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30 Juin: Au-délà de la fête
Dans moins de deux semaines, c’est le 30 juin. Le compte à rebours a déjà commencé. Kinshasa ingurgite sa cure de jouvence et de modernité à forte dose. Les Chinois sont sur le point de finir de bâtir la place Tien Anmen, version congolaise en un temps record. C’est une capitale rd congolaise reliftée qui accueillera les hôtes de marque au premier rang desquels le Roi Albert II de Belgique.
Un demi siècle dans la vie d’un homme comme dans celle d’une nation n’est pas rien. ça se fête ou, à tout le moins, ça se célèbre. Manifestement, le décor de la fête se met en place à Kinshasa. Elle promet même d’être grandiose, cinquantenaire oblige.
Tout le problème sera de veiller à ce que les agapes du pays légal ne masquent pas le nécessaire débat sur 50 ans de gâchis. Car au lendemain du 30 juin , le pays réel va se réveiller avec ses sempiternelles angoisses existentielles. Les plus nostalgiques allant jusqu’à se demander à quand la fin de l’indépendance. Une manière-sans doute maladroite-de regretter ce bon vieux temps colonial où les services essentiels publics étaient à la portée du plus grand nombre.
Nous voici au coeur du vrai enjeu de ce cinquantenaire. Qu’avons-nous fait de 50 ans d’indépendance, si tant est que ce pays se soit vraiment comporté en nation indépendante. Avons-nous dressé nos fronts? Avons-nous, ne fût-ce qu’entrepris de bâtir un pays plus beau qu’avant? Point besoin d’être clerc pour répondre par la négative à ces deux interrogations tirées de notre hymne national.
Alors, pourquoi 50 ans après notre accession à la souveraineté internationale, nous sommes encore loin des idéaux-par moment même en contradiction-professés dans notre chanson nationale? Plus que la fête-qui est légitime-la réflexion autour de ces questionnements semble la meilleure façon de célébrer le 30 juin. Il s’agit d’engager un débat citoyen de fond sur les raisons de l’échec collectif de 50 premières années de la RDC et de baliser l’avenir.
Cette barza devrait impliquer toutes les forces vives. Le commissariat général du cinquantenaire s’est, certes, essayé sur ce terrain. Mais, l’exhibitionnisme et le voyeurisme bien de chez nous l’ont emporté sur le nécessaire débat de fond attendu. Sans cette catharsis nationale, l’électrochoc pour repartir du bon pied fera défaut. Et la parade du 30 juin, les dîners de gala et autres garden parties prévus ce jour là s’ajouteront à la longue liste des festivités gigantesques que ce pays organise avec brio depuis les années Mobutu. José NAWEJ
Parfum de rébellion et "motionnite"
Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement. José NAWEJ
Amp, ce panier
à crabes!
(24/05/2010)
Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEj
Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
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EDITION N°3632 du JEUDI 17 JUIN 2010 |
A LA UNE
GREVE DANS L’ADMINISTRATION PUBLIQUE
Les fonctionnaires menacent le cinquantenaire
*Le ton ne fait que monter à la Fonction publique. Les agents et fonctionnaires de l'Etat réclament le paiement du premier palier de Mbudi dont les Secrétaires généraux ont déjà touché leur part depuis le mois de mars dernier. En dépit des mémorandums et autres correspondances adressés au Premier ministre et au ministre de la Fonction publique, aucune suite favorable n'est réservée à leurs attentes. Même la rencontre d'hier mercredi, qui a réuni les ministres du Budget et celui de la Fonction publique et l'Intersyndicale nationale du secteur de l'administration publique a accouché d'une souris. Rien ne semble évoluer dans le sens de trouver un modus vivendi entre les syndicalistes et le banc gouvernement.
Devant l'incapacité de leurs interlocuteurs à trouver des solutions salutaires, l'Intersyndicale tient coûte que coûte à rencontrer le Premier ministre. Mais qui va préparer cette rencontre au regard du refus des ministres des Finances, du Budget et de la Fonction publique impliqués dans la démarche ? Face à cette situation, les fonctionnaires ont décidé de radicaliser leur mouvement de grève jusqu'au jour où l'Exécutif central trouvera nécessaire de penser à leur survie.
Pendant ce temps, les portes de tous les services publics sont scellées. Ministères, communes et bureaux des quartiers ne vivent plus. La grève est devenue globale et inclusive. Les agents en furie refusent d'approcher leurs bureaux. Hier déjà, au ministère des Affaires étrangères, l'on a failli connaître le pire entre les agents et les policiers dépêchés pour contraindre les agents à occuper leurs postes de travail. Devant l'avancée des agents de l'ordre qu'ils ont qualifiée de provocation, les agents et cadres de l'administration de ce ministère n'ont pas attendu pour dénoncer les manœuvres du gouvernement qui refuse de prêter oreille à leurs revendications.
A la question de connaître la teneur exacte de leurs revendications, Anselme Mufwenge, un des membres de l'Intersyndicale de l'Administration publique qui a pris part à la rencontre du mardi avec les trois ministres précités, a répondu en ces termes : "Nous ne demandons qu'une chose. Le paiement du premier palier de Mbudi. Les Secrétaires généraux ont déjà touché leur part d'une valeur de 936.000 FC qui vaut à 1000 dollars américains. Ce qui signifie qu'en payant cette première tranche, le huissier doit avoir 93.600 FC. La tension salariale de 1 à 10 doit être respectée en cette année jubilaire décrétée année du social par le Président de la République, Joseph Kabila ". Pour lui, l'administration doit être apolitique. Et pour ce faire, a-t-il expliqué, l'on doit éviter la politique de deux poids deux mesures. " Sinon, comment comprendre que les Secrétaires généraux soient les seuls à bénéficier du premier palier de Mbudi comme s'ils étaient les seuls à travailler dans les services publics ", s'est-il interrogé avant d'inviter le gouvernement à payer tous les agents conformément au principe du premier palier de Mbudi qui veut que le secrétaire touche 936.000 FC et le huissier 93.600 FC.
La valeur de la fête d'anniversaire de l'indépendance de notre pays, a déclaré ce syndicaliste du ministère des Finances, dépend de la santé des populations et surtout des agents et fonctionnaires de l'Etat. " Ne pas nous payer avant le 30 juin, c'est chercher à démonter que les fonctionnaires n'ont pas de valeurs en RDC ", a-t-il poursuivi, avant d'inviter le gouvernement à prendre ses responsabilités pour sauver les meubles avant qu'il ne soit trop tard.
Dans son entendement, le mouvement de grève va se durcir pour bloquer l'appareil de l'administration de l'Etat. " Même les services impliqués dans la chaîne des dépenses seront bloqués. Les autorités doivent savoir que le cinquantenaire n'est pas une affaire d'un groupe de personnes mais de tous les congolais. Voilà pourquoi, ceux qui travaillent doivent bénéficier de leurs droits inaliénables ", a expliqué Anselme Mufwenge, président du Sygemifin, un syndicat du ministère des Finances.
Devant cette tension sociale qui risque de bouleverser le bon déroulement des festivités du cinquantenaire, il est important que les autorités gouvernementales prennent au sérieux cette question. Une solution négociée permettra, d'une manière ou d'une autre, de juguler cette crise qui cherche à provoquer une véritable paralysie du secteur de l'administration de l'Etat. Dorian KISIMBA
FORUM ECO
Complicité ou magouille dans la gestion des affaires de l'Etat
Une ordonnance présidentielle dévalorisée au ministère des PTT
La situation qui se passe actuellement au ministère des Postes téléphones et télécommunications (PTT) dépasse tout entendement. La secrétaire générale aux PTT, Mme Masika Sikuli Kivu, nommée à ce poste par Ordonnance présidentielle n° 09/074 du 31 juillet 2009, est empêchée de prendre ses fonctions depuis son retour d'Afrique du Sud où elle était hospitalisée. Voilà qui dérange les agents et fonctionnaires de l'Etat de cette administration qui attendent encore la réponse du vice-premier ministre et ministre des PTT avant de saisir le Premier ministre et le Président de la République pour que justice soit faite en cette année de " Tolérance zéro ".
Dans sa lettre du 15 avril dernier au Vice-premier ministre et ministre des PTT, la secrétaire générale aux PTT, Mme Masika Sikuli Kivu, a a sollicité de prendre ses fonctions après son retour des soins médicaux. " Après des soins médicaux appropriés passés en Afrique du Sud, depuis ma nomination au grade de secrétaire générale de l'administration publique, j'ai l'honneur de saisir par la présente votre Haute autorité afin de signaler mon retour au pays pour la prise effective de mes fonctions en qualité de Secrétaire général aux PTT. A toutes fins utiles, votre Excellence voudra bien trouver en annexe, les copies de l'ordonnance n° 09/074 du 31 juillet 2009 de nomination au grade susvisé par le Président de la République ainsi que des actes d'affectation pris en exécution de ladite ordonnance par le ministre de la Fonction publique ", écrit la secrétaire générale aux PTT.
En dépit des preuves d'hospitalisation présentées, le vice-premier ministre Bulupi ne semble pas fléchir pour rétablir ce secrétaire général dans ses droits, conformément aux prescrits de l'ordonnance présidentielle évoquée ci-haut. Pourquoi ce blocage ? Pourquoi, le Vice-premier ministre tarde-t-il à mettre en valeur l'ordonnance présidentielle nommant Masika comme secrétaire général aux PTT ?
Telles sont des questions que ne cessent de se poser les agents et cadres de l'administration publique du ministère des PTT qui attendent impatiemment la prise du commandement de leur administration par celle qu'ils qualifient de fer de lance pour le redressement de leur secteur. " Nous invitons le Vice-premier ministre à rétablir Mme Masika dans ses droits et de mettre fin à l'intérim de M. Vincent Ikimba. Nous devons finir avec ce système d'intérimaire, surtout que le titulaire est sur place. Nous pensons que le fait de refuser à Masika d'accéder à ses fonctions passe pour un sabotage d'une ordonnance présidentielle ", ont expliqué les cadres de l'administration publique de ce ministère.
A les entendre, il n'est pas important que leur ministère vive la situation qu'a connue le ministère des Transports et voies de communications. " Nous avons encore confiance au vice-premier ministre pour donner le ton à la prise des fonctions de notre Secrétaire général ", ne cessent d'implorer les agents et fonctionnaires de l'administration publique du ministère des PTT. Dorian KISIMBA
FORUM ECO
La RDC et la Banque mondiale se concertent sur des projets du Portefeuille de la Banque
Le ministère des Finances et la Banque mondiale (BM) organisent conjointement, ce jeudi, une journée de revue des projets du Portefeuille de cette institution de Bretton Woods.
Au cours d'un entretien hier avec la presse, le directeur principal des opérations de la BM, Luigi Giovini, a fait savoir que le résultat principal attendu de cette réunion est le redressement des projets " à problème " et " à risque " et l'accélération des décaissements d'ici octobre 2010. Le second résultat est la prise en charge effective du suivi du portefeuille par le gouvernement au travers du ministre des Finances d'ici octobre 2010.
Le but principal de la journée de revue des projets est de définir les mesures nécessaires au niveau de chaque projet pour surmonter les blocages, améliorer la mise en œuvre et accélérer les décaissements.
Les objectifs spécifiques du programme de la revue sont, entre autres, de présenter le portefeuille (composition, évolution, …) et évaluer sa performance et l'évolution récente ainsi que les implications pour les programmes de la Banque en RDC, et de définir les modalités et les outils pour le suivi du portefeuille par les ministères centraux. Un autre objectif à signaler, c'est celui d'identifier les projets requérant une attention particulière " à problème " ou " à risque " ainsi que ceux dont le rythme de décaissement reflète des lenteurs et des blocages à divers étapes, notamment le démarrage, l'exécution courante et la clôture.
Il est aussi question de faire le point du suivi donné au plan d'actions développé lors de la revue 2009 tant au niveau des projets individuels que des questions transversales. Il s'agit de développer, pour chaque projet, un plan d'action à court et moyen terme pour lever les blocages, améliorer la mise en œuvre et maîtriser les risques. Il s’agit, enfin d’identifier les thèmes et l'agenda pour la préparation du CPPR 10 prévu en octobre 2010.
La journée de revue des projets s'inscrit dans le cadre des efforts entrepris conjointement par le gouvernement et la Banque mondiale pour accélérer la mise en œuvre des projets, en renforcer la gestion et en améliorer la mise en œuvre des projets, en renforcer la gestion et en améliorer les résultats. Elle s'appuie sur les missions de suivi et d'appui conduites par les spécialistes sectoriels de la Banque. La revue marquera un pas important dans la prise en main par le gouvernement du suivi du Portefeuille des projets de la Banque. Elle servira à préparer la prochaine revue plus complète du portefeuille prévue en fin d'année 2010 par les ministères concernés et les agences sectorielles responsables des projets.
La journée regroupera, d'une part, les cadres des unités de coordination et ou cellules d'exécution des projets ainsi que de leurs ministères de tutelle respectifs et des ministères centraux responsables du suivi des programmes de développement au sein des ministères de Finances, du Budget et du Plan, et, d'autre part, les cadres techniques et de gestion de la BM responsable du suivi des projets et de la gestion des programmes de la Banque en RDC. Dina BUHAKE
Financé par la BAD par le biais du FARSAR
Le marché Foreami de Masi-Manimba se modernise
Avec l'appui de la Banque africaine du développement (BAD), par le biais du Projet d'appui à la réhabilitation du secteur agricole et rural (PARSAR), les travaux de réhabilitation du marché Foreami de la cité de Masi-Manimba, dans la province du Bandundu, sont à pied d'œuvre. Ces travaux sont coordonnés par CIMA international, un bureau d'études canadien. L'ouvrage comptera 4 hangars d'une vingtaine de tables chacun, un bureau administratif, des latrines publiques et un entrepôt.
Lors de la cérémonie du lancement des travaux dernièrement à Masi-Manimba, la délégation accompagnée du conseiller principal du Premier ministre en charge de l'Agriculture et le Développement rural, Jacques Mika, et de l'administratrice du territoire de Masi-Manimba, a posé la première pierre de ce marché moderne. Il a aussi profité de cette occasion pour inviter la population de cette contrée à s'approprier de l'ouvrage, à l'entretenir et le pérenniser. En même temps, une effigie du Président de la République, Joseph Kabila a été remise à l'administrateur du marché en réhabilitation.
La modernisation du marché Foreami de Masi-Manimba est l'œuvre du PARSAR, exécuté principalement dans deux provinces, à savoir, les provinces du Bas-Congo et du Bandundu. Ce projet est le fruit de la coopération du gouvernement congolais et de la BAD, à l'instar du Projet de réhabilitation du secteur agricole et rural (PRESAR) exécuté dans les provinces du Katanga et dans les deux Kasaï.
Le lancement des travaux de restauration du marché Foreami de Masi-Manimba intervient après ceux de la réhabilitation du volet infrastructures dans le Kwilu et le Kwango. Ce volet concerne de manière générale la réhabilitation de 649 Km des routes de desserte agricole, la construction de 15 marchés modernes, 20 entrepôts de 80 m³ chacun, de 20 latrines collectives, ainsi que l'aménagement de 100 sources d'eau avec l'appui de la BAD. A cela, il faut ajouter les travaux de réhabilitation des pistes et ouvrages d'arts de deux axes du programme intermédiaire de PARSAR.
Au cours de cette visite dans la province du Bandundu, la délégation gouvernementale a également effectué une visite d'inspection de certaines activités que mènent le PARSAR dans cette partie du pays. Il s'agit des réalisations des organisations semencières villageoises (OSV) dans le cadre du volet agriculture de PARSAR, puisque le PARSAR en son sein renferme d'autres volets à part celui de l'infrastructure. Il y a également dans ce projet le volet agriculture où le PARSAR encadre des OSV dans la production des semences améliorées.
Dans ce même volet, il est aussi prévu l'introduction de la traction bovine dans les travaux de champ. D'autres volets comme la pisciculture prévoit déjà la réhabilitation des étangs piscicoles avec des espèces améliorées de poissons et le volet appui institutionnel dont on signale des avancées significatives. Simard Simon TSOUMBOU
SOCIETE
Circulation routière
Kinshasa complètement bloquée !
A mesure que l'on approche de la date " D " du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC, la circulation devient de plus en plus intenable sur les artères de Kinshasa. Hier encore, nombre de Kinois qui se rendaient au service ont dû rebrousser chemin après avoir passé toute la matinée dans des bouchons. La situation s'est observée sur toute l'étendue de la capitale, même sur des axes où il n'y a pas de travaux de réhabilitation.
A l'Ouest de la ville, l'avenue Colonel Mondjiba qui donne accès au centre ville était complètement impraticable, d'abord entre 7h et 10 h, ensuite à partir de 11h30 jusque vers 16 heures. Le bouchon s'observait essentiellement au niveau de la galerie St Pierre, à l'entrée de l'avenue Massamba. Plus loin, les conducteurs devaient pratiquement se frayer un passage pour déboucher sur le Boulevard du 30 juin au niveau du rond point Socimat. Le goulot d'étranglement ici se justifiait par le déferlement des véhicules au sortir de l'avenue OUA par où un flux d'automobiles jaillissait. Il s'agit de tous les véhicules venant de l'Ouest et qui voulaient éviter le bouchon de Mondjiba, mais qui se sont retrouvés, ici, avec d'autres automobilistes, notamment de Bandalungwa et Ngiri-Ngiri qui, eux, cherchaient à contourner le goulot de l'ex-24 novembre et Saïo.
Ce détour leur est imposé par la fermeture de l'avenue de la Libération en plein travaux d'élargissement, mais aussi par l'impossibilité de prolonger avec Saïo afin de déboucher sur l'avenue des Huileries fermée aussi à la circulation au croisement avec Kabinda. De la sorte, tous les automobilistes qui empruntaient la servitude de passage de l'enceinte du Stade des Martyrs à partir du pont Cabu n'avaient plus d'issue vers la ville. La seule solution qui restait était alors de prendre Kasa-Vubu et Bokassa ouvertes, depuis quelques temps, à la circulation en deux sens.
Même situation sur la route des Poids Lourds qu'empruntent les habitants de la Tshangu. La circulation était bloquée entre l'arrêt dit Maboke (entrée vers Flambeau et ISTA) et le Pont Bralima sur l'avenue du Drapeau. Ceux des automobilistes qui empruntaient Flambeau se voyaient ralentir par les nids de poule qui rendent cette route impraticable au niveau de la Bralima.
A la Funa, sur l'avenue du Militant et son croisement avec Bokassa, il était également impossible de circuler. Ici, au fait, la circulation subissait les contrecoups des déviations à partir de Flambeau, mais aussi du nombre important de matériaux de construction déversés presque sur la chaussée.
Les Kinois ne savent pas s'expliquer ce phénomène, alors que depuis mardi dernier, et sur instruction de l'Inspecteur provincial de la Police, il a été décrété une courtoisie routière qui gèle aussi bien les tracasseries policières que les contrôles d'assurances et de vignettes. Si, pour certains axes, les embouteillages sont dus aux travaux sur les routes, les Kinois estiment que le rythme imposé, qui implique à la fois plusieurs axes routiers importants, est une démarche qui ne leur facilite pas la tâche.
Enfin, d'autres avancent que la circulation se complique parce qu'à la suite de la courtoisie routière, plusieurs agents de la police routière ont déserté les carrefours, livrant les conducteurs à la débrouille.
Dans tous les cas, cette situation pose un sérieux problème de diversification des voies de circulation, mais aussi des pôles d'activités pour les décentraliser afin que les Kinois ne soient pas tous obligés de se rendre chaque jour au centre ville. JEK
SOCIETE
Francophonie/RDC
Bénédicte Chaine-Sidibé et Marcel Kalunga, lauréats du troisième prix " Kadima "
La Direction générale de la Francophonie/RDC a procédé, mardi 15 juin 2010, à la remise officielle du Prix international " Kadima ". Témoins de l'événement, la Ministre de la Culture et des Arts, Jeannette Kavira Mapera, Soungalo Ouédraogo, Directeur de l'Éducation et de la Formation à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et représentant personnel du Secrétaire Général de la Francophonie, ainsi que le Délégué Général à la Francophonie, Didier Mwewa wa Mwewa .
A cette occasion, le Délégué Général à la Francophonie/RDC a rappelé que le prix a été institué en avril 1989 en hommage à feu le Professeur Kadima Kamulete Marcel pour sa contribution remarquable à la réalisation des projets de coopération linguistique initiés par l'Agence intergouvernementale de la Francophonie dans les années 1970-1980. C'est au cours des journées scientifiques tenues à Kinshasa, à l'initiative du Centre de Linguistique Théorique et Appliquée (CELTA), du 5 au 7 avril 1989, avec le concours financier de la Francophonie, que sera créé le Prix " Kadima ", du nom de cet éminent linguiste Congolais décédé le 20 juin 1988.
Mwewa a rappelé que ce prix a pour objectif d'encourager les recherches appliquées sur les langues nationales des pays francophones ainsi que les efforts de créations littéraires et de traduction en langues nationales. Venant à sa suite, le représentant du SG à la Francophonie à cette cérémonie, Soungalo Ouédraogo, a reconnu que la remise du Prix " Kadima " traduit la satisfaction de M. Abdou Diouf, Secrétaire général de l'OIF, de voir les politiques linguistiques se traduire en des éléments concrets. " Nous sommes sur le terrain de l'excellence. Le Prix " Kadima " détermine un des facteurs de cette politique de promotion des langues nationales au sein de la Francophonie ", a-t-il noté.
Pour sa part, la Ministre a encouragé les lauréats et les autres chercheurs à poursuivre la voie de l'excellence pour gagner les prochains prix avant de remercier l'OIF, pour avoir non seulement institué ce prix, mais aussi financé cette cérémonie de remise.
Après ces interventions, les lauréats, à savoir Bénédicte Chaine-Sidibé de la République Française et Marcel Kalunga de la République Démocratique du Congo ont reçu respectivement des mains de la Ministre Kavira Mapera et de Soungalo Ouédraogo, leurs brevets.
Les lauréats et
leurs œuvres
Pour l'édition 2009, dans la catégorie littérature, Bénédicte Chaine-Sidibé a été primée pour son œuvre Kulle Ladde : " Les animaux de la brousse ", tandis que Marcel Kalunga a été primé pour avoir traduit du français en Swahili " Les règles du savoir vivre dans la société moderne " de Jean Luc Lagarce.
Le Prix " Kadima " est décerné tous les deux ans aux auteurs d'œuvres inédites et rédigées dans l'une des langues nationales ou en français s'il s'agit d'une traduction.
Dans son mot, Chaine-Sidibé s'est dit très honorée d'être à Kinshasa, avant de remercier l'OIF, les autorités congolaises pour l'accueil et les organisateurs du Festival des langues d'Afrique (FESTILA). De son côté, Marcel Kalunga a déclaré que grâce à ce Prix " Kadima ", il se trouve encouragé pour participer à d'autres concours pour la valorisation des langues nationales.
Cette cérémonie a été organisée en marge de la tenue, à Kinshasa, de la 3ème édition du Festival des langues d'Afrique, soutenu également par l'Organisation internationale de la Francophonie(OIF).
Source : DG Francophonie/RDC
CULTURE & DETENTE
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"Kingongolo" : Didier Lacoste recourt à Mabele Elisi
Le deuxième album de Didier Lacoste est déjà dans les bacs. L'ancien musicien de Wenge MMM a voulu innover cette fois-ci. Il recourt à Mabele Elisi. cet artiste qui valorise la culture mongo de l'Equateur dans " Bonioma ", chanson-phare du nouvel opus de Muke Tonga, intitulé : " Kingongolo, tir au but ".
Didier Lacoste n'a pas hésité d'affronter la presse musicale congolaise pour présenter son tube aux chevaliers de la plume et du micro. Le cadre choisi, c'est le night club Ngwasuma tout près de l'Institut nationale des arts. C'était le vendredi 11 juin 2010 dernier.
L'ancien musicien de Wenge MMM a travaillé durement dans 6 studios d'enregistrement, précise-t-il, pour offrir aux mélomanes un travail de qualité. Il a trouvé qu'il est important de consulter un aîné qui exploite le folklore mongo. La sauce est bien faite. Dans la chanson " Bonioma ", l'artiste laisse exprimer le son du tam-tam au détriment des sons des guitares.
Didier Lacoste a misé sur 11 titres pour convaincre les mélomanes tant Congolais qu'étrangers. L'on retrouve des rumbas comme " Tournevis ", " Aigle royal ", " Viagra ", … et du soukous comme " Choquez le monde ".
LacoSte au Zénith
de Paris
La fièvre des salles mythiques n'épargne pas le chanteur Muke Tonga. Ce dernier annonce son premier spectacle au Zénith, le 4 septembre 2010. Didier Lacoste s'est dit très confiant quant à la réussite de son concert qu'il donnera avec ses musiciens.
C'est ainsi qu'il compte sur les chroniqueurs de musique pour réussir son spectacle de Zénith. Après Fally et Ferré, Didier Lacoste sera le troisième de sa génération à se produire dans cette salle mythique de Paris. Dieumerci MAYAMBI
CULTURE & DETENTE
A travers le projet de l'asbl Etaming
Cinquantenaire : les musiciens congolais revisitent la rumba congolaise depuis 1960
* Deux concerts sont programmés pour ce faire les 29 et 30 juin 2010
Initié par l'Asbl Etaming Culture et le Palais des beaux arts de Bruxelles (Bozar) en partenariat avec le Commissariat général du cinquantenaire (CGC), les musiciens congolais se produiront sur le même podium lors des festivités du cinquantenaire. 50 chansons à succès répertoriées depuis 1960 feront le bonheur des Congolais, à travers deux concerts.
Le studio Maman Angebi de la RTNC sera le premier lieu à accueillir le spectacle dit du cinquantenaire. Ce sera le mardi 29 juin 2010, tandis que l'esplanade de la Foire internationale de Kinshasa (Fikin) servira de cadre du deuxième spectacle programmé le mercredi 30 juin 2010, date de la célébration officielle du cinquantenaire de la RDC.
C'est le représentant de Bozar et l'administrateur coordonnateur de l'Asbl Etaming Culture, Samy Lubaki, qui a livré ce programme à la presse.
Pour le représentant de Bozar, Kinshasa ne constitue qu'un premier volet du projet car, le 16 juillet 2010 prochain, les musiciens congolais seront invités à Bruxelles pour jouer ensemble avec les musiciens de la diaspora congolaise. Ce sera le même que celui de Kinshasa, note-t-il.
Symbole de l'amitié belgo-congolaise
Maïka Munan, directeur artistique du projet sur le spectacle du cinquantenaire, fait savoir que cette activité constitue le symbole de l'amitié belgo-congolaise. Outre les concerts, cet arrangeur congolais de renom précise que les 50 chansons répertoriés pour le spectacle du cinquantenaire, servira de bases des données pour l'enregistrement d'un disque.
Les 50 chansons, a-t-il ajouté, constituent les titres qui ont marqué la mémoire collective des Congolais depuis 1960.
La rumba congolaise revisitée
C'est depuis trois mois que les artistes musiciens congolais, sous la direction de Maïka Munan, travaillent d'arrache-pied au studio de la Paroisse Sainte-Anne vers la Gare centrale, pour réussir le spectacle du cinquantenaire.
Ce spectacle va revisiter la rumba congolaise réalisée par des monuments de la musique congolaise : Grand Kallé, Docteur Nico, Luambo Makiadi Franco, Tabu Ley Rochereau, …
Les vieux partagent
leurs expériences
aux jeunes
Les séances des répétitions à Sainte Anne se déroulent avec succès. L'ambiance est bon enfant dans ce cadre où les vieux musiciens partagent leurs expériences aves les jeunes. Parmi les doyens qui participent dans ce grand projet du cinquantenaire, il y a lieu de citer le guitariste Guvano, ancien d'Afrisa international de Tabu Ley, et Matthieu Kuka, ancien d'African Jazz de Grand Kallé.
Chez les jeunes, on note la présence de Manda Chante qui s'associe à la fête. Jusque là, les grandes vedettes de la musique congolaise à l'instar de Werrason, JB Mpiana, … ne s'affichent pas encore. Mais elles sont cordialement invitées, conclut le directeur artistique du projet de spectacle du cinquantenaire. Dieumerci MAYAMBI
VIVEMENT LE SPORT
Léopards séniors : 35 entraîneurs sur la table de la Fécofa
Ils sont 35 entraîneurs de diverses nationalités qui ont, dans le délai imparti, déposé leurs candidatures au secrétariat général de la Fécofa pour assumer les fonctions de sélectionneur principal de l'équipe nationale, les Léopards. Comme on le sait, le poste est demeuré vacant depuis la fin du contrat du Français Patrice Neveu.
Parmi la trentaine de postulants, figurent trois entraîneurs congolais. Il s'agit d'Otis Ngoma Kondi, Santos Muntubile et Jean-Claude Mukanya. De ces trois nationaux, seuls deux ont pratiqué le football au pays avant de poursuivre leur carrière sportive en Europe et ont été tous deux joueurs de l'équipe nationale et entraîneurs. Ce sont Santos Muntubile, ancien sociétaire d'AS Dragons, et Jean-Claude Mukanya, ancien d'AC Matonge. Et le troisième, Otis Ngoma, est moins connu des sportifs congolais car il a fait sa carrière et sa formation en Europe.
Sur la liste des candidats devant chapeauter le staff technique des Léopards figurent aussi deux expatriés qui ont fait leurs preuves en RDC. L'Irlandais Chris O'Loughlin (32 ans) qui a évolué dans l'AS V. Club d'abord aux côtés de feu Bibey Mutombo, ensuite comme titulaire et l'Italien Garzito Diego (60 ans), l'actuel patron du staff technique du TP Mazembe. De même, à côté de ces entraîneurs familiers aux sportifs congolais et des autres célébrités du monde du football, il y a un Ghanéen, Malik Jabir (64 ans), qui a les mêmes ambitions que les autres techniciens de football.
Il y a également le Français Henri Michel (63 ns), le Belge Thissen Jean (64 ans), l'Italien Franco Baresi, le Brésilien Antonio Carlos Viera (54 ans), le Yougoslave Zavisha Milosavjevich (49 ans), le Tcheque Zdenek Scasny (52 ans), …
Enfin, le communiqué de la Fécofa rassure les amoureux du ballon rond congolais qu'au regard des déclarations d'intention de tous ces techniciens, le comité exécutif procédera, dans les meilleurs délai, à un choix judicieux de celui qui devra conduire le staff technique des Léopards.
Pascal LIKANA
Voici la liste des candidats sélectionneur principal :
En prévision de la Coupe d'Afrique des Nations 2015
La RDC obligée de se doter de quatre stades en gazon naturel
Le gouvernement de la RDC s'aligne au stanrting-block pour l'organisation de la phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2015. A cet effet, à l'instar de tous les candidats à l'organisation, la RDC a réceptionné le cahier des charges élaboré par la CAF. Le document contient toutes les obligations liées à une organisation d'envergure. Parmi les exigences, le pays organisateur doit disposer d'au moins 4 stades dont les aires de jeu seront en gazon naturel, d'une capacité d'au moins 20.000 places.
Alors que la Fécofa, organe technique du gouvernement en matière de football, fait de son mieux pour doter les stades de gazon synthétique, les décideurs de la CAF pensent autrement. Pourtant, la démarche de la Fécofa est dictée par la sur-utilisation des stades existants et le seul moyen de garder l'aire de jeu impeccable reste le gazon synthétique. Dans l'entre temps, d'autres travaux de remplacement des aires de jeu de gazon naturel au synthétique se poursuivent, notamment au stade Kibassa Maliba à Lubumbashi et au stade Tata Raphaël à Kinshasa.
Aussi, sur base du cahier des charges de la CAF, une commission de préparation et de soutien à la candidature de la RDC à l'organisation de la phase finale de la CAN 2015 se réunit au salon présidentiel du stade des Martyrs. Toutes les batteries sont en marche pour permettre à la RDC d'arracher l'organisation tant convoitée. Pascal LIKANA
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