Billet
Chantiers:
Et l'arrière-boutique?
C'est la dernière ligne droite pour l'horizon 30 juin. Dès ce lundi 28 juin, Kinshasa va commencer à accueillir ses hôtes de marque ou leurs missi dominici. A quelque cinq jours du jour j, les préparatifs s'accélèrent. Sur les différents chantiers, Chinois et Congolais travaillent de jour comme de nuit. Les boulevards du 30 juin et Triomphal se sont refaits une jeunesse. Des immeubles longeant certaines artères ont enfin reçu une couche de peinture. Gros pourvoyeur de la crasse qui infeste Kinshasa, le Grand marché pourrait être nettoyé. Peut-être au kärcher, pour paraphraser le Président français Sarkozy quand il parlait des banlieues. Bref, pour fêter les 50 ans d'indépendance, Kinshasa fait peau neuve.
Cette amorce de la modernisation de la capitale congolaise ne devrait, cependant, pas être une espèce de cache-misère. S'il faut se féliciter de ce qu'un pan de cinq chantiers commence à devenir une réalité à Kinshasa, il n'en demeure pas moins que les travaux en cours semblent dictés, pour l'essentiel, par les impératifs du cinquantenaire. C'est autour des axes liés, d'une façon ou d'une autre, aux festivités du jubilé d'or de l'indépendance que se concentrent les travaux. Même le réveil de l'autorité urbaine, d'ordinaire pas spécialement visible sur le front de la voirie, paraît s'expliquer davantage par l'enjeu du cinquantenaire que par l'obligation d'assainir la ville. Autrement, la salubrité publique ne devrait pas passer pour une campagne médiatique lancée à la veille du 30 juin.
De ce point de vue, le vrai test se passera après la commémoration du cinquantenaire. L'on verra bien si la reconstruction à marche forcée va se poursuivre. L'on sera curieux de voir la suite à donner à l'assainissement de la capitale. Car, ce pays est plein d'initiatives sans lendemain. Que d'opérations de salubrités publiques qui n'ont duré que l'espace d'un matin! De "Kin bopeto" à "kanga vagabond" en passant par "ramassage des sachets", autant de campagnes qui se sont vite muées en slogans creux.
De plus, pour importante qu'elle soit, la restauration de principales artères ne devrait pas voiler les urgences sociales quotidiennes de Kinshasa profond. Il s'agit, notamment, de l'eau, de l'électricité et du transport en commun. La réfection du prestigieux boulevard du 30 juin peut même paraître comme le cadet de soucis du Kinois du crû de la Tshangu qui n'a que faire de la plus belle avenue du pays.
Croisons les doigts pour que l'élan pris en prévision du cinquantenaire s'installe dans la durée et affecte aussi l'arrière-boutique que sont ces quartiers populeux où vivent les vrais gens. C'est à cette condition que les sceptiques de raison que sont devenus les Congolais se convaincront que, cette fois-ci, les pouvoirs publics ont intégré l'hymne national en prenant le plus bel élan. José NAWEJ |
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EDITION N°3639 du VENDREDI 25 JUIN 2010 |
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Affaire Jean Pierre Bemba : pas de renvoi à Bangui
*La Chambre de première instance III a rendu hier sa conclusion rejettant la requête en irrecevabilité introduite en février 2010 par la défense du Chairman du MLC
* Un enventuel appel de la défense n’étant pas suspensif de la procédure, le procès proprement dit s'ouvre bel et bien le 5 juillet 2010
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Le dossier Bemba ne sera pas renvoyé à Bangui et son procès aura bel et bien lieu à la CPI à partir du 5 juillet 2010. En effet, la Chambre de première instance III de la Cour Pénale Internationale (CPI) a conclu, hier, que l'affaire opposant le Procureur à Jean-Pierre Bemba Gombo est recevable et que, donc, la CPI est compétente de la juger, ont rapporté hier, des sources proches du bureau de cette Cour à Kinshasa. La conclusion faisait suite aux deux audiences des 26 et 27 avril 2010 sur la requête en irrecevabilité de l'affaire introduite deux mois plus tôt par la défense du Président national du MLC. Cette requête se basait sur le principe de la complémentarité, de «ne bis in idem» ainsi que sur l'absence, selon cette défense, du niveau de gravité requis quant aux charges évoquées. Les avocats de Bemba faisaient également état de l'abus de procédure à son encontre.
A l'argument de cette ligne de défense, les avocats de Bemba affirmaient que l'affaire ayant déjà fait l'objet d'enquête puis d'un procès ayant lavé Bemba en Centrafrique, elle ne devait plus être recevable au niveau de la CPI, au risque de porter atteinte au principe selon lequel nul ne peut être poursuivi doublement pour une même cause. Toujours dans leurs arguments, les avocats de l'ancien Vice-Président de la République soutenaient que " les autorités centrafricaines ont toujours fait preuve d'une volonté constante et leurs juridictions ont la capacité requise pour exercer des poursuites fondées sur lesdites allégations. "
En ce qui concerne l'abus de procédure, la défense de Bemba avançait, notamment, la politisation de l'affaire, déjà à partir de la République Centrafricaine. " La procédure pénale nationale initiée contre l'ex-Président de la RCA - Ange Félix Patassé- avait été destinée à garantir l'élection, sans opposition significative, de son concurrent, le Général François Bozizé ", estimait la défense qui ajoutait que " la mise en cause de l'accusé à cette procédure et le renvoi subséquent de l'affaire devant la Cour Pénale Internationale avaient été en conséquence teintés de considérations politiques et constituent, de ce fait, un abus de procédure. "
Elle soutenait, d'autre part, que "le Bureau du Procureur de la CPI s'était inopportunément engagé dans une négociation avec le régime Bozizé et les autorités du pouvoir judiciaire de la RCA sur des questions relatives à la complémentarité, alors que la procédure judiciaire n'était pas épuisée devant les juridictions nationales de la République Centrafricaine. " Dans la même logique, et impliquant Kinshasa, la défense du sénateur Bemba avançait que " le régime du Président Joseph Kabila avait collaboré avec le régime de Bozizé afin de faciliter, de ce fait, le transfert de la situation à la CPI conformément à l'Article 14(1) du Statut de Rome. "
Et sur le volet de la complémentarité, la défense de Bemba argumentait que " la notion de "complémentarité", dans le contexte de la CPI, s'entend comme complétant, mais ne remplaçant pas l'exercice de la compétence pénale nationale. En d'autres termes, c'est seulement lorsque les procédures pénales nationales font manifestement carence que la CPI devrait être saisie et investie de la responsabilité de s'assurer que des crimes d'atrocité grave ne demeurent impunis. " Or, comme elle l'indiquait dans ses arguments précédents, la justice centrafricaine aurait connu de l'affaire en cause et même rendu un jugement. Par cette batterie d’arguments, la défense espérait, d’une part, le dessaisissement de la CPI et, de l’autre, la remise en liberté de Bemba.
Lors des audiences des 26 et 27 avril 2010, le Procureur général de la République et les avocats du Gouvernement centrafricain avaient affirmé qu'il n'y a jamais eu de procès Bemba en Centrafrique, et qu'il n'y jamais eu de verdict. Dans leurs exposés, ils avaient rapporté qu'en effet, la justice centrafricaine avait ouvert des enquêtes sur les événements concernés, mais n'était pas allé plus loin, au regard de la gravité des faits observés, ce qui poussa le Gouvernement centrafricain, par ailleurs partie au Statut de Rome, à en référer à la compétence de la CPI.
Ainsi donc, en déclarant recevable l'affaire Bemba par devant la CPI, la Chambre de Première instance III balaie d'un revers de la main la ligne de défense de Bemba. Et hier, les sources proches du bureau de la CPI à Kinshasa nous indiquaient que la défense est libre d'interjeter appel. Seulement, celui-ci n'est pas suspensif de la procédure.
Traduction : Bemba va demeurer en détention à la Haye et, sauf changement de dernière minute, le procès proprement dit de l'affaire opposant le Procureur à Jean-Pierre Bemba s'ouvre le lundi 5 juillet 2010. Jean-Pierre Bemba avait été arrêté à Bruxelles par les autorités belges le 24 mai 2008 en vertu d'une demande d'arrestation provisoire, conformément au mandat d'arrêt émis le 23 mai 2008 par la Chambre préliminaire III. Transféré à la Haye le 3 juillet 2008, Bemba serait responsable, en qualité de chef militaire, de deux crimes contre l'humanité (viol et meurtre) et de trois crimes de guerre (viol, meurtre et pillage). Jonas Eugène KOTA
A. Muzito sur le boulevard Triomphal pour palper l'effectivité des travaux
Les dernières retouches sur les travaux de la modernisation du boulevard triomphal à Kinshasa, attirent un grand nombre de Kinois, curieux d'avoir l'œil américain sur les préparatifs du cinquantenaire. Hier jeudi 24 juin, le Premier ministre Adolphe Muzito, accompagné du conseiller du Chef de l'Etat en matière des infrastructures, M. Jean Kimbembe Mazunga, y est descendu pour palper du doigt cette éblouissante réalité.
Ne pouvant pas franchir la seconde moitié de ce tronçon strictement surveillé par les hommes en uniforme, des Kinois qui admiraient cette beauté juste à la lisière de l'avenue des Huileries, ont aperçu la manière dont le chef du gouvernement ne pouvait retenir son sourire pour apprécier la beauté de l'art. Une route allongée avec des traçages de marque de position bien en place, des réverbères modernes érigés, ainsi qu'une nouvelle tribune installée pour abriter les hôtes de marque du cinquantenaire, en vue d'assister au grand défilé prévu en la circonstance, ont fait dire, sans hésiter à certains Kinois que "Kinshasa ressemble à une demi-Europe".
A. Muzito s'est ensuite dirigé vers le rond-point "Kimpwanza ", à quelque 200 mètres du boulevard Triomphal, pour se rendre compte de l'évolution des travaux consacrés à la construction du monument du premier Président congolais, Joseph Kasa-Vubu. Les Kinois constituant sa suite, ont accueilli chaleureusement cet acte. Ils ont applaudi et scandé des chants à la kinoiserie. Le tout pour dire au Premier ministre " Bravo " pour la concrétisation du chantier route. Rocco NKANGA
ENJEUX DE L'HEURE
JOUR J -5
Cinquantenaire : Joseph Kabila, la star de la Tshangu hier !
* Pendant ce temps, le Premier ministre Adolphe Muzito, se retrouvait surle boulevard Triomphal pour palper du doigt la réalité des travaux
Les jours vont vite. Le décompte a même déjà commencé. Plus que cinq jours séparent les Congolais du grand rendez-vous du 30 juin marquant le cinquantenaire de l'indépendance du pays. La semaine se veut décisive. A jour-J -5, il faudrait s'assurer que tout est bon pour ne pas gâcher la fête. C'est dans cette logique qu'il faut situer la visite surprise du chef de l'Etat, Joseph Kabila, hier à Kingasani, dans la périphérie de Kinshasa. Habitué à " affronter " la masse populaire, Joseph Kabila a marché sur plusieurs dizaines de mètres. Non parce qu'il avait besoin de prendre un bain de foule, le Président de la République voulait plutôt se rendre compte que le colmatage des nids de poule sur le boulevard Lumumba se fait de manière à ne pas choquer les consciences.
Joseph Kabila, comme feu son père, M'zee Laurent-Désiré Kabila, communie bien avec les populations de la Tshangu. Cette partie de la ville, considérée comme la zone rouge de la capitale, sert également de thermomètre de popularité et de " légitimité " de tout dirigeant du pays. Raïs le sait mieux que n'importe quel apparatchik de la défunte seconde République.
Les preuves de ce mariage Kabila-population de la Tshangu, s'observe notamment dans les habitudes du Raïs qui traverse cette zone, lui-même au volant de sa jeep aux vitres claires. Bien plus, et souvent à la demande de la population, Joseph Kabila s'impose un footing parfois après une laborieuse journée de travail passée à sa ferme de Kingakati.
Hier jeudi 24 juin en fin d'après-midi, c'est encore le chef de l'Etat qui a volé la vedette aux stars de la musique congolaises. Joseph Kabila a marché sur plusieurs dizaines de mètres pour constater l'état d'avancement et la qualité des travaux de colmatage des trous sur le tronçon du Boulevard Lumumba compris entre les quartiers Kingasani terminus et la première entrée de la commune de N'Djili. Ayant appris cette visite non annoncée du chef de l'Etat, d'importantes foules ont pris d'assaut les abords du Boulevard Lumumba pour le contempler le Raïs.
TSHANGU : LA PORTE D'ENTREE ET DE SORTIE
Commedit précédemment, nous avons franchi la semaine décisive. Mieux, la dernière ligne droite des préparatifs du Cinquantenaire de la souveraineté nationale et internationale du pays. Des personnalités de marque, dont le roi de Belges Albert II, sont attendues dans la capitale. D'où, le devoir pour le chef de l'Etat, de s'assurer que tout est fin prêt pour éviter des ratés. La déception pourrait venir de l'état des infrastructures routières, dans la mesure où la voirie de Kinshasa se trouve en pleine modernisation.
Cela s'entend, les hôtes du Raïs devant inévitablement passer par le Boulevard Lumumba, devront prendre leur mal en patience, quand on sait que cette artère, considérée comme le plus long boulevard de la capitale, constitue un vaste chantier chinois. Il est vrai que quiconque arrive pour la première fois à Kinshasa, peut tirer les premières conclusions de sa visite à partir de ce qu'il aura vu dans la Tshangu. Car, cette entité constitue la porte d'entrée et de sortie de la vaste métropole congolaise par l'aéroport international de N'Djili. Vu sous cet angle, ce district mérite une attention particulière. Logiquement, on trouverait de somptueux immeubles, des maisons bien construites, un environnement quelque peu touristique tout au long du Boulevard Lumumba. Ceci aurait le mérite de bien vendre l'image de la capitale, et au travers d'elle, celle de toute la nation parce que Kinshasa est, par essence, le miroir du pays. Malheureusement, on constate le contraire. Le beau est enfoui, caché alors que le sobre et le laid sont exposés au regard des visiteurs. Réfléchissons-en.Laurel KANKOLE
Adolphe Muzito sur le boulevard Triomphal pour palper l'effectivité des travaux
Les dernières retouches sur les travaux de la modernisation du boulevard triomphal à Kinshasa, attirent un grand nombre de Kinois, curieux d'avoir l'œil américain sur les préparatifs du cinquantenaire. Hier jeudi 24 juin, le Premier ministre Adolphe Muzito, accompagné du conseiller du Chef de l'Etat en matière des infrastructures, M. Jean Kimbembe Mazunga, y est descendu pour palper du doigt cette éblouissante réalité.
Ne pouvant pas franchir la seconde moitié de ce tronçon strictement surveillé par les hommes en uniforme, des Kinois qui admiraient cette beauté juste à la lisière de l'avenue des Huileries, ont aperçu la manière dont le chef du gouvernement ne pouvait retenir son sourire pour apprécier la beauté de l'art. Une route allongée avec des traçages de marque de position bien en place, des réverbères modernes érigés, ainsi qu'une nouvelle tribune installée pour abriter les hôtes de marque du cinquantenaire, en vue d'assister au grand défilé prévu en la circonstance, ont fait dire, sans hésiter à certains Kinois que "Kinshasa ressemble à une demi-Europe".
A. Muzito s'est ensuite dirigé vers le rond-point "Kimpwanza ", à quelque 200 mètres du boulevard Triomphal, pour se rendre compte de l'évolution des travaux consacrés à la construction du monument du premier Président congolais, Joseph Kasa-Vubu. Les Kinois constituant sa suite, ont accueilli chaleureusement cet acte. Ils ont applaudi et scandé des chants à la kinoiserie. Le tout pour dire au Premier ministre " Bravo " pour la concrétisation du chantier route. Rocco NKANGA
ENJEUX DE L'HEURE
Cinquantenaire de l'indépendance
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François Kimasi appelle à une bonne lecture de l'histoire
Le Président de l'Alliance des bâtisseurs du Congo (ABACO), François Kimasi Matuiku, a dénoncé, hier au cours d'un entretien avec la presse, ce qu'il qualifie de tentative de dénaturation de l'histoire politique de la RDC, relent qu'il dit percevoir dans le chef du Commissariat général au cinquantenaire à travers ses diverses activités. Le CGC, a-t-il indiqué, a tendance, dans ses interventions publiques, à faire croire à l'opinion que le processus qui a conduit à l'indépendance de la RDC en juin 1960 a été le seul fait du héros national Patrice Lumumba.
" Tous les faits historiques démontrent clairement que c'est l'Alliance des Bakongo (ABAKO), avec à sa tête Joseph Kasa Vubu, qui a été au premier plan de la lutte pour l'indépendance ", soutient son président actuel. Selon lui, en effet, en 1956, en réaction à la publication du plan Bilsen, du nom du professeur belge ayant proposé que la RDC accède à l'indépendance seulement après 30 ans, le Mouvement de la conscience africaine, qui regroupait des intellectuels congolais, comme feu le Cardinal Malula et Joseph Ileo, donna un avis favorable à ce plan. C'est alors que l'ABAKO de Joseph Kasa Vubu va réagir en réclamant l'indépendance immédiate et sans condition.
En 1957, poursuit Kimasi, c'est toujours l'ABAKO qui a raflé les premières élections municipales à Léopoldville en remportant la victoire dans 7 communes sur les 8 que comptait alors la capitale. Seule la commune de Kinshasa lui avait alors échappé, échouant sous le contrôle de Lutula, un non Mukongo. Ce dernier avait dû sa victoire au fait qu'il était né et avait grandi à Boma et maîtrisait donc le Kikongo.
A partir de cette date, conclut François Kimasi, l'ABAKO ne cessera plus son combat pour l'indépendance, jusqu'au 4 janvier 1959 avec les émeutes de la ville de Kinshasa qui sont, d'ailleurs, l'œuvre du parti de Kasa Vubu dont les dirigeants seront arrêtés et d'autres bannis. C'est à la suite de ces émeutes que, quelques semaines plus tard, le Roi des Belges, Baudouin 1er, fera une déclaration publique affirmant qua la Belgique était prête à conduire le Congo à l'indépendance sans atermoiements funestes.
C'est après cette déclaration royale, estime le Président Kimasi, que l'ABAKO va multiplier les pressions sur le pouvoir colonial, et va convoquer, le 25 décembre 1959, le Congrès de Kisantu où il sera rejoint par d'autres partis politiques comme le PSA, l'ABAZI, le MNC/Kalonji et le parti LUKA. De ce congrès sortira le Cartel de Kisantu qui va exiger l'indépendance immédiate dans le cadre de la table ronde de Bruxelles, alors que, dans le premier temps, toujours selon Kimasi, d'autres partis soutenaient la position du pouvoir colonial.
En effet, poursuit le patron de l'ABAKO, c'est seulement à la suite d'une forte pression des étudiants congolais en Belgique que les autres leaders vont adhérer à la thèse de l'indépendance immédiate et rejoindre le Cartel pour former le Front Commun dont la présidence fut confiée à Joseph Kasa Vubu. Et en tant que président, sa première décision fut d'exiger la libération de Patrice Lumumba et sa présence à Bruxelles. Celui-ci, alors en détention à Kisangani, sera alors libéré pour aller rejoindre ses collègues à Bruxelles. En ce moment, il est simple membre du Front Commun.
Pour François Kimasi donc, les faits historiques étant têtus, ils doivent être transmis fidèlement aux générations futures. Il regrette, par ailleurs, que son parti, l'ABACO qui est le continuateur de l'ABAKO de Kasa Vubu, n'ait pas été associé aux festivités du cinquantenaire, malgré les multiples démarches menées en ce sens auprès des structures attitrées.
Il a, cependant, remercié le Chef de l'Etat pour avoir rendu hommage et réhabilité la mémoire de feu le Président Kasa Vubu en faisant ériger un monument grandiose en son honneur. JEK
ENJEUX DE L'HEURE
En marge du cinquantenaire
de l'indépendance de la RDC
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Les 50 ans du constitutionnalisme en RDC au centre des débats à l'Unikin
*Dans son exposé, Evariste Boshab invite les acteurs politiques à respecter la Constitution
La journée d'hier consacrée à l'ouverture des assises, a été riche en informations au regard d'un débat houleux qui a suivi les exposés d'éminents professeurs de droit de la colline inspirée. Il s'est agi d'Evariste Boshab, président de l'Assemblée nationale, qui a abordé le sous-thème "Constitutionnalisme, un concept aux contours multiples " et de Jacques Djoli qui, lui, a planché sur le "mimétisme et les problèmes de l'identité constitutionnelle de la RDC : histoire constitutionnelle de la RDC ". Ces journées visent à faire une lecture sur l'évolution du constitutionnalisme en RDC en vue d'en tirer des leçons pour projeter un avenir meilleur.
Dans son exposé, le Pr Evariste Boshab, qui aussi est président du Département de droit public à la faculté de droit de l'Unikin, a balisé le chemin du constitutionnalisme pour le Congo de demain. Pour lui, l'avenir constitutionnel de la RD Congo dépend de la capacité des acteurs politiques à respecter la Constitution et les règles de jeu. Au nombre de toutes les définitions développées par différents auteurs, a expliqué Evariste Boshab, le constitutionnalisme est un mouvement qui limite les pouvoirs des gouvernants. A bien comprendre le président de l'Assemblée nationale, les pays africains sont mal partis pour asseoir leurs constitutions à cause du mimétisme.
Pour sa part, le Pr. Jacques Djoli, qui a abordé "le mimétisme et le problème de l'identité constitutionnelle de la RDC, histoire Constitutionnelle de la RD Congo " a fait savoir que depuis 1960, le pays a expérimenté une vingtaine de constitutions. " Le mimétisme, a-t-il soutenu, conduit toujours à la production d'une constitution faible. C'est le cas de la RDC qui connaît des constitutions annoncées et avortées et parfois conçues à l'extérieur ", a expliqué Jacques Djoli.
A l'entendre, le vrai problème que connaît la RD Congo demeure le manque d’animateurs véritablement démocrates devant asseoir les valeurs démocratiques. "Nous devons nous demander comment nous assumons les valeurs démocratiques que nous avons acceptées dans notre Constitution ", a souligné Jacques Djoli qui démontrait comment le Congo peut réussir à asseoir une véritable démocratie.
Le débat houleux qui a sanctionné les exposés, a permis à la communauté estudiantine de la colline inspirée d'être édifiée sur les problèmes qu'éprouve la RDC en matière de constitutionnalisme. Dorian KISIMBA
INFOS INFOS
Voulant éviter les embouteilleges
Un conducteur poignardé par un sujet nigérian à Kinshasa
Les embouteillages monstres qui s’observent depuis peu dans la ville de Kinshasa, à cause des verrouillages de certaines artères en vue de leur modernisation, ont occasionné, le mercredi 23 juin dernier, la mort du conducteur d'un taxi-bus, poignardé après une discussion par un ressortissant nigérian, dont la Mercedes 230 venait d’être percutée par le taxis-bus.
Selon certains témoignages, les faits se sont produits le matin, au croisement des avenues Kabasele ex-Bokasa et Funa. Le minibus a percuté le véhicule de ce sujet nigérian, qui a poignardé le conducteur à la tête. Il a été conduit dans un centre hospitalier de la place pour les premiers soins. Sa vie ne serait pas en danger, selon le médecin du centre hospitalier.
Quant au Nigérian, il a été brutalisé par la population environnante qui a immédiatement brûlé sa Mercedes, avant l'intervention remarquable de la Police qui a réussi à extraire la victime des mains de ses bourreaux relatent les témoins.
La circulation était en partie interrompue par la curiosité des passants qui venaient de tous les coins pour s'enquérir de cet incident qui, selon eux, est déplorable. " La Police nationale a agi arbitrairement en faveur de cet étranger. Ce qui n’est pas normal. Leur intervention est illégale dans la mesure où l'on ne connaît pas l'état de santé du conducteur expédié urgemment vers un centre de santé ", ont-ils dit.
Le trafic a donc été bloqué car, les conducteurs se rendant au centre-ville ont rencontré un entraînement militaire sur le Boulevard triomphal, en perspective du défilé du 30 juin, qui avait entraîné la fermeture de l’avenue de l'Enseignement et de l'axe conduisant vers le rond-point Kimpwanza . Ghetti FELO
Correspondance particulière
INFOS INFOS
Les deux Norvégiens condamnés à mort en RDC demandent une grâce
Les deux ex-soldats norvégiens condamnés à mort pour meurtre et espionnage en République démocratique du Congo ont écrit au président congolais Joseph Kabila pour demander à être graciés, a annoncé jeudi l'un de leurs avocats norvégiens.
"Nous avons envoyé une demande de grâce en faisant valoir les conditions extrêmement difficiles de leur détention ainsi que des considérations familiales", a déclaré à l'AFP l'avocat Morten Furuholmen.
Joshua French, 28 ans, qui a aussi la nationalité britannique, et Tjostolv Moland, 29 ans, ont été condamnés à la peine de mort par la cour militaire de Kisangani (nord-est) pour le meurtre en mai 2009 d'un chauffeur congolais qui conduisait le véhicule qu'ils avaient loué dans cette ville, et pour espionnage.
Le gouvernement norvégien, qui a toujours rejeté les accusations d'espionnage, a dit à plusieurs reprises avoir reçu de la part des autorités congolaises l'assurance que la condamnation à la peine de mort ne serait pas mise à exécution.
"La demande (des deux condamnés) porte sur une grâce totale ou, à défaut, sur la commutation de la peine de mort" en une peine de prison, qui pourrait éventuellement être purgée en Norvège, a dit M. Furuholmen.
Après le verdict, Oslo s'était dit "prêt à négocier" le transfèrement de ses deux ressortissants dans leur pays.
MM. French et Moland ont également été condamnés à verser solidairement avec la Norvège 60 millions de dollars américains à la RDC.
Dans leur lettre, MM. French et Moland ne présentent pas d'excuses concernant les faits pour lesquels ils ont été condamnés. "Ils ont toujours dit qu'ils étaient innocents et il serait illogique de présenter des excuses", a expliqué l'avocat.
Il n'y a plus eu d'exécutions en RDC depuis l'arrivée au pouvoir du président Kabila en 2001. Mais la peine de mort n'a pas été abrogée et les peines capitales prononcées sont commuées en prison à perpétuité. AFP
INFOS INFOS
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Assemblée nationale : JC Vuemba sollicite l'élévation de Floribert Chebeya en héros national
Ayant suspendu ses activités à l'Assemblée nationale sur demande des militants de son parti politique le Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR), le député Jean Claude Vuemba est revenu hier au bureau de la chambre basse. C'était en fait pour déposer une déclaration politique au bureau de cette institution législative.
Dans ce document, l'élu de Kasangulu demande à l’Assemblée nationale chambre basse de prendre toutes les dispositions utiles qu'impose la loi en la matière pour proposer l'élévation de Floribert Chebeya au rang de héros national, martyr de l'intolérance politique et de la défense des droits humains du peuple congolais.
Jean Claude Vuemba a profité de cette occasion pour inviter tous les Congolais à se mobiliser le jour du culte qui sera organisé demain le 26 juin en vue de rendre gloire à Dieu et prier pour le repos éternel de son digne serviteur Floribert Chebeya.
" Celui-ci, a-t-il souligné, restera toujours vivant dans les esprits des Congolais et continuera à impulser notre combat politique pour le bonheur des filles et des fils du Congo ", a indiqué le député Jean Claude Vuemba. Dorian KISIMBA
INFOS INFOS
Selon le PAM
La situation nutritionnelle en RDC est une urgence pour le développement
«Investir dans la nutrition : une priorité pour le développement de la RDC», ce thème était au centre d'un café de presse organisé par OCHA. Une occasion pour le Programme alimentaire mondial (PAM) de brosser la situation nutritionnelle dans cinq provinces de la RDC, à savoir Equateur, Kasaï Occidental, Kasaï Oriental, Katanga et Maniema. Selon le PAM, cette situation est une urgence pour le développement de la RDC. La situation nutritionnelle est mauvaise, chronique et généralisée. Elle affecte des milliers d'enfants.
Cependant, cette situation n'est ni normale, ni acceptable. Car, elle affecte la survie et le développement de milliers d'enfants, soit environ 1.000.000 pour la malnutrition aigue et plus de 5.000.000 pour le rebond de croissance.
Le PAM a fait savoir que la malnutrition affecte le développement cognitif, les performances scolaires et la productivité à l'âge adulte. D'après cet organe du système des Nations unies, l'hypothèse sur les déterminants est d'ordre structurel et conjoncturel notamment, la pratique inadéquate de soins des enfants, l'absence de planning familial, le manque d'hygiène et le chômage.
Activités du PAM
en rapport avec
la nutrition
Le PAM disponibilise des aliments fortifiés (mélange maïs-soja fortifié en vitamines et minéraux, huile enrichie en vitamine A, et sucre, consommée sous forme de bouillie) qui vont permettre aux enfants et aux femmes de reprendre du poids et retrouver un état nutritionnel satisfaisant, mais aussi de prévenir l'apparition de la malnutrition dans les moments les plus critiques. Le PAM intervient dans les unités de nutrition intégrées dans les structures du système de santé national dans les provinces du Sud-Kivu, Nord-Kivu, Maniema, Katanga, Kasaï Occidental, Equateur, Province Orientale, Bandundu et bientôt Kasaï Oriental.
En 2010, le PAM a prévu d'appuyer 300.000 femmes et enfants dans ses activités de nutrition et prévoit d'augmenter son appui à 350.000 en 2011, puis 400.000 en 2012. A partir de 2011, le PAM renforcera encore son partenariat avec les acteurs de la lutte contre la malnutrition en RDC afin d'offrir un paquet d'intervention complet pour diminuer la malnutrition et la mortalité maternelle et infantile en RDC.
Le PAM a le mandat d'appuyer la prise en charge de la malnutrition aigue modérée afin d'éviter que l'enfant ne bascule vers la forme sévère, et prévenir l'apparition de la malnutrition chez les enfants et les femmes. L'objectif est malnutrition et briser le cycle intergénérationnel de la malnutrition.
Un autre mandat du PAM est de sauver des vies dans les zones en situation d'urgence alimentaire et nutritionnelle, c'est-à-dire dans le contexte des crises qui affectent la sécurité alimentaire et l'état nutritionnel des populations. Les crises, selon le PAM, peuvent prendre différents visages : crise économique et financière, crise écologique et catastrophe naturelle, troubles politiques et conflits armés.
Mathy MUSAU
Kinshasa se dote d'un chalutier de 150 tonnes de poisson par semaine
Le ministre de l'Agriculture, Pêche et Elevage, Norbert Basengezi, a inauguré hier jeudi 24 juin, un bateau de pêche dans la commune de la N'sele à Kinshasa. Ce bateau, M/B Minagri, va opérer dans le pool Malebo dans un premier temps et pratiquera la pêche semi industrielle.
Le " M/B Minagri, fête du Cinquantenaire ", a été réhabilité sur fonds propres du ministère de l'Agriculture, Pêche et Elevage, pour un montant de 75 mille dollars américains.
Il s'agit, en réalité, d'un bateau commercial transformé en bateau de pêche. Selon l'ingénieur Makaya Athanase, chef de ce projet, les travaux ont été exécutés par la Régie des voies maritimes, RVM/Boma. Ils ont duré une dizaine de jours.
La capacité de ce chalutier, qui est en même temps pousseur, est de 150 tonnes de poisson par semaine.
M/B Milagri est le premier bateau mixte en Afrique centrale. Il est l'œuvre de la main d'œuvre congolaise pour exploiter les capacités aloétiques de la RDC.
Enfin, ce bateau sera géré en partenariat entre les associations des pêcheurs et le ministère de l'Agriculture.
Un potentiel piscicole non exploité
Il importe de rappeler que le mercredi 23 juin, en marge de la journée nationale du poisson, Norbert Basengezi avait distribué des alevins de tilapia aux pisciculteurs de la N'sele.
Selon ce membre du gouvernement, la RDC s’est dotée d'un important potentiel piscicole estimé à plus de 700 000 tonnes de poissons par an.
Mais, en dépit de ce potentiel considérable, la production actuelle, œuvre exclusive de la pêche artisanale, ne dépasse pas 250. 000 tonnes de poisson. FDA/RO
INFOS INFOS
Le ministère des Mines ordonne une collecte de diamants pour le Cinquantenaire
Chaque exploitant de diamants du Kasaï-Oriental est appelé à remettre à la province trois pièces de ses pierres précieuses pour une exposition à Kinshasa lors des festivités du cinquantenaire.
L'initiative émane du secrétariat général du ministère national des Mines à Kinshasa. La décision a été communiquée aux diamantaires du Kasaï-Oriental jeudi 17 juin.
La province est appelée à constituer, à cet effet, des échantillons de diamant, de minerais de fer, de malachite et autres ressources du sous-sol.
Le ministre provincial des Mines du Kasaï-Oriental a déjà dépêché son chef de division dans les différentes mines de la province pour la collecte.
De leur côté, des exploitants sont réticents. La même attitude est observée au sein de la société civile locale qui estime que s'il y a une exposition des ressources minières à faire, les échantillons devraient provenir du ministère et non des exploitants.
" Après l'exposition, quelle sera la destination des pièces collectées ", s'intérrogent les diamantaires. Personne n'a répondu à cette question. D'où, la réticence de nombreux diamantaires. FDA/RO
ZAPPING
Antenne A : Hana Kel revient à la télé avec " Night love "
Revoici Hana Kel. L'animatrice télé de l'Antenne A revient sur le petit écran après 5 ans d'absence au pays. Elle signe son " come back " avec une nouvelle émission intitulée " Nigth love ". Ce magazine diffusé chaque jour après la rediffusion du JT, traite de la sexualité responsable. Il est à sa huitième diffusion.
" Nigth love " parle des contours de tout ce qui tourne autour de la sexualité. C'est-à-dire qu'il évoque les tenants, les aboutissants, les peines, les joies, les problèmes de santé, les faits sociaux liés à la sexualité.
En commentant son émission, Hana Kel soutient que le secteur sexuel est primordial. " Je pense que l’activité qui nous permet de vivre longtemps, c'est la sexualité car, elle occupe une grande partie de notre vie, même quand on ne veut pas l'admettre ", explique-t-elle. " Night love " traite donc des sujets qui dérangent l'épanouissement de la vie sexuelle à l'instar des problèmes des organes génitaux, le cycle menstruel chez les femmes, …
Toutes ces questions sont décortiquées à travers les rubriques comme : " Micro baladeur ", " Vue de dos ", "Coup de cœur " ou " Choc " et "Sensibilisation ". L'émission, a peine lancée récolte déjà déjà un franc succès. C'est ainsi que la présentatrice de " Nigth club " émet un vœu : " Mon souhait, ce que j'aimerais interviewer le ministre de la Justice Luzolo Bambi autour des questions sur le comportement sexuel des prisonniers. Que dit la loi par rapport à ce comportement? Car, j'ai des téléspectateurs prisonniers qui me demandent de le rencontrer. Ils ont des rapports sexuels non protégés, etc. ".
Elle ajoute qu'elle ambitionne de réaliser une émission sur la sexualité des prisonniers, surtout qu'en prison, pense-t-elle, on rencontre des problèmes liés à cette thématique : le sida, les maladies sexuellement transmissibles, ….
Face à l'ampleur de son magazine, Hana Kel avoue qu'elle n'était pas préparée à gagner la confiance des gens qui lui parlent de leur intimité. C'est ainsi qu'elle veut avoir des partenaires pour soutenir son émission comme une société de télécommunication pour atteindre ses téléspectateurs.
Son parcours à la télé
Hana Kel est devenue une star de la télé grâce au comédien Bodo, au journaliste Nzila Fanan et Diambu Kumbali. " C'est grâce à Bodo que j'ai découvert la télé. Nzila Fanan et Diambu m'ont appris la télé ", reconnaît la présentatrice de " Nigth love .
Elle a d'abord commencé à travailler avec Paulin Mukendi, avant de devenir animatrice télé à Antenne A, une télévision qui lui a permis de percer. C'est ce qui explique sa fidélité à cette télévision privée qu’elle considère comme la "chaîne de référence ".
Hana Kel a également présenté des émissions de musique sur AA comme : "Suka choc " et " A pluriel ". Elle a aussi animé les tranches d'émission comme "Télé matin " et " Télé vacances ". Elle a passé près de 5 ans à la chaîne de référence avant de s'envoler vers l'Afrique du Sud où elle a appris l'anglais et l'élaboration des films documentaires.
Francisca, la présentatrice de "Night love " ambitionne de devenir un grand reporter et une réalisatrice des documentaires.
Dieumerci MAYAMBI
Réalisateur expérimenté de la RTNC
Sylvain Frnçois Kalonji veut se lancer dans le cinéma
48 ans d'âge, Sylvain François Kalonji Mpanu est parmi les meilleurs réalisateurs de la télévision officielle, Radio télévision nationale congolaise (RTNC) . Full Boss (un surnom qu'on lui a collé) a passé plus d'une vingtaine d'années à réaliser des émissions à la radio et à la télé. Réalisateur talentueux, Sylvain Kalonji voudrait se lancer dans le cinéma
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" Je voudrais que ce métier que je fais avec passion me paie… Je pense terminer ma carrière dans le cinéma, car tout réalisateur est d'office cinéaste ". C'est en ces termes que s'est exprimé à Forum des As ce gradué en production audiovisuelle et actuel chef de section production éducative et réalisation à la RTNC.
Tout est bien parti pour ce réalisateur expérimenté lorsqu'il est embauché dans, les années 90, comme régisseur d’antenne à la télé après avoir passé quelques années comme collaborateur extérieur. Cette embauche propulse vite Full Boss, car deux ans après, il quitte la régie pour la réalisation. La hiérarchie de la chaîne officielle récompense de nouveau Sylvain Kalonji. Il sera titularisé compte tenu de sa performance. " J'ai quitté le statut d'agent pour le chef de service ", explique le producteur et le réalisateur de l'émission " Club des stars " que présente Apo Ipan.
Full Boss a un parcours élogieux à la télévision. Il a réalisé de grandes émissions politiques, des directs, des soirées électorales, bref de grands événements. Parmi ses meilleurs souvenirs dans la profession, c'est le fait que son métier l'ait ouvert au monde. " Grâce à cette profession, on approche des gens qu'on ne pouvait s'imaginer de rencontrer. Ce métier nous a donné beaucoup de relations. Beaucoup de choses que j'ai obtenue dans ma maison sont le fruits de cette profession…", fait savoir ce chef de section production éducative et réalisation à la RTNC.
Même s'il ne l'a pas souligné, grâce toujours à son métier, Sylvain Kalonji est père de trois enfants et marié à Mme Palmire Kapita, actrice au Théâtre national. Plébiscité meilleur réalisateur du Grand Kasaï des dix dernières années par la Fondation Grand Kasaï il y a deux ans, Full Boss a suivi plusieurs formations au pays et à l'étranger comme la formation des formateurs à l'Institut congolais de l'audiovisuel (ICA).
Ce concepteur et réalisateur de l'émission "Tranche na kati ya tranche " d'Esther Bipendu a formé plusieurs stagiaires. Cependant, il est déçu du fait que les gens puissent utiliser abusivement le mot réalisateur. " La réalisation, c'est toute une formation. Ce n'est pas un métier donné à n'importe qui. Ce n'est pas à un jour ou trois qu'on le devient ", tranche ce réalisateur expérimenté de la RTNC.
Dieumerci MAYAMBI
VIVEMENT LE SPORT
Championnat de la LINAFOOT
Le derby V.Club vs TP Mazembe confirmé pour le 04 juillet 2010 au stade des Martyrs
Après l'accord convenu mardi le 22 juin entre le Comité exécutif de la Fédération congolaise de football association (Fecofa) et le Comité de gestion de la Ligue nationale de football (Linafoot), le démarrage du championnat national a été confirmé pour le dimanche 04 juillet 2010.
A l'ouverture, le stade des Martyrs vibrera au rythme du choc frontal, une finale avant la lettre, entre l'Association sportive V.Club et le Tout-puissant Mazembe de Lubumbashi. Cette rencontre tombe à point nommé pour les "Corbeaux " de Lubumbashi qui entrent en danse dans les quarts de finales de la 14ème Ligue des champions de la Confédération africaine de football.
Afin de ne pas affecter le calendrier des matches de la Coupe du Monde qui se joue en Afrique du Sud, une modification légère, est intervenue dans le calendrier publié le 10 juin dernier par le Comité de gestion de la Linafoot. Le match de la 2ème journée entre Fc St Eloi Lupopo et l'As V.Club de Kinshasa est avancée au vendredi 09 juillet 2010 à 15h30' au stade de la Kenya.
Pour rappel, l'accord entre la Fecofa et la Linafoot fait suite à la suspension de tous les championnats de football sur toute l'étendue de la RD Congo pendant la période de la 19ème édition de la Coupe du Monde, du 11 juin au 11 juillet 2010, décision prise par l'instance dirigeante de football national. Pascal LIKANA
Tournoi du cinquantenaire
au stade des Martyrs
Katanga vs Bas-Congo, Kinshasa vs Kasaï Occidental en demi-finales cet après-midi
La Coupe du Monde en Afrique du Sud n'empêche pas la poursuite du tournoi du cinquantenaire de football qu'organise la Fédération congolaise de football Association (Fecofa). Les matches de demi-finales interviennent cet après-midi au stade des Martyrs avant la finale prévue le dimanche, au stade Cardinal Malula dans la commune de Kinshasa.
A 14 heures, les sélections du Katanga et du Bas-Congo s'affrontent pour accéder en finale avant de céder la place à celles de Kinshasa et du Kasaï-Occidental dont le match est programmé à 16 heures. Le choc entre le Katanga et le Bas-Congo sera le plus suivi, compte-tenu des potentialités que regorgent les deux sélections provinciales. Quant à la seconde confrontation, la balance de la victoire penche vers la sélection provinciale de Kinshasa.
Le Katanga, avant d'affronter le Bas-Congo, a eu le temps de se débarrasser du Kasaï par un score de cinq but à un. De son côté, le Bas-Congo a laminé le Maniema par quatre buts à zéro. Par contre, Kinshasa a dominé difficilement le Kasaï Oriental par trois buts à zéro. Quant au Kasaï Occidental, il se retrouve dans cette phase de demi-finale suite au retrait de la sélection du Kasaï Oriental. En effet, le Chef de l'Exécutif provincial du Kasaï Oriental a décidé de faire revenir sa sélection à Mbuji-Mayi. Ipso facto, la sélection du Kasaï Occidental a été repêchée pour jouer l'un des deux matches des demi-finales.
Le vainqueur du match entre les sélections du Katanga et du Bas-Congo croisera, en finale unique le gagnant du match entre les sélections de Kinshasa et du Kasaï Occidental. Cette finale se disputera le dimanche 27 juin 2010 à 14 heures 30' au stade des Martyrs. Pascal LIKANA
BREVE SPORTIVES
*Judo : Mise au point de l'Entente urbaine de judo/ Bas-Congo.
La Fédération nationale de Judo du Congo (Fenajuco), nouvelle née des fédérations sportives nationales, vient de mettre sur pied une entente urbaine de Judo dans la ville portuaire de Matadi au Bas-Congo. Cette Entente de Judo, c’est la première que met en place le Comité exécutif que dirige Me Abibo Léopold. Le nouveau Comité exécutif de l'Entente urbaine de Judo de Matadi est issu des élections organisées le week-end dernier à Matadi. Une façon pour la Fenajuco de concrétiser ses trois chantiers. Bientôt, cette Entente sera dotée des tatamis.
*Laun-Tennis : Zéphyrin Tshibambe, nouveau président de la Fecodelat
La ville de Matadi, au Bas-Congo, a abrité, le week-end dernier, les élections de la Fédération du Congo démocratique de Lawn Tennis (Fecodela). A l'issue de ces élections, Zéphyrin Tshibambe a été élu président en remplacement de Jacob Ndombe. Le nouveau Comité exécutif fédéral, élu pour un mandat de quatre ans, a la lourde tâche de redynamiser davantage le Lawn-Tennis en RDC.
Le président sortant, Jacob Ndombe, a été élevé au rang de président d'honneur de la Fecodelat. Il garde toutefois son fauteuil de président de la zone II (Afrique centrale) et son rang de membre du Comité exécutif de la Confédération africaine de Tennis. Pascal LIKANA
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