QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Billet

30 Juin: Au-délà
de la fête

Dans moins de deux semaines, c’est le 30 juin. Le compte à rebours a déjà commencé. Kinshasa ingurgite sa cure de jouvence et de modernité à forte dose. Les Chinois sont sur le point de finir de bâtir la place Tien Anmen, version congolaise en un temps record. C’est une capitale rd congolaise reliftée qui accueillera les hôtes de marque au premier rang desquels le Roi Albert II de Belgique.
Un demi siècle dans la vie d’un homme comme dans celle d’une nation n’est pas rien. ça se fête ou, à tout le moins, ça se célèbre. Manifestement, le décor de la fête se met en place à Kinshasa. Elle promet même d’être grandiose, cinquantenaire oblige.
Tout le problème sera de veiller à ce que les agapes du pays légal ne masquent pas le nécessaire débat sur 50 ans de gâchis. Car au lendemain du 30 juin , le pays réel va se réveiller avec ses sempiternelles angoisses existentielles. Les plus nostalgiques allant jusqu’à se demander à quand la fin de l’indépendance. Une manière-sans doute maladroite-de regretter ce bon vieux temps colonial où les services essentiels publics étaient à la portée du plus grand nombre.
Nous voici au coeur du vrai enjeu de ce cinquantenaire. Qu’avons-nous fait de 50 ans d’indépendance, si tant est que ce pays se soit vraiment comporté en nation indépendante. Avons-nous dressé nos fronts? Avons-nous, ne fût-ce qu’entrepris de bâtir un pays plus beau qu’avant? Point besoin d’être clerc pour répondre par la négative à ces deux interrogations tirées de notre hymne national.
Alors, pourquoi 50 ans après notre accession à la souveraineté internationale, nous sommes encore loin des idéaux-par moment même en contradiction-professés dans notre chanson nationale? Plus que la fête-qui est légitime-la réflexion autour de ces questionnements semble la meilleure façon de célébrer le 30 juin. Il s’agit d’engager un débat citoyen de fond sur les raisons de l’échec collectif de 50 premières années de la RDC et de baliser l’avenir.
Cette barza devrait impliquer toutes les forces vives. Le commissariat général du cinquantenaire s’est, certes, essayé sur ce terrain. Mais, l’exhibitionnisme et le voyeurisme bien de chez nous l’ont emporté sur le nécessaire débat de fond attendu. Sans cette catharsis nationale, l’électrochoc pour repartir du bon pied fera défaut. Et la parade du 30 juin, les dîners de gala et autres garden parties prévus ce jour là s’ajouteront à la longue liste des festivités gigantesques que ce pays organise avec brio depuis les années Mobutu. José NAWEJ
















































































































































































































































































































































































































































































































































































































EDITION N°3635 du LUNDI 21 JUIN 2010
Floribert Chebeya : obsèques sans son chauffeur
*Le sort de Fidèle Bazana demeure encore inconnu, mais l’affaire de l’ancien patron de la Voix des Sans Voix comporterait des dessous des cartes pouvant être fort révélateurs.
La semaine dernière a connu une notable évolution dans le dossier du meurtre de Floribert Chebeya. La décision du Procureur général de la République de mettre le corps de l'illustre défunt à la disposition de sa famille a, en effet, permis à cette dernière de projeter les obsèques de l'ancien patron de la Voix des Sans Voix (VSV). Après consultations, les familles biologiques et associative de Chebeya ont convenu de la date du 26 juin prochain pour les funérailles
Cette avancée a eu pour mérite de tordre le cou à cette surenchère politicienne qui tendait à en rajouter à l'atmosphère générale dans le pays autour du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC. On croit donc comprendre que la société civile - la vraie alors - et en accord avec la famille, s'attèle à réserver à Chebeya des funérailles à la hauteur de son rang.
La semaine qui commence s'ouvre, cependant, sur un inconnu majeur, à savoir, le mystère sur le sort de Fidèle Bazana, chauffeur et compagnon de dernières heures de Floribert Chebeya dont le corps, si jamais il serait également décédé, demeure introuvable à ce jour. Les pleurs de son épouse, que les médias audiovisuels relaient à longueur de journée, suffisent à interpeller les consciences.
Les observateurs sont convaincus, d'une part, qu'en tant qu'humain, Bazana mérite bien une attention, et que sa famille biologique se trouve en droit de poser les questions qui s'imposent. Plus encore, l'élucidation de son cas peut contribuer substantiellement à éclairer les enquêteurs sur le dossier de base lié à la stature de la personnalité de Floribert Chebeya.
Pour l'heure, les sources proches de l'enquête renseignent sur la délicatesse même du dossier qui implique plusieurs aspects dont certains ont des ramifications au-delà des frontières nationales pour embrasser des aspects des plus délicats concernant aussi bien des relations diplomatiques dans la région que des enjeux de développement des pays de cette même région.
L'analyse ci-après décrit à suffisance les contours de ce dossier qui semble promettre des révélations troublantes.
FDA

Les dessous de l’Affaire Chebeya
L'enquête sur le meutre de Chebeya avance. D'après certaines sources, le Procureur général de la République, Floribert Kabange, pourrait entendre, au cours des prochaines semaines, les principaux responsables le l'organisation de défense des droits de l'homme, la Voix des Sans Voix, mais aussi ceux du Réseau Bassin Congo Océan, regroupement d'ONG de défense des droits de l'homme actives en RD-Congo, au Congo-Brazzaville et dans l'enclave de Cabinda. Selon ces mêmes sources, les responsables de ces ONG devraient livrer aux enquêteurs leurs agendas et leurs correspondances afin de déterminer tous les contacts pris durant les derniers mois, contacts qui pourraient fournir de précieux indices aux enquêteurs. Car, il se pourrait que la VSV et le Réseau Bassin Congo Océan détiennent à leur insu des éléments probants, qui leur permettront, à coup sûr, de remonter la flière jusqu'aux commanditaires.
Kabange Numbi aura les moyens
Selon nos sources le Président Kabila a demandé au Premier ministre Adolphe Muzito et au ministre de la Justice Luzolo Bambi, de donner les moyens appropriés au PGR pour que toutes les pistes soient suivies avec des résultats rapides. Le ministre du Budget , toujours selon nos sources, aurait été également prié de faciliter le travail du PGR qui a pris la décision de mettre sur pied un think thank regroupant les meilleurs enquêteurs congolais, mais aussi des analystes indépendants qui aideront les limiers de la Police Nationale à cerner les contours de l'affaire Chebeya.
Un conseiller du ministère de l'Intérieur a également révélé qu’il se pourrait que des enquêteurs américains, belges et français collaborent à l'enquête.
Joseph Kabila, dit-on, est déterminé à donner à l'opinion internationale la meilleure image d'une RD-Congo démocratique et engagée dans la construction d'un Etat de droit. Des membres du Cabinet présidentiel ont d'ailleurs affirmé, sous le sceau de l'anonymat " qu'il n'y a rien à cacher dans cette triste affaire, il ne peut s'agir que d'un complot contre la RDC, complot visant à discréditer le régime, surtout que le Roi des Belges est attendu pour le Cinquantenaire". D'après ces mêmes membres du Cabinet du Président Kabila, "Chebeya était ici dans son pays, et ses activités de défense des droits de l'homme étaient utiles aux progrès de la démocratie. Sa mort nous a consternés. C'est une perte tragique. Il faut que les coupables soient punis".

Kabila joue la transparence
De l’avis des spécialistes en criminologie, la volonté manifestée par Joseph Kabila de donner à la communauté internationale les moyens de suivre les progrès de l'enquête, à dater de l'autopsie pratiquée par l'équipe du légiste hollandais Frank Vande Groot et le Dr Tshomba Honda, exclut la thèse d'un crime d'Etat. Les criminologues avisés disent que " d'expérience, les Etats criminels n'ouvrent pas leurs frontières à des légistes ou à des enquêteurs étrangers. Si le Président Kabila a accédé à la requête de la famille concernant la réalisation de l'autopsie par un légiste étranger, c'est qu'il n'a rien à se reprocher. C'est la preuve qu'aucun ordre d'élimination n'a été donné et qu'il est prêt à entendre la vérité des faits. Le risque serait trop grand que les légistes hollandais puissent communiquer à des puissances étrangères des éléments compromettants, qui signeraient un crime commandité par le pouvoir". Pour ce geste rarissime, le n°1 congolais pourra compter sur l'appui des Américains, des Belges, des Français et des Anglais, déterminés à soutenir un régime qui joue la transparence. On sait déjà que tous les policiers présents durant les journées du 1er et du 2 juin au siège de la Police Nationale Congolaise seront auditionnés.

Les accusations du FLEC…
Au cours d'une interview accordée à la Tribune de Genève le 14 juin dernier, le leader historique du FLEC Henrique Nzita Tiago a pointé du doigt l'Angola comme principal suspect, suite aux activités menées par Floribert Chebeya dans le cadre du Réseau Bassin Congo Océan. On se souviendra que le 1er juin, jour de son rendez-vous au siège de la Police Nationale Congolaise, Chebeya avait demandé, au cours d'une conférence de presse, que les autorités angolaises libèrent sept activistes des droits de l'homme détenus dans le cadre de l'enquête sur le mitraillage du bus des joueurs togolais lors de la CAN 2010. Au cours des dernières années, la Voix des Sans Voix était très active en Angola et à Cabinda à travers le Réseau Bassin Congo Océan. D’après les observateurs si les accusations du Président Henrique Nzita s'avéraient fondées, elles pourraient dégrader davantage les relations passablement tendues entre la RD-Congo et l'Angola, relations qui se sont détériorées suite aux vagues d'expulsions massives de ressortissants RD-Congolais depuis 2008, expulsions plusieurs fois dénoncées par Chebeya et les activistes de la Voix des Sans Voix et d’autres organisations. Les observateurs s'attendent à ce que les autorités angolaises réagissent aux accusations du FLEC car un silence de Luanda pourrait être mal interprété par la communauté internationale.
Aves ses 80 ans révolus, Henrique Nzita Tiago reste une figure historique de premier plan et la relation de cause à effet qu'il voit entre les activités de La Voix des Sans Voix à Cabinda et la mort de Floribert Chebeya n'a pas laissé les chancelleries occidentales indifférentes. Luanda reproche, d’ailleurs, à Paris de ne pas mettre un terme aux activités de Henrique Nzita Tiago qui réside en France, et contre qui l'Angola a déposé officiellement plainte après l'attaque du bus de l’équipe nationale togolaise de football revendiquée par le FLEC. L'enquête devra démontrer si Floribert Chebeya et les responsables du FLEC ont été en contact, d'une manière ou d'une autre.

Litige avec l'Angola
Sous les accusations apparemment anodines du FLEC, les observateurs avertis ne manquent pas de voir que les tensions entre la RD-Congo et l'Angola ont été exacerbées suite à l'attaque du FLEC contre le bus des joueurs togolais. En effet, la journaliste Colette Braeckman, spécialiste bien informée de la sous-région Afrique centrale, note, en janvier 2010 sur son blog (http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman) qu'après les vagues d'expulsion de ressortissants RD-Congolais organisées par Luanda : "L'attaque menée par le FLEC a détérioré davantage encore les relations entre les deux pays". Mais il est un autre différend plus épineux, celui de l'application de la convention de Monte Gordo, qui étend les eaux territoriales jusqu'à 200 miles en haute mer.
Le Parlement congolais a exigé que Kinshasa défende ses droits sur ce couloir océanique, ce qui ne manque pas de susciter des frictions avec Luanda, qui revendique également ce couloir riche en pétrole, plus riche encore que l'enclave indépendantiste de Cabinda.
A Moanda et à Tshela, l'exploitation a déjà commencé, mais le gouvernement Congolais revendique la souveraineté sur des eaux déjà exploitées par les compagnies américaines Chevron et Gulf. L'avis du président américain Barack Obama sera déterminant. On pense qu'il devrait pencher en faveur des autorités RD-congolaises, dont l'engagement en faveur de la démocratie ne fait plus aucun doute.
Les enjeux financiers pour la RD-Congo sont considérables, car Joseph Kabila disposerait de moyens souverains pour avancer dans la convaincante construction de son pays, avec déjà à son actif 3000 km de routes réhabilitées ou déjà construites sur un total prévu de 18000 km. En effet, les gisements de haute mer revendiqués par la RDC pourraient être comparables aux réserves de l'Arabie saoudite et constituent la moitié des ressources de l'Etat angolais. Or, Luanda n'accepte pas ces revendications, et voudraient que Kinshasa y mette une sourdine sous prétexte que l'armée angolaise serait intervenue par deux fois pour sauver le régime de Laurent-Désiré Kabila, puis de son fils Joseph Kabila face aux velléités rwandaises de domination de la RDC. Pour l'heure, Joseph Kabila joue la carte de l'apaisement. On sait, en effet, que le Président congolais privilégie le dialogue à la confrontation politique.

Lumanu et Thambwe en première ligne
Les chancelleries occidentales ont apprécié la réaction des autorités congolaises qui ont clairement affiché leur volonté de transparence. Après le président Kabila qui a donné des instructions précises pour la suite de l'enquête en réunissant, toutes affaires cessantes, le Conseil Supérieur de la Défense, le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur Adolphe Lumanu a rassuré les opinions nationale et internationale en suspendant l'Inspecteur général de la Police congolaise, le général John Numbi, dont le nom a été mentionné aux premières heures de l'enquête, notamment par la veuve Chebeya. Certes, une certaine opinion a voulu présenter à tort le Général Numbi comme le principal suspect dans le meurtre du célèbre activiste des droits de l'homme, mais d'après les milieux proches de l'enquête, il est invraisemblable que l'Inspecteur général ait signé un crime de cette nature, alors que tout le monde savait que Floribert Chebeya se rendait au siège de la Police à son invitation.
La thèse du traquenard devient, dès lors, plausible puisque, il est avéré que le général Numbi n'était pas à son bureau le lundi 1er juin. Quelqu'un aurait-il utilisé le nom du Général Numbi pour attirer Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana dans un piège? Question non dénuée de pertinence. Ce piège, si jamais il serait établie, pourrait être l'élément clé d'une vaste tentative de déstabilisation de la RD-Congo. Aux enquêteurs d’élucider ce mystère.
Quant au ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, il a su trouver les mots justes pour donner aux diplomates accrédités à Kinshasa le sentiment d'un complot contre la RD-Congo. De l'avis général, le ministre congolais des Affaires étrangères a été très rassurant, et l'initiative de réunir les principales chancelleries pour faire le point sur la volonté de Kinshasa de faire toute la lumière sur l'affaire Chebeya a été très appréciée. Avec Lumanu à l'Intérieur et Thambwe Mwamba aux affaires étrangères, les opinions nationale et internationale sont convaincues de la bonne foi du régime. Pierre André dejean Correspondance particulière

ENJEUX DE L'HEURE
Par la voix du député Emery Okundji

Les Fonus annoncent l’attaque de leur siège le week-end dernier !
Des éléments armés ont attaqué, samedi le 19 juin le siège des Forces novatrices pour l'union et la solidarité (Fonus), situé au numéro 130 de l'avenue de l'Enseignement dans la commune de Kasa-Vubu. C'est ce que renseigne un communiqué de presse signé et déposé hier à notre rédaction par Emery Okundji, député national et secrétaire général adjoint de ce parti de l'opposition.

Selon le document en notre possession, l'objet de l'attaque serait la recherche des armes à feu. " Prétexte fallacieux ", rétorque-t-on dans les milieux des militants et sympathisants du parti cher à Joseph Olengahankoy où l'on soutient plutôt la thèse d'intimidations aux fins politiques non avouées.
Notre source d'information indique que les assaillants s'étaient rendus au siège des Fonus à bord de trois jeeps de marque Land Cruiser portant des inscriptions " Don du Koweït ". " Il était presque 5 heures du matin, lorsque des hommes en uniforme et arme à la main, ont fait irruption au siège de notre parti. Aussitôt arrivés sur les lieux de leurs opérations, ces visiteurs indésirables des Fonus ont érigé deux barrières aux entrées de l’"avenues de l'Enseignement. La première au niveau du bar Métropole. La deuxième barrière a été montée juste à côté de l'Institut Georges Simenon. Ces préalables stratégiques finis, c'est alors qu'ils ont commencé à forcer la grille principale de la concession abritant le siège national de notre parti ", a expliqué Emery Okundji contacté hier au téléphone.
Par ailleurs, le communiqué de presse des Fonus indique que malgré la résistance des combattants gardiens du siège qui voulaient savoir le motif de cette visite insolite et les raisons pour lesquelles leurs visiteurs forçaient le portail, lesdits éléments ont réussi à pénétrer les installations des Fonus, avant de se livrer à une fouille systématique à la recherche d'armes à feu. " Mais ils n'ont rien trouvé parce que les Fonus ne sont ni une caserne militaire ni un mouvement armé. Nous sommes un parti politique. Et, les Zaïrois d'hier, Congolais d'aujourd'hui se souviennent encore de la lutte non-violente qui sous-tend la philosophie politique de notre parti politique depuis les années terribles de la dictature du Président Mobutu. En transformant sa lutte démocratique, les Fonus seraient en contradiction avec son idéologie politique et aura ainsi trahi la mémoire des pères de l'indépendance de la patrie, en l'occurrence Emery Patrice Lumumba dont la nation congolaise tout entière célèbre, ce mercredi 30 juin, les cinquante années de son œuvre, à savoir l'accession de la République Démocratique du Congo à sa souveraineté nationale et internationale ", a encore dit Emery Okundji.
Quoi qu'il advienne, le parti de Joseph Olengahankoy n'entend pas baisser la garde. Bien au contraire, les Fonus qui dénoncent avec véhémence, ces comportements incompatibles avec pratique démocratique, restent attachées aux valeurs et à son idéal de contribuer à l'érection d'un véritable Etat de droit en RD Congo. A tous égards, l'auteur du document parvenu à notre rédaction invite les militants des Fonus à vaincre la peur et à doubler de vigilance. Laurel KANKOLE

ENJEUX DE L'HEURE
La Fondation Alain Lubamba déplore la politisation de la mort de Floribert Chebeya
La disparition tragique du vaillant combattant de la liberté et directeur exécutif de l’ONG de défense de droits de l’homme, Floribert Chebeya n’a pas laissé indiffent la Fondation Alain Lubamba (FAL). Dès son retour au pays, le président de la FAL et par ailleurs, haut cadre du PPRD a, dans une déclaration, exprimé sa grande consternation et une vive émotion à l’assassinat ignoble de Floribert Chebeya. A cette occasion, Alain Lubamba a présenté ses condoléances les plus attristées à la famille de l’illustre disparu.
Par ailleurs, le président de la FAL a déploré l’instrumentalisation et la politisation de la mort de ce célèbre militant de droits de l’homme. «Le crime odieux et crapuleux de Chebeya est astucieusement utilisé comme une arme politique pointée contre les institutions du pays par les acteurs politiques ou autres à la recherche d’une bouée de sauvetage», s’est-il plaint. A cet effet, il condamne avec la dernière énergie cette récupération politique de la mort de Chebeya. Ci-dessous vous trouverez l’intégralité de la déclaration de la FAL en rapport avec le décès de Chebeya.
Mathy MUSAU

Déclaration de la Fondation Alain LUBAMBA en rapport avec le décès de Floribert CHEBEYA et le boycott des festivités du 30 Juin par l'opposition
C'est avec grande consternation et une vive émotion que nous avons appris la nouvelle de l'assassinat ignoble de Monsieur Floribert CHEBEYA, vaillant combattant de la liberté et Directeur Exécutif de l'ONG de défense de droits de l'homme dénommée " La Voix des Sans Voix ". A la mémoire et à l'honneur de l'illustre disparu, je dédie une pensée pieuse à tous les combattants de la liberté fauchés en pleine action au service de l'humanité. Mais comme c'est toujours le cas, leur mort sert de ferment à la renaissance et de coup de boutoir au destin planétaire.
L'émoi qu'a provoqué la mort brutale de Floribert CHEBEYA ne saurait laisser indifférent tout homme doué d'un minimum de bon sens. C'est pour cette raison que nous présentons nos condoléances les plus attristées à la famille de l'illustre disparu.
La vie de chaque congolaise et congolais est sacrée, et personne n'a le droit de l'ôter impunément. C'est pourquoi, nous condamnons la politique des escadrons de la mort, des ennemis de la paix et de la concorde nationale qui tentent de saper les efforts du Chef de l'Etat Joseph KABILA en cette période où tout un peuple s'apprête à célébrer le cinquantenaire son indépendance nationale, à consolider la paix chèrement acquise et a reconstruire son pays, sous l'impulsion du Président de la République.
Aussi, nous déplorons l'instrumentalisation et la politisation de la mort de ce célèbre militant de droits de l'homme. En effet, certaines personnalités et organisations politiques, locales et étrangères, font de ce deuil soit un fonds politique de repositionnement et de récupération d'un leadership, soit un fonds de commerce pour les vendeurs d'une image négative de la Nation congolaise à l'extérieur. Le crime odieux et crapuleux de CHEBEYA est astucieusement utilisé comme une arme politique pointée contre les institutions du pays par les acteurs politiques ou autres à la recherche d'une bouée de sauvetage. Toutes ces agitations sont de nature à désorienter les enquêtes en cours et ne visent nullement à saluer la mémoire de l'illustre disparu. Pourquoi cracher sur la mémoire de ce vaillant combattant de la liberté et défenseur de droits de l'homme ?
Il est donc regrettable de constater que d'habiles manipulateurs veulent faire de cette mort un fonds de commerce honteux et exécrable. Ainsi, lier la mort héroïque de CHEBEYA au boycott des festivités du Cinquantenaire de l'indépendance et en profiter pour réclamer l'indexation, puis la paralysie de l'ordre institutionnel actuel du pays, relève de la fantaisie, sinon du sadisme politique. De même, comme l'opposition des années 90 avait déployé un rare talent de manipulation et d'intoxication dans l'affaire dit du "massacre de l'Université de Lubumbashi ". Aujourd'hui, vingt ans après, le manège devient une source d'inspiration pour des adversaires qui ne savent pas par quel bout prendre le Président Joseph KABILA et sa famille politique dans un duel loyal. L'indiscutable visibilité des cinq chantiers, la perspective d'atteinte du point d'achèvement et les efforts pour l'amélioration du climat des affaires ne laissent de place à aucune manœuvre politicienne. Ainsi, toute voie déloyale est-elle exploitée.
En effet, les alvéoles du barillet des règlements de comptes politiques étant désespérément vides, l'opposition congolaise a sauté sans vergogne sur le cas CHEBEYA. Après l'avoir inséré dans l'une des alvéoles et attendu un quart de tour du barillet, celle-ci l'a engagé dans le canon de la haine politique. Et c'est avec cette munition de la profanation que l'opposition compte tirer à bout portant sur les institutions de la République et sur les festivités du cinquantenaire de notre indépendance.
Rien que le procédé d'attaque prouve à suffisance que l'adversaire politique est au bout de son souffle. Avant de s'effondrer et de permettre au décompte arbitral de commencer, il essaye de s'agripper aux cordes du vent, tout en tendant de cracher sur son tombeur. L'opposition congolaise est pleine de paranoïa. Dans la hantise d'une déconfiture électorale sans appel, au premier tour, et faute d'arguments pour justifier cette fois la défaite programmée, cette opposition a décidé de faire du cas CHEBEYA un cursus belli.
Et, puisque cette mort n'est pas, pour elle, une grave perte, mais bien une aubaine, nous parions qu'après le verdict de la justice qui a déjà donné tous les gages de la détermination à faire éclater la vérité, à travers les décisions prises par le magistrat suprême, l'opposition congolaise fera de la mort de CHEBEYA un prétexte de boycott des élections en 2011.
Aussi, condamnons-nous, avec la dernière énergie, cette récupération politique de la mort de CHEBEYA. Comme dans une production hollywoodienne post 11 septembre 2001, l'opposition congolaise essaye de faire chanter le Gouvernement en prenant feu Floribert CHEBEYA en otage.
A l'opposition, nous tenons à dire :
PRIMO, que si elle joue franc jeu, qu'elle attende l'issue de l'enquête avant d'envisager quoique ce soit. Surtout que le Président KABILA a démontré sa ferme volonté de résoudre l'énigme de cette mort ;
SECUNDO, CHEBEYA n'appartient exclusivement à aucun groupe de pression, ONG de défense de droits de l'homme fut-elle, pour que quelqu'un s'approprie sa dépouille mortelle.
La commémoration du cinquantenaire de notre indépendance est un grand moment de réflexion sur la marche et le devenir de notre pays pendant lequel nous devrions procéder à une analyse sans complaisance des causes du sous-développement et nous engagera réaliser le vœu des pères de l'indépendance, celui de construire un pays plus beau qu'avant. Nous honorerons, par la même occasion, nos martyrs, nos héros ainsi que tous les congolais qui se sont battus parfois jusqu'au sacrifice suprême pour l'avènement de l'indépendance, de la liberté et de la justice ainsi que la sauvegarde de l'unité et de l'intégrité du territoire national.

Fait à Kinshasa, le 19 juin 2010
POUR LA FONDATION ALAIN LUBAMBA
Alain LUBAMBA WA LUBAMBA Président et Haut Cadre du PPRD


NATION
Pour matérialisER la vision de Joseph Kabila sur les 5 chantiers

Avec le concours du FSR, Marco Banguli offre une belle école aux élèves de Maluku
Combien de Congolais se souviennent-ils encore des écoles où ils ont fait leurs premiers pas? Très peu, car la majorité semble en oublier jusqu’à l’existence de leurs écoles primaires. Ce qui n’est pas le cas pour Marco Banguli qui vient de voler au secours des élèves du Collège Saint Ndongwe à Maluku où il avait fait la première et la deuxième années de ses études primaires. Jadis oubliée et méconnaissable, cette école a bénéficié de six salles de classe dignes de ce nom et de 120 bancs.
La date de jeudi 17 juin 2010 restera sans nul doute gravée dans la mémoire des enseignants, des élèves et des habitants de la commune de Maluku. C’est ce jour qu’a eu lieu l’inauguration de six salles de classe modernes équipées 120 bancs pour placer le Collège Saint Ndongwe au même diapason que la plupart des écoles viables de la RDC. Cette initiative porte un nom; Marco Banguli, pour exprimer sa reconnaissance envers cet établissement où il avait fait tous premiers pas dans les années 50 lorsqu’il s’appelait encore mission catholique de Maluku.

GRACE A BANGULI, LE COLLEGE SAINT NDONGWE DE MALUKU FAIT PEAU NEUVE
Là où les élèves étudiaient à même le sol et où le bureau fonctionnait sous l’arbre, ce décor a cédé la place à un bâtiment neuf comportant six salles de classe et 120 bancs. Après que l’organe qui avait pris l’initiative autrefois ait finalement échoué, les soeurs thérésiennes ont récupéré l’initiative. Mais, pour que le Fonds social de la République finance le projet, il fallait une caution de 10% du financement total. C’est là que Banguli est intervenu pour aider son ancienne école à faire peau neuve. Après le Fonds social, il fallait aussi des bancs pour que les élèves se mettent dans de bonnes conditions d’études. Pour y arriver, Marco Banguli a encore fait appel à son ami, Gilbert Nkuli de la Fondation Vodacom afin d’obtenir 120 bancs.

BOUGMESTRE, PREFET ET REPRESENTANT DU FONDS SOCIAL FELICITENT BANGULI

Dans son mot, à l’occasion de l’inauguration de cette école, le représentant du bourgmestre de Maluku a loué le geste posé par Marco Banguli là où les élèves suivaient les cours à même le sol et confinés dans un seul local. «Pourtant, le Collège est considéré comme la meilleure école de Maluku», a-t-il précisé. Il n’a pas hésité à apprécier à sa juste valeur l’acte posé par le «grand leader Teke-humbu, un fils du terroir». Le préfet du Collège, pour sa part, comme pour exprimer sa gratitude à Banguli, s’est réjoui de voir son école bénéficier d’un «bâtiment digne d’une école catholique». Le représentant du Fonds social de la République a, quant à lui, indiqué que le coût global de la construction s’élèvait à 49.780 Usd. Mais, a-t-il souligné, il fallait que la communauté paie 10% de caution, soit 4.900 Usd, pour réaliser ce projet. Il a, pour ce faire, loué l’initiative de Banguli qui a pris à sa charge cette caution sans laquelle, a-t-il expliquél, les fonds ne seraient pas accordés.

«Les cinq chantiers, ce n’est pas l’affaire de Kabila seul, mais de chaque acteur dans son terroir»
Fidèle à la modestie qui l’a toujours caractérisé, là où tout le monde lui témoignait sa reconnaissance, Marco Banguli a plutôt choisi de féliciter le préfet du Collège Saint Ndongwe et l’équipe qui accompagne les élèves, pour ensuite s’imprégner de la vision du chef de l’Etat sur les cinq chantiers. «En 2006, pendant la campagne en faveur de Joseph Kabila, quand on parlait de cinq chantiers, on ne voulait pas nous croire. Aujourd’hui, Joseph Kabila a transformé cette ville en chantier. Je n’ai jamais vu notre ville en chantier comme aujourd’hui. Le chef de l’Etat veut moderniser et réhabiliter la ville de Kinshasa. S’il n’était pas Congolais, il n’allait pas faire ce qu’il fait. Il faut le soutenir en 2011 pour qu’il continue à faire ce qu’il fait. Car, les cinq chantiers, ce n’est pas l’affaire de Kabila seul, mais de chaque acteur dans son terroir pour matérialiser la vision du chef l’Etat qui demande à ses collaborateurs de poser des actes concrets».

DES ACTIONS QUI TRADUISENT LA VISION DE JOSEPH KABILA
«Je suis votre enfant, je suis né ici à Maluku. C’est dans cette école que j’ai commencé mon alphabet, c’est ici que j’ai fait la première et la deuxième années scolaires. C’est donc en souvenir des années 50 que j’ai fait ce que j’ai fait». En dehors du Collège Saint Ndongwe, Marco Banguli a rappelé qu’en 2006, l’hôpital de Maluku où il est né était en état total de délabrement. Construit en 1930, cet hôpital a connu sa toute première réhabilitation entre 2006 et 2007 grâce à Marco Banguli qui s’était investi pour que le BCECO, avec la sollicitude du chef de l’Etat, accepte de financer cette réhabilitation. C’est aussi le cas de l’avenue allant du parking à la place Ngafura devenue impraticable parce que menacée par les érosions. C’est en 2006, avec l’appui de l’Hôtel de ville à l’époque du gouverneur Jean Kimbembe, que cette route a été réhabilitée. Toujours en 2006, là où, dans la zone 7, l’obscurité était totale, Marco Banguli a fait fournir un transformateur. Même le bac du village Bita avait été restauré, même s’il n’est plus opérationnel aujourd’hui faute d’entretien.
Ce qui montre à quel point Marco Banguli s’implique dans la vision de Joseph Kabila Kabange à travers les cinq chantiers.

L’IDENTITE KINOISE EN MARCHE A MULUKU

Le chapitre de l’identité kinoise n’a pas été oublié. Marco Banguli a expliqué aux habitants de Maluku que les enfants qui sont nés dans leur municipalité ne rentreront pas dans les provinces d’origine de leurs parents lorsqu’ils seront grands. Car leur province, c’est Kinshasa. «Les Congolais qui sont nés à Kinshasa, ceux qui ont choisi cette ville comme leur province, sont des Kinois. Et il ne faut pas avoir honte parce qu’aucun Congolais ne manque de province. Pour développer un quartier, une commune, il faut d’abord aimer cette entité. L’erreur en 2006, c’est d’avoir voté des gens parce qu’originaires d’une même province. Il faut maintenant s’identifier à la ville-province de Kinshasa. Une ville, c’est pour tout le monde et on ne peut chasser qui que ce soit. Les Kinois doivent prendre Kinshasa comme leur province et non comme une ville». C’est par ces mots que Marco Banguli a terminé son intervention sous les applaudissements de la population qui marquait ainsi son adhésion à l’identité kinoise et aux actions de son leader. Avant cela; Banguli a souligné que le concept d’«identité kinoise» n’est pas une xénophobie mais un appel à la prise de conscience des Kinois quant à leur devenir. Marcellin MANDUAKILA

NATION
Cinquantenaire de la RDC
Simon Kimbangu, annonciateur de l'Indépendance du Congo et de l'Afrique depuis 1921

A l'occasion de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC, le Cercle des étudiants kimbanguistes (C.E.K.) a organisé le samedi 19 juin dernier, dans l'amphithéâtre de l'église kimbanguiste, dans la commune de Kasa-Vubu, une conférence-débat autour du thème : "Simon Kimbangu, le libérateur ". D'après les conférenciers, Simon Kimbangu s'est opposé à la domination étrangère, en promouvant les messages de paix, d'amour, de non-violence, d'égalité et de justice, tels qu'il les a ressortis de la Bible. Il a également prophétisé sur l'indépendance de la RDC et de toute l'Afrique depuis 1921, ont-ils dit.

Prenant la parole, le conférencier Matondo Mbiyeye Joseph, docteur en lettres, a brièvement brossé l'étymologie du mot "Kimbangu", qui, de manière laconique, veut dire " la révélation des choses cachées ". Il a en outre déclaré que le 10 septembre 1921, alors qu'il se préparait pour rentrer à Nkamba afin de se livrer à l'autorité qui le recherchait, Kimbangu fit un message hautement révélateur devant la foule : "mes frères, l'esprit est venu me révéler que le temps de me livrer aux autorités est arrivé, car j'ai été envoyé pour libérer le peuple Kongo de la race noire du monde. L'homme noir deviendra blanc et l'homme blanc deviendra noir. Le Congo sera libre et l'Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l'Afrique seront pénibles et atroces. Car, les premiers gouvernants de l'Afrique travailleront au bénéfice des blancs ".
Parlant de la libération du peuple Kongo, le prophète Simon Kimbangu faisait allusion au " Royaume Kongo Dia Ntotila ", qui avait pour capitale " Mbanza-Kongo " et était divisé en trois parties : la première était composée de " Kongo Dia Pangala ou Dia kati (l'actuel RDC) ; la seconde, Kongo Dia Luangu (aujourd'hui Congo-Brazza) ; la dernière Kongo Dia Kuimba (Angola), explique Joseph Matondo. La prophétie se poursuit en ces termes : " les gouvernants de l'Afrique entraîneront sur le conseil des blancs leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s'entretueront. La misère s'installera. Beaucoup de jeunes quitteront l'Afrique dans l'espoir d'aller chercher le bien-être dans les pays des blancs. Ils parleront toutes les langues des blancs. Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des blancs et deviendront ainsi la proie des blancs ".
A travers ces mots, Kimbangu préparait l'opinion en prédisant l'indépendance. Il poursuit en disant : " il faudra une longue période pour que l'homme noir puisse acquérir sa maturité spirituelle. Ce qui lui permettra d'acquérir son indépendance matérielle.
aAlors, s'accomplira la troisième étape. Celle de l'avènement d'un grand roi divin, avec ses trois pouvoirs : le pouvoir spirituel (le Kinzambi), le pouvoir scientifique (le Kimazayi) et le pouvoir politique (le Kimayala). Je serai moi-même le représentant de ce roi. Quand le peuple ‘Kongo’ commencera à se libérer, un pays qui oserait l'attaquer sera anéanti sous les eaux, car il est écrit qu'il ne restera pas une pierre sur une autre qui ne soit renversée ".

De la prophétie à la réalisation
Dans son message, le prophète Kimbangu a stigmatisé tous les maux de l'humanité, ainsi que les conséquences qui devraient s'en suivre tant sur les hommes, pris de manière individuelle que sur les nations. Il dira ceci à propos de la guerre : " je demande que la guerre éclate en Europe pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu'elle avait perdu depuis les temps les plus reculés ". En septembre 1933, éclata effectivement en Europe la seconde guerre mondiale. A la fin de cette guerre, vers les années 50, le vent des indépendances se mit à souffler sur toute l'Afrique, l'une après l'autre, les colonies européennes d'Afrique se mirent à briser les chaines de l'humiliation et de la servitude.
A neuf jours du cinquantenaire de la RDC, une mémoire pieuse doit être gardée en souvenir de tous les pionniers de l'indépendance. A coté de Lumumba, Kasa-Vubu, Diomi, Kamitatu et autres, Simon Kimbangu demeure l'un des plus grands pionniers, condamné arbitrairement à vie par la justice coloniale belge et mort en prison pour la cause du Congo. L'histoire de ce personnage multidimensionnel, le premier à éveiller la conscience du peuple " Kongo " mérite d'être insérée dans le manuel d'histoire politique du Congo car, c'est une grande partie de notre histoire qui est parfois omise. Rocco NKANGA


INFOS INFOS
Selon le sondage "Les Points"
La réfection des routes propulse la popularité de Joseph Kabila Kabange
* Maj Kisimba, Claude Nyamugabo, Gilbert Tshiongo ... cités parmi les ministres appréciés des Kinois..

Le sondage «Les Points» vient de révéler les résultats de sa récente «prospection» dans la ville de Kinshasa. A la veille de la fête du cinquantenaire, le sondage révèle la hausse vertigineuse de la côte de popularité de Joseph Kabila qui est passée de 67% en février, à 78% en juin, suite probablement à la réfection des routes à Kinshasa.

Commentaire des enquêtés
Le mois de juin 2010, censé être celui de la célébration à l'unisson du cinquantenaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo a été marqué par plusieurs autres faits à l'instar de l'affaire honorable Mukonkole, dont l'arrêt de la Cour suprême de justice met dos à dos, le Procureur général de la République et les députés. D'où l'appel de certains membres de l'opposition politique, à l'implication du Chef de l'Etat pour la bonne application de l'arrêt de la Cour suprême de justice. Car, notent-ils, l'affaire est plus politique que juridique.
D'autre part, ce mois a été tristement peint aux couleurs du sang de l'activiste des droits de l'homme, Floribert Chebeya dont le corps a été retrouvé inerte sur la route du Bas-Congo. Une fausse note qui est en passe de gâcher complètement la fête, donnant ainsi l'occasion au Mouvement de libération du Congo (MLC) d'appeler au boycott des activités du cinquantenaire. Certaines personnes en ont même conclu que l'assassinat a été planifié par le pouvoir contre la liberté d'opinion en RDC.
Toujours au cours de ce mois de juin, l'administration publique est paralysée par une grève illimitée des fonctionnaires qui exigent le paiement du deuxième pallié de Mbudi. Une autre grève secoue le ministère des Affaires étrangères l'empêchant de produire le travail attendu par la population en vue de redorer l'image ternie du pays dans le concert des nations. En même temps, les artères de Kinshasa sont quasiment bloquées par des embouteillages monstres dus à la fermeture de certains axes principaux pour raison des travaux de réhabilitation de la voirie urbaine. " La ville doit revêtir sa plus belle robe pour accueillir ses hôtes de marque ".
C'est à peu près là, l'ambiance de la RDC et particulièrement de Kinshasa, à la veille de la célébration du cinquantenaire de l'accession du pays à l'indépendance. Qu'en pensent les Congolais et quelle opinion ont-ils du chef de l'Etat ? Voila l'une des grandes préoccupations de "Les Points" lors de cette enquête par sondage, réalisée face à face du 11 au 12 juin autour d'un échantillon de 1000 personnes dans la ville de Kinshasa. Quand bien même les activistes des droits de l'homme continuent à réclamer une enquête indépendante sur la mort de Floribert Chebeya, une démarche tout à fait justifiée, il ressort de ce rapport que l'opinion du président Joseph Kabila continue à prendre l'ascenseur. L'on retient à son actif, les mesures prises lors du Conseil Supérieur de sécurité convoqué urgemment, au lendemain de cet assassinat. Selon certains enquêtés, le Chef de l'Etat, à travers cette convocation, a démontré sa volonté d'apporter tout l'éclairage à ce «crapuleux» crime et a prouvé également qu'il n'était ni de loin, ni de près, impliqué dans cet acte de barbarie.
Outre la mort de Floribert Chebeya, la population, toutes tendances confondues, reconnait l'effort fourni par Joseph Kabila dans le cadre de la modernisation de la ville de Kinshasa. " Nous n'avons jamais vu pareils travaux être réalisés, depuis que notre pays a accédé à sa souveraineté nationale et internationale ". D'autres enquêtés se rappellent le cas de l'avenue des Huileries dont les travaux s'étaient soldés en queue de poisson alors que des fonds avaient été débloqués par le régime Mobutu. " Ceux qui critiquent aujourd'hui le pouvoir en place étaient aux affaires hier. Combien des routes ont-ils réhabilité ou construit ? Il faut être de mauvaise foi pour ne pas reconnaitre ce qui est accompli à Kin et à travers le pays", a confié un enquêté.
Globalement, le président Kabila voit sa cote de confiance au sein de l'opinion kinoise passée de 67% en février à 78% en juin, soit 11% d'accroissement. Quant à l'exécutif, la visibilité des ministres est toujours très faible, non qu'ils ne soient pas connus par la population, mais leurs actions au sein du gouvernement n'ont pas d'impact visible. Il est toujours aussi pénible de réunir plus d'une dizaine des ministres jouissant d'une confiance au sein de l'opinion.
Ainsi, il n'y a aucun changement dans le baromètre du mois de juin. On retrouve en première position Maj Kisimba qui continue son parcours à la tête du gouvernement. Sa dernière rencontre avec les députés des deux Kasaï et du Maniema a été chaleureusement saluée par la population. Outre les activités de son ministère où il a réussi à conscientiser la population sur l'importance du certificat des titres fonciers, il est fortement apprécié dans l'opinion suite à ses divers intérims qu'il a assumés à la satisfaction de la population. Il totalise 15% d'opinions favorables, soit un accroissement de 1% comparativement au mois de mai 2010.
Bien que tout le temps absent de Kinshasa, le ministre de la Coopération régionale et internationale, Raymond Tshibanda, reste présent dans le mental de la population kinoise, surtout les cadres et dirigeants publics ainsi que privés. A la tête d'un ministère phare des relations bilatérales, Raymond Tshibanda ne dort pas sur ses lauriers. Selon un enquêté, "il est très actif, parvient à représenter valablement le pays à chaque rencontre internationale et à défendre convenablement les intérêts de la République ". Il connait une cote potentielle de 13%.
Claude Nyamugabo, ministre de la Jeunesse et des Sports, arrive à la troisième place et réalise 9% d'opinions favorables recueillis dans les rangs des supporters et sportifs qui le trouvent très proche d'eux et à l'écoute de leurs préoccupations. Selon certains enquêtés, " le Ministre Claude Nyamugabo est très soucieux du développement du sport dans notre pays. Si le gouvernement met suffisamment des moyens à sa disposition, le sport en RDC connaîtra un grand succès".
La pilule est amère mais il faut l'avaler. " Le point d'achèvement nous achève ", dit un sondé. Bien que boudé par les agents des régies financières qui réclament leurs rétrocessions et certains cadres politiques qui voient leurs avantages couper, le ministre des Finances, Matata Ponyo, continue à bénéficier d'une confiance au sein de l'opinion, mais connait un léger recul de 3% comparativement au mois de mai 2010.
Selon certains répondants, " le pacte de dédoublement des recettes venté en mars n'a pas de chance à se reproduire pendant d'autres exercices financiers étant donné le caractère spécial du mois de mars pour le contribuable de la DGI, par exemple. Continuer à espérer des miracles serait une utopie. Autant mieux libérer les finances et payer les fonctionnaires plutôt que les étouffer sous prétexte de réaliser le PADER. "

INFOS INFOS
Retombées de la réunion des ministres du Genre de l'Afrique australe
Les chefs d'Etat de la Sadc invités à ratifier le protocole sur le genre
Ouverte par le vice-premier ministre et ministre des Postes, téléphones et télécommunications, Bulupi, la réunion des ministres en charge du genre et des affaires féminines de la Communauté économique et du développement de l'Afrique australe (SADC) organisée au Grand Hôtel Kinshasa a été un véritable succès. Ces assises de Kinshasa ont permis aux membres des gouvernements et des experts participants d'apprêter la feuille de route devant accélérer la signature du protocole de la SADC sur le genre et le développement par tous les Etats membres.
Au nom du gouvernement congolais, le vice-premier ministre et ministre des PTT qui a ouvert les travaux, a fait savoir que la question de l'égalité des sexes fait partie des priorités de l'action du gouvernement. " Mon pays n'a pas encore ratifié le processus de la SADC dans son protocole sur le genre. Des études sont en route pour ce faire. Pour un avenir meilleur et rassurant, tout le monde doit regarder dans la même direction ", souligné le vice-premier ministre et ministre des PTT qui a représenté le Premier ministre Adolphe Muzito.
Selon la ministre Congolaise en charge du Genre, de la Famille et de l'Enfant, Marie-Ange Lukiana Mufwankolo " cette rencontre nous amené à produire une feuille de route pour accélérer la signature et la ratification du protocole de la SADC sur le genre et le développement par tous les Etats membres. Ceci pour nous permettre d'avancer ensemble et réaliser des progrès. Pour atteindre les buts que nous nous sommes fixés, nous devons ratifier de toute urgence ledit protocole ".
Le protocole de la SADC sur le genre et le développement, a expliqué la ministre Marie-Ange Lukiana, est un document juridiquement contraignant à l'égard duquel tous les Etats membres sont tenus de livrer des résultats probants. " Nous ne tiendrons nos promesses en faveur de l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes que par la pleine mise en œuvre de cet instrument ", a-t-elle souligné.
A ses collègues membres des gouvernements faisant partie de cette organisation régionale, elle lancé un message : " Nous avons le devoir, nous ministres chargés du genre et de la condition féminine, de nous assurer que ce protocole apporte toute une série des pratiques meilleures pouvant inspirer d'autres regroupements régionaux. Voilà pourquoi, il est important de le ratifier dans un bref délai ".
Consciente que l'Afrique australe est confrontée à de nombreux défis qui entravent les efforts entrepris pour réaliser les programmes d'égalité des sexes, Marie-Ange Lukiana a évoqué le besoin d'un appui renforcé de la part des partenaires au développement. Cela, a-t-elle martelé, en synergie avec des organisations de la société civile, en sus des efforts de tous les gouvernements des pays membres de la SADC.
Face à ces défis, elle a invité les Etats membres à s'investir pour la mise en œuvre de ce protocole sur le genre et le développement. Dans le même angle d'idées, elle a appelé les pays de cette organisation régionale à se dépasser pour intégrer le genre dans tous les secteurs du développement en vue d'apporter des changements durables dans la vie des femmes et des filles dans ladite région.
" Nous les femmes, socle de la société, nous devons pousser nos Etats à aller au-delà des engagements, de la signature des instruments et des déclarations pour passer résolument à la mise en œuvre des décisions et des actions palpables pour des résultats concrets devant imprimer des avancées en faveur des droits, de l'égalité et des conditions des femmes, prémices incontournables pour des progrès durables en faveur de l'ensemble des pays de la SADC " a soutenu la ministre du Genre, Marie-Ange Lukiana.
Au nombre des pays membres de la SADC dont les délégations ont fait le déplacement de Kinshasa, on peut citer entre autres l'Angola, la Namibie, la RSA, la Zambie, le Lesotho, le Swaziland, le Zimbabwe, le Mozambique ….
Il convient de souligner que quelques membres du gouvernement, parlementaires et autres personnalités ont pris part à l'ouverture des travaux de la réunion des ministres en charge du genre et des affaires féminines de la SADC.
Dorian KISIMBA

SOCIETE
Sud-Kivu : trop de musique nuit aux oreilles et à la concentration
Les habitants de Bukavu vivent en permanence, à la maison comme à l'extérieur, dans le bruit de la musique déversée dans les bus, les taxis, les rues, les magasins, les cybers… Une agression permanente, dangereuse pour l'audition et qui limite la concentration intellectuelle de ceux qui étudient ou travaillent dans les bureaux.

La musique, jouée partout à tue-tête, est omniprésente dans la vie quotidienne à Bukavu, à la maison comme à l'extérieur. Personne n'y échappe même ceux qui n'apprécient pas ce bruit permanent. Dans les parkings de Bukavu et aux arrêts des bus, les clients crient : "Je ne peux pas voyager à bord de ce bus, car on n'y joue pas de musique". À bord des taxis, les passagers exigent du chauffeur qu'il augmente le volume. On n'arrête la musique que si l'un d'eux doit répondre à un appel téléphonique. À la maison, les jeunes étudient en écoutant la musique. Dans un même cybercafé, il est courant de trouver trois ou quatre personnes qui écoutent chacune une mélodie différente sur des ordinateurs portables "Cela diminue notre concentration", reconnaît Salvator Mubalama, un internaute rencontré au cyber de Radio Maendeleo. Les bars et les boutiques déversent sans cesse des flots de musique dans la rue… Les oreilles sont agressées en permanence et la concentration en pâtit.

Surdités prématurées
Ces décibels exposent les jeunes à de graves problèmes d'audition, rappellent les médecins. "A force d'écouter de la musique trop forte, on finit par l'entendre à moitié", dit un slogan d'une campagne sur ce thème lancée en France et qui conseille "Écoute tes oreilles". Celles des jeunes sont, en effet, très sensibles et ne sont pas faites pour supporter bruits et musique en permanence. Cette situation devenue courante entraîne des surdités totales ou partielles même chez les très jeunes, des bourdonnements qui ne s'arrêtent plus. Les écouteurs des téléphones portables ou des baladeurs - s'ils sont réglés trop fort et utilisés trop longtemps - peuvent aussi causer de graves dégâts, préviennent les médecins.
Écoutée modérément et à un volume raisonnable, la musique peut être utile et bénéfique. Selon qu'elle est douce, violente, mélancolique ou gaie, elle peut tenir compagnie au travailleur manuel, aux solitaires, lors des deuils, du repos et même exalter les sentiments religieux. Mais elle nuit souvent au calme et à la concentration indispensables à ceux qui exercent un métier intellectuel ou qui étudient. C'est le cas au service, où on ne coupe pas à la musique. Chacun peut y venir avec sa radio, car il n'existe aucun règlement sur cette question. "Les deux collègues avec lesquels je partage le même bureau ont le poste radio allumé toute la journée, ce qui m'empêche de me concentrer", se plaint un agent de l'administration publique. Certains s'intéressent plus à ce qui se dit ou se joue à la radio qu'à leur travail. Ils passent ainsi huit heures à leur poste et non pas huit heures à travailler.

Ecouter ou réfléchir
Pour les jeunes, la musique est devenue une drogue. Elle occupe parfois les trois quarts de leur temps en dehors des cours. T. Furaha, une étudiante, témoigne : "J'étudie les mathématiques en écoutant de la musique, car elle me donne l'impression de ne fournir aucun effort", déclare-t-elle.
Certains spécialistes à l'inverse estiment que le rendement intellectuel est moins bon lorsqu'on travaille avec de la musique, surtout lorsqu'elle est forte. Nathalie Iragi, une élève de l'institut Nyalukemba de Bukavu, en a fait l'expérience. "Sur le conseil de mes parents, dit-elle, je me suis interdit d'écouter de la musique pendant l'étude. Cette discipline m'a permis d'améliorer mes notes en classe, passant de 54 % au premier semestre à 73 % à la troisième période." Syfia Grands Lacs/RD Congo

*Bukavu : de plus en plus de jeunes fument
Avec la multiplication des bistros et des boîtes de nuit, de plus en plus de jeunes de Bukavu, à l'est de la RD Congo, se mettent à fumer, ce qui scandalise leurs parents. Ils y dépensent aussi beaucoup et mettent leur santé en danger
"Je fume depuis un an, quand je suis avec les amis, le plus souvent quand nous sommes dans des bistros ou dans des boîtes de nuit, car mes parents me tueraient s'ils me voyaient fumer", confie Patty, jeune Bukavien de 16 ans environ, rencontré dans une buvette au rond-point Carrefour, une des principales places animées de la capitale du Sud-Kivu. De nombreux jeunes font de même, essentiellement des garçons. Seules quelques filles de joie fument dans les boîtes de nuit pour séduire les hommes.
Les parents considèrent les jeunes qui tirent sur les cigarettes comme des voyous, des enfants sans éducation. Jusqu'il y a environ dix ans, on ne voyait fumer que des personnes âgées. "Selon la tradition, seuls les vieux pouvaient fumer. Un vieux avec sa pipe, c'était un signe de sagesse. Dans notre culture, un enfant ne peut pas fumer, mais à présent on les voit faire, même les filles. C'est une dépravation des mœurs", estime un homme d'une cinquantaine d'années rencontré sur cette même place. Beaucoup pensent que ce changement de comportement vient de la multiplication, ces dernières années, des bistros et des boîtes de nuit de plus en plus fréquentés par les jeunes.

Pour avoir l'air branché
Ce dernier temps, ils sont de plus en plus jeunes - dès 15 ans - à se mettre au tabac. On les voit là où ils estiment être loin de la vue de leurs proches. Certains étudiants fument au campus.
La plupart de ces jeunes prennent des cigarettes sans savoir vraiment pourquoi. Pour la majorité, c'est pour faire comme les autres et se donner l'apparence d'un jeune branché, à la page, au diapason de ce qui se fait dans le reste du monde. "Je voyais toujours des gens fumer à la télé, souvent même des stars et un jour je me promenais avec un voisin et son cousin fumeur et j'ai vu que c'était un super look", raconte un jeune homme. "Je fume depuis le début de l'année académique : ça fait presque sept mois, explique aussi Manu, un jeune étudiant. On buvait avec des amis, certains fumaient. Puis un jour, j'ai essayé et j'ai trouvé cela pas mal. Je ne sais pas encore quand, mais c'est sûr qu'un jour j'arrêterai."
Acheter des cigarettes coûte cher et tous ne peuvent pas le faire. "J'ai fumé pendant deux ans quand j'étais encore étudiant. Je profitais des frais académiques que les parents me donnaient pour boire et fumer. Cela fait deux ans que j'ai fini les études et je n'ai pas de travail, raconte Chirhu, un garçon de 28 ans. Si j'attrape quelques francs je peux seulement boire, mais plus fumer. Car pour la 'clope' seule, je gaspillais près de 2 000 FC (environ 2 $) par jour". La majorité reconnaît qu'elle ne fume pas chaque jour à cause du prix des cigarettes. Certains économisent de l'argent toute la semaine pour fumer le week-end quand ils sortent avec les amis.

Chère cigarette
Les médecins mettent en garde les fumeurs qui s'exposent à de graves maladies, surtout ceux qui fument tant de cigarettes qu'ils ne les comptent même pas. "La cigarette peut causer la pneumonie et le cancer des poumons, chez ceux qui fument sans modération et se nourrissent mal", rappelle Léon Mwema, infirmier dans un dispensaire de la commune de Kadutu.
Mais cette menace ne semble pas préoccuper grand monde. Lors de la célébration de la Journée sans tabac, le 1er juin, aucune activité n'a été organisée à Bukavu. Seule l'association Croix bleue présente une émission hebdomadaire contre le tabagisme sur les antennes de la Radio nationale. "La loi congolaise n'interdit pas le tabac dans les places publiques. Mais les fumeurs commencent à le faire à l'écart, fait observer un auditeur, à cause du matraquage des médias internationaux et de l'expérience de quelques pays voisins." Syfia Grands Lac

FORUM ECO
Stabilité du cadre macroéconomique

Le CPM rassure de la meilleure coordination entre la Troïka politique-monétaire-budgétaire
A quelques jours de la réunion des institutions de Bretton Woods où devrait se décider le sort de la RDC sur l'atteinte du Point d'achèvement de l'initiative PPTTE, toutes les batteries sont mises en marche pour que rien ne puisse entraver la décision du FMI et de la Banque mondiale. Le Comité de politique monétaire (CPM), à travers son vice-président, Jean-Louis Kayembe Wa Kayembe, rassure qu'il y a une surveillance plus ou moins accrue, une concertation permante entre les autorités politique, budgétaire et monétaire pour que le cadre macroéconomique demeure stable.

Au cours de sa sixième réunion ordinaire de vendredi dernier, sous la présidence du directeur général de la politique monétaire et des opérations bancaires, le CPM a noté que le cadre macroéconomique est stable. Sur le marché des biens et services, il y a baisse de 0,02% du niveau général des prix à la deuxième semaine de juin 2010. Cette évolution induit une baisse de l'inflation globale qui s'est établie à 4,58% contre 4,62% deux semaines plus tôt. La poursuite de cette tendance se traduirait, affirme Jean Louis Kayembe Wa Kayembe, à fin décembre 2010, par une inflation de 10,65% contre un objectif annuel de 15,0%. De son côté, le taux de change au 17 juin 2010 poursuit une stabilité relative sur les différents segments des marchés. Et sur le marché monétaire, le CPM a fait un constat selon lequel il y a une augmentation tendancielle d'intérêts réels, induite par le ralentissement notable de l'inflation. Toutes ces évolutions tiennent essentiellement au renforcement de la coordination et de la prudence dans la conduite des politiques budgétaires et monétaires. Ce qui a permis de neutraliser, via les excédents de trésorerie, 10,1 milliards de CDF au 17 premiers jours du mois en cours. Les instruments de politique monétaire ont permis, pour leur part, d'anéantir 54,4 milliards de CDF dont 37,2 milliards de CDF via le Billet de trésorerie (BTR), 7,0 milliards par la réserve obligatoire et 10,2 milliards par le biais des remboursements de refinancement.
Toujours selon Kayembe, cette action a élargi la marge de manœuvre de la BCC pour intervenir sur le marché des changes en vue de conforter le niveau de change de la République. Le CPM pense qu'en maintenant le dispositif actuel de politique monétaire, à savoir le taux directeur à 42%, le coefficient de réserve obligatoire à 7%, il est rassuré que le cadre macroéconomique est maintenant stable dans un contexte où il y a déjà une désinflation qui se poursuit. Selon le vice-président du CPM, si la BCC a besoin des devises, elle va le faire toujours dans le cadre d'une politique monétaire prudente. " Tout devrait rester cohérent. Nous allons renforcer la coordination entre la politique budgétaire, monétaire ainsi que la politique de change", a-t-il déclaré.

Réserves
Le vice-président du CPM se réjouit du fait qu'à la date du 18 juin, le niveau des réserves de la Banque était confortable (1.141.000.000 USD). " Nous avons à peu près 6,5 semaines d'importation. Le niveau de réserve est suffisamment élevé pour nous permettre de parer à toute éventualité ".
A une question de la presse sur les dérapages qui peuvent subvenir par rapport aux dépenses relatives aux festivités du Cinquantenaire, le directeur général de Politique monétaire révèle : "Le trésor public affiche un excédent important. Cet excédent témoigne que bien qu'il y ait des pressions sur la dépense, il y a également des rentrées plus importantes ". Pour lui, la meilleure coordination au niveau de la Troïka politique-monétaire-budgétaire constitue plus ou moins le gage de la stabilité qui devrait, en principe, demeurer, se poursuivre et être pérennisé jusqu'au-delà même du mois de juin. Ce qui est important au niveau de la finance publique, c'est de savoir dégager suffisamment de ressources pour faire face à toutes ses dépenses et établir des priorités. Et toutes ces priorités doivent être conformes à ce qui a été arrêté dans le plan de Trésorerie. " Cela ne devrait pas nous inquiéter ou amener des tensions sur le plan monétaire. La preuve ce qu'il y a des excédents dans un contexte où se réalise certaines dépenses. C’est qu'on mobilise un peu plus par rapport à ce qu'on dépense ", note le vice-président du CPM.
Eu égard à la stabilité du cadre macroéconomique, le CPM recommande à l'Etat la poursuite d'une politique budgétaire restrictive et, à la BCC, une politique monétaire prudente en vue de préserver ces acquis, d'une part, et de faciliter la réalisation de différents critères quantitatifs du Programme économique (PRG II) à fin juin 2010 en vue de l'atteinte du point d'achèvement des initiatives PPTE et IADM (Initiative pour l'annulation de la dette multilatérale).Dina BUHAKE

CULTURE & DETENTE
Musique chrétienne
Lifoko du Ciel en tournée euro-américaine
Le chantre chrétien Lifoko du Ciel est en tournée euro-américaine. Le chanteur profite de son périple pour faire la promotion de son opus"Dieu au féminin", sorti en 2009. D'après son chargé de missions, Charles Mbiye Vanga, l'auteur de "Dieu au féminin" est en train de livrer des concerts actuellement aux USA.
Après le pays de Barack Obama, l'artiste s'envolera pour le continent européen où il livrera des concerts en Suisse et en France. Peu avant le périple euro-américain, Lifoko du Ciel s'était produit au mois d'avril dernier en Angola et en Amérique du Sud.
Le retour de l'artiste en RDC est prévu au mois d'août prochain. Le chargé de mission de Lifoko du ciel précise à ce sujet que l'artiste donnera également des spectacles à Kinshasa et dans certaines provinces de la RDC.
Par rapport à l’album " Dieu au féminin " qui compte une dizaine de titres, il faut dire que Lifoko et le producteur de l'album, la maison Goshen, n'ont pas engagé beaucoup de moyens pour la promotion.
Lifoko du ciel est reconnu comme un grand auteur-compositeur de la «musique chrétienne» congolaise. Beaucoup de ses œuvres ont souvent été interprétées par d'autres musiciens chrétiens. A cause de son savoir-faire, cet artiste musicien a eu le mérite d'être décoré par la chancellerie des ordres nationaux de la RDC.
Dieumerci MAYAMBI

Festival d’Avignon 2010
Le théâtre de poche de Bruxelles présente le spectacle «les monologues voilés»
Le festival d’Avignon 2010 demarrera le jeudi 8 juillet. Pour cette année, le Théâtre de poche de Bruxelles présentera le spectacle «Les monologues voilés» annonce Anouchka Vilian, chargé de presse du Théâtre de poche.
Le Théâtre de poche de Bruxelles est connu en RDC pour avoir fait la campagne de sensibilisation sur le phénomène «enfant sorcier». Il parraine également le Théâtre des Amazoulous à Kisangani qui propose aux «Boyomais» l’espace culturel Ngoma.
En ce qui concerne «Les monologues voilés», la pièce a recolté un franc succès dès sa création. Depuis, la pièce a été jouée plus de 180 fois à guichet fermé en Belgique et en France.
Le spectacle propose au public douze monologues d’une exceptionnelle intensité, drôles, poétiques et émouvants. Il offre également au public le rare privilège d’entrer dans l’intimité des femmes musulmanes, sans fausse pudeur ni voyeurisme.

Les comediens du spectacle
Les quatre comédiennes arabo-belges racontent au public avec humour et émotion les rituels, les joies, les désirs, les changrins, les argasmes, les pressions familiales, culturelles, vécues par ces femmes aux prises avec leur culture d’origine et la confrontation avec l’Occident.

Adelheid Roosen: «je voulais partir à la rencontre de ces femmes musulmanes»
L’auteur de «les monologues voilés», Adelheid Roosen, raconte les circonstances de la création de la pièce.
«Un jour, dans les bus alors que je jouais ‘les monologues du sexe feminin’, je me suis dit qu’il faut que moi aussi j’enlève mon voile ... et c’est là qu’est née l’idée des monologues voilés. Je voulais partir à la rencontre de ces femmes musulmanes de la première ou de la seconde génération de l’imigration», a-t-elle indiqué.
Elle ajoute qu’elle a pris le temps, plusieurs mois pour rencontrer plus de soixante femmes musulmanes d’origines, d’âge et de milieux divers. Dieumerci MAYAMBI

Wenge BCBG : Le corps du chanteur Tati sera exposé ce lundi à la Place ASSANEF
Le corps du chanteur Tati Tatikila de l'orchestre Wenge BCBG sera exposé ce lundi 21 juin 2010 à la Place ASSANEF, située dans la commune de Lingwala. L'information nous est parvenue par le porte-parole du groupe cher à JB Mpiana, Blanchard Mosaka.
Pour rappel, l'artiste a trouvé la mort suite à un accident de moto le dimanche 13 juin 2010 dans la matinée, à Macampagne dans la commune de Ngaliema. Selon le staff de Wenge BCBG, c'est la jeep du célèbre joueur portugais d'origine congolais, Aziz Makukula qui aurait cogné l'artiste Tatikila.
Ce dernier disparait à la veille du lancement de l'album " Soyons sérieux " de JB Mpiana et Wenge BCBG auquel avait participé l'illustre disparu. D.M.