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Mort dans
les têtes ?
Est-ce vraiment la reprise en mains ou une simple immersion dans les dédales de l’AMP, le temps d’y éteindre l’incendie? C’est sans doute là la question politique de la semaine. En tout cas, Joseph Kabila, tel un sapeur pompier, vient de maîtriser, en un temps record, le feu qui menaçait de consumer le labyrinthe AMP. Symétriquement, les parents du déjà ex-Clp ont juste eu le temps de présenter leur rejeton qu’ils devaient eux-mêmes l’immoler! Tel un météorite, le Clp n’a duré que le temps de l’éclair. Reste à savoir si, après avoir tué le CLP sur papier, ses géniteurs l’ont aussi évacué de leur tête. Pas si évident. Le caractère composite de l’AMP prédispose cette plate-forme à tout, sauf à une cohérence de vision sur le long terme. Heureusement, s’exclameraient ses partisans, la législature tend inexorablement vers sa fin. Moment indiqué pour une autoévaluation générale et pour le nécessaire réajustement des alliances en fonction davantage des affinités idéologiques que de simples combines arithmétiques. Car, la Majorité souffre fondamentalement de l’absence d’un fond idéologique commun. En 2006, des opportunistes de tous bords ont rejoint le Président Kabila, non sur base d’un contrat d’adhésion à une vision, mais pour se retrouver -ou se maintenir- dans les cabinets douillets du pouvoir. Qu’importe si Joseph Kabila soit d’obédience socialisante ou se réclame de la lignée lumumbiste.
Certes, à l’heure de la mondialisation, les idéologies font de plus en plus bon ménage avec le pragmatisme. En Grande-Bretagne, les Conservateurs et les Libéraux-démocrates ont trouvé un compromis de gouvernement. Jusqu’il y a peu, les chrétiens-démocrates ( droite) et les sociaux-démocrates (gauche) allemands ont géré la première puissance économique européenne. Un bémol tout de même à ces deux exemples. Dans les deux cas, il s’agit d’un accord où les partis de la coalition élaborent ensemble un programme de gouvernement auquel ils sont liés. Jamais, on ne verra le libéral-démocrate Clegg critiquer l’action de son propre cabinet!
On est là à mille lieues de la tragi-comédie qui se joue sous les tropiques où un ministre peut prendre, sans la moindre gêne, des libertés avec la sacro-sainte solidarité gouvernementale pour tirer contre son propre camp. Et ce, sans envisager de démissionner.
Tout le problème c’est que l’AMP, à l’instar de nombre de plate-formes zaïro-congolaises, est un agrégat de personnalités politiques que n’unit que la perspective d’exercice du pouvoir. Hier, par exemple, l’anti-mobutisme primaire ou feint avait fait office d’idéologie pour l’Union sacrée.
Moralité, le très éphémère CLP n’est qu’un succédané de tous ces regroupements qui naissent et périssent au gré des calculs politiciens de leurs auteurs. L’avènement des plates-formes à soubassement idéologique constituerait le début d’antidote à ce cirque politique. José NAWEJ
Parfum de rébellion et "motionnite"
Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement. José NAWEJ
Amp, ce panier
à crabes!
(24/05/2010)
Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ
Quel préjudice
pour Muzito !
(21/05/2010)
Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!
Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Les vérités de Mashako
(05/04/2010)
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
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EDITION N°3632 du MERCREDI 16 JUIN 2010 |
Faible production législative à l’Assemblée
*Tel est le constat fait, hier pau Palais du peuple, par Evariste Boshab à la clôture de la session de mars
*Au Sénat, Léon Kengo émet le voeu de voir la RDC atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE
La session de mars 2010 à l'Assemblée nationale a fermé ses portes hier. Dans son mot de clôture le président de la Chambre basse, Evariste Boshab a reconnu le faible bilan de cette session parlementaire. " Force est de constater que la moisson est bien maigre ", a souligné le président de cette Chambre.
Pour Evariste Boshab, le mauvais bilan de cette session n'est ni signe de paresse, ni de volonté délibérée de ne point s'assumer. Pour lui, plusieurs causes exogènes et endogènes expliquent le retard pris dans l'accomplissement des taches de l'Assemblée nationale. "il ne sera pas question ici de nous morfondre dans les regrets improductifs mais, plutôt, de nous engager vers l'introspection qui permet à chacun de nous de rentrer au fond de lui-même et de rechercher l'équilibre nécessaire par le discernement afin que ce qui n'a pu être fait nous incite davantage à plus d'approfondissement pour que l'avenir ouvert à tous, malgré plusieurs impondérables qui l'entourent, soit maîtrisable ", a fait savoir le président de l'Assemblée nationale qui s'adressait aux députés nationaux.
Dans l'autocritique, Evariste Boshab a néamoins reconnu les efforts déployés pour faire de la Chambre basse un lieu où se défendent les intérêts du peuple congolais. Ce, a-t-il souligné, indépendamment des clivages politiques qui ne peuvent que s'estomper face aux intérêts de plus faibles et de plus vulnérables. " Ensemble, a précisé Evariste Boshab et de poursuivre : ‘’nous avons cultivé un climat d'harmonie pour élever notre chambre législative au niveau d'un temple où toutes les personnes trouvent protection et se confient sans réserves aux élus du peuple que nous sommes pour exiger de la République l'égalité et l'équité’’.
Dans son message, il a invité tous les députés à bannir l'esprit sectaire qui gagne de plus en plus la chambre basse. " Pour ma part, l'esprit sectaire n'est pas la construction d'une identité mais plutôt une crise identitaire. Toute crise traduit un disfonctionnement alors que l'Assemblée nationale doit fonctionner et n'a point besoin de disfonctionnement’’, a fait savoir Boshab.
En matière législative, des avancées significatives sont inscrites en lettres d'or. C'est notamment le cas de l'assainissement du milieu des affaires, de la loi sur la Commission électorale nationale indépendante (CENi) etc. Avec cette dernière loi, la Chambre basse a montré sa détermination de parachever le processus électoral.
Par rapport au cinquantenaire, l'Assemblée nationale veut que ce moment ou cette séquence contribue à la cicatrisation des blessures, à la consolidation de la paix, à un sursaut d'orgueil pour un Congo plus grand qui revendique la place de choix dans le concert des Nations.
A tous les députés, le président de l'Assemblée nationale a exhorté de mettre à profit leurs vacances parlementaires pour se reconstituer physiquement afin d’être en mesure de produire à la session de septembre.
Auparavant, la plénière a voté sans débat la loi d'habilitation envoyée par le Sénat. Ainsi votée, la loi sera envoyée au Président de la République pour promulgation. Dorian KISIMBA
Discours de clôture de la session ordinaire de mars prononce par Evariste boshab
Ensemble, nous avons déployé les efforts nécessaires pour faire de notre chambre législative un lieu où se défendent les intérêts de notre peuple indépendamment de nos clivages politiques qui ne peuvent que s'estomper face aux intérêts des plus faibles et des plus vulnérables.
Ensemble, nous avons cultivé un climat d'harmonie pour élever notre chambre législative au niveau d'un temple où toutes les personnes, quelles que soient leurs convictions, trouvent protection et se confient sans réserves aux élus du peuple que nous sommes, pour exiger de la République l'égalité et l'équité.
Ensemble, nous avons mis en place un système de communication qui protège la dignité de chacun sans préjudicier le particularisme de chaque groupe politique.
Mais hélas, cet édifice qui nous a servi de bouclier commun est entrain de s'écrouler sous nos regards complaisants. Il s'agit là de l'autodestruction. Comment acceptez-vous, chers collègues, que s'évanouisse aujourd'hui ce que nous avons construit au prix d'innombrables sacrifices ? Cet édifice commun s'appelle confiance, la confiance que nous nous faisons les uns les autres pour que la tolérance règne, la confiance sans laquelle aucun travail parlementaire n'est possible.
C'est pourquoi, je lance un appel pathétique afin que l'esprit sectaire qui gagne de plus en plus notre chambre législative soit banni. En effet, pour ma part, l'esprit sectaire n'est pas la construction d'une identité mais plutôt une crise identitaire. Toute crise traduit un disfonctionnement, or, l'Assemblée nationale doit fonctionner et n'a point besoin de disfonctionnement.
L'autocritique que nous venons de faire ne peut, en aucun cas, déboucher sur un découragement car, les sonnettes d'alarme n'ont pas étaient inventées pour alarmer jusqu'à ce que les larmes coulent, mais plutôt, pour empêcher celles-ci de couler. C'est pourquoi, le temps que nous prendrons pour être plus près de nos électeurs, plus près de la nature, nous permettra, j'en suis sûr, de trouver de bonnes raisons de marcher à l'unisson.
Il n'y a pas que des regrets, il y a aussi des avancées inscrites en lettres d'or, tout au moins en matière législative. C'est notamment le cas de l'assainissement du milieu des affaires. Quand bien même la réussite de celui-ci nécessite un changement de mentalité, en ce qu'un vin nouveau, dans les outres anciennes, perd tout goût. Il convient de souligner que la représentation nationale a apporté sa part tout en invitant les autres d'en faire autant. La loi portant organisation et fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante a été adoptée par notre chambre et il s'agit là de notre commune détermination, non seulement, de parachever le processus électoral, mais aussi et surtout d'en imprimer la régularité pour l'enracinement et le rayonnement de la démocratie.
L'Assemblée nationale, sans s'ériger en censeur, en auscultant tant que faire se peut la charte de la refondation de la République, c'est-à-dire la Constitution, constate avec stupeur, que pour d'autres institutions le respect de la Constitution est une donne à géométrie variable. C'est extrêmement grave. Dans les jours qui viennent, la représentation nationale adressera au Chef de l'Etat une requête, en sa qualité de garant de la Constitution et de la bonne marche des institutions, pour que cesse une nouvelle forme d'insolence qui se développe eu égard à la Constitution. C'est le gage de la cohésion nationale.
Certes, une dette a été contractée par la représentation nationale et sa liquidation s'impose : il s'agit de la loi de programmation pour concilier les prescrits de l'article 226 de la Constitution avec les aspirations de l'ensemble de notre population ; il en est de même pour le toilettage indispensable à certaines dispositions
constitutionnelles pour leur adaptation au temps dont la maîtrise est un indice du développement ; il va sans dire que l'omission de l'élaboration d'une nouvelle loi électorale tirant les conséquences de l'expérience récente pourrait avoir une incidence négative, à tout le moins nocive, pour la santé de la démocratie.
A deux semaines du cinquantenaire de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale, les vœux de la Représentation nationale, au-delà des réjouissances populaires à la fois évocatoires et évocatrices, seraient que cette séquence contribue à la cicatrisation des blessures, à la consolidation de la paix, à un sursaut d'orgueil pour un Congo plus grand, revendiquant la place qui est la sienne dans le concert des Nations.
Dans cet ordre d'idées, puisque les droits mémoriels consolident la Nation en jetant le pont entre le présent et le passé, notre chambre législative entend organiser dans deux jours, une
cérémonie de commémoration pour rendre hommage aux pionniers, car en effet, c'est le 17 juin 1960 que fut mise en place la chambre des représentants. Nous considérons le travail parlementaire comme un dépôt des sédiments en ce que chaque
Assemblée législative, quel que soit son mode de désignation, aura apporté un plus dans le processus de la défense des intérêts du peuple et de la prise de conscience qu'au delà de l'amour propre de chaque être, il y a un être plus grand qu'est la Nation congolaise.
Le travail des députés reste toujours incompris du commun des mortels. Pour certains, les députés ne devraient pas être payés, ils doivent plutôt s'investir à défendre les intérêts du peuple par l'élaboration de bonnes lois, le fait de les avoir élus est déjà une rétribution suffisante. Pour les autres, les députés seraient très bien payés pour ne rien faire. Là, il s'agit de la calomnie, de la mauvaise foi car, ceux qui soutiennent cette thèse, bien que conscients du travail éminent qu'abattent les députés, aimeraient les voir croupir dans la misère afin de les rendre malléables à souhait, en quelque sorte à leur merci. Mais, si un député peut être à la merci de qui que se soit, il perd son âme, il n'a plus d'identité puisqu'il ne saurait plus défendre les intérêts des pauvres, des orphelins et des veuves, il ne représente plus personne.
Raison pour laquelle, nous ne pouvons transiger sur la dignité et la considération dues à un élu du peuple.
Nous aimerions, si cela emporte l'assentiment des honorables députés, organiser pour le reste de la législature, au moins une journée porte ouverte par mois, où nous inviterions plusieurs catégories socioprofessionnelles de notre pays pour engager un dialogue constructif sur le travail parlementaire afin de donner l'image réelle du député, pour ne pas dire, son importance dans le fonctionnement d'une société démocratique.
Je ne peux terminer, chers collègues, sans citer la belle définition
que donne Victor HUGO de notre travail. En effet, pour cet auteur " le parlementarisme, c'est la garantie des citoyens, la liberté de discussion, la liberté de la presse, la liberté individuelle, le contrôle de l'impôt, le droit de savoir ce qu'on fait de votre argent, la solidité du crédit, la liberté de conscience, la liberté des cultes, la sécurité de chacun, le contrepoids de l'arbitraire, la dignité de la Nation, l'initiative publique, le mouvement, la vie.
Vous comprenez, chers collègues, que pour l'auteur de NAPOLEON, le petit, le parlementarisme est une vision d'un monde meilleur où chacun a droit à ce qu'il lui est dû.
C'est cette vision partagée où même les partis antidémocratiques doivent être protégés par le système démocratique que nous devons promouvoir pour un Congo toujours plus grand et plus fort. C'est cette vision partagée d'un Etat de droit que je souhaite vous voir soutenir auprès de vos électeurs pendant les trois mois où nous allons devoir nous séparer pour concilier le travail au sein de l'hémicycle et sur terrain.
J'aimerais que cette interruption de trois mois que l'on dénomme vacances parlementaires, par abus de langage, puisse vous permettre de vous reconstituer physiquement et philosophiquement de sorte qu'en nous retrouvant, en septembre prochain, nous soyons des femmes et des hommes transformés pour la réalisation de l'idéal commun.
Ainsi, conformément à l'article 115 point 1 de la Constitution et 55 point 1 de notre règlement intérieur, voudrai-je déclarer clos les travaux de la Session ordinaire de mars 2010. Je vous remercie.
Evariste BOSHAB
ENJEUX DE L'HEURE
Arrivé fin mandat en RDC
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Alan Doss fait ses adieux à Mwando Nsimba
Alan Doss, représentant personnel du Secrétaire général des Nations-Unies en République démocratique du Congo (RDC), a fait ses adieux hier mardi le 15 juin au ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Charles Mwando Nsimba ; lors d'une audience accordée en son cabinet situé au siège de l'Etat-major général des Forces armées de la RD Congo (FARDC) à Mont-Ngaliema.
Au cours de cette rencontre, Alan Doss a rappelé à son hôte, la Récente Résolution adoptée par le conseil de sécurité des Nations Unies, relative à son appui à la formation du secteur de sécurité. Certains domaines ont été cités, notamment la formation et la justice militaire, l'intégration des ex-combattants.
L'ancien représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RD Congo a, par ailleurs, mis en exergue la collaboration du ministre congolais de la Défense nationale et des anciens combattants qu'il a qualifiée d'étroite dans tout ce qui avait trait à la sécurité.
DESTIN MONDIAL
DE LA RDC
Alan Doss s'est particulièrement montré optimiste sur le destin de la RD Congo qu'il a qualifié de mondiale. Il s'est, en outre, refusé à tout commentaire sur ce qui est du bilan de son mandat. Alan Doss qui a déclaré que sa rencontre avec le ministre Charles Mwando Nsimba remonte à 25 ans, a conclu que sa carrière a débuté et prend fin en Afrique. D.B.
ENJEUX DE L'HEURE
Douane, tva, aviation civile
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Le Sénat autorise le Gouvernement à prendre des ordonnances-lois
* Clôturant la session de mars, Kengo wa Dondo a exprimé le vœu de voir la RDC atteindre le point d'achèvement.
Le Gouvernement congolais dispose désormais d'un délai de six mois durant lequel il peut prendre des ordonnances-lois sur des matières suivantes : la douane, la Taxe sur la valeur ajoutée ainsi que les matières relatives à l'aviation civile. Le Sénat a adopté hier, la loi d'habilitation à l'issue d'un débat houleux qui a caractérisé le vote de ce projet de loi.
Les différents projets de loi font partie des déclencheurs du Point d'achèvement de l'initiative PPTE. Le calendrier du Sénat n'ayant pas permis aux sénateurs d'adopter l'ensemble de ces projets avant la clôture de la session ordinaire, le Gouvernement a recourut à l'article 129 de la Constitution. Cet article permet au Gouvernement de solliciter du Sénat l'autorisation de prendre les ordonnances-lois pendant un délai limité et sur des matières déterminées.
Comme d'habitude, dans pareil débat, deux tendances se sont affrontées. Les tenants de la première thèse, tout en reconnaissant l'importance et l'urgence de la matière, estiment que le Gouvernement a déposé le projet en retard (dernier jour de la clôture de la session). Ils souhaitaient que cette matière soit débattue calmément au cours d'une session extraordinaire. " C'est séance tenante que vous nous dites que nous devons débattre et adopter ce projet de loi alors que le Gouvernement savait très bien que le 29 et le 30 juin prochain le dossier de la RDC devra être traité au Conseil d'administration de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI)", ont-ils soutenu.
Pour les sénateurs qui évoquaient la deuxième tendance, celle de voter le projet dans l'immédiat, le gouvernement n'a fait qu'appliquer l'article 129 de la Constitution. Selon eux, ce n'est pas la faute du Gouvernement parce que toutes ces lois sont en souffrance à la Chambre basse du Parlement. Ils ont affirmé que le Gouvernement a suivi une procédure constitutionnelle. " Ce sont des exigences qui concernent la Nation ".
Finalement, au regard des enjeux de l'heure, les violons se sont accordés. Le Gouvernement pourra prendre des ordonnances-lois dans un délai de six mois à dater du 16 juin 2010. Au lieu de 12 mois comme il l'avait demandé. Comme ce projet de loi est une loi comme toute autre, après toilettage, elle devrait être énvoyée à l'Assemblée nationale pour le même exercice.
Le Sénat exprime le vœu de voir la RDC atteindre le Point d'achèvement
Clôturant la session ordinaire de mars, Léon Kengo wa Dondo a exprimé le vœu du Sénat, celui de voir la RDC atteindre le Point d'achèvement de l'initiative PPTE, conformément au calendrier annoncé.
Il a invité les sénateurs à mettre à profit leurs vacances pour palper les vraies réalités du terrain de la RDC. " Je vous exhorte à prendre langue avec toutes les couches de la population de manière à enrichir vos rapports de vacances ", a-t-il dit.
Concernant le bilan de la session demars, le président du Sénat a indiqué qu'au plan législatif, huit lois ont été adoptées. Il s'agit de loi sur le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication ; loi portant principes fondamentaux relatifs au secteur agricole et la loi relative auw marchés publics. Il y a également la loi portant criminalisation de la torture ; loi relative aux principes fondamentaux applicables à la communication audiovisuelle, la loi sur le statut des Fardc, la loi sur la TVA et la loi portant statut des magistrats. A ces lois, il convient d'ajouter la loi d'habilitation que le Sénat a votée hier.
Le n°1 du Sénat a, par ailleurs, déploré l'accumulation des arriérés législatifs qui constituent, selon lui, un goulot d'étranglement sérieux pour la législature en cours. " A ce jour, plusieurs projets et propositions de lois restent à examiner, malgré leur inscription régulière au calendrier des sessions ", a-t-il déclaré.
C'est dans ce cadre que les deux Chambres ont décidé de résorber les projets et propositions encore en souffrance, qui ont été adoptés par l'une ou l'autre chambre, de manière à accélérer le processus de leur adoption.
Outre des rapports des missions et des vacances parlementaires, le Sénat a exercé sa compétence de contrôle à travers une question orale avec débat adressée au ministre de la Défense nationale au sujet de la situation sécuritaire du pays. Il a aussi la question orale avec débat au Premier ministre au sujet de décret conférant le statut de ville et de commune à certaines agglomérations et son interpellation sur le même sujet. Pour Léon Kengo wa Dondo, " l'exercice de ce contrôle n'a fait qu'ajouter au renforcement de notre jeune démocratie ".
Au plan diplomatique, la session qui s'achève a connu l'organisation de deux évènements majeurs, à savoir la 2ème conférence des présidents des chambres parlementaires des Etats de la CPGL et la 18ème assemblée régionale Afrique de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). D.B
ENJEUX DE L'HEURE
Divergences politiques, votée en des termes non identiques et jamais promulguée
La CENI toujours bloquée !
La session parlementaire de mars 2010 appartient désormais à l'histoire. Députés nationaux et sénateurs sont allés en vacances depuis hier, mardi le 15 juin. Cependant, nombre de lois adoptées et votées au niveau des deux chambres du Parlement tardent à être promulguées, alors qu'elles ont déjà été transmises au Chef de l'Etat, conformément à la règle de l'art. Parmi ces dispositions encore en souffrance dans les tiroirs du Président de la République, figure en bonne place la loi sur la Commission électorale nationale indépendante (CENI), appelée à remplacer la Commission électorale indépendante (CEI). A la clôture hier, de la session de mars, des membres de la Chambre haute n'ont pas caché leur indignation à ce sujet. Aussi, ont-ils dénoncé ce qu'ils ont convenu d'appeler " une léthargie qui cache des agendas politiques ".
La Constitution de la RDC, promulgué le 16 février 2006, dispose en son article 136 que " dans les six jours de son adoption, la loi est transmise au Président de la République pour sa promulgation. Le Premier ministre en reçoit ampliation ". Cette disposition est complétée par celle de l'article 140, relatif au délai constitutionnel accordé au Président de la République pour promulguer une loi déjà adoptée au niveau des deux chambres du Parlement. A ce propos, le constituant précise: " le Président de la République promulgue la loi dans les quinze jours de sa transmission après l'expiration des délais prévus par les articles 136 et 137 de la Constitution ".
DIVERGENCES POLITIQUES ET LOI VOTEE
EN DES TERMES
NON IDENTIQUES
Les Congolais et les observateurs de la scène politique congolaise habitués à suivre les débats au Parlement se rappellent que la loi sur la Ceni est l'une de celles qui ont suscité de chaudes discussions entre les deux chambres. Au niveau du Sénat, il a été admis qu'un quota soit accordé à la société civile. En termes de représentativité, les sénateurs avaient proposé trois sièges à la Ceni pour le compte de la Société civile, contre sept membres pour les partis politiques.
Cependant, l'Assemblée nationale avait pris une option contraire à celle du Sénat. Pour les députés nationaux, la société civile ne doit plus se faire représenter dans la Ceni. Autrement dit, cette structure reste l'apanage des partis politiques. Depuis, ces divergences avaient soulevé un tollé au Palais du peuple entre les deux chambres et n'ont jamais été aplanies. Cette dissonance n'a pas été un obstacle dans la mesure où l'article 135, en son alinéa 3, en propose l'issue.
Au travers de cette disposition, le législateur reconnait à l'Assemblée nationale la préséance, le pouvoir de décider en dernier ressort. " Tout projet ou toute proposition de loi est examiné successivement par les deux chambres en vue de l'adoption d'un texte identique. Lorsque, par suite d'un désaccord entre les deux chambres, un projet une proposition de loi n'a pu être adoptée après une lecture par chaque Chambre, une commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion est mise en place par les deux Bureaux. Le texte élaboré par la commission mixte paritaire est soumis pour adoption aux chambres. Si la commission mixte paritaire ne parvient pas à l'adoption d'un texte unique ou si ce texte n'est approuvé dans les conditions prévues à l'alinéa précédent, l'Assemblée nationale statue définitivement… ". Telle est l'économie de l'article 135.
Comme un coq debout sur ses ergots, des sénateurs s'appuient sur les dispositions de l'article 135 sus-évoqué pour motiver leurs regrets. "Nous ne comprenons plus rien quant aux principales motivations de la non-promulgation de la loi sur la Ceni. Profitant de ce vide, la Cei continue a poser des actes en prélude des élections de 2011. Ce qui ne devrait être le cas, quand on sait que cette institution d'appui à la démocratie, présidée par l'abbé Apollinaire Malu Malu Muholongu a été au centre des critiques acerbes dans l'opinion, après l'expérience de 2006", a déclaré un sénateur de l'opposition.
En revanche, un sénateur de la Majorité au pouvoir ayant requis l'anonymat, a donné raison à l'Assemblée nationale qui n'entend pas voir un seul membre de la société civile au sein de la Ceni. " Il n'existe pas de société civile en RD Congo. Les longues années de transition politique sous Mobutu ont été un véritable bal de chauves pour révéler qu'il n'y avait jamais eu de société civile véritable dans notre pays. Bien au contraire, nous nous trouvons en face d'une fameuse société civile atomisée et complètement inféodée. Pourtant, de par son essence, une société civile digne de ce nom est censée être apolitique. Elle sert de contrepoids au politique. Ce qui n'a jamais été le cas dans notre pays. Car, on a vu des têtes couronnées des églises du pays au sommet de certaines institutions. Nous en connaissons la prestation. En tous cas, aucun Congolais ne leur accorderait objectivement une mention au-dessus de la moyenne. Alors, au lieu de dédoubler les quotas des partis politiques à la Ceni, grâce à des infiltrés désignés sous le label de la société civile, mieux vaut carrément l'ignorer ".
Tout bien considéré, la balle reste désormais dans le camp du Chef de l'Etat qui est appelé à promulguer la loi sur la Ceni. Certains analystes estiment que le Président Joseph Kabila pourrait jouer en bon arbitre, en renvoyant la loi pour une seconde lecture, en cas de divergences de fond avérées. Entretemps, l'opinion prend son mal en patience et attend impatiemment la désignation des membres de cette institution dont l'importance et le rôle ne sont plus à démontrer dans l'organisation des élections crédibles. Laurel KANKOLE
FORUM ECO
A travers une déclaration signée par dix directeurs
Les cadres de l'Ogefrem interpellent la ministre des Transports
Les cadres de l'Office de gestion du fret multimodal (Ogefrem) invitent la ministre des Transports et voies de communication à respecter les instructions de la Présidence et du Premier ministre. Ils demandent également au Président du Conseil d'administration de ne pas se mêler de la gestion courante de l'Office.
Forum des As publie l'intégralité de ce texte.
DECLARATION DES DIRECTEURS DE L'OFFICE DE GESTION DU FRET MULTIMODAL " OGEFREM " FACE A LA SITUATION DE L'HEURE
Nous, Directeurs de l'Office de Gestion du Fret Multimodal " OGEFREM ", après échanges sur la situation qui prévaut suite au Communiqué de Son Excellence Madame la Ministre des Transports et Voies de Communication rendant public un arrêté de nomination des nouveaux mandataires à l'OGEFREM ;
Vu les instructions données à Madame la Ministre des Transports et Voies de Communication respectivement par la Présidence de la République et Son Excellence Monsieur le Premier Ministre ;
Face aux tergiversations notées dans son chef d'exécuter les dites instructions ;
Et compte tenu des actes posés par le Président du Conseil d'Administration qui perturbent le fonctionnement normal de l'Office;
Soucieux de faire respecter la légalité et l'autorité des institutions de la République : 1. exhortons Monsieur le Président du Conseil d'Administration à s'abstenir de s'immiscer dans la gestion courante de l'Office ;
2. invitons Son Excellence Madame la Ministre au respect des instructions sus évoquées pour la sauvegarde des intérêts supérieurs de la République en général et de l'OGEFREM en particulier.
Fait à Kinshasa, le 14 juin 2010
Réseaux maffieux à l'ONATRA : " Forum des As " poursuivi en justice
" Forum des As " a publié à la mi-mai 2010, en deux éditions, un dossier dénonçant les réseaux maffieux qui se sont tissés dans le circuit financier de l'Office national des transports (ONATRA). Le dossier mettait à nu certaines pratiques qui font perdre à l'Office d'importantes recettes qui peuvent pourtant aider à le relever de sa situation actuelle. A travers ces informations, fournies pour la plupart, par des sources internes dont certaines se sont exprimées ouvertement, " Forum des As ", qui a usé de toutes les précautions professionnelles d'usage, ne s'est nullement attaqué à des individus, et aucun nom n'a été cité dans ses articles, par ailleurs.
Cependant, alors que notre rédaction croyait bien faire en apportant sa contribution à la lutte contre les antivaleurs déclenchée fort opportunément par le chef de l’Etat en personne, voici que ce dossier lui vaut un procès à la suite d'une plainte déposée en justice par certains cadres de l'ONATRA qui se seraient sentis visés par les écrits de " Forum des As ". Tout en reconnaissant à tout citoyen, même aux étrangers, le droit d'ester en justice pour demander réparation en cas de lésion quelconque, conformément aux lois de la République, " Forum des As " se dit surpris de se retrouver dans une telle situation pour un débat qu'il a suscité, alors que l'on se serait attendu à un enrichissement dans le souci de mettre à nu toutes ces antivaleurs tant décriées.
Loin de faire mea culpa sur ce dossier pour lequel il estime avoir apporté un concours utile à la Nation, " Forum des As ", qui fait entièrement confiance en la justice congolaise, aurait souhaité que la société congolaise et ses composantes apportent une contribution positive, même en termes de contradiction sous forme de droit de réponse ou de mise au point pour édifier le public et faire avancer la Nation. Nous déplorons donc qu'un tel bienfait au profit de la société soit mal interprété par certains compatriotes, mais affirmons ici notre détermination à maintenir la veille sur ce dossier afin de continuer à informer les Congolais pour ses propres intérêts. FDA
Prix sur les marchés : la mesure de Bulambo jugée inefficace
L'annonce d'une nouvelle grille des prix des produits de grade consommation, grille dressée par le Ministère de l'Economie en concertation avec les opérateurs économiques suscite des réactions en sens divers parmi les consommateurs. La semaine dernière, en effet, le Ministre de l'Economie, Bulambo Kilosho, a annoncé qu'afin de permettre à la population de passer les fêtes du cinquantenaire de l'indépendance dans de bonnes conditions, le carton de chinchard (20+), par exemple, est passé de 60 à 57 dollars, le carton de poulet à bouillir de 48.000 FC à 45.000. Les autres produits concernés sont, notamment le sucre blanc, le riz, le sel iodé et le lait en poudre.
"Nous avons instruit le secrétaire général à l'Economie nationale avec tous ses directeurs et ses services, nous avons instruit le ministre provincial de l'Economie avec tous ses services, le chef de division provincial de l'Economie avec tous ses services, les chefs de bureau dans les communes et tous leurs services, pour que cette baisse se ressente à tous les niveaux," a fait savoir Bulambo à la presse. Dans les milieux des consommateurs, les réactions enregistrées à ce jour sont un mélange d'hilarité et d'agacement face à cette mesure qui, pour eux, ne sera d'aucun impact dans le vécu quotidien. Et les arguments ne manquent pas.
De prme abord, les consommateurs relèvent que le niveau du rabattement des prix (plus ou moins 5%) est largement insignifiant par rapport au pouvoir d'achat de la majorité de la population qui est exclue de toute transaction sur le marché. " Ce n'est pas seulement en rabattant les prix sur le marché que l'on peut arriver à conférer un quelconque pouvoir d'achat aux consommateurs démunis ", estime un économiste qui affirme aussi que la problématique est plus complexe qu'on ne cherche à la simplifier par un simple saupoudrage. Le tout doit partir par la relance de la production intérieure et de l'activité économique en général qui générerait des emplois et des revenus pouvant permettre à un grand nombre d'avoir la capacité de satisfaire ses besoins sur un marché qui sera, dans ce cas, plus accessible et apaisé. Il faut rappeler que la très grande majorité des congolais vit avec un revenu de moins de 1 USD par jour, soit moins de 900 FC censés lui permettre d'avoir un repas correct (petit déjeuner, déjeuner et dîner), se soigner, scolariser éventuellement les enfants et les soigner, se loger, etc.
Pour l'heure, indique-t-on, la nouvelle grille des prix produite par Bulambo est largement insignifiante comme solution à cette problématique, même à titre précaire ou provisoire. " Le Ministre aurait mieux fait de travailler en profondeur pour déceler les causes de la hausse des prix afin de les éradiquer et mettre fin aussi à la spéculation ", fait savoir un autre économiste qui relève aussi la dimension du taux de change qui, selon lui, est en contradiction avec toute possibilité de rabattement des prix sans que cela occasionne des manques à gagner pour les opérateurs économiques. " Puisque les produits dits de grande consommation sont importés, les autorités oublient que leurs prix se relèvent progressivement sur le marché international après les années de crise économiques et financière. Cette réalité ne manque pas d'avoir un impact sur les prix à la consommation, comme c'est régulièrement le cas avec les produits pétroliers. Ramer à contre courant ne serait, dans ces conditions, que virtuel, avec les risques d'énerver l'opinion qui croirait qu'on se moque d'elle ", commente encore cet économiste. " Pendant combien de temps les opérateurs économiques qui ont travaillé avec lui le suivront ? ", s'interroge notre interlocuteur.
On se demande, par ailleurs, sur base de quel marché ces rabattements de prix ont été effectués lorsque l'on sait que les prix pratiqués à Kinshasa sur les mêmes produits ne sont pas ceux de Matadi, de Lubumbashi, Kisangani ou Lodja où vivent aussi des Congolais soucieux de fêter à sa juste valeur l'indépendance de leur pays. De même, l'on indique que les produits jugés de grande consommation à Kinshasa ne sont pas forcément les mêmes qu'ailleurs à travers le pays. " De là à parler d'une démagogie, il n'y a qu'un pas très facile à franchir ", déclare à Forum des As un parent qui estime, par ailleurs, qu'on ne doit pas chercher à se créer une visibilité en se jouant de la misère du peuple. "
D'autre part, la FAO (Organisation pour l’alimentation et l’agriculture) a, dans un récent rapport, fait savoir que la sécurité alimentaire en RDC s'est gravement détériorée au cours de la période entre septembre 2009 et mars 2010. Pendant cette période, en effet, les prix des denrées alimentaires sur différents marchés à travers le pays ont connu une hausse de 28% par rapport à leur niveau de la période précédente. Cette hausse a été observée en particulier dans 11 villes du pays, dont 2 de l'Est, 5 de l'Ouest, 2 du centre et 2 du Sud.
Dans d'autres zones, la détérioration de la sécurité alimentaire est justifiée par d'autres facteurs qui semblent échapper au Ministère de l'Economie. Dans les zones minières et celles enclavées, par exemple, la situation alimentaire et nutritionnelle de la population est très préoccupante. Les résultats des enquêtes menées en février par le Programme national de nutrition (Pronanut) dans 5 provinces, indiquent que les taux de malnutrition aiguë globale dépassent de 10% le seuil d'alerte. Cela en raison du fait que la population active, surtout les jeunes, a délaissé le secteur agricole au profit de l'exploitation artisanale des mines et/ou s'est enrôlée dans les groupes armés. Jonas Eugène KOTA
SOCIETE
DIRECTEUR GENERAL HONORAIRE DE L'ACADEMIE
DES BEAUX ARTS
Me Liyolo sollicite l'appui de l'Etat pour la pérennité de l'expo ESU
L'organisation de l'expo ESU 2010 est une première dans l'histoire des établissements d'Enseignement supérieur et universitaire. C'est du moins ce que soutient Me Liyolo, directeur général honoraire de l'Académie des beaux arts, site choisi pour abriter cette manifestation. Fier de cette initiative, il sollicite l'appui du gouvernement pour assurer la pérennité de cette exposition d'intérêt public.
"Je tiens à féliciter le ministre de l'ESU pour avoir réussi à organiser cette manifestation qui rassemble, pour la première fois, les délégués des instituts supérieurs et des universités de la République démocratique du Congo". C'est en ces termes que s'est exprimé Me Liyolo, l'ancien directeur général de l'Académie des Beaux arts qui a piloté cet établissement pendant près de vingt ans.
Devenu directeur général honoraire de cette école de formation d'artistes congolais depuis 1990, il continue à soutenir les efforts de ses successeurs qui ont pris la relève de la direction et s'attèlent à maintenir tant soit peu le niveau d'enseignement dans cette académie de référence, créée en 1943.
L'initiative du ministre de tutelle d'organiser une telle rencontre où chaque établissement expose son savoir-faire est louable, reconnaît Me Liyolo. "Mais cette exposition, poursuit-il, aurait été mieux organisée si tous les établissements d'enseignement supérieur et universitaire recevaient régulièrement leurs frais de fonctionnement. Ce qui n'est plus le cas". "Ici chez nous à l'Académie des beaux arts, nous nous battons pour maintenir l'état et le niveau de cet institut’’, rassure ce professeur et sculpteur de renommée internationale. ‘’Nos enseignants sont de très grande qualité. Ils encadrent bien les étudiants malgré la conjoncture. Il faut un coup de pouce de l'Etat pour les aider à donner le meilleur d'eux-mêmes".
"Quand à nos étudiants, ils sont aussi talentueux. S'ils pouvaient recevoir de l'Etat des bourses d'études, eux qui viennent de différents milieux, ce serait encourageant. Si dans le futur, chaque étudiant du pays arrive à verser 5 dollars Us pour l'organisation de l'expo ESU, les résultats seront de loin meilleurs", conclut Me Liyolo. Yves KALIKAT
(Tiré de Ifasic contact)
SOCIETE
Expo ESU 2010 : l'explosion des talents
Le ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU) a organisé, du 9 au 12 juin dernier, une exposition dénommée " Expo ESU 2010". Cette activité a été conçue pour faire découvrir les travaux et produits de recherche du monde universitaire. Dans les stands, "expo" rime avec explosion des talents. Reportage
De la poudre du manioc à la place du ciment pour construire, une armoire artificielle pour sécher les habits en 30 minutes... Ces techniques concoctées dans les milieux universitaires congolais, le grand public ne les savait pas. L'expo ESU 2010 les ont révélées au grand jour. Ces surprises ne sont pas uniques. Les menus d'œuvres brandies dans la trentaine des stands de l'Académie des Beaux arts ne cessent de surprendre. "Les morts scientifiques sont ressuscités pour dire le contraire sur le discours de dénigrement de la formation universitaire. Gare à ceux qui méprisent l'enseignement au Congo", s'exclament certains visiteurs. L'étudiant congolais dialogue avec le monde du savoir. C'est là l'objectif de l'expo ESU 2010.
Un cadre touristique
Pendant quatre jours, l'Académie des beaux arts, cette institution qui forme les artistes peintres, dessinateurs, décorateurs…et qui s'impose dans la commune de Lingwala est devenue la capitale de l'université congolaise. L'endroit est idéal, non seulement grâce à l'immensité du terrain, mais aussi du fait de la beauté qui y a élu domicile. Dans ces décombres de monuments et statues, œuvres des artistes, les étudiants congolais s'expriment à travers leurs œuvres de l'esprit. Question de passer à la lessive cette image ternie de futurs cadres du pays.
A l'entrée de cette alma mater, le plus grand attrait resterait ces œuvres d'art : elles fascinent et envoûtent. A côté des salles de cours de cette institution d'enseignement supérieur, s'érigent des tentes en couleur orange. Elles abritent les stands dans lesquels les étudiants de différents établissements d'enseignement supérieur et universitaire démontrent leurs compétences et performances acquises au cours de leur cursus de formation.
Cet aréopage sert d'occasion de démonstration du génie méconnu au grand public. Les talents ne manquent pas au Congo, et cette manifestation le prouve. Lors de la cérémonie inaugurale qui s'est tenue le mercredi 9 juin à 10 heures, l'on découvre quelque chose de particulier : l'orchestre de chambre de l'Institut National des Arts (INA), qui a émerveillé les participants par l'interprétation du "Debout Congolais ", hymne national de la République Démocratique du Congo, dans toutes les langues nationales. "C'est vraiment curieux de rencontrer un tel orchestre ", s'exclame un visiteur émerveillé.
Les médias au
rendez-vous
A l'entrée des stands d'exposition, les medias congolais sont honorés. L'Institut facultaire des sciences de l'information et de la communication (IFASIC) se doit d'expliquer aux visiteurs les génies du "quatrième pouvoir". Dans ce stand, on retrouve côte à côte, les animateurs du studio école avec leur arsenal des matériels audiovisuel (plateau de radio et de télévision, postes récepteurs…), ainsi que les porte-étendards du journal école dont les numéros du Journal du citoyen et de la revue "IFASIC CONTACTS" trônent à l'entrée et captivent l'attention des visiteurs. Non loin de là, une étagère brandit le magazine "Spirituellement vôtre ", qui se veut le tout premier du monde chrétien en RDC. A cette "arène" se juxtapose le local réservé à la presse. Les professionnels des médias oeuvrant aussi bien à la radio, à la télévision qu'à la presse écrite travaillent en synergie, comme pour dire qu'il n y a pas de monde sans information.
Long voyage pour exposer
L'expo ESU 2010 ne concerne pas seulement les universités de Kinshasa, capitale de la RDC. Le Congo n'étant pas seulement Kinshasa et l'exposition ayant une envergure nationale, le ministère de l'ESU a tenu à inviter les universités de l'intérieur du pays.
L'université de Lubumbashi (UNILU) aura effectué des milliers de kilomètres pour exhiber les minerais extraies de mines du Katanga. Les universités de Kisangani (Province Orientale), de Kindu (Maniema), de Mbuji Mayi (Kasaï Oriental), de Boende (Equateur)… se font remarquer par les quelques œuvres de l'esprit de "ces petits savants du Congo".
Le primat du marketing
Les universités ne sont pas seulement venues exposer les œuvres d'esprit, mais aussi leur savoir-faire. Dans les stands d'exposition, l'on assiste à un sursaut d'orgueil dans le chef des étudiants de telle ou telle institution supérieure. Ici, c'est le lieu de confirmer ce que l'on est capable de faire. La rivalité entre étudiants n'est pas d'actualité, tout le monde se prévaut plus étudiant que les autres dans son établissement d'enseignement.
A la visite des stands, certains étudiants ne se gênent pas de se moquer des expositions. "L'ISTA ne vient qu'exposer que ses lourdes machines comme si nous tous avons la passion de devenir électroniciens ou mécaniciens", lâche un étudiant à l'entrée du stands de l'Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA). De tels propos ne sont pas uniques, ils ne viennent que manifester cette concurrence, de fois déloyale entre étudiants de différentes universités.
"L'excellence,
c'est nous"
Même les parents discutent sur les choix de leurs enfants. Les chefs d'établissement aussi semblent s'attendre au tournant. Ainsi, chacun développe un service de marketing pour attirer les visiteurs. Si la publicité n'est pas permise, la persuasion se manifeste cependant à travers les banderoles sur lesquelles sont inscrits les noms des universités. L'on peut lire le nom d'un institut collé à un qualificatif du genre "l'excellence, c'est nous".
Dans les stands, les dépliants expliquant le fonctionnement de chaque université se distribuent comme des cacahuètes. Certaines institutions ont composé même des chansons génériques sur elles. Le cas de l'Institut supérieur de l'informatique (ISIPA) n'est pas le seul. Ce qui est vrai, l'exposition est une porte ouverte à tout le monde et les découvertes sont légions.
Ricky KAPIAMBA Tiré d'Ifasic contact
SOCIETE
Mireille Kimire : "Les établissements de l'intérieur du pays ont été faiblement représentés"
Etudiante en électronique en 3ème graduat à l'Institut supérieur pédagogique et technique de Kinshasa (ISPT), Mireille Kimire a été active dans le stand de son établissement parsemé de matériels électroniques. Elle donne ici son impression face à cette exposition organisée par le ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU).
Quel a été votre apport dans cette exposition ?
Nous avons apporté une nouvelle technologie dans le domaine électronique. Sur place, nous avons amené des antennes qui permettent d'élargir le signal wifi qui est un protocole de réseaux sans fils destiné à mettre certains équipements ou périphériques en réseau. Nous avons, en outre, monté des antennes qui nous donnent un débit plus important par rapport aux antennes qui nous viennent de l'Europe.
Comment jugez-vous l'organisation ?
Tout a été bien fait, parce que tout le monde est là. Il n'y a pas de stand vide. Nous avons également remarqué la présence du Premier ministre, du ministre de l'ESU, de celui des Affaires étrangères ainsi que d'autres membres du gouvernement. Cela montre, selon moi, que la manifestation a réussi.
Que suggérez-vous pour que la prochaine édition soit meilleure ?
Je recommande aux organisateurs de faire beaucoup plus de sensibilisation afin d'informer le plus tôt possible les autres instituts dans l'ensemble du territoire national. Parce que ce ne sont pas tous les établissements universitaires qui ont participé aux présentes assises. Ceux de l'intérieur du pays sont faiblement représentés, alors que ceux de Kinshasa sont très nombreux. Ce qui montre qu'il n'y a pas eu assez de sensibilisation. Propos recueillis par Christelle LUZAMBA - Tiré d'Ifasic Contact
Sécurité de fer autour des autorités
L'expo ESU a drainé du monde. Chaque jour, des centaines de curieux venaient visiter les stands, y compris les autorités politiques. Au passage des délégations officielles, une ceinture de fer, tissée par la garde universitaire et les agents de la Croix-rouge surgissaient aussitôt autour de ces personnalités. Qu'il s'agisse du Premier ministre ou du ministre Mashako de l'ESU. Difficile désormais d'accéder dans leurs rayons de visite si l'on ne dispose pas d'un macaron approprié.
Une sélection de Yves KALIKAT
* Le Mundial dame les pions dans les stands
Le coup d'envoi de la Coupe du monde en Afrique du Sud le vendredi 11 juin dernier a changé la donne dans les stands de l'expo ESU. Si, en dehors des heures de matches, les stands qui n'ont pas de postes téléviseurs recevaient un grand nombre de visiteurs, l'affluence tarissait aussitôt lorsque le sifflet de l'arbitre retentissait pour le début des hostilités. Les stands qui avaient des écrans de télévisions étaient aussitôt envahis, non pas pour la visite de leurs produits, mais plutôt pour les joueurs qui couraient à la télé. Même les passants et habitants des parages privés d'électricité préféraient carrément se réfugier dans les stands de l'Académie des beaux arts pour suivre le sport roi
Culture & Détente
Félix Wazekwa dévoile l'affiche de " Mémoire ya Nzambe "
Beau placard. Félix Wazekwa honore la rubrique " Culture et détente " de " Forum des AS " en lui envoyant par e-mail, l'affiche de son nouvel album intitulé :
" Mémoire ya Nzambe " (entendez mémoire de Dieu). L'affiche montre le patron de l'orchestre Cultur'A Pays Vie en style Michael Jackson. Il porte des lunettes fumées et une veste noire taillée de la manière du " monde d'amour " de la musique congolaise.
Le placard fabriqué par " Adney image " impressionne n'importe quel amoureux du beau et donne envie de voir et de croire en œuvre de S'Grave. D'ailleurs, il est écrit en anglais sur l'affiche " In God we trust forever " (entendez : en Dieu, nous croyons pour toujours). Félix Wazekwa anticipé sur lu succès que récoltera "Mémoire ya Nzambe ", quand il sera largué sur le marché sous le label de la maison " Kiki Production".
Lutumba et Ngalufar dans la sauce
Le nouvel album de Félix Wazekwa sortira très bientôt sur le marché. Il est classé parmi les tubes du cinquantenaire, c’est-à-dire les opus qui sortiront cette année où la RDC célèbre ses 50 ans d'indépendance. Le tube de Félix Wazekwa pourra concurrencer d'autres albums de grandes vedettes de la chanson congolaise comme Noël Ngiama Werrason, JB Mpiana et Papa Wemba.
Par ailleurs, S' Grave a honoré deux artistes congolais. L'un est musicien et l'autre comédien. Le premier s'appelle Lutumba Simaro. Considéré comme le poète de la musique congolaise, il est parmi les baobabs de l'art d'Orphée congolais. Auteur-compositeur exceptionnel, Lutumba a participé à travers ses "proverbes" dans le nouvel opus de Félix Wazekwa. Le poète fait partie des innovations que S'Grave apporte pour attirer les mélomanes.
Outre Lutumba, "Monstre d'amour " a fait appel à Ngalufar, un comedien qu'on ne présente plus.
" Mémoire yà Nzambe " remplacera sur le marché du disque l'album " La chèvre de Monsieur Seguin ". Dieumerci Mayambi
Lauréat au concours Unesco des écoles d'art d'Afrique centrale
Rama Kipongo place la RDC au dessus de la mêlée
C'est le lundi 14 juin dans la soirée que le lauréat du concours Unesco des écoles d'art d'Afrique centrale a été présenté au cours d'une exposition au Centre Wallonie Bruxelles (CWB). Primé le 14 mai à Libreville, Rama Kipongo a reçu une somme de 7.000 Usd.
Ce jeune étudiant en 3ème année en peinture à l'Académie des Beaux Arts (ABA) était accompagné de deux autres étudiants congolais en peinture comme lui, toujours à l'ABA. Ces derniers ont été retenus pour le compte de la RDC. Ils ont occupé la seconde et la troisième places. Le professeur Liyolo, retenu pour présélectionner les œuvres de ses compatriotes, était également membre du jury mis en place à Libreville.
Ce concours avait pour thème : " Indépendance et culture de la paix ". A cette occasion, 15 artistes plasticiens venus des deux Congo, du Gabon, de Sao Tome et Principe et de la Guinée équatoriale ont pris part à ce concours.
La pièce primée de Rama Kipongo était une sculpture en bois, ciselée en un temps record, soit trois jours. Le prof Yoka, directeur général de l'ABA, Shongo Lohongo et la Déléguée générale du CWB ont encouragé les artistes congolais à aller toujours de l'avant tout en félicitant le lauréat et l'un de ses compagnons.
Le prof Yoka a, quant à lui, salué l'initiative de l'Unesco qui a organisé ce concours, avant d'ajouter que c'était une occasion qui a permis aux artistes responsables des écoles des arts d'Afrique centrale d'établir un pont entre eux.
Il est convaincu que l'ABA a une longueur d'avance sur d'autres écoles d'arts plastiques d'Afrique centrale. Le prof Yoka a relevé qu'au moment où Rama se faisait couronner au , Kitenge, se plaçait au dessus de la mêlée au Sénégal. Il a déploré le fait que les exploits n'ont pas fait assez de bruit.
Ensuite, il a abordé le déplacement de Rama Kipongo en octobre prochain au Burkina Faso où, il prendra part au Salon international de l'artisanat d'Ouagadougou.
Pour sa part, le directeur général de l'ABA qui a accompagné ses trois étudiants, a exprimé sa satisfaction : " le concours de l'Unesco leur a permis de révéler plusieurs talents. " Enfin, le lauréat qui était fou de joie a fait savoir que sa pièce était intitulé " La paix universelle ". et comporte deux parties. Il illustre la femme, avant de noter que la paix doit régner sur le monde et transcender sur l'être humain, l'amener jusqu'au ciel et dans l'au-delà. Pour lui, les ailes et les rameaux symbolisent la paix. Mathy MUSAU
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