QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Billet

30 Juin: Au-délà
de la fête

Dans moins de deux semaines, c’est le 30 juin. Le compte à rebours a déjà commencé. Kinshasa ingurgite sa cure de jouvence et de modernité à forte dose. Les Chinois sont sur le point de finir de bâtir la place Tien Anmen, version congolaise en un temps record. C’est une capitale rd congolaise reliftée qui accueillera les hôtes de marque au premier rang desquels le Roi Albert II de Belgique.
Un demi siècle dans la vie d’un homme comme dans celle d’une nation n’est pas rien. ça se fête ou, à tout le moins, ça se célèbre. Manifestement, le décor de la fête se met en place à Kinshasa. Elle promet même d’être grandiose, cinquantenaire oblige.
Tout le problème sera de veiller à ce que les agapes du pays légal ne masquent pas le nécessaire débat sur 50 ans de gâchis. Car au lendemain du 30 juin , le pays réel va se réveiller avec ses sempiternelles angoisses existentielles. Les plus nostalgiques allant jusqu’à se demander à quand la fin de l’indépendance. Une manière-sans doute maladroite-de regretter ce bon vieux temps colonial où les services essentiels publics étaient à la portée du plus grand nombre.
Nous voici au coeur du vrai enjeu de ce cinquantenaire. Qu’avons-nous fait de 50 ans d’indépendance, si tant est que ce pays se soit vraiment comporté en nation indépendante. Avons-nous dressé nos fronts? Avons-nous, ne fût-ce qu’entrepris de bâtir un pays plus beau qu’avant? Point besoin d’être clerc pour répondre par la négative à ces deux interrogations tirées de notre hymne national.
ès notre accession à la souveraineté internationale, nous sommes encore loin des idéaux-par moment même en contradiction-professés dans notre chanson nationale? Plus que la fête-qui est légitime-la réflexion autour de ces questionnements semble la meilleure façon de célébrer le 30 juin. Il s’agit d’engager un débat citoyen de fond sur les raisons de l’échec collectif de 50 premières années de la RDC et de baliser l’avenir.
Cette barza devrait impliquer toutes les forces vives. Le commissariat général du cinquantenaire s’est, certes, essayé sur ce terrain. Mais, l’exhibitionnisme et le voyeurisme bien de chez nous l’ont emporté sur le nécessaire débat de fond attendu. Sans cette catharsis nationale, l’électrochoc pour repartir du bon pied fera défaut. Et la parade du 30 juin, les dîners de gala et autres garden parties prévus ce jour là s’ajouteront à la longue liste des festivités gigantesques que ce pays organise avec brio depuis les années Mobutu
. José NAWEJ
























































































































































































































































































































































































































































































































































EDITION N°3638 du JEUDI 24 JUIN 2010
AFFAIRE CHEBEYA
Lambert Mende répond à Vital Kamerhe

*Alors que l’ancien speaker de la Chambre basse en appelle à une enquête internationale sur la mort du Coordonnateur de la VSV, le porte-parole du Gouvernement assure que la justice congolaise est compétente.
Le Ministre de la Communication et des médias, et porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a rendu publique hier, une réplique du Gouvernement à la position de Vital Kamerhe, ancien Président de l'Assemblée nationale, sur les dossiers brûlants de l'actualité, particulièrement l'affaire Chebeya. Dans son exposé, le ministre Mende déplore, de prime abord, " le verdict avant le verdict " de l'ancien speaker de la Chambre sur cette affaire qu'il dit constituer le soubassement de sa préoccupation. " Alors que la justice militaire vient d'être dûment saisie de ce dossier qui n'a encore livré aucun résultat quant aux motivations des auteurs de cet acte ignoble ", constate Lambert Mende, Kamerhe annonce, sur on ne sait sur quelle base, que la disparition de Floribert Chebeya " vise à annihiler toute voix discordante, empêcher l'éclosion ainsi que le renforcement de la société civile (et) éliminer tous ceux qui luttent chaque jour pour les valeurs républicaines. "
Tout en soupçonnant que l'élu de Bukavu " donne l'impression de connaître les assassins du directeur de la Voix des Sans Voix en déclarant que le Gouvernement, en poursuivant seul l'enquête, serait juge et partie parce que son service de protection des personnes et de leurs biens est en cause ", le porte-parole du Gouvernement estime que " si l'on faisait foi à Kamerhe, l'instruction pré-juridictionnelle en cours sur la mort de Chebeya n'a plus de raison d'être, le crime ayant été d'ores et déjà élucidé ", alors que selon des sources proches du dossier, la justice n'a pas encore reçu du député les preuves qui justifient autant de certitude.
Quant au rapprochement du meurtre de Chebeya avec les assassinats des Mgrs Munzihirwa et Kataliko ou Charles Mbogha, Mende déclare qu' "il s'agit d'une contre-vérité flagrante car, si le regretté Munzihirwa a été abattu par des troupes étrangères (…), son successeur est décédé de mort non violente à Rome (…) et Mgr Mbogha a été, " quant à lui, victime d'une crise cardiaque au cours de la cérémonie de sa prise de possession canonique de l'archevêché de Bukavu (…) "
Réagissant à l'appel de Vital Kamerhe à une enquête internationale sur la mort de Chebeya, Lambert Mende considère que " l'ancien speacker de la chambre basse du Parlement qui, en juillet 2007, demanda et obtint, au non du sacro-saint principe de l'indépendance de la magistrature congolaise, que l'Assemblée nationale s'incline malgré elle devant des arrêts de la Cour suprême invalidant 18 députés nationaux, prétend aujourd'hui que l'indépendance d'une enquête criminelle dans ce pays ne peut être assurée que par la présence d'enquêteurs étrangers." Ci-dessous la réplique du porte-parole du Gouvernement à la déclaration de Vital Kamerhe.
JEK

Réplique du Porte-Parole du Gouvernement à la Déclaration de Kamerhe
La récente et très médiatisée prise de position de l'ancien Président de l'Assemblée Nationale, l'Honorable Vital Kamerhe, sur les derniers faits saillants de l'actualité appelle quelques mises au point du Gouvernement de la République.
Il y a lieu, de prime abord, de déplorer le " verdict avant le verdict " sur l'affaire Chebeya qui en constitue un des soubassements. En effet, alors que la justice militaire vient d'être dûment saisie de ce dossier qui n'a encore livré aucun résultat quant aux motivations des auteurs de cet acte ignoble, M. Kamerhe annonce, sur on ne sait trop sur quelle base, que la disparition de Floribert Chebeya " vise à annihiler toute voix discordante, empêcher l'éclosion ainsi que le renforcement de la société civile (et) éliminer tous ceux qui luttent chaque jour pour les valeurs républicaines". Avec le même aplomb, il donne l'impression de connaître les assassins du directeur de la Voix des Sans Voix en déclarant que " le gouvernement en poursuivant seul l'enquête (sic !) serait juge et partie parce ce que son service de la protection des personnes et de leurs biens est en cause ".
Si l'on faisait foi à M. Kamerhe, l'instruction pré-juridictionnelle en cours sur la mort suspecte de M. Chebeya n'a plus de raison d'être, le crime ayant été d'ores et déjà élucidé. Mais selon des sources proches du dossier, la justice n'a pas encore reçu du député les preuves qui justifient autant de certitude.
Dans sa déclaration, l'Honorable Kamerhe assimile le meurtre présumé de Floribert Chebeya aux " assassinats " des Archevêques Munzihirwa, Kataliko et Charles Mbogha.
Il s'agit d'une contre-vérité flagrante car, si le regretté Mgr Munzihirwa a été abattu par des troupes étrangères à Bukavu en 1996, son successeur, Mgr Kataliko, est décédé de mort non violente à Rome alors qu'il participait à une réunion du Symposium des conférences des Evêques d'Afrique et de Madagascar (Sceam).
Mgr Laurent Monsengwo, (alors président du Sceam) qui signa à l'époque un communiqué énonçant que le prélat était " mort de maladie ", avait publiquement blâmé l'initiative du Secrétaire général du Symposium d'organiser une rencontre de personnes âgées sur un site très éloigné de tout centre hospitalier.
Mgr Charles Mbogha a été, quant à lui, victime d'une crise cardiaque au cours de la cérémonie de sa prise de possession canonique de l'archevêché de Bukavu, où il venait de succéder à feu Mgr Kataliko. Malgré les multiples soins dont il fut entouré, il ne s'en remettra pas et restera paralysé jusqu'à en mourir plusieurs mois après.
Il n'est donc pas correct d'assimiler la disparition des évêques Kataliko et Mbogha à celle de M. Floribert Chebeya. L'affirmation du contraire par M. Kamerhe, élu du Sud-Kivu qui ne peut invoquer l'excuse d'ignorer les faits susmentionnés relève d'une intention nuisible d'induire l'opinion publique en erreur.
Des jugements définitifs assortis de peines lourdes ont été déjà prononcés par la justice militaire congolaise contre les assassins des journalistes Franck Ngyke, Didace Namujimbo et Serge Maheshe. Le dossier de l'activiste des Droits de l'Homme Pascal Kabungulu pris en charge au départ par la justice militaire du Sud-Kivu a été transféré pour compétence au Parquet général de la République du fait de l'implication d'un vice-gouverneur de province, privilège de juridiction oblige. Quant aux présumés assassins du Député provincial Mlc Daniel Botheti, l'un d'entre eux en fuite a été rattrapé au Congo-Brazzaville et ramené à Kinshasa grâce aux efforts de notre justice qui poursuit sans désemparer l'instruction de cette affaire. On ne voit donc pas ce qui autorise M. Kamerhe à affirmer que les auteurs de tous ces crimes et leurs motivations n'ont jamais été établis " de façon claire ".
Se joignant à la clameur, il exige sur l'affaire Chebeya une commission d'enquête qui, pour être véritablement indépendante, devrait, à son avis, comprendre des étrangers. L'ancien speaker de la chambre basse du parlement qui, en juillet 2007, demanda et obtint au nom du sacro-saint principe de l'indépendance de la magistrature congolaise que l'Assemblée Nationale s'incline malgré elle devant des arrêts de la Cour Suprême invalidant 18 députés nationaux, prétend aujourd'hui que l'indépendance d'une enquête criminelle dans ce pays ne peut être assurée que par la présence d'enquêteurs étrangers. Il faut penser que la justice congolaise a perdu son indépendance le jour où M. Kamerhe fut " démissionné " du perchoir par la Majorité...
Soucieux de mettre de l'eau au moulin de ceux qui tiennent mordicus à lyncher le Président Joseph Kabila et son gouvernement, l'Honorable
Kamerhe feint d'ignorer que ce n'est pas l'exécutif qui mène les enquêtes criminelles, mais la justice, et que même s'il s'avère que certains officiers de la Police nationale sont prévenus dans cette affaire, rien à ce jour n'indique qu'ils aient agi sur instruction du Président ou du Gouvernement.
L'Honorable Vital Kamerhe affiche par ailleurs une surprenante corrélation entre la durée d'une enquête criminelle préjuridictionnelle secrète par principe et la suspicion légitime. Contrairement à ses allégations, la fiabilité d'une institution judiciaire n'est nullement fonction de la courte durée des procès qu'elle organise. Sinon le TPIR et la Cour Pénale Internationale qui n'ont pas à ce jour conclu sur des affaires pendantes depuis plusieurs années devraient être désavoués.
Du coq à l'âne, la déclaration attribue la qualité de " prisonnier politique " au Pasteur Fernando Kuthino, condamné pour tentative de meurtre, et à Gabriel Mokia, dont les exploits pugilistiques sur un plateau de télévision qui ont entraîné sa condamnation ont été suivis en direct par des millions de téléspectateurs kinois. Cette perche tendue à des condamnés de droit commun est une véritable apologie de la criminalité en col-blanc : il suffit de se déclarer " politicien " ou " opposant " pour pouvoir violer la loi à sa guise en espérant échapper aux rigueurs de la justice grâce au statut usurpé de prisonnier politique, c'est-à-dire " d'opinion ".
L'appel de l'Honorable Vital Kamerhe à des puissances extérieures encouragées à infliger au régime Kabila le sort subi par celui de Mobutu au début des années '90 avec la vraie-fausse affaire dite " lititi mboka ", n'est rien moins qu'une forfaiture de la part d'un élu AMP.
Cette sortie suit d'à peine quelques jours la publication de l'article " To save Africa, Reject Its Nations " (pour sauver l'Afrique rejetons ses nations) dans l'édition du 11 juin 2010 du New York Times. L'auteur, Pierre Englebert, du Pomona College, attribue la misère de l'Afrique à la structure actuelle de ses nations et à leur souveraineté qui présenterait l'inconvénient de permettre à des mauvais dirigeants de plonger leurs peuples dans la misère. Et propose comme solution radicale consistant à ôter la souveraineté à des Etats comme le Tchad, le Congo, la Guinée Equatoriale et le Soudan pour " aider " leurs peuples à être mieux gouvernés par la Communauté Internationale !
Vu sous ce prisme, le curieux plaidoyer de l'Honorable Vital Kamerhe qui demande, ni plus, ni moins, à son pays, la RD Congo, de renoncer à sa souveraineté en s'inscrivant au plus haut niveau dans un schéma abscons de délégitimation de ses institutions (en l'espèce, ses cours et tribunaux) prend tout son sens. La grande lessive continue.
Un appel presque comminatoire est lancé 'in fine' par M. Kamerhe au Chef de l'Etat lui demandant d'ordonner une mesure de " relaxation " de personnes condamnées ou prévenues qu'il qualifie derechef de " prisonniers politiques ".
La relaxation étant un concept médical désignant une méthode thérapeutique de détente du corps, on peut supposer que l'Honorable Kamerhe plaide pour une décision de relaxe qui se définit en droit comme le renvoi des fins de poursuites d'un prévenu reconnu non coupable. Il s'agit d'une sentence judiciaire relevant exclusivement des cours et tribunaux qui ne peut en aucune manière être le fait du Président de la République qui dispose plutôt du droit de grâce. On ne peut pas honnêtement se projeter en défenseur de l'Etat de droit et dans le même temps inciter le Chef de l'Etat à violer le principe de la séparation des pouvoirs qui en est un des fondamentaux en " ordonnant " une sentence de relaxe au pouvoir judiciaire.
En définitive, cette Déclaration de l'Honorable Kamerhe apparaît comme un talentueux exercice d'opportunisme politique grâce auquel, escomptant sur la coutume républicaine du pardon présidentiel à l'occasion de la fête nationale, il tente de s'adjuger anticipativement la paternité de mesures de grâce qui relèvent des pouvoirs régaliens et discrétionnaires du Président de la République, ce qui soulève un problème d'honnêteté.
Lambert Mende Omalanga

ENJEUX DE L'HEURE
Sur base d'un décret du premier ministre
Les salaires des secrétaires généraux rabattus !
Le décret du Premier ministre du 21 mai 2010 fixant la grille provisoire des traitements initiaux applicables au personnel de carrière des services publics de l'Etat, vient de mettre fin au premier palier de Mbudi dont ont bénéficié les secrétaires généraux depuis le mois de mars dernier, soit 960.000 FC. Pour mettre de l'ordre dans les services de l'Administration publique, Adolphe Muzito a publié le tableau des salaires des agents de l'administration publique devant être appliqué jusqu'à la fixation, de manière consensuelle, d'un autre barème entre le Gouvernement et les syndicats des services de l'Etat.

Dans ce décret qui date du 21 mai 2010, le Premier ministre Adolphe Muzito fixe le salaire du Secrétaire général à 61.923 FC contrairement aux 960.000 Fc qu'il avait touchés au mois de mars de cette année. En réduisant ainsi ce salaire, le chef du gouvernement estime, à l'article 2 de son décret, que l'actuel barème des traitements initiaux est applicable jusqu'à la fixation, de manière consensuelle, d'un autre barème entre le Gouvernement et les syndicats de l'Administration publique.
A part les secrétaires généraux, les salaires des autres agents n'ont pas changé étant donné qu'il n'avait pas connu de changement. Ainsi, le directeur garde ses 59.923 FC, le chef de division 57.430 FC, le chef de bureau 55.403 FC, l'Attaché de bureau de 1ère classe (ATB 1er) 51.564 FC, l'ATB 2ème 49.956 FC, l'AGB 1er 48.692 FC, l'AGB 2ème 47.894 FC et le huissier 35.000 FC.
Le premier palier de Mbudi dont les secrétaires généraux ont bénéficié au mois de mars dernier a donc été de courte durée. Dans les milieux de la Fonction publique. Cette nouvelle disposition suscite un nouveau débat dans la mesure où Mbudi ressort des concertations entre le Gouvernement et la partie syndicale de l'administration des services publics. Les fonctionnaires de l'Etat, qui comptaient sur le paiement de leur premier palier de Mbudi, doivent encore prendre leur mal en patience.
En réalité la grève déclenchée par l'Intersyndicale nationale des services de l'Administration publique depuis bientôt un mois n'a plus de raison d'être. Cela pour la simple raison que les motivations profondes de leurs revendications s'articulent toujours autour du paiement du premier palier de Mbudi qu'avaient touché les secrétaires généraux au mois de mars.
Maintenant que le Premier ministre vient de publier la grille provisoire des traitements initiaux applicables au personnel de carrière des services publics, l'on croit savoir que les fonctionnaires vont revenir à la raison.
Dorian KISIMBA

Le ministre du Budget sous le feu rouge des syndicats des ministères impliqués dans la chaîne des dépenses
L'Union des syndicats des ministères des Finances et du Budget (U.SY.FI.BU.) a tenu, hier au grand Bâtiment de la Fonction publique, une assemblée générale à l'intention des agents et fonctionnaires des deux ministères. Au cours de cette rencontre, il a été question d'évaluer, ensemble avec ce qu'ils appellent la " base ", l'évolution de leurs revendications adressées au ministre du Budget dans leur correspondance datée du 18 mai dernier.
Dans cette correspondance dont le délai de 72 heures a expiré hier à minuit, les syndicalistes des ministères impliqués dans la chaîne des dépenses ont invité le ministre du Budget à actionner le crédit du budget 2010 devant leur revenir. "Nous militons pour une rémunération équitable et satisfaisante devant assurer aux agents et fonctionnaires de l'Etat une existence conforme à la dignité humaine", ont déclaré les syndicalistes des ministères des Finances et du Budget.
Pour eux, le ministre du Budget est la seule personne par qui viendrait qui le dénouement de nombreux dossiers des fonctionnaires des services impliqués dans la chaîne des dépenses. " Aujourd'hui, c'est le dernier jour de l'ultimatum de 72 heures que nous avions lancé au ministre Ntahwa depuis le 18 mai dernier. Si aucune suite positive ne nous est réservée, il sera seul responsable de tout ce qui pourra arriver au sein des administrations des deux ministères. Nous nous préparons à mener des actions qui pourront avoir des conséquences fâcheuses étant donné que, dans ce pays, on ne reconnaît pas les mérites des agents et fonctionnaires de l'Etat", a déclaré le syndicaliste Anselme Mufwenge Kapay.
Un autre point débattu au cours de cette assemblée générale était la paie observée au mois de mars dernier où les mêmes syndicalistes déplorent l'injustice manifeste qui a pris corps au sein de l'administration publique. "Nous sommes indignés de constater que les Secrétaires généraux ont été les seuls à bénéficier du premier palier de Mbudi. Ils ont touché chacun un salaire de 936.283 FC alors qu'un huissier continue de toucher 33.000 FC. Voilà comment l'injustice bat son plein en RDC ", ont fait remarquer les membres de l'U.SY.FI.BU avant d'inviter le ministre du Budget à tout faire pour répondre positivement à leur correspondance datée du 18 mai denier. Dorian KISIMBA

ENJEUX DE L'HEURE
50eme anniversaire de la chambre haute du parlement

Kengo révèle : " Le Sénat n'a fonctionné que pendant quelques brèves périodes "

Le Sénat a commémoré hier le cinquantenaire de son installation. Selon le président de cette Chambre haute, l'histoire du Sénat de la RDC se lit en dents de scie. Kengo wa Dondo révèle que l'institution n'a réellement fonctionné que pendant quelques brèves périodes de l'histoire nationale. A cette occasion, huit membres du personnel ont été décorés en signe de reconnaissance des bons et loyaux services rendus à la nation.

De Ileo Songo Amba à Victor Komoriko ainsi qu'Isaac Kalonji, l'histoire du Sénat s'est contée à travers des témoignages des anciens sénateurs. Il s'agit de Zamundu Alphonse, Boboliko André, Kithima Bin Ramazani et Marini Bodho qui se sont succédés à la tribune.
Mais auparavant, Léon Kengo a indiqué que durant la première législature, sous l'empire de la loi fondamentale, elle a fonctionné de juin 61 à 63. Entre les deux périodes, la crise qu'a connue le pays l'a contraint tantôt à l'ajournement, tantôt à la mise en congé forcé. Entre temps, a noté le président, le Sénat est passé de la présidence de Joseph Ileo, à celle de Victor Komoriko, puis à celle d'Isaac Kalonji. Il a également apporté un éclairage en ce qui concerne la date exacte de l'installation du Sénat. Selon lui, les deux chambres devraient être installées le même jour, donc le 15 juin 1960.
Cela ne fut pas la cas, mais elles ont été convoquées le 17 juin par l'arrêté Royal du 16 juin 1960. Chaque chambre procéda à la cérémonie inaugurale. L'élection du bureau définitif eut lieu le 22 juin 1960 et celle de la chambre des représentants le 21 juin. Le bureau définitif du Sénat de la première législature de la première République fut installé le 22 juin 1960.

Témoignages
L'un des rares acteurs encore vivant, Alphonse Zamundu, a parlé de la période qu'il a qualifié de tumultueuse qui a caractérisé les élections législatives de 1964. Ces élections, a-t-il souligné, ont donné une victoire apparente au camp du Premier ministre. Presque tous les postes du bureau définitif étaient remportés par les candidats de la CONACO.
Le Sénateur Boboliko a, pour sa part, mis l'accent, en racontant l'histoire de l'élection du bureau du Sénat en 1965 pour trois raisons, notamment celle de montrer l'atmosphère dans laquelle les politiques de l'époque travaillaient. Pour sa part, Kithima Bin Ramazani, a indiqué qu'à voir ce qui se passait déjà en première et deuxième législatures, le pays était déjà en pleine démocratie. Il a invité les politiques de continuer dans la démocratie avec le débat d'idées et non la guerre.
Le Sénateur Marini Bodho a, de son côté, relevé la contribution de la Société civile dans le combat vers la démocratie. Il a parlé du consensus qui a caractérisé le Sénat de la transition ainsi que la mission principale qui lui avait été confiée, celle d'élaborer l'avant-projet de la Constitution. Dina BUHAKE

INFOS INFOS
Le gouvernement conclut un partenarait avec des privés pour l’adduction d’eau à Kasangulu, Lisala et Tshikapa
Le chantier eau est en marche à la Régideso. C'est ce qui justifie la cérémonie de signature des contrats de marchés des travaux de réhabilitation et extension des systèmes d'alimentation en eau potable des centres de Kasangulu, Lisala et Tshikapa dans le cadre de la mise en œuvre du projet PEASU/Don FAD. La salle Foyer de la Regideso a servi de cadre à cette cérémonie très significative qui a eu lieu le mardi 22 juin 2010.

Ont pris part à cette cérémonie, la coordination de la Cellule d'exécution du projet (CEP-O) financé par la Banque africaine de développement, les entreprises partenaires ayant conclu les marchés des travaux de réhabilitation des systèmes d'alimentation en eau potable dans les trois centres de Kasangulu dans le Bas-Congo, Lisala dans la province de l'Equateur et Tshikapa dans le Kasaï Occidental, et le gouvernement qui était représenté par le ministre de l'Energie. Cette signature est une occasion de lancer le démarrage effectif des travaux qui doit intervenir le 15 juillet de cette année au centre de Kasangulu, le 15 août au centre de Lisala et le 01 octobre au centre de Tshikapa.
Le montant alloué pour l'exécution de ces travaux s'élève à 78 millions USD dont 5 millions pour les travaux de Kasangulu, 8 millions pour Lisala et 55 millions pour Tshikapa, plus environ 10 millions d'imprévus et aléas financiers. Pour sa part, le gouvernement, représenté par le ministre de l'Energie, a instruit les entreprises Safricas du lot 1 centre de Kasangulu représenté par David Blattner, SZTC du lot 2 centre de Lisala, représenté par Liu et le Groupement DNYS/WATER Leau du lot 3 centre de Tshikapa, représenté par Yves Gen Art, d'accomplir, sans tergiverser, les travaux dans le délai, soit 18 mois pour les lots 1 et 2 et 30 mois pour le lot 3.

Réponse durable aux attentes des populations
Le ministre de l'Energie, Gilbert Tshiongo, a, dans son mot, fait savoir que ce programme permet d'apporter une réponse durable aux attentes des populations bénéficiaires.
Lancé en 2007, ce programme concerne environ 1.600.000 personnes supplémentaires ciblées qui auront accès à l'eau potable dans les trois centres précités, a-t-il rappelé. Selon lui, le taux d'accès moyen à l'eau potable passera de 22% à 27%, soit une augmentation de 5 points pour l'ensemble de la population du pays.
Gilbert Tshiongo s'engage pour que le gouvernement libère les 10% de fonds de contreparties. Il n'a pas manqué de féliciter la cellule du projet pour les efforts fournis afin de traverser l'étape plutôt laborieuse de la passation de ces trois marchés principaux. Le patron de l'Energie a demandé à la Régideso de veiller à suivre de près la mise en œuvre des engagements et qu'elle procède à des évaluations régulières des performances enregistrées au regard des objectifs poursuivis. Le ministre de l'Energie a rendu hommage au Chef de l'Etat qui a retenu en priorité, dans son plan quinquennal 2006-2011, les cinq chantiers, secteurs de l'eau et de l'assainissement.
Pour sa part, l'ADG de la Régideso a fait savoir qu'avec la conclusion des trois marchés des travaux d'alimentation en eau potable, le projet PEASU prend un virage déterminant dans la voie de sa matérialisation, d'autant plus que le niveau d'engagement des ressources du Don FAD monte à plus de 70%.
Jacques Mukulayi a indiqué : " Nous veillerons, pour notre part, à obtenir que la CEP-O ainsi que toutes les parties prenantes, dont nous saluons ce jour l'engagement, s'acquitterons avec diligence et professionnalisme de leurs obligation contractuelles pour le plus grand bien des populations bénéficiaires ".
L'ADG de la Régideso a exhorté la CEP-O à le conforter dans leur conviction quant à la puissance des énergies et capacités internes de la Régideso pour relever les défis du développement du secteur.

Exécution des travaux
Le coordonnateur de la CEP-O, Jean-Louis Bongungu, a fait savoir que la BAD est la source de financement de ce projet avec un montant de 110 millions USD, et le gouvernement, dans le cadre des fonds de contreparties, contribue à hauteur de 120 millions USD. Selon lui, ce financement couvre cinq composantes à savoir la composante eau potable qui fait l'objet de la signature du contrat d'engagement avec les entreprises sus-indiquées, la composante construction des latrines pour permettre à la population d'accéder à des dispositifs d'assainissement adéquats pour un montant de 30 millions USD, sans oublier les travaux de lutte antiérosive pour la protection des ouvrages contre les érosions.
Jean Louis Bongungu a souligné que les travaux de Kasangulu vont consister, notamment, à réhabiliter le captage d'eau brute, restaurer et renforcer des stations de traitement d'eau. Au centre de Lisala, les travaux vont se faire par la réhabilitation de trois forages existants et la réalisation de trois nouveaux forages assurant ensemble une production journalière de 4.300 m³. Le centre de Tshikapa, quant à lui, va procéder à la construction et l’équipement d'une station de captage d'eau brute de 57.750 m³ par jour et aussi la construction d'une station de traitement de 50.000m³ par jour. Mathy MUSAU

INFOS INFOS
Kisangani : le ministre de la Défense vole au secours deu Centre de santé du camp Lukusa
Le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants a fait, dernièrement, un don de 7.000 dollars américains au centre de santé du camp militaire Lukusa à Kisangani.
Ce geste du ministre Mwando Nsimba, signale la cellule de communication du ministère de la Défense, constitue une réponse aux problèmes de fonctionnement auxquels est confronté ce centre. Il s'agit notamment de l'absence criante des produits pharmaceutiques de première nécessité.
Pour le ministre de la Défense, ce geste ne constitue qu'une solution d'attente et ponctuelle pour parer aux responsables et les personnes qui fréquentent ce lieu.

Poursuite de la formation au camp base à Kisangani
Un bataillon des unités d'intervention rapide de type américain se trouve en formation depuis l'année dernière. Selon les sources proches du ministère de la Défense nationale, cette formation qui se tient en trois phases, concerne 600 officiers et sous-officiers au centre supérieur militaire. La formation est ensuite suivie des exercices physiques ayant débuté en février dernier.
Cette formation concerne différentes unités dont l'Etat-major centre du Département culture et agriculture ainsi que du détachement génie. Dina BUHAKE

INFOS INFOS
Congo-Brazzaville : le cinquantenaire dans le sang !s exigent des poursuites pour crimes de guerre
* 76 morts et 745 blessés, bilan d’un accident de train
La République du Congo-Brazzaville est en deuil. Environ 76 personnes ont trouvé la mort dans un accident de train. Le drame s'est produit dans la nuit de lundi 21 à mardi 22 juin entre Brazzaville et Pointe Noire. Le bilan de l'accident fait aussi état de 745 blessés dont certains, dans un état critique, ont été admis dans différents hôpitaux de Pointe Noire, renseignent des confrères qui ont eu la primeur de cette triste nouvelle. Cette catastrophe survient pendant que le pays s'apprête à fêter les cinquante années de son indépendance, soit le 15 août prochain, rappelle celle de septembre 1991 qui avait tué plus de cent personnes sur la même ligne. Un deuil national est décrété à Brazzaville en mémoire des victimes du drame.

Soixante morts et des dizaines de blessés au départ, le bilan de l'accident de train survenu dans la nuit de lundi à mardi 22 juin entre Pointe Noire et Brazzaville, s'est alourdi hier. Notre consœur Reuters qui cite le média officiel, Radio Congo, a fait état de 76 morts et 745 blessés présentés comme le bilan définitif de l'accident. Les mêmes chiffres ont été avancés par l'AFP et le journal Le Monde dans leurs éditions d4hier mercredi 23 juin.
" Le dernier corps a été retrouvé mardi dans la nuit sur le site du déraillement ", dit Radio Congo citée par Reuters. Selon la source, le train de voyageurs de la compagnie Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO) a déraillé et quatre wagons ont plongé dans un ravin en contrebas de la voie près de la ville de Yanga, à une centaine de kilomètres de Brazzaville. Le train venait de la ville côtière de Pointe-Noire et se dirigeait vers la capitale.
Notre confrère Le Monde, se référant aux déclarations d'un responsable de l'hôpital Adolphe-Cissé de Pointe-Noire, a précisé hier que les corps de 60 personnes avaient été retirés des décombres mardi à la mi-journée et 450 autres ont été traitées pour des blessures.
Pour sa part, un membre de la cellule de crise à Pointe-Noire cité par l'AFP, a fait savoir que 60 corps ont été admis à la morgue de Pointe-Noire. " La cellule a également recensé 77 blessés dont 13 graves à l'hôpital Adolphe Sicé et 73 blessés à l'hôpital militaire de Pointe-Noire " a encore dit l'Afp, avant de poursuivre que sa source (Ndlr : membre de la cellule de crise à Pointe-Noire) ne disposait pas des chiffres des deux autres hôpitaux de la capitale économique du pays.
" Toutes les dispositions ont été prises pour organiser des secours. Les premières victimes et les blessés ont été conduits dans les morgues et vers les hôpitaux de Pointe-Noire ", sur la façade Atlantique, a précisé l'Afp, M. Joseph El Bez, directeur général du CFCO. " Le déraillement s'est produit à Yanga entre les localités de Bilinga et Tchitondi pour des causes encore inconnues ", a renchéri ce haut responsable de la compagnie Chemin de fer du Congo.
Cependant, des témoignages des rescapés et autres avis des responsables du Cfco, récoltés par des confrères, accréditent une double thèse d'excès de vitesse et de surcharge. " A un virage que le conducteur a abordé à vive allure, toutes les six voitures où se trouvaient les passagers ont cédé. Nous avons été projetés par le choc ", a raconté à l'AFP Lucien Koko, 37 ans, soigné à l'hôpital Adolphe Sicé de Pointe-Noire. " La vitesse excessive est une des hypothèses envisagées ", a confié Dominique Bourgoin, chargé de mission auprès du CFCO.
Par contre, une source proche du dossier a affirmé à l'AFP que "le train aurait été trop chargé tant en termes de passagers que de marchandises". Le ministre des transports, Isidore Mvouba, et le Haut commandement militaire se sont réunis dans la matinée à Brazzaville et une délégation s'est rendue sur "les lieux du drame" dans l'après-midi, a précisé Costaud Mackosso, chef du protocole du ministère des Transports.

MVOUGOUNTI, LA VILLE MACABRE ?
Héritage de la colonisation française, le CFCO, dont la construction a coûté la vie à de nombreux Africains, est la principale voie d'échange qui relie Brazzaville et Pointe-Noire sur 510 kilomètres. Mais le tronçon reste un croque-mort au regard des accidents qui s'y produisent.
En septembre 1991, sur la même ligne, une collision à Mvoungouti, près de Dolisie, entre un train de passagers et un train de marchandises avait fait 100 morts et 300 blessés. C'est, à ce jour, le plus grave accident ferroviaire du pays. Ce n'est pas tout. Cinquante personnes avaient déjà péri sur la même ligne en 2001 dans une collision entre deux trains à Mvougounti, à 75 km à l'est de Pointe-Noire.

CONGO-KINSHASA ET CONGO-BRAZZAVILLE UNIES PAR LE SORT
La République du Congo a la triste réputation de ne pas avoir un réseau routier de qualité. En conséquence, le train reste l'un des moyens de transport privilégié des populations. Moralité, " ces serpents " du rail sont bondés de monde et de marchandises. Le même constat vaut merveilleusement bien pour la RD Congo. Pour s'en rendre compte, il suffit d'observer les trains de la Société nationale du chemin de fer au Congo (SNCC) qui desservent les villes de Lubumbashi-Kindu et Lubumbashi-Kananga-Ilebo. A cette ferraille qui n'est train que de nom, s'ajoute ceux de l'Onatra qui n'ont d'équivalent que les trains à ordure en Europe.
Toutes proportions gardées, le Congo-Brazzaville peut encore se prévaloir d'aller vers la " modernité " dans le contexte de l'Afrique noire. Comparativement à sa voisine, la République démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville aligne un bus électrique entre Brazzaville et Pointe-Noire. Chose que les Kinois n'ont jamais vue. Du moins pour ceux qui ne se sont jamais rendus à Lubumbashi, capitale économique située dans le sud-est du pays. Voilà, des réalités d'un monde d'un autre âge qui devraient interpeller les dirigeants de l'Afrique des Cinquantenaires. Laurel KANKOLE

NATION
Journée africaine de l'administration publique
Dieudonné Upira invite les agents de l’Etat à prendre leurs responsabilités

Le 23 juin de chaque année est consacré à la Journée africaine de l'Administration et du services public. A cette occasion, le ministre de la Fonction publique a lancé un message à la population. Dieudonné Upira a fait savoir que cette célébration est une opportunité pour l'administration publique de réfléchir sur le rôle que chacun est appelé à jouer dans l'édification de la nation congolaise, au travers les chantiers du gouvernement initiés par le Président de la République.africaine de l'Administration et du services public. A cette occasion, le ministre de la Fonction publique a lancé un message à la population.

L'agent de l'Etat, a-t-il déclaré, est invité à prendre ses responsabilités pour éviter toute action tendant à démobiliser les uns et les autres dans leur engagement soutenu à l'effort de la reconstruction nationale et privilégier l'intérêt de la nation au-delà de toutes les aspirations.
C'est à cela, a indiqué le ministre Dieudonné Upira, que s'attèle également le ministère de la Fonction publique afin de rendre l'administration plus compétitive et créative, par l'instauration d'un management par objectifs fondés sur la gestion axée sur le résultat. " Nous croyons à une réforme qui réfléchit sur les conditions de travail et de vie des agents et qui apporte une politique salariale humaine. Car, a-t-il ajouté, loin de ruiner le pays, elle motive plutôt le fonctionnaire à donner le meilleur de lui-même pour l'essor de la nation’’.

Réforme des avancées significatives
Le ministre de la Fonction publique a reconnu que le processus de réforme de l'Administration publique en cours évolue avec satisfaction avec l'appui des partenaires au développement, notamment, la République Sud-africaine, le PNUD, le CTB, la BAD et la BM.
Les résultats déjà obtenus, expliquent-t-il, " nous réconfortent quant à la détermination du gouvernement à réaliser la transformation totale de notre administration pour la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement ".
Quant aux résultats à mi-parcours du Programme de Réforme, il les résume par la Revue du cadre juridique. A ce sujet, a souligné le n°1 de la Fonction publique, son ministère a élaboré les projets de loi organique fixant l'organisation et le fonctionnement des services publiques du pouvoir central, des provinces et des entités territoriales décentralisées et de loi portant statut général des agents et fonctionnaires de l'Etat. S'agissant de la maîtrise des effectifs, Dieudonné Pira a noté que son ministère a terminé le recensement biométrique dans six provinces et ces opérations se poursuivent actuellement dans la province du Kasaï-Occidental.
Le dernier résultat est celui de la promotion des valeurs éthiques. A ce niveau, le ministère de la Fonction publique a vulgarisé le code de conduite de l'agent public à travers tout le pays.
La journée africaine de l'Administration et du service public a été adoptée par la conférence panafricaine des ministres africains de la Fonction publique, qui s'est tenue les 20 et 21 juin 1994 à Tanger, au Maroc. Mathy MUSAU

SOCIETE
Spéculations kinoises sur le cinquantenaire
Le Gouvernement poursuit sans désemparer les préparatifs pour la célébration, le 30 juin prochain, du cinquantenaire de l'indépendance. Non sans dégâts collatéraux au regard des gros embouteillages dont sont victimes les kinois en raison des travaux en cours sur certaines artères par où, selon toute vraisemblance, passeront les hôtes de marque. Ces axes, surtout à l'Ouest de la ville, sont ornés du drapeau national encadré, par endroit, de celui du cinquantenaire. C’est sur ces mêmes artères que s'observe la plus grosse effervescence des cantonniers pour nettoyer les bordures progressivement peintes en rouge et blanc. Au Mont Ngaliema, deux phares puissants sont installés et, chaque nuit, le faisceau de leur rayon peut être perceptible jusqu'au-delà de Bandalungwa..
A Binza/Ozone, les noctambules ont même eu droit à une visite surprise du Chef de l'Etat qui, très tôt le matin de lundi dernier, a parcouru la route de Matadi sur son tronçon entre le camp Tshatshi et le centre supérieur militaire. Travailleurs matinaux, transporteurs comme vendeuses de carburant (ici, en effet, les fameux " Kadhafi " sont principalement des femmes) ont exulté de joie en voyant Joseph Kabila.
Depuis, ici, l'ambiance est à l'attente du passage du Roi des Belges, Albert II, dont le bateau devrait accoster à Boma pour gagner Kinshasa, justement par l'Ouest de la ville. Ni l'heure ni le jour de ce passage ne sont connus, mais les riverains de la route de Matadi se disent déterminés à ne pas louper ce qu'ils considèrent comme un évènement.
Entre-temps, Kinshasa abrite actuellement une vive spéculation autour de ce qui pourrait se passer le 30 juin prochain. A mesure qu'approche cette date, en effet, que n'entend-on pas à travers bistrots, salons privés, restaurants, taxis ou taxi bus ! Une rumeur avance, par exemple, que le travail s'arrête ce samedi pour ne reprendre que le 2 juillet prochain. A l'argument, les tenants de cette rumeur affirment que ce temps de " congé forcé " devrait permettre aux autorités de mettre la dernière touche aux aménagements en cours dans la ville. D'autres avancent que c'est pour établir le dispositif sécuritaire à la hauteur de l'événement ou pour permettre aux Kinois de se préparer comme il se doit afin de bien fêter le 30 juin.
Sur ce point, une vive polémique est entretenue dans les quartiers de la ville où certaines personnes se demandent si, au nom du cinquantenaire, le gouvernement va accorder une prime aux fonctionnaires pour qu'ils célèbrent dignement cet événement. A ce sujet, une large opinion semble exclure cette éventualité au regard de la grève sèche qui s'observe dans l'administration publique, justement autour de la rémunération des fonctionnaires.
Qu'à cela ne tienne, une bonne frange des Kinois est convaincue - ou espère - que, pour le 30 juin, le prix de la bière sera rabattu pour que les consommateurs boivent à leur soif. Et les " tarifeurs " rivalisent d'ardeur : 500 FC pour certains, 700 ou 900 pour d'autres. " Au moins ça va nous permettre de nous soûler pendant que les politiciens seront en train de trinquer ", espère un disciple de Bacchus. A sa droite, un autre craint, cependant, que ce rabattement du prix de l'alcool occasionne une hécatombe à travers la ville. "Un vendeur d'arachide peut facilement se trouver 3.000 FC qui lui rapporteraient 6 bières. Qu'adviendrait-il de lui en cas d'une cuite de cette ampleur, lui qui ne consomme, généralement, pas plus de deux bières par semaine ? "
Ailleurs, d'autres Kinois entrevoient le 30 juin avec une certaine indifférence. " Sans PPTE, qu'est-ce que la population peut attendre de l'Etat pour fêter dignement cet événement ", s'interroge un homme du troisième âge à Bandalungwa. Cet ancien combattant dit ne pas savoir si, le 30 juin, il aura ne fût-ce que l'opportunité de défiler dans sa tenue militaire d'antan bardée de diverses médailles qui ne lui rapportent pratiquement rien, côté matériel.
Enfin, le 30 juin, c'est également une affaire de curiosité. Plusieurs kinois cherchent, en effet, à savoir ce qui se passera ce jour-là, à part, bien entendu, le défilé qui promet d'être " monstre " sur le Boulevard Triomphal et son prolongement de la "place Tien An Men " kinoise. " Y aura-t-il des feux d'artifice, où et quand ", s'interroge un passant sur l'avenue du Commerce. " Est-ce que ce jour-là le ciel virera au vert ", demande un autre jeune désœuvré manifestement dépité par la pression qu'exerce les perspectives du 30 juin sur l'imaginaire collective. Plus loin encore, une certaine opinion affirme que " le 30 juin, ça va être la fête des bwana, des gens de haut-de-en-haut ; bref la fête des riches pendant que le petit peuple y assistera en spectateur sur le petit écran, du moins pour ceux qui disposeront de l'énergie pour regarder la télé. "
Globalement, on croit comprendre que toute la surenchère autour des événements prévus pour le 30 juin prospère sur le terreau de la non-information. Toutes les structures étatiques censées informer les Congolais sur les préparatifs ne semblent pas intéressées à impliquer effectivement la population à tous les préparatifs pour créer un sentiment réellement national autour de ce grand événement qui n'intervient que tous les cinquante ans dans l'histoire d'une Nation. Dans ces conditions, la population se résigne pour comprendre que, jusqu'à nouvel ordre, chacun de leurs employeurs organisera " son 30 juin 2010 " comme tous les autres qui ont précédé : le personnel arborera les effigies de l'entreprise, défilera devant le podium avant de finir le parcours dans un débit de boisson et reprendre le service le lendemain comme si de rien n'était… Jonas Eugène KOTA

VIVEMENT LE SPORT
Trésor Lualua pour un mandat intérimaire à Patrice Neveu
Le capitaine de l'équipe nationale de la RDC, Trésor Lualua, en séjour à Kinshasa dans le cadre de ses fonctions d'Ambassadeur de l'UNICEF, a tenu une conférence de presse, hier au GHK. Il a tenu à éclairer la lanterne des Congolais sur sa carrière sportive et surtout sur l'équipe nationale. Cette dernière entre en compétition pour les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations 2012, à partir du 05 septembre 2010 au stade des Martyrs. A cette occasion, la RDC affronte le Sénégal avant de croiser le Cameroun et l'Ile Maurice.

En ce qui concerne sa carrière sportive, Lualua a révélé qu'au terme de son contrat avec le club grec d'Olympiakos, il n'a plus envie de continuer d'y jouer. Il a aussi informé de l'achat de ce club par un richissime homme d'affaires arabe pour un montant de 100.000.000 d'euros. Sollicité par des clubs français de première division et aussi par des clubs anglais, il n'a pas encore pris sa décision. Toutefois, d'ici fin juillet 2010 il prendra une décision définitive. Il n'a que deux choix, soit rentrer en Angleterre, soit jouer en France dont le championnat est très suivi par la RDC.
De l'équipe nationale, Trésor Lualua est très conscient de l'absence du onze nationale lors des deux dernières phases des coupes d'Afrique des nations. Il est aussi conscient qu'il est le joueur le plus critiqué à chaque défaite de l'équipe nationale. Cela ne l'honore nullement, et surtout pas sa famille biologique. Car, a-t-il poursuivi, le public n'a comme bouc émissaire que les joueurs. Pourtant, a-t-il dit encore, les joueurs subissent les effets négatifs de notre organisation interne. Tout en refusant de pointer du doigt à quiconque pour les ratés ayant entraîné la déconfiture des Léopards à Blyntire au Malawi, Lualua s'interroge : " Jusqu'à ce jour nous n'avons pas encore un entraîneur principal alors que nous jouons le 5 septembre 2010 contre les Lions de la Teranga du Sénégal. Je connais la forme actuelle de cette équipe qui a joué dernièrement en Grèce contre l'équipe nationale de ce dernier pays. Les Sénégalais ont battu les Grecs par deux buts à zéro. Dans toute bonne organisation, le nom du prochain sélectionneur d'une équipe nationale est connu avant que l'on chasse celui qui est en fonction. Chez nous, le contrat de Patrice Neveu a pris fin sans que son successeur ne soit désigné. Ainsi, j'invite les décideurs à mettre le sérieux dans l'organisation. Pour le cas actuel de notre équipe nationale, mon opinion est que les autorités puissent faire, une fois de plus, confiance à Patrice Neveu, encore à Kinshasa et qui connaît les joueurs congolais et lui trouver un adjoint en la personne d'Otis Ngoma pour préparer notre match du 05 septembre 2010 contre le Sénégal. D'autant plus qu'au mois d'août 2010, nous avons un match amical contre l'Egypte au Caire avant d'affronter le Sénégal. Faire appel à un nouvel entraîneur pour préparer le match du 05 septembre sera un risque énorme. Car, le nouveau doit apprendre à nous connaître et proposer une équipe-type ".
En plus, le capitaine des Léopards a sollicité qu'il n'y ait plus de polémique entre les joueurs locaux et les professionnels. Car, toute ambition d'un joueur évoluant au pays est de poursuivre sa carrière en Europe. Cela ne sous-entend pas qu'il devient un mauvais joueur pour autant. Il souhaiteaussi qu'il n'y ait plus aussi de polémique entre anciens joueurs et les actuels car tout ancien joueur ne devient pas automatiquement un entraîneur. L'équipe nationale est un tout qui comprend les joueurs, le public, les dirigeants, … a-t-il ajouté.
Il a poursuivi que le dernier stage organisé en Autriche avec Otis Ngoma est une réussite car dans le lot des nouveaux joueurs, peu importe leurs divisions, il y a au moins trois ou quatre bons joueurs qui peuvent intégrer l'équipe nationale. Et Lualua de révéler qu'il y a d'autres bons compatriotes qui ont été tenté de changer de nationalité, mais qui ont finalement accepter de défendre les couleurs nationales.
Ambassadeur de l'UNICEF, Trésor Lualua prend son rôle très au sérieux et c'est dans ce cadre qu'il séjourne au pays et a été la semaine dernière à Lubumbashi. Protéger les enfants reste une mission noble, a-t-il conclu. Pascal LIKANA

INFOS INFOS
Afin de profiter de la saioson seche
Les transporteurs en commun exigent le début des travaux sur l’avenue Université
L'avenue de l' " Université ", dans sa partie comprise entre le rond-point " Bongolo " et l'avenue " Kapela ", sombre dans un état de délabrement très avancé. Alors qu’à Kinshasa, capitale de la RDC, pendant la saison sèche, les routes soulagent la circulation car, l'eau de pluie génant habituellement la circulation n’existe pas. L'eau continue à stagner dans des trous béants, paralysant ainsi la circulation routière. Les transporteurs en commun desservant cette partie exigent le début des travaux en cet été congolais.
" Pour contourner l'obstacle, déclare Apacha, un taximan, je préfère emprunter la voie sablonneuse pour atteindre l'arrêt Kapela, avant de reprendre la route à destination de Rond-point Ngaba. Même si cette voie secondaire est en piteux état, elle me permet quand même de préserver la vie des mes amortisseurs. Je suis motivé par le souci d'aider la population kinoise à joindre l'autre partie de la ville. Si ce n'est que pour gagner de l'argent, aucun transporteur en commun ne peut se hasarder à rouler sur une telle route. Car, ce que nous enregistrons comme dégâts matériels vaut plus que ce que nous gagnons ".
Sur cette voie de refuge, les véhicules forment également deux bandes. Mais, seuls les chauffeurs clairvoyants arrivent à y entrer puis ressortir. Cette situation inquiète Trésor Nkoy, étudiant à l'Université de Kinshasa (UNIKIN). Habitué à prendre chaque matin cette route pour atteindre la colline inspirée, ce juriste en formation constate en jetant un coup d'œil à travers la glace de son bus une fois sur cette partie, des eaux stagnantes. " Je n'arrive pas à comprendre si eaux sortent de la terre ou c'est plutôt l'accumulation d'eau de pluie qui fait encore tarder l'humidité dans cette partie faute d'issue. Mais, à bien voir, malgré l'absence de pluie depuis plus d'un mois, des flaques d'eaux continuent à demeurer ", dit-il. Interrogées sur l'origine de ces eaux, plusieurs personnes environnantes ne l'ont pas révélé.
Cette situation est à la base de plusieurs embouteillages, mais aussi des demi-terrains. Tout véhicule qui arrive dans cette partie, doit quelque soit la vitesse amorcée, ralentir et se poser la question de savoir quelle voie emprunter. La réponse est parfois donnée par les passagers. Ils sont souvent pressés par le temps et préfèrent la voie de refuge, car elle est beaucoup plus avantageuse et rapide. Par contre, les véhicules des privés ont du mal à s'engager dans cette bataille.
Par ailleurs, les transporteurs en commun interpellent la conscience des autorités provinciales en vue de relancer les travaux sur cette route. " L'impôt sur les véhicules perçu par la Direction Générale des Recettes de Kinshasa (DGRK) doit quand même servir à ce genre de travaux, s'exclament-ils. C'est étonnant qu'une route importante comme celle-ci, la principale artère pour les camions en provenance du Bas-Congo, laisse indifférentes nos autorités ", alors que selon eux, la saison sèche est une période appropriée pour l'accélération des travaux, l'hypothèse de la pluie pouvant faire obstacle étant écartée. Rocco NKANGA
.

INFOS INFOS
Selon la voix autorisée (Apoc. 10)
L'ECUSE, vers les nouvelles perceptives spirituelles

S Si nous établissons un bilan des années écoulées, nous certifions avec toute sincérité que le monde est plein de ruse. Beaucoup de gens ne comprennent pas la parole de Dieu, Tout-Puissant. Et pourtant nombre chante : " Ngai na bala Yezu " (j'ai épousé Jésus). D'accord, mais laissez moi vous rappeler une chose qui est certaine, écrite dans la Bible (Apoc. 3 :12) qui stipule : " Jésus reviendra au monde avec une autre appellation ".
Pour cela, l'Incarnat spirituel, Papa Ghonda Wasilua wa Ngitukulu, l'homme vêtu en sac (Apoc. 11) ; la lumière du monde (Kia kua nza), pointant de doigt son oint, Révérend Ntoya Ntu-Nkadi, 7ème trompette (Apoc. 10), de publier à travers toute l'humanité les préceptes du nouveau système de vie du règne du Royaume des cieux dont la RDC est la capitale ; des recommandations et le mécanisme de paix durable et éternelle.
Voyant ce que nous renseignent les dix préceptes, il y a fermement une obligation d'éviter tous les mauvais fléaux tels que l'orgueil, les fétiches, l'adultère, le vol, la tuerie, la jalousie, la haine, etc. ; d'où nous sommes condamnés de faire du bien ; car, le Dieu Tout-Puissant (Nzambi Mpungu Tulendo) veut à tout prix, accomplir sa mission au monde par le biais de son oint, Révérend Ntoya Ntu Nkadi, 7ème trompette (Apoc. 10). C'est ce que le monde attend. Si la ville de Kinshasa (la nouvelle Jérusalem) continue à douter sur les écrits bibliques, qu'allons-nous dire pour le témoignage du Pape Jean-Paul II, même si nous disons qu'Il était magicien, mais Dieu l'a pardonné de tout cœur puisqu'Il avait dit ce qui est vraie ; nous citons : " Dieu est noir, Jésus lui-même est Africain, ils sont au nord de l'Angola ". Si nous voyons bien, et sans commentaires, le nord de l'Angola est bel et bien la RDC. Le nom de Mpungu Tulendo (Tout puissant) est la superbe appellation de Dieu Tout Puissant. Même les anciens Israélites appelaient le créateur au nom de Jéhovan et les Islamistes l'appelaient Allah ; nous, les Congolais, dans chaque dialecte, nous savons l'appellation de Notre créateur Tout-Puissant.
Si nous persistons toujours à barrer la voie à cette vérité qui va sauver le monde, soyons sûrs que l'ancien n°1 de l'Eglise catholique romaine, ceux qui connaissent mieux la parole de Dieu, a tout dit et s'est humilié. A cause de cela, Dieu l'a reçu auprès de son trône. Ainsi, la 7ème trompette (Apoc. 10) exhorte comme a fait Josué dans l'ancienne Israël (Josué 3), tous les fils de Dieu et tous les prétendants de s'abstenir, car, dit-il : cet homme fut cherché de partout (Apoc. 5 : 2-5). En concluant, nous tous devons fait beaucoup d'attention et suivre la voie de l'Eternel, tout-puissant, c'est lui qui connait la voie de l'Eternel, tout-puissant, c'est lui qui connait là où nous allons. Même, son fils Jésus n'est pas en mesure. Révérend Ntoya Ntu Nkadi 7ème trompette (Apoc. 10)


CULTURE & DETENTE
" Notre père " : Papa Wemba valorise sa culture Tetela situation sécuritaire demeure préoccupante dans le Masisi
Après son éclipse sur le marché du disque, Papa Wemba signe son retour. " Notre père ", nouvel album, sortira au mois de juillet prochain avec la participation de Nathalie Makoma et Verckys Kiamuangana. Une des particularités de la nouveauté : le recours à la tradition Tetela.
Le patron de Viva la Musica vient de réaliser deux clips qui accompagneront la promotion de " Notre père ". " Kobo " et " Kama fumbe " sont les chansons choisies par Papa Wemba pour être "chipé ".
" Kemafumbe " est un titre écrit par Bakala dia Kiba en collaboration avec son porte-parole Jean Gomer. Ici, l'artiste valorise la culture Tetela dont il est originaire. Ce titre est chanté en langue Tetela. Du début à la fin de la chanson, Papa Wemba s'adresse à son peuple. " Kemafumbe " veut tout simplement dire " Nous ne sommes pas des esclaves ".
Selon les proches de l'artiste, " Kema fumbe " est une phrase dite par un des héros nationaux congolais Patrice Emery Lumumba, un Tetela pur sang. Cette phrase révolutionnaire de Lumumba consistait à réveiller les congolais, victimes de la colonisation.
A travers la chanson " Kema fumbe ", Papa Wemba vante les Tetela. Pour lui, ce peuple doit se réjouir car, il a participé dans la lutte pour l'indépendance de la RDC.
Cette chanson constitue une bonne sauce musicale car, l'artiste recourt aux instruments traditionnels congolais, en complicité avec les instruments modernes. L'on note la participation d'un chanteur Tetela dans la chanson. Lui, c'est Mambo Ley qui intervient dans le lead.
Papa Wemba a également associé les groupes traditionnels Tetela dans " Kema fumde " pour répondre à l'objectif de sa démarche, celui de valoriser cette culture.
Cette démarche offrira l'opportunité à Bakala dia Kuba de retourner chez lui, dans son terroir et livrer des concerts " at home ". Car, il est réclamé chez lui.
Papa Wemba a défendu sa culture dans le monde sans pour autant effectuer une tournée dans son fief natal. C'est ainsi qu'il veut se ressaisir à travers la chanson " Kemafumbe ".

Papa Wemba : le grand absent du cinquantenaire
Papa Wemba ne participera pas aux festivités du cinquantenaire de son pays. Pour cause, il est rentré en Europe pour finaliser le processus du lancement de l'album " Notre père ", très attendu dans le milieu de ses fans.
Dès son retour au pays, Bakala dia Kuba emportera dans sa gibécière sa nouveauté qui est attendue fiévreusement par les fanatiques.
Dieumerci MAYAMBI

Après le deuil qui a frappé Wenge BCBG
JB Mpiana et son groupe attendus à Matadi

Après le deuil qui venait de frapper la famille musicale Wenge BCBG, JB Mpiana et son ensemble ont repris leurs activités. Le patron de Wenge BCBG et son groupe sont attendus à Matadi, chef lieu de la province du Bas-Congo. Papa Chéri très réclamé dans la ville portuaire viendra séduire les Matadiens avec quelques titres tirés de son nouvel album " Soyons sérieux " non encore lancé sur le marché.
Lors de ses spectacles dans cette partie du pays, JB Mpiana n'hésitera pas à exécuter sa nouvelle danse qui cartonne déjà : " Mpunda ". Cette danse a fait sensation dernièrement lors de la randonnée fluviale avec Papa Chéri. Cette production à succès a été organisée par Djo Kabengele et répertorié déjà parmi les grands événements de l'année 2010.
Par rapport au lancement de " Soyons sérieux ", toutes les batteries sont déjà mises en place pour la réussite de cet opus. Les clips sont disponibles et n'attendent que la volonté de JB Mpiana pour qu'ils soient largués à la télévision à titre promotionnel.
La sortie de " Soyons sérieux " pourra intervenir, d'après le staff de Wenge BCBG, vers le mois de juillet 2010. Dans l'entre-temps, une tournée européenne de l'orchestre pointe déjà à l'horizon. Après le Bas-Congo, et les festivités du cinquantenaire, JB Mpiana et son groupe pourront s'envoler pour le vieux continent pour livrer des concerts.

Hommage à Tati
Il y a lieu de rappeller que le chanteur Tatikila de Wenge BCBG a été conduit dans sa dernière demeure le mardi 22 juin 2010. Pendant le deuil de l'illustre disparu qui s'est tenu à la place ASSANEF dans la commune de Lingwala, on a vu la majorité des chroniqueurs de musique venus soutenir l'orchestre Wenge BBG et la famille biologique du chanteur décédé.
Tatikila faisait partie de l'équipe rajeunie de Wenge BCBG à l'instar de Djino, Abraham Mignon et Nonon Fudji. Il a d'ailleurs participé à l'élaboration de l'album " Soyons sérieux ".Dieumerci MAYAMBI