Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3515 DU MERCREDI 30 DECEMBRE 2009
Joyeux Noël
quand même!

Demain c’est Noël. D’une commémoration strictement chrétienne, le jour de la Nativité est devenu une fête aux dimensions planétaires. Depuis cette mue, le 25 décembre est célébré à travers le monde comme la fête des enfants. Ces êtres candides qui symbolisent l’enfant Jésus.
Comme partout ailleurs, la Rdc s’apprête aussi à fêter Noël. La comparaison s’arrête là. Car, depuis des années, les Zaïro-congolais ont dû apprendre à fêter sans fêter. La faute à la paupérisation continue d’un peuple, pourtant réputé jouisseur devant l’Eternel. Différents gouvernements se sont succédés qui promettant le sourire, qui promettant l’atterrissage du poulet dans l’assiette du plus démuni et tutti quanti. A l’arrivée, rien de tel.
Prenant tout avec philosophie, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, les Congolais ont inventé la fête à la congolaise. Les uns se réfugient dans des églises dites de réveil qui ne sont jamais en panne de veillée. Les autres mettent de la musique à crever le tympan sans boire ni manger grand-chose. D’autres enfin investissent les bistrots davantage pour se trémousser les hanches que pour se saouler.
Pour leur part, les enfants ont, dans leur écrasante majorité, oublié jusqu’à l’existence du mythique Père Noël. Ce papa bienfaiteur, tout de rouge vêtu assorti du blanc, qui est censé déposer, la nuit, des cadeaux au bas du sapin de Noël dont les enfants se gaveront à leur réveil le 25 décembre. Vu de la RDC, c’est de l’histoire ancienne. Pauvres enfants congolais auxquels les gouvernants ont volé l’enfance!
Dans quelques heures, quand sonnera l’heure de la sainte naissance, les enfants congolais qui ont dû grandir précocement, se consoleront en écoutant les pasteurs ou les prêtres proclamer qu’Emmanuel signifie, Dieu parmi nous. Après tout, l’homme ne vit pas que du pain... de la parole aussi. Consolation chrétienne.
Joyeux Noël

José NAWEJ


Le trio Mashako-Luzolo-Kisimba

Ils ont pour noms Mashako, Luzolo et Kisimba. Tous trois sont ministres au sein de l’équipe Muzito. Jusqu’ici, rien de nouveau, rien que des évidences, de la trivialité même. Ce qui l’est moins, c’est que ces trois membres du Gouvernement sont au devant de l’actualité. Eux, au moins, défraient la chronique... pour la bonne cause. Voilà trois ministres qui ont le mérite d’avoir compris que dans un cabinet de rupture d’avec les anti valeurs du passé, on ne saurait gouverner sans réformer. Comment matérialiser le renouveau - notre Tshitshi national parlerait volontiers du changement radical - sans faire bouger les lignes ? Comment opérer le nécessaire changement de mentalités sans donner des coups dans la termitière?
Lorsque Mashako Mamba décrète une fatwa contre les «universités et instituts supérieurs» non viables, il justifie de la meilleure façon qui soit sa présence à la tête de l’enseignement supérieur et universitaire. Car, on ne saurait revaloriser l’enseignement supérieur sans au préalable mettre un terme à toute une kyrielle d’instituts supérieurs et universités qui fonctionnent à la manière de nos «ligablos».
Lorsque Luzolo Bambi entreprend de mettre enfin de l’ordre dans le monde des églises-plus particulièrement celles dites de réveil-,il ne fait rien d’autre qu’assainir un secteur où des abus attentatoires à l’ordre public et même à l’équilibre sociétal commençaient à devenir légion. Au nom de la liberté de culte, des églises poussent comme des champignons dans chaque parcelle de Kinshasa se disputant le monopole des tapages nocturnes et diurnes avec les bars!
Lorsque Maj Kisimba nettoie au «karcher» l’administration foncière, décrète des journées portes ouvertes, va à la rencontre des Congolais victimes d’expropriation ou d’autres injustices dans le domaine foncier; il pose les jalons du renouveau dans un secteur ultra sensible pour la paix sociale .La majorité de différends devant les cours et tribunaux portent, en effet, sur des questions foncières.
L’action volontariste du trio Mashako-Luzolo-Kisimba est la démonstration que ce pays peut tourner la page de tout ce qui est indigne de la République.
José NAWEJ


Odeur de campagne

Si ce n’est pas encore la précampagne électorale, cela y ressemble fortement. Les visites du Raïs en provinces sont de plus en plus ponctuées par des adresses aux allures à la fois de bilan de mi parcours et d’annonces des lendemains qui chantent. Pour faire passer son message, Joseph Kabila s’exprime devant un échantillon des forces vives de la région visitée. Cela a été le cas à Mbuji Mayi, chef-lieu du Kasaï oriental.. Cela vient de se passer aussi à l’identique à Bukavu, capitale du Sud-Kivu. Dans chacune de ses adresses, toujours le même souci pédagogique de mieux se faire entendre de l’auditoire et de s’assurer que ce public relai va répercuter cinq sur cinq «la bonne nouvelle».
A Bukavu, plus particulièrement, le speech d’avant repas s’est transformé pratiquement en une intervention fleuve. Plus d’une heure. Parions que certains de convives ont dû ronger leur soif et surtout leur faim.
Mais pour le Raïs, le plus important était sans doute ailleurs. Il était visiblement question pour le Président de contrer quantité de «contre vérités» distillées, depuis la normalisation avec le Rwanda, dans l’opinion kivutienne. Il est vrai que depuis les opérations militaires conjointes anti Fdlr, certains leaders d’opinions locaux et d’autres tapis dans l’ombre de lointains salons feutrés de Kinshasa ont entrepris de vendre leur version du rapprochement entre Kinshasa et Kigali. Dans une région où le voisin rwandais n’est pas toujours bien vu, cette campagne de sape et d’ «intoxications»-le mot est du Raïs- commençait à brouiller le message de Kinshasa .Or, vu de la kabilie, le Kivu holding n’est pas n’importe quelle région. C’est l’un de principaux réservoirs de voix à même de faire la différence lors de l’élection présidentielle. Et ce n’est pas à Kabila fils, natif du coin et bénéficiaire du plébiscite kivutien de 2006, que l’on apprendrait cela.
José NAWEJ

























































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
FIN PROCHAINE DU MANDAT DE LA MONUC
Kinshasa pas très d’accord avec le Conseil de sécurité
*«Tout se passe comme si les rédacteurs de la résolution tenaient seulement à faire droit au pessimisme à la mode chaque fois qu’il est question de la RDC», déplore le porte-parole du Gouvernement
La récente résolution du Conseil de sécurité prorogeant de 5 mois le mandat de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) n’a pas rencontrer l’assentiment total du Gouvernement congolais. Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communication et des médias, l’a dit hier au cours de son point de presse mensuel tenu à son cabinet de travail. «Kinshasa n’est pas content», a dit Mende du « procès d’intention » fait par le Conseil de sécurité qui, dans le préambule de sa résolution 1906/2009 insiste sur le fait que le Gouvernement congolais doive « consentir des efforts soutenus à long terme en vue d’arrêter le calendrier des élections locales, législatives et présidentielle en totale conformité avec la Constitution. » Pour le Gouvernement, a signifié Mende, ce discours résonne « comme s’il existait des suspicions légitimes à cet égard alors que rien, ni dans l’organisation des élections de 2006 en plein conflit ni dans la vie institutionnelle pendant la première législature ne justifie de telles suspicions»
Tout en dénonçant le pessimisme ambiant dans le contenu de cette résolution, Mende a aussi stigmatisé l’insistance de la résolution sur des actes de violences sexuelles attribuées aux FARDC sans en faire autant avec les éléments de la MONUC lourdement impliqués dans ces crimes sexuels. Autant a-t-il épinglé la sévérité requise sur des enquêtes ad hoc lorsqu’il s’agit des éléments des FARDC, alors qu’il s’observe une certaine commisération de l’ONU quand il s’agit des Casques bleus.
Autre point de désapprobation du Gouvernement, Mende a relevé le fait que le Conseil de sécurité aligne des conditionnalités et des exigences quand il s’agit d’aborder la question du désarmement et rapatriement forcés des milices étrangères. Il décrie également les relents d’accusation du Gouvernement congolais comme facteur de rupture de la paix à l’Est de la RDC.
Pour l’ensemble, Lambert Mende constate que cette résolution enferme le gouvernement congolais dans «une sorte de cercle vicieux par une sorte de prétention à pouvoir isoler l’objectif de protection des populations civiles congolaises de celui du renforcement des capacités de l’Etat, y compris et surtout celles de son bras séculier que sont les FARDC. La Résolution aurait dû, dès lors, mettre en avant l’amélioration des capacités d’organisation et d’encadrement des FARDC pour les rendre le plus vite possible aptes à assumer un devoir de protection dans l’exécution duquel la MONUC ne pourra pas suppléer ad vitam aeternam au lieu de les priver d’un tel soutien au moindre dysfonctionnement par un souci égocentrique de public relation ».
Auparavant, le ministre de la Communication et des médias a fait une évaluation de la situation sécuritaire à Dongo et à l’Est du pays qu’il a dit connaître des évolutions notables. Sur le dossier de Dongo, Mende a déclaré que la situation qui y a prévalu était « une résurgence contemporaine d’une querelle inter-clanique qui date des années 40. » cela est une preuve que les affrontements qui y ont eu lieu ne sont pas liés à des « questions politiques contemporaines. » Il ne s’agit pas, non plus, d’une invention d’une certaine diaspora qui parlait de « Patriotes résistants Congolais ».
La bande qui a semé la mort à Dongo pour des besoins de terre se prénomme « Mouvement de Libération indépendant des Alliers » dont le responsable est un nommé Mabenga Mongbanda alias Ibrahim (60 ans), également affublé du titre de « Grand Libérateur » et connu comme féticheur. Mende a également souligné qu’il n’y a eu aucune implication d’un pays étranger dans les tueries de Dongo, avant de saluer l’initiative du Congo-Brazzaville qui a « dissuadé quelques boutefeux qui tentaient de rallier les bandits du village à partir de son territoire. »
Enfin, il a lavé de tout soupçon les acteurs politiques qui, selon lui, ne sont nullement impliqués dans ce dossier comme affirmé auparavant.
Pour ce qui est de la situation sécuritaire à l’Est, Lambert Mende a fait état du matage de deux tentatives de rébellion ont été observés il y a quelques semaines dans le Nord Kivu à l’initiative de deux anciens membres du CNDP, les dénommés Gad et Nsengiyumva. Les deux tentatives ont été étouffées dans l’œuf par la perspicacité des FARDC dont les unités d’action étaient composées essentiellement d’anciens éléments du CNDP brassés dans les forces régulières. Gad, qui s’était mis à la tête d’un petit groupe d’anciens éléments du CNDP a, en effet, été remis au pas après l’attaque de son bivouac par une unité de l’opération Kimia II. Après la reddition de ses complices, Gad prendra la fuite vers l’Ouganda où il a été mis aux arrêts.
Pour sa part, Nsengiyumva vient à peine d’être également remis au pas après avoir tenté d’embarquer en insurrection un bataillon majoritairement composé d’éléments issus de l’ex-CNDP à Masisi en connexion avec le PARECO. Usant de subterfuge, l’intéressé avait tenté de circonvenir une centaine de soldats de son bataillon pour lancer une offensive sur Lukweti, cette fameuse bourgade où Human Rights Watch avait donné les FARDC pour avoir perpétré un massacre sur les civils. « C’est après l’interception de leur colonne par une unité FARDC (…) que la plupart d’entre eux se sont rendu compte de la supercherie et regagner leur caserne», a fait savoir Mende. A ce jour, a-t-il conclu, Nsengiyumva n’a plus, autour de lui, qu’une trentaine d’éléments qu’il compte rallier au PARECO et aux FDLR, une contradiction lorsque l’on sait que l’ex-CNDP avait pour objectif de combattre les FDLR.
Autre maître-chanteur à la sécurité arrêté, c’est François Gachaba, meneur d’une autre tentative insurrectionnelle, toujours avec d’anciens éléments du CNDP. Ancien député provincial du Nord Kivu, Gachaba avait été condamné pour viol avant d’être exfiltré par d’autres hérétiques de l’ex-CNDP. Il est actuellement en cours de transfert à Kinshasa pour purger sa peine. Lire en pages suivantes le texte intégrale de l’exposé de Lambert Mende

Jonas Eugène KOTA et Dorian KISIMBA

Exposé du ministre de la Communication et des Médias
Notre entretien d'aujourd'hui, le dernier de l'année 2009, portera essentiellement sur : Les dernières évolutions de la situation sécuritaire à Dongo, les suites des dernières tentatives de redéstabilisation de l'Est de la RD Congo et Nos appréciations sur la Résolution 1906/2009 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la RD Congo.

I. Evolution de la situation sécuritaire à Dongo (Equateur)
Lors du dernier point de presse tenu en cette salle le 15 Décembre dernier, nous vous avions donné quelques informations sur la reprise par les unités des forces de sécurité nationales de l'agglomération de Dongo, en province de l'Equateur occupée par une bande armée depuis quelques semaines.
À l'heure actuelle, nous sommes en mesure de vous présenter une situation actualisée telle qu'établie par les services spécialisés du Gouvernement sur le terrain.
Il se confirme qu'on s'est trouvé face à une résurgence contemporaine d'une querelle inter clanique qui date des années 40 puisque c'est en 1946 que des éléments de la population Enyele (Lobala) ont eu maille à partir avec leurs voisins Monzaya (Boba). Cet atavisme qui fut par la suite à la base d'échauffourées sanglantes sous la Première République conduisit le premier Président de la République Démocratique du Congo, Monsieur Joseph Kasavubu à se rendre personnellement à Dongo pour conclure une médiation entre les deux clans rivaux. Ce qui démontre que, contrairement à certaines affirmations péremptoires entendues ici et là, le conflit de Dongo n'est nullement un fait nouveau ou lié à des questions politiques contemporaines.
L'enquête minutieuse menée par nos services a permis une identification assez précise des acteurs de ces événements.
Ainsi, grâce aux documents, sceaux et autres effets récupérés par les FARDC sur les éléments neutralisés ou capturés de la bande responsable de ces atrocités, ladite bande s'est baptisée " Mouvement de Libération Indépendante des Ailiers " (citation). On peut questionner à bon escient le niveau intellectuel d'un mouvement ainsi présenté par ses propres ténors. Très probablement des gens à peine alphabétisés... Un démenti cinglant à l'égard des récupérateurs d'une certaine diaspora, initiateurs de la création virtuelle baptisée depuis Paris " Patriotes Résistants Congolais " dont aucune référence n'a été relevée ni dans les documents saisis, ni à travers les interrogatoires des éléments de la bande capturée. Autre contradiction avec les " révolutionnaires de l'Internet " qui mettent en exergue une prétendue libération de notre pays d'on ne sait trop quel joug par les assaillants de Dongo il appert très clairement que ceux-ci n'avaient pour seul but que de nettoyer ethniquement une bande de terre de 50 Km sur 15 qu'ils considèrent comme appartenant à leur clan.
Pour preuve la " carte d'état-major " trouvée sur la plupart d'entre eux n'est ni celle de la RD Congo, ni même de la Province de l'Equateur mais la " carte Lobala " qui ne reprend que le minuscule espace dans lequel des populations de ce clan.
Les politiciens démonétisés de Paris n'ont qu'à chercher ailleurs pour se trouver des nouveaux faire-valoir pour se mettre en scène.
La branche armée de ce " Mouvement de Libération Indépendante des Ailiers " s'appelle " Nzobo ya Lombo ", expression en langue lobala signifiant littéralement " les bandits du village ". Tout un programme.
II est désormais établi que le premier responsable de ce groupe armé criminel du Nord de l'Equateur est un certain Mabenga Mongbama, alias Ibrahim (60 ans), un féticheur assez connu dans la région et qui fut un moment enseignant dans une école primaire. Mabenga Mongbama 'Ibrahim' qui porte le titre de " Grand Libérateur " est le père biologique du sieur Ondjani (24 ans), qui aurait, selon la chronique locale, hérité des pouvoirs mystico-magiques de son père.
Le " Grand Libérateur" qui s'est aussi proclamé chef spirituel a cédé le commandement militaire de la bande à son fils Ondjani, lequel est secondé par un ancien Sergent des FAZ Emeka, devenu Capitaine des FARDC grâce au brassage. Un autre adjoint de Ondjani s'appelle Bozamba.
La première structuration des " Nzobo ya Lombo ", date du 8 novembre 2009. Aucune des pistes révélées aux enquêteurs des services spécialisés n'a permis de faire remonter plus loin dans le temps cette structuration.
Sur les listes des bandits du village, sont enregistrés un grand nombre d'enfants soldats dont l'âge va jusqu'à 10 ans. Quelques démobilisés d'anciens groupes armés s'y retrouvent aussi mais en nombre très peu significatif, le gros de la troupe étant exclusivement composé de membres d'un même clan. C'est un mouvement mono-clanique dont les prétentions n'ont à aucun moment guère dépassé le cadre du conflit interclanique.
Le Gouvernement de la République est également en mesure d'affirmer que sur la foi des renseignements disponibles à ce stade, il n'y a aucune implication avérée d'un pays étranger dans ce conflit qui a saccagé Dongo.
En ce qui concerne la République sœur du Congo-Brazzaville, le Gouvernement, qui a déjà eu l'occasion d'exprimer son appréciation aux autorités congolaises pour l'accueil et l'hébergement des dizaines de milliers de nos compatriotes réfugiés à la suite de ces événements a noté également avec satisfaction que des actions concrètes et vigoureuses ont été entreprises par ce pays frère pour dissuader quelques boutefeux qui tentaient de rallier les bandits du village à partir de son territoire.
C'est le lieu pour le Gouvernement d'inviter nos frères et sœurs réfugiés au Congo Brazzaville ou éparpillés à travers différents sites à l'intérieur du pays à regagner sans crainte leurs villages, désormais en sécurité. Car l'aide à leur apporter sera distribuée dans lesdits villages et non ailleurs. Les partenaires humanitaires de la RDC sont instamment invités à encourager et faciliter le retour de nos concitoyens dans leurs villages et à s'abstenir de les fixer loin de ceux-ci par l'appât des distributions de l'aide humanitaire.
Il convient par ailleurs de noter que rien dans les conclusions des enquêtes diligentées par les services spécialisés ne permet de confirmer les soupçons exprimés naguère à rencontre de quelques acteurs politiques congolais. En d'autres termes, les investigations menées par les services attitrés n'ont pas pu mettre en cause des hommes politiques congolais dans ces événements, contrairement à des rumeurs insistantes en sens contraire. Nous pensons qu'il faut s'en féliciter.
Ce que les enquêteurs ont établi par contre, c'est que l'une des raisons essentielles de l'aggravation de ce conflit, réside dans la généralisation de la culture de stupéfiants (chanvre à fumer) dans la contrée. En effet, il a été constaté que dans la quasi-totalité des villages visités par les services spécialisés du Gouvernement, existaient des champs de chanvre à fumer entretenus au grand jour, au nez et à la barbe des autorités locales. Le Gouvernement de la République a instruit les autorités politico-administratives des entités territoriales concernées ainsi que la police nationale d'intervenir vigoureusement pour éradiquer définitivement ces cultures de chanvre à fumer qui permettent aux criminels de droguer des jeunes pour les entraîner dans leurs opérations de nettoyage ethnique.
A ce jour, le bilan de cette aventure macabre est de plus de 187 civils froidement tués par la bande à Ondjani et consorts. Dans les fosses communes disséminées le long de leur parcours, on a identifié des enfants de quelques mois dont les petits corps ont été fracassés contre des troncs d'arbre, des femmes éventrées, des hommes mutilés. Sur un rayon de plus de 40 Kilomètres, toutes les maisons d'habitation et les champs agricoles ont été systématiquement incendiés par la bande à Ondjani dans le but de faire fuir les rescapés loin du " pays Lobala".
S'agissant des forces belligérantes , les " bandits du village " de Ondjani et consorts ont perdu quelques 82 de leurs éléments pendant les combats.
28 éléments de la Police anti-émeute avaient été tués les premiers jours des pogroms en essayant de s'interposer entre les " bandits armés " et leurs victimes. Lors de la contre offensive qui a chassé Ondjani et ses semblables de leur place forte de Dongo, les FARDC ont eu une dizaine de militaires tués au champ d'honneur, dont un capitaine. 57 éléments des " Bandits du Village " capturés lors des affrontements ont déjà été acheminés à Kinshasa où la justice s'apprête à leur appliquer les rigueurs de la loi.
A l'heure actuelle, les forces résiduelles des bandits armés qui ont été mis en déroute sur l'ensemble de leurs retranchements dans la zone se sont repliés sur la petite localité de Enyele où ils se trouvent totalement encerclés par les unités combattantes des FARDC.
Les FARDC ont été instruites pour accorder à ces brebis égarées une toute dernière chance de déposer leurs armes et se rendre volontairement et pacifiquement pour répondre de leurs actes devant la justice car des mandats d'amener les attendent. A défaut pour eux de saisir cette main tendue du Gouvernement, ils n'auront qu'à s'en prendre à eux-mêmes pour les conséquences de l'assaut que les FARDC lanceront contre leur dernier réduit.
A ce stade, il n'est pas inutile de rappeler pour l'édification de tous et de chacun qu'il ne s'est pas agi à Dongo, d'une opération conjointe FARDC-MONUC. La vérité est que la MONUC a fourni à nos forces quelque appui en transport et en ravitaillement, ce dont nous la remercions. Mais, il n'en demeure pas moins que l'opération de pacification de Dongo a été menée uniquement par les FARDC. Preuve, s'il en est besoin, que les forces congolaises dont le moral est au plus haut sont à même de s'acquitter efficacement de leur tâche de défense de notre pays, pourvu que soient mis à leur disposition des moyens adéquats. Une réalité à prendre en compte impérativement dans la négociation annoncée de la reconfiguration de la mission onusienne en RD Congo.

II. Menaces des résidus des ex-groupes armés nationaux au Kivu
Passant de Dongo au Kivu, je voudrais dire un mot sur deux tentatives, fort médiatisées du reste, de reconstitution d'une rébellion armée sur les cendres d'ex-mouvements armés CNDP et PARECO par deux individus, Cad et Nsengiyumba, anciens du CNDP.
Le dénommé Gad dont certaines livraisons de la presse kinoise présentaient hier encore comme étant à la tête de ce qui a été appelé pompeusement " nouvelle rébellion " a effectivement tenté ce mauvais coup il y a deux mois.
Le Commandement des FARDC avait alors ordonné une prompte remise au pas de l'apprenti sorcier dont le bivouac fut attaqué par une unité de l'Opération Kimia 2 qui lui imposa une défaite sévère. Ceux de ses complices qui avaient survécu à l'offensive s'étant rendus, le sieur Cad ne trouva de salut que dans une fuite honteuse vers l'Ouganda où il a été intercepté par les autorités gouvernementales de ce pays voisin.
Quant au Lieutenant-colonel Nsengiyumva, il a tenté il y a à peine quelques jours de mener en insurrection un bataillon majoritairement composé d'éléments issus de l'ex-CNDP à Masisi, dans un projet de connection avec d'autres apprentis sorciers du PARECO.
Il a entraîné 125 soldats de son bataillon dans son aventure funeste en leur faisant croire qu'il s'agissait d'exécuter un ordre de marche sur la localité de Lukweti. Aux 125, se sont ajoutés 50 autres anciens de l'ex-CNDP, ce qui porte à 175, le nombre total d'éléments de l'armée de Nsengiyumba. C'est après l'interception de leur colonne par une unité FARDC au cours de laquelle 53 hommes de Nsengiyumba sont fauchés que la plupart d'entre eux se rendent compte de la supercherie. 88 d'entre eux se rendent et expriment leur volonté de reprendre le chemin de leur caserne, ce qui leur a été accordé. De sorte qu'il n'y a plus autour de NSENGIYUMVA qu'une trentaine de personnes qu'il compte rallier aux PARECO et aux FDLR, une véritable incongruité quand on sait que l'une des raisons d'exister du CNDP fut de combattre les FDLR et le PARECO !
Il convient d'ajouter que c'est dans la foulée de la traque de la bande à Nsengiyumba que les FARDC viennent d'entrer dans la localité de Lukweti, dans cette deuxième moitié du mois de décembre 2009 en chassant de cette localité la milice de l'ACPLS, alliée aux FDLR. Une nouvelle occasion de questionner la crédibilité des informations fournies aussi bien par le BCUNDH que par HRW faisant état de carnages commis à Lukweti entre avril et septembre 2009 par les FARDC qui n'y sont entrées que fin décembre.
Un autre fait mérite d'être relevé : les unités qui ont neutralisé et détruit aussi bien la bande des réfractaires à l'intégration de Cad et des mutins de Nsengiyumba, étaient composées en majorité d'anciens éléments de l'ex-CNDP. Ceci est une preuve que les efforts de brassage des ex-éléments du CNDP au sein des FARDC commencent à porter leurs fruits. C'est également, une preuve supplémentaire, après celle fournie à Dongo, que nos forces armées sont à la hauteur de leur devoir pourvu qu'elles disposent de moyens conséquents.
La dernière bonne nouvelle relative à la mise en déroute des maîtres chanteurs impénitents d'anciens groupes armés, c'est l'arrestation de François Gachaba, meneur d'une autre tentative de reconstitution d'un mouvement armé composé d'anciens éléments du CNDP et qui n'est autre que ce criminel condamné pour viol par un tribunal de Goma et qui a été exfiltré de son lieu de détention par d'anciens éléments du CNDP, ce qui valu à nos Forces Armées une volée de bois de vert de quelques ONG. Sieur Gachaba, ancien député provincial du Nord Kivu, est donc aux arrêts et en train d'être transféré vers une prison d'Etat où il devra purger la peine de servitude pénale à laquelle il avait été condamné au Nord Kivu.

III. La Résolution 1906/2009 du Conseil de Sécurité sur la RDC
L'appréciation par le Gouvernement de la Résolution 1906/2009 du Conseil de Sécurité de l'ONU adoptée le 23 décembre 2009 sur notre pays est assez mitigée. Cette résolution présente certes quelques avantages pour notre pays. Il s'agit notamment de la prorogation du mandat de la MONUC seulement jusqu'au 31 mai 2010 (1) au lieu de toute l'année comme d'habitude, conformément à la volonté clairement exprimée par le Chef de l'Etat, le Président Joseph Kabila, de voir les Nations Unies soumettre à notre pays un calendrier de retrait progressif de la MONUC au plus tard le 30 juin 2010. Le Conseil de Sécurité est allé au-delà de ce vœu en demandant au SG des Nations Unies de " déterminer en étroite collaboration avec le Gouvernement de la RDC les modalités de la reconfiguration du mandat de la Mission, en particulier les tâches essentielles dont elle doit s'acquitter avant d'envisager un retrait progressif et de lui présenter un rapport et des recommandations d'ici au 1er avril 2010" (2).
La décision du Conseil de Sécurité de confier à la MONUC les missions respectivement d'assurer la protection des civils, de mener des activités renforcées de désarmement des groupes armés congolais et étrangers et d'appuyer la réforme du secteur de la sécurité menée par le Gouvernement de la RDC (5, a,b,c) va également dans la bonne direction à notre sens.
Il en est de même notamment des résolutions portant sur le soutien à apporter par la MONUC au Gouvernement de la RDC à rétablir son autorité sur les territoires repris aux groupes armés et dans les grandes zones minières (21, c) ou sur l'application par tous les Etats des sanctions imposées par les résolutions 1533/2004 et 1896/2009 à rencontre des dirigeants des FDLR qui résident sur leur territoire (27)
Nous sommes par contre assez réservés face à ce qu'il faut bien considérer comme un véritable procès d'intention lorsque le préambule de la Résolution 1906/2009 insiste lourdement sur le fait que le Gouvernement de la RDC doive " consentir des efforts soutenus à long terme en vue d'arrêter le calendrier des élections locales, législatives et présidentielles en totale conformité avec la constitution " comme s'il existait des suspicions légitimes à cet égard alors que rien ni dans l'organisation des élections de 2006 en plein conflit, ni dans la vie institutionnelle pendant la première législature ne justifie de telles suspicions. Tout se passe comme si les rédacteurs de la Résolution tenaient seulement à faire droit au pessimisme à la mode chaque fois qu'il est question de la RDC.
On peut aussi s'étonner du style péremptoirement affirmatif utilisé dans la Résolution pour évoquer les actes de violence sexuelle et sexiste commis par des éléments des FARDC (11) alors que s'agissant des mêmes faits à charge du personnel de la MONUC, le rapport évoque avec la prudence de rigueur par respect pour le principe de la présomption d'innocence " des cas de violence sexuelle qui auraient été commis par des membres du personnel civil et militaire de la MONUC ". Pour quelles raisons la présomption d'innocence ne couvrirait-elle que les éléments de la MONUC et pas ceux des FARDC ?
On remarque en outre que la Résolution recommande que lorsqu'un élément des FARDC est présumé auteur de telles violences, une enquête approfondie soit menée par les autorités congolaises avec l'appui de la MONUC et que leurs auteurs soient traduits en justice dans le cadre d'une procédure solide et indépendante (11) ; mais lorsque c'est un élément de la MONUC qui est présumé auteur des mêmes violences, seul le SG de l'ONU est " prié " de poursuivre les enquêtes, sans une quelconque implication des autorités compétentes congolaises pour ne fût-ce que s'assurer de la " solidité " et I' " indépendance " de la procédure qui sera appliquée. Deux poids, deux mesures, un déni des Droits de l'Homme.
La Résolution sous examen demande instamment à la MONUC de renforcer son appui à la démobilisation et au rapatriement volontaires des combattants étrangers, alors que cette étape est quasiment dépassée depuis belle lurette. La vraie question à l'ordre du jour qui est celle du désarmement et du rapatriement forcés est quant à elle subtilement noyée dans un foisonnement de conditionnantes et d'exigences mises sur le dos du Gouvernement congolais érigé quasiment au rang de facteur de la rupture de la paix à l'Est de la RD Congo par les auteurs de la Résolution.
A cet égard, force est de constater que cette Résolution nous enferme dans une sorte de cercle vicieux par une sorte de prétention à pouvoir isoler l'objectif de protection des populations civiles congolaises de celui du renforcement des capacités de l'Etat, y compris et surtout celles de son bras séculier que sont les FARDC. La Résolution aurait dû dès lors mettre en avant l'amélioration des capacités d'organisation et d'encadrement des FARDC pour les rendre le plus vite possible aptes à assumer un devoir de protection dans l'exécution duquel la MONUC ne pourra pas suppléer ad vitam aeternam au lieu de les priver d'un tel soutien au moindre dysfonctionnement par un souci égocentrique de 'public relations'.
Il sied enfin d'attirer l'attention de tous sur le fait que le ton comminatoire usité dans certains paragraphes de la résolution 1906/2009 est irrecevable par principe. Nos institutions et leurs technostructures apprécient à leur juste valeur l'appui leur apporté par la Communauté Internationale dont une mauvaise décision en 1994 est à la base de la tragédie que connaît aujourd'hui notre pays. Pour autant, il n'est pas question qu'elles soient mises sous la tutelle de qui que ce soit, même pas du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Une concertation plus adulte entre les autorités congolaises et les Nations Unies est vivement recommandée pour éviter de nouveau gâchis.
En un mot comme en cent, nous dirons que dans l'approche globale de la rupture de paix et de sécurité en région des Grands lacs, la Résolution 1906 semble oublier que la République Démocratique du Congo est la victime et non l'auteur des agressions qu'elle subit. Le rôle et la responsabilité de la communauté internationale dans cette situation ne sont pas soulignés. Or seule une relecture objective des rôles joués par les uns et les autres dans les Grands Lacs depuis 1994 pourra conduire à une définition plus juste des devoirs de chacun dans les efforts pour rétablir la paix et la sécurité.
La résolution 1906 évoque l'exploitation et le commerce illicite des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo comme liée à la prolifération et au trafic des armes à l'Est de la RDC elle ne remonte pas la filière de cette exploitation jusqu'aux bénéficiaires basés en Occident, afin d'établir leurs responsabilités.
La résolution 1906 met en exergue l'impunité des FARDC au moment où les statistiques des jugements rendus par les tribunaux militaires prouvent le contraire.
Quant à la conditionnalisation de l'appui de la MONUC aux FARDC au respect des droits de l'Homme et du droit humanitaire international, elle paraît légitime. Néanmoins, il s'agit là d'une matière où des conflits possibles d'interprétations doivent être prévenus à travers la concertation régulière entre la MONUC, le Gouvernement et l'Etat-Major congolais à ce sujet afin d'éviter que le constat d'abus soit unilatéral, donc sujet à caution. Le choix de bataillons devant obtenir l'appui de la MONUC ne peut être après concertation, que le fait du Commandement militaire et du Gouvernement Congolais si on veut réellement renforcer l'Etat et non le détruire en RD Congo. Il est clair que le paragraphe concernant cette question a été mal rédigé.
Enfin, le constat du Conseil de sécurité selon lequel " la situation en République Démocratique du Congo continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la région " n'est pas partagé dans la région à en croire notamment les gouvernements du Rwanda et de l'Ouganda.


INFOS INFOS
DOSSIER: RELATIONS ASSEMBLEE NATIONALE - GOUVERNEMENT
Boshab et Muzito harmonisent !
L'attente a finalement été vaine pour les journalistes qui ont afflué, hier au Palais du peuple, où était annoncé une conférence de presse que devaient animer conjointement le Président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, et le Premier Ministre, Adolphe Muzito. En lieu et place de ce rendez-vous manqué avec la presse, les deux hommes ont plutôt eu un entretien hier dans le cadre d'une réunion du Bureau de l'Assemblée nationale élargie aux Présidents des groupes parlementaires et des commissions permanentes. Aux côtés de Muzito, on a constaté la présence de Matenda Kyelu, ministre des Finances.
Au bout de trois heures, les journalistes ont eu droit à une petite phrase lapidaire du Chef de l'exécutif national : " c'était une réunion de travail ". Pas très avancés, non plus, après avoir accroché Matenda Kyelu. Celui-ci a déclaré qu'il s'agissait d'une réunion d'échange d'informations sur l'actualité nationale. Pressé pour en savoir plus, l'argentier national a expliqué que les deux parties ont échangé sur la clôture de l'exercice budgétaire 2009 avant d'envisager les modalités de mise en exécution de celui de l'exercice 2010.
Maigre moisson donc, alors que les couloirs du Palais du peuple grouillaient de supputations sur cette rencontre. Il était indiqué que Boshab et Muzito étaient appelés à harmoniser les vues sur certaines questions qui auraient assombrit les nuages des relations entre l'Exécutif et l'Assemblée nationale.
Boshab aurait eu besoin d'obtenir des assurances du Gouvernement quant à la disponibilisation des moyens en faveur de l'Assemblée nationale. On se rappelle, à ce sujet, le désappointement du Speaker de la chambre basse à la clôture de la dernière session budgétaire lorsqu'il avait interdit aux membres du Gouvernement de prendre part à cette cérémonie. La veille, il avait justifié cette mesure par le fait que l'Assemblée nationale n'avait pas reçu les frais de fonctionnement.
On explique aussi que le Président de l'Assemblée nationale aurait initié cette démarche à la suite des plaintes répétées de ses collègues et d'autres situations dont le règlement était rendu délicat du fait du manque de moyens.
Quant au dossier de la clôture du rapport d'exécution du budget de l'exercice 2009, des sources au Palais du peuple laissaient entendre qu'il se serait agi de dégager le degré de responsabilité du Gouvernement sur certaines questions, notamment le rôle de la Présidence de la République dans la gestion du plan de Trésorerie du Gouvernement tel que l'avait décidé le Chef de l'Etat. La question aurait été de savoir si la démarche constituait une surveillance de l'Exécutif par la Présidence ou une participation de celle-ci à la gestion.
Bien entendu, toutes ces supputations que la presse entendait clarifier n'ont pu avoir d'issue particulière. JEK & DK

RETOMBEES DU SOMMET DE COPENHAGUE
100 milliards de dollars US aux pays africains d’ici à 2020

Le ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, José Endundo Bononge, a tenu, hier mardi 29 décembre 2009, une conférence de presse au Grand Hôtel Kinshasa (GHK) sur les tenants et les aboutissants de la 15ème conférence des parties à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de la 5ème rencontre des parties au protocole de Kyoto qui s’est tenue du 07 au 18 décembre 2009 à Copenhague. Ces rencontres ont examiné plusieurs thèmes particulièrement articulés autour de quatre idées forces à savoir, l’engagement des pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES), la mise en place d’actions visant à atténuer les risques liés au changement climatique dans les pays en développement et l’identification d’institutions relais pour les financements et les transferts de technologies.
A l’issue de ces négociations, il a été obtenu la création d’un fonds vert qui s’élève à 100 milliards de dollars US d’ici à 2020, à raison de 100 milliards de dollars par an aux pays africains en développement. Il a été également imposé à la Chine, au Japon et aux USA qui polluent à 45% de réduire les émissions de gaz à effet de serre à 20%. Malheureusement, ces pays développés, qui sont des grands pollueurs, ont balayé du revers de la main la limitation de gaz à effet de serre. Mais, il sied de signaler que Copenhague n’a pas tout de même accouché d’une souris. Car, même si les pays développés continuent à polluer, en contre partie, ils doivent payer la taxe de carbone aux pays forestiers comme la RDC qui joue un rôle important dans la réduction de gaz à effet de serre. Tout simplement parce que ces pays africains sont des ressources inépuisables du carbone.
A en croire le n°1 de l’Environnement, le fonds vert a été mis en place pour sécourir les pays producteurs du carbone. Selon lui, dans les 10 milliards de dollars annuels affectés aux pays africains à raison de 40% et la question forestière de 20%, comme ce fonds nécessitera une compétition entre les Etats africains concernés, José Endundo a estimé que le moment est venu pour mettre l’ordre dans la maison. D’où, a-t-il indiqué, dès que la RDC a souscrit à cet accord, l’urgence c’est de renforcer les capacités des agents de son ministère et le ciblage des objectifs à atteindre.
Vu l’enjeu fondamental que ces négociations ont representé pour l’humanité, il est impérieux que les pays fassent des efforts pour réduire les effets de serre. Les pays africains qui ont pris part à la Convention cadre et au protocole de Kyoto disposent, pour la plupart, de programmes d’adaptation au changement climatique et d’attenuation des effets de gaz qui ont été élaborés dans le cadre de développement durable. Il ne s’agit pas seulement de mettre ces programmes en place, mais de tenir compte des capcités technologique, technique et financière pour juguler les difficultés de coordination entre Etats qui sont véritablement des freins à leur promotion. C’est pour cette raison que les Africains devront prendre l’engagement de corriger ces insuffisances.
La Communauté internationale, en se reférant aux conclusions et recommandations des experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC), doit assumer ses responsabilités en matière de reduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et honorer ses obligations en fournissant les moyens nécessaires à la mise en oeuvre du protocole de Kyoto.
Elle doit aussi se concerter pour mettre sur pied un nouveau partenariat fondé sur une juste répartition des rôles, dans un souci de complémentarité, de transparence et de coordination des dispositions du futur traité.
Enfin, la Communauté internationale a cherché à faciliter l’accès des pays en développement et, en particulier, des pays africains, aux financements que le marché du carbone peut dégager pour promouvoir une croissance peu polluante en Afrique. Pour ce faire, elle s’est appuyée sur les institutions régionale et sous-régionale, voire les banques, pour obtenir un financement afin de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.
Simard Simon TSOUMBOU


PROFITANT DU SOMMET SUR LE CLIMAT
Des « ngulu » congolais disparaissent dans la nature à Copenhague !

José Endundo Bononge est rentré estropié de Copenhague où il vient de conduire la délégation congolaise au sommet sur les changements climatiques. Estropiée puisque la délégation qui comportait 70 membres s’est retrouvée amputée de plusieurs de ses membres : 30 personnes pour les uns, 40 pour d’autres. Ces personnes, parmi lesquelles on dénombre des experts du Gouvernement, ne sont pas restées poursuivre d’éventuels travaux en groupes techniques. Ils ont tout simplement pris la clé des champs, profitant d’une mission de service pour rester en Europe.
Loin d’être amusante, cette fuite massive est l’objet d’une indignation généralisée dans les milieux des personnes bien pensantes. Voici des cadres, sur qui comptait le pays dans un dossier aussi sensible que stratégique des perturbations climatiques, qui choisissent de disparaître dans la nature comme de vulgaires apprentis artistes. Alors que l’on croyait clos ce dossier communément connu sous le vocable peu élogieux de « ngulu », il ressurgit de la manière la plus honteuse dans les milieux de l’élite congolaise. Des messieurs apparemment respectables ont, durant tout leur séjour et tout au long des travaux (s’ils y ont effectivement pris part), nourri et muri leurs intentions de fuir en Europe dans l’espoir d’y trouver le bonheur qu’ils n’ont pas dans leur pays. Des hommes et femmes respectables, parmi lesquels certainement des pères et mères de famille, ont choisi d’abandonner les leurs pour aller humer l’air frais de l’Occident. Quelle arriération mentale pour des «intellectuels» de leur trempe ! Dire que cette immigration clandestine intervient alors que se déroule une vaste campagne de sensibilisation à l’immigration responsable.
Combien de temps donc, ces fugitifs seront-ils en cavale lorsque l’on observe les nouvelles dispositions mises en place pour traquer les immigrés clandestins en Europe ? Où donc iront ces fugitifs dans un pays – Danemark – peu connu pour les immigrations africaines ? En quelque sorte, c’est comme si un éléphant cherchait à se cacher sur le nez d’une mouche. JEK


LE TEMPS EFFACE LES IDEES (Par Marcellin MANDUAKILA)
*Les «coupeurs» portés disparus, des «quados» en débandade dans les rues de Kinshasa

Lorsqu’on vous dit «coupeurs», rassurez-vous, il ne s’agit guère de «coupeurs de tête» comme on en voit ailleurs. On est ici en présence d’une expression tirée du jargon journalistique dans le contexte congolais. «Coupeurs» renvoie aux âmes particulièrement généreuses qui savent voler au secours du journaliste en lui témoignant leur «reconnaissance» pour sa plume.
Le mot «Coupeurs» en soi n’est qu’une variante d’un autre mot: «Coupage». En fait, ce dernier terme désigne, toujours dans le jargon journalistique congolais, la «reconnaissance» émanant d’une «âme généreuse» qui renforce les capacités vitales de tout journaliste en transcendant la pauvreté de la presse congolaise. Sous la deuxième République, à la place du «coupage», on parlait plutôt de «un peu, un peu» avec des proportions éléphantesques. Depuis la transition mobutienne jusqu’à ce jour, c’est le terme «coupage» qui est en vogue, même en période de la tolérance zéro décrétée en RDC.
Dans l’imaginaire congolais, le terme «quado» désigne ceux des compatriotes qui réparent les pneus généralement au coin des rues ou artères ou encore à côté des stations service. Mais, depuis la deuxième République, période pendant laquelle ce terme a fait son entrée dans le jargon journalistique, «quado» désignait le malheureux journaliste qui fabriquait des ministres, Pdg, gouverneurs et autres pendant que lui-même se maintenait dans le même état. Car, personne, une fois montée, ne lui renvoyait réellement l’ascenseur.
Ces termes ainsi décortiqués, le terrain étant suffisamment déblayé, passons donc à la disparition des «coupeurs» avant d’en venir à la débandade des «quados». Si, à l’époque de Mobutu (deuxième République et transition), on assistait à une avalanche des «coupeurs» et donc de «coupages», cette race semble aujourd’hui en voie de disparition rien qu’à voir la forte réduction à la baisse à laquelle les «quados» devenus chevaliers de la plume sont conviés. Lorsqu’on y ajoute la fameuse crise financière internationale doublée de récession économique, c’est toute une épée de Damoclès qui est suspendue sur la tête des «quados» qui ne savent, depuis, à quel saint se vouer, eux qui étaient habitués à la jouissance.
Le comble, c’est qu’en période de fin d’année, moment pendant lequel les «coupeurs» du temps de Mobutu doublaient particulièrement de générosité, la plupart de «quados» ne savent par où commencer pour avoir «droit» à quelques jouissances pendant les fêtes. Voilà pourquoi, face à la disparition des «coupeurs», les «quados» sont en débandade. Généralement, dans ce genre de conditions, un remaniement est le bienvenu pour permettre aux uns et aux autres de cibler de potentiels «coupeurs» parmi les ministres entrants. Et si là aussi, il n’y aucune visibilité, c’est la tolérance zéro qui en tirera largement profit avec des dénonciations en cascade.
Comme quoi, en temps de rareté de «coupages», il n’est pas facile d’être «quado». A moins de susciter des conflits et de les rentabiliser.

*Démotivés, des ministres n’ont plus le coeur à l’ouvrage, les «remplaçants» se réchauffent
Plus on parle de l’imminence d’un remaniement ministériel en RDC, plus certains ministres ne cachent plus leur démotivation craignant de quitter le Gouvernement central. Mais, quelle que soit la longueur du temps, le remaniement interviendra soit en termes de bouche-trou, soit sous forme de sanctions politiques.
Ce qui expliquerait que certains compatriotes, après quelques contacts de coulisses, se réchauffent déjà dans les couloirs remuant ciel et terre pour que l’échéance ne soit pas retardée le plus longtemps possible. Voilà comment le malheur des uns fera bientôt le bonheur des autres. «Ce n’est rien, c’est juste quelques jouisseurs qui vont céder la place à d’autres qui n’attendent mieux que vivre aux frais de l’Etat», confient certains observateurs.
Pendant ce temps, les ministres démotivés s’emploient à se taper un peu de chances pour se maintenir, en espérant que le Raïs ne suive pas les cris des «agitateurs» qui tiennent à les remplacer alors que le mandat devant aller jusqu’en 2011 n’a pas encore pris fin. Mais, dans son for intérieur, le chef de l’Etat est contraint au remaniement, ne fût-ce qu’avec des postes laissés vacants jusque là. D’où, qu’il pleuve ou qu’il neige, le remaniement sera bel et bien au rendez-vous et ne serait plus qu’une question d’heures ou de jours. Que les «démotivés» se préparent à la remise et reprise pour éviter toute surprise et que les soit-disant «remplaçants» ne se réjouissent pas trop vite parce qu’ils ne sont pas tous à l’abri de la surprise. Le match reste encore ouvert comme on dit.


LIBRE OPINION
Message du Graal: les dissidents tentent de pousser Luzolo à revenir sur les arrêtés de Me Mutombo
Le ministre Luzolo Bambi va-t-il se laisser prendre au piège des dissidents du Message du Graal et donc remettre en cause la décision de son prédécesseur, Mutombo Bakafwa-Nsenda ? C'est la question, mais, aussi la démarche que ceuxqui occupent le siège du Message du Graal tentent auprès du ministre de la Justice Luzolo Bambi. Pour eux donc, lorsqu'un ministre quitte ses fonctions, toutes les décisions qu'il avait prises tombent. Et pourtant, Mutombo Bakafwa-Nsenda est encore au Gouvernement, en qualité de Vice-Premier ministre en charge de la Défense et Sécurité.
C'est pour tenter d'opposer les deux ministres et mettre le Gouvernement en contradiction avec le principe de continuité de l'Etat, que les dissidents ont dernièrement écrit au ministre de la Justice, Luzolo Bambi.
Dans leur démarche, ils mettent en cause la décision de Mutombo Bakafwa-Nsenda qui réhabilitait Nda-Ngye dans ses droits. Ils tentent de démontrer que Nda-Ngye était avec eux dans la dissidence jusqu'à ce qu'ils lui auraient retiré la qualité de membre du Message du Graal. Pour quiconque suit ce dossier, il s’agit d’une basse manœuvre dont le but est de pousser le ministre Luzolo à se désolidariser de la décision de son prédécesseur. Cette attitude manipulatrice tendant à induire l'autorité en erreur, est une preuve de plus que le camp adverse a perdu sur le vrai terrain de justice et a décidé d'user de mensonge. C'est encore la preuve qu'il n'a pas une autre vérité à faire prévaloir. Il serait étonnant que le Gouvernement, à travers le ministre de la Justice, accorde une oreille attentive à ces gens. Ce qu'on attend aujourd'hui du gouvernement pour mettre définitivement fin à ce dossier, c'est plutôt l’application de la décision du ministre Mutombo Bakafwa-Nsenda. Il s'agit de demander aux dissidents de quitter les lieux qu'ils occupent illégalement. Le Procureur général de la République (PGR) avait, du reste, déjà intimé cet ordre. Mais on tergiverse.
Personne ne peut comprendre cela au moment où le Gouvernement est engagé dans le processus tendant à tordre le cou à l'impunité. On sait que l'impunité est liée entre autres aux manœuvres qui suivent le changement de ministres. Les malins s'en servent pour contourner les décisions prises. Cela fait que l'on tourne en rond. La «tolérance zéro» lutte contre cela.

Une basse manœuvre
C'est ainsi que, voulant tirer leur épingle du jeu en espérant que Luzolo Bambi se laissera distraire, les dissidents du Message du Graal veulent faire entrer encore les dissidents étrangers au Congo. Ce sera une façon de démontrer que dans ce pays, les décisions des ministres ne résistent pas aux manœuvres de ceux qu'elles touchent. En effet, c'est une façon pour ces gens de démontrer que les deux derniers arrêtés du Ministre de la Justice, n° 027/CAB/MIN/J & DH/2008 et 028/CAB/MIN/J/ & DH/2008, ne valent pas la peine. Bien plus, ils font même peu de cas de la lettre du Pgr du 14 octobre 2009. Dans sa correspondance, le Pgr leur demandait de libérer la concession du Message du Graal. Malgré cette lettre du PGR, lettre n°5005/D.023/15079/PGR/KAT/2009, les dissidents ne bronchent pas. En lieu et place, ils tentent d'amadouer le ministre de la Justice afin de le mettre en contradiction avec son prédécesseur et le Pgr.
A ce jour, quiconque va dans cette concession constate que les dissidents ont érigé des barrières et utilisent même des policiers pour résister à l'action du gouvernement et du Pgr. Dans quel pays cela est-il possible ? Un de ces quatre matins on apprendra que les policiers illégalement réquisitionnés par les dissidents se sont affrontés avec ceux qui, au nom de la loi sont commis à la protection d'un domaine protégé.
Lorsque Mutombo Bakafwa-Nsenda, en son temps ministre de la Justice, a décidé et que le Procureur Général de la République écrit pour demander le déguerpissement, qui d'autre peut envoyer des policiers pour résister à ces décisions prises par la haute hiérarchie ? Quel sens peut-on donner alors à la tolérance zéro ? N'est-ce pas ce qui fait dire que cette «tolérance zéro» ne frapperait que les menus fretins ? Si tel n'est pas le cas, qu'est-ce qui justifie l'arrogance des dissidents du Message du Graal ? Lorsqu'on n'obéit pas au Procureur général de la République, on ne peut être appelé autrement qu’un hors-la-loi.

Les faits qui parlent
Les faits sont pourtant très parlants à ce sujet. On peut les rappeler en se basant sur les correspondances échangées à ce sujet entre la vraie direction de l'Asbl et le gouvernement.
On note, en premier lieu, la libre décision des deux signataires de la lettre adressée à Luzolo Bambi. Ces derniers, et d'autres, par leur lettre du 7 décembre 1999 se retiraient du Mouvement International du Graal ici-bas défini, de reconnaître et d'adhérer au mouvement des exclus dissidents européens dans l'intention d'un soutien de la part de ceux-ci (soutien, opportuniste devenu depuis lors pour eux réciproque) , ils se sont auto-exclus.
Ensuite, le siège international inamovible du Mouvement du Graal établi à l'Administration du Graal- Vomperbero en Autriche a excommunié, en date du 11/01/2000, les deux signataires en question avec d'autres pour indignité de conduite et ce, conformément aux statuts approuvés par l'arrêté ministériel n° 0100/90, statuts comportant les signatures des deux personnes en cause, aussi conformément au règlement intérieur.
Tertio, la loi n° 004/2001 du 20 juillet 2001 portant dispositions générales applicables aux Associations Sans But Lucratif et aux Etablissements d'Utilité Publique.
L'article 74 reconnaît les asbl et les Etablissements d'Utilité Publique ayant déjà obtenu la personnalité juridique, c'est le cas de l'asbl Message du Graal au Congo dirigée par Monsieur NDA-NGYE Mpia ayant déjà obtenu la personnalité juridique par l'Ordonnance Présidentielle n° 084-167 du 7 août 1984 et ayant déjà par ailleurs obtenu l'approbation des statuts modifiés en 1990.
L'article 8 interdit la dissidence en ces termes : " Aucune association sans but lucratif ne peut se doter des mêmes dénominations, sigles et autres signes distinctifs appartenant à une autre association de quelque nature que ce soit ". La 'dissidence au Congo qui, pour exproprier le Temple et la concession, bref le patrimoine de l'Asbl y compris la Croix à branches égales, le Livre : " Abd-ru-shin, Dans la Lumière de la Vérité, Message du Graal " a pris, en tombant sous le coup de cet article, la dénomination : Asbl le Message du Graal au Congo pour asseoir la confusion et abuser de tous ceux qui ne sont pas informés. Quarto, les Assemblées Générales de I'"Asbl légale " Message du Graal au Congo " sont claires. Celle du 31 janvier 1998 a modifié les statuts qui ont été soumis à l'approbation du Ministre de la Justice, le 4 février 1998 ;
Celle du 29/05/2005 a adopté notamment toutes les décisions prises par le Mouvement International du Graal reconnu et accepté librement depuis l'origine par tous les membres - Celle du 16/07/2008 a notamment constaté la démission des deux administrateurs devenus entre-temps dissidents et les a remplacés par deux autres membres.
Quinto, les deux arrêtés ministériels n° 027/CAB/MIN/J & DH/2008 et 028/CAB/MIN/J & DH/2008 ainsi que La lettre du PGR n° 5005/D.023/15079/PGR/KAT/2009 du 14/10/2009.

Des évidences indiscutables
Tout est, on ne peut plus clair. Devant ces évidences, le ministre de la Justice ne pouvait pas tergiverser et le Pgr a refusé de se laisser distraire.
Comble d'ironie, les dissidents dont les signataires de la dernière lettre adressée au ministre Luzolo, se donnent le droit de déclarer d'irréguliers les deux arrêtés et la lettre du Pgr. Pourquoi, dans ce cas, n'ont-ils pas saisi la Cour Suprême de Justice ? La réponse est simple. Ils se savent perdants sur la voie de droit. Leur chance, la dernière du reste désespérée, c'est la manipulation politicienne. Leur malchance, c'est qu'ils n'ont pas beaucoup de chance de voir Luzolo Bambi s'engager dans leur logique de désolidariser les membres du gouvernement.
Le tort des autorités gouvernementales et judiciaires, c'est de donner de façon indéfinie la chance à ceux qui refusent toute raison.
On a en présence des gens avides du gain à tel point que non contents d'occuper le siège de l'Asbl, mais aussi ils aspirent à s'approprier même le domaine privé de Nda-Ngye.
Il y a donc lieu que l'on applique la décision du ministre et qu'on exécute l'ordre du Procureur Général de la République.
Dans leurs manœuvres de contourner la lettre du Pgr, ils se préparent à désigner un autre président de l'Asbl. Ainsi, Ndjeka pourrait remplacer Palankoy à qui a été donné l'ordre de déguerpissement. Dans leur entendement, Ndjeka n'étant pas Palankoy, la lettre du Pgr serait sans effets parce que adressée à Palankoy. Manœuvre inutile dans la mesure où la gueule de celui qui dirige la dissidence et occupe illégalement le siège de l'Asbl n'annulera nullement la réquisition d'information de déguerpissement immédiate, sans atermoiements et directe.
La vérité c'est que la lettre du Pgr exige le déguerpissement des dissidents qui occupent le siège d'une Asbl et une partie du domaine privé de Nda-Ngye sans titre ni droit. La solidarité gouvernementale va-t-elle être mise en mal par des hors-la loi dont la spécialité est d'user de manœuvres pour induire les autorités en erreur ? Une affaire à suivre. FDA


VIVEMENT LE SPORT
RETRO 2009: Le double sacre africain des Léopards et de Mazembe a cimenté l’unité congolaise en 2009
L’année 2009 qui s’achève laisse un goût mitigé aux sportifs congolais, c’est-à-dire ni amer, ni délicieux. N’eussent été le sacre des Léopards seniors «locaux» au premier championnat d’Afrique des nations (CHAN), Côte d’Ivoire 2009, (8 mars 2009) et le sacre du TP Mazembe à la 13ème Ligue des Champions Orange de la CAF (7 novembre 2009), l’année sportive 2009 allait passer inaperçue, sans lueur d’espoir pour le peuple congolais. Car, la double élimination des Léopards seniors messieurs-mixte (locaux et pro) à la Coupe du monde et à la Coupe d’Afrique des nations 2010 avait profondément préoccupé les Congolais très passionnés pour le football, sport-roi pratiqué sur toute la planète.

Les sacres des footballeurs congolais au niveau tant continental des nations et qu’à celui des clubs n’occultent pas les véritables médailles arrachées dans d’autres disciplines sportives par des athlètes congolais en lutte, judo, boxe, etc. A cette liste s’ajoutent des médailles fantaisistes décrochées par des athlètes congolais dans certaines disciplines au cours des tournois amicaux à caractère international organisés ça et là à travers le monde. Ces athlètes ont effectués ces voyages avec les fonds du trésor public sans aucun impact sur l’échiquier international. Notamment en judo, tennis de table, tae kwon do, handball, cyclisme, etc.
L’année 2009 reste aussi marquée par la duplicité dont a fait montre le ministre de la Jeunesse et des Sports à l’endroit de certaines fédérations sportives qui ont obtenu des faveurs du gouvernement central en effectuant des déplacements à l’extérieur du pays pour des compétitions bidons. Cela, avec l’aval protectionniste du même cabinet. Le dédoublement des fédérations sportives s’est poursuivi particulèrempent en karaté et dans une moindre mesure en judo. Ce laxisme du n°1 des Sports a fait que des élections sur mesure ont été organisées dans ces deux fédérations sportives nationales.
L’année qui s’achève demain jeudi,aura été aussi malade sur le plan de gestion. Le Comité olympique congolais (COC) a donné le plus mauvais exemple de la gestion des structures sportives nationales. Si la «mega-fédération» est très mal gérée, elle qui constitue le sommet des fédérations, que dire alors de la gestion des fédérations, ligues provinciales et autres entités sportives à la base où la tricherie a été au rendez-vous de certains championnats nationaux organisés à la fin de cette année.
La mauvaise gestion, la tricherie et tous les autres fléaux qui ont caractérisé les sports congolais en 2009, ont trouvé une terre fertile suite à l’incompréhension entretenue sciemment entre le cabinet du ministère de la Jeunesse et des Sports et son organe technico-administratif qu’est le secrétariat général. Surtout depuis l’arrivée,avancent certaines sources, de l’actuel patron de l’Administration des Sports, ancien dirigeant d’une fédération sportive nationale connaissant tous les mécanismes qui permettent aux organes techniqes que sont les fédérations sportives de monter des compétitions fictives afin de dépouiller le trésor public d’une partie de ses fonds. Aujourd’hui, le patron de l’Administration des sports qui a voulu vérrouiller les mécanismes, est vomi par les dirigeants des fédérations sportives nationales.
Toutefois, l’année qui s’achève aura également été caractérisée par la fin des mandats de quatre ans de presque toutes les fédérations et certaines ont déjà renouvelé leurs comités directeurs. d’autres attendent de le faire au début de l’année 2010.
Malgré ce chapelet de fléaux qui ont été nocifs au sport congolais en 2009, une lueur d’espoir pointe tout de même à l’horizon pour redynamiser le sport en général en RDC. Cet espoir s’observe à travers la loi sportive en étude au sein de la commission socio-culturelle de la chambre basse du Parlement. Pascal LIKANA