Billet
30 Juin: Au-délà
de la fête
Dans moins de deux semaines, c’est le 30 juin. Le compte à rebours a déjà commencé. Kinshasa ingurgite sa cure de jouvence et de modernité à forte dose. Les Chinois sont sur le point de finir de bâtir la place Tien Anmen, version congolaise en un temps record. C’est une capitale rd congolaise reliftée qui accueillera les hôtes de marque au premier rang desquels le Roi Albert II de Belgique.
Un demi siècle dans la vie d’un homme comme dans celle d’une nation n’est pas rien. ça se fête ou, à tout le moins, ça se célèbre. Manifestement, le décor de la fête se met en place à Kinshasa. Elle promet même d’être grandiose, cinquantenaire oblige.
Tout le problème sera de veiller à ce que les agapes du pays légal ne masquent pas le nécessaire débat sur 50 ans de gâchis. Car au lendemain du 30 juin , le pays réel va se réveiller avec ses sempiternelles angoisses existentielles. Les plus nostalgiques allant jusqu’à se demander à quand la fin de l’indépendance. Une manière-sans doute maladroite-de regretter ce bon vieux temps colonial où les services essentiels publics étaient à la portée du plus grand nombre.
Nous voici au coeur du vrai enjeu de ce cinquantenaire. Qu’avons-nous fait de 50 ans d’indépendance, si tant est que ce pays se soit vraiment comporté en nation indépendante. Avons-nous dressé nos fronts? Avons-nous, ne fût-ce qu’entrepris de bâtir un pays plus beau qu’avant? Point besoin d’être clerc pour répondre par la négative à ces deux interrogations tirées de notre hymne national.
Alors, pourquoi 50 ans après notre accession à la souveraineté internationale, nous sommes encore loin des idéaux-par moment même en contradiction-professés dans notre chanson nationale? Plus que la fête-qui est légitime-la réflexion autour de ces questionnements semble la meilleure façon de célébrer le 30 juin. Il s’agit d’engager un débat citoyen de fond sur les raisons de l’échec collectif de 50 premières années de la RDC et de baliser l’avenir.
Cette barza devrait impliquer toutes les forces vives. Le commissariat général du cinquantenaire s’est, certes, essayé sur ce terrain. Mais, l’exhibitionnisme et le voyeurisme bien de chez nous l’ont emporté sur le nécessaire débat de fond attendu. Sans cette catharsis nationale, l’électrochoc pour repartir du bon pied fera défaut. Et la parade du 30 juin, les dîners de gala et autres garden parties prévus ce jour là s’ajouteront à la longue liste des festivités gigantesques que ce pays organise avec brio depuis les années Mobutu. José NAWEJ
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EDITION N°3634 du VENDREDI 18 JUIN 2010 |
JUBILE D'OR DE L'ASSEMBLEE NATIONALE
Mgr Mosengwo, Vital kamerhe, Pius Muabilu.. décorés
A l'orée de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC, la Nation récompense déjà ses fils les plus méritants. Tous les compartiments de la société s'y emploient actuellement. Et l'Assemblée nationale n'est pas en reste. Hier au cours d'une séance académique de célmébration de 50 ans de l'Assemblée nationale, une dizaine de ces fils, députés actifs et honoraire ont reçu la reconnaissance de la Nation et de leurs pairs pour leur dévouement au travail parlementaire.
A leur nombre, on cite, notamment Vital Kamerhe, Laurent Monsengwo Pasinya, Thomas Luhaka et le député élu du Mont Amba Pius Muabilu Mbayu. Si la plupart des " lauréats " sont reconnus pour avoir présidé le bureau de la Chambre basse, la distinction de Pius Muabilu sort du lot et met les observateurs d'accord quant au choix ainsi opéré.
Il s'agit, en effet, de la reconnaissance de 10 ans de présence sur la scène parlementaire et de service à la Nation. C'est, en effet, à Lubumbashi que se révèle Muabilu qui fait partie des députés de l'Assemblée Législative et Constituante - Parlement de transition (ACL/PT) qui donnent le meilleur d'eux. Pius Muabilu se démarque par ses prises de positions intransigeantes sur la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC en ce temps d'agression étrangère.
En 2006, il se fait élire brillamment à Mont-Amba, dans cette ville de Kinshasa réputée alors hostile au PPRD et à l'ensemble de la famille politique du Chef de l'Etat. Encore une fois, Pius Muabilu, qui avait la latitude de se présenter dans son Kabinda natal, a pris le courage de braver les Kinois là où nombre de ses paires craignaient de battre pavillon AMP. Au finish, il figure parmi les députés les mieux élus de sa circonscription.
Depuis le début de la mandature, l'élu de Mont-Amba figure également parmi les députés actifs dans la salle des Congrès du palais du peuple. Il se distingue dans les débats sur des lois relatifs à l'organisation des médias en RDC. C'est également lui qui sauve la cohésion de la majorité en mettant en échec, par une contre motion, la Motion de défiance de Clément Kanku contre le Premier ministre.
Sur terrain, Pius Mwabilu est de ces rares députés qui, en vacances parlementaires ou pas, demeure aux côtés de ses électeurs avec des actions à caractère sociale au profit de plusieurs couches socio-culturelles: maraichères, vendeuses, couturières, etc.
Pour marquer en lettre d'or l’anniversaire de l’Assemblée nationale, le président de cette chambre basse, Evariste Boshab, a présidé une séance académique dans la salle des spectacles du Palais du peuple. C'était en présence des anciens parlementaires, des membres du gouvernement avec en tête le Premier ministre, et des autorités judiciaires.
Au nombre des discours et témoignages axés sur l'évolution historique de cette chambre basse, Evariste Boshab a fait un exposé académique au cours duquel il a fait savoir que cet anniversaire est un moment de jeter un regard rétrospectif sur le parcours de cette chambre, de s'interroger sur le rôle que cette institution a eu à jouer dans la vie politique de notre pays. C'est aussi le moment de s'interroger sur le rôle que la chambre a exercé dans la consolidation de la démocratie et du développement socioéconomique de la République. " Cette interrogation devra placer chacun d'entre nous devant ses responsabilités pour qu'ensemble, nous puissions nous mettre davantage au service de la nation ".
" De 17 juin 1960 au 17 juin 2010, beaucoup d'événements ont émaillé l'histoire de notre chambre législative qui a vu le jour comme l'on peut s'en apercevoir, 13 jours avant l'indépendance du pays, sous la dénomination de chambre des représentants ", a rappelé le président de l'Assemblée nationale. En 14 législatures et en passant par plusieurs appellations, cette chambre a connu au total 159 membres du bureau, 17 présidents et plus de 4000 députés qui se sont succédés au cours de ces 50 dernières années.
Parmi les présidents de l'Assemblée nationale encore en vie figurent Bo-Boliko Lokonga, Mgr Laurent Mosengwo, Philomène Omatuku, Vital Kamerhe, Olivier Kamitatu, Thomas Luhaka et Tshamala Kamwanya. De ceux qui ont quitté cette terre des hommes, l'on peut signaler Joseph Kasongo, le tout premier président, Yvon Kimpiob qui a connu deux mandats, Ileo Songo Amba. Dorian KISIMBA
Mgr Monsengwo retrace les péripéties des HCR et HCR/PT
Ce n'est pas sans émotion, vous l'imaginez, que j'entre dans cette enceinte, pour y prendre la parole et témoigner des faits et gestes du Haut Conseil de la République (HCR) et du Haut Conseil de la République/Parlement de Transition (HCR-PT) ainsi que de la part que ces deux institutions ont prises dans l'histoire de notre pays.
Je remercie l'honorable Président de l'Assemblée Nationale d'avoir eu la délicatesse de retenir mon nom parmi les intervenants. A vous, Honorable Président et aux honorables députés, j'adresse mes salutations déférentes. Je salue aussi les distingués invités et les remercie de m'avoir honoré de leur présence.
Le HCR est une émanation de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), peuple zaïrois (congolais) en conférence, dont les objectifs étaient :
- faire une relecture de l'histoire en bien et en mal
- établir les responsabilités individuelles et collectives
-donner des sanctions aux uns et aux autres
-mettre en place les institutions de la transition
-écrire le projet de constitution de la 3ème République
Après avoir mis en place le Président de la Transition, S.E. Monsieur Mobutu sese Seko, et le Premier Ministre, S.E. Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba (15 août 1992), la CNS a procédé, conformément à l'Acte portant dispositions constitutionnelles relatives à la période de Transition, à l'érection du HCR le 05 décembre 1992, à 23h30, lors de sa dernière plénière, qui fut intentionnellement houleuse. Aussitôt après la CNS élut le Président du HCR, Mgr Laurent Monsengwo, qu'il institua en même temps, à titre personnel, médiateur constitutionnel.
Dès le départ, le HCR fut confronté à plusieurs irrégularités, notamment la dissolution par le Président Mobutu, le 01 décembre 1992, du gouvernement de monsieur Tshisekedi, et la nomination de ce dernier comme formateur d'un nouveau gouvernement. Ces actes furent stigmatisés par la CNS en sa plénière du 03 décembre 1992 comme irréguliers.
Aussi la première décision du HCR fut-elle d'une part, de demander au Président de la République de regagner Kinshasa, siège des institutions et, d'autre part, à Monsieur Tshisekedi de réaménager son gouvernement, afin qu'il soit plus représentatif des diverses tendances, étant donné que la transition devait se distinguer par sa neutralité (Accord global).
Autant le Président que le Premier Ministre ignorèrent cette décision du HCR et le 12 janvier 1993, l'institution législative donna soixante-douze heures à Monsieur Tshisekedi pour remanier son gouvernement sous peine d'une motion de censure.
D'abord réticent à ce réaménagement, le Premier Ministre Tshisekedi fut persuadé par le Président du HCR du danger qu'il courait et se décida à réaménager son gouvernement. C'est le moment que le Président Mobutu trouvera pour le révoquer. Monsieur Ileo et moi-même avons écrit au Président, le 02 février 1993, pour désavouer cette décision du Président et la déclarer nulle et de nul effet.
Le gouvernement du 1er Ministre Tshisekedi fût investi par le HCR début février 1993, mais réduit à se réunir au domicile du 1er Ministre, tandis que le pays était gouverné de fait par les secrétaires généraux de l'administration publique.
On notera que pendant les consultations du 1er Ministre Tshisekedi, le pays a connu les deuxièmes pillages de janvier 1993, qui ruinèrent le pays et au cours desquels l'Ambassadeur de France, Philippe Bernard, fut assassiné.
Devant cette crise des institutions, le Président du HCR procédera à une consultation de la classe politique, toutes tendances confondues, en vue d'une solution.
Tous me suggérèrent le dialogue entre les différents partis. Le dialogue a été amorcé. C'est le moment que choisira le Président Mobutu pour réunir le " Conclave ", d'où naîtront le gouvernement de Monsieur Faustin Birindwa et la défunte Assemblée Nationale.
Le Président venait de consacrer le dédoublement des institutions : les unes issues de la CNS et reconnues internationalement, les autres nées du Conclave et ayant l'impérium de fait. Les institutions issues de la CNS n'ont jamais reconnu celles provenant du Conclave.
Dans la première quinzaine de mai 1993, j'ai demandé au Président Mobutu de recevoir quelques représentants de l'Union Sacrée de l'Opposition Radicale (USOR) conduits par Maître Kamanda wa Kamanda, pour amorcer le dialogue en vue d'une sortie de crise. Le Président les recevra le 21 mai. Dans la suite, on mettra sur pied un comité de sages, dont feront partie Monsieur Kengo et Monsieur Nendaka, appelés à aplanir les divergences entre le camp du Président et celui de l'opposition.
L'accord a été trouvé sur tous les points sauf un. Entre-temps, le Secrétaire général de l'ONU (Boutros Boutros Ghali) enverra l'Ambassadeur Lakdar Brahimi au Zaïre pour nous aider dans le dialogue.
Le 21 juillet 1993, je ferai un aller-retour à Goma en compagnie de Monsieur Lutundula, pour demander au Président de regagner Kinshasa, en vue de rencontrer l'opposition et de mettre fin à la crise. Peu après, le Président est venu à Kinshasa, mais l'opposition refusa de le rencontrer.
Sur ma demande, 4 personnes de l'opposition le rencontrèrent, réglèrent certains désaccords persistants. Face au refus de l'USORAL de rencontrer le Président, celui-ci regagna Gbadolite, et annonça que les siens étaient disponibles pour le dialogue.
C'est sur ces entrefaites que nous avons amorcé, le 9 août 1993, les " Concertations du Palais du Peuple " entre les tenants de la CNS et ceux du Conclave. Elles aboutirent aux " Accords du Palais du Peuple ", paraphés le 30 septembre 1993.
Les accords furent signés par le camp du Président, mais l'USORAL boycotta la séance de signature jusqu'en janvier 1994, lorsqu'à ma demande et devant la menace du président de "prendre ses responsabilités", une grande partie de l'opposition signa les accords;
Le HCR assuma, pour sa part, les accords qui, en tant que tels, n'engageaient que les parties au dialogue et non les institutions. Il fut décidé que, en plus du HCR, seraient inclus dans le HCR/PT, les concertateurs, les membres de l'Assemblée Nationale issue du Conclave. Ce nouveau Parlement de transition comprenait 310 membres de l'USOR et 209 membres du MPR et alliés.
Il fut aussi décidé l'élaboration d'un nouvel Acte constitutionnel de la Transition. Il sera adopté le 02 avril 1994 par le HCR/PT et promulgué par le Président Mobutu le 09 avril 1994.
Un gouvernement de consensus pouvait désormais être mis en place, conformément au prescrit de l'Acte constitutionnel de la Transition. Le HCR/PT investira le gouvernement Kengo le 11 juillet 1994.
Conclusion : Telle est, en grandes lignes, l'épopée du HCR/PT qui a été une école de patience et d'endurance, de dialogue et de consensus, de diplomatie et de patriotisme. Je paraphraserai Virgile qui disait dans Y Enéide : Tantae molis erat Romanam condere gentem. Tant il était laborieux de fonder la nation romaine ( Enéides 1,33).
De même, que de peine et de sueur il a fallu, pour poser les bases de la démocratie au Congo
ENJEUX DE L'HEURE
Avenues des Huileries, 24-Novembre, Bld Triomphal et du 30-Juin
Chantier route : Joseph Kabila crée l'unanimité autour de lui à Kinshasa
L'avenue des Huileries fait peau neuve. Le Boulevard Triomphal, plus tout resplendissant, force au quotidien l'admiration des Kinois. Le Boulevard du 30-Juin et l'avenue du 24-Novembre ne sont pas en reste. Les travaux de modernisation du Bld Lumumba viennent allonger la liste. Dans les rues de la capitale, ces travaux arrachent la vedette des causeries des Kinois. Loin d'être la conclusion d'un sondage scientifique, Joseph Kabila a crée l'unanimité autour de lui dans la vaste métropole congolaise.
Des décennies durant, les différents gouvernements qui se sont succédé en RD Congo ont fait croire aux Kinois qu'il était impossible de construire de nouvelles routes et d'élargir certaines principales artères de la capitale. Le cas des avenues des Huileries et 24-Novembre, pour ne citer que ces deux. Aujourd'hui, le mythe est désormais brisé. Ces deux voies élargies depuis peu, font la fierté de leurs usagers même si leur ouverture totale au trafic tarde encore suite aux travaux.
La célébration des Cinquante années d'indépendance du pays, le 30juin courant serait sans doute l'une des motivations de tous ces travaux en cascade. Mais au-delà du souci de Joseph Kabila d'offrir à ses invités de marque, une nouvelle image d'une ville de Kinshasa considérée comme la plus sale de la planète, le chantier route à Kinshasa est la preuve que le vrai obstacle au développement de la RD Congo est le manque de volonté qui a longtemps caractérisé ses dirigeants.
AU-DE LA DES ROUTES
C'est un secret de polichinelle. Les différents chantiers ouverts sur les artères citées ci-dessus semblent quelque peu fâcher les Kinois, dans la mesure où le transport en commun, déjà un casse-tête pour les Kinois, devient de plus en plus difficile. Pour certains observateurs, il s'agit-là d'un mal que les Kinois doivent prendre en patience, pour autant que la fin des travaux annoncés avant la fin du mois en cours, réservent une belle surprise à la population. Du moins, leur peine sera commuée en joie collective.
Cependant, au-delà des infrastructures routières, les Kinois restent préoccupés par leur vécu quotidien. Autant qu'ils sont patients, autant qu'ils aimeraient voir les mêmes efforts consentis dans la modernisation de la voirie se matérialiser dans les autres secteurs clef de la vie, principalement l'éducation, la santé, le logement…bref le social.
A quelque six mois de la fin de 2010, décrétée " Année su social " par le Président Joseph Kabila, la population attend encore avec impatience des actes concrets en termes de réponses positives aux différents problèmes de son vécu quotidien. Il s'agit, concrètement, des solutions même partielles aux différents problèmes qui se posent dans les domaines énumérés ci-dessus. Certes, dans une vaste métropole comme Kinshasa, capitale politique d'un pays potentiellement riche, il est impensable d'avoir un réseau routier qui reflète le Moyen-âge. Mais en même temps, s'il était demandé aux Kinois de choisir entre les belles routes construites selon les normes internationales et un pain au quotidien, le choix serait sans doute clair. Nombre de Kinshasa, si pas tous, diraient qu'ils préfèrent des artères moyenâgeuses aux belles infrastructures routières. C'est évident. Cette réaction traduit clairement la préoccupation collective d'une population vivant dans une ville où le manger est un casse-tête permanent.
On s'en voudrait de réduire la RD Congo à sa capitale. Kinshasa n'est pas un pays. Il en reflète plutôt l'image. Partant, des observateurs avertis s'accordent que la situation sociale telle que vécue à Kinshasa suffit de comprendre la misère noire dans laquelle vivent les populations du pays en provinces. C'est donc là et essentiellement là que ces Congolais de l'arrière-pays attendent les dividendes du quinquennat finissant du Raïs. Bien évidemment, le redressement intégral de la RD Congo est une problématique assez complexe, au regard de l'immensité des défis à relever, la complexité de la tache des gouvernants. Ces défis sont sans doute l'héritage des décennies de dictature du Maréchal Mobutu et des conflits armés en vague successives de l'après-Homme du 24 novembre 1965 et qui ont plongé la RD Congo dans un chao économique indescriptible. D'où, le devoir pour les nouveaux dirigeants d'aller progressivement. Pour ce faire, le choix des priorités est un impératif sur lequel nul ne saurait transiger. C'est quand le Congolais moyen mangera à sa faim et qu'il deviendra capable de scolariser ses rejetons, de bénéficier des soins de santé de qualité et dormira dans de bonnes conditions qu'il dira enfin : " bravo, M. le Président de la République " !
La tâche est énorme. Beaucoup reste encore à faire. Le redressement de la RD Congo est une affaire de tous. A degré divers de responsabilité, chaque Congolais et Congolaise est concerné. Dans l'un de ses discours angéliques, le Président Mobutu avait dit : "le Chef de l'Etat n'est pas un magicien. Seul, il ne peut rien. Mais avec le concours de tous, il peut tout ". Malheureusement, au-delà de cette belle rhétorique qui avait fait croire (au naïfs), la volonté de l' " aigle de Kawele " d'engager le pays dans la voie de son développement, Mobutu a été pris au piège des flatteurs de tous bords qui ne juraient que pour le maintien au poste. Moralité, la république du Zaïre s'est retrouvée sur la liste des pays pauvres très endettés (PPTE). Car, le président Mobutu hissé au-dessus de lui-même a fini par écraser le peuple.
A tous égards, Joseph Kabila a émis des signaux prometteurs d'un avenir radieux. Mais il faudrait davantage doubler des efforts. Le véritable soutien au chef de l'Etat ne consiste pas à afficher des banderoles contenant des messages flatteurs. Ces politiciens du tube digestif qui jouent au corbeau de Jean de la Fontaine doivent comprendre que cette recette est de mauvais goût. Car, la meilleure façon de soutenir le Chef c'est l'accompagner dans son engagement pris avec ses élus. Voilà, le sens du pouvoir que Jean-Jacques Rousseau donne à ce qu'il appelle " Contrat social ". Laurel KANKOLE
ENJEUX DE L'HEURE
Du 17 au 19 juin au GHK
Kinshasa abrite la réunion des ministres du Genre de la SADC
La ville de Kinshasa abrite depuis hier, au Grand Hôtel Kinshasa, la réunion des ministres en charge du Genre et des Affaires féminines de la Communauté économique pour le développement de l'Afrique australe (SADC). Ces assises prévues du 17 au 19 juin connaissent la participation des experts de tous les pays membres de la SADC qui ont commencé à travailler depuis hier. Il s'agit des experts de la RDC, la Zambie, l'Angola, du Botswana, de l'Afrique du Sud, du Lesotho, du Malawi, du Swaziland, des Iles Maurice, de la Tanzanie et du Mozambique.
La SADC attend de ces travaux de Kinshasa la production d'un document de la politique genre qui deviendra en fait l'instrument de sa politique en matière de la femme. Voilà du moins une rencontre de haute facture qui va apporter un plus dans la question liée à la femme.
Au total, 11 ministres en charge du genre et des Affaires féminines de la SADC vont prendre part à cette réunion. La production du document sur le genre et le développement de la paix motive les ministres de tutelle dont la présence de certains est déjà signalée à Kinshasa depuis hier. Le document que va produire cette rencontre sera sanctionné par la réunion des chefs d'Etat des pays membres de la SADC.
La ministre de la RDC en charge du Genre, de la Famille et de l'Enfant, Marie-Ange Lukiana, qui va présider les assises est confiante pour la réussite de cette réunion.
Il convient de souligner que la question du genre a toujours préoccupé au plus haut point la SADC. C'est pour dire que ces travaux de Kinshasa tombent à point nommé pour permettre aux différents gouvernements membres de cette organisation régionale d'asseoir une politique appropriée sur le genre et le développement de la paix. Dorian KISIMBA
NATION
Trafic Kinshasa - Brazzaville : l'Hôtel de ville acquiert quatre nouveaux bateaux
L'Hôtel de ville de Kinshasa vient d'acquérir quatre nouveaux bateaux pour renforcer le trafic fluvial entre Kinshasa et Brazzaville, les deux villes les plus rapprochées du monde. L'annonce a été faite par le Gouverneur André Kimbuta le 15 juin dernier à Brazzavile, à l'occasion de la neuvième assemblée générale de la Commission spéciale de coopération entre Kinshasa et Brazzaville (Cospeco).
Cette acquisition, a-t-il indiqué, démontre la volonté de Kinshasa de mettre un terme aux tracasseries dans le trafic entre les deux capitales. A ce titre, "quatre bateaux de trente places chacun acquis par la ville de Kinshasa est un début de solution", a fait savoir André Kimbuta qui assure la présidence de l'assemblée générale de la Cospeco. La rencontre de Brazzaville a passé en revue les questions liées au trafic fluvial entre les deux capitales, la question de la gratuité du visa pour traverser le fleuve et le besoin de perfectionnement du personnel des deux villes.
Le gouverneur Kimbuta a souhaité une coopération plus dynamique entre les deux villes dont les pays célèbrent en 2010 le cinquantenaire de leurs indépendances, rapporte la Radio Okapi. JEK
NATION
Ouf de soulagement pour la population de Ngomba Kikusa
Gilbert Tshiongo déterminé à renforcer la tuyauterie d’eau dans 45 jours
Le quartier Ngomba Kikusa, dans la commune de Ngaliema, compte environ 40.000 habitants. Cette population manque l'eau potable et l'électricité depuis plusieurs années. Saisi de cette situation, le ministre de l'Energie Gilbert Tshiongo a effectué une descente hier dans cette partie de la ville de Kinshasa.
Après une séance de travail avec les notables de ce quartier, le patron de l'Energie nationale, accompagné des responsables de la Régideso et de la Snel, ainsi que et du ministre provincial de l'Energie, a convenu avec ses hôtes de renforcer les tuyaux de la Regideso en premier lieu afin de desservir cette population.
Cela doit se faire dans 45 jours, a-t-il ordonné. Ensuite, le ministre a rassuré la population de Ngomba Kikusa que les tuyaux sont disponibles, avant d'ajouter qu'ils seront déposés dans le quartier pour le lancement des travaux prévu dans un laps de temps.
Pour sa part, le chef du quartier Ngomba Kikusa, Mme Nzumba, a salué la visite du n°1 de l'Energie dans son entité. A l'entendre, c'est une première dans l'histoire de ce quartier de recevoir un membre du gouvernement. Elle a, à cette occasion, transmis la satisfaction de la population de ce coin au ministre Gilbert Tshiongo qui va tant soit peu mettre fin à leur calvaire.
La descente du ministre de l'Energie dans cette périphérie de la capitale s'inscrit dans le cadre des missions qui lui sont confiées, à savoir : résoudre les problèmes de manque d'eau et d'électricité sur toute l'étendue de la RDC.
Le quartier Ngomba Kikusa était raccordé à l'eau potable à l'époque où l'actuel ministre de l'Energie était Administrateur délégué général à la Régideso. A l'époque, l'eau coulait au robinet sans problème. Avec la croissance de la population dans ce coin, il y a nécessité de renforcer la tuyauterie.
La rencontre du ministre de l'Energie et de sa délégation avec les notables de Ngomba Kikusa a eu pour cadre le siège du journal " Le soft International". Mathy MUSAU
NATION
L'Okimo va payer le décompte final de 1.800 travailleurs
L'Office des mines d'or de Kilo Moto (Okimo) vient d'exprimer son engagement à payer le décompte final de 1.800 travailleurs dès le début de la semaine prochaine. Les bénéficiaires attendaient de rentrer dans leur droit depuis 20 ans.
L'administrateur délégué adjoint de cette entreprise, Jean Chrisostome Vahamwiti, qui a fait cette annonce mercredi dernier à Bunia, a précisé que cette opération s'inscrit dans le cadre du processus de transformation de l'Okimo qui est passé de l'entreprise publique à une entreprise commerciale.
" Ce sont d'anciens travailleurs… L'Okimo étant une entreprise en transformation d'entreprise publique en entreprise commerciale, cette transformation n'est pas seulement d'ordre juridique, elle doit aussi aider à résoudre le passif social et toutes les dettes envers les tiers", a-t-il fait savoir.
L'objectif est de faire en sorte qu'à la fin de la transformation de l'entreprise au plus tard fin décembre tel qu'ordonné par le Premier ministre, les questions qui peuvent empêcher l'Okimo d'être crédible soient résolues. La direction générale de l'entreprise s'emploie donc à régler cette question de décompte final suivant ses moyens. JEK
NATION
510 millions USD de la Banque mondiale investis en RDC en 2010
La Banque mondiale a investi 510 millions de dollars américains pour l'année budgétaire 2010 en République Démocratique du Congo, a indiqué la directrice des opérations de cette institution financière internationale pour les deux Congo, Marie-Françoise Marie-Nelly, à l'issue d'un entretien mardi avec le Premier ministre Adolphe Muzito.
Ce montant a été essentiellement consacré au Portefeuille de l'Etat. Pour le moment, a-t-elle souligné, la Banque mondiale envisage de mener une étude de faisabilité d'une assurance dépôts, d'une assistance technique à la CENAREF et d'une mise à niveau des capacités de la Banque centrale du Congo en matière de supervision bancaire.
S'agissant de la réforme des entreprises du Portefeuille, les cogitations des deux personnalités ont tourné autour des dossiers de mise en retraite des agents de la Gécamines, de l'OCPT et de trois banques publiques liquidées en vue de leur accès au régime de prestation sociale de l'INSS.
Les deux interlocuteurs ont eu une vision commune d'œuvrer pour l'amélioration des secteurs de l'eau, de l'énergie électrique et des transports et communications. Mme Marie Nelly a, en outre, relevé que le Premier ministre l'a rassurée de la volonté politique du gouvernement congolais de poursuivre les réformes engagées dans les entreprises du Portefeuille de l'Etat. ACP/FDA
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A l'occasion de la 44eme journée mondiale de communication sociale
Le Pape Benoit XVI rappelle aux prêtres leur mission primordiale d'annoncer la parole
L'Eglise catholique de la RD Congo célèbre le 20 juin 2010, la Journée mondiale des moyens de communication sociale. Pour cette 44ème Journée mondiale la lettre du Saint Père Benoit XVI porte sur le thème : " «Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique : les nouveaux médias au service de la Parole». En cette année liturgique, le Pape rappelle aux prêtres leur rôle essentiel, celui d'annoncer la parole de Dieu.
Le Pape rappelle aux prêtres que leur tâche essentielle est d'annoncer la Parole, et il leur recommande de recourir aux nouvelles possibilités d'exercer leur ministère au service de la Parole. " Le devoir primordial du prêtre, souligne-t-il, est d'annoncer le Christ, la parole de Dieu faite chair et de communiquer la grâce divine multiforme porteuse du salut à travers les sacrements".
Pour le Saint père, à travers les moyens de communication, le prêtre pourra faire connaître la vie de l'Eglise et aider les hommes aujourd'hui à découvrir le visage du Christ, en conjuguant l'emploi opportun et compétent de tels instruments, acquis aussi durant la période de formation, au coté d'une solide préparation théologique.
Le Pape Benoit XVI poursuit dans son message en notant que " plus que la main de l'opérateur de média, le prêtre dans l'impact avec le monde numérique doit faire transparaitre son cœur de sacré, pour donner une âme non seulement à son engagement pastoral, mais aussi aux flux de communication interrompu de la toile". Car, selon lui une pastorale dans le monde est appelée à tenir compte de vérité éphémère, puisque les nouveaux moyens permettent d'entrer en contact avec des croyants de toutes religions, avec des non-croyants et des personnes appartenant à d'autres cultures.
Selon Mgr Fulgence Muteba, Evêque de Kilua-Kasenga et Président de la Conférence Episcopale de communication sociale, la Journée a été décrétée par le Concile Vatican II : " Pour donner plus d'efficacité à l'apostolat multiforme de l'Eglise dans le secteur des moyens de communication sociale, on organisera chaque année dans les diocèses, au jugement des évêques, une journée pendant laquelle les fidèles seront instruits de leurs devoirs en ce domaine et invités à prier pour cette cause et à verser leur obole. Ces dons seront scrupuleusement employés à soutenir et à développer les œuvres suscitées par l'Eglise, en ayant en vue les besoins de la catholicité tout entière".
Le message du Pape est publié le 24 janvier, en la fête de saint François de Sales, patron des journalistes. Dans beaucoup de pays d'Europe, la Journée est célébrée le 16 mai 2010, c'est-à-dire le dimanche avant la Pentecôte, lorsque l'Eglise de la RDC célèbre la solennité de l'Ascension du Seigneur.
En RDC, le calendrier liturgique (ordo) a fixé la Journée au 20 juin 2010. En effet, la Conférence Episcopale Nationale a décidé de placer cette fête au premier dimanche du Temps ordinaire après les solennités du temps de Pâques et du Sacré-Cœur de Jésus. Les évêques souhaitent une célébration solennelle dans leurs diocèses, paroisses et communautés.
D'après Mgr Fulgence Muteba, l'appel du Saint-Père trouve un écho dans l'Eglise de la RDC. " En suivant les nouvelles concernant des cas de pédophilie concernant certains prêtres dans certains pays, les catholiques de la RDC n'ont pas manqué de déplorer en même temps le ‘tapage médiatique’, l'acharnement de certains médias vis-à-vis de la personne du Pape et de son ministère apostolique ".
De même, le 10 juillet 2009, à l'ouverture de l'Année Sacerdotale, les évêques de la RDC ont exhorté les prêtres à " utiliser les moyens de communication sociale modernes (Internet, radio, journaux …) dans un Esprit humain et chrétien " et à " ne pas les utiliser pour nuire à eux-mêmes et aux tiers ". Dina Buhake
INFOS INFOS
Technologies de l'information et de la communication
Le déploiement de la fibre optique en difficulté après la présence du signal
Selon les termes de l'accord, il revenait aux chinois de faire venir le signal jusqu'à l'entrée de la ville et au gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), d'en assurer la distribution localement. " Les autorités n'ont pas mobilisé les moyens nécessaires pour atteindre cet objectif ", a précisé un expert de l'OCPT.
Selon lui, le pays doit disposer d'une réelle expertise nationale en la matière. En effet, pour l'expert, la fibre optique doit servir aussi bien à l'internet qu'à d'autres secteurs importants de la vie nationale, notamment le renforcement de l'administrtion, mais aussi des tâches plus particulières, comme la connexion de l'hôtel de ville et de ses communes, ou encore les facilités dans certaines démarches administratives. L'on s'attend aussi au fonctionnement optimal des réseaux spéciaux pour le gouvernement, à savoir la défense nationale et le système financier. La liste est non exhaustive. L'autre débat qui voit le jour, est l'autorité publique qui sera chargée de ce travail.
" Avec la transformation de l'Office congolais des postes et télécommunications (OCPT) en entreprise commerciale, il n'est pas compétent. Il n'a pas l'expertise nécessaire, aussi faut-il songer à créer un organe public ", a-t-il poursuivi. Actuellement, l'OCPT installe son propre réseau. Pour se rendre compte de l'ampleur des travaux engagés, il faut signaler que la pose du premier câble en fibre optique, en mai 2009, à trente Km de Matadi, dans la province du Bas-Congo, a exigé la mobilisation d'au moins 2500 employés recrutés pour la circonstance tout au long de la Nationale n°1, entre Kinshasa et Matadi.
La première phase des travaux a été réalisée par China international télécommunication construction corporation ( CITCC), fournisseur du service de télécommunication en Chine. Son coût est estimé à 31 millions Usd, disponibles grâce à un prêt préférentiel du gouvernement chinois. Le câble contient 24 mèches G652 et a demandé la construction de neuf sites de transmission pour s'étendre à 650 Km dans l'Ouest de la RDC.
Le pays ne peut pas réaliser une interconnexion avec les pays voisins sans un accès international d'Internet et une connexion au système du câble maritime Sat 3.
La première phase a ainsi permis la liaison avec le monde en passant par l'océan Atlantique. Elle est donc la principale liaison d'entrée et de sortie, d'autres se font dans l'est du pays. En attendant la jonction, l'idéal serait d'attirer cette connexion vers Kinshasa pour sa rentabilité explique-t-il du côté des experts.
Le projet de l'OCPT facilitera l'interconnexion de la RDC à travers le point d'atterrissage de Muanda au réseau mondial des câbles sous-marins. Les avantages de la fibre optique sont perçus en termes de haut débit de transmission, l'insensibilité aux interférences électromagnétiques mais aussi de vitesse de transmission qui serait meilleure que celle du système par satellite.
La capacité de transmission du réseau national est de 10 Gb (STM-64) par seconde et la technologie des équipements de transmission est le système SDH. La diminution des coûts qui en résulte conduit à l'accès d'un grand nombre des personnes au réseau. S. Simon TSOUMBOU
INFOS INFOS
Le PNUD propose un programme d'action en huit points pour réduire la pauvreté et parvenir au développement durable
*Selon son rapport, des informations probantes recueillies dans 50 pays confirment que les objectifs
du Millénaire pour le développement (OMD) peuvent être atteints
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié aujourd'hui un rapport contenant une évaluation approfondie des mesures à prendre pour faire progresser le développement durable et atténuer la pauvreté dans le monde. Le rapport intitulé " Que faut-il faire pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement Une évaluation internationale " répertorie les éléments d'un programme d'action concret destiné à être pris en compte dans les conclusions du Sommet des OMD qui réunira les leaders mondiaux à New York en septembre prochain.
" Pour le grand nombre de personnes qui vivent dans la pauvreté, les objectifs du Millénaire pour le développement ne sont pas des cibles abstraites et ambitieuses; ils donnent les moyens d'accéder à une meilleure existence et, de manière générale, à un monde plus juste et en paix ", a déclaré Helen Clark, administrateur du PNUD, lors du lancement de l'ouvrage. Elle a ajouté : " Nous espérons que les conclusions issues des essais de politiques nationales maintenant éprouvées et ce programme visant à l'accélération du rythme des initiatives réussies aboutiront à des résultats positifs lors du sommet des leaders mondiaux sur les OMD en septembre prochain ".
Les OMD sont constitués de huit objectifs convenus au niveau international et visant à réduire avant 2015 la pauvreté, la faim, la mortalité maternelle et infantile, les maladies, le logement inadéquat, l'inégalité des sexes et la dégradation de l'environnement.
Tirant des conclusions à partir d'éléments qui ont fait leurs preuves dans 50 pays, le rapport du PNUD propose un programme d'action pour les OMD en huit points qui vise à accélérer et à soutenir les progrès du* développement au cours des cinq prochaines années. Les huit points sont axés sur l'appui à un développement' de style participatif géré par les États eux-mêmes, à une croissance en faveur des pauvres et créatrice d'emplois qui inclura le secteur privé, à des investissements publics dans les services sociaux tels que la santé et l'éducation, à l'extension des opportunités pour les femmes et les filles, à l'accès à l'énergie verte, à la mobilisation des ressources nationales et au respect des engagements en matière d'aide publique au développement.
De l'abolition des frais de scolarité menant à une hausse rapide des inscriptions dans les établissements, primaires en Ethiopie aux options innovantes des services de santé en Afghanistan aboutissant à une réduction de la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans, le rapport met en évidence des exemples concrets qui ont
donné des résultats et peuvent être répétés ailleurs, même dans les pays les plus pauvres, pour aboutir à de réels progrès dans l'atteinte des différents objectifs. PNUD
SOCIETE
Kinshasa : plus d'ordures sur la voie publique
C'est ce que l'on peur remarquer dans différentes places publiques de la capitale dont notamment l'avenue De la Victoire, en passant par le célèbre Place des artistes à Matonge, sur l'avenue Kasa-Vubu, le long du boulevard Lumumba, ect. En effet, "Kinshasa propre " est cette initiative du gouvernorat de la ville de Kinshasa qui consiste à rendre propre la ville en suspendant les bacs en plastique de ramassage des ordures aux poteaux d'éclairage public, qui se vident chaque soir par les agents commis pour la lutte contre la salubrité dans la ville de Kinshasa. Ce qui entre dans le cadre de l'assainissement des espaces publics à l'approche de la fête du cinquantenaire de l'accession de la RDC à la souveraineté internationale.
Il est désormais gênant de jeter n'importe quoi sur la voie publique qui est, depuis un moment, tenu en état par les cantonnier de l'Hôtel de ville de Kinshasa (HVK) qui y balayent, curent les caniveaux et placent les bacs de ramassage d'ordure à chaque 10 mètres. Ces sacs en plastique ou en sachets seront ensuite remplacés par d'autres au jour suivant de manière à éviter son débordement.
Le Gouverneur de la ville de Kinshasa, André KIMBUTA, qui tient à la réussite de cette initiative " Kinshasa propre ", inspirée par le Président de la République, ne cesse de multiplier des séances de travail avec les Bourgmestres des communes en vue de diversifier les méthodes de travail. " Il faut que tout le monde s'implique pour faire de cette opération une réalité vivante ", a lancé le Gouverneur de la ville de Kinshasa au cours d'une récente réunion avec différents entrepreneurs œuvrant dans son entité administrative. " Vous devez savoir que la saleté tue. C'est la propreté qui soigne ", a souligné André KIMBUTA à l'intention Bourgmestres, à qui il a demandé d'en faire une préoccupation en vue de sensibiliser la population avec l'opération " Kinshasa propre". Pour suivre de près le déroulement de toutes ces actions de salubrité, les ministres provinciaux seront plus sur terrain pour bien superviser les travaux, selon le gouverneur de la ville.
Il ne reste plus qu'à la population de s'imprégner de cette réalité pour qu'à jamais la ville de Kinshasa soie propre -même après la célébration du cinquantenaire- et qu'elle reprenne son ancienne appellation de " Kinshasa la belle ". " Au lieu de passer le temps à critiquer les politiques, aidons-les plutôt dans quelques efforts, du moins louable, qu'ils ne cessent déployés pour le bonheur de tout citoyen congolais ", s'est exprimé un papa rencontré sur Victoire, qui ajoute que ces genre de poubelles publiques résous tant soit peu la quantité des ordures qui traînent le long des espaces publics. " Ne les voler pas et surtout ne les remplissez pas des ordures ménagères ", a lancé un agent de l'HVK. A bon entendeur ! Ghetti FELO
SOCIETE
Se conformant à la demande de l'hôtel de ville
La SONAS s'implique dans l'assainissement de Kinshasa
Loin du recouvrement de l'assurance, une équipe forte de la Société national d'assurances (SONAS) s'attèle, depuis le mercredi dernier, à l'assainissement de la ville de Kinshasa. Répartis en deux groupes, les éléments de l'assureur national sont appelés à rendre propres les avenues Sendwe (Kalamu) et Besenke (Kintambo).
Les travaux de salubrité, amorcés par la SONAS, consistent, entre autres, au désherbage, curage des caniveaux, nettoyage des artères… face à l'ampleur des travaux, le comité de gestion dirigé par Carole Agito Amela a disponibilisé d'importants moyens devant permettre aux à ces agents d'être à la hauteur de leur tâche. Le souci des dirigeants de cette entreprise du portefeuille de l'Etat est de participer aux préparatifs de la célébration du cinquantenaire de la RDC, le 30 juin prochain. On se souviendra que le 09 juin dernier, l'autorité urbaine a réuni, dans son cabinet, les principaux animateurs des entreprises publiques. Cette rencontre entre l'Hôtel de ville de Kinshasa et les mandataires publics a permis au gouverneur André Kimbuta à appeler ses interlocuteurs à participer dans les préparatifs du cinquantenaire. L'autorité urbaine, dans son adresse aux mandataires, a voulu voir les entreprises s'impliquer dans la salubrité à Kinshasa. Dans ce sens, il a été décidé que la SONAS s'occupe des avenues Sendwe et Benseke.
La SONAS, qui entre dans la danse des préparatifs du cinquantenaire montre à quel point l'entreprise concoure au développement de la RDC. En outre, elle tient à ce que la grande fête nationale, qui connaitra la participation de plusieurs invités de marque, ne soit pas organisée dans la crasse. L'initiative combien louable de l'assureur national doit, en principe, incité les autres entrepreneurs publics et privés d'emboiter le pas en vue de permettre aux Congolais de passer les festivités du cinquantenaire dans la propreté comme le veulent les autorités de la République. Rachidi MABANDU
VIVEMENT LE SPORT
LAW-TENNIS
Confédération africaine de tennis décerne un trophée d'excellence à Jacob Ndombe
Le président de la Fédération du Congo démocratique de lawn-tennis (Fécodelat), Jacob Ndombe, qui assume aussi la présidence de la zone III (Afrique central en tennis) et de facto vice-président de la Confédération africaine de tennis (CAT), vient 'être honoré. Un brevet d'excellence Award 2010 lui décerné par le président de la CAT, Tarak Cherrif. C’était lors de son dernier passage à Tunis, au siège de la CAT en Tunisie, du 09 au 12 juin dernier.
L'Award décerné à Jacob Ndombe par la CAT consacre les performances professionnelles de ce Congolais. Il lui est attribué pour la régularité de ses rapports, l'assiduité dans le suivi des dossiers et surtout pour les initiatives liées à la politique de développement du tennis en Afrique. Cela en sa qualité de président de la CAT/Afrique central. Ainsi, les services rendus au développement du tennis par le n°1 de la zone III ne sont pas passés inaperçus.
Abordé par votre quotidien, l'heureux bénéficiaire de l'Award 2010 d'excellence de la CAT a dévoilé les perspectives d'avenir à court et moyen terme de la Fécodelat : du 06 au 18 juillet 2010, deux jeunes tennismen de la RDC de 14 ans et moins, Christian Amuli de Kinshasa et Bipendu du Kasaï Oriental, défendront les couleurs nationales aux Jeux africains de la jeunesse, prévus au Maroc. Ces deux joueurs sont les champions du Congo des jeunes. Ils ont remporté les titres dans leurs catégories respectives lors du dernier championnat des jeunes organisé au Zoo tennis club du 20 au 31 juillet 2010. Huit jeunes tennismen de 14 ans et moins et ceux de 12 ans et moins participeront aux éliminatoires de Dakar/Sénégal, qualificatifs au championnat d'Afrique des jeunes. Pour les 14 ans et moins, il y aura un athlète de Kinshasa. Pour ceux de 12 ans et moins, il y aura un du Nord-Kivu et un du Bas-Congo. Tous ont participé au championnat d'Afrique organisé dernièrement au Cercle de Kinshasa.
Au mois d'août 2010, un séminaire de formation des entraîneurs sera organisé, d'abord à Kinshasa. Ensuite, le formateur se rendra au Katanga et au Kasaï Oriental pour le même travail. Au mois de septembre, il sera organisé l'Open internationale de Kinshasa qui sera suivi du Prize Monney, cette fois-ci en formule internationale.
Au cours de cette dernière compétition, la Fécodelat sera honorée de la présence du président de la CAT, le Tunisien Tarak Cherrif. Une occasion pour le n°1 de la CAT de visiter la RDC et aussi le Congo-Brazzaville, comme il l'a fait avec le Burundi et le Rwanda.
Quant à l'année 2011, la Fécodelat organisera le tournoi " Future " (professionnel) réservé aux hommes seulement dont des Congolais comme têtes de série avec une pondération au niveau de la cotation de la Fédération internationale de Tennis (ITF). Cette organisation permettra à la RDC de passer dans la classe B dans l'optique d'organiser la Coupe Davis à Kinshasa en 2012. Pascal LIKANA
ENTENTE PROVINCIALE DE FOOTBALL DE KINSHASA
* Six clubs selon relégués en divisions inférieures, selon la Fecofa
La Fécofa vient de confirmer aux membres du comité exécutif de l'Epfkin qu'il n'y aura pas changement sur le nombre des clubs à reléguer. Cette année, où le championnat est interrompu pour un mois afin de permettre aux passionnés du ballon rond de suivre le grand événement de la Coupe du monde, Afrique du Sud 2010, il n'est pas bon de changer de système. Il y aura bel et bien la descente, comme dans le passé, de 6 clubs en divisions inférieures. PL
ENTENTE PROVINCIALE DE LAW-TENNIS DE KINSHASA
*L'Eplatkin, grande absente aux assises de Matadi
L'entente provinciale de lawn-tennis de Kinshasa (Eplatkin) sera la grande absente à l'assemblée extraordinaire et élective qui se tiendra le 20 juin 2010 à Matadi. La cause est simple, a dit à " Forum des As " le secrétaire général adjoint de la Fécodelat, Ndjewa, l'Eplatkin n'est pas en ordre vis-à-vis de la Division urbaine des sports et loisirs de Kinshasa et de la Fédération. Car, il n'a pas organisé son championnat annuel, ni tenu sa propre assemblée générale ordinaire.
Cela n'étonne nullement ceux qui suivent les activités quasi-inexistantes de cette discipline à Kinshasa. Le comité est divisé suite aux différends entre ses membres. La bonne volonté du seul président ne suffit pas. PL
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