Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3514 DU MARDI 29 DECEMBRE 2009
Joyeux Noël
quand même!

Demain c’est Noël. D’une commémoration strictement chrétienne, le jour de la Nativité est devenu une fête aux dimensions planétaires. Depuis cette mue, le 25 décembre est célébré à travers le monde comme la fête des enfants. Ces êtres candides qui symbolisent l’enfant Jésus.
Comme partout ailleurs, la Rdc s’apprête aussi à fêter Noël. La comparaison s’arrête là. Car, depuis des années, les Zaïro-congolais ont dû apprendre à fêter sans fêter. La faute à la paupérisation continue d’un peuple, pourtant réputé jouisseur devant l’Eternel. Différents gouvernements se sont succédés qui promettant le sourire, qui promettant l’atterrissage du poulet dans l’assiette du plus démuni et tutti quanti. A l’arrivée, rien de tel.
Prenant tout avec philosophie, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, les Congolais ont inventé la fête à la congolaise. Les uns se réfugient dans des églises dites de réveil qui ne sont jamais en panne de veillée. Les autres mettent de la musique à crever le tympan sans boire ni manger grand-chose. D’autres enfin investissent les bistrots davantage pour se trémousser les hanches que pour se saouler.
Pour leur part, les enfants ont, dans leur écrasante majorité, oublié jusqu’à l’existence du mythique Père Noël. Ce papa bienfaiteur, tout de rouge vêtu assorti du blanc, qui est censé déposer, la nuit, des cadeaux au bas du sapin de Noël dont les enfants se gaveront à leur réveil le 25 décembre. Vu de la RDC, c’est de l’histoire ancienne. Pauvres enfants congolais auxquels les gouvernants ont volé l’enfance!
Dans quelques heures, quand sonnera l’heure de la sainte naissance, les enfants congolais qui ont dû grandir précocement, se consoleront en écoutant les pasteurs ou les prêtres proclamer qu’Emmanuel signifie, Dieu parmi nous. Après tout, l’homme ne vit pas que du pain... de la parole aussi. Consolation chrétienne. Joyeux Noël
José NAWEJ


Le trio Mashako-Luzolo-Kisimba

Ils ont pour noms Mashako, Luzolo et Kisimba. Tous trois sont ministres au sein de l’équipe Muzito. Jusqu’ici, rien de nouveau, rien que des évidences, de la trivialité même. Ce qui l’est moins, c’est que ces trois membres du Gouvernement sont au devant de l’actualité. Eux, au moins, défraient la chronique... pour la bonne cause. Voilà trois ministres qui ont le mérite d’avoir compris que dans un cabinet de rupture d’avec les anti valeurs du passé, on ne saurait gouverner sans réformer. Comment matérialiser le renouveau - notre Tshitshi national parlerait volontiers du changement radical - sans faire bouger les lignes ? Comment opérer le nécessaire changement de mentalités sans donner des coups dans la termitière?
Lorsque Mashako Mamba décrète une fatwa contre les «universités et instituts supérieurs» non viables, il justifie de la meilleure façon qui soit sa présence à la tête de l’enseignement supérieur et universitaire. Car, on ne saurait revaloriser l’enseignement supérieur sans au préalable mettre un terme à toute une kyrielle d’instituts supérieurs et universités qui fonctionnent à la manière de nos «ligablos».
Lorsque Luzolo Bambi entreprend de mettre enfin de l’ordre dans le monde des églises-plus particulièrement celles dites de réveil-,il ne fait rien d’autre qu’assainir un secteur où des abus attentatoires à l’ordre public et même à l’équilibre sociétal commençaient à devenir légion. Au nom de la liberté de culte, des églises poussent comme des champignons dans chaque parcelle de Kinshasa se disputant le monopole des tapages nocturnes et diurnes avec les bars!
Lorsque Maj Kisimba nettoie au «karcher» l’administration foncière, décrète des journées portes ouvertes, va à la rencontre des Congolais victimes d’expropriation ou d’autres injustices dans le domaine foncier; il pose les jalons du renouveau dans un secteur ultra sensible pour la paix sociale .La majorité de différends devant les cours et tribunaux portent, en effet, sur des questions foncières.
L’action volontariste du trio Mashako-Luzolo-Kisimba est la démonstration que ce pays peut tourner la page de tout ce qui est indigne de la République.
José NAWEJ


Odeur de campagne

Si ce n’est pas encore la précampagne électorale, cela y ressemble fortement. Les visites du Raïs en provinces sont de plus en plus ponctuées par des adresses aux allures à la fois de bilan de mi parcours et d’annonces des lendemains qui chantent. Pour faire passer son message, Joseph Kabila s’exprime devant un échantillon des forces vives de la région visitée. Cela a été le cas à Mbuji Mayi, chef-lieu du Kasaï oriental.. Cela vient de se passer aussi à l’identique à Bukavu, capitale du Sud-Kivu. Dans chacune de ses adresses, toujours le même souci pédagogique de mieux se faire entendre de l’auditoire et de s’assurer que ce public relai va répercuter cinq sur cinq «la bonne nouvelle».
A Bukavu, plus particulièrement, le speech d’avant repas s’est transformé pratiquement en une intervention fleuve. Plus d’une heure. Parions que certains de convives ont dû ronger leur soif et surtout leur faim.
Mais pour le Raïs, le plus important était sans doute ailleurs. Il était visiblement question pour le Président de contrer quantité de «contre vérités» distillées, depuis la normalisation avec le Rwanda, dans l’opinion kivutienne. Il est vrai que depuis les opérations militaires conjointes anti Fdlr, certains leaders d’opinions locaux et d’autres tapis dans l’ombre de lointains salons feutrés de Kinshasa ont entrepris de vendre leur version du rapprochement entre Kinshasa et Kigali. Dans une région où le voisin rwandais n’est pas toujours bien vu, cette campagne de sape et d’ «intoxications»-le mot est du Raïs- commençait à brouiller le message de Kinshasa .Or, vu de la kabilie, le Kivu holding n’est pas n’importe quelle région. C’est l’un de principaux réservoirs de voix à même de faire la différence lors de l’élection présidentielle. Et ce n’est pas à Kabila fils, natif du coin et bénéficiaire du plébiscite kivutien de 2006, que l’on apprendrait cela.
José NAWEJ


















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
FRONDE DE MPUELA ET CONSORTS CONTRE LE BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE ET LE GOUVERNEMENT
Le silence d’Olivier Kamitatu inquiète !
*Pour certains analystes, la démarche de l’ARC, tel un cheval de Troie, aurait pour effet de fragiliser l’action de Joseph Kabila
On croyait qu’il ne s’agissait que d’un feu de paille. Mais le « courant rénovateur » né en fin de la session budgétaire de septembre à l’Assemblée nationale prend des allures d’une vaste croisade qui risque de secouer les institutions de la République. Le député Mpuela, qui se présente comme le meneur du petit groupe de 16 députés ayant initié une motion de défiance contre le Bureau de l’Assemblée nationale et le Gouvernement, ne constituerait, manifestement, qu’un arbre qui cache une forêt dangereuse. Au fil des jours, en effet, leur démarche ne cesse de susciter des interrogations quant aux objectifs poursuivis, surtout lorsque l’on observe que le mouvement a pris corps dans les rangs même de la majorité. Autre curiosité, la fronde est lancée, alors que la page de la motion de défiance contre le Premier ministre vient à peine d’être tournée après des vacances parlementaires (juin à septembre 2009) qui furent de tous les risques pour l’Exécutif conduit par Adolphe Muzito.
La témérité de Mpuela et ses compagnons fait alors tourner les regards vers le Président national de l’ARC, Olivier Kamitatu, dont ce député et plusieurs autres de ses collègues sont membres. Normal lorsque l’on sait que l’ARC est l’un des partis phare de l’AMP et que Olivier se trouve être ministre du Plan, l’un des portefeuilles les plus sensibles par rapport au programme du Gouvernement qui fait l’objet de toutes les attentions des partenaires bi et multilatéraux à l’instar du FMI qui vient de rentrer en programme avec la RDC.
Aux dires de certains analystes, le silence de Kamitatu est lu comme une certaine complicité avec les agissements de Mpuela pour qui les bilans du Bureau de l’Assemblée nationale et, surtout, du Gouvernement et donc de la Majorité dont il est membre sont catastrophiques. Une position qui devrait, d’ailleurs, embarrasser Kamitatu qui, comme déjà dit, tient les rennes d’un ministère stratégique, unité de mesure, s’il en faut, de la qualité de l’action gouvernementale par rapport à son programme. Etonnant donc que « ses » députés fassent mieux que l’opposition en franchissant la ligne jaune pour distribuer des cartons rouges à la majorité sans considérer que, ce faisant, ils scient la branche sur laquelle eux et leur président Kamitatu sont assis.
Doit-on donc conclure que « qui ne dit mot consent ? » On y est bien tenté lorsqu’on rappelle que pendant les dernières vacances parlementaires, la même ARC, par la bouche de son Président national, ne fut pas tendre envers le Gouvernement accusé d’immobilisme lors de la cérémonie d’inauguration de son siège national non loin du Palais du peuple. Mpuela vient-il parachever cette action de sape initiée par son Président national ?
En attendant de répondre à cette question, d’autres analystes craignent que la fronde naissante contre le Bureau de l’Assemblée nationale et le Gouvernement dans les rangs même de la majorité serait, soit une manœuvre de positionnement, soit une cinquième colonne, si pas un cheval de Troie préfigurant, sinon l’éclatement de l’AMP, du moins – et ce serait plutôt grave – la fragilisation de l’action du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, autorité morale de l’Alliance au pouvoir.
Un analyste politique qui a écrit à « Forum des As » ne s’est, pour sa part, pas embarrassé de circonlocutions pour accuser ouvertement Olivier Kamitatu de comploter contre le Président de la République en cautionnant, par son silence, le comportement de Mpuela. Dans tous les cas, il revient à Olivier Kamitatu et à lui seul de clarifier la situation pour lever les graves équivoques qu’elle charrie.
Lire ci-dessous l’analyse du correspondant occasionnel de Forum des As ainsi que la déclaration politique du « Groupe des patriotes pour la stabilité des institutions». JEK

DECLARATION POLITIQUE DU GROUPE DES PATRIOTES POUR LA STABILITE DES INSTITUTIONS

Nous, Groupe des Patriotes pour la stabilité des Institutions de la République Démocratique du Congo, avons suivi avec regret les déclarations faites devant la Presse ce lundi 28 décembre 2009 par l’Honorable MPUELA de l’ARC devant le restaurant « La Transition » du Palais du peuple. Ces déclarations fallacieuses et sans fondement font état de :
- Malversation financière par le Bureau actuel ;
- Traitement des Députés comme des étudiants ;
- Fête de Noël sans argent pour les Députés ;
- Possibilité d’une motion de censure contre le Bureau pour faute grave et incompétence.
S’agissant de la malversation financière, le Président de l’Assemblée nationale répondant à une motion de l’Honorable Clément KANKU à la session de septembre sur cette question avait été clair. Le Bureau actuel, qui ne se reproche rien à ce sujet, voudrait bien qu’un audit à ce sujet soit diligenté et qu’il commence par 2007 avec le bureau sortant.
Quant au traitement des députés comme des étudiants, l’Honorable MPUELA fait la confusion de vocables entre l’ordre, le sérieux qui doit caractériser les élus du peuple et la transformation de l’hémicycle en un club d’amis devant les caméras de télévision. A ce sujet, nous le renvoyons à la lecture du Règlement intérieur de notre Institution qui confie à son Président la police des débats dans l’hémicycle où se traitent avec sérieux les grands problèmes d’intérêt national. La limitation du temps de parole fait partie des options levées par la Conférence des Présidents à laquelle prennent part tous les groupes parlementaires.
Quant à la fête de Noël sans argent, il convient de noter que cette situation ne concerne pas que les députés, mais la nation tout entière particulièrement pour les électeurs auxquels il n’est même pas fait allusion. C’est ici l’occasion de féliciter les honorables députés, contrairement aux agitateurs du courant rénovateur, pour avoir compris les sages conseils donnés dans les différents huit-clos par l’Honorable Président quant au sacrifice à consentir en matière financière.
Enfin, quant à l’initiative d’une certaine motion de censure contre le Bureau, l’article 21 du Règlement intérieur sur lequel s’appuieraient les agitateurs parle d’une faute grave ou de l’incompétence dans le chef d’un membre du bureau. Or, pour le cas d’espèce, cette motion serait prématurée et non fondée parce que non étayée des preuves de faute grave et d’incompétence. Car, l’actuel bureau, dans l’espace de 8 mois, a produit 21 lois dont 13 adoptées. Record jamais réalisé depuis 1960 à en croire le rapport de la direction de séances de l’Assemblée nationale.
Eu égard à tout ce qui précède, nous condamnons avec la dernière énergie toutes ces allégations tendant à jeter de l’opprobre sur notre Institution à cause des querelles partisanes et invitons les chefs des partis politiques concernés à prendre leur responsabilité face aux dérives antirépublicaines qui risquent de gangrener toutes les institutions.

Fait à Kinshasa, le 28 décembre 2009.
Le Groupe des Patriotes pour la stabilité
des Institutions
Honorable JEAN BAUDOUIN MOKOHA MONGA
ADOGO

Secousse à l’AMP
O. Kamitatu soupçonné de complote contre Kabila

Depuis un certain temps, l’Alliance de la Majorité Présidentielle connaît des turbulences à l’approche du remaniement du Gouvernement. Mais la goutte qui a fait déborder le vase, c’est la création à l’Assemblée nationale d’un courant dit « Rénovateur » à l’AMP. Les observateurs notent que c’est le député de l’ARC, Parti cher à Olivier Kamitatu, qui se met à l’avant-plan. Ses attaques médiatiques sont dirigées contre le Premier ministre et le Bureau de l’Assemblée nationale. L’élu de Matadi, Patrice MPUELA, se déchaîne comme un électron libre au sein de l’ARC. Et depuis lors, la hiérarchie politique de ce parti incarnée par son Président Olivier Kamitatu garde un silence da complicité. Ce qui fait dire aux esprits avertis qu’Olivier Kamitatu connaît parfaitement ce que le député de son parti dit et fait.
De ce qui précède, les analystes n’hésitent pas à voir dans le silence d’Olivier Kamitatu l’intention délibérée de déstabiliser le Premier Ministre Muzito dont il envierait le poste depuis un certain temps. Mais également, le speaker de la chambre basse du Parlement congolais à qui le chasseur d’Olivier Kamitatu, l’Honorable MPUELA, s’attaque individuellement et sans argument.
Tous ces faits réunis, il y a lieu de considérer qu’en laissant impuni le comportement de MPUELA, Olivier Kamitatu qui cautionnerait ses désirs, complote clairement contre le Chef de l’Etat. Car l’éclatement de l’Alliance au pouvoir à cause de l’action de sape menée par un élu de l’ARC visiblement soutenu par sa hiérarchie n’a pour objectif que la fragilisation de J. KABILA aux élections de 2011.
Kamitatu a bel et bien un agenda caché en adoptant une attitude d’indifférence face à ce comportement. Les instances actuelles de l’AMP ont aussi leur part de responsabilité tant qu’elles n’ont pas encore, par une prise de position commune, condamné énergétiquement les dérapages du fameux courant rénovateur.

ARUNG YOMKIPUR
Analyste politique
0818177109

RETRO SPECTIVE 2010
Majorité - Opposition : la raison du plus fort est restée la meilleure
* L’opposition réduite à sa plus simple expression, des opposants jouent parfois le jeu d’une coalition au pouvoir sacrifiant de temps en temps l’intérêt général
Tout au long de l’an 2009, les rapports entre la coalition au pouvoir (AMP-Udemo-Palu) et l’Opposition politique (Mlc-Gpcd-Odr) sont demeurés les mêmes. Bien entendu, en faveur de la Majorité, démocratie oblige. C’était donc la raison du plus fort qui est toujours la meilleure. D’ailleurs, ce ne sont pas les démonstrations qui manquent pour illustrer cette situation. Si la Majorité réussit à peine à créer des fissures au sein de la minorité, cette dernière n’arrive pas tellement à ébranler le camp de la coalition kabiliste au point de rallier à sa cause des voix de plus pour faire basculer la dynamique au sein de l’Assemblée nationale.

Au nombre des événements qui ont marqué de leurs empreintes indélébiles l’an 2009 en RDC, il y a d’abord et surtout le remplacement du bureau de l’Assemblée nationale. Il s’agissait donc de passer au vote pour faire tomber le bureau dirigé par Vital Kamerhe au profit d’une nouvelle équipe avec, à sa tête, Evariste Boshab. Ce dossier aura monopolisé l’actualité durant le premier trimestre de l’année 2009 et même un peu plus. Car, il fallait d’abord obtenir, par courtoisie, la démission du bureau en place. Mais, se voulant un homme d’Etat, Vital Kamerhe a refusé, contrairement à ses collègues du bureau, de démissionner en pleines vacances pour ne le faire qu’au début de la session ordinaire de mars. Face au suspense entretenu, bon nombre des députés de la coalition au pouvoir n’y croyaient pas et avaient même, au rythme du fameux mot d’ordre, pris des précautions en prévision du vote. Mais, finalement, Kamerhe a rendu le tablier et il n a eu plus de peur que de mal. Le bureau Kamerhe tombé, il s’agissait d’en désigner un autre.

L’OPPOSITION REDUITE A SA PLUS SIMPLE EXPRESSION
Le bureau sortant étant composé des membres de la coalition AMP-UDEMO-PALU, la logique voulait qu’au nom de la majorité, la même coalition procède au remplacement du bureau de l’Assemblée nationale. Mais, contre toute attente, les opposants ont aussi mis la main à la pâte. Là où il aurait été sage d’y aller en bloc, à la place, l’opposition a étalé sa division au grand jour en alignant ses candidats en ordre dispersé et qui, visiblement, se livraient la guerre sur le dos de la majorité qui battait ainsi le rappel de ses troupes après une confusion qui s’était installée grâce à l’avènement d’un nouveau courant portant les stigmates de Vital Kamerhe. A l’issue du vote, les candidats de l’opposition ont fait piètre figure et les différentes tendances ont été réduites à leur plus simple expression. Car, la coalition AMP-UDEMO-PALU a fait du renouvellement du nouveau bureau de l’Assemblée nationale une question d’honneur. Dès lors, la majorité ayant imposé sa loi, les contradictions au sein de l’opposition passaient sur la place publique.
La plus grande leçon à tirer de cet épisode, c’est que l’enjeu de cette élection étant essentiellement au sein de la coalition, cela était loin d’être une affaire de l’opposition. A moins qu’il y ait eu, au préalable, des concertations indiquant que toutes les deux familles politiques entendaient partager le pouvoir. Dès lors, l’opposition qui tenait à mesurer sa force en a eu pour son compte en sortant plus divisée encore de cette épreuve. Même tableau pour d’autres exercices parlementaires à travers les différentes motions et des questions orales adressées aux Premier ministre et ministres.
Là où elle (opposition) pensait ainsi défenestrer quelques pions du Gouvernement, la majorité a fait bloc pour protéger ses poulains. Là aussi, l’opposition a été réduite à sa plus simple expression, hormis quelques indécis dénombrés au sein de la majorité. La situation se résumait en ces termes: quels que soient les griefs à charge de ses ministres, c’est la loi du plus fort qui s’appliquait. Comme pour dire que quand la majorité impose ou dicte sa loi, l’opposition (pour ne pas dire la minorité) n’a qu’à se taire. Cette dure réalité s’est vérifiée tout au long de l’an 2009 à l’Assemblée nationale.

QUAND DES OPPOSANTS JOUENT LE JEU DE L’AMP
Lors de la motion de défiance lancée par l’opposant Dominique Kanku contre le Premier ministre Adolphe Muzito, une attitude inattendue a été observée dans les rangs de l’opposition et, particulièrement, parmi les députés du groupe parlementaire dénommé «Ordre des démocrates républicains» (ODR). C’est là que l’on a surtout enregistré des députés qui ont voté contre la motion de leur collègue de l’opposition. Ce qui a même accentué la division au point que leur président Roger Lumbala était à quelques mètres de subir un tsunami initié par Lisanga Bonganga alias Saïo. En fait, à force de subir la loi de la majorité, certains opposants se rapprochent discrètement du plus fort qui manie et la carotte et le bâton. En fin de compte, l’opposition se morcelle là où, au début de la législature en cours, elle semblait pourtant parler le même langage. Plus on se rapproche de la fin du mandat, moins l’opposition étale des stratégies communes. La plus grande fissure se serait manifestée, à en croire les uns et les autres, lors des pourparlers pour la désignation du porte-parole de l’opposition. Car, là où certains pensaient être réalistes en prenant en compte l’indisponibilité du «Chairman» du MLC, Jean-Pierre Bemba Gombo encore en détention à La Haye, les députés de cette formation politique ont carrément bloqué la machine grâce à leur majorité au sein de l’opposition: Bemba ou rien. Voilà qui aurait accentué les frustrations dans les rangs des anciens partenaires de l’Union pour la Nation.
Face donc à cette attitude jugée hégémoniste du MLC, on dénombrerait depuis plusieurs «électrons libres» dans le camp de l’opposition au gré des intérêts et enjeux. On retrouverait, à partir de cet instant, des «bembistes» parmi les chrétiens démocrates et des démocrates républicains tout comme on assisterait à l’avènement «des électrons libres» dans le camp du MLC. Mais, en règle générale, la coalition au pouvoir bénéficierait de la sympathie des «électrons libres» de l’opposition alors que les «électrons libres» de la famille politique du chef de l’Etat sont loin de danser, du moins au grand jour, la musique composée par l’opposition. Ce qui tend à élargir le fossé entre les opposants et à assombrir les nuages en prévision des enjeux électoraux prévus en 2011. Car, depuis peu, on semble assister à un tableau où Joseph Kabila ferait déjà l’unanimité parmi les opposants qui ne paraissent cibler que le Premier ministre Adolphe Muzito qui passe, désormais, pour un fusible incarnant le pouvoir issu des élections de 2006. Faut-il déjà y lire que l’opposition parlementaire sera non partante pour la prochaine présidentielle tant que Jean-Pierre Bemba demeurera en séjour prolongé à la Cour pénale internationale? Tout porterait à croire qu’à cette échéance, d’autres fissures apparaîtront dans le camp de l’opposition congolaise.

DE QUOI RAPPELER, AUTREFOIS, LA COMPETITION FPC-USORAL
Le tableau qui s’observe au sein du Parlement congolais actuellement rappelle la compétition entre les Forces politiques du conclave (FPC) dites aussi la famille à laquelle appartenait le chef de l’Etat, et la famille politique à laquelle n’appartenait pas le chef de l’Etat, dite Union sacrée de l’opposition radicale et alliés (USORAL). Cela se passait sous le Haut Conseil de la République-Parlement de transition (HCR-PT) à l’époque de la transition mobutienne. Forte de sa majorité, la famille politique chère au maréchal Mobutu en faisait voir de toutes les couleurs aux opposants en recourant, à chaque enjeu, au mot d’ordre incarnant, en quelques sortes, la discipline au sein de la famille. Là aussi, l’opposition conduite par Frédéric Kibassa, fatiguée de suspendre de temps en temps sa participation aux travaux du HCR-PT, en était réduite à subir la loi du plus fort. A la seule différence que, se trouvant dans la formule «personne n’ayant gagné les élections, il faut partager», le consensus était parfois requis pour certaines matières et ce, sur fond de concertations préalables.
Mais, n’empêche que la raison du plus fort soit chaque fois la meilleure. C’est ainsi qu’à l’époque même du maréchal Mobutu, au nom de la démocratie naissante, la majorité savait imposer son jeu au grand dam de l’opposition.
Vu sous cet angle, hormis le système électoral qui octroie la légitimité aujourd’hui, la même scène s’observe dans la classe politique congolaise. Tout comme pour les FPC autrefois, la majorité (coalition AMP-UDEMO-PALU) ne tolère aucune atteinte au chef de l’Etat qui, du coup, se retrouve au dessus de la mêlée. La cible de l’opposition politique, aujourd’hui comme hier, c’est le Premier ministre. Si hier, au nom du consensus trouvé au sein de la classe politique, le poste de Premier ministre était exclusivement réservé à un candidat de l’opposition avec, par la suite, un partage voulu équitable et équilibré des postes ministériels entre les deux familles politiques, le Gouvernement (le poste de Premier ministre et les autres postes ministériels) est depuis 2006 l’apanage de la majorité ayant gagné les élections. On n’est donc plus à l’époque d’un Gouvernement voulu d’union nationale en l’absence des élections. Le danger, dans les deux tableaux ci-haut décrits, c’est la tendance à sacrifier l’intérêt national au profit de certains intérêts partisans.

L’AMP-UDEMO-PALU ACCUSEE DE SACRIFIER L’INTERET GENERAL
De l’avis des observateurs, la coalition AMP-UDEMO-PALU devrait privilégier l’intérêt général en lieu et place des intérêts jugés personnels ou partisans. L’on cite, pour ce faire, des cas enregistrés à l’Assemblée nationale où, au nom de l’intérêt général, certains ministres devraient rendre le tablier. Mais, contre toute attente, la Majorité a plus étalé sa solidarité envers des responsables issus de ses rangs. Tout était ainsi réduit à une perception politicienne de la gestion de la chose publique et ce, face à simplement un adversaire (l’opposition). Or, en réalité, les élus sont d’abord et surtout redevables envers leurs électeurs constituant l’intérêt général et qu’on appelle souvent la population. A l’approche des élections, il serait avantageux de poser des actes en faveur du peuple afin de soulager tant soit peu sa misère, elle qui considère que les députés s’enrichissent sur son dos en oubliant toutes les promesses faites lors de la campagne électorale et dont la plupart n’ont pas connu un début d’exécution. M. M.


Conseil des ministres extraordinaire sur fond de remaniement
Au moment où nous mettons sous presse, une information est parvenue à « Forum des As » pour annoncer la tenue d’un conseil des ministres extraordinaire sous la présidence du Chef de l’Etat ce mardi 29 décembre 2009. Rien n’a filtré quant à l’ordre du jour. On note, cependant, que le conseil extraordinaire se tient alors qu’est annoncé le remaniement ministériel tant attendu. Et c’est en ce moment que s’observe de graves remous dans les rangs de la Majorité, à l’instar de ce malaise créé par l’initiative de quelques députés issus d’un parti membre de l’AMP – l’ARC – qui met en cause l’efficacité de l’Exécutif national. Au plan international, cette réunion va aussi se tenir après la décision du Conseil de sécurité de l’ONU de reconduire pour 5 mois, au lieu d’une année comme de coutume depuis 10 ans, du mandat de la MONUC. Une réponse à la demande du Gouvernement qui a déjà signifié aux Nations Unies son intention de voir se terminer le mandat de sa mission en RDC.
La période sous examen est également caractérisée par l’importante mission conjointe Gouvernement-Assemblée nationale qui s’est rendu, en fin de la semaine dernière, au chevet des sinistrés de Dongo déplacés au Congo-Brazzaville. Près de 100.000 compatriotes y vivent, en effet, dans des conditions humanitaires fort déplorables. Alors que les agences humanitaires s’activent, l’exécutif est aussi attendu pour apporter son soutien à ces fils du pays. On n’oublie, cependant, pas que le dossier de Dongo présente une dimension sécuritaire non négligeable et qui nécessite des dispositions adéquates, lorsqu’on se souvient que lors de son dernier point de presse, le ministre de la Communication et des médias avait fait état des mains politiques derrière les « illuminés » qui avaient mis cette contrée à feu et à sang au point que les Forces armées avaient été amenées à mener une opération militaire musclée.
Par ailleurs, il est supposé que le Conseil des ministres extraordinaire de ce mardi, sous la présidence du Chef de l’Etat, ne manquera pas de faire le point sur les réunions commissions mixtes que la RDC vient de tenir aussi bien avec l’Angola que le Rwanda. Avec l’Angola, la rencontre de Luanda n’avait pas pu dégager de solution sur le dossier de l’exploitation du pétrole du plateau continental de la RDC, un dossier qui a été porté par la partie angolaise au nations Unies. Les heures qui viennent vont en dire plus long. JEK.

INFOS INFOS
RETOMBEES DE L'AUDIENCE DES SCIENTIFIQUES A NKAMBA
L’Eglise Kimbanguiste ouverte au développement

Développement, projets sociaux et enseignement ont été au menu de l’entretien, lundi 28 décembre 2009, entre le Chef spirituel de l’Eglise Kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani, et une délégation des scientifiques composée éminents professeurs des universités catholique, kimbanguiste et de l’Unikin.

Cette rencontre a eu lieu à Nkamba, dans la province du Bas-Congo. D’aucuns n’ignorent en effet le rôle que joue l’église kimbanguiste dans le cadre du développement de la RDC. Ecoles par ci, agriculture par là, cela ne pouvait laisser insensible les hommes de sciences qui ont soumis à cette occasion leurs réflexions au chef spirituel de l’église kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani. Cette visite des scientifiques a débouché sur la possibilité de réalisation des projets à impact sociaux susceptibles de conduire au développement du pays.
Sur le plan agricole, par exemple, ont indiqué les hommes de sciences, il suffit que les fidèles de l’église s’adonnent aux activités agricoles comme ils ont l’habitude de le faire en visitant la nouvelle cité de Nkamba. Et comme la RDC veut faire de l’agriculture une priorité des priorités, avec l’acquisition des tracteurs, la contribution de l’église kimbanguiste ne peut qu’être la bienvenue, compte tenu de son implication dans divers projets dans les différentes provinces de la RDC.
Il en est de même pour l’enseignement. De ce côté, l’église kimbanguiste a aussi fait ses preuves. Elle est même propriétaire d’une université à Kinshasa, précisément dans la commune de Kalamu. C’est ce qui a justifié d’ailleurs la satisfaction des hommes de sciences au sortir de cette audience, car le n°1 de l’église kimbanguiste a été receptif à leurs préoccupations. Selon eux, une autre rencontre est envisageable très prochainement pour déterminer les différentes modalités d’exécution de divers projets sociaux de développement qui ont été soumis à son éminence Simon Kimbangu Kiangani.
Simard Simon TSOUMBOU
LE TEMPS EFFACE LES IDEES
Des pasteurs qui jouent aux politiciens et aux musiciens

La scène qu’offrent souvent les églises de réveil en RDC laisse à désirer. Des pasteurs se confondent avec les politiciens et les musiciens au rythme d’une confusion que seul le frère Patrice Ngoy Musoko peut bien expliquer. Il n’avait pas tort ce chanre du Christ lorsqu’il chantait: «J’ai cherché l’église, je l’ai trouvée dans le monde, j’ai cherché le monde, je l’ai trouvé dans l’église, confusion». Certains en diraient bien plus en pensant à la fusion au lieu de confusion pour arrondir les angles.
Y a-t-il un problème personnel entre les «évêques» Kankienza et Mukuna? Voilà la question aui tourmente les esprits des Kinois rien qu’à suivre comment ces deux «hommes de Dieu» se rentraient dedans au sujet de l’appartenance ou non à l’ERC (Eglise de réveil au Congo) que dirige encore l’évêque général Albert Kankienza et à laquelle s’oppose son collègue Mukuna depuis l’arrêté coupe-gorge du ministre de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi. On se rend compte que les deux pasteurs sont en conflit après avoir oeuvré ensemble, à une certaine époque, à l’avènement de la plate-forme ecclésiastique ERC.
Tout en se réclamant ami du chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, Albert Kankienza n’a pas manqué de juger certains pasteurs proches de l’opposition. Vraiment une polémique tirée de la politique politicienne. Certains font même état de dividendes, ce que Albert Kankienza balaie d’un revers de la main. A cela s’ajoute une lutte de leadership où Mukuna se demande comment un pasteur dont l’église n’aurait qu’un petit nombre de fidèles peut se permettre de diriger ceux des pasteurs ayant des églises pleines de fidèles. Astucieux, Kankienza évoque, de façon voilée, des critères intellectualistes pour se défendre. Allusion faite à son «ami et frère» qui serait ainsi loin d’atteindre cette qualité en dehors de la vision et de l’onction «reçues de Dieu».
Apparemment, bon nombre de pasteurs passent tellement le temps à s’identifier aux politiciens qu’ils ont vite fait d’être atteints par le «virus». Certains avaient même promis de renverser l’ordre établi sur l’échiquier politique et institutionnel en se faisant élire députés. Devenus depuis des politiciens au même titre que les autres qu’ils vilipendaient parfois, ils se rendent finalement compte que ce ministère a ses règles et qu’ils ne peuvent, malgré leur onction, rien changer à l’affaire. Bien plus, ils sont loin de briller au sein de l’Assemblée nationale. Ainsi donc, là où ils pensaient convertir les politiciens, ce sont eux qui ont été convertis au point que leurs églises en fassent les frais selon que les fidèles se rangent derrière le pouvoir ou l’opposition en fonction de l’enjeu ou de l’intérêt en présence.
Est-ce réellement Dieu qui les avait envoyés en politique? La question reste posée. Toujours est-il qu’au contact de la réalité politique, ils se dévaluent. De quoi réconforter le frère Patrice dans sa thèse. Faut-il croire que la thèse du départ consistait à croire naïvement qu’il était facile de convertir les politiciens sur leur propre terrain? « A César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu» avait prédit le Christ, lui qui avait déjà le titre de Roi et qui n’avait point envié le poste de Ponce Pilate ou un autre poste. Pourtant, il était d’une populatité à faire palir même Hérode. Mais, il avait évité toute confusion en se limitant à la mission reçue de Dieu le créateur.
Sur un autre chapitre encore, le prophète Denis Lessie, devenu depuis peu «Evêque général» au même titre qu’Albert Kankienza, se vante de détenir le manteau en ce qui concerne les grands événements en matière d’évangélisation. D’autres pasteurs, expliquait-il, demeurent des hommes de Dieu qui prêchent bien, mais c’est lui qui détient le manteau que lui a cédé le pasteur Sony Kafuta. En fait, il en est encore aux plein général du stade des martyrs comme les musiciens qui en faisaient, à l’époque, toute une polémique. En d’autres termes, ce que Denis Lessie ne dit pas, c’est qu’il détient le leadership aujourd’hui au sein des églises de réveil en RDC. De quoi en rajouter au conflit qui déchire déjà certains pasteurs au sujet de la plate-forme appelée à réguler les églises de réveil.
Denis Lessie n’a pas manqué de citer les noms de tous les pasteurs qui font la pluie et le beau temps au sein des églises de reveil pour ensuite les disqualifier un à un et enfin se retrouver seul au perchoir. Apparemment, le prophète d’hier étant devenu aujourd’hui Evêque général, tous les autres pasteurs, à commencer par Albert Kankienza tout aussi Evêque général et l’évêque Mukuna dit «préfet de discipline» n’ont qu’à bien se tenir. Parce qu’il n’attend d’eux aucune onction pour avoir déjà reçu tout ce qu’il fallait après être aussi élevé qu’il l’est aujourd’hui. C’est donc un nouveau marathon pastoral qui vient de commencer avec, en tête, Denis Lessie, le nouvel Evêque général. Marcellin MANDUAKILA

NATION
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
Après les 47 établissements fermés, le vrai problème demeureeux pluies " patriotes " ont sauvé les parents kinois !
Quarante-sept Instituts supérieurs et universités privés de Kinshasa ont été fermés, au terme de l’arrêté du ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Léonard Mashako Mamba, rendu public 18 décembre dernier. Léonard M ashako sait ce qu’il a fait. Lui-même, professeur d’université, a inventorié un critérium sur lequel il s’est appuyé pour motiver sa décision. Il s’est agi, entre autres, des critères liés aux infrastructures, au nombre de professeurs…bref, des critères de viabilité. Au-delà de ces dispositions administratives, des mesures conservatoires ont été prises pour ne pas préjudicier les étudiants qui fréquentaient déjà les établissements concernés.
Très largement applaudi dans l’opinion des scientifiques de Kinshasa, l’arrêté de Léonard Mashako qui continue à défrayer la chronique, soulève, cependant, une problématique complexe : qui avait délivré les actes d’agrément de ces établissements ? La fermeture de ces établissements d’enseignement supérieur et universitaire a-t-elle résolu le vrai problème qui se pose au sein des Instituts supérieurs et Universités contrôlés par l’Etat congolais ? Au nombre de ces problèmes, figurent le nombre d’étudiants à inscrire, l’épineuse question du matériel didactique dans les facultés et départements techniques, les infrastructures, les conditions de travail du personnel enseignant…
En effet, autant il y a des personnes qui ont applaudi, autant il y en a également qui ont réagi négativement. Pour le second camp, le foisonnement des établissements d’enseignement supérieur et universitaire à Kinshasa traduit le désordre qui a caractérisé l’administration congolaise dans son ensemble. Les auteurs de cette thèse pensent qu’avant de délivrer un numéro d’agrément à un établissement scolaire ou supérieur, l’autorité compétente doit au préalable entreprendre des études prospectives. En d’autres termes, le requérant doit remplir les conditions nécessaires. Il s’agit, certes, d’un acte administratif mais aussi, un travail de terrain pour ne pas engager l’Etat dans une entreprise qui se révèle un marché de dupes ou une escroquerie. Tout en fustigeant ce manquement de la part des services compétents, les mêmes personnes n’excluent pas la thèse de la corruption. C’est-à-dire, des agréments monnayés et accordés avec complaisance.

LE VRAI PROBLEME DEMEURE
S’il est des secteurs qui exigent beaucoup de sérieux dans la vie d’une nation, l’enseignement et la santé occupent une place privilégiée. Ces deux secteurs doivent nécessairement mériter l’attention de l’Etat. Les raisons sont claires. L’enseignement prépare la relève dans la prise des responsabilités. Il en est de même pour la santé dont la moindre négligence pourrait conduire à une catastrophe humanitaire.
En ce qui concerne l’Enseignement supérieur et universitaire, le tableau présente des données quelque peu inquiétantes. Du vieillissement du corps enseignant au manque de matériel didactique, de l’inadaptation des infrastructures, en passant par une explosion démographique dans les établissements publics, le présage n’est pas enchanteur. Plus d’un observateur redoute une catastrophe scientifique en RD Congo dans les années à venir.
Sur le plan des infrastructures, lesdits observateurs évoquent la situation de l’ex-Université de Lovanium, actuelle Université de Kinshasa. Cette unique Université catholique conçue pour accueillir quelque 5000 étudiants, en accueille actuellement plusieurs dizaines de milliers. Une explosion démographique qui n’est pas suivie d’un quelconque renouvellement des infrastructures. En conséquence, un auditoire construit pour une centaine d’étudiant, en reçoit facilement des milliers. Les effectifs pléthoriques dans les facultés de Médecine, Economie, Droit…illustrent bien cette triste réalité. Dans ces conditions, il va de soi que les étudiants confinés suivent les enseignements dans des conditions ne leur permettant pas la moindre concentration. Du côté des enseignants, s’observe inévitablement un relâchement, un manque de dévouement. Pas de suivi rigoureux des étudiants. On se limite à un enseignement magistral dans un auditoire dont l’ambiance n’a rien à envier à celle d’une Kermesse.
Voilà qui justifie parfois de nombreux cas d’échec enregistrés à la fin d’une année académique dans les instituts et Universités contrôlés par l’Etat. De son côté, l’étudiant n’ayant pas satisfait se dit ne pas être disposé à engager les mêmes dépenses pour la même année d’études. C’est ainsi qu’un étudiant refusé au terme d’une année académique X dans tel établissement public, s’inscrit facilement dans la classe supérieure dans un établissement privé.
La même situation est celle qu’on observe à l’Institut supérieur de commerce à Kinshasa Gombe(ISC). Cet établissement, a battu le record des effectifs au point d’égaler l’Université de Kinshasa. Pourtant, la loi est claire quant aux effectifs dans les instituts supérieurs.
Les cas de l’Unikin et de l’Isc-Gombe ne sont pas isolés. Les mêmes réalités peuvent être expérimentées à l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA), l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC), l’Institut supérieur pédagogique de Kinshasa-Gombe (ISP-Gombe). Voilà un premier problème de fond auquel l’autorité devra résoudre.

L’UNIVERSITE N’EST PAS UNE EGLISE
La tendance générale est qu’à la fin de ses études humanitaires, le jeune congolais détenteur d’un diplôme d’Etat tient à tout prix à aller à l’université. Très peu sont donc ces prétendants qui s’auto-évaluent. L’essentiel étant de passer quelques mois sur le campus et être appelé étudiant. Pourtant, l’expérience d’ailleurs renseigne, pour le système du Baccalauréat par exemple, qu’après son Bac le candidat est capable d’entreprendre un métier. Là encore, il se pose un autre problème lié à la qualité des enseignements dispensés. L’engouement des jeunes congolais diplômés d’Etat dans les Instituts supérieurs et universités, est la preuve que le pays n’est pas disposé à « consommer » ce produit. Et, face à ce rejet, l’université devient pour ces jeunes, un simple lieu de refuge et non de recherche. En d’autres termes, nombreux sont des jeunes Congolais qui ambitionnent les études supérieures et universitaires pour decrocher un gros diplôme, sans se préoccuper du port où il pourra les conduire. L’essentiel étant d’être appelé « Licencié » ou « Gradué » dans tel ou tel domaine.
En ce qui concerne les effectifs, l’idéal serait que l’accès à l’université soit conditionné par un concours d’admission rigoureux. L’ex-Institut des sciences des techniques de l’information (ISTI), devenu Ifasic en 1996, pratiquant pendant plusieurs années, ce système les résultats étaient bien meilleurs. L’Isti fut côté parmi l’un des meilleurs établissements d’enseignement supérieur. A l’époque, unique école de formation des journalistes en Afrique, l’Isti a cultivé l’excellence jusqu’au courant des années 80. Malheureusement, l’évolution sociopolitique du pays, assortie des turbulences économiques, a entraîné un certain «relâchement».
En plus des infrastructures, des effectifs et du manque de matériel didactique, les conditions de vie du professeur d’université en RD Congo restent encore un véritable défi à relever. Avec un salaire ne lui permettant pas de nouer les deux bouts de semaines d’une première quinzaine du mois, le professeur d’université est obligé de cumuler. Il est directeur de cabinet ou Conseiller de ministre….au point que la charge horaire est confiée à un jeune assistant.
Tout bien considéré, l’arrêté du ministre Léonard Mashako Mamba est une disposition administrative qui augure un début de remise de l’ordre dans le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire, l’un des plus vitaux du pays, mais le vrai problème demeure. Laurel KANKOLE


*L'UDPS/Kinshasa lance une campagne de " réveil " des combattants
"Réveillons-nous". Tel est le message que la Fédération kinoise de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a délivré à ses combattants le week end dernier pour " sauver " la Nation. Le message a été délivré à l'intention des associations de la société civile ainsi qu'à des leaders et personnalités politiques qui ont été invitées à la solidarité pour mener à bien cette campagne.
Les quatre présidents de fédération de Tshangu, Funa, Mont Amba et Lukunga ont, dans leur rencontre, fait une autopsie des trois dernières années du mandat post électoral qu'ils ont, sans surprise, estimées catastrophiques. Pour " sauver " la Nation, l'UDPS/Kinshasa dit avoir mis toutes les batteries en marche pour conquérir et arracher le pouvoir. " Il n'est pas ici question de révéler les stratégies apprêtées pour ce faire. Néanmoins, retenez qu'il y a des stratégies qui seront mises à la disposition du peuple pour un changement total, avec l'UDPS au pouvoir", a déclaré Apollinaire Panzu, président de la fédération de l'UDPS/Funa.
S'assurant de remporter les prochaines élections, le parti cher à Etienne Tshisekedi estime, par ailleurs, qu'une telle victoire passe par certains préalables. " Les élections sont aussi une manière de prendre le pouvoir. Mais, pas de la manière dont ils sont en train de le faire. Nous devons commencer par le recensement, l'identification des nationaux, enrôlement et ensuite élection ", a indiqué le président de la fédération de l'UDPS/Funa. JEK

*Kinshasa : regain d'insécurité au quartier Maman Yemo de Ngaliema
Le quartier Maman Yemo, dans la commune de Ngaliema, est en proie de nouveau à l'insécurité pendant cette période des fêtes de fin d'année. Il ne se passe pas un seul jour sans qu'on enregistre un braquage des passants ou une incursion dans une résidence de la part des hommes en uniforme. Cette situation se passe parfois avant 23 heures et souvent lorsqu'il y a coupure d'électricité, ont affirmé plusieurs témoins à radiookapi.net.
La recrudescence de l'insécurité, observée ces derniers temps dans ce quartier, a brusquement perturbé la quiétude de ses habitants qui avaient pourtant oublié des cris et des pleurs de certains noctambules pris dans des braquages. En l'espace de deux semaines, plusieurs personnes, y compris des autorités, ont été victimes d'attaques des hommes en uniforme sur l'avenue Mama Yemo. Le dernier cas flagrant est celui du bourgmestre adjoint de la commune de Ngiri Ngiri. Il avait été braqué à 2 heures du matin à l'entrée de sa résidence, alors qu'il revenait de l'hôpital où il était allé accompagner un malade.
D'autres sources parlent du braquage d'un officier qui revenait d'une cérémonie de mariage avec son épouse. Le couple a été dépouillé de tout ce qu'il avait comme bien de valeur : argent, bijoux et téléphones. Pas plus qu'il y a une semaine, un homme d'une quarantaine d'années qui rentrait à son domicile vers 23 heures l'a échappé bel, grâce à la dextérité du motocycliste qui le transportait. Celui-ci avait amorcé un virage en trombe et dispersé les assaillants qui n'ont pas pu se servir de leurs armes à temps pour maîtriser l'engin. RO/FDA

*Des enfants déshérités de Kisenso ont fêté Noël
Près de 220 enfants déshérités de la commune de Kisenso, encadrés par l’Association des Guides du Congo Ymca-Ywca/ Kisenso que dirige Mme Betty Nzau Mombo, ont fêté jeudi le 24 décembre 2009, sur l’avenue Likwa n° 14 au quartier Kisenso/gare, dans la commune du même nom.
Parmi ces enfants, 20 sont en rupture familiale, 97 enfants de l’espace communautaire d’éveil, 22 Bengalis (jeunes guides de 0 à 12 ans), 54 malnutris, 11 PVV (personnes vivants avec le VIH) et 33 orphelins. Ils ont bénéficié d’un repas copieux composé du riz servi avec les haricots, du poisson, du poulet et du jus qui leur a été grâcieusement par l’Association Ymca-Ywca/Kisenso, avec l’appui des partenaires dont l’ONG Internationale catholique hollandaise (Cordaid), l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Shalina, Nova et quelques personnes de bon cœur.
La présidente de cette association a eu les mots juste pour interpeller les autorités et partenaires à s’impliquer davantage dans l’appui de ces enfants vulnérables qui n’ont besoin que de « notre attention ». Et aux parents, elle leur a demandé de faire confiance à son association qui s’est donné pour mission d’atteindre les plus démunis de cette périphérie. Ce qui demeure un apostolat pour elle. Elle a, en outre, profité de l’occasion pour montrer aux invités les nombreuses réalisations de son association : un centre de santé, maternité et un grand centre de nutrition, toutes ses actions en faveur des enfants de cette péripherie. Cependant, a-t-elle conclu, « Qui veut peut ». Roger PHOLO/Stagiaire APIC

*Matadi : l'inauguration de la barrière électronique prévue dans un mois
L'inauguration officielle de la barrière électronique du pont Maréchal de Matadi interviendra dans un mois. C'est ce qu'a indiqué, samedi à radiookapi.net, le directeur général des organisations des équipements Banana/Kinshasa (OEBK) Muller Luthelo, qui gère ce pont. Cette barrière électronique est en essai technique depuis plus d'une semaine, indique la même source.
La barrière électronique du pont Maréchal est déjà opérationnelle, selon Muller Luthelo. On essaie de voir s'il y a encore des défauts. Et surtout, comme ce genre de barrières sont toujours appliquées dans les pays développés, la société OEBK faira en sorte que cet outil s'adapte aux réalités locales avant l'inauguration. Les conducteurs en sont contents et les prix de péage restent les mêmes, a ajouté M. Luthelo.
‘’Maintenant, lorsque les véhicules arrivent au pont, il y a un système électronique qui les identifie. Il y a un tableau devant le chauffeur qui indique le numéro de la plaque de son véhicule et le prix à payer. Dès que le chauffeur paie, on lui remet un petit ticket qu'il va exhiber à la rive droite. Le tarificateur commis à ce poste introduit le ticket quelque part et la barrière s'ouvre automatiquement ", a expliqué le directeur général des organisations des équipements Banana/Kinshasa.
Cette barrière électronique a été construite depuis plus de 3 mois par des entreprises serbes et la Chanimetal. Coût des travaux : 600.000 USD sur fonds propres, a déclaré Muller Luthelo. RO/FDA

*Kisangani : 6 éléments LRA capturés à Dungu présentés à la presse
Le Commandant de la neuvième région militaire, le Général de brigade Jean-Claude Kifwa, a présenté, hier à Kisangani au cours d'une parade militaire, six rebelles ougandais de la LRA capturés les 18 et 20 décembre, respectivement à Duru et Doruma en territoire de Dungu. Ce groupe compte en son sein un capitaine, un sous lieutenant, un sergent, un caporal et deux soldats.
Tous étaient sous le commandement du capitaine Alex Ochen, également capturé. Selon leurs propos, ces rebelles ont été appréhendés alors qu'ils quittaient la République centrafricaine (RCA) pour Doruma (RDC) où ils devaient faire jonction avec leur groupe situé à plus de 200 Km au nord de Dungu, en Province Orientale. Quant au reste de leurs troupes, il se trouve présentement en RCA où un groupe s'apprête à se rendre au Darfour auprès des autorités soudanaises.
Les éléments capturés, parmi lesquels se trouve un enfant soldat de 16 ans, disent tous être fatigués de la guerre et affirment être nourris de fausses promesses de leur leader, Joseph Konyi, qui leur assure qu'il renversera le pouvoir de Kampala.
Le général de Brigade Jean Claude Kifwa a promis de remettre ces rebelles aux responsables des ONG internationales et à la Monuc pour leur rapatriement après audition à l'état-major des FARDC. Deux autres Congolais qui collaborent avec la LRA et ont participé à l'attaque du poste de Tapili à 47 Kilomètres de Niangara, il y a deux semaines, ont été également présentés à la presse. JEK

*Katanga : Moïse Katumbi rappelle aux sociétés minières l'ultimatum sur la culture de maïs
Le Gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Tchapwe, a réitéré l'ultimatum lancé aux sociétés minières pour produire le maïs. Selon cet ultimatum, toutes les entreprises minières du Katanga ont l'obligation de présenter à l'Exécutif provincial, jusqu'au 15 janvier 2010, au moins 500 hectares de champ de maïs. Ce rappel a été fait le week end dernier après une visite de quelques champs de maïs des entreprises minières installées au Katanga.
"L'entreprise qui ne sera pas en ordre n'exportera pas elle-même ses minerais ", a déclaré le gouverneur du Katanga. Un avertissement consécutif à un constat amer selon lequel certaines entreprises ont fait la sourde oreille à la recommandation faite par le gouvernement provincial depuis une année pour contribuer à la lutte contre la faim. Même si elle dispose d'une autorisation d'exportation, l'entreprise minière qui n'aura pas de champ de maïs, selon la demande du gouvernement provincial du Katanga, se verra interdit d'exporter ses produits, a indiqué le gouverneur Moise Katumbi. "Les opérateurs miniers doivent penser aussi au social de la population", a-t-il conclu. JEK

*Equateur : OCHA évalue le nombre de déplacés entre 75.000 et 100.000 personnes
Une mission d’évaluation est actuellement en cours dans le District du Sud-Ubangi, dans la province de l’Equateur, pour actualiser les données sur les mouvements des populations et les besoins à la suite des violences intercommunautaires survenues dans la zone. Le nombre estimé de déplacés à ce jour varie entre 75.000 et 100.000 personnes.
Entre temps, le Comité Provincial Inter Agences (CPIA) signale la présence depuis le 20 décembre à Mbandaka de 161 personnes venues de Lobengo, à 100 Km du chef-lieu, fuyant des combats. Le gouvernement provincial a contacté la communauté humanitaire pour une assistance à ces personnes déplacées. Une intervention est à envisager dans le cadre de l’assistance aux victimes de la crise de Dongo, même si le seuil d’intervention n’est pas atteint à Mbandaka.
Le CPIA a recommandé de réunir 70 % de l’assistance à Gemena avec un stock d’environ 30 % sur Mbandaka.
Le Programme alimentaire mondial (PAM), à la suite d’une mission d’évaluation sur la situation humanitaire, met en place les modalités de distribution pour la localité de Bozene qui devraient commencer à la veille de Noël pour près de 4 000 personnes déplacées internes.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef ont mis à la disposition de la polyclinique de la police du matériel de pansement et des médicaments pour soigner les blessés. Des couvertures et du matériel de désinfection ont été fournis pour l’enterrement des corps.

Assistance humanitaire au katanga
Une mission inter agences s’est rendue à Bendera, dans la province du Katanga, du 5 au 10 décembre. Des questions de protection des civils ont été portées à la connaissance de la mission : des cas de viol, de tortures, d’extorsions de biens et de pillage de la part des hommes en armes. Outre les tracasseries, ces derniers réquisitionnent les vélos qu’ils utilisent pour le transport des munitions et autres effets militaires et personnels.
Dans les centres de santé (CS) de Bendera, la situation est déplorable. Deux à trois décès sont enregistrés chaque jour parmi la population déplacée en raison du manque de médicaments. Le paludisme représente 61,4 % des cas enregistrés avec une létalité de 2,7 % des cas pris en charge dans les centres de santé de Mahila.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déposé huit cartons (250 Kg au total) de médicaments dans les locaux de OCHA en attendant le vol hebdomadaire de la MONUC pour être acheminés vers les CS de Mahila et de Lambo Katenga, pour la prise en charge des populations déplacées. Un appui à la formation du CS de Mahila dans la prise en charge des malades est prévu par l’OMS qui est en négociation avec le Ministère de la Santé.
Dans l’optique de parer à toute éventualité et devant l’urgence de la situation à Bendera, le Programme alimentaire mondial (PAM) dispose de trois camions de la Flotte inter agences qui sont prêts pour effectuer un voyage test de Kalemie à Bendera avec une charge de 30 Mt de vivres.

insécurité pour les humanitaires au sud-kivu
Un staff national de la Coopération technique allemande (GTZ) a été tué le 17 décembre près de son domicile à Goma, dans le Sud-Kivu. Ce crime survient moins d’une semaine après le meurtre d’un agent local de Médecins sans Frontières dans la localité de Kitchanga, dans le Territoire de Masisi. En tout, sept humanitaires ont été tués depuis le début de cette année dans les Provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu où plus de 160 incidents sécuritaires contre les humanitaires ont été enregistrés.
L’accès humanitaire est entravé par diverses barrières. Le 19 décembre 2009, quatre camions en location de l’ONG Norvegian refugee council (NRC) ont été bloqués au niveau de la barrière de Kirolirwe, dans le Territoire de Masisi. Le 18 décembre 2009, le convoi de deux véhicules de GTZ est tombé entre les mains des bandits armés au niveau des escarpements de Timbo Timbo, sur le tronçon routier reliant Ndoluma à Alimbongo, au sud de Lubero.
Des recrutements d’enfants dans des groupes armés sont signalés dans la zone de Vurondo. La section de protection de l’enfant de la MONUC rapporte le cas de six enfants qui se sont échappés des rangs des Mayi-Mayi Patriotes Réssitants Congolais (PARECO).
Des transports forcés des effets militaires et des arrestations arbitraires sont signalés dans le Territoire de Masisi. Les personnes qui se rendent dans leurs champs à proximité des positions FARDC sont les principales victimes. Par ailleurs, des éléments FDLR ont fait une incursion dans la localité d’Ibuga où ils ont pillé des trousses de biens non alimentaires et des vivres de 400 ménages dans le site des déplacés.
Cette semaine le PAM prévoit de livrer à l’ONG Première Urgence 149 tonnes de vivres pour 17 500 déplacés dans le territoire de Masisi. Plus de 490 tonnes seront également livrées à Norwegian refugee council (NRC) pour des distributions à plus de 29 000 déplacés dans les territoires de Beni et du Lubero.
Des équipes de deux ONG internationales (IRC et Tearfund) ont été dépouillées de leurs biens lors d’une embuscade tendue par un homme armé dans les Moyens Plateaux de Lemera, dans le Sud-Kivu. A la suite de cet incident, IRC a rappelé son staff affecté à la sous base dans la zone. Mathy MUSAU


*Le coordonnateur des secours d’urgence des nations unies insiste sur la protection des civils exposes aux attaques de la LRA en RDC
A l’occasion de l’anniversaire du massacre des centaines de civils par la LRA en République Démocratique du Congo (RDC) le jour de Noël 2008, le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé des Affaires Humanitaires et Coordonnateur des Secours d’Urgence, John Holmes, appelle à des mesures plus vigoureuses afin de protéger les civils encore exposés aux attaques. Des informations non confirmées indiquent que trois attaques survenues entre les 14 et 20 décembre de cette année ont fait 47 morts.
Entre les 25 et 27 décembre 2008, l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) avait, selon des rapports, tué plus de 400 personnes lors des raids violents dans des églises et des villages reculés autour de Dungu et Doruma dans le District du Haut-Uele dans le nord de la Province Orientale, en RDC. Au total, entre septembre 2008 et juin 2009, des bandes de combattants LRA ont tué au moins 1 200 civils, enlevé 1 400 personnes - incluant quelque 600 enfants et 400 femmes - et provoqué le déplacement d’environ 230 000 personnes. Des attaques similaires continuent à être perpétrées.
«Ces massacres soulignent la vulnérabilité des civils dans les zones de la RDC où des groupes armés continuent à agir au mépris total des lois nationales et internationales », a dit M. Holmes. « Mais la LRA est de plus en plus une menace régionale, déstabilisant une partie importante de l’Afrique Centrale en commettant des atrocités contre des civils en République Centrafricaine, au Sud Soudan et en RDC, » a jouté M. Holmes. Au cours de l’année écoulée, au moins 83 000 personnes ont été déplacées et 241 tuées par la LRA au Sud Soudan et en République Centrafricaine.
M. Holmes a exprimé son appréciation du rôle de la mission des Nations Unies en RDC (MONUC) dans la protection des populations civiles dans l’Est et le Nord-Est de la RDC, y compris les efforts de l’armée nationale dans les zones où la LRA a été active dans le passé, et a appelé à pousser plus loin ces efforts. Il a aussi salué la coopération accrue entre les missions des Nations Unies dans les trois pays les plus touchés.
« L’ampleur du problème et l’énorme menace contre les populations civiles nécessitent des efforts concertés par les gouvernements de la République Démocratique du Congo et des pays voisins, et par la communauté internationale en général afin de protéger les civils et de mettre un terme une fois pour toutes à la menace que fait peser la LRA dans la région », a encore dit M. Holmes. Mathy MUSAU

INFOS INFOS
DOSSIER
La qualité et la diversité musicales préoccupent les milieux culturels étrangers à Kinshasa
La musique congolaise typique ou « Ndombolo » est la plus consommée par le public congolais. Elle est incarnée de nos jours par les différentes vedettes de la chanson congolaise telles que JB Mpiana, Félix Wazekwa, Koffi Olomide, Papa Wemba, Werrason et la nouvelle vague composée de Fally Ipupa, Ferré Gola, sans oublier Jus d’été, Bill Clinton et tants d’autres. Cependant, une autre musique tente de se faufiler pour enfin s’imposer en RDC. Certains spécialistes aiment la désigner par les termes « musique de recherche » ou « Autre musique ». Cette dernière, moins consommée du grand public kinois et congolais, présente une qualité hors pair et une diversité musicale sans précédent. Les différents centres culturels étrangers basés à Kinshasa dont le Centre Wallonie Bruxelles (CWB), le Centre culturel français (CCF), et la Halle de la Gombe, travaillent énormément pour promouvoir ce genre de musique, qui a produit des vedettes comme Jean Goubald, Jupiter, Bafa Mastaki.
Ces lieux culturels ont permis la promotion des jeunes groupes de « l’Autre musique ». Aujourd’hui, quelques uns de ces jeunes se recrutent dans la musique dite typique. A titre d’illustration, l’on cite le groupe Waassa. Ce jeune orchestre de l’autre musique a produit des artistes musiciens qui se retrouvent désormais dans la musique typique dont «Cindy le cœur» et «Meje 30» qui apportent leurs savoir-faire respectivement dans les groupes Quartier Latin International de Koffi Olomide et Dynastie Mutuashi de Tshala Muana. La liste n’est pas exhaustive, mais l’on ne s’arrêt qu’à ces deux artistes qui ont réussi à se démarquer et constituent actuellement de nouvelles vedettes féminines congolaises.

Que visent ces lieux culturels ?
Le souci de la qualité et la diversité musicale préoccupent au plus haut niveau les différents centres culturels étrangers installés à Kinshasa. Vincent Incognito, animateur culturel de la Halle de la Gombe, justifie le choix de la programmation de son institution. « L’on cherche la qualité et la diversité musicale. Notre souci est que les différents genres de musique de la RDC soient bien représentées sur le plan tant national qu’international », explique-t-il. Il ajoute que la Halle de la Gombe est attirée par un travail intéressant produit par les artistes congolais qu’elle découvre.
Du côté du Centre Wallonie Bruxelles, le souhait est que les artistes qui y viennent pour se produire sur son podium, puissent se démarquer de la musique « Ndombolo », a affirmé le Directeur adjoint de ce centre culturel, Brain Tshibanda, avant d’ajouter que ces artistes doivent se préparer pour affronter d’autres genres musicaux non exploités en RDC.

Les jeunes groupes privilégiés
Les centres culturels étrangers basés à Kinshasa privilégient beaucoup les jeunes artistes qui ont fortement besoin de la promotion pour se faire connaître auprès du public. La participation est conditionnée par un support ou une prestation sur terrain. C’est ainsi que le CWB, a ajouté son Directeur adjoint, travaille avec les jeunes artistes talentueux de tous les genres de musique en leur offrant un espace de production avec de la publicité leurs faite afin de développer leurs carrières.
Les grandes vedettes de la chanson congolaise ne sont pas très souvent invitées sur le podium de la Halle de la Gombe et du CWB. La raison est simple. « Les grandes vedettes n’ont pas besoin de nous et vice versa. Par contre, le pays regorge plusieurs artistes talentueux qui, pour la plupart, manquent de cadre d’expression. La presse dans son ensemble et plusieurs producteurs n’accordent moins d’intérêt à eux », a expliqué Brain Tshibanda, qui affirme, que le choix de son institution culturelle est porté sur les jeunes groupes qui veulent se faire une renommée. Il nous fait savoir que son centre travaille aussi avec les jeunes artistes à domicile, même si cela n’est pas facile ; car le vrai travail du centre consiste à aller découvrir la face cachée de ces jeunes artistes, c’est-à-dire leurs faiblesses et leurs forces.
Il estime qu’il est question pour le centre de préparer ces jeunes sur le plan scénique ; c’est-à-dire, comment le jeune groupe doit se comporter sur la scène, savoir communier avec le public et se démarquer de la musique typique.

Vers une autre approche de la musique typique
La Halle de la Gombe et le Centre Wallonie Bruxelles, outre leur souci comme évoqué ci-haut, optent pour une approche de la musique typique. C’est ainsi qu’ils recourent à certaines vedettes de ce genre de musique. Mais, comme le souligne le Directeur adjoint du CWB, il y a possibilité d’améliorer le « Ndombolo ». « On peut aborder le répertoire d’une vedette autrement », lance-t-il.
Par exemple, sur le plan de la chanson, explique Brain Tshibanda, « une chanson doit être dynamique. On doit connaître le début et la fin d’une chanson. Le CD n’est pas le live qui aborde autrement. Une chanson peut durer 7 à 8 minutes dans le live et certains morceaux ne nécessitent pas obligatoirement la danse ».

La situation du marché de « l’autre musique »
Il est vrai que la Halle de la Gombe et le CWB ont beaucoup contribué à l’émergence des jeunes artistes en leur offrant leur cadre pour s’exprimer. Cependant, au niveau du marché du disque, des efforts sont encore à fournir, nonobstant le succès réalisé par l’artiste musicien Jean Goubald, lors du lancement de son album « Bombe anatomique ».
A cette problématique, le Directeur adjoint du CWB fait savoir que son institution n’est pas là pour produire des supports discographiques. « On n’a pas d’infrastructures qu’il faut pour produire des supports discographiques et même les moyens pour financer ces supports ne sont pas disponibilisés », ajoute-t-il.

Retrouver la scène internationale
Brain Tshibanda du CWB reconnaît tout de même que l’objectif de son institution culturelle pour la promotion des jeunes artistes n’est pas encore atteint. Car, le Centre tient à professionnaliser ce corps. « On produit les artistes ici au CWB et ailleurs, mais ils ne doivent pas être accroché au Centre. Ces jeunes artistes doivent voler d’eux-mêmes poursuivre l’action avec l’appui des producteurs », a-t-il dit ajoutant qu’après cela, ces artistes puissent retrouver la scène internationale.
En outre, le Directeur du CWB pense que la musique devrait être compartimentée, car le centre culturel ne constitue qu’un maillon. D’où la collaboration avec les autres (producteurs, distributeurs…) est nécessaire pour arriver au bout du professionnalisme afin que demain la musique congolaise se retrouve sur la scène internationale et que le pays puisse mettre en place un cadre politique, culturelle… pour que les jeunes artistes puissent sortir de l’anonymat.
Dieumerci MAYAMBI


CULTURE & DETENTE
TRAVERS LA LECTURE, L'ECRITURE ET LE DESSIN
Les enfants de l’Association « PLF » se sont exprimés sur le podium du Tarmac des auteurs à Kintambo
Leurs âges varient entre 3 et 12 ans. Ces enfants, membres de l’Association « Promotion de la langue française» (PLF) ont eu l’opportunité de s’exprimer à travers la lecture, l’écriture et le dessin devant un public composé des parents et des enfants. L’évènement s’est déroulé le dimanche 27 décembre dernier à l’espace Tarmac des auteurs, situé dans la commune de Kintambo. Ils proviennent de trois communes de Kinshasa : Kalamu, Bandalungwa et Kintambo.
Peu avant que ces gamins puissent s’exprimer, la coordonnatrice de l’Ong « PLF », Fleurie Makaya Kabasele, a expliqué à l’assistance que son association encadre les enfants en leur communiquant le goût pour la lecture, l’écriture et le dessin. Selon elle, cet encadrement constitue déjà un apprentissage pour ces enfants afin qu’ils exercent plus tard le métier de Peintre ou d’Ecrivain.
Ensuite, c’était le début du spectacle des enfants. C’est Gloire qui commence. Il lit son propre texte qu’il a écrit sur sa mère. Ce texte témoigne l’amour que cet enfant a pour sa mère. Ce sera le même thème pour Rebecca et les autres. Après, c’est le tour des plus petits qui procédera à l’exercice de la récitation et à, la chanson. C’est Rossy qui a réussi à se distinguer dans ce genre d’expression. Les enfants sont revenus sur leurs écrits. Cette fois-ci, ils ont lu leurs textes où ils exprimaient ce qu’ils deviendront plus tard.
Par ailleurs, l’assistance s’est émerveillée sur le fait que les futurs écrivains ont été conviés sur place à écrire ce qu’ils voyaient et ressentaient au même moment. Le résultat était parfait. Leurs textes étaient du genre portrait au reportage en miniature.
Du côté de la peinture, les enfants ont produit des dessins et des tableaux de peinture sur place. Ce sont plus des portraits des gens que le public a eu le goût de regarder ainsi que quelques objets qui ont été représentés sur le dessin.
La coordonnatrice de PLF a exprimé le vœu que les activités de sa structure basée à Kalamu, Bandalungwa et Kintambo puissent d’étendre dans toutes les et que chaque commune de la ville de Kinshasa puisse bénéficier de la formation de l’Ong « Promotion de la langue française ». Elle veut également que la presse soutienne ses actions pour mieux communiquer son message.
La nécessité pour son association, c’est qu’il y ait beaucoup de matériels didactiques pour les enfants, membres de sa structure, qui apprennent gratuitement.
L’Association sans but lucratif dénommée « Promotion de la langue française » est une jeune association créée le 10 avril 2008 qui regroupe des jeunes écrivains et artistes peintres la structure se donne le devoir de d’éveiller la conscience des enfants entre 3 et 12 ans, en leur communiquant le goût de l’écriture, de la lecture et du dessin.
Dieumerci MAYAMBI

PEINTURE POPULAIRE
La Halle de la Gombe accueille l’explosion « Père et fils, copie ou continuité
«Père et fils, copie ou continuité». C’est l’intitulé de l’exposition de peinture populaire qui déroule depuis le 22 décembre à la halle de la Gombe. Des œuvres d’art qui appartiennent au mouvement de la peinture populaire de la ville de Kinshasa sont exposés à la grande satisfaction des visiteurs qui admirent ces tableaux.
Le doigté quasi spontané doublé d’une touche particulière de ces artistes autodidactes se laisse contempler à travers une dizaine de tableaux. Ces artistes expriment dans leurs toiles les travers et les vicissitudes de la société congolaise. Citoyens du monde, ils abordent même des thèmes axés sur l’actualité internationale. C’est le cas avec le tableau intitulé : « Pirate » de Moke Fils qui retracent cette pratique criminelle qui bat son plein aux larges de la cône d’Afrique, en Somalie.
Un spécialiste de l’art, commentant sur le thème de l’exposition, note que la question fondamentale que l’on pose souvent est, y a-t-il une copie ou une continuité ? Il estime qu’il y a toujours une identité d’origine à cette peinture dynamique. L’exposition « Père et fils, copie ou continuité » fait étalage de la créativité des activités hors normes issus de la société congolaise avec tout ce qu’elle comporte comme richesse artistique.
Cette exposition est ouverte du lundi au samedi, de 9h00 à 18h00. la fermeture interviendra le 26 janvier 2010.
D. MAYAMBI.

VIVEMENT LE SPORT
La lutte contre les inciviques et la pratique fétichiste au coeur des débats des footballeurs
La deuxième journée des travaux de réflexion de l’Union des footballeurs congolais (UFC) intervient ce mardi à Faden House dans la commune de la Gombe. Trois thèmes au total seront traités par les participants avant que la plénière n’éclate dans des travaux en atelier. Les principaux thèmes du jour sont donc ; l’impact des agents des joueurs et clubs dans les football congolais et la lutte contrel’incivisme et la pratique fétichiste dans les stades congolais.
Après l’exposé de ces deux thèmes, les participants aux journées de réflexion que sont les anciens joueurs, les joueurs actifs, les opérateurs sportifs sans oublier la presse sportive sous la coordination du staff dirigeants de l’UFC vont se retrouver en atelier. Dans les ateliers, selon l’avis des organisateurs, les participants vont tenter de trouver des pistes de solutions afin d’atteindre les objectifs assignés. A l’issue de ses travaux de ce mardi, les participants vont rédiger la « Déclaration de Kinshasa ».
Hier lundi, à l’occasion de l’ouverture des travaux, trois temps forts ont marqué la cérémonie. D’abord, le mot d’ouverture du représentant du gouverneur de la ville, empêché, Désiré Bonina. Il y a eu ensuite le mot de circonstance du président de l’UFC, Jean Claude Mukanya et enfin l’exposé du premier thème axé sur « Le statut du footballeur congolais : exigences contractuelles minimales et contrat type » animé par le 1er vice-président de l’UFC, Kamango Bate.
Prenant la parole, Jean-Claude Mukanya a dit que c’est la première fois depuis la création de l’UFC en 2004 que cette structure est venue tenir ses assises à Kinshasa. Cela, a poursuivi l’orateur, sous l’initiative de Constant Omari le président de la Fécofa qui leur avait conseillé en juillet dernier d’organiser ces travaux au pays, pour assurer la représentativité nationale de leur syndicat. L’UFC, d’après Jean-Claude Mukanya, s’occupe en premier de la protection des droits et des intérêts des footballeurs actifs sur le fondement du protocole d’accord conclu en novembre 2006 entre la Fifa et la Fipro (Fédération internationale des footballeurs professionnels).
Dans le même élan, le président de l’UFC a dit que l’effort louable des journalistes des sports qui ont accompagné leur structure tout au long de ce processus de syndicalisation des footballeurs congolais qu’un séminaire international de recyclage Fipro a été obtenu pour 25 journalistes en 2010. Aussi, il a rappelé que l’année 2009 aura été une année très intense en activités pour ce jeune syndicat. L’UFC a participé pour la première fois au vote du Board de la Fipro lors du Congrès qui s’est tenu à Budapest en Hongrie du 17 au 20 novembre dernier. Le rôle joué par les délégués de l’UFC a été déterminant au niveau de la Division Afrique. Car, a-t-il ajouté, toutes leurs propositions concernant la représentativité de l’Afrique Board de la Fipro et l’organisation de cette division pour les deux années à venir ont été adoptées par le Congrès.
Pour la première fois aussi, les footballeurs congolais ont participé au vote du Fipro Awards XI 2009, le 21 décembre dernier. Le vote était consacré à la désignation de la meilleure équipe du monde poste par poste par plus de 50.000 footballeurs professionnels du monde entier.
Enfin, pour l’année 2010, a conclu Jean-Claude Mukanya, l’UFC compte particulièrement sur une étroite collaboration de la Fécofa pour l’ouverture d’un dialogue social constructif, dans un esprit de concertation permanente et d’échanges sur toutes les questions liées au développement du football congolais. A cet effet, l’UFC a déjà remis à la Fécofa depuis mai 2009 son document de référence contenant le fondement et les éléments de négociation. A travers ses assises, l’UFC espère contribuer à porter le football congolais vers les sommets africains. Car, si les sacres des léopards locaux au CHAN et du TP Mazembe en Champions Ligue Orange de la CAF agissent comme des formidables accélérateurs, ils ne sont finalement qu’une étape et non une fin en soi. Pascal LIKANA

APRES UN STAGE BLOQUE DE 30 JOURS A DOUALA
L’AS V. Club a regagné Kinshasa hier
Sous la conduite de son entraîneur principal Raoul Jean-Pierre Shungu assisté de son adjoint José Mundele, la délégation de l'As V. Club a regagné la capitale Kinshasa, hier lundi par le Beach Ngobila. Cette formation revient d'un stage bloqué à Douala au Cameroun. Initialement prévu pour 45 jours, V. Club n'a pas fait plus de 30 jours. D'après des sources proches du club, le stage bloqué a été écourté pour permettre à ce club de regagner la capitale où il doit prendre part, à partir du 07 janvier 2010 à la Coupe Super Champion de Kinshasa.
Au cours de ce stage bloqué, V. Club a livré trois rencontres amicales sanctionnées par deux victoires et une défaite. Les poulains du Général Gabriel Amisi ont d'abord battu le club Vuru par 5 buts à 0 (buts de Lubanzadio, Rino Inasawa (2), Ebunga et Traoré). Ensuite, V. Club a dominé Astres de Douala par 1 but a 0, but de Rino avant de courber l'échine par 2 buts à 3 devant Union de Douala. Les deux buts de V. Club ont été marqués par Dikasa et Batshi.
Au décompte final, en trois matches, V. Club a marqué 8buts et encaissé 3 buts. Rino a inscrit 3 buts, Lubanzadio en a inscrit deux, Dikasa en a marqué un, de même que Ebunga et Traoré.
Après avoir regagné la capitale, un repos de 48 heures est accordé aux joueurs qui reprennent le chemin des entraînements le mercredi 30 décembre 2009 à 15h00, au stade des Martyrs. Pascal LIKANA.

LIGUE DE FOOTALL DE KINSHASA
Le démarrage de la Coupe Super Champion avancé au dimanche 03 janvier 2010 et la finale renvoyé
au dimanche 10 janvier 2010

Le comité exécutif de la Ligue de football de Kinshasa (Lifkin) s'est réuni hier lundi en son siège du stade des Martyrs. A cette occasion, il a été décidé de modifier légèrement le calendrier de la Coupe Super Champion. Car, disent les membres du comité exécutif de la Lifkin dans un communiqué de presse remis à " Forum des As " : " Nous venons d'apprendre de la Fécofa que dans le cadre des éliminatoires de la 5ème Coupe du monde féminin U20, le match aller entre la RDC et la Namibie se disputera le samedi 09 janvier 2010 au stade des Martyrs. D'où la finale de la Coupe Super Champion de Kinshasa prévue le même jour est renvoyée 24 heures plus tard, au dimanche 10 janvier 2010 ".
Dans le même cadre, il est prévu une campagne d'évangélisation au stade des Martyrs, du 04 au 06 janvier 2010. Par conséquent, le coup d'envoi de la Coupe Super Champion est avancé au 03 janvier 2010. A l'affiche, il y aura trois matches comme initialement programmé. Le reste de la grille des rencontres est maintenu comme arrêté le jour du tirage au sort. P.L.

APPRENDRE & COMPRENDRE
St Sylvestre : origine du nom et de la fête de nouvel an
Sylvestre, fils du prêtre Rufin, était un romain, mais ses origines sont obscurcies par toutes sortes de légendes. Sa mère, Justa, confia son éducation au prêtre Cyrinus. Il n’est pas douteux qu’il s’est bien conduit pendant la persécution de Dioclétien (284-305), ce qui lui a valu le titre de « très glorieux. » Il pratiqua l’hospitalité avec le plus grand courage en hébergeant un chrétien d’Antioche, Timothée, qui après avoir fait beaucoup de conversions fut décapité sur l’ordre du préfet de la ville, Tarquinius ; Sylvestre emporta le corps du martyre et, avec le pape Miltiade, il l’ensevelit près du tombeau de saint Paul, dans le jardin d’une pieuse dame, Théona. Tarquinius fit alors arrêter Sylvestre, le somma de livrer les biens de Timothée et d’apostasier. Sylvestre refusa et fut envoyé en prison d’où il fut libéré après que Tarquinius se fut étranglé avec une arête de poisson. Le pape Miltiade l’ordonna prêtre.
Elu à la succession de Miltiade, Sylvestre fut pape pendant près de vingt-deux ans (du 31 janvier 314 au 31 décembre 335) sous le règne de Constantin le Grand (306-337), gouvernant l’Eglise à l’époque où elle passait de la persécution au pouvoir ; cependant, il semble n’avoir joué qu’un rôle insignifiant dans les grands événements en cours. Il eut la satisfaction de voir l’Eglise de Rome enrichie et embellie par les largesses impériales auxquelles on doit de grands édifices comme la Basilique Constantinienne (plus tard Saint-Jean-du-Latran) avec son baptistère, et les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul.
Le pape Sylvestre organisa parfaitement le service des pauvres. Un évêque de Pamphilie, Luphronius ou Euphrosynus, vint à Rome ; ses discours et ses gestes donnèrent à Sylvestre l’occasion de divers règlements : il prescrivit aux prêtres et aux diacres de porter le colobium, tunique flottante et sans manches ; il ordonna de remplacer le nom des dieux que portaient les jours par les numéros des féries, il fit des dimanches et des jeudis des jours de fête, des mercredis, vendredis et samedis des jours de jeûne. Aux Grecs qui s’étonnaient de cette ordonnance, il rétorqua que le jeudi était le jour de l’Ascension et de l’institution de l’Eucharistie et que, puisque chaque dimanche commémorait la Résurrection, chaque samedi devait rappeler le séjour du Christ au tombeau.
Saint Sylvestre mourut à un âge avancé et fut enterré dans le cimetière de Sainte-Priscille sur la Via Salaria (31 décembre 335).

Origines d’une célébration
Le Nouvel An est une fête d’origine païenne qui vit le jour vers 46 avant notre ère, sous l’impulsion de Jules César. Celui-ci décida que le 1er janvier serait le Jour de l’an. Les Romains fêtaient le Nouvel An selon le calendrier julien, encore utilisé aujourd’hui par les églises orthodoxes serbe et russe. Les Romains dédiaient ce jour à Janus, dieu païen des portes et des commencements. Le mois de janvier doit son nom à Janus, qui avait deux visages : l’un vers l’avant, l’autre vers l’arrière.
En France, le Jour de l’an n’a pas toujours été le 1er janvier : la nouvelle année commence à cette date depuis 1564. C’est le roi Charles IX qui, dans un édit promulgué à Roussillon le 9 août 1564, fixa le début de l’année au 1er janvier. Pour les peuples usant du calendrier solaire, le Jour de l’an a beaucoup changé au fil des siècles, au gré des Églises, des époques et des pays.
En France, aux VIe et VIIe siècles, dans de nombreuses provinces, le Jour de l’an était célébré le 1er mars. Sous Charlemagne, l’année commençait à Noël. Du temps des rois capétiens, l’année débutait le jour de Pâques. En conséquence, les années étaient de longueur très variable. Cet usage fut quasi général aux XIIe et XIIIe siècles et même jusqu’au XVe dans certaines provinces. Les généalogistes des rois de France devaient donc jongler avec les dates en fonction des lieux pour raconter l’Histoire car auparavant le début de l’année variait selon les provinces : à Lyon, c’était le 25 décembre, à Vienne, le 25 mars… L’édit de Charles IX mit tout le monde d’accord.
En 1622, cette mesure fut généralisée par le Pape à l’ensemble du monde catholique, notamment pour simplifier le calendrier des fêtes religieuses. En 1792, en France, le calendrier républicain abolit le 1er janvier et fait débuter l’année le 1er vendémiaire.

Le réveillon de la Saint Sylvestre
Le réveillon de la Saint-Sylvestre, ou le réveillon du Jour de l’an, est une coutume occidentale qui consiste à fêter l’arrivée du nouvel an, en veillant jusqu’à minuit le soir du 31 décembre, dernier jour de l’année du calendrier grégorien. Dans la plupart des pays, contrairement au réveillon de Noël qui se fait en famille, celui du Jour de l’an se fait généralement avec des amis. Au Japon, c’est l’inverse. Le Jour de l’an ou Nouvel An est le premier jour d’une année. Par extension le terme désigne aussi les célébrations de ce premier jour de l’année.
Comme tout anniversaire d’un calendrier donné, le jour de l’an peut sembler mobile dans un calendrier fonctionnant suivant une autre logique. Par exemple, le nouvel an du calendrier chinois (luni-solaire) apparait comme une date mobile dans le calendrier grégorien (calendrier solaire).

Différence entre les calendriers
Bien que les Jours de l’an tombent rarement à la même date d’un calendrier à l’autre, on remarque une relative concordance entre ceux des pays tempérés. En effet, ce qui fut interprété comme la « disparition » de la végétation durant l’hiver et sa renaissance au printemps a alimenté le mythe très répandu de la renaissance cyclique de l’année. C’est ainsi qu’un grand nombre de Jours de l’an sont fêtés entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps. Cependant, ceci n’est nullement universel, notamment dans les pays tropicaux, où le cycle des saisons est bien moins tangible.
On peut citer en exemple l’Égypte antique qui (bien qu’elle utilisait un calendrier civil solaire) fêtait la nouvelle année à l’arrivée annuelle de la crue du Nil. Cette crue étant due aux pluies ayant lieu loin en amont (dans les hauts plateaux), sa date était entièrement tributaire de phénomènes météorologiques. Cependant, elle intervenait généralement à la même période.
Différents calendriers avec la correspondance des dates de leur Nouvel An dans le calendrier grégorien:
Calendrier chinois : entre le 20 janvier et le 18 février ; Calendrier éthiopien : le 11 septembre ; Calendrier égyptien antique : le 19 juillet (lors de la crue du Nil) ; Calendrier Nanakshahi, un des calendriers sikh : 14 mars (1 Chet). Calendrier persan zoroastrien : 21 mars (équinoxe de printemps) ; Calendrier républicain (révolution française) : premier vendémiaire (22 septembre), à l’Équinoxe automnal ; Calendrier universel : 1er janvier ; Calendrier fixe : 1er janvier.

Les différentes célébrations du Nouvel An
Réveillon de la Saint-Sylvestre, Nouvel An chinois, Awal muharram, le Nouvel An de l’hégire, Rosh Hashana, le Nouvel An hébreu, Norouz, le Nouvel An persan, Yennayer, le Nouvel An berbère, Novii God, le Nouvel An russe
We Tripantu, le Nouvel An Mapuche, correspond au solstice d’hiver dans l’hémisphère sud.

Pratiques du Nouvel An de nos jours
En Occident, il est de coutume de fêter le Nouvel An par un banquet la veille, c’est-à-dire le 31 décembre : c’est le réveillon de la Saint-Sylvestre. Ce repas comprend généralement du foie gras et du champagne. Après celui-ci, les fêtes mêlent danses et lancers de cotillons, boules et rubans de papiers… À minuit, chacun s’embrasse sous le gui, en se souhaitant les meilleurs vœux possibles, et en s’engageant dans d’éventuelles bonnes intentions. Puis, on offre les étrennes, cadeaux de nouvelle année.
Il existe cependant quelques particularités selon les pays. En Équateur et au Pérou, peu avant le Nouvel An, on fabrique des mannequins de chiffons ou de papier mâché qui représentent l’année qui vient de passer. On expose ces mannequins (muñecos) devant chez soi jusqu’au 31 au soir à minuit pour ensuite les brûler dans les rues. On fait aussi exploser toute sorte de chose comme des pétards, feux d’artifice, etc. Il existe aussi une superstition qui dit que si on porte une couleur en particulier sur soi lors des 12 coups de minuit, cela pourra amener de la chance dans certains domaines pour la nouvelle année, comme par exemple le jaune pour l’argent, le rouge pour l’amour, etc. Dans le même ordre d’idée, celui qui souhaite voyager toute l’année doit courir autour de son pâté de maison une valise à la main à minuit pile.
La tradition espagnole de manger 12 grains de raisin en faisant un vœu pendant les douze coups de minuit est également observée. À la maison on décore la table avec des corbeilles de fruits, de maïs, de blé, de riz, de cannelle, de fleurs jaunes.
Au Cambodge, le Nouvel An, dénommé Chaul Chhnam, est fêté pendant trois jours, vers le 15 avril.
En Chine, il suffit d’écrire et de lancer ses vœux dans un « arbre à vœux ». Il faut alors que ce papier tienne toute la soirée pour que le vœu se réalise. Le Nouvel An chinois est aussi célébré par de spectaculaires feux d’artifice et des explosions de pétards.
Au Japon, le réveillon du Nouvel An (Ômisoka) se passe en général en famille, autour d’un copieux repas arrosé de saké. On y boit une soupe (miso) spéciale. Avant minuit, la famille part pour le temple le plus proche pour partager du saké et assister à la frappe des 108 coups de gong annonçant le passage à la nouvelle année (ce chiffre est censé représenter le nombre de péchés accumulés dans une âme tout au long de l’année, et par ce geste on chasse les péchés un à un des âmes impures. Peu après, chacun rejoint ses pénates et l’on se couche peu après. Le lendemain, le jour du Nouvel An, les japonais se rendent dans les temples shinto.
En Russie, on boit du champagne sous les 12 coups de minuit, après le 12e coup on ouvre la porte ou la fenêtre pour que le Nouvel An entre dans la maison.
Au Tibet, les fêtes de la nouvelle année (Losar) ont une origine pré-bouddhiste et remontent au premier roi tibétain Nyatri Tsenpo, dont le règne débuta en l’an -127 au IIe siècle av. J.-C.. L’année de son intronisation marque la première année du calendrier tibétain. C’est donc en l’honneur du premier roi du Tibet qu’est célébré le Nouvel An tibétain, le Losar. Le Losar, premier jour de l’an tibétain, coïncide avec le premier jour de la nouvelle année lunaire. La date est choisie conformément à l’astrologie tibétaine, matière étudiée dans le cadre des études en Médecine tibétaine traditionnelle. Tiré de wikipedia.org