Billet
30 Juin: Au-délà
de la fête
Dans moins de deux semaines, c’est le 30 juin. Le compte à rebours a déjà commencé. Kinshasa ingurgite sa cure de jouvence et de modernité à forte dose. Les Chinois sont sur le point de finir de bâtir la place Tien Anmen, version congolaise en un temps record. C’est une capitale rd congolaise reliftée qui accueillera les hôtes de marque au premier rang desquels le Roi Albert II de Belgique.
Un demi siècle dans la vie d’un homme comme dans celle d’une nation n’est pas rien. ça se fête ou, à tout le moins, ça se célèbre. Manifestement, le décor de la fête se met en place à Kinshasa. Elle promet même d’être grandiose, cinquantenaire oblige.
Tout le problème sera de veiller à ce que les agapes du pays légal ne masquent pas le nécessaire débat sur 50 ans de gâchis. Car au lendemain du 30 juin , le pays réel va se réveiller avec ses sempiternelles angoisses existentielles. Les plus nostalgiques allant jusqu’à se demander à quand la fin de l’indépendance. Une manière-sans doute maladroite-de regretter ce bon vieux temps colonial où les services essentiels publics étaient à la portée du plus grand nombre.
Nous voici au coeur du vrai enjeu de ce cinquantenaire. Qu’avons-nous fait de 50 ans d’indépendance, si tant est que ce pays se soit vraiment comporté en nation indépendante. Avons-nous dressé nos fronts? Avons-nous, ne fût-ce qu’entrepris de bâtir un pays plus beau qu’avant? Point besoin d’être clerc pour répondre par la négative à ces deux interrogations tirées de notre hymne national.
Alors, pourquoi 50 ans après notre accession à la souveraineté internationale, nous sommes encore loin des idéaux-par moment même en contradiction-professés dans notre chanson nationale? Plus que la fête-qui est légitime-la réflexion autour de ces questionnements semble la meilleure façon de célébrer le 30 juin. Il s’agit d’engager un débat citoyen de fond sur les raisons de l’échec collectif de 50 premières années de la RDC et de baliser l’avenir.
Cette barza devrait impliquer toutes les forces vives. Le commissariat général du cinquantenaire s’est, certes, essayé sur ce terrain. Mais, l’exhibitionnisme et le voyeurisme bien de chez nous l’ont emporté sur le nécessaire débat de fond attendu. Sans cette catharsis nationale, l’électrochoc pour repartir du bon pied fera défaut. Et la parade du 30 juin, les dîners de gala et autres garden parties prévus ce jour là s’ajouteront à la longue liste des festivités gigantesques que ce pays organise avec brio depuis les années Mobutu. José NAWEJ |
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EDITION N°3637 du MERCREDI 23 JUIN 2010 |
CINQUANTENAIRE, AFFAIRE CHEBEYA ...
Le dossier Chebeya à la Haute cour militaire
*C’est ce qui ressort de la communication faite hier par le Procureur général de la République.
La phase pré-juridictionnelle des enquêtes sur la mort mystérieuse de Floribert Chebeya avance bien jusqu'ici. Le Procureur général de la République, Floribert Kabange Numbi, qui ne jure que sur la transparence dans cette affaire, tient à informer l'opinion via la presse, de l'évolution de ce dossier qui continue à déchainer les passions. Après sa rencontre du jeudi 10 juin avec la presse et au cours de laquelle il avait confirmé la thèse du meurtre, c'est le même Pgr qui a renoué, hier mardi, avec les chevaliers de la plume et du micro. A cette occasion, le Procureur général de la République a annoncé aux hommes des médias qu'il transmettait les éléments récoltés à l'Auditeur général des Forces armées de la RD Congo (FARDC).
Floribert Chebeya a-t-il été victime d'un meurtre ou d'un assassinat ? La réponse à cette question est toujours attendue avec impatience dans l'opinion, tant que les enquêtes initiées à ce sujet n'auront pas encore livré leurs secrets. L'affaire, comme un bal de chauves, pourrait réserver des révélations troublantes. Le Pgr Floribert Kabange Numbi, qui a déclaré hier à la presse, la transmission à l'auditeur général des Fardc, des éléments réunis jusqu'à ce jour, n'a fait aucun mystère.
L'homme, on le connait, a une manière fort peu prolixe astreint qu’il est à l’obligation de réserve. Néanmoins, se fiant aux éléments à sa disposition, le Pgr n'a pas hésité à dire que les probables acteurs sur cette piste sont des personnes justiciables des juridictions militaires. Le premier magistrat du pays s'est fié ainsi aux dispositions de la loi n°023-2002 du 18 novembre 2002 portant Code militaire.
Par ailleurs, le Pgr Floribert Kabange Numbi a indiqué que les éléments d'enquêtes préliminaires à sa disposition l'amènent à focaliser sa curiosité sur une piste qu'il n'a, cependant pas, révélée aux à la presse. Déontologie professionnelle oblige ! Quoi qu'il en soit, le locataire de l'immeuble de l'INSS a fait savoir que la volonté clairement exprimée et manifestée de Hautes instances du Pays traduit, non seulement l'intérêt attaché à cette affaire, mais aussi et surtout le souci d'apporter toute la lumière et en toute la transparence, dans les circonstances de la disparition tragique de M. Floribert Chebeya.
LE TRAVAIL DES EXPERTS CONGOLAIS ET NEERLANDAIS
Mort, Floribert Chebeya a suscité une attention au prorata de son statut de défenseur des droits de l'homme. Point n'est besoin, de rappeler ici, la vague des réactions en provenance de différents coins du monde et relayées par les médias tant locaux qu'étrangers. Il est donc normal que le chef de l'Etat s'implique dans le cours de l'affaire afin d'en tirer les conséquences nécessaires. C'est-à-dire punir les auteurs au cas où les résultats des enquêtes attestaient la thèse d'un assassinat. C'est dans cette optique qu'une équipe de médecins légistes congolais et néerlandais a procédé à une autopsie à l'Hôpital général de référence de Kinshasa.
C'est donc, entre autres éléments, les résultats de cette enquête préliminaire des médecins auxquels le Pgr a fait allusion hier. Au sujet de cette autopsie, l'opinion se rappelle que l'ambassade des Pays-Bas à Kinshasa avait rendu publics, dans la soirée du vendredi 11 juin courant, les premiers résultats de l'autopsie du corps du directeur exécutif de l'ONG la Voix des Sans Voix, Floribert Chebeya Bahizire. Le rapport n'avait pas exclu l'usage de la violence sur la victime. Un communiqué de l'ambassade néerlandaise à Kinshasa, publié en son temps, avait indiqué que l'équipe de médecins légistes congolais et néerlandais, qui a procédé à cette autopsie à l'Hôpital général de référence de Kinshasa, n'établissait pas de façon certaine une cause de la mort de l'activiste des droits de l'homme congolais.
Toujours selon le même document, le rapport d'autopsie n'indiquait, jusque-là, aucun signe de violence excessive. Néanmoins, l'ambassade néerlandaise avait annoncé la poursuite des recherches complémentaires approfondies dans plusieurs instituts aux Pays-Bas. Le rapport final sur les conclusions de l'autopsie était attendu endéans 3 ou 5 semaines et devra être communiqué, en primeur au procureur général de la République pour les besoins de l'enquête, avait indiqué la même source.
C'est à l'issue des investigations menées par ce dernier que les résultats de ce rapport seront transmis à la famille du défunt. Dans une lettre adressée à l'ambassadeur des Pays-Bas en RDC le lundi 7 juin, selon l'AFP, le ministre congolais de l'Intérieur, Adolphe Lumanu, avait donné l'accord du gouvernement à la demande des Pays-Bas de faire venir à Kinshasa une équipe de quatre experts légistes.
Pour rappel, Floribert Chebeya a été retrouvé mort mercredi le 02 juin dans la périphérie de la ville de Kinshasa. Mais, le sort de son chauffeur, qui l'a accompagné dans cette soirée macabre, reste encore inconnu. Laurel KANKOLE
& Matthy MUSAU
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Assassinat de Patrice Lumumba: des avocats belges exigent des poursuites pour crimes de guerre
Le cinquantenaire de l'indépendance de la RDC semble constituer une occasion propice pour certains avocats belges qui exigent des poursuites contre des responsables belges soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat du tout premier Chef de Gouvernement congolais, Patrice Emery Lumumba. Ils ont ainsi demandé à la justice d'engager des poursuites pour "crimes de guerre ".
La demande en question a été rendue publique lundi dernier et l'événement, explique " Associated Presse" (AP) l’agence de presse britannique qui donne la nouvelle, doit se dérouler à Kinshasa, en présence de la délégation belge conduite par le roi Albert II.
Au cœur de la requête, poursuit la source, on retrouve d'éminents avocats belges, le doyen de l'école de droit de l'Université de Bruxelles ainsi que l'historien Luddo de Witte, dont les travaux seraient à l'origine d'une enquête parlementaire sur l'assassinat de Patrice Emery Lumumba.
Une dizaine de Belges seraient cités dans la plainte, aurait déclaré Christophe Marchand, le chef de l'équipe juridique. Comme les personnes visées sont toutes belges, estime M. Marchand, le ministère public est contraint de lancer une enquête conformément aux termes de la législation belge. Car, explique-t-il, " les faits ont été établis et ils font apparaître clairement que leurs actes tombent sous la définition de crimes de guerre". Ce qui, à son entendement, permettait ainsi de porter plainte contre "ces Belges encore en vie, qui étaient actifs au Congo à l'époque".
Christophe Marchand souhaite qu'un juge d'instruction amorce une enquête d'ici à octobre. "Maintenant, il est temps que la justice soit rendue ", déclare-t-il. Pour rappel, une enquête parlementaire menée en 2002 en Belgique avait conclu que le gouvernement belge était "moralement responsable" de la mort de Patrice Lumumba. A la suite de cette dénonciation, Bruxelles avait, un peu plus tard, présenté officiellement ses excuses pour son rôle dans la disparition de Patrice Lumumba.
Au terme de cette enquête parlementaire, relate AP, Patrice Lumumba avait été emprisonné à Kinshasa, après avoir été renversé par un coup d'Etat de Mobutu le 4 septembre 1960. Le 17 janvier 1961, des responsables belges ont fait disparaître Lumumba et deux de ses ministres, envoyés par avion vers la région du Katanga, où des officiers belges participaient à la formation des troupes sécessionnistes.
L'historien belge Luddo de Witte, dans ses écrits, les a jugés " responsables d'actes de torture contre le Premier ministre et de la mort de ce dernier ". D'après lui, " le capitaine belge qui commandait l'escadron de tir s'est vu attribuer par l'armée une nouvelle identité et a été transféré dans une brigade belge dans l'ex-RFA, afin d'être protégé de toute poursuite ".
"Le fait historique établi est qu'il y avait un lien direct entre les ministres du gouvernement belge et les officiers belges servant dans la région séparatiste du Katanga au Congo", précise Luddo de Witte. Outre les Belges impliqués dans l'assassinat de Patrice Lumumba, une commission du Sénat américain aurait révélé, dans les années 1970, que la CIA avait estimé que le dirigeant congolais avait le potentiel de devenir un Fidel Castro africain et avait ainsi envisagé de le supprimer, notamment avec du dentifrice empoisonné. M. M.
ENJEUX DE L'HEURE
Contrairement à la publicité médiatique des chantres politiques
Nord-Kivu : La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le Masisi
A quelque sept jours de la célébration du Cinquantenaire, la situation sécuritaire semble préoccupante dans certains coins de la RD Congo, a-t-on appris hier d'un diplomate en poste à Kinshasa. La source a évoqué le cas du territoire de Masisi dans le Nord-Kivu où de nombreuses populations civiles, incertaines du lendemain, auraient abandonné leurs villages pour se concentrer à Kitchanga, un camp aménagé pour accueillir les déplacés internes.
Contrairement à la publicité politique des quémandeurs de pouvoir à travers les médias, les populations du Nord-Kivu, principalement celles du territoire de Masisi ne dorment pas sur les deux oreilles. Des bruits de bottes sont encore entendus dans cette partie du territoire congolais qui, autrefois, a servi de quartier général aux rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du général dissident des Forces armées de la RD Congo (FARDC), Laurent-Nkunda Batware.
Selon cette source qui revient d'une tournée dans ce coin du pays, de nouvelles stratégies sécuritaires s'imposent afin de mettre le bouchées doubles et parer au plus pressé. Compte tenu des données qu'elle a qualifiées d'inquiétantes, notre source a précisé que la force de la mission onusienne en RD Congo a encore du pain sur la planche. En même temps, elle n'a pas minimisé les efforts que déploient les Fardc dans le maintien de la paix dans ce territoire de Masisi.
LE SENATEUR KAPAYA l'AVAIT DEJA DIT
La plénière du 09 juin au Sénat a été essentiellement marquée par la présence du ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Charles Mwando Nsimba. Il répondait ainsi à la question orale avec débat lui adressée par le sénateur Jacques Djoli sur la situation sécuritaire dans l'ensemble du pays. A ce sujet, le ministre Charles Mwando Nsimba avait déclaré à ses hôtes de la chambre haute que la situation était calme à travers tout le pays. Néanmoins, Charles Mwando Nsimba avait évoqué quelques cas, en l'occurrence la Province Orientale et celle de l'Equateur où les Fardc s'emploient à traquer les forces résiduelles.
Quant aux deux provinces des Kivu (Nord-Kivu et Sud-Kivu), considérées sur le plan sécuritaire comme le ventre mou du pays, le patron de la Défense nationale avait précisé que les opérations des militaires Fardc concernaient les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), réfractaires au processus de rapatriement. Les affirmations de Charles Mwando Nsimba avaient provoqué diverses réactions au sein de l’hémicycle.
Premier intervenant, le sénateur Amuli avait évoqué la situation dans ce territoire de Masisi où les populations civiles seraient en détresse. On se rappelle encore que le sénateur avait déploré le fait que la situation sécuritaire continue à se détériorer dans cette partie du territoire national malgré les accords de paix de Goma, signés le 23 mars 2009 entre le Gouvernement de Kinshasa et le Cndp. Se fiant à ses sources, le sénateur avait enfoncé le clou, révélant que le Cndp pourtant transformé en parti politique après la signature des accords sus-évoqués, continue à entretenir une administration parallèle dans le Masisi où cet ancien mouvement rebelle perçoit des taxes et occupe jusqu'ici 95% du territoire.
Un autre intervenant, le sénateur Delphin Kapaya, avait révélé l’existence, dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu, d’une alliance des mouvements armés en train de mener des actions, sous-prétexte de libérer la RD Congo. " Le projet est sérieux parce que sa source est sérieuse", avait-il dit. Selon lui, l'alliance comprend, entre autres, le Cndp, le Pareco, les Maï-Maï, les Maroro, les Kirikitcho, le Mundundu 40, le zabulo, le Shikito, l'Apolo…
Quoi que l'on dise, le Gouvernement central ne devra pas se contenter des déclarations aux allures d'une publicité politique de certains " chantres opportunistes " à travers les médias, alors que la situation dans l'Est profond du pays mérite une attention particulière.
Laurel KANKOLE
NATION
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Bas-Congo : " Les Amies de Maman Olive Lembe Kabila ", une nouvelle association pour soutenir la Première Dame
La ville portuaire de Matadi a vibré dernièrement au rythme de la sortie officielle de l'ASBL " Les Amies de Maman Olive Lembe Kabila " (AMOLKA). La cérémonie a eu lieu, dans la salle polyvalente Victoria. Pour la circonstance, les mamans étaient venues de tous les coins de Matadi et Boma pour communier avec l'autorité provinciale représentée par le Vice-Gouverneur Deo Nkusu.
Pour Mme Kussa Ramazani Sophie, présidente de cette association, l'AMOLKA est une association sans but lucratif, sans connotation tribale, régionale, et ni moins encore politique. Elle a, par ailleurs, souligné que les Amies de la première dame ne se sont pas réunies pour amuser la galerie. Le but est de matérialiser les profondes préoccupations socio humanitaires relevées par la première dame à travers toute l'étendue du territoire national par le mot d'ordre : " Mamans congolaises debout, toutes derrière maman Olive pour un Congo fort et prospère ".
S'adressant aux hommes qui ont répondu à l'invitation, la présidente provinciale des "amies de Maman Olive Lembe Kabila ", Mme Sophie Kussa, a sollicité leur soutien par des conseils, des aides et des dons pour qu'avec Maman Olive, la haute autorité morale de l'Association, puisse évoluer de succès en succès à travers leur devise : " la charité, la créativité et l'unisson "
Pour sa part, la vice-présidente, Françoise Niangasa, qui s'occupe de l'Association au niveau de Boma, a indiqué que leur préoccupation majeure était de témoigner leur ferme engagement à l'initiative combien louable tenant à soutenir les actions sociales de "l'Initiative Plus " de Olive Lembe Kabila par le travail et la prière.
Elle a remercié la Première Dame qu'elle considère comme "l'Esther " de la Bible pour les Congolais. Elle a aussi remercié Mme Ramazani qui a œuvré pour l'implantation de cette Association dans le Bas-Congo afin que la population soit aussi bénéficiaire de ces actions.Charles Kipingani
NATION
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Nord-Kivu : Le Gouvernement Muzito offre neuf morgues aux structures sanitaires
Les structures sanitaires de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, ont reçu un don de neuf morgues du Gouvernement central dirigé par le Premier ministre Adolphe Muzito. C'est le ministre provincial en charge de l'Environnement, faisant l'intérim de son collègue de la Santé, qui a présidé la cérémonie de réception.
Mme Chantal Kambibi Rugenera, ministre provincial de l’Environnement faisant l’intérim de son collègue de la Santé, a indiqué que ces morgues d'une capacité de quatre chambres chacune apportent un «ouf de soulagement» pour les structures bénéficiaires, car " elles vont permettre aux familles éprouvées d'enterrer dignement leurs morts avant qu'ils ne soient décomposés
Chantal Kambibi a également déclaré que ces morgues seront réparties dans les principales structures hospitalières du Nord-Kivu, soit trois pour la Ville de Goma, trois pour la ville de Butembo, une pour la Ville de Beni et une pour le territoire de Beni, la dernière morgue étant réservée à une entité qui en exprimera le besoin. M. M.
NATION
Likasi : Des machines de fabrication de briques remises au corps de génie militaire
Le corps de génie militaire de Likasi dispose désormais des ses propres machines de fabrication de matériaux de construction. Il s'agit, notamment, des briques autobloquants, des blocs de ciment et des tuiles. Ces machines presse de type Hydra form ont chacune une capacité de 2000 briques par jour avec une consommation journalière de quatre litres de carburant.
C'est le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants Charles Mwando Nsimba qui a procédé, dernièrement, à la remise officielle des 24 machines. D'après la cellule de communication du ministère, ce matériel constitue un don du Chef de l'Etat au corps de génie militaire de cette partie de la République démocratique du Congo. Ces matériaux serviront à la construction des casernes à travers toutes les provinces du pays dans le cadre de la réforme de l'armée.
A l’occasion de la remise de ce Kit, le ministre Mwando Simba a transmis aux bénéficiaires le message du Chef de l'Etat, concernant les futures Forces armées de la république démocratique du Congo.
Le mess des officiers et des maisons en construction à Mura
Le mess des officiers et une dizaine de maisons sont en pleine construction au centre d'instruction de Mura à quelque kilomètres de Likasi. Pour se rendre compte de l'effectivité des travaux, le ministre de la Défense nationale Charles Mwando Nsimba a effectué récemment une descente sur terrain, sous la conduite du Colonel Mbaya Kalula, Commandant dudit centre.
Lors de sa causerie morale, le ministre a rappelé aux bataillons en formation les règles élémentaires du bon soldat, notamment l'observance de la discipline, le respect de la hiérarchie, la loyauté au commandant suprême en créant l'esprit de corps. Dina Buhake
NATION
Sud-Kivu: intégration sociale de 200 enfants récupérés des carrés miniers à Luhwinja
Les 200 enfants récupérés dans les carrés miniers par l'Association pour le partenariat féminin (APF) ont été intégrés, mardi 22 juin à Burembo dans la collectivité chefferie de Luhwinja en territoire de Mwenga au Sud-Kivu, dans un centre psycho-social pour leur éducation.
Selon la responsable de APF dans le groupement de Burembo, ces enfants sont pour la plupart des enfants de rue âgés entre cinq à dix sept ans . Ces derniers seront inscrits dans les écoles en septembre prochain, selon la même source
Par ailleurs, 612 enfants de Bukavu ont été sensibilisés sur leur rôle dans l'avenir du pays. Le Bureau pour le volontariat au service de l'enfant et de la santé (BVES) a organisé, mardi 22 juin à Bukavu, une campagne de sensibilisation, axée sur le thème : "Le cinquantenaire de l'indépendance et les droits des enfants". Au total, 612 enfants regroupés au sein des trois centres de transit supervisés par le BVES sont appelés à comprendre certains passages de l'hymne national pour leur éducation civique.
Ces jeunes, dont l'âge varie entre quinze et dix sept ans, sont issus de groupes armés, de la rue. D'autres sont des enfants non accompagnés, des filles exploitées sexuellement.
Selon le responsable de BVES, l'objectif de cette sensibilisation est d'amener ces jeunes à comprendre le rôle qu'ils doivent jouer dans l'avenir de leur pays. R.O./FDA
NATION
En vue d'atteindre le standard fixé par la FAO, 21 Kg de poison par individus et par an
La RDC en appelle aux opérateurs économiques pour une pêche semi-industrielle et industrielle
Ce jeudi 24 juin 2010, la RDC célèbre, depuis 42 ans, la journée nationale du poisson. Mais, comment atteindre la consommation moyenne individuelle fixée par la FAO à 21 kg de poisson par individu et par an? C’est pour quitter le cap actuel encore situé à 4 kg que les opérateurs économiques ont été invités à investir dans le domaine de la pêche dans les lacs et cours d’eau congolais.
En dépit des efforts fournis jusqu’à ce jour, comme on le reconnaît au ministère de l’Agriculture, la production congolaise en poisson demeure en deçà du seuil fixé par l’organisation mondiale d’alimentation (FAO). Là où on recommande une consommation moyenne individuelle de 21 kg de poisson par an, la RDC se situe encore à 4 kg de poisson par individu et par an avec une production annuelle réelle ne dépassant pas 250.000 tonnes de poissons, une oeuvre exclusive de la pêche artisanale comme on le reconnaît, du reste, au ministère de l’Agriculture et pêche. Or, à elle seule, la production artisanale ne saurait combler ce déficit.
Raison pour laquelle, profitant de la célébration, ce jeudi 24 juin 2010, de la journée nationale du poisson, un appel a été lancé aux opérateurs économiques nationaux et étrangers à investir dans le domaine de la pêche semi-industrielle dans les lacs et grands cours d’eau congolais et, pourquoi pas, pratiquer la pêche industrielle dans les lacs Tanganyika, Moero et Albert reconnus très poissonneux. La pêche maritime est aussi possible même si le littoral congolais n’est que d’environ 40 km.
UN BATEAU AMENAGE POUR LA PECHE SEMI-INDUSTRIELLE
Ce mercredi 23 juin, le Gouvernement congolais procède, à la Cité de la N’Sele, lors d’une journée consacrée à la relance de la pisciculture familiale, à la distribution d’alevins de tilapia nilotica aux candidats pisciculteurs qui se sont préparés à les recevoir en crédit rotatif. En vue d’atteindre la pêche semi-industrielle et industrielle, un bateau de pêche, le MB Minagri, a été aménagé pour opérer, dans un premier temps, dans le pool Malebo. Son inauguration est justement prévue ce jeudi 24 juin. Un signal, indique-t-on, lancé aux opérateurs économiques, aux associations et coopératives de pêche ainsi qu’aux Eglises pour qu’ils investissent dans ce secteur avec beaucoup d’allégements fiscaux et douaniers allant jusqu’à l’exonération à l’importation des facteurs de production spécifiques à ce domaine.
On espère ainsi contribuer à l’instauration de la pêche semi-industrielle et industrielle grâce à la fabrication et à l’inauguration de ce bateau ayant un caractère à la fois incitatif et éducatif. De la sorte, on entend stimuler la pêche des poissons qui meurent de vieillesse dans les lacs et rivières congolais au lieu de continuer à importer les chinchards.
M. M
SOCIETE (A TRAVERS KINSHASA)
*Des boutiques d'habillement peintes en pierre de France sur la Place Victoire
Quelques boutiques d'habillement ont été peintes aux couleurs de la pierre de France sur la Place de Victoire dans la commune de Kalamu. Une manière de répondre à la décision de l'autorité urbaine dans le cadre de l'embellissement de la ville à l'approche du cinquantième anniversaire de l'indépendance de la RDC.
Là où l'Hôtel de ville de Kinshasa exigeait que ces maisons soient peintes en blanc, c'est une couleur un peu jaunâtre dite " pierre de France " qui orne déjà certaines boutiques d'habillement. Jusque hier, d'autres boutiques ne semblaient pas encore emboîter le pas à celles peintes en pierre de France. Certains tenanciers de ces boutiques évoquent des difficultés financières Solange DIPINDA/Stagiaire IFGC. Solange DIPINDA/stagiaire IFGC
*«Selembao - Zando», course revue à la hausse faute de routes
Les chauffeurs de taxi-bus ont augmenté le prix de la course hier mardi 22 juin dans la commune de Selembao. A partir de 11h00, au lieu de 350 FC, comme l'indique le tarif fixé par l'Hôtel de ville, c'est plutôt 500 FC par personne. Les chauffeurs justifient cette hausse par le mauvais état de la route principale, ex-24 novembre en pleine réfection et dont les travaux ne sont pas encore terminés. Ce qui les oblige à emprunter d'autres voies secondaires pour atteindre le marché central de Kinshasa. Rosmie MAZONZA / Stagiaire IFGC
*Les " Kulunas " agressent un homme à Yolo-Nord
Les " Kulunas " ont passé à tabac un homme, hier mardi 22 juin vers 6h00 du matin, au croisement des avenues Kimwenza et Bukavu à Yolo-Nord, dans la commune de Kalamu. Ils lui ont arraché tout ce qu'il possédait : argent, téléphone portable, chaussures. Deux des trois "Kulunas " (gangsters) sont entre les mains de la Police, tandis que la victime a été acheminée dans un hôpital de la place.
Betty Shamy / Stagiaire IFGC
NATION
Sud-Kivu: intégration sociale de 200 enfants récupérés des carrés miniers à Luhwinja
Les 200 enfants récupérés dans les carrés miniers par l'Association pour le partenariat féminin (APF) ont été intégrés, mardi 22 juin à Burembo dans la collectivité chefferie de Luhwinja en territoire de Mwenga au Sud-Kivu, dans un centre psycho-social pour leur éducation.
Selon la responsable de APF dans le groupement de Burembo, ces enfants sont pour la plupart des enfants de rue âgés entre cinq à dix sept ans . Ces derniers seront inscrits dans les écoles en septembre prochain, selon la même source
Par ailleurs, 612 enfants de Bukavu ont été sensibilisés sur leur rôle dans l'avenir du pays. Le Bureau pour le volontariat au service de l'enfant et de la santé (BVES) a organisé, mardi 22 juin à Bukavu, une campagne de sensibilisation, axée sur le thème : "Le cinquantenaire de l'indépendance et les droits des enfants". Au total, 612 enfants regroupés au sein des trois centres de transit supervisés par le BVES sont appelés à comprendre certains passages de l'hymne national pour leur éducation civique.
Ces jeunes, dont l'âge varie entre quinze et dix sept ans, sont issus de groupes armés, de la rue. D'autres sont des enfants non accompagnés, des filles exploitées sexuellement.
Selon le responsable de BVES, l'objectif de cette sensibilisation est d'amener ces jeunes à comprendre le rôle qu'ils doivent jouer dans l'avenir de leur pays. R.O./FDA
NATION
En vue d'atteindre le standard fixé par la FAO, 21 Kg de poison par individus et par an
La RDC en appelle aux opérateurs économiques pour une pêche semi-industrielle et industrielle
Ce jeudi 24 juin 2010, la RDC célèbre, depuis 42 ans, la journée nationale du poisson. Mais, comment atteindre la consommation moyenne individuelle fixée par la FAO à 21 kg de poisson par individu et par an? C’est pour quitter le cap actuel encore situé à 4 kg que les opérateurs économiques ont été invités à investir dans le domaine de la pêche dans les lacs et cours d’eau congolais.
En dépit des efforts fournis jusqu’à ce jour, comme on le reconnaît au ministère de l’Agriculture, la production congolaise en poisson demeure en deçà du seuil fixé par l’organisation mondiale d’alimentation (FAO). Là où on recommande une consommation moyenne individuelle de 21 kg de poisson par an, la RDC se situe encore à 4 kg de poisson par individu et par an avec une production annuelle réelle ne dépassant pas 250.000 tonnes de poissons, une oeuvre exclusive de la pêche artisanale comme on le reconnaît, du reste, au ministère de l’Agriculture et pêche. Or, à elle seule, la production artisanale ne saurait combler ce déficit.
Raison pour laquelle, profitant de la célébration, ce jeudi 24 juin 2010, de la journée nationale du poisson, un appel a été lancé aux opérateurs économiques nationaux et étrangers à investir dans le domaine de la pêche semi-industrielle dans les lacs et grands cours d’eau congolais et, pourquoi pas, pratiquer la pêche industrielle dans les lacs Tanganyika, Moero et Albert reconnus très poissonneux. La pêche maritime est aussi possible même si le littoral congolais n’est que d’environ 40 km.
UN BATEAU AMENAGE POUR LA PECHE SEMI-INDUSTRIELLE
Ce mercredi 23 juin, le Gouvernement congolais procède, à la Cité de la N’Sele, lors d’une journée consacrée à la relance de la pisciculture familiale, à la distribution d’alevins de tilapia nilotica aux candidats pisciculteurs qui se sont préparés à les recevoir en crédit rotatif. En vue d’atteindre la pêche semi-industrielle et industrielle, un bateau de pêche, le MB Minagri, a été aménagé pour opérer, dans un premier temps, dans le pool Malebo. Son inauguration est justement prévue ce jeudi 24 juin. Un signal, indique-t-on, lancé aux opérateurs économiques, aux associations et coopératives de pêche ainsi qu’aux Eglises pour qu’ils investissent dans ce secteur avec beaucoup d’allégements fiscaux et douaniers allant jusqu’à l’exonération à l’importation des facteurs de production spécifiques à ce domaine.
On espère ainsi contribuer à l’instauration de la pêche semi-industrielle et industrielle grâce à la fabrication et à l’inauguration de ce bateau ayant un caractère à la fois incitatif et éducatif. De la sorte, on entend stimuler la pêche des poissons qui meurent de vieillesse dans les lacs et rivières congolais au lieu de continuer à importer les chinchards.
M. M
INFOS INFOS
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Un nouveau réseau d'interconnexion des universités et centres de recherche en RDC
Hormis la transmission des connaissances, mener des recherches et rendre service à la communauté constituent les trois missions essentielles d'une université. C'est dans ce cadre qu'un réseau national pour la recherche, l'enseignement et l'innovation a été lancé officiellement hier mardi 22 juin à l'université de Kinshasa par le vice-premier ministre et ministre des postes, téléphones et télécommunications (PTT), en vue de connecter progressivement la RDC au réseau mondial.
Ce réseau d'interconnexion national est dénommé "Ebale", pour signifier le fleuve (Congo). Comme le majestueux fleuve Congo permet à la RDC de s'ouvrir aux océans pacifique et indien, le portail " Ebale " permettra également la connexion du Congo au réseau mondial des télécommunications. Cela facilitera aux chercheurs congolais le partage des connaissances entre eux, mais également avec des chercheurs du monde, les mettre ensemble dans des communautés virtuelles pour mener des recherches. Les étudiants pourront également suivre des cours à distance.
M. Oscar Nsharaza, en présentant ce site, a souligné que l'accès au portail congolais du savoir n'est possible qu'en tapant www.ebale.cd. La page qui s'affiche, c'est le portail Ebale. «Un portail, explique cet information, renvoie à un site web qui offre une porte d'entrée unique sur un large éventail de service. On n'y trouve pas seulement des simples informations, mais également des informations liées au projet et sur d'autres projets. Il y a aussi des courriers liés au portail, la possibilité d'accès au forum de discussion, mais également un moteur de recherche permettant de rediriger l'internaute sur d'autres sites web ayant la même vision qu' " Ebale " comme UbuntuNet, Wikipedia, Google, etc».
Les utilisateurs, fait savoir le Pr. Pascal Kalenda, coordonnateur du site, peuvent s'enregistrer pour pouvoir ajouter leurs idées. Car, avec l'évolution du web, poursuit-il, l'usager, autant que le comité directeur, peut aussi mettre des informations. «Sur " Ebale ", on peut trouver un éditorial mensuel rédigé par tout chercheur ou sur commande, des annonces liées aux conférences, différentes thèses et autres. Il y a aussi des informations générales sur les universités congolaises», a-t-il martelé.
Par ailleurs, le vice-premier ministre et ministre des PTT, accompagné du ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), ont porté au pinacle cette œuvre louable, avant de féliciter tous ceux qui ont contribué à réduire le fossé numérique caractérisé par l'Afrique subsaharienne. Ils ont en outre remercié le gouvernement congolais pour la construction de la fibre optique entre Kinshasa et Matadi, mais aussi d'avoir pris une part importante dans la fibre Wax actuellement en construction. Ils appellent ainsi à l'implication de tous les universitaires pour le succès éternel d' " Ebale " car, " il faut le rendre à jour par notre compétitivité, en le dotant des informations viables pour enfin redorer l'image de notre enseignement supérieur et universitaire ", ont-ils dit. Le gouvernement congolais procédera à la remise officielle de ce site à son comité directeur le 30 juin prochain. Rocco NKANGA
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Le PNUD échange avec les milieux scientifiques sur l’environnement
Après l’UNIKIN et l’ISTA, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a organisé une conférence débat, mardi 22 juin 2010 à l'Institut supérieur pédagogique de la Gombe (ISP) sous le thème : " Quelle communication pour l'action environnementale ? ". Au cours de ce mois, le PNUD a saisi une occasion pour parler des problèmes de l'environnement avec les milieux scientifiques. Car, le changement climatique présente une menace pour l'humanité.
En d'autres termes, la problématique environnementale devient une préoccupation qui interpelle tout le monde sans distinction de races. Raison pour laquelle la structure onusienne souhaite organiser davantage ce genre des rencontres qui ne se limiteront pas aux conférences débats, mais plutôt aborderont des questions environnementales importantes pour l'humanité tout entière.
A en croire le premier intervenant, Dany Mpolesa, le développement durable répond aux besoins présents, liés à la sécurité économique, et sociale. Selon lui, pour aspirer au développement, il faut une communication. Car, la communication est un facteur essentiel du développement pour susciter l'adhésion à un intérêt commun.
Quant à Noël Kiaya, professeur de son état, l'éducation environnementale est une forme qui permet à chacun de mieux comprendre les mécanismes de l'environnement. Elle vise à atteindre l'amélioration de la vie.L'éducation environnementale est une solution indispensable pour résoudre le problème de la crise environnementale, a-t-il indiqué.
Par contre, Philémon Mukendi, coordonnateur national du processus REDD en RDC a axé son intervention sur la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique. Après avoir expliqué les contours de cet accord, Philémon Mukendi a fustigé la manière dont la population considère l'environnement. Il a surtout condamné le déboisement répété pratiqué par l'homme.
Cette année, la journée internationale de l'environnement a été célébrée sous le thème : " Des millions d'espèces, une planète, un avenir commun ". Le thème a été choisi en soutien à cette année internationale de la biodiversité, déclarée par les Nations unies.
Bien que ciblant la biodiversité, ce thème a des liens avec celui des changements climatiques autour desquels se poursuivent d'intenses négociations internationales. Le PNUD entend saisir l'occasion de la célébration de la Journée internationale de l'environnement pour organiser des réflexions autour de l'appropriation du développement durable par la RDC.
L'objectif des rencontres est d'initier des échanges approfondis autour du développement durable dans une optique du développement d'un cadre d'exercice d'appropriation de la réflexion environnementale stratégique. L’objectif spécifique de ce genre de rencontre est de promouvoir l'implication active des milieux intellectuels dans l'information de la masse sur les questions de gestion durable de la biodiversité, dans un contexte de changement climatique en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dues à la déforestation et la dégradation des forêts.
Le suivi des négociations sur les changements climatiques auxquels la RDC prend une part active mettent un accent sur l'adaptation aux impacts néfastes du réchauffement des forêts et la biodiversité. S. S. TSOUMBOU
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En prévision des Premiers Jeux africains de la jeunesse
Deux escrimeurs congolais en stage de perfectionnement au Centre d'armes de Dakar
Le président de la Fédération congolaise d'escrime, Pitshou Bolenge, se dit confiant quant à la préparation des escrimeurs et escrimeuses de la RDC qui vont particper, du 10 au 18 juillet 2010 à Rabat au Maroc, aux premiers Jeux africains de la jeunesse. A ce rendez-vous continental, la RDC va aligner 4 athlètes dont 2 escrimeuses et 2 escrimeurs. Les 2 jeunes garçons sont déjà en stage de perfectionnement au centre d'armes de Dakar au Sénégal, le seul en Afrique noire. Quant aux deux jeunes demoiselles, elles s'entraînent au stade des Martyrs où se situe le quartier général de cette discipline sportive individuelle.
Pour le n°1 de la cette fédération, cette fois-ci, au cours des Jeux de Rabat, les athlètes sont déterminés à ramener des médailles. Ces médailles attendues orneront la vitrine de la fédération, qui totalise 5 ans au mois de décembre de cette année. Pitshou Bolenge a affirmé que l'escrime se pratique depuis quelques années à Kinshasa, la fédération a déjà 4 ans d'existence. Nouvelle discipline sportive en RDC, l'escrime exige des matériels qui coûtent cher. Il fallait donc des contacts avec l'extérieur pour asseoir cette discipline en RDC. Une année après la la relance des activités, des athlètes sont partis en formation au Centre d'armes de Dakar. Ensuite, la Confédération africaine d'escrime a envoyé un maître d'armes à Kinshasa où il est resté pendant 2 ans. Il a pu ainsi former plus de trente athlètes nationaux.
Actuellement, a poursuivi le président Bolenge, sa fédération compte 3 ligues provinciales, notamment à Kinshasa, au Bas-Congo et à l'Equateur. Au mois de septembre 2010, a-t-il dit, 4 athlètes dont deux du Bas-Congo et 2 de l'Equateur se rendront aussi au centre d'armes de Dakar pour la formation. Les escrimeurs de la RDC ont participé à plusieurs compétitions internationales dont le championnat du monde d'Antalia en Turquie. Un escrimeur congolais s’est classé 27ème mondial de sa catégorie en 2009. En 2008, la RDC a été vice-championne d'Afrique des juniors et cadets. Cela laisse voir que l'escrime a un bel avenir au pays de Joseph Kabila compte tenu de l'expertise disponible.
Des partenaires volent au secours
de l'escrime
La pratique de l'escrime étant complexe, elle exige des matériels appropriés, souligne le patron de l'escrime. Les trois armes exigées, à savoir l'épée, le sabre et le fleuret sont disponibles et sont utilisés par les athlètes. A ces trois armes, s'ajoutent les casques, les gilets appropriés par type d'arme et des tenues ; contrairement à certains sceptiques qui pensent que les athlètes congolais utilisent des bâtons.
En sa qualité de président de la fédération nationale, Pitshou Bolenge est aussi président de la zone 4 (Afrique centrale) et à ce titre, il lui a été confié la charge d'implanter cette discipline au Congo-Brazzaville, au Cameroun et au Gabon en réponse à la mission lui confiée par ses collègues du comité exécutif de la Confédération africaine d'escrime.
Par ailleurs, la fédération est liée en partenariat avec la fédération d'Italie d'escrime. Dans ce cadre, 4 athlètes de la RDC, des jeunes filles, sont en Italie pour un stage de perfectionnement de 6 mois. Aussi, d'ici la fin de l'année, des pistes professionnelles électroniques arriveront à Kinshasa. La fédération a déjà acquis ces matériels qui n'attendent plus que leur acheminent.
En outre, le président de la Fédération nationale d'escrime espère doter, avec le concours du gouvernement et des partenaires, la RDC d'une école d'escrime comme celle de Dakar. A ce moment là, toutes les nations d'Afrique centrale viendront apprendre et se perfectionner en escrime à Kinshasa, leader dans cette discipline sportive individuelle. Pascal LIKANA
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FÉNACOJU
La 3ème journée des activités de la commémoration du cinquantenaire a vécu
Les judokas congolais affiliés à la Fédération nationale de judo du Congo (FÉNACOJU) que préside Me Léopold Abibo continuent à fêtern à leur manière, sur le tatami, le cinquantième anniversaire de l'accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale. Dimanche dernier, au hall du Secrétariat général aux Sports et Loisirs du stade des Martyrs, les judokas, toutes générations confondues, se sont retrouvés pour la troisième fois sur leur nouveau tatami pimpant neuf, autour du Me Franck Kilosho, ceinture noire 7ème dan.
Au cours de cette séance de répétition générale de toutes les techniques du judo moderne, les judokas, qui se disent acquis au changement, ont mouillé leur judogi sans complexe et dans l'allégresse. Abordé par la presse après cette séance, la troisième de la série, Me Christian Bondonga n'a pas mis sa langue en poche. " La fête des judokas, liée à la commémoration du cinquantenaire de notre indépendance, se passe sur le tatami, en pratiquant notre sport favori. Bien plus que cinquantenaire en RDC, le judo doit participer à cette fête nationale ", a-t-il dit.
Il a aussi rappelé que, contrairement à certains néophytes qui prêtent au judo cinquante ans de pratique en RDC, cette discipline se pratique en RDC bien avant l'indépendance. Et de poursuivre : " Nous fêtons avec tous les Congolais. Quant à la particularité que nous mettons à cette fête nationale, nous voulons mettre fin au phénomène 'Kanga bâches'. Phénomène caractérisé par l’utilisation des bâches en lieu et place des tatamis. Nous voulons moderniser le judo en dotant tous les grands clubs, de la capitale d'abord, des tatamis neufs ".
Pour conclure Me Bondonga explique : " Notre programme de modernisation et de redynamisation du judo se résume en nos trois chantiers. Il s'agit des chantiers judogi - Tatami - Formation. Il faut donc doter les judokas des kimonos réglementaires (judogi), des tatamis et développer la formation. D'ailleurs, d'ici la fin de l'année, nous voyageons pour l’Europe avec deux ou trois entraîneurs pour leur formation ". Pascal LIKANA
CULTURE & DETENTE
*Le fleuve Congo à l'honneur à Paris
Le musée du quai Branly présente tout l'été, à travers 170 œuvres majeures et 80 documents, une importante exposition consacrée aux traditions artistiques d'Afrique centrale. Le voyage propose une plongée dans la culture des peuplades bantoues du Gabon, de la République populaire du Congo et de la République démocratique du Congo (RDC). Une bonne occasion pour découvrir des œuvres inattendues et propres à l'Afrique centrale.
Véritable voyage initiatique menant le visiteur des forêts du Nord aux savanes du Sud, l'exposition démontre les liens existant entre les oeuvres produites dans les régions bordant le majestueux fleuve Congo, par diverses populations de langues bantoues. Derrière la variété des masques et sculptures fang, hemba, kwélé ou kota, l'exposition met en lumière les oeuvres majeures de l'Afrique Centrale, dans leur conception, leurs structures et les liens artistiques qui les rapprochent.
Les trois thèmes explorés par l'exposition sont complémentaires :
* les masques et statues ayant le " visage en forme de coeur ", et qui assurent l'unité et l'identité des groupes respectifs ;
* l'importance de l'ancêtre fondateur et des membres éminents de son lignage ;
* la représentation de la femme dans les royaumes de la savane, équilibrant l'autorité des hommes, liée au mystère de la régénération de la terre, de l'agriculture, de la vie humaine.
L'Afrique centrale est habitée par de nombreux groupes humains ayant chacun son identité propre. Malgré leurs différences, leurs oppositions même, ceux-ci s'exprimaient dans des langues communes, usaient d'institutions semblables, engageaient leur vision du monde dans des rituels initiatiques et thérapeutiques, des danses et des incantations adressées aux esprits de la nature et à leurs ancêtres. Les liens culturels qui relient ses populations couvrant la grande forêt et les savanes subéquatoriales affleurent également dans leurs productions matérielles. Les oeuvres majeures présentées ici en témoignent. Afrikarabia.com
*La justice belge peu pressée d'en finir avec l'affaire Tintin
Les plaignants dénoncent des "stéréotypes racistes" dans l'album "Tintin au Congo". La défense crie à la censure.
Tintin au Congo sera-t-il un jour interdit en Belgique pour cause de racisme? C'est ce qu'espère Bienvenu Mbutu Mondondo, un citoyen congolais de RDC installé depuis vingt ans à Bruxelles: il a porté plainte pour obtenir que l'album soit retiré de la vente, ou qu'au moins "un avertissement y soit inséré pour remettre l'œuvre dans son contexte". Mais l'affaire, qui dure depuis des mois, risque de traîner encore en longueur. À quelques jours du cinquantenaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo, le 30 juin prochain, le tribunal de première instance de Bruxelles devait dire lundi s'il est compétent pour juger. La juge a reporté sa décision pour des questions de procédure.
Avec ses Noirs en pagne et ses répliques d'opérette ("ça y en a Tintin!" "c'est li y en a volé mon beau chapeau!"), le célèbre album a souvent fait grincer des dents depuis sa publication, en 1930. Hergé l'avait repris en 1946, supprimant au passage les détails les plus colonialistes: la leçon de géographie sur "Votre patrie: la Belgique!" donnée par Tintin se trouva ainsi remplacée par un cours de mathématiques.
La bande dessinée n'en garde pas moins des stéréotypes inacceptables pour les plaignants. "Le message est extrêmement humiliant envers les Noirs. Tous sont considérés comme des idiots, de grands enfants, c'est assez rare de tomber sur une BD aussi violente", explique Me Ahmed L'Hedim, leur avocat. D'où la demande d'un avertissement, comme au Royaume-Uni, "pour éviter que des enfants puissent tomber sur cette bande dessinée sans qu'un adulte leur dise de prendre du recul". Si l'avocat ne remet pas en cause la liberté d'expression, il juge qu'il faut fixer des limites. "On touche au cœur du patrimoine belge, c'est un peu le combat de David contre Goliath. Mais, d'un point de vue légal, cette BD est raciste et en contravention."
Du côté des éditeurs de Tintin, on juge le combat erroné. L'album véhicule les clichés coloniaux de l'époque; Hergé lui-même l'avait reconnu a posteriori. Mais, à ce compte-là, on peut interdire une bonne partie de la littérature mondiale jusqu'aux années 1970, estime Me Alain Berenboom, l'avocat des éditions Casterman et de la société Moulinsart. "Que dire de Dickens, de Mark Twain? Entre l'antisémitisme virulent de Jules Verne et la gentillesse condescendante de Hergé, il y a un monde." L'interdiction serait pour lui une concession dangereuse au politiquement correct, et du jamais-vu depuis les années 1950, où la justice avait dans son viseur certains ouvrages trop licencieux. "En Égypte, des avocats ont demandé l'interdiction des Mille et Une Nuits au motif que cela offense la morale musulmane, voilà où il ne faut pas arriver. La pensée est libre, la censure est terrible", ajoute l'avocat.
Rejoint dans son combat par un autre ressortissant congolais et soutenu par le Cran (le Conseil représentatif des Associations noires), Bienvenu Mbutu Mondondo assure qu'il ira jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme s'il le faut. Et même si la justice lui donne tort, "au moins c'est une victoire qu'on parle de la colonisation aujourd'hui", affirme-t-il. AFP
*Le CWB programme deux spetcales du groupe La Sanza ce week-end
Dans le cadre de la programmation de ses activités pour le mois de juin 2010, le Centre Wallonie Bruxelles (CWB) annonce deux spectacles du groupe La Sanza ce week-end. Ces concerts auront lieu dans la salle Brel, le vendredi 25 et le samedi 26 juin, non pas à 19h00’, mais à 17h00’.
Ce décalage fait suite au calendrier de la Coupe du monde qui se joue en Afrique du Sud parce que la plupart des matches sont projetés sur l'écran géant du centre.
Le groupe La Sanza mêle chant, percussions et danse sous la direction de l'artiste Eddy Mboyo. Celui-ci manage des jeunes musiciens talentueux comme lui. Cet orchestre est composé de quatre hommes aux percussions et deux femmes, à la fois danseuses et musiciennes. Il réalise la plupart de ses chansons en luba, mongo, swahili et lingala.
La particularité de La Sanza réside dans le mixage entre instruments traditionnels et instruments nés de son imagination féconde et fabriqués à partir des matériaux de récupération : tam-tam, xylophone, Likembe, madimba, …
Cette innovation intéresse le public du CWB, surtout que La Sanza exploite très bien ces instruments qui sont adaptés à sa musique. L'on constate que le Likembe ou la sanza remplacent les guitares lors de ses productions.
Après les spectacles du CWB, le groupe La Sanza s'envolera pour l'Afrique du Sud où il va représenter la RDC au festival Karibuni. D.M.
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