de Seine Saint Denis à Paris.
Enfin, le président de FAL a été reçu au Quai d'Orsay (ministère des affaires étrangères)par l'ambassadeur Christian Connan, représentant spécial pour la coopération dans la région des Grands lacs. L'échange a porté sur le projet des jeunes volontaires pour le développement que la France compte financer dans le cadre de la CPGL.
Mathy MUSAU

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Genre, paix et reconstruction

Le gouvernement s'engage à mobiliser des fonds pour la mise en oeuvre de la résolution 1325
Les préparatifs de la célébration du 10ème anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies vont bon train. Au cours de la journée porte-ouverte organisée le jeudi 10 juin. Le ministre du Plan, qui a représenté le chef du gouvernement, a déclaré que son gouvernement va se battre en créant des espaces budgétaires pour que le plan d'actions prioritaires de la mise en œuvre de la Résolution 1325 soit appliqué.
Olivier Kamitatu est convaincu qu'après le point d'achèvement, la RDC aura beaucoup d'argent et le gouvernement ne manquera pas d'affecter une somme importante dans les actions menées par les femmes afin de contribuer à la reconstruction de la RDC. Il a loué le rôle joué par les Congolais pendant les moments difficiles qu'a connus la RDC, notamment pendant les élections de 2006, dans la pacification et la réunification du pays de Joseph Kabila. C'était un succès inouï, a-t-il dit. Cependant, a-t-il souligné, " nous devons passer de la période post-conflit à une paix durable, de la Construction de la paix à la restauration de l'Etat ". Pour cela, a signifié Olivier Kamitatu, les femmes doivent être en avant. Car, a-t-il poursuivi, la Résolution 1325 leur donne les instruments nécessaires.

1325, signal fort de la consolidation de la paix
La ministre du Genre, de la Famille et Enfant (GFE) et présidente du Comité national de pilotage pour la mise en œuvre de la résolution 1325 en RDC, a fait savoir que la journée porte-ouverte constitue un signal fort de la consolidation de la paix par la participation de la femme, à travers la mise en œuvre de la résolution 1325. Et aussi, a-t-elle ajouté, celui du renforcement des droits des femmes, incontournables pour le développement harmonieux des nations.
Selon ses dires, les Congolaises se sont appropriées de la " journée porte-ouverte " pour présenter des résultats stimulant en termes d'axes vitaux prioritaires, coulés dans un plan d'actions cohérent, afin que la mise en œuvre de la 1325 en RDC soit réellement un pas décisif des femmes porteur de paix durable pour les peuples, tant de la RDC que de la région. Pour Marie-Ange Lukiana, c'était une occasion pour le gouvernement de solliciter l'appui concret et consistant des bailleurs de fonds et des partenaires au développement en général en faveur de ce plan d'actions prioritaire, collectif et vital présenté par les femmes de la RDC.
C'est de cette manière, a-t-elle affirmé, que ce plan comptera parmi les acquis du genre pour le cinquantenaire de l'indépendance, célébré par la RDC comme l'occasion d'un nouveau départ plus radieux qu'avant.
La ministre du GFE a souligné que les Congolais sont, pendant les 10 ans de la 1325, demeurés constants dans la recherche effrénée de la paix. Ce qui justifie, selon elle, le nombre croissant des organisations et réseaux des femmes dans la quête pour la paix. Marie-Ange Lukiana n'a pas manqué de saluer la mémoire de Floribert Chebeya.

Dix ans d'un résultat mitigé
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Alan Doss qui est fin mandat, a fait remarquer que le 10ème anniversaire de la 1325 a un résultat mitigé. Et d'expliquer, «les acteurs sont trop ambitieux et beaucoup d'objectif assignés au départ ne sont pas atteints, s'agissant du premier aspect. Pour le second, ils sont assez ambitieux, car il n'y a pas beaucoup de changements dans les pays post-conflits. Si cela continue, la 1325 risque d'être lettre morte», a-t-il évoqué.
Il a, par ailleurs, indiqué qu'il faut choisir les objectifs pour avoir un impact réel partout dans les pays post-conflit. Et aussi reconnaître d'abord le problème avant de la régler, a-t-il ajouté. Alan Doss a estimé que les femmes sont les premières victimes de guerre. Pour cela, elles doivent être en première ligne. Il est aberrant de voir la situation que connaissent les femmes congolaises surtout à l'intérieur du pays.
Pour sa part, le représentant des partenaires au développement et des acteurs humanitaires, Fidèle Sarassoro, a indiqué qu'ils sont disposés à soutenir le gouvernement dans sa lutte par la mise en œuvre de la 1325. A l'en croire, cette résolution est constituée comme l'instrument de plaidoyer pour tout le monde. Certes, il a déploré le fait que la 1325 est mal connue du public, avant de préciser qu'elle nécessite un plan d'action qui va permettre à toutes les femmes d'avoir les mécanismes et les stratégies pour bien mener leur lutte.

Les axes du plan d'action prioritaire
Le Plan d'action national de la mise en œuvre de la 1325 contient sept axes, notamment la participation et la représentation des femmes dans le domaine de paix et de sécurité, la promotion et la protection des droits de la femme, la lutte contre les violences basées sur le genre et le VIH/Sida, la coopération régionale et internationale, la recherche et études dans le domaine de la paix et de la sécurité. Mathy MUSAU

Nation
Affaires foncières

Maj Kisimba et les députés Ne Kongo d’accord pour une commission d’arbitrage dans le Bas-Congo
Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, et les députés nationaux membres du groupement de "Ne Kongo " se sont mis d'accord sur l’idée de l'introduction de l'arbitrage dans la réforme du code foncier afin de diminuer les nombres des plaintes enregistrées devant les cours et tribunaux...
La procédure d'arbitrage voulue par les deux parties qui se sont retrouvées vendredi en séance de travail au cabinet du ministre des Affaires foncières, consiste à soumettreau préalable un différend devant une commission qui statuera du litige avant son introduction devant la justice. Le non respect de cette procédure pourrait entraîner l'irrecevabilité de l'action, ont-ils souscrit.
Ainsi, il a été émis le vœu de voir la commission interministérielle " affaires foncières - justice " projetée pour la protection des veuves et des orphélins, prendre en compte cet aspect visant à résoudre d'abord un conflit foncier par la médiation pour éviter de longues procédures devant les institutions judiciaires ainsi que les fraisqui y sont engloutis.
Les participants aux travaux ont également souhaité la réintroduction, au niveau de la Faculté de Droit des universités congolaises, du cours de Droit coutumier en vue d'éviter certaines cacophonies relevées devant les juridictions de jugement, plus particulièrement dans le Bas-Congo, suite à l'ignorance par les juges des usages et coutumes pour trancher certains conflits fonciers.
L'affectation dans ces cours et tribunaux, notamment dans des tribunaux de paix, des juges originaire de la province pour une meilleure application de la coutume s'avère indispensable, ont souligné les députés " Ne Kongo " qui ont aussi mis l'accent sur la nécessité de maîtrise de la langue du lieu d'affectation pour ceux qui sont appelés à trancher des litiges.
Les députés " Ne Kongo " ont profité de l'occasion pour solliciter du ministre des Affaires foncières, la restitution des parties des concessions, pourtant fertiles, non exploitées par les anciens colons et les acquéreurs dans les forêts du Bas-Congo, notamment dans le Mayombe, et de sommer certains qui détiennent les titres de concession, au payement de redevances foncières à l'Etat congolais qui, faute de s'acquitter de ces obligations par ces tierces, doit récupérer ces terrains.
Ils ont, également demandé au ministre Maj Kisimba Ngoy l'établissement de la cartographie foncière du Bas-Congo eu égard aux incursions des acteurs économiques d'autres provinces, notamment ceux de Kinshasa à partir de la frontière de Mitendi et de Maluku qui fait frontière avec le secteur de Kinvula et le Bandundu sur cette dernière frontière. C'est dans ce cadre qu'ils ont accueilli, à l'unanimité, l'idée de la table-ronde sur la problématique foncière du Bas-Congo, avant d'assurer au ministre qu'ils verseront dans son cabinet leur memo détaillé sur le problème qui se pose dans leur province.
Auparavant, le ministre Maj Kisimba Ngoy s'est entretenu avec les députés élus de la province de l'Equateur qui l'ont invité à être plus sur le terrain afin de favoriser la naissance, sans problème, des nouvelles provinces dans le cadre de la politique de la décentralisation. Son action, ont-ils souligné, viendra en appui de ce qui se fait au ministère de la Décentralisation. FDA

Nation
Une grande première
Expo-ESU ABA 2010 : Mashako Mamba satisfait
Recteurs, Directeurs généraux (DG), Secrétaires généraux académiques et secrétaires généraux administratifs des Universités et Instituts supérieurs officiels et privés agrées des onze provinces de la RD Congo ont participé aux assises des Conférences des chefs d'établissement supérieur et universitaire-Expo-ESU 2010, organisées du 09 au 12 juin à l'Académie des beaux arts (ABA) à Kinshasa. Selon le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, Léonard Mashako Mamba, " les premières expositions des œuvres de l'esprit, de l'inventivité…
ESU-2010 a montré à la face de l'opinion que l'Enseignement supérieur est la lumière de la RD Congo. Elle a permis aux partenaires extérieurs de découvrir que nous ne sommes pas que demandeurs mais aussi, des créateurs ", a souligné le Pr Mashako Mamba qui n'a pas caché sa satisfaction.
Dans son mot de clôture desdites assises, prononcé tard en début de soirée du samedi 12 juin, le ministre de l'ESU a relevé les trois principaux piliers de la vision de l'enseignement supérieur et universitaire en RD Congo. Il s'agit, entre autres, de la formation, du renforcement et de la revalorisation des ressources ainsi que la généralisation et l'approfondissement des outils de la nouvelle technologie de l'information et de la communication ; avec un accent particulier sur l'attention à accorder à la jeune fille.
Par ailleurs, le Dr Mashako Mamba a insisté sur la promotion de l'excellence. Une manière pour le ministre d'interpeller aussi bien les autorités académiques que les étudiants au sujet des tares tant décriées et qui ternissent actuellement l'image, le prestige de l'Enseignement supérieur et universitaire en RD Congo. Au nombre de ces antivaleurs, Mme Martine Bulukana, coordinatrice de l'Expo-Esu 2010, a cité la mauvaise gestion, la corruption, le vieillissement du corps enseignant, les conditions de vie précaires des enseignants. " A ce tableau sombre, s'ajoute le peu d'intérêt accordé à la communication ", a-t-elle fait savoir, avant de noter que "la grandeur et la puissance d'une nation se mesurent par rapport à son système d’enseignement".

" LE SAVOIR DES CHERCHEURS CONGOLAIS N'EST PAS ETEINT "
Procédant à la lecture et à l'adoption de la déclaration de Kinshasa ABA 2010, le recteur de l'Université de Lubumbashi (UNILU), le Pr Chabu Mumba, a souhaité que ce genre d'exposition ait lieu au mois d'avril. L'objectif, poursuit le Pr Chabu, serait ainsi, non seulement d'aider les élèves des grandes classes des humanités à observer les différentes réalisations des œuvres de différents établissements de l'Enseignement supérieur et universitaire de la RD Congo, ; mais aussi et surtout de permettre à ces candidats à l'Esu d'opérer un bon choix de la filière à suivre.
Pour sa part, le recteur de l'Unikin et président de la Conférence des chefs d'établissements de l'ESU, a noté que l'Expo-Esu 2010 est un événement inoubliable dans l'histoire de l'Enseignement supérieur et universitaire congolais. "L'intelligence congolaise a présenté, pendant quatre jours, un échantillon de son savoir-faire, en ce moment où le pays s'apprête à fêter le Cinquantenaire de son indépendance. L'Expo-Esu Kin ABA 2010 est une grande première qui mérite d'être saluée et applaudi e", a-t-il dit avant d'ajouter que " le savoir des chercheurs congolais n'est pas éteint. Il vit encore, mais il a besoin d'être soutenu et revigoré ".
La cérémonie de clôture de l'Expo ESU-2010/ Kinshasa-ABA a été marquée par la remise symbolique des certificats aux participants par le ministre Léonard Mashako Mamba. En plus de ces attestations de participation, des diplômes de mérite, au titre des prix d'invention ont été remis à quelques chercheurs. Parmi les lauréats, figure le Pr Biana du Département de Chimie à l'Unikin. Son mérite est d'avoir inventé une molécule capable de guérir l'anémie falciforme ou SS. Laurel KANKOLE

Culture & Détente
Ceux qui ont marqué le cinquantenaire
Tabu Ley Rochereau : ce " monstre sacré " de la musique congolaise moderne
Quoique convalescent en Europe, Tabu Ley est parmi les survivants du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC. Rochereau est le chanteur romantique par excellence. Véritable " monstre sacré " de la musique moderne du Congo, l'artiste est l'un des architectes de son évolution et se range parmi ceux qui ont contribué à l'essor de cette musique.
L'apport de Pascal Sinamoyi, alias Tabu Ley Rochereau dans la musique congolaise, est énorme. Qu'il s'agisse de la façon de chanter, Tabu Ley a conduit le chant en solo ou l'art de faire chanter plusieurs lignes mélodiques ensemble, à un degré inouï de perfection technique et musicale. Même sur l'art de la composition ou de la mutation structurelle de la rumba congolaise, Rochereau est parvenu à modeler et affiner cette musique.
Concernant l'art du spectacle, Pascal Sinamoyi, attestent les chercheurs en musique, a apporté un fait nouveau qui témoigne de son esprit de créativité. Les autres musiciens de son époque, à l'inssont inspirés.

Une longue Carrière
En 1956, Tabu Ley, qui poursuit ses études à l'école moyenne St Raphaël, fréquente assidûment l'artiste musicien Kabasele Tshamala dit Grand Kallé, qui deviendra, 3 ans plus tard son patron. Il accouche " Keliya ", cette chanson de grande facture est devenue une des œuvres emblématiques et le propulse aux premières loges du microcosme musical.
Quelles années plustard, Tabu Ley intègre, pendant un laps de temps, l'orchestre OK Jazz de Luambo Franco et African Jazz aile Nico. Ici, il réalise plusieurs chansons. Après African Jazz, Rochereau s'affirme comme un des pions majeurs d'African Fiesta. Mais, de tout ce qu'on peut retenir dans la carrière de Pascal Sinamoyi, c'est surtout que l'année 1970 a été considérée comme l'année de la consécration. Du 12 au 31 décembre 1970, Rochereau passe au célèbre music hall parisien en vedette américaine. En lever de rideau est programmé le chanteur français Julien Clerc.
Pendant plus d'une trentaine d'années après 70, Rochereau fera preuve de grande inventivité. Il pilote son navire en grand capitaine dont le gouvernail obéit à tous ses désidérata. Avec la création d'Afrisa, Tabu Ley façonne de grands musiciens comme Dizzy Mandjeku (guitariste), les Yondo sisters et tant d'autres. L'on retiendra également que Sam Mangwana, Kiesse Diambu, Ndombe Opetum, Papa Wemba, Mbilia bel ont passé chez Rochereau.
L'on retiendra aussi la production d'un disque de Luambo Makiadi Franco et Tabu Ley Rochereau, deux grands de la musique congolaise qui pourtant étaient antagonistes. L'entreprise est baptisé "Lisanga ya ba nganga ".

Un Style propre
Le style de chant de Tabu Ley s'inscrit dans l'instant, car il est imité par presque tous les artistes qui intériorisent ses nuances et inflexions vocales. Le dictionnaire des immortels de la musique congolaise moderne retient Tabu Ley comme l'un des grands chevaliers de l'art du chant tels que Joseph Kabasele, Victor Longomba, Philippe Lando Rossignol, …. Mais aucun, précise le dictionnaire, n'est parvenu à drainer autant d'émules que Rochereau qui laissera à la postérité au Congo et en Afrique, la preuve la plus affirmée de la créativité et de l'accomplissement dans un registre inégalé à ce jour. Dieumerci MAYAMBI

*La halle de la Gombe présente une exposition sur les paysages urbains du Congo
Du 9 juin au 30 juillet 2010, le Centre culturel français - Halle de la Gombe-présente une exposition sur les paysages urbains du Congo, produite par le Centre international pour la ville, l'architecture et le paysage (CIVA asbl). Les paysages urbains du Congo sont peints à travers plusieurs regards qui sont à la fois historiques et contemporains.
L'exposition s'articule autour de plusieurs thématiques illustrées par des documents d'archives, des photographies … qui montrent l'évolution, durant une centaine d'années, du paysage urbain, plus particulièrement de Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani ; trois villes phares situées le long du fleuve Congo.
Ce parcours est ponctué par des œuvres contemporaines (photographie, peinture, bande dessinée, …) dues à plusieurs artistes congolais originaires de ces trois villes. A travers cette exposition, les artistes donnent au public leur vision personnelle des paysages urbains du Congo et initient un dialogue du patrimoine partagé et de l'histoire commune de la RDC.
Par ailleurs, l'exposition du CIVA amorce une réflexion sur l'urbanisme en Afrique. Il s'agit de réfléchir sur les liens qu'entretiennent les Congolais avec le patrimoine colonial, la perception de ce patrimoine par les Congolais et son tracé urbain …
Les thématiques abordées par l'exposition du CIVA sont variées : construire sous les tropiques ; inventer un "comme chez soi ", vivre ensemble, séparé ; "Coloniser, c'est civiliser ", … Aux œuvres déjà présentées à Bruxelles et ayant fait l'objet des commandes par la CIVA, ont été ajoutées une nouvelle sélection des photographies ainsi qu'une maquette à l'initiative du Centre culturel français - Halle de la Gombe.
Ces œuvres ponctuent les différentes étapes de l'exposition et interviennent à des moments précis du cheminement de manière à stimuler le dialogue entre les deux communautés et la réflexion autour de ce "patrimoine partagé ". Car les artistes qui participent à l'exposition sont pour la plupart des Congolais et Belges issus de la génération postcoloniale.
D. MAYAMBI

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Problématique de la politique de la défense en RDC
Le Sénateur Djoli préconise un débat national sur l'armée
Le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants a éclairé la lanterne de l'opinion sur la situation sécuritaire du pays qu’il a dite relativement calme nonobstant quelques foyers de tension où les FARDC mènent des opérations. Charles Mwando Nsimba a fait savoir qu'en prélude de la réforme de l'armée, son ministère a conçu un plan de déplacement dans les futures zones de défense, de trois bataillons d'éléments de la police militaire, motorisés et équipés des moyens conséquents. Ce, afin de permettre à la fois de dissuader les militaires à commettre des méfaits sur la population et de traquer ceux qui les commettront.
Le ministre de la Défense répondait ainsi, vendredi dernier, aux préoccupations des Sénateurs sur la question orale avec débat du Sénateur Jacques Djoli sur la situation sécuritaire générale du pays. Tirant la conclusion après les réponses claires et précises du ministre, l'auteur de la question préconise, au-delà du caractère très sensible de la question du système de défense, un débat public. Car selon lui, la sécurité est un bien public.
Concernant le volet social du militaire, le ministre de la Défense, a expliqué que depuis l'époque de la Force publique, les effectifs ne dépassaient pas 12.000 hommes alors qu'avec les mêmes infrastructures, l'armée compte aujourd'hui plus de 150.000 hommes. Cependant, a précisé le ministre, un effort est fait avec l'appui des partenaires pour la construction des camps militaires viables. Il y a aujourd'hui plus de cinq sites où des travaux de construction sont en cours. C'est le cas, notamment, des camps Saïo au Sud-Kivu et Lwama au Maniema. Le ministre a sollicité le concours des Sénateurs pour que les prochains exercices budgétaires tiennent compte de ces données (augmentation des effectifs militaires) pour mieux accompagner le volet social de la réforme.
Quant à la gestion quotidienne des Forces armées, certains sénateurs ont soulevé la question de la méfiance entre militaires d'une part et entre civils et militaires d'autre part. A celle-ci, le ministre de la Défense a, tout en déplorant ce fait, indiqué que ce comportement trouve ses racines dans le fait que les FARDC sont une armée composite dont beaucoup de membres apprennent à peine les rudiments des règles de la discipline militaire et ne savent donc pas ce qu'est l'esprit de corps dans une armée. C'est avec la réouverture des écoles et centres d'instruction que disparaitront, au fur et à mesure, ces deux types de méfiance.
A propos des éléments armées de la garde de Jean-Pierre Bemba, le ministre a relevé que, après que la Monuc ait sorti tous ceux qui s'étaient réfugiés dans ses installations, ceux qui n'avaient rien à se reprocher ont librement choisi de rejoindre le centre de brassage de Kamina à partir duquel ils ont été affectés dans des unités. " Il ne s'agit nullement de la persécution des ressortissants de telle ou telle province ", a précisé le ministre.
Quant à la formation des militaires, le n°1 de la Défense nationale révèle que sur les 10.000 éléments escomptés, seuls 5.500 ont pu être retenus. Ils suivent actuellement la formation dans les centres de Kamina et Kitona. S'agissant des unités de l'armée, le ministre affirme qu'il n'y a pas d'unités exclusivement ex-CNDP. Ceux-ci ont été mélangés avec ceux des unités régulières des FARDC puis déployés dans le dispositif des opérations tant au Nord-Kivu et Sud-Kivu qu'à l'Equateur et en Province Orientale. En ce qui concerne la mise en œuvre des Accords de Goma qui ont fait l'objet des préoccupations de plusieurs sénateurs, le ministre note : " le Ministère de la Défense les a intégralement appliqués à travers le processus d'intégration des combattants de tous les ex-groupes armés qui se sont présentés. Raison pour laquelle, on parle de réfractaires, s'agissant de ceux qui n'ont pas rejoint le processus ".
Quant à la situation des FDLR, Charles Mwando Nsimba a indiqué qu'ils ont été bel et bien rapatriés depuis la Base militaire de Kamina sous le contrôle du gouvernement. "Il n'y a donc pas eu de lien entre les FDLR et le gouvernement au sens de la collaboration. Du reste, les mouvements de rapatriement ont été plus significatifs en 2009, à la suite des opérations militaires ", a-t-il déclaré. Au sujet de la crainte de voir les FDLR délocalisés s'installer dans le site minier de Kisenge-Manganèse, le ministre précise que le refuge à cet endroit était un transit pour permettre un recensement adéquat hors de toute pression de leurs compères en brousse.
Le Sénateur Djoli justifie le sens de sa question orale avec débat au ministre de la Défense par le fait que lorsqu'on a une armée composite, c’est qu'il y a des problèmes. Un Etat ne peut pas fonctionner sans une armée. C'est pourquoi, il soutient que la politique de défense d'un Etat est une politique publique. Et le débat qu'il préconise sur cette question, quelle que soit la forme qu'il devra prendre, il doit être national, global et inclusif. " Ce débat, note-t-il, est nécessaire dans le processus de réforme, dans son évolution et finalisation. C'est un débat qui doit aller au-delà de l'armée ".
Selon lui, si ce débat qui devrait intégrer aussi la société civile, n'a pas lieu, "la RDC aura toujours des situations déplorables avec une armée composite, avec des policiers au service des individus ou des groupes, des services inefficaces qui se transforment en police politique".
Pour lui, ce débat va amener le Congo à avoir une stratégie de sécurité nationale, à produire un esprit de défense, un état d'esprit pouvant aider le Congo à avoir l'adéquation de ses moyens de défense et de sécurité pour que la RDC puisse arriver à dépasser l'instinct de conservation qui réveille parfois quelques frustrations ponctuelles.
Dina BUHAKE

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Ministère de la Défense nationale

Mwando Nsimba congratule trois officiers congolais ingénieurs de l'Ecole royale Belge
Trois officiers congolais polytechniciens de l'Ecole royale de Belgique ont reçu, le samedi dernier, leurs diplômes des mains du ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants. La cérémonie organisée à leur intention a eu lieu en la salle des réunions du ministère située à l'Etat-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc).
Charles Mwando Nsimba a présenté les félicitations du Gouvernement à ces trois Lieutenants, à savoir Ishomba Lokwa, Nyamuhirye Kube et Bayot Katumba pour leur choix courageux et patriotique de regagner le pays après leur formation en Belgique, contrairement aux autres ayant opté d'évoluer sous d'autres cieux.
Selon le ministre de la Défense, les Fardc en pleine mutation ont besoin de cadres formés, conformément aux efforts du Commandant suprême, pour en faire un corps uni, une armée réellement républicaine. Il n'a pas manqué, à cette occasion, de mettre en exergue la vitalité de la coopération militaire belgo-congolaise manifestée par des actions d'envergure, notamment, la formation du 321e bataillon Comando d'intervention rapide qui avait remis de l'ordre à travers le Sud-Ubangi dans la province de l'Equateur.
Le Colonel Jérôme Kambale, Directeur de la Coppération militaire des Fardc, a loué l'initiative du ministre de la Défense pour avoir pris la décision d'organiser cette cérémonie. " C'est un défi que vous lancez à ceux qui ne cessent à tort de croire que nos stagiaires militaires en formation à l'étranger sont oubliés et qu'à leur retour au pays, on ne s'occupe pas d'eux ", a souligné le colonel Kambale. Selon lui, ce geste paternel posé par le ministre Mwando Nsimba à l'endroit de ces jeunes officiers va encourager ceux qui sont encore en formation et portera matière à réflexion à ceux n'ayant pas suivi l'exemple de ces trois lauréats.
L'armée belge était représentée à cette manifestation par le major breveté d'Etat-major (BEM), Christian Corsiaux, officier de liaison belge avec les Fardc.
Dina BUHAKE

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La sécurité alimentaire en RDC s'est détériorée, selon le FAO
L'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a fait savoir que la sécurité alimentaire en RDC s'est détériorée au cours de la période entre septembre 2009 et mars 2010. Selon OCHA qui livre cette information, la situation déplorée est provoquée par une hausse de 28% des prix des denrées alimentaires, par rapport à leur niveau il y a une année. A en croire la source, cette hausse a été enregistrée en particulier dans 11 villes du pays, dont 2 de l'Est, 5 de l'Ouest, 2 du centre et 2 du Sud.
Par ailleurs, dans les zones minières et celles enclavées, la situation alimentaire et nutritionnelle de la population reste très préoccupante. Cependant, les résultats des enquêtes menées en février par le programme national de nutrition (Pronanut) dans 5 provinces, indiquent que les taux de malnutrition aiguë globale dépassent de 10% le seuil d'alerte. Cela est dû en grande partie, affirme OCHA, au fait que la population active, surtout les jeunes, a délaissé le secteur agricole au profit de l'exploitation artisanale des mines et/ou s’est enrôlée dans les groupes armés.
Au Nord-Kivu, OCHA note que les humanitaires s'inquiètent pour les abus contre les civils qui continuent d'être enregistrés dans plusieurs territoires de la province, notamment à Beni, Lubero, Masisi et Walikale où des éléments armés appartenant à différents groupes, attaquent la population.
Pour sa part, le HCR a facilité le retour de 134 réfugiés rwandais à partir de Goma depuis le début du mois de juin. Ce qui ramène à 3.357 retours depuis le début de cette année dans cette province. La localité de Matiti, dans le territoire de Shabunda au Sud-Kivu, s'est vidée de sa population à la suite de la prise de cette localité par un groupe armé le 02 juin, indique OCHA. Ainsi, quelque 100 ménages à Byankungu et environ 500 ménages à Tutungulu et dans ses environs ont fui préventivement leurs villages. Ces ménages ne sont pas encore retournés. A Shabunda centre, la psychose a gagné la population.
Face à l’ampleur inquiétante de la situation, le HCR et le PAM ont distribué des rations alimentaires de 45 jours aux déplacés internes à Ngbayi (Tchomia). Ce qui fait un total de 204 familles, soit 557 personnes ayant bénéficié de cette assistance en Province Orientale. Autre chose signalée par OCHA dans cette province, c'est dans le cadre du programme de la réponse rapide aux mouvements de population. L'ONG Solidarité a distribué, en partenariat avec Caritas Dungu des kits d'articles divers à plus de 4.100 ménages déplacés dans la localité de Bangadi, à 125 Km au Nord de Dungu. Cette distribution de vivres a été couplée à celle du PAM dans la même localité.
Mathy MUSAU

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47 dossiers en assurances automobile, vie et transport indemnisés
" Je ne peux qu'être satisfait de l'indemnisation par la Société nationale d'assurances (SONAS) en exécution d'un jugement du tribunal pour mon client qui a connu un accident d'automobile dans le Bas-Congo ", a déclaré Me André Siala Ndombe, avocat au Barreau de Matadi. Cet homme de droit, qui a effectué le déplacement de Kinshasa pour toucher 5.000 dollars américains pour le compte de son client, a invité la population congolaise à faire confiance en l'assureur national.
Ce cas d'indemnisation, figurant parmi les 47 dossiers qu'ont connus les opérations du " Jeudi sinistre " du 10 juin, s'inscrivait dans le cadre de l'assurance automobile. Répartis entre huit agences plus la Direction générale, ces sinistrés bénéficiaires du service de la SONAS se sont aussi recrutés parmi les clients ayant souscrit à l'assurance vie et à l'assurance transport.
Pour ces énième opération "Jeudi sinistre " sur la Place commerciale 7ème rue Limete, 47 dossiers retenus ont été payés en cash pour certains et des acomptes pour d'autres. 32 ont été alignés pour l'assurance automobile et 15 autres en assurance vie et transport. Le tableau de bord des agents de la SONAS ont indiqué, au terme des opérations, que la Direction générale a payé à hauteur de trente dossiers, un dossier pour l'agence de Lemba, trois pour Kasa-Vubu, deux pour Funa, deux pour l'agence du 30-Juin, un pour la Libération, deux pour Masina, trois pour Bandalungwa, et cinq pour l'agence de N’dolo.
C'est autant dire que la SONAS ne veut pas du tout mettre un terme à son leitmotiv, à savoir l'indemnisation des sinistrés. Transformée il y a peu en société commerciale, cette entreprise du portefeuille de l'Etat dirigée de mains de maître par Carole Agito Amela tient à ses objectifs à court, moyen et long termes. Voilà pourquoi la continuité de l'opération " Jeudi sinistre " demeure un moyen par excellence d'amener les Congolais à croire encore à l'assurance.
Rachidi MABANDU

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Kasaï-Occidental : un hydro générateur inauguré dans la ville de Kananga
A la tête d'une forte délégation composée des parlementaires et des membres du Gouvernement central, le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, a inauguré jeudi le 10 juin un hydro générateur devant alimenter en électricité une partie de la ville de Kananga au Kasaï-Occidental.
Placé sur la rivière Lulua, l'hydro générateur d'un mégawatt est l'œuvre de l'Hydroélectricité du Congo (HEDC) financé par le Gouvernement à travers le Fonds pour la promotion de l'industrie (FPI). Cette action, qui s'inscrit dans le cadre de la matérialisation, mieux de la mise en marche des cinq chantiers de la République, est un grand ouf de soulagement pour les habitants de la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-occidental où l'absence de l'électricité est criante depuis des lustres.
Dans son message, le président de l'Assemblée nationale, a invité les populations à bien protéger l'hydro générateur qui est en fait une première expérience en RDC. " L'installation de cette unité de production d'électricité prouve à suffisance que les cinq chantiers sont en marche dans la province du Kasaï-Occidental ", a souligné Evariste Boshab.
Au nombre des points ciblés pour être alimentés en électricité à partir de cet hydro générateur figure en priorité l'hôpital général de référence de Kananga. D.K

Vivement le sport

Mondial 2010 : les Blacks stars du Ghana signent la première victoire africaine
La 19ème édition de la coupe du monde de football se poursuit ce lundi en Afrique du Sud. Trois rendez-vous sont à l’affiche du jour. Les Pays-Bas et le Danemark s’affrontent à Johannesburg à partir de 12h00 (heure de Kinshasa). Ce rendez-vous à 100% européen promet des étincelles d’autant plus que les deux nations se connaissent. En seconde heure, cette fois-ci à Bloemfontein, le Japon sera face au Cameroun. Cette rencontre est très attendue par les Africains, particulièrement ceux de l’Afrique centrale intéressés au premier plan, le Cameroun étant le seul représentant de la zone Afrique centrale. Il n’est pas à sa première participation à cette compétition élitiste planétaire. Et, le dernier rendez-vous de la journée est fixé au Cap avec un duel entre l’Italie et le Paraguay.
Pour rappel, l’Afrique du Sud abrite depuis le vendredi 11 juin 2010, la 19ème édition de la Coupe du monde de football. Trente deux équipes nationales des cinq continents prennent part à cette compétition planétaire. L’Afrique est représentée par l’Afrique du Sud - pays organisateur, l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria.
De ces six pays africains en lice, quatre sont déjà montés sur la pelouse et ont connu diverses fortunes. Les Bafana-Bafana de l’Afrique du Sud en match d’ouverture ont été tenus en échec par le Mexique sur le score d’un but partout, à Soccer City Stadium de Johannesburg, en groupe A. Le Nigeria, quant à lui, a mordu la poussière devant l’Argentine (0-1) au JEP de Johannesburg en groupe B. L’Algérie à son tour a perdu devant la Slovénie (0-1) à Polokwane dans une rencontre du groupe C. Les Fennecs d’Algérie ont terminé, malheureusement, le match à dix suite à l’expulsion d’un de ses attaquants pour faute volontaire de la main. D’ailleurs les Slovènes ont réussi leur unique but après cette expulsion. Le dernier a été le Ghana.

Première victoire africaine
Les Blacks stars du Ghana ont été reçus hier dimanche par les Serbes à Tshwane au Pretoria. Ils ont donné à l’Afrique sa première victoire de la 19ème édition de la Coupe du monde (1-0).
L’Afrique du Sud est le premier pays du continent africain à organiser une phase finale d’une Coupe du monde de football. Malgré les différents obstacles qui se sont dressés sur son chemin et le scepticisme de certains pays d’autres continents qui n’y croyaient pas, le rêve est aujourd’hui réalité. «Win in Africa», ce cheval de bataille de Joseph Sepp Blatter, le président de la FIFA qui a pesé de tout son poids et a soutenu l’Afrique du Sud dans cette aventure poursuit son cheminement. Du rêve à la réalité. Pascal LIKANA

rnoi interscolaire des minimes 2010
L’école primaire Lisala 7 plus forte que l’ECOSPOM à la finale
Samedi dernier, le stade des Martyrs a abrité le match final du Tournoi interscolaire des minimes 2010 co-organisé par la Ligue nationale de football des jeunes (LINAFJ) et l’ECOSPOM. Cette rencontre entre les minimes (12-13 ans) de l’école primaire Lisala 7 et l’ECOSPOM s’est soldée par la victoire de la première citée, aux tirs au but. Quatre tirs réussis par l’EP 7 Lisala, respectivement par Okota, Kashala, Kinungi et Kaninda. Les deux buts de l’ESCOPOM ont été signés par Besambo et Lombi. Au temps réglementaire requis de vingt-cinq minutes fois deux, les deux écoles s’étaient séparées sur un score vierge. Comme il fallait un vainqueur, l’arbitre central a procédé à la cérémonie des tirs au but, conformément aux règlements de la compétition.
Ce tournoi destiné aux minimes a démarré le 13 mai dernier et est arrivé à son terme le samedi 12 juin 2010. Il a connu la participation des écoles suivantes: ESCOPOM, Georges Simenon, Christ-Roi 1, Mme de Sévigné, Marie-Goretti, EP4 Lisala, EP7 Lisala et ONL. Les équipes de ces écoles se sont éliminées directement pendant la compétition. Lors des matches de demi-finale, l’ESCOPOM a éliminé l’ER ONL par deux buts à zéro, mardi 08 juin et l’EP7 Lisala s’est débarrassée de celle de Sainte Marie-Goretti par quatre buts à zéro, le mercredi 9 juin dernier.
Si le match final a été rehaussé de la seule présence du secrétaire général aux Sports, Barthélemy Okito, à l’ouverture, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Claude Nyamugabo y était présent. Tous deux ont eu à féliciter et encourager ce genre d’initiative qui met en exergue les jeunes enfants, pépinières de demain.
Quant au président de la LINAFJ, Félix Sangwa, il a déclaré : «Je suis très satisfait de l’organisation. Tout s’est bien déroulé, du début à la fin. Car, il n’y a eu aucun incident. Cette fois-ci, contrairement aux autres tournois, nous avons placé les tous petits au centre: les minimes qui constituent la base de notre football et l’espoir de demain. Malheureusement, le public s’y intéresse peu. Même les entraîneurs de football n’ont pas suivi ces jeunes enfants qui nous ont présenté de beaux et bons spectacles durant le tournoi. Un seul entraîneur était visible. C’est dommage. Les absents ont manqué les spectacles, voir ces jeunes minimes botter, jouer au ballon rond dans le grand stade des Martyrs, sur du gazon synthétique ...»
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Pascal LIKANA