Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3518 DU MERCREDI 06 JANVIER 2010
Bye bye 2009!

Exit 2009. Bienvenue à 2010. Plus que quelques heures, l’humanité va basculer dans une nouvelle année. A l’instar d’autres peuples de la planète Terre, les Rdcongolais s’apprêtent à sacrifier au rituel du réveillon. Pays à la crise proverbiale, la Rd Congo verra sans doute une bonne partie de ses habitants passer ce big event dans la méditation. Véritable exutoire à la sinistrose ambiante et au mal de vivre, les églises de réveil feront salle comble ou «terrain plein», c’est selon.
L’espoir faisant vivre, les Congolais pourront toujours toucher du bois pour un lendemain meilleur. Peut-être qu’avec la connotation sociale annoncée pour 2010, l’ordinaire de la majorité silencieuse pourra connaître un début d’amélioration. Les plus sceptiques des Congolais objecteront que le social c’est du déjà entendu. Tout un septennat avait même été consacré au social. A l’arrivée, une vaste désillusion. La misère du peuple est restée intacte. Trêve de pessimisme. Mobutu et Kabila, ce n’est pas blanc bonnet et bonnet blanc.
Reste que 2010 n’est pas une échéance quelconque. Personne n’ignore que 2010 sera suivie par 2011, année électorale. Le pays entame donc l’année préélectorale. Avec elle, l’inévitable perspective de reddition des comptes. L’heure du bilan approche donc inexorablement. Les gouvernants, tous échelons confondus, seront jugés à l’aune de leurs actions. A en juger par le bilan de trois ans de mandature, il faudra quantité d’actions à impact visible et immédiat pour renverser la tendance. La crédibilité du processus démocratique se joue sur la capacité du régime à requalifier l’ordinaire des Congolais. Sans dividendes sociaux, au mieux 2011 donnera lieu à un vote sanction, au pire l’abstention- sous toutes ses formes- sera la grande gagnante du scrutin. Selon la boutade d’un politicien, les Congolais risquent de rentrer qui dans le bar, qui dans le groupe de prière faute de changement.
En attendant le dénouement de 2010, «Forum des As» souhaite à ses lecteurs, ses annonceurs et ses abonnés une bonne et heureuse année. Bravant l’environnement extraordinairement difficile qui est le nôtre, votre quotidien ne lésinera sur rien pour être au rendez-vous de l’actualité. Tel est notre engagement renouvelé pour 2010. Tous nos vœux!
José NAWEJ


Joyeux Noël
quand même!

Demain c’est Noël. D’une commémoration strictement chrétienne, le jour de la Nativité est devenu une fête aux dimensions planétaires. Depuis cette mue, le 25 décembre est célébré à travers le monde comme la fête des enfants. Ces êtres candides qui symbolisent l’enfant Jésus.
Comme partout ailleurs, la Rdc s’apprête aussi à fêter Noël. La comparaison s’arrête là. Car, depuis des années, les Zaïro-congolais ont dû apprendre à fêter sans fêter. La faute à la paupérisation continue d’un peuple, pourtant réputé jouisseur devant l’Eternel. Différents gouvernements se sont succédés qui promettant le sourire, qui promettant l’atterrissage du poulet dans l’assiette du plus démuni et tutti quanti. A l’arrivée, rien de tel.
Prenant tout avec philosophie, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, les Congolais ont inventé la fête à la congolaise. Les uns se réfugient dans des églises dites de réveil qui ne sont jamais en panne de veillée. Les autres mettent de la musique à crever le tympan sans boire ni manger grand-chose. D’autres enfin investissent les bistrots davantage pour se trémousser les hanches que pour se saouler.
Pour leur part, les enfants ont, dans leur écrasante majorité, oublié jusqu’à l’existence du mythique Père Noël. Ce papa bienfaiteur, tout de rouge vêtu assorti du blanc, qui est censé déposer, la nuit, des cadeaux au bas du sapin de Noël dont les enfants se gaveront à leur réveil le 25 décembre. Vu de la RDC, c’est de l’histoire ancienne. Pauvres enfants congolais auxquels les gouvernants ont volé l’enfance!
Dans quelques heures, quand sonnera l’heure de la sainte naissance, les enfants congolais qui ont dû grandir précocement, se consoleront en écoutant les pasteurs ou les prêtres proclamer qu’Emmanuel signifie, Dieu parmi nous. Après tout, l’homme ne vit pas que du pain... de la parole aussi. Consolation chrétienne. Joyeux Noël
José NAWEJ


Le trio Mashako-Luzolo-Kisimba

Ils ont pour noms Mashako, Luzolo et Kisimba. Tous trois sont ministres au sein de l’équipe Muzito. Jusqu’ici, rien de nouveau, rien que des évidences, de la trivialité même. Ce qui l’est moins, c’est que ces trois membres du Gouvernement sont au devant de l’actualité. Eux, au moins, défraient la chronique... pour la bonne cause. Voilà trois ministres qui ont le mérite d’avoir compris que dans un cabinet de rupture d’avec les anti valeurs du passé, on ne saurait gouverner sans réformer. Comment matérialiser le renouveau - notre Tshitshi national parlerait volontiers du changement radical - sans faire bouger les lignes ? Comment opérer le nécessaire changement de mentalités sans donner des coups dans la termitière?
Lorsque Mashako Mamba décrète une fatwa contre les «universités et instituts supérieurs» non viables, il justifie de la meilleure façon qui soit sa présence à la tête de l’enseignement supérieur et universitaire. Car, on ne saurait revaloriser l’enseignement supérieur sans au préalable mettre un terme à toute une kyrielle d’instituts supérieurs et universités qui fonctionnent à la manière de nos «ligablos».
Lorsque Luzolo Bambi entreprend de mettre enfin de l’ordre dans le monde des églises-plus particulièrement celles dites de réveil-,il ne fait rien d’autre qu’assainir un secteur où des abus attentatoires à l’ordre public et même à l’équilibre sociétal commençaient à devenir légion. Au nom de la liberté de culte, des églises poussent comme des champignons dans chaque parcelle de Kinshasa se disputant le monopole des tapages nocturnes et diurnes avec les bars!
Lorsque Maj Kisimba nettoie au «karcher» l’administration foncière, décrète des journées portes ouvertes, va à la rencontre des Congolais victimes d’expropriation ou d’autres injustices dans le domaine foncier; il pose les jalons du renouveau dans un secteur ultra sensible pour la paix sociale .La majorité de différends devant les cours et tribunaux portent, en effet, sur des questions foncières.
L’action volontariste du trio Mashako-Luzolo-Kisimba est la démonstration que ce pays peut tourner la page de tout ce qui est indigne de la République.
José NAWEJ

A LA UNE
Budget 2010 : Joseph Kabila très fâché !
*Le Raïs bloquerait la promulgation de la loi des finances en estimant que cette loi, telle qu’adoptée au Parlement congolais, ferait la part belle aux émoluments du personnel politique
Les voies du Raïs sont décidément insondables. Alors que la Nation attendait la promulgation du budget 2010, le Chef de l'Etat n'a pas daigné sacrifier à ce rituel. Dans nombre de cénacles du pouvoir rd-congolais, on attribue ce contretemps à la colère présidentielle. Joseph Kabila aurait exprimé son opposition à un budget qui a fait la part belle aux émoluments du personnel politique.

La République démocratique du Congo vit depuis le 1er janvier 2010 sans budget. Que se passe-t-il avec le Budget de l’exercice 2010 qui a été voté par les deux chambres du Parlement depuis le 15 décembre de l’année dernière? Pour quoi cette loi des finances harmonisée par la commission mixte paritaire Assemblée nationale - Sénat n’a pas été promulguée au 31 décembre 2009. Voilà autant de questions que se pose plus d’un Congolais.
Selon les dispositions constitutionnelles, notamment l’article 172, «L’exercice budgétaire commence le premier janvier et se termine le 31 décembre». Le Budget n’étant pas encore promulguée, des suppitations viennent de partout. Certaines sources proches du Palais du Peuple signalent que le Budget de l’Etat 2010 serait en 2ème lecture au Parlement. «Comment une loi harmonisée et adoptée par les députés et les Sénateurs peut retourner encore en 2ème lecture?», s’interroge un observateur. Certains analystes estiment plutôt que si le chef de l’Etat n’a pu promulguer le Budget, « il aurait eu un coup de colère à cause des dérapages provoqués par les exigences émolumentaires des Parlementaires qui se seraient autofixés des barames sans attendre la commission interinstitutionnelle instituée à cette fin». Une autre source élargit cette ire présidentielle au fait que les dépenses concernant le train de vie des institutions publiques n’ont pas été révues à la baisse. Bien au contraire. Cet état de chose n’a pas enchanté le chef de l’Etat qui, dans son message à la nation à l’occasion des fêtes de fin d’année et de nouvel an, a décreté l’année 2010, année du social. «Comment améliorer les conditions sociales de la population quand sa part a été amputée au profit des intérêts individuels?», s’interroge-t-on.
L’année 2010 a déjà commencé sans budget de l’exercice en cours. Dans ces conditions, que prévoit la loi. A quoi peut-on s’attendre? L’article 126 de la Constitution, alinéa 3 qui stipule: «si le projet de loi de finances, déposé dans les délais constitutionnels n’est pas voté avant l’ouverture du nouvel exercice, il est mis en vigueur par le Président de la République, sur proposition du Gouvernement délibérée en Conseil des ministres, compte tenu des amendements votés par chacune des deux chambres».
Or, dans le cas d’espèce, le projet a été déposé à temps et adopté aussi à temps par les Chambres. Donc, ce cas ne s’explique pas.
A l’alinéa 4 du même article on peut encore lire: «si le projet de loi de finances n’a pas été déposé en temps utile pour être promulgué avant le début de l’exercice, le gouvernement demande à l’Assemblée nationale et au Sénat l’ouverture de crédits provisoires». Ce qui n’est pas non plus le cas pour la situation actuelle car le Budget a été adopté.
Voilà une question qui met députés et sénateurs devant leurs responsabilités vis-à-vis du peuple. Wait and see.

Dina BUHAKE

ENJEUX DE L'HEURE
EN ACTUALISANT LES TAXES FONCIERES
Maj Kisimba s’implique dans l’assainissement du climat des affaires
Lorsque le Chef de l'Etat Joseph Kabila proclame 2010, l'année du social, il ne s'agit pas là d'une simple déclaration politique. Il est plutôt question d'une philosophie devant désormais, sous-tendre l'action du Gouvernement. Cela s'entend, chaque membre de l'Exécutif central devra s'approprier ce message. Voilà que l'encre de ce discours du Président de la République à la Nation, via le Congrès n'a pas encore séché, le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba vient de passer à la vitesse supérieure, posant ainsi des actes susceptibles de concrétiser le pari présidentiel. C'est-à-dire le souci maintes fois exprimé du Chef de l'Etat de voir le climat des affaires assaini sur l'ensemble du territoire national. Pour preuve, le ministre Maj Kisimba initié un arrêté interministériel signé et rendu public le 30 décembre 2009. Cet arrêté a le mérite de réduire de moitié les frais liés aux différentes taxes foncières.
A la lumière d'une série d'actes posés dans ce secteur, les Congolais voient en ce ministre, un membre du Gouvernement déterminé à traduire en actes, toute la vision du Chef de l'Etat dans un secteur aussi sensible que celui des Affaires foncières et qui sécurise le social. Par de-là, la sécurisation du climat des affaires. N'en déplaisent aux férus d'une polémique stérile !
Il est important de rappeler que depuis qu'il a été placé à la tête de ce ministère, Maj Kisimba Ngoy n'a de cesse de se battre sur tous les fronts pour assainir son secteur. Sans doute, les Congolais retiendront entre autres, dans son actif, la vulgarisation du Code foncier, l'organisation de «Journées porte ouverte qui s'inscrit dans une approche de proximité dont le but est de permettre au petit peuple de se familiariser avec ce secteur crucial de la vie sociale. A cela s'ajoute la mise à l'écart de certains caïds qui écumaient les Affaires foncières.
Au-delà de ce qui paraît comme une attitude de bon élève, Maj Kisimba se distingue par la célérité avec laquelle il réagit à l'appel du Raïs, son engagement dans l'assainissement du climat des affaires en RD Congo. Ceci passe inévitablement par un arsenal juridique actualisé et adapté au moment. C'est donc, à cet exercice que le ministre Maj Kisimba s'est livré pour saisir au bond, la balle du Chef de l'Etat qui place l'année 2010 sous le signe de reformes structurelles et institutionnelles dans tous les domaines.
Un accueil favorable du discours
L'arrêté interministériel n° 004/ cab/Min/Aff.Fonc/2009 et 254/Cab/ min/Finances/2009 du 30 décembre 2009 portant fixation des taux des droits, taxes et redevnces à percevoir à l'initiaive du ministère des Affaires foncières, doit-il être compris d'une autre manière qui soit contraire au soutien du ministre Maj Kisimba au Chef de l'Etat ? La particularité de cet arrêté que Maj Kisimba a conjointement signé avec son collègue des Finances, Athanase Mantenda, est qu'il vient à point nommé alléger les charges de la population en termes des taxes.
Il s'agit, en réalité, de la fin du règne de l'arbitraire où seule la volonté d'un agent avait force de loi. Désormais donc, l'arrêté sus-indiqué permet aussi bien aux nationaux qu'aux expatriés désireux investir en RD Congo, de connaître les taxes qu'ils devront payer ainsi que leur nomenclature. Autrement dit, les traditionnels arrangements entre un agent des Affaires foncières et un tiers, cèdent dorénavant la place aux transactions clairement définies et libellées. Qui mieux est, le ministre Maj Kisimba dont le credo est de traduire en actes le discours du Chef de l'Etat sur le front social, entend ne ménager aucun effort pour réduire le taux des conflits fonciers.
Parmi les issues qu'il a proposées en cette matière, on se souviendra de la double campagne de sensibilisation sur la conversion des anciens titres de propriété au certificat d'enregistrement organisée au cours de l'année 2009. Le souci du ministre Maj Kisimba a été, non seulement de permettre à la population congolaise de sécuriser leurs biens mais aussi et surtout, de connaître ses droits fonciers. En ce qui concerne par exemple les Journées porte ouverte, les kinois ont particulièrement constaté une nette diminution des contentieux fonciers à l'issue desdites journées. Voilà, qui contribue à l'apaisement social. Laurel KANKOLE

POUR COUPER COURT A TOUTE SPECULATION
La RVA fixe l’opinion sur le crash de samedi dernier

*Les autorités compétentes invitées à sanctionner des organes «irresponsables» qui brouillent les cartes
Que s’est-il donc passé lors du crash d’un avion cargo de marque boeing 727 de la Compagnie CAA à destination de la ville de Kananga samedi dernier à l’aéroport international de N’Djili? Que peut-on retenir en attendant les conclusions de la commission d’enquête déjà à pied d’oeuvre? C’est pour répondre à ces préoccupations et ainsi couper court à toute spéculation que la Régie des voies aériennes, par la voix de Pascal Izai, directeur chargé de la Navigation aérienne, a tenu hier une conférence de presse éclairer la lanterne du public et dénoncer l’ingérence d’un organe jugé irresponsable dans ce genre de situations.
Face à une exigence de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) consistant, en cas de crash, à bien canaliser les informations pour éviter la désinformation et les mensonges autour de l’événement, la Rva a pris hier ses responsabilités pour éviter toute spéculation. C’est le sens qu’il faut donc accorder à la conférence de presse tenue hier par le directeur de la Navigation aérienne, M. Pascal Izai, qui passe pour la voix autorisée dans ce genre de situations, en dehors de l’Adg et du directeur technique à la Rva, parce qu’il a, dans ses attributions, la gestion du service Enquêtes et accidents.
D’entrée de jeu, Pascal Izai a expliqué que les causes probables du crash de l’avion intervenu samedi dernier ne seront connues qu’après les conclusions de la commission d’enquête et que les causes réelles le seront après le décryptage de deux boîtes noires. Mais, précise-t-il, «en tant que police de l’air, la Rva a l’obligation d’expliquer les circonstances de l’accident pour fixer l’opinion». Mais, indique-t-il, «cela n’a rien avoir avec les investigations de la commission d’enquête».

QUAND UNE FUITE D’HYDRAULIQUE PROVOQUE UN CRASH
A entendre le patron de la Navigation aérienne de la Rva, l’avion en question avait décollé normalement, mais il est revenu atterrir après deux heures d’attente suite à une fuite d’hydraulique d’ailleurs signalée à la tour de contrôle. L’avion est ainsi revenu à la station de départ pour toucher normalement le point de piste, parcourir 3.000 m à la vitesse de toucher. «Cet avion avait donc des ennuis de panne d’hydraulique et comme la piste est en pleins travaux à plus ou moins 3.300 m du seuil où il fallait atterrir, le pilote a certainement eu peur d’un choc frontal avec les blocs de pierre en train d’être cassés. C’est pourquoi, il a tenté une sortie de piste vers la gauche. Avec la vitesse de l’avion, il a heurté fortement les effets de balisage au fond de la piste. D’où, il y a eu l’arrachement de la balise et même du train d’atterrissage».
Mais, prend-t-il bien soin de préciser, «un accident n’est jamais fortuit en aviation, c’est toujours la sommation d’une série d’incidents qui n’ont pas été éliminés. C’est rare qu’un accident se produise sans antécédent. La commission d’enquête confirmera peut-être ce que nous avons appris en informel». Et de rappeler: « Lors des précédents vols, il y avait eu des plaintes d’ennuis hydrauliques. Y avait-on trouvé des solutions? La commission nous éclairera là dessus». Mais, dans le crash du samedi 02 janvier dernier, il relève des «comportements anormaux». Lesquels? Pascal Izai dénonce le fait que «le pilote ait fait sa déposition dans d’autres bureaux au lieu de la faire devant la police de l’air». Après la protestation de la Rva, «le pilote est passé à la tour de contrôle, mais seulement pour y déposer la copie de la déclaration faite ailleurs». Le numéro un de la Navigation aérienne ne s’arrête pas en si bon chemin: «La Rva prend cette déclaration avec réserve et demande au commandant d’écrire sa déclaration. Mais, quel crédit accorder à une déclaration déclinée au niveau d’un organe irresponsable, y a-t-il eu une influence extérieure sur cette déclaration», s’interroge donc le directeur de la Navigation aérienne de la Régie des voies aériennes. Avant d’indiquer: «voilà des erreurs. Nous devons faire en sorte que notre aviation soit prise au sérieux. Car, les procédures pour les enquêtes et les accidents sont l’oeuvre de l’OACI».

LES AUTORITES DE LA RDC INVITEES A SANCTIONNER DES ORGANES NON COMPETENTS
Prenant le taureau par les cornes, Pascal Izai dénonce «des organes non compétents qui interviennent pour brouiller les cartes». Aussi, demande-t-il aux autorités compétentes de «sanctionner ces organes. Sinon, il y aura récidive». Avant de rassurer en ajoutant, «ce ne sont pas des compétences qui manquent à l’aviation en RDC, mais des habitudes instaurées depuis de longues années et qui se perpétuent». Voilà pourquoi, il félicite le Gouvernement pour le contrat de gestion KPMG parce que «cela permettra à ce que les mentalités, les méthodes changent pour faire en sorte que notre aviation soit bien cotée à l’avenir sur le plan international». Mais, il importe de rappeler que ce crash n’a fait aucune perte en vies humaines pour la simple raison que «le service anti-incendie de la Rva est intervenu à temps pour refroidir toutes les parties qui devraient provoquer l’incendie». M. M.


L'AMBASSADEUR CUBAIN LORS DU 51ème ANNIVERSAIRE DE LA REVOLUTION
«Notre politique extérieure continue à enregistrer la défaite des Etats-Unis dans leur intérêt d’isoler Cuba»

S’il est des dates qui ont façonné la face du monde, le 1er janvier 1959 en est une. Ce jour-là, le peuple cubain, sous la conduite de Fidel Castro, venait à bout du régime néocolonial de Batista. Pour se souvenir de ce haut fait révolutionnaire, l’ambassadeur de Cuba à Kinshasa a donné une réception le 2 janvier dernier en sa résidence. A cette occasion, Luis Castillo Campos a livré un message que «Forum des As» publie intégralement.
La date du premier janvier est devenue une date d’une signification redoublée pour le peuple cubain depuis 1959. Pendant que le monde tout entier fête l’arrivée d’une nouvelle année, nous les cubains, nous fêtons en plus l’anniversaire du triomphe de notre révolution, arrivée le 1er. Janvier 1959. Cette fois, nous en sommes au 51eme. Anniversaire.

Cet événement n’aurait pas toute sa signification, si l’on ne tient en compte que la victoire révolutionnaire du 1er. Janvier 1959, est venue couronner les plus de 100 ans de lutte de notre peuple contre la domination coloniale espagnole, tout d’abord et l’imposition néocoloniale et impérialiste nord-américaine par la suite, associé aux oligarchies et aux gouvernements despotiques qui ont mal gouverné le pays pendant plus d’un demi-siècle, à l’image de celui de Fulgencio Batista.
Cependant, comme l’avait sentencié Fidel dans son discours de 8 Janvier 1959, je cite : « la tyrannie a été vaincue. La joie est immense et pourtant, il reste beaucoup de choses à faire encore. Ne nous mentons pas en pensant que dorénavant tout sera facile, peut-être que dorénavant tout sera plus difficile ».
Beaucoup de vérités à accompagner ses paroles de Fidel. Depuis 1959, Cuba a été victime de menaces, sanctions, blocus, invasions, sabotages et attaques terroristes au sein de son territoire, tous organisés depuis les Etats Unies, et entrepris par cet pays lui-même ou par des groupes terroristes d’origine cubaine; mais financés, organisés et hébergés par ce dernier ; qui ont causés plus de 3,478 morts.
Mais la révolution a résisté ses 5 années. Elle a avancé dans ses rêves d’indépendance, développement et justice sociales, et elle se prépare déjà à élaborer l’œuvre des 50 prochaines années.
Notre politique extérieure continue à enregistrer la défaite des EU dans son intérêt d’isoler Cuba. Notre pays entretient des relations avec 181 nations parmi les 192 qu’intègrent les Nations Unies, laquelle a réaffirmé une fois de plus son refus à la politique de blocus nord-américain, avec le vote favorable à la résolution cubaine de 187 états membres.
Ils existent aujourd’hui plus de 2070 associations d’amitié avec Cuba dans 147 pays. Dans ce contexte, 346 comités en faveur de la libération des Cinq Héros cubains emprisonnés injustement dans des prisons états-uniennes depuis 11 ans. La bataille pour la libération des Cinq a été renforcée, mais tout ces comités se sont engagés à ne pas cesser leurs actions jusqu’à la libération définitive des Cinq. Nous profitons de l’occasion pour remercier la solidarité de la RDC à cette égard, tant de la part de son Comité (RICC/Afrique) comme du Groupe parlementaire d’Amitié Cuba-RDC.
Dans une date comme celle-ci, on ne peut pas cesser de rendre hommage à celui que fut, est, et sera l’inspirateur et guide de l’œuvre révolutionnaire cubaine, le camarade Fidel Castro Ruz. Comme dit le Président Raûl Castro dans son discours à l’occasion du 26/07/08 « un individu ne fait pas l’histoire...mais il y a des hommes indispensables, capables d’influer dans sa route de manière décisive. Fidel est un de ces hommes, personne n’en doute, même pas ses ennemis les plus proches... »
Le fait de mentionner l’œuvre de ces 51 années ne serait pas complet, si on n’y inclut pas avec des pages dorées l’exemple éternel de l’amitié et la solidarité reçue par Cuba de la part des amis comme vous, qui lui ont toujours attribué une place dans vos pensées, dans votre quotidien et même dans vos rêves. A vous tous, les sincères reconnaissances de notre peuple, qui a été l’artisan décisif de l’œuvre révolutionnaire cubaine et son principal dépositaire.
A l’aube de cette nouvelle Année 2010, permettez moi de profiter de cette occasion pour envoyer au peuple et au gouvernement frère de la RDC, tout nos meilleurs voeux de bonheur et prospérité au nom du peuple et du gouvernement cubain.
Vive l’amitié entre Cuba et la RDC
Merci beaucoup