Odeur de campagne
Si ce n’est pas encore la précampagne électorale, cela y ressemble fortement. Les visites du Raïs en provinces sont de plus en plus ponctuées par des adresses aux allures à la fois de bilan de mi parcours et d’annonces des lendemains qui chantent. Pour faire passer son message, Joseph Kabila s’exprime devant un échantillon des forces vives de la région visitée. Cela a été le cas à Mbuji Mayi, chef-lieu du Kasaï oriental.. Cela vient de se passer aussi à l’identique à Bukavu, capitale du Sud-Kivu. Dans chacune de ses adresses, toujours le même souci pédagogique de mieux se faire entendre de l’auditoire et de s’assurer que ce public relai va répercuter cinq sur cinq «la bonne nouvelle».
A Bukavu, plus particulièrement, le speech d’avant repas s’est transformé pratiquement en une intervention fleuve. Plus d’une heure. Parions que certains de convives ont dû ronger leur soif et surtout leur faim.
Mais pour le Raïs, le plus important était sans doute ailleurs. Il était visiblement question pour le Président de contrer quantité de «contre vérités» distillées, depuis la normalisation avec le Rwanda, dans l’opinion kivutienne. Il est vrai que depuis les opérations militaires conjointes anti Fdlr, certains leaders d’opinions locaux et d’autres tapis dans l’ombre de lointains salons feutrés de Kinshasa ont entrepris de vendre leur version du rapprochement entre Kinshasa et Kigali. Dans une région où le voisin rwandais n’est pas toujours bien vu, cette campagne de sape et d’ «intoxications»-le mot est du Raïs- commençait à brouiller le message de Kinshasa .Or, vu de la kabilie, le Kivu holding n’est pas n’importe quelle région. C’est l’un de principaux réservoirs de voix à même de faire la différence lors de l’élection présidentielle. Et ce n’est pas à Kabila fils, natif du coin et bénéficiaire du plébiscite kivutien de 2006, que l’on apprendrait cela. José NAWEJ
Un tabou tombe
Ce n’est donc plus un secret. La Constitution sera amendée. Après les fêtes de fin d’année, les députés et les sénateurs vont reprendre le chemin du Palais du peuple pour une session extraordinaire avec au menu, notamment, la révision constitutionnelle. Un amendement rendu inéluctable par l’impossibilité matérielle et financière d’opérer le découpage territorial dans le délai prévu par la Loi fondamentale. Après avoir pratiqué la politique de l’autruche, tout le monde s’est rendu à l’évidence: le passage de 11 à 26 provinces relève dans l’état actuel des choses, de la gageure. Pis, il produirait même l’effet inverse à celui escompté.
Près de trois ans après les élections quasi générales, les institutions provinciales et leurs animateurs peinent à se doter d’infrastructures. Nombre d’assemblées provinciales sont encore des SSF (sans siège fixe). Pour leurs plénières, ces parlements .régionaux louent, quand ils ne squattent pas, qui une salle de classes, qui une salle de spectacle , qui encore un hangar. Idem pour quasiment tous les gouvernements provinciaux.
Côté financier, ces nouvelles institutions provinciales coûtent cher, très cher aux provinces déjà dépouillées de ressources. Incapables de répondre à la forte demande sociale des administrés, les provinces se sont retrouvées dans l’obligation d’installer députés et ministres provinciaux. Et ces derniers, comme dans une chaîne, ont installé les leurs. Le tout au frais de la princesse.
C’est cette expérience qu’on devait multiplier par ...26. Pas évident que la gouvernance de proximité tant recherchée allait être au rendez-vous. Pas donc sûr que le peuple allait trouver son compte. A la place, on allait assister à des scènes ubuesques où des conseils de ministres et des plénières se tiendraient sous des arbres, faute de bâtiments. Car les nouvelles provinces manquent de tout.
D’où cette question: pourquoi les architectes de l’actuelle constitution avaient-ils prévu le découpage territorial en si peu de temps? Nombre de connaisseurs de la chose politique zaïro-congolaise ne cherchent pas longtemps la réponse: la fringale de positionnement. Des acteurs politiques s’étant aménagés d’autres loges en provinces en cas de difficulté à se faire caser dans les institutions centrales à Kinshasa. D’autres encore misaient sur l’élévation de leurs bleds au rang de province pour avoir à régner quelque part. Les voilà rattrapés par la réalité. Derrière les idéaux de gouvernance de proximité se cachait en fait le nombrilisme qui tient lieu de raison sociale pour nombre d’opérateurs politiques. Car le malheur des Congolais ne résulte pas de la forme de l’Etat. Il est plutôt le fait des dirigeants. José NAWEJ
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A L’APPROCHE DU REMANIEMENT, LA PLATE-FORME
KABILSTE EN PROIE AU CHOC DES AMBITIONS
AMP : Koyagialo mis en cause
*Le Secrétaire exécutif ad intérim de la principale composante de la Majorité accusé de déstabiliser la Convention
des démocrates congolais (CODECO)
Les tractations qui sont déjà en cours au sein de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) pour le remaniement attendu en fin de cette année suscitent des qui font craindre le pire pour cette plate-forme politique. Les principales forces qui la composent n’émettent plus sur la même longueur d’ondes, tandis que le chantage, pour le besoin de positionnement, renvoie les protagonistes dans les extrêmes où chacun se montre plus imaginatif et querelleur, le tout dans le but de se faire valoir pour figurer sur la liste des nouveaux ministres.
C’est ainsi qu’on a déjà entendu des déclarations de certains ténors de la coalition au pouvoir critiquant la conduite des Affaires de l’Etat par l’Exécutif dont ils sont eux-mêmes membres. D’autres s’emploient, par ailleurs, à fragiliser les partenaires pour espérer réduire leur influence et ainsi obtenir leur départ du Gouvernement. Plus d’une fois, des esprits bien pensants ont décrié ces pratiques afin de sauvegarder et consolider l’harmonie dans la famille politique du Chef de l’Etat, mais c’est toujours sans compter avec l’esprit mercantile qui anime certains sociétaires de l’AMP.
A ce jour, des observateurs estiment que le bilan à mi parcours de l’AMP paraît mi-figue, mi-raisin, tandis que d’autres soutiennent que c’est un échec total, estimant que la plate-forme n’a, jusque-là, pas pu réaliser une mutation vers une structure de gestion du pouvoir remporté lors des élections. Les aménagements sollicités et obtenus à la direction de l’Alliance avec le départ de Katumba Muanke sont avancés par ces observateurs comme la preuve des contre-performances déplorées. Ce qui justifie la nécessité d’une vision progressiste et plus réaliste passant par un recentrage des choses dans la perspective d’offrir à Joseph Kabila, non seulement une AMP plus dynamique et compétitive, mais également des hommes à la mesure du défi à relever.
Aujourd’hui, notent encore des analystes, l’après Katumba à l’AMP s’avère très austère, puisque l’Alliance est devenue presque l’ombre d’elle-même. A la base de cette léthargie, les sociétaires tournent leurs regards vers Louis Koyagialo Gbase Te Gerengbo, ancien numéro 2 devenu aujourd’hui patron de l’AMP. Celui-ci est pointé comme étant à l’origine de plusieurs maux qui minent l’Alliance, dans sa manière de la gérer. Héritage empoisonné ou déficit managérial ? Dans les milieux de l’Alliance, on affirme que l’homme témoigne de sa fidélité et sa loyauté envers son ancien patron pour qu’on lui trouve une certaine incapacité à maîtriser et à gérer les dossiers. Koyagialo est, par ailleurs, présenté comme un travailleur infatigable.
Mais cette opinion n’est pas partagée par l’ensemble des sociétaires de l’AMP et même aux yeux de certains analystes des questions politiques en RDC.
Pour ceux-ci, « l’AMP, dans sa direction passée et actuelle, affiche des contours d’une officine spécialisée dans la conception et l’exécution de coups bas, plutôt qu’à une véritable plate-forme politique. » Un autre analyste trouve, pour sa part, que « c’est cela, en tous cas, l’image que l’AMP a pu donner jusqu’à ce jour. Et n’étaient actifs dans ce réseau que quelques dignitaires du régime dictatorial qui a prévalu dans ce pays avant l’avènement de Joseph Kabila Kabange. »
Aujourd’hui, avance-t-il, ce réseau est devenu virulent, si pas dangereux en raison de sa ferme détermination à conserver le pouvoir politique et continuer à l’exercer au gré des intérêts de ses membres, souvent sans tenir compte des directives du Chef de l’Etat que l’on ne manque pas d’embarrasser régulièrement tout au long du mandat qui touche à sa fin. Une telle attitude est totalement contradictoire avec le souci de Joseph Kabila de s’entourer d’hommes intègres et compétents pour la réalisation de son programme de reconstruction nationale. C’est pourquoi il est devenu courant que l’approche la vision et les choix de Joseph Kabila soient contrariés par ses partenaires au sein de l’AMP. Ce n’est donc pas à tort que le Chef de l’Etat a eu à déclarer qu’il ne disposait pas de 15 personnes capables de booster la RDC vers son mieux être.
Il ne croyait pas si bien dire, soutiennent les analystes et des sociétaires désabusés de l’AMP. En effet, alors que l’AMP devait contribuer à dénicher ces oiseaux rares et peaufiner des stratégies à même de consolider le pouvoir de Joseph Kabila, ses plénipotentiaires se distinguent par des actions et sorties peu onéreuses. Au nombre de ceux-ci, l’on pointe du doigt Louis Koyagialo que l’on accuse de créer des confusions dans les dossiers qui minent l’Alliance.
On cite le cas spécifique de la Convention des Démocrates Congolais (CODECO) qui est en train de voler en éclats par des initiatives qui contrarient bien des consciences au sein de l’Alliance. Des sources crédibles soutiennent que Louis Koyagialo se serait fait un point d’honneur d’installer une de ses relations, qui serait un proche parent, au prochain Gouvernement sur le quota de la CODECO dont les membres n’en croient pas leurs oreilles. Pour y parvenir, le Secrétaire exécutif ad intérim de l’AMP aurait joué sur un prétendu malentendu au sein de la CODECO pour avancer la carte qui lui serait favorable.
De la même manière que Koyagialo et ses alliés avaient joué en novembre 2008 pour abattre la carte Botswali contre Jean-Claude Muyambo au ministère des Affaires sociales et humanitaires, c’est de cette manière aussi, ajoute-t-on, qu’il conjuguerait déjà le même Botswali au passé. La nouvelle coqueluche pour ce ministère serait aujourd’hui, aux yeux de Koyagialo, Simon Bolenge, actuel ADGA de l’OCPT et ancien Directeur de cabinet de Muyambo.
Cependant, au sein de la CODECO, on se dit choqué par cette démarche tendant à enjamber la direction de cette composante, en sorte que c’est aujourd’hui plus la direction politique de l’AMP qui décide à la place des plénipotentiaires de la CODECO. « Jusqu’à quand cette situation va-t-elle perdurer ? », s’interroge un ténor de la CODECO dépité.
Par ailleurs, selon des informations de bonne source, à l’AMP on aurait définitivement compris que les stratégies développées à ce jour à l’encontre de la CODECO l’auraient été pour la déstabiliser et non pour des raisons d’efficacité. C’est pourquoi, il a été décidé de laisser la plate-forme dirigée par Jean-Claude Muyambo s’assumer en toute indépendance. C’est ce qui a, d’ailleurs, justifié le retour à Kinshasa du bâtonnier qui s’était replié au Katanga où il s’est adonné à de grands travaux de développement. Et à la CODECO, les présidents des partis membres et ses personnalités ont décidé de ne plus se faire manipuler et de marcher suivant les prescrits des statuts et règlement intérieur pour mieux servir les intérêts du groupe pour plus d’efficacité en faveur de l’Autorité morale de l’AMP.
Alors donc qu’une nouvelle vision prenait corps dans les rangs, voilà que les démons de la division se réveillent, instrumentalisent et frappent encore pour nucléariser la CODECO dont on affiche aujourd’hui trois ailes. De celles-ci, l’AMP de Koyagialo aurait donc jeté son dévolu sur l’aile de Bolenge afin de faire passer sa candidature pour le Gouvernement.
« Ce faisant, Koyagialo a pêché politiquement contre le principe même qui sous-tend le fonctionnement de l’AMP en s’immisçant dans la gestion d’une plate-forme autonome », se plaint un des ténors de la CODECO qui poursuit : « Aussi curieux que cela puisse paraître, et contrairement à toutes ses prises de position selon lesquelles l’AMP, pour le besoin de sa majorité, tient plus aux députés, Koyagialo, pour soutenir son schéma qu’aucun député de la CODECO n’approuve, indique cette fois que l’AMP tient aux partis politiques dans la gestion de ses relations avec ses partenaires. »
Dans tous les cas de figure, on constate que les différentes initiatives n’ont contribué qu’à désarticulé tout l’édifice de l’AMP au moment où Kabila a le plus besoin de sérénité. « Koyagialo a-t-il déjà fait rapport à sa hiérarchie de ses différentes tractations au niveau de la CODECO et des conclusions auxquelles il est arrivé ? A-t-il réussi à consulter toutes les parties pour se faire une idée de ce qu’est réellement la CODECO ? Que pense-t-il finalement de Muyambo reconnu aujourd’hui comme président de la CODECO ? », s’est demandé un analyste au fait de la situation qui prévaut au sein de la majorité.
Les réponses à ces questions pour le moins pertinentes devraient permettre de recentrer les actions de l’AMP et revisiter sa politique vis-à-vis de ses partenaires. Car la situation actuelle en son sein et la confusion créée autour de la CODECO et dans d’autres structures qui soutiennent l’action de Joseph Kabila font craindre le pire pour la coalition au pouvoir. Ceci d’autant plus que les principaux acteurs qui la composent font l’objet d’une campagne de dénigrement dont les tireurs de ficelles sont tapis dans l’entourage du Chef de l’Etat. Pendant que les forces politiques s’organisent et au moment où s’annonce des virages spectaculaires à l’approche des élections, tout se passe comme si, autour du Chef de l’Etat, on croit que c’en est fini.
Les sociétaires de la Majorité sont ainsi invités à se ressaisir et imprimer une dynamique plus proactive à leur coalition pour la libérer des pesanteurs individualistes au profit de l’intérêt général. JEK
AU TERME dDE LA GRANDE COMMISSION MIXTE
La RDC et le Rwanda préoccupés par la sécurité frontalière
‘‘La République démocratique du Congo et le Rwanda sont déterminés à poser les jalons d’une nouvelle ère de coopération en vue de consolider les relations d’amitié et de bon voisinage entre les deux pays’’. C’est en ces termes que le ministre congolais de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda accompagné de sa collègue rwandaise Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères et de la coopération régionale, a ouvert, vendredi le 18 décembre 2009 au Grand hôtel Kinshasa, les travaux de la 4ème grande commission mixte RDC – Rwanda.
Pendant deux jours, les experts congolais et rwandais ont examiné, en priorité, plusieurs questions de coopération, notamment celles liées à la sécurité, à la tracée de frontières communes, aux migrations ainsi qu’aux questions de coopération se rapportant aux réfugiés. A cela s’ajoute les questions de coopération dans le domaine de l’énergie, de l’environnement, du tourisme, du commerce et des investisements, des infrastructures, de la coopération technique, scientifique et culturelle.
Le représentant du Gouvernement congolais a souligné que ces assises, clôturées samedi le 19 décembre 2009, coïncide avec l’année de l’opération conjointe dénommée ‘« Umoja wetu ».
Dans son intervention, la ministre rwandaise des Affaires étrangères et coopération internationale, Louise Mushikiwabo, qui a conduit la délégation de son pays à ces travaux, a d’abord rappelé les liens séculaires qui unissent les deux pays. Lesquels liens permettent aux deux Etats voisins et frères de coopérer encore davantage pour le bien-être de deux populations. Saluant la reprise des relations entre son pays et la RDC, elle s’est ensuite rassurée qu’avec le zèle et l’engagement de deux parties soutenus par la volonté politique de deux chefs d’Etats, ces liens seront renforcés. Louise Mushikiwabo a aussi souhaité que ces assises mettent un accent particulier sur les projets économiques communs qui soient au bénéfice de deux populations respectives. « Ces genres de projets à résultats tangibles permettent de renforcer les liens d’amitié et de fraternité », a-t-elle renchéri. La ministre rwandaise a fait, en réalité, état du projet commun d’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu. Simard Simon TSOUMBOU.
communique conjoint de la IVè session ordinaire
de la grande commission mixte RDC - Rwanda
1. La Quatrième Session de la Grande Commission Mixte entre la République Démocratique du Congo et la République du Rwanda s’est tenue à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, du 17 au 19 décembre 2009.
La Délégation Rwandaise était conduite par Son Excellence Madame Louise MUSHIKIWABO, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, et la Délégation Congolaise par Son Excellence Monsieur Raymond TSHIBANDA NTUNGAMULONGO, Ministre de la Coopération Internationale et Régionale.
2. Dans leurs allocutions d’ouverture, les deux Chefs de délégation ont mis l’accent sur l’excellence des relations entre les deux pays, les acquis positifs de 2009.
Ils ont, par la même occasion, rappelé la volonté exprimée à cet effet, à Goma, le 06 août 2009, par les deux Chefs d’Etat, leurs Excellences Messieurs Paul KAGAME et Joseph KABILA KABANGE de consacrer cette nouvelle ère des relations de deux pays pour la relance de la Grande Commission Mixte, restée en veilleuse depuis 21 ans.
3. Le Chef de la Délégation Congolaise a dans son mot d’introduction souhaité la bienvenue à la Délégation Rwandaise et a souligné que Kigali est un peu Kinshasa, et que de ce fait, la Délégation Rwandaise doit se sentir chez elle en RDC.
Le Chef de la Délégation Rwandaise a exprimé sa reconnaissance pour l’hospitalité combien fraternelle et chaleureuse dont a bénéficié sa délégation et elle-même.
4. Les deux délégations ont noté avec satisfaction la relance des activités de la CEPGL, ainsi que les progrès réalisés dans les relations bilatérales, notamment dans les domaines de la politique, de la défense et dans celui de la sécurité depuis le Sommet de Goma.
5. Les deux délégations ont également salué la présentation des lettres de créance de leurs Ambassadeurs respectifs : le 16 novembre 2009 pour celui de la RD Congo à Kigali et le 01 décembre 2009 pour l’Ambassadeur du Rwanda a Kinshasa.
6. Dans le domaine de la sécurité, les deux délégations ont exprimé leur satisfaction quant aux objectifs atteints par l’opération Kimia II visant l’éradication des FDLR et autres groupes armés réfractaires à la consolidation de la paix.
7. Les deux délégations ont réaffirmé leur volonté d’établir une approche commune et chaque fois concertée de leurs problèmes. Ils ont posé les jalons de l’approfondissement de la coopération dans tous les domaines. A cet effet, ils se sont appesantis notamment sur :
la promotion du Commerce transfrontalier ;
- l’assainissement du climat des affaires ;
la promotion de la coopération en matière d’énergie, des infrastructures ;
- la coopération judiciaire ;
l’harmonisation de procédures administratives concernant les mouvements migratoires et les questions frontalières;
la gestion de la problématique des réfugiés des deux pays ;
8. Les deux délégations ont souligné le caractère particulier de l’année 2009 dans l’accélération du rapprochement des deux pays. Ils ont exprimé le vœu de voir l’année 2010 placée sous le signe de l’accroissement de la confiance retrouvée et d’une coopération bilatérale mutuellement avantageuse.
9. Les travaux se sont déroulés dans un climat de fraternité, de convivialité et de confiance mutuelle.
10. La IV^6 Session Ordinaire de la Grande Commission Mixte aura lieu à Kigali à une date à convenir par la voie diplomatique.
Fait à Kinshasa,
le 19 décembre 2009
VICTIME DE SA DETERMINATION A APPLIQUER LA « TOLERANCE ZERO » AUX AFFAIRES FONCIERES
Maj Kisimba Ngoy objet d’un odieux chantage
Le Ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, fait l’objet d’un odieux chantage perpétré par un journal de la place cornaqué, selon toute vraisemblance, par des acteurs politiques ou d’autres puissances d’argent coincés par sa détermination à appliquer la « Tolérance zéro ». Le week-end dernier à son cabinet de travail, il a pris la presse à témoin en présentant les preuves de ce chantage constituées d’une série de texto dans lesquels l’éditeur concerné lui exige une somme de 2.000 dollars pour étouffer des « dossiers sales » qu’il détiendrait sur Maj Kisimba. Alors que ce premier message a été envoyé la veille de la réaction du ministre face à la presse, le concerné a publié, vendredi, une édition de son journal à la Une de laquelle il annonce un titre sur ces fameux « dossiers sales », sans faire un développement dans les pages intérieures.
Comble de chantage, le Conservateur des titres immobiliers de la Lukunga a reçu, lui aussi, un texte écrit en lingala et dans lequel l’auteur réclame la même rançon. Dévoilant ses commanditaires, il explique qu’il a réussi à « les » infiltrer (ndlr : ses commanditaires) par un « système CIA ». Alors que le parterre des journalistes n’a pas fini de pénétrer ce nouveau SMS, un troisième tombe, toujours au téléphone du Conservateur de la Lukunga, dans lequel l’auteur affirme cette fois-ci que « les autres » lui ont offert 500 dollars et qu’il peut géler le dossier à lui confié si le ministre (ndlr : Maj Kisimba) lui offre 2.000 dollars.
Face à une telle démarche, et tout en prenant à témoin l’UNPC, JED et l’OMEC, Maj Kisimba a décidé qu’il ne cèdera jamais à un quelconque chantage lorsqu’il s’agit d’appliquer les directives du Chef de l’Etat sur la « Tolérance zéro » et d’œuvrer pour réduire les conflits liés à des affaires foncières. « Ce que je fais depuis plus d’une année aux Affaires foncières n’est pas une activité nouvelle », a affirmé Maj Kisimba qui se dit confiant du fait qu’il gène beaucoup d’intérêt des pêcheurs en eaux troubles. « Nous vivons avec ça », a-t-il ajouté, faisant ainsi allusion aux menaces sous toutes les formes dont il fait souvent l’objet. Pour autant, il n’a pas manqué de rappeler que « personne n’est au dessus de la loi » et qu’il est déterminé à accomplir jusqu’au bout les directives du Chef de l’Etat quant à l’assainissement des affaires foncières pour réduire sensiblement les conflits fonciers.
La conversion des titres immobiliers lancée à Bukavu
Bien avant cette odieuse question de chantage, le Ministre des Affaires foncières a informé la presse du lancement de la campagne de conversion des titres immobiliers dans la ville de Bukavu, province du Sud Kivu. Cette campagne, qu’il a lancée à l’occasion de son récent séjour dans le cadre du Conseil des ministres qui s’est tenu à Bukavu, vise à permettre aux populations de cette ville et de l’ensemble de la province, de sécuriser leurs propriétés.
Ce besoin de sécurisation des titres se pose avec une grande acuité à Bukavu, surtout pour ce qui concerne les biens immobiliers de l’Etat, a noté Maj Kisimba. Ici, les biens de l’Etat ont été gravement spoliés et il est question de revisiter les documents pour rétablir la République dans ses droits. Bukavu connaît, par ailleurs, un problème d’espace qu’aggrave la densité de la population, alors que les terres se raréfient de plus en plus.
Un accent particulier sera également mis sur la situation des populations déplacées pendant les guerres et qui auraient perdu leurs titres ou biens. A ceux-là, le ministre les a invités à se signaler et à poser leur problème auprès des instances compétentes pour un suivi utile. Et afin de satisfaire tout le monde, il a annoncé que des pourparlers sont en cours avec l’autorité provinciale du Sud Kivu pour que soit fixée une taxe ad hoc accessible à toutes les bourses.
Maj Kisimba a assuré que des dispositions ont été prises pour lui permettre de suivre pas à pas l’opération de conversion des titres immobiliers à partir de Kinshasa. Il a annoncé que la même démarche va s’étendre vers d’autres provinces, car chacune d’elles a des spécificités différentes d’autres. Il a noté, par exemple, qu’au Katanga, la loi foncière connaît des télescopages avec le code minier, tandis qu’en Equateur il se pose un télescopage de cette même loi avec le code agricole, etc. Jonas Eugène KOTA
La RVA présente la maquette de la tour de contrôle de l’aéroport de N’Djili
Dans 191 jours, soit six mois et deux semaines, la RD Congo célèbre ses cinquante ans d’accession à l’indépendance. L’événement s’annonce grandiose au regard de son caractère historique. Pour cela, il faudrait présenter une autre face du pays à de nombreux invités de marque à cette grande fête nationale. Par autre image du pays, nous pensons à des infrastructures dignes de nom. Voilà, qui paraît un véritable défi à relever.
Parmi les entreprises très engagées dans cet idéal, figure la Régie des voies aériennes (RVA). Son comité de gestion, piloté par M. Jean Assice ne jure que par la réhabilitation et la modernisation des infrastructures aéroportuaires en RD Congo. Les besoins dans ce secteur étant multiples, la RVA a donc levé l’option d’établir les priorités. Dans le cadre de ces travaux qui se présentent comme un vaste programme de construction, le go a été donné à l’aéroport international de N’Djili. Bien en illustrent, les travaux de construction d’une nouvelle tour de contrôle aérien de cet aéroport, la réhabilitation et la modernisation de la piste ainsi que la construction d’un pavillon VIP réservé au Chef de l’Etat.
En ce qui concerne la construction de la nouvelle tour de contrôle, le comité de gestion de la RVA a indiqué qu’un avis d’appel d’offre est lancé à tous. Autant dire que le marché reste ouvert. Qu’à cela ne tienne, les autorités de la Régie des voies aériennes ont présenté la maquette de cet ouvrage au Prof Emile Bongeli, Vice-Premier ministre rd congolais en charge de la Reconstruction. La cérémonie a eu lieu vendredi, le 18 décembre 2009 au Salon commercial de l’aéroport international de N’Djili. Mme Jeannine Mabunda, ministre du Portefeuille et Jean Kimbembe Mazunga, Conseiller principal du Président Joseph Kabila en charge des infrastructures, ont été parmi les officiels invités à cette manif.
Pas d’allocution de circonstance classique. Après des mots simples de bienvenue, l’ADG de la RVA, Jean Assice, a présenté la maquette de ce nouvel ouvrage, avec des explications techniques et amplement claires aux invités. Cette étape avait suivi les discours de Mme Jeannine Mabunda et du Prof Emile Bongeli.
Dans son allocution, la ministre Jeannine Mabunda a circonscrit la cérémonie de présentation de la maquette de la nouvelle tour de contrôle aérien de l’Aéroport international de N’Djili, dans « le cadre du programme de réhabilitation et de modernisation des infrastructures aéroportuaires de la RD Congo. Hier, nous avons participé au lancement des travaux sur la piste et le pavillon présidentiel, aujourd’hui, nous voici pour la tour de contrôle et demain, ça sera le tour de l’aéroport de N’djili. Ceci prouve à suffisance que les Cinq chantiers de la République que d’aucuns considéraient comme un slogan, sont une réalité palpable et visible à laquelle nous devons tous participer », a laissé entendre Jeannine Mabunda.
Aussi, précise Jeannine Mabunda, « ces efforts sont rendus possibles grâce à toutes les parties prenantes avec la contribution non négligeable du contrat de stabilisation entre la RD Congo et le Groupement aéroport de Paris et K.P.M.G, mis en place pour la gestion de la RVA, avec l’appui des cadres et agents congolais de la RVA ».
Par ailleurs, Jeannine Mabunda n’a pas hésité de dire qu’au regard des différents travaux dans lesquels la RVA s’est engagée jusqu’à ce jour, cette entreprise est un exemple de réussite de la réforme du Gouvernement. « Je demande à tous et chacun de soutenir cet effort de relance afin de permettre d’atteindre les objectifs de doter notre pays des infrastructures aéroportuaires modernes et d’assurer un service de navigabilité sécurisée pour les compagnies aériennes desservant notre espace aérien ».
REHABILIITER ET MODERNISER 1400 M
DE LA PISTE
Construit en 1954, la piste de l’aéroport international de N’Djili mesure 4,700 Km de long et 60 mètres de large. Selon des spécialistes, notamment M. Izai Pascal, directeur de la navigation aérienne de la RVA/Ndolo, « une piste en chaussée rigide a une durée normale de 25 ans». En toute logique, la piste de l’ aéroport international de N’Djili aurait dû être recyclée deux fois depuis sa construction à la date indiquée ci-dessus. Malheureusement. Il se trouve actuellement vérifié que près de cinquante ans après, cette infrastructure n’a jamais été entretenue. En conséquence, la piste a perdu 1.400 mètres de navigabilité de sa partie située après l’aéroport militaire.
C’est donc ; ce défi de réhabiliter et moderniser les 1.400 mètres de cette partie défectueuse de la piste de l’aéroport de N’Djili que doit relever la RVA, maître d’œuvre, à travers la société française SOGEA-SATOM qui assure l’exécution des travaux.
Quant à la construction du pavillon présidentiel, l’avancement des travaux est jusqu’ici satisfaisant. A la question de Mme Jeannine Mabunda de savoir à quand la fin des travaux, M. Simon Gonen, PDG de la société de construction sud-africaine « ESG », maître d’ouvrage, n’a pas voulu tomber dans le piège de la démagogie. « Je ne veux pas vous avancer une quelconque date. Mais je vous réserve une bonne surprise. Je vais plutôt vous présenter un document que nous allons signer ensemble », a déclaré Simon Gonen sur un ton rassuré. Le vœu de plus d’un Congolais est que les différents travaux amorcés à l’aéroport international de N’Djili finissent avant le grand rendez-vous du 30 juin 2010. Ainsi, Joseph Kabila aura offert, non seulement à ses invités de marque, mais aussi à tous les Congolais, des infrastructures modernes dignes de ce nom. Ce souhait des Congolais est aussi celui du Comité de gestion de la RVA qui ne lésine pas sur les moyens pour atteindre cet objectif. Laurel KANKOLE
INTERVENANT A UNE CONFERENCE A L'ACADEMIE DIPLOMATIQUE CONGOLAISE
L’ambassadeur de Suisse en RDC : « Mon pays est tellement petit pour accueillir de millions des Congolais »
L’ambassadeur de Suisse en RDC, Linus Von Castelmur, est intervenu, le week-end dernier, à une Conférence à l’académie diplomatique congolaise. Dans son intervention, il a fait savoir que la Suisse est un pays neutre, non membre de l’Union européenne et de l’OTAN. A l’entendre, la Suisse prône le principe de l’universalité, dépend du positif de l’UE. L’orateur a précisé que son pays a beaucoup de partenaires bilatéraux avec l’espace Europe et fait partie intégrante de beaucoup d’organisations internationales.
RELATIONS RDC – SUISSE
Le diplomate suisse se félicite de la prise de conscience des Africains. Selon lui, l’Afrique s’est engagée dans la voie de la démocratisation et de la bonne gouvernance avant de noter que la gestion de ressources naturelles est devenue un peu cohérente. Linus Von Castelmur a encore salué la prise de conscience des Africains quant à leur participation dans les organisations internationales.
S’agissant des relations RDC – Suisse, l’ambassadeur Linus a fait savoir que le partenariat entre les deux Etats existent depuis l’indépendance en 1960 avec la création de l’ambassade suisse à Kinshasa. Depuis, affirme-t-il, la Suisse octroie entre 25 et 30 millions de USD par an pour aider la RDC. Il invite, cependant, les Congolais à améliorer le cadre juridique et fiscal. Selon ses dires, l’intérêt de la Suisse est de voir la réussite du développement de l’Afrique qui dépend aussi de l’avenir de l’Afrique.
Pendant le débat, le diplomate suisse a souligné que son Gouvernement appui le système éducatif congolais qui est un domaine clé surtout à l’intérieur de la RDC. L’objectif est de mettre de l’ordre dans le secteur tout en se basant sur l’excellence. Il tient à l’amélioration de l’éducation. Le secteur de santé n’est pas du reste, a évoqué l’orateur avant de souligner qu’il existe un programme d’appui de système de santé dans les deux Kivu avec 3,5 millions USD par an jusqu’en 2012. Il a encore indiqué que l’idée est de restaurer le secteur de la santé, de donner le savoir nécessaire aux médecins et infirmiers dans cette partie de la RDC.
Répondant à une question sur la problématique d’octroi de visa à l’ambassade suisse en RDC, le diplomate a explique que « nous avons beaucoup souffert de la migration illégale » avant de relever que la Suisse est tellement petite pour accueillir de millions des Congolais. Dans ses statistiques, il précise qu’il existe 200 Suisses en RDC et 7.000 Congolais vivant en Suisse. Tout en reconnaissant que le niveau matériel de vie est difficile en RDC, le diplomate Suisse a affirmé que son pays n’a pas des richesses comme celles de la RDC. Il a appelé la RDC à utiliser ses richesses énormes car le déficit est énorme. C’est ainsi, explique-t-il, la Suisse a envisagé de régler avec le Gouvernement congolais le flux migratoire en lançant un message positif en créant la maison des Congolais de l’étranger pour bien gérer ce flux migratoire.
L’Académie diplomatique congolaise (ADC) dirigée par le Pr Bonaventure Mpasi Makenga organise, depuis peu, une série de conférences d’échange à l’intention de son personnel. Le week-end dernier, la conférence a porté sur les relations diplomatiques entre la Suisse et la RDC. Mathy MUSAU
RETOMBEES DE PASSAGE A KINSHASA DE SON SECRETAIRE PERMANENT
FANAF : les préparatifs de travaux de la 34ème Assemblée générale à l’ordre du jour
La RDC, à travers la Société nationale d’assurances (SONAS), est dans la fièvre des préparatifs de la 34ème Assemblée générale de la Fédération des sociétés d’assurance de droit national africains (FANAF) prévue pour le mois de février 2010. C’est dans cette perspective que le secrétaire permanent de cette Fédération internationale a effectué, du 12 au 18 décembre 2009 derniers, un passage à Kinshasa où il a pris langue avec les responsables de la société d’assurances congolaise pour assurer la réussite de ces assises.
M. Ndiaga Boyi, à la tête d’une forte délégation composée des cadres de la FANAF, a, au cours de son passage à Kinshasa, fait l’état de l’évolution du dossier et des travaux déjà réalisés jusque-là. Ayant comme thème principal : ‘‘stratégie de croissance de marché d’assureur’’, la 34ème Assemblée générale de la FANAF regroupera un total de 143 compagnies d’assurance de 26 pays africains. Pour le secrétaire général de la FANAF, le choix porté sur la République démocratique du Congo pour l’organisation de la 34ème Assemblée générale est une réponse à l’invitation lancée par le pays à travers la SONAS. Il a précisé que pour la prise en charge de l’organisation des prochaines assises, la FANAF prend intégralement sa quote part prévue dans le cahier de charges : le cocktail d’ouverture, le dîner de l’ouverture, 50% de la location de la salle et 50% des honoraires des hôtesses.
Dans son regard sur l’état de l’assurance en RDC, le secrétaire permanent de la FANAF a reconnu que le marché de l’assurance est un peu différent de celui «que nous connaissons dans la zone, c’est un marché monopole et dans nos pays, nous avons un marché libéral. Ici c’est un marché monopole et apparemment ça marche bien’’. M. Ndiaga Boyi dit, néanmoins, suivre de très les tractations qui ont lieu en ce moment en RDC pour la libéralisation du secteur d’assurance».
Créée en 1976 à Yamoussoukro par le président ivoirien feu Houphouet Boigny, la FANAF fonctionne sur base, entre autres, de cotisations de sociétés membres, des recettes en provenance de formations et des recherches et des publications sur les assurances. La FANAF se donne comme objectif de favoriser le développement de l’assurance dans la zone de pays membres, la formation, la communication, les échanges d’affaires entre les sociétés membres. Rachidi MABANDU
AFIN DE SECURISER LA POPULATION KINOISE
Une permanence de la Police judiciaire voit le jour
Pour des raisons sécuritaires, le ministre de la Justice, Luzolo Bambi Lesa a procédé vendredi 18 décembre 2009, au lancement d’une permanence de la Police judiciaire au Parquet de Grande instance de Kalamu. Cette juridiction a été choisie parce qu’elle est située au centre de la ville de Kinshasa.
A entendre le procureur du Parquet de Kalamu, ce choix est judicieux étant donné que c’est le milieu le plus effervescent de la ville. Comme c’est l’approche des fêtes de nouvel an, on y observe une recrudescence de la criminalité. D’où, cette permanence est tombée à point nommé pour sécuriser davantage la population. Cette permanence va permettre à la population de s’en servir en toutes circonstances et à n’importe quel moment. Afin de ne pas faillir à sa mission, cette permanence a été dotée d’un kit composé d’un poste téléviseur, des matelas, des rames de papier, des cafétières, d’une arme pistolet, d’un appareil téléphone, d’une jeep pimpant neuve et une multitude de boîtes de cartouches.
A cette occasion, l’inspecteur général de la Police judiciaire, M. Ndongo, a lancé un message fort à la population kinoise pour l’informer que la Police judiciaire des Parquets travaille désormais 24 heures sur 24. Dans la journée, les inspecteurs vaquent à leurs occupations à travers tous les parquets et tribunaux disséminés dans la ville de Kinshasa. Mais la nuit, ont peut maintenant trouver les services de la Police judiciaire des Parquets au tribunal de Grande instance du Parquet près le Tribunal de Grande instance de Kalamu à Matonge. Ce qui revient à dire que quiconque se trouverait dans une situation qui nécessite l’intervention de la Police judiciaire, est convié à se présenter au Parquet de Kalamu. Il y a même une Jeep mise à la disposition de cette permanence afin d’effectuer des descentes nocturnes sur le terrain.
A en croire l’Inspecteur général de police de parquet, cette opération de la mise sur pied des permanences va se poursuivre dans toute l’étendue de la ville de Kinshasa. Selon lui, il y a même un numéro de téléphone que la population peut utiliser pour le joindre. Il s’agit du numéro 09 97 49 39 35. S. S. TSOUMBOU.
JOURNEE MONDIALE DES MIGRANTS
Colette Tshomba appelle à la sensibilisation
sur la protection des droits des migrants
Le monde a célébré, le 18 décembre dernier, la journée des migrants. Une occasion, a déclaré la vice-ministre des Congolais de l’étranger, de sensibiliser toute la Communauté internationale à la protection des droits des migrants et de leurs membres de famille, et de partager les informations et bonnes pratiques dans ce sens. Dans la perspective de la mise en oeuvre de ses engagements régionaux au niveau de la SADC, la CEEAC et la COMESA s’agissant de la libre circulation des personnes et des biens, cette journée a inspiré le gouvernement de la RDC, a noté Colette Tshomba, à mettre en place une structure de gestion des migrants, étant entendu que la meilleure sécurité est avant tout individuelle.
Il s’agit, a-t-elle rappelé, de la Maison des Congolais de l’étranger et des migrants (MCDEM), fruit d’un partenariat migratoire avec la Suisse et la Grande Bretagne. Inaugurée le 09 février de cette année, la MCDEM a pour mission la sensibilisation sur les risques de la migration irrégulière, la promotion de la migration de développement ainsi que l’assistance aux Congolais de l’étranger pour assurer leurs investissements en leur fournissant les informations indispensables sur les opportunités socio-économiques qu’offre chaque province en vue du développement intégral de la RDC.
C’est dans ce contexte, a-t-elle poursuivi, que depuis quelques mois, une campagne dénommée «bien partir pour mieux revenir» est animée à travers le pays. La vice-ministre des Congolais de l’étranger a profité de cette occasion pour inviter nos migrants potentiels, réels ou de retour, la population ainsi que toutes les autorités congolaises à s’approprier de ce précieux instrument de travail pour la dignité et la prospérité des migrants et pour le plus grand bien des pays d’accueil et d’origine.
Pour sa part, le représentant de l’Organisation internationale des migrations (OIM) a fait un constat heureux selon lequel la RDC vient de démontrer qu’il s’insère dans les prescrits du respecte des droits des travailleurs migrants et de protéction du travail des migrants. Cela, a-t-il ajouté, permettra à la RDC de pouvoir cheminer vers une autre étape, celle de la ratification de la convention sur la gestion du travail des migrants.
De son côté, le représentant de la secrétaire générale à l’Emploi et au travail a souligné l’importance de la migration. A l’en croire, la migration apporte un changement dans la vie communautaire en créant un emploi décent. Car, a-t-il fait remarquer, l’emploi constitue un indicateur important dans la croissance d’un pays. La cérémonie était agrémentée par la troupe théâtrale COSMOS. Mathy MUSAU
PERILEUSE FIN D'ANNEE A KINSHASA
Des policiers de roulage font monter la tension
La ville de Kinshasa court au-devant d’une émeute, si l’on n’y prend pas garde. Chaque jour qui fait avancer vers les fêtes de fin d’année en rajoute au stress des Kinois en quête des moyens pour satisfaire les besoins de leurs familles. Et alors qu’ils sont appelés à bouger constamment pour trouver ces moyens et faire leurs achats, voilà que certains agents de la police de roulage s’en mêlent pour compliquer leur existence.
De plus en plus, en effet, certains de ces agents se livrent à un rançonnement systématique des conducteurs avec des méthodes de plus en plus agressives et qui ampllifient davantage la complication du transport en commun. Ces agents, dont certains semblent opérer en réseau, s’organisent pour que, par exemple, un des leurs qui se trouve sur le podium d’un carrefour, joue avec les nerfs des conducteurs en fermant et ouvrant des passages intempestivement. Il suffit qu’un conducteur freine brusquement pour mettre en danger son poursuivant, ou qu’il dépasse la limite d’arrêt pour que les autres agents au sol tombent sur lui. D’autres, pour leur part, rodent le long des chaussées pour traquer des conducteurs dans les embouteillages où ils peuvent facilement les arraisonner. Et là, tout peut arriver au conducteur : c’est soit une ceinture non attachée par mégarde, soit un rétroviseur cassé, soit un clignotant caillassé, etc. qui peut lui valoir le paiements des amendes faramineuses.
Plus cocasse encore, des agents de roulage se prennent pour des panneaux de signalisation qui peuvent donner des indications différentes suivant son humeur. Un «panneau-policier» peut, à volonté, indiquer un sens interdit, une priorité, un virage à gauche ou à droite, etc. qui n’est connu que du seul policier. Et l’infortuné qui commet l’infraction de ne pas avoir la même lecture de tel «panneau-policier» au même moment que lui s’expose aussi à une arrestation.
D’autre part, certains motards, habituellement limités sur les grandes artères de la capitale, traquent maintenant les fautes de conduite jusque dans des ruelles où ils détroussent tranquillement leurs victimes. Dans l’ensemble de ces cas, ces agents, généralement agressifs, montent à bord des véhicules, arrachent la clé de contact, démontent la batterie ou saisissent les documents de bord ainsi que le permis de conduire. Plus loin encore, ils n’hésitent pas à faire débarquer les passagers, même ceux qui ont payé la course, pour les obliger à chercher un autre véhicule pour arriver à destination.
Le drame dans ces actes est que, très généralement, les conducteurs interceptés ne sont jamais conduits au bureau. Les policiers, dans leur ensemble, ne disposent pas de documents de contravention à remettre aux conducteurs en infraction pour qu’ils paient les amendes à un point donné. Et puisque la grande majorité des conducteurs ne connaissent pas la mercuriale des amendes transactionnelles quant aux infractions à la circulation routière, cette mercuriale devient alors à géométrie variable.
Un mauvais dépassement peut valoir au fautif jusqu’à 30.000 FC d’amende, une ceinture de sécurité non attachée 25.000, etc. Evidemment, il s’ensuit toujours un marchandage, étant donné que les agents de roulage qui s’adonnent à cette pratique préviennent que la facture peut être plus salée si le conducteur est amené au bureau.
Si cette pratique ne date pas de cette période de fin d’année, il faut dire qu’elle est devenue plus courante et agressive. Les nerfs à vifs, les conducteurs en viennent alors à protester vigoureusement, ce qui justifie les disputes qui s’observent de plus en plus avec leurs assaillants. D’autres, pour échapper aux tracasseries et harcèlements policières, prennent carrément fuite avec de gros risques de faire un accident et mettre ainsi la vie des passagers en danger.
En cette fin d’année, les autorités de la police de circulation routière devraient songer à discipliner les agents véreux pour faire baisser la tension qui monte actuellement. Elles pourraient aussi décréter un moratoire sur les sanctions contre les contrevenants au code de la route pendant cette période en optant pour une démarche pédagogique. Entre temps, la sensibilisation sur le code de la route et les amendes transactionnelles devraient être menée, autant que le circuit de paiement des amendes devrait être formalisé par l’instauration des imprimés de valeur pour le paiement des amendes. Jonas Eugène KOTA
Manuaku Waku : retour spectaculaire sur scène
Manuaku Waku a fait son come back sur la scène musicale le vendredi 18 décembre 2009 au cours d'un concert qu'il a livré au CWB. 20 ans après son éclipse dans sa carrière active, le " magicien de la guitare " a plutôt fait salle comble pour sa production qui a révélé un autre personnage : en plus de sa dextérité à la guitare, on a découvert un Manuaku Waku chanteur. Il a puisé tout ce qui était en lui pour proposer à son public, pendant plus d'une heure, un voyage dans la rumba typique congolaise et le célèbre rythme " kavasha ".
Le spectacle a été une véritable démonstration de force et une revisitation du riche répertoire de l'ancien Zaïko dont Pépé Felly faisait partie. Pour cela, il a été accompagné par ses anciens collègues, notamment Efonge Gina qui n'avait pas hésité à monter sur scène pour exécuter quelques chansons.
La Salle Brel où s'est produit Manuaku s'est avérée exigüe pour contenir toute l'émotion qui planait. Même le temps imparti pour le spectacle (1h30') a été jugé insuffisant pour étancher la soif du public. Finalement le Centre Wallonie Bruxelles n'a pas eu tort de programmer ce grand artiste qui a donné une leçon de musique aux spectateurs et aux autres artistes présents. Pépé Felly a recouru, pour sa production, à des jeunes musiciens qui ont fait montre de beaucoup de talents pour accompagner un artiste aussi expérimenté que Pépé Felly. Et la qualité de la production a vite poussé le public a réclamer un nouveau concert dans une autre salle. D.M
Après Kisangani, Werrason attendu à Owando pour la fête de Noël
Le patron de Wenge Musica Maison Mère ne livrera pas des concerts en marge des festivités de Noël dans la ville de Kinshasa. Cela puisqu'il est invité à Owando au Congo-Brazzaville pour y livrer deux productions le 24 et le 25 décembre prochains.
Concernant la tournée du groupe Wenge MMM dans la ville de Kisangani, il y a lieu de signaler que le Roi de la forêt et ses musiciens ont livré trois concerts d'affilé dans cette chef-lieu de la Province Orientale. Ces productions ont eu lieu vendredi, samedi et dimanche derniers. Celui du dimanche a eu pour cadre le stade Lumumba où une marrée humaine a dansé avec joie avec Noël Ngiama Makanda.
Dès le retour du groupe à Kinshasa, les musiciens vont accélérer l'enregistrement du deuxième volume de l'album Techno Malewa que les Kinois attendaient de pieds fermes pour cette fin d'année. Mais à l'allure où vont les choses, cet opus risque de sortir l'année prochaine étant donné que 2009 chemine petit à petit vers sa fin.
Pour l'instant, les mélomanes et fanatiques de Wenge Musica Maison Mère continuent de savourer le premier volume de Techno Malewa qui marche encore très bien sur le marché du disque. Dieumerci Mayambi.
Tshala Muana et MG 30 en tournée en Tanzanie
L'album " Sikila " de Tshala Muana et MG 30 se comportent bien sur le marché. La preuve, c'est que les deux artistes sont très sollicités tant à Kinshasa qu'à travers l'Afrique. C'est ce qui justifie l'invitation lancée à la Mamu nationale et à la nouvelle coqueluche de la musique congolaise à se produire à Arusha, en Tanzanie.
Dès son retour à Kinshasa, Tshala Muana s'envolera pour l'Europe, précisément à Paris où elle doit recevoir le disque d'or de l'album " Sikila ". Quant à MG30, beaucoup d'observateurs saluent les prouesses de cette jeune artiste qui a été égale à elle-même durant cette année qui se termine. Le travail abattu par la jeune chanteuse dans l'album " Sikila " a été fort apprécié par les mélomanes.
Dieumerci Mayambi
ANCIEN DE QUARTIER LATIN INTERNATIONAL
Montana Kamenga présente son premier album à la Noël à l'hôtel Venus
L'ancien musicien de Quartier latin international Montana Kamenga vient de réussir son pari, celui de larguer son tout premier album sur le marché intitulé " Conclusio Renversio ". C'est ce 25 décembre 2009, jour de la fête de Noël que le " Sommet des sommets " a choisi pour présenter officiellement son nouveau tube au public.
L'hôtel Venus situé dans la commune de la Gombe servira ainsi de cadre à la présentation de cet album qui permet à Montana d'inscrire son nom dans le monde des patrons de groupes musicaux congolais. " Conclusio renversio " est un album qui a connu la participation du patron de Big stars, le général Defao Matumona. Ce dernier a placé sa voix dans cette œuvre artistique dans le but d'épauler son ancien musicien. Montana Kamenga est appelé désormais à réaliser une bonne promotion pour pouvoir s'imposer sur le marché.
Dieumerci Mayambi
Grave déficit d’entretiens des stades de Kinshasa !
La ville de Kinshasa compte en son sein quatre stades omnisports à même d’abriter des rencontres sportives omnisports. Il s’agit des stades Vélodrome dans la commune de Kintambo, Cardinal Malula, ex Reine Astrid dans la commune de Kinshasa, Tata Raphaël dans la commune de Kalamu et celui des Martyrs dans la commune de Kinshasa. En dehors de ces quatre stades où peuvent se dérouler des rencontres officielles, la ville de Kinshasa dispose d’autres sites à même de jouer le même rôle à l’instar de celui de l’Athénée de la Gombe, des terrains de football dans les vingt-quatre communes de la capitale congolaise. Malheureusement, seul le stade des Martyrs dans la commune de Kinshasa reste opérationnel. Son terrain de football doté d’une pelouse synthétique grâce à un don de la Fifa à la Fécofa est le seul qui demeure dans un état plus ou moins acceptable pour recevoir des manifestations publiques de grande envergure telles que les croisades réligieuses, collations des grades académiques, concerts de musique, propagandes politiques, meetings, ... sans bien sûr oublier toutes les rencontres officielles de football de l’Epfkin et celles internationales des équipes nationales, toutes versions et catégories confondues. Sur les quatre stades de Kinshasa, deux sont de la catégorie stades nationaux ‘Martyrs et Tata Raphaël) et sont gérés par l’Administration centrale, un est local (Cardinal Malula) géré par le gouvernorat et le dernier (Vélodrome) a été restitué à l’Eglise catholique. Mais pour l’ensemble, ces stades se trouvent en piteux état et ne permettent pas le développement efficient du sport.
Le stade Cardinal Malula, ex-Reine Astrid désaffecté!
Le stade Cardinal Malula, ex-Reine Astrid dans la commune de Kinshasa, est une propriété, par ordonnance-loi, de la ville-province de Kinshasa. Il est sous la gestion directe du gouverneur de la ville et sert de siège à la Division urbaine des sports et loisirs (DUSL). Depuis des années, ce stade construit en 1919 par le Père Raphaël de la Kethule de Ryove, arrivé à Kinshasa, ex-Léopoldville, deux années plus tôt, est aujourd’hui dans un état déplorable, mais continue de fonctionner et d’abriter en son sein différentes activités sportives officielles et privées et tant d’autres activités tant politiques que privées.
Pourtant, en date du 09 juillet 1998, par un arrêté n°SC/0075/BGV/BP/98 de Théophile Mbemba Fundu, alors gouverneur de la ville, le stade Cardinal Malula a été mis en veilleuse et exempté de contribuer aux finances de la ville. Dans l’article 13 de cet arrêté, le gouverneur écrit en effet: «En attendant la réhabilitation du stade Reine Astrid qui est dans un état vétuste, sans eau ni électricité, sans installations sanitaires et faute de la clientèle, cette taxe est mise en veilleuse». (Arrêté n°SC/0075/BGV/BP/98 du 09 juillet 1998 portant Fixation, modification et actualisation des taux des taxes perçues à l’Initiative de la Division urbaine des sports et Loisirs).
Théophile Mbemba avait-il été roulé dans la farine par certains de ses collaborateurs de l’époque? Question intéressante, car, malgré son état tel que décrit par le gouverneur Mbemba en 1998, rien n’a presque changé. Bien qu’aujourd’hui il y a l’électricité, le stade tel un tombeau blanchi, n’a jamais manqué de clientèle. Une société brassicole de la place entretient, l’extérieur du stade en vantant au passdage un de ses produits, moyennant bien sûr compensation financière. La communauté Ouest-africaine organise annuellement son championnat inter-communautaire (Mali, Guinée, Nigeria, Sénégal, ...), des clubs louent le terrain pour leurs séances d’entraînements, certaines rencontres officielles des ententes provinciales et urbaines de football s’y déroulent, etc.
Outre le terrain de football qui est tant bien que mal maintenu dans un état passable pour servir de terrain de jeu les jours sans pluie, les autres parties de ce stade servent à autre chose. Les moutons de certains opérateurs économiques ouest-africains y broutent les herbes, des entités sportives multidisciplinaires y louent des locaux, l’administration urbaine des sports y a son siège, une terrasse y fonctionne... le tout dans la crasse, sans eau, sans installations sanitaires, au vu et au su du gouverneur de la ville, André Kimbuta, un sportif patenté.
Certains administratifs du ministère de la Jeunesse et des Sports de l’Administration centrale, abordés par «Forum des As», ont déclaré qu’un dossier «bien ficellé» pour la réhabilitation du stade Cardinal Malula se trouve sur la table du n°1 de la ville. Réhabilité, ce stade redeviendra un véritable pourvoyeur des recettes dans les finances du Gouvernorat. Hélas! Le stade Cardinal Malula, un véritable «tombeau blanchi», demeure à ce jour impropre à la pratique des sports. La piste cycliste qui entoure le terrain de jeu n’a plus servi depuis l’époque coloniale. En dehors de la tribune, le pourtour n’existe plus. Il est envahi par les herbes et sert de lieu d’aisance aux occupants et visiteurs.
Le stade Tata raphaël squatté et reste un danger public
Toute personne qui a connu le stade Tata Raphaël, ex-Roi Baudouin, ex du 20 mai, dans les décennies 1970, 1980 ne se retrouvera pas. Le stade est squatté à souhait par plusieurs types d’occupants, entre autres des fonctionnaires du ministère de la Jeunesse et des sports, des «Shegués», des inciviques, des «seconds bureaux» de certains fonctionnaires, des policiers etc ... L’extérieur du stade comme les autres stades de Kinshasa est bien peint avec de la publicité. Ce n’est qu’une illusion, car l’intérieur demontre le contraire.
En effet, dès que l’on approche de l’enceinte du stade par l’entrée principale, une grosse fissure entre les murs qui séparent l’ex-tribune de Dragons et la tribune centrale accueille tout visiteur. L’intérieur est un autre monde. Des studios d’habitation occupent les bureaux d’antan, à l’exception des locaux qui abritent les diffrents services du département de l’éducation physique de l’Université pédagogique nationale (UPN). L’odeur pestillentielle des installations sanitaires se mêlant à celle des cuisines squatteurs et du restaurant de l’ex-salon d’honneur souhaite aussi la bienvenue à tout visiteur.
L’aire de jeu constituée de la terre noire et des herbes folles donne plus l’impression d’un champ de patates que d’un terrain de football. Pourtant, c’est un stade national géré par le ministère de la Jeunesse et des Sports qui, du reste, a mis en place un comité de gestion du complexe omnisport Stade Tata Raphaël. Les vestiaires sont aussi squatté par des indésirables qui vivent dans une promiscuité qui laisse à désirer. le vestiaire du côté de l’ex V. Club reste inondé plusieurs jours après une quelconque pluie. Cela n’empêche pas les occupants d’y vivre les pieds dans l’eau. Même le vestiaire de DCMP est aussi squatté.
Toujours à l’intérieur du stade, cohabite un centre médical tradi-moderne, une université privée, une université officielle (UPN) avec ses salles de cours et des homes pour étudiants. Tous y habitent, malgré que les murs suintent. Rien n’est épargné! Même l’ex tribune de presse, au dessus du stade a aussi ses occupants. Il en est de même des guichets destinés à la vente des billets et les bases en beton qui soutiennent les poteaux électriques supportant des projecteurs qui ne fonctionnent plus du côté de pourtour de V.Club.
L’extérieur du stade aussi est squatté. Des kiosques et autres débits de boissons servent de ceinture au stade. Même un parking d’exposition-vente des véhicules est installé dans la concession du stade tata Raphaël. Une concession démunie d’installation sanitaires dignes et d’eau courante. Un seul robinet est de temps à autre opérationnel si la Régideso ne coupe pas l’alimentation d’eau.
Malheuresement, aux dires de gestionnaire de ce stade, ces différents «squatteurs» ne payent presque rien, d’autres sont là grâcieusement. Ainsi, il est difficile, à son niveau, d’entrenir ce bijou d’anatan, faute de moyens.
De l’avis de tous les experts, le stade Tata Raphaël, qui a vu défiler en son sein des célébrités internationales comme Edson Arantes Do Nasciamento, alias Pelé, et son Santos FC du Brésil, James Brown, Johnny Halliday, Miriam Makeba, Mohammed Ali, George Foreman ... est bon à être détruit. Lors des états généraux des Sports au Centre catholique Nganda, les experts du ministère des travaux publics, après étude, ont évalué à 4 millions USD une réfection et à 16 millions USD une «destruction-construction». Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Patrick Sulubika, pour couper court à toute spéculation, a confirmé qu’il a trouvé des partenaires internationaux avec des capitaux frais prêts à détruire et construire un nouveau stade sur ce site. Pour rappel, l’historique stade Tata Raphaël a été inauguré en 1948 par le père De la Kethulle. La semaine dernière, son neveu, qui est aussi un prêtre, s’est entretenu avec le 2è vice-président du Sénat, M. Losembe qui il a exprimé son intention de réhabiliter ce stade. Un comité de suivi a été mis en place.
Le stade des Martyrs, un bijou peu entretenu
A l’heure actuelle, le stade des Martyrs reste le seul en bon état de la ville de Kinshasa. Il est en bon état, pour la pratique intensive du football grâce au gazon synthétique, don de la Fifa à la Fécofa.
Seulement, ce site construit à l’époque de feu Mobutu, destiné à la pratique de plusieurs disciplines sportives ne peut plus abriter que les activités de football et les courses d’athlétisme sur la piste. Les épreuves d’athlétisme (lancers de javelot, marteau, poids, disque, ...) ne peuvent plus se dérouler, car l’aire de jeu est en gazon synthétique.
Ce bijou est encore dans cet état suite à l’interpellation de la Fifa qui a été prêt à fermer le stade des Martyrs qui ne répondait pas aux normes sécuritaires. Ce qui a poussé les autorités à exécuter certains travaux encore visibles jusqu’à ce jour. Seulement, il n’est pas rare de voir les «shegués» dans les installations du stade des Martyrs. Ce bijou a été plusieurs fois dévalisé par des malfrats qui coupent les fils électriques. Depuis la semaine dernière, une odeur nauséabonde affecte tout visiteur. Les installations sanitaires sont toutes fermées et les égoûts empestés suite à l’interruption de la fourniture d’eau par la Régideso. Le stade des Martyrs n’est pas en mesure de payer ses factures d’eau.
Outre cette incapacité du comité de gestion, le stade est rempli de locataires dont les activités n’ont rien à voir avec les rencontres sportives. Le premier d’entre eux, c’est le ministre de la Jeunesse et des Sports qui a son cabinet dans le stade. Chose inadmissible dans d’autres pays. Un ministre des Sports ne peut pas ériger son cabinet de travail dans un stade où se jouent des grandes rencontres sportives. Les seconds jugés indésirables sont les deux secrétaires généraux, celui de la Jeunesse et celui des Sports. Si celui des Sports et Loisirs se confine dans l’ex Population noire, un bâtiment datant de l’époque coloniale trouvé dans la concession actuelle du stade des Martyrs, celui de la jeunesse loge dans les installations même du stade.
La salle réservée initialement pour la communication avec des cabines téléphoniques sert aujourd’hui de la salle d’attente pour le ministre et ses collaborateurs qui occupent des locaux le long du couloir qui fait presque le tour complet du stade. Des cabinets d’avocats, des écoles, des bureautiques, des restaurants ... occupent aussi des locaux au stade des Martyrs à côté des bureaux de la Ligue et Ententes de football. Malgré la présence de ces locataires, le comité de gestion a du mal à faire face à ses obligations.
Ce qui fait que depuis le réamenagement du stade des Martyrs suite à la menace de la FIFA, les fournisseurs des groupes électrogènes n’ont jamais été entièrement payés. Face à cette situation, les groupes ne peuvent fonctionner en cas d’interruption du courant de la Snel car les fournisseurs les ont scellés. Suite à ces nombreuses entrées, le stade des Martyrs restent une véritable passoire. Les «shegués» et autres malfrats n’éprouvent aucune difficulté de mal pour escalader les deux mètres de clôture métallique qui entourent ce stade. Pascal LIKANA
Cuba : Message de Fidel Castro au Président de la République bolivarienne du Venezuela
Cher Hugo
Ce jour-ci marque le quinzième anniversaire de notre rencontre au Grand Amphi de l’Université de La Havane, le 14 décembre 1994. La veille, je t’avais attendu au pied de l’avion qui t’avait amené à Cuba.
J’avais suivi ton soulèvement armé contre le gouvernement vénézuélien vendu aux Yankees. Des nouvelles au sujet de tes idées nous étaient parvenues à Cuba alors que tu étais en prison et que, comme nous, tu t’attachais à enrichir la pensée révolutionnaire qui t’avait conduit à lancer le soulèvement du 4 février 1992.
Dans le Grand Amphi, tu avais, d’une manière spontanée et transparente, avancé les idées bolivariennes que tu portais en toi et qui t’avaient conduit, dans les conditions spécifiques de ton pays et de notre époque, à te battre pour l’indépendance du Venezuela contre la tyrannie de l’Empire. Malgré les efforts de Bolívar et des autres colosses qui, remplis de rêves, avaient lutté contre le joug colonial espagnol, l’indépendance du Venezuela n’était guère que des dehors ridicules.
Aucune minute de l’Histoire n’est égale à l’autre ; aucune idée ni aucun événement humain ne peut être jugé hors de son époque. Toi et moi, nous sommes partis de concepts qui ont évolué au fil des millénaires, mais qui sont très en rapport avec l’histoire lointaine ou récente où la division de la société en maîtres et esclaves, en exploiteurs et exploités, en oppresseurs et opprimés, fut toujours antipathique et odieuse. Et elle constitue de nos jours la pire honte et la principale cause de malheurs et de souffrances des êtres humains.
Alors que la productivité du travail, aiguillonnée aujourd’hui par la technologie et la science, s’est multipliée des dizaines de fois et dans certains domaines des centaines, voire des milliers de fois, des clivages si injustes auraient dû disparaître.
Toi et moi, et avec nous des millions de Vénézuéliens et de Cubains, partageons ces idées.
Tu es parti des principes chrétiens qu’on t’a inculqués et d’un caractère rebelle ; moi, des idées de Marx et d’un caractère tout aussi rebelle.
Il est des principes moraux universellement admis qui sont valides pour un chrétien autant que pour un marxiste.
À partir de là, les idées révolutionnaires ne cessent de s’enrichir de par l’étude et l’expérience.
Il faut dire que notre amitié sincère et révolutionnaire est née alors que tu n’étais pas encore président du Venezuela. Je ne t’ai jamais rien demandé. Quand le mouvement bolivarien a remporté les élections de 1999, le pétrole valait moins de dix dollars le baril. Je m’en souviens bien parce que tu m’as invité à la passation de pouvoir.
Ton appui à Cuba a été spontané, tout comme l’a été notre coopération avec le peuple vénézuélien frère.
En pleine Période spéciale, quand l’URSS s’est effondrée, l’Empire a durci son brutal blocus contre notre peuple. À un moment donné, les cours du combustible sont partis à la hausse, et nos approvisionnements sont devenus difficiles. Tu as garanti que notre pays reçoive des livraisons commerciales sûres et stables.
On ne saurait oublier qu’après le coup d’État politique contre la Révolution bolivarienne en avril 2002 et ta brillante victoire sur le putsch pétrolier à la fin de cette même année, quand les cours ont dépassé soixante dollars le baril, tu nous as offert de nous livrer du carburant assorti de facilités de paiement. Bush était alors président des USA : c’est lui l’auteur de ces actions illégales et traîtresses contre le peuple vénézuélien.
Je me rappelle ton indignation quand il a exigé que j’abandonne le Mexique comme condition pour atterrir dans ce malheureux pays où nous assistions toi et moi à une conférence internationale des Nations Unies à laquelle il devait lui aussi participer.
L’Empire ne pardonnera jamais à la Révolution bolivarienne d’avoir appuyé Cuba alors qu’il s’imaginait que notre peuple, après presque un demi-siècle de résistance héroïque, retomberait dans ses mains. À Miami, la contre-révolution réclamait trois jours de permis de tuer des révolutionnaires dès que le gouvernement de transition qu’exigeait Bush se serait installé à Cuba.
Dix années de coopération exemplaire et fructueuse entre le Venezuela et Cuba se sont écoulées. L’Alliance bolivarienne entre les peuples de Notre Amérique (ALBA) a vu le jour. La Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), promu par les USA, a fait fiasco, mais l’Empire est de nouveau à l’offensive.
Le coup d’État au Honduras et l’établissement de sept bases militaires en Colombie datent d’après l’entrée du nouveau président à la Maison-Blanche. Son prédécesseur, lui, avait rétabli la IVe Flotte, un demi-siècle après la fin de la dernière guerre mondiale, alors qu’il n’y avait plus de Guerre froide ni d’Union soviétique. Les intentions réelles de l’Empire sautent aux yeux, derrière le sourire aimable et le visage afro-américain de Barack Obama.
Daniel Ortega a expliqué hier comment le putsch au Honduras avait affaibli le Système d’intégration centraméricain et déterminé la conduite de ses membres.
L’Empire mobilise derrière lui les forces de droite latino-américaines pour frapper le Venezuela, et, partant, les États de l’ALBA. S’il s’emparait de nouveau des grandes ressources pétrolières et gazières de la patrie de Bolívar, les pays des Antilles anglophones et d’autres d’Amérique centrale perdraient les conditions de livraison généreuses qui leur offre aujourd’hui le Venezuela révolutionnaire.
Voilà quelques jours, après le discours que le président Barack Obama a prononcé à l’école militaire de West Point pour annoncer l’envoi de trente mille soldats en Afghanistan, j’ai écrit des Réflexions où j’ai qualifié de cynisme de sa part le fait d’avoir accepté le Prix Nobel de la paix alors qu’il avait pourtant déjà adopté cette décision.
Le 10 décembre dernier, prononçant à Oslo son discours de récipiendaire, il a avancé des affirmations qui constituent un bel exemple de la logique et de la pensée impérialistes : « …je suis responsable du déploiement de milliers de jeunes Etasuniens appelés à se battre dans un pays distant. Certains tueront, d’autres seront tués », a-t-il affirmé, tentant de présenter comme une « guerre juste » la boucherie brutale qu’il commet dans ce lointain pays où la majorité de ceux qui périssent sont les habitants inoffensifs des villages écrasés sous les bombes que larguent ses avions sans pilote.
Après ces phrases-là, prononcées parmi les premières, Obama a consacré plus de quatre mille cinq cents mots à présenter ses massacres de civils comme une guerre juste. « Les guerres actuelles – a-t-il affirmé – tuent bien plus de civils que de soldats. »
Les civils tués en Iraq et en Afghanistan et aux frontières du Pakistan dépassent d’ores et déjà le million.
Obama y a fait l’éloge de Nixon et de Reagan comme de personnages illustres, sans même se rappeler que le premier a largué plus d’un million de bombes sur le Vietnam et que le second a fait sauter par des moyens électroniques, sous les apparences d’un accident, le gazoduc de Sibérie. L’explosion a été si forte et si destructrice que les senseurs d’essais nucléaires l’ont captée.
L’allocution d’Obama à Oslo se différencie de celle de West Point au sens que celle-ci était mieux rédigée et prononcée ; dans la capitale norvégienne, le visage de l’orateur indiquait bien qu’il était conscient de la fausseté de ses dires.
J’ai suivi de près le Sommet de l’ALBA. Je vous félicite tous. J’ai énormément apprécié de voir tant de chers amis en train de mettre au point des idées et de se battre unis. Je vous félicite tous.
Jusqu’à la victoire à jamais !
Une forte accolade.
Fidel Castro Ruz
Le 14 décembre 2009
Mexico, le prochain rendez-vous des négociateurs sur le climat
Presque tous les États du monde (193) se sont retrouvés à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009 pour parvenir à un accord sur la réduction des gaz à effets de serre. Mais la montagne a accouché d'une souris : un texte de trois pages à peine, avec pour objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés d'ici 2020, au lieu des 1,5 degrés demandés par la plupart des pays menacés directement, et élaboré par une trentaine de pays seulement, pour la plupart du Nord. Tout au long de la conférence, les États du Sud se sentis évincés des discussions.
Si la cause semblait commune, les approches étaient différentes, et les pays sont arrivés en ordre dispersé au chevet de la planète. Les divergences entre le Nord et le Sud se sont durcies, et les pays émergents ne voulaient pas devenir les boucs émissaires de puissances occidentales, toujours très polluantes.
Quatre ans après l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, les négociateurs du climat n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur un nombre de questions pour lutter contre le réchauffement de planète.
La conférence de Mexico sur le climat, prévue dans un an, aura fort à faire pour remettre en route un processus mal engagé par l'accord peu ambitieux issu de la conférence de Copenhague, qui ne prévoit aucune échéance pour la conclusion d'un traité.
La conférence de Mexico sur le climat, prévue dans un an, aura fort à faire pour remettre en route un processus mal engagé par l'accord peu ambitieux issu de la conférence de Copenhague, qui ne prévoit aucune échéance pour la conclusion d'un traité. (Reuters/Pawel Kopczynski)
Les pourparlers ministériels prévus du 29 novembre au 10 décembre 2010 dans la capitale mexicaine devront tenter de fonder un texte plus concret sur "l'accord de Copenhague", qui se contente d'instaurer l'objectif de limiter la hausse des températures à 2°C au-dessus de la moyenne enregistrée avant l'ère industrielle.
Les Nations unies, qui organisent tout le processus de négociations, insistaient depuis des mois pour que la réunion de Copenhague, conclue vendredi par un sommet de 120 dirigeants mondiaux, marque un "tournant" dans la lutte contre les changements climatiques.
L'Onu espérait notamment des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la part de l'ensemble des pays.
Samedi, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a reconnu que le texte ne répondait pas aux espoirs placés en lui, mais ajouté qu'il représentait "un important point de départ".
L'accord, emmené par les Etats-Unis, la Chine et d'autres grands pays émergents puis rejoints par la plupart des autres pays, laisse en blanc les objectifs de réduction d'émissions de GES, à compléter par l'ensemble des Etats.
AVANTAGE AU MEXIQUE
Le passage de relais au Mexique pourrait aider la relance des négociations dans la mesure où ce pays se considère comme étant à mi-chemin entre pays riches et pays pauvres.
A Copenhague, la présidence danoise a souffert d'accusations de la part du Venezuela et du Soudan, qui lui reprochaient un biais en faveur des pays industrialisés.
Le Mexique "pourra bien mieux (...) accomplir la très difficile tâche de rapprocher les points de vue", a estimé Kim Carstensen, qui dirige l'initiative sur le climat du Fonds mondial pour la nature (WWF).
Les textes adoptés à Copenhague prévoient que les travaux effectués sur les moyens de ralentir le réchauffement soient soumis à Mexico "en vue d'une adoption". Ils ne mentionnent toutefois pas l'idée que ces textes devront former un "traité légalement contraignant".
Cela n'a pas empêché le président américain Barack Obama de présenter cet accord comme une avancée historique et de promettre de poursuivre sur "l'élan impulsé à Copenhague".
Pour l'heure, le programme des réunions prévues en 2010 ne témoigne guère d'un sentiment d'urgence.
La prochaine conférence de l'Onu sur le climat est l'habituelle réunion semestrielle, du 31 mai au 11 juin à Bonn.
En comparaison, trois conférences ont eu lieu en 2009 à Bonn, et deux autres à Bangkok et Barcelone avant celle de Copenhague.
En plus de la reconnaissance du plafonnement nécessaire des températures à 2°C, l'accord de Copenhague soutient "l'objectif" d'un fonds climatique au bénéfice des pays pauvres doté de 100 milliards de dollars par an, avec le déblocage immédiat de 10 milliards de dollar par an pour la période 2010-2012.
Certains analystes estiment que ce texte pourrait éclaircir l'horizon pour la loi débattue au Sénat américain sur la limitation des rejets de GES. Les Etats-Unis sont le seul pays industrialisés à ne pas s'être imposé de telle limite. "Cela prépare le terrain pour le Sénat, dont l'une des premières réticences était l'absence de transparence sur le engagements de la Chine. Maintenant que nous avons obtenu cela, c'est une excuse en moins pour les sénateurs", a estimé Frances Beinecke, présidente du Conseil de défense des ressources naturelles. L'Exepres
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