Billet
Chantiers:
Et l'arrière-boutique?
C'est la dernière ligne droite pour l'horizon 30 juin. Dès ce lundi 28 juin, Kinshasa va commencer à accueillir ses hôtes de marque ou leurs missi dominici. A quelque cinq jours du jour j, les préparatifs s'accélèrent. Sur les différents chantiers, Chinois et Congolais travaillent de jour comme de nuit. Les boulevards du 30 juin et Triomphal se sont refaits une jeunesse. Des immeubles longeant certaines artères ont enfin reçu une couche de peinture. Gros pourvoyeur de la crasse qui infeste Kinshasa, le Grand marché pourrait être nettoyé. Peut-être au kärcher, pour paraphraser le Président français Sarkozy quand il parlait des banlieues. Bref, pour fêter les 50 ans d'indépendance, Kinshasa fait peau neuve.
Cette amorce de la modernisation de la capitale congolaise ne devrait, cependant, pas être une espèce de cache-misère. S'il faut se féliciter de ce qu'un pan de cinq chantiers commence à devenir une réalité à Kinshasa, il n'en demeure pas moins que les travaux en cours semblent dictés, pour l'essentiel, par les impératifs du cinquantenaire. C'est autour des axes liés, d'une façon ou d'une autre, aux festivités du jubilé d'or de l'indépendance que se concentrent les travaux. Même le réveil de l'autorité urbaine, d'ordinaire pas spécialement visible sur le front de la voirie, paraît s'expliquer davantage par l'enjeu du cinquantenaire que par l'obligation d'assainir la ville. Autrement, la salubrité publique ne devrait pas passer pour une campagne médiatique lancée à la veille du 30 juin.
De ce point de vue, le vrai test se passera après la commémoration du cinquantenaire. L'on verra bien si la reconstruction à marche forcée va se poursuivre. L'on sera curieux de voir la suite à donner à l'assainissement de la capitale. Car, ce pays est plein d'initiatives sans lendemain. Que d'opérations de salubrités publiques qui n'ont duré que l'espace d'un matin! De "Kin bopeto" à "kanga vagabond" en passant par "ramassage des sachets", autant de campagnes qui se sont vite muées en slogans creux.
De plus, pour importante qu'elle soit, la restauration de principales artères ne devrait pas voiler les urgences sociales quotidiennes de Kinshasa profond. Il s'agit, notamment, de l'eau, de l'électricité et du transport en commun. La réfection du prestigieux boulevard du 30 juin peut même paraître comme le cadet de soucis du Kinois du crû de la Tshangu qui n'a que faire de la plus belle avenue du pays.
Croisons les doigts pour que l'élan pris en prévision du cinquantenaire s'installe dans la durée et affecte aussi l'arrière-boutique que sont ces quartiers populeux où vivent les vrais gens. C'est à cette condition que les sceptiques de raison que sont devenus les Congolais se convaincront que, cette fois-ci, les pouvoirs publics ont intégré l'hymne national en prenant le plus bel élan. José NAWEJ
30 Juin: Au-délà
de la fête
Dans moins de deux semaines, c’est le 30 juin. Le compte à rebours a déjà commencé. Kinshasa ingurgite sa cure de jouvence et de modernité à forte dose. Les Chinois sont sur le point de finir de bâtir la place Tien Anmen, version congolaise en un temps record. C’est une capitale rd congolaise reliftée qui accueillera les hôtes de marque au premier rang desquels le Roi Albert II de Belgique.
Un demi siècle dans la vie d’un homme comme dans celle d’une nation n’est pas rien. ça se fête ou, à tout le moins, ça se célèbre. Manifestement, le décor de la fête se met en place à Kinshasa. Elle promet même d’être grandiose, cinquantenaire oblige.
Tout le problème sera de veiller à ce que les agapes du pays légal ne masquent pas le nécessaire débat sur 50 ans de gâchis. Car au lendemain du 30 juin , le pays réel va se réveiller avec ses sempiternelles angoisses existentielles. Les plus nostalgiques allant jusqu’à se demander à quand la fin de l’indépendance. Une manière-sans doute maladroite-de regretter ce bon vieux temps colonial où les services essentiels publics étaient à la portée du plus grand nombre.
Nous voici au coeur du vrai enjeu de ce cinquantenaire. Qu’avons-nous fait de 50 ans d’indépendance, si tant est que ce pays se soit vraiment comporté en nation indépendante. Avons-nous dressé nos fronts? Avons-nous, ne fût-ce qu’entrepris de bâtir un pays plus beau qu’avant? Point besoin d’être clerc pour répondre par la négative à ces deux interrogations tirées de notre hymne national.
Alors, pourquoi 50 ans après notre accession à la souveraineté internationale, nous sommes encore loin des idéaux-par moment même en contradiction-professés dans notre chanson nationale? Plus que la fête-qui est légitime-la réflexion autour de ces questionnements semble la meilleure façon de célébrer le 30 juin. Il s’agit d’engager un débat citoyen de fond sur les raisons de l’échec collectif de 50 premières années de la RDC et de baliser l’avenir.
Cette barza devrait impliquer toutes les forces vives. Le commissariat général du cinquantenaire s’est, certes, essayé sur ce terrain. Mais, l’exhibitionnisme et le voyeurisme bien de chez nous l’ont emporté sur le nécessaire débat de fond attendu. Sans cette catharsis nationale, l’électrochoc pour repartir du bon pied fera défaut. Et la parade du 30 juin, les dîners de gala et autres garden parties prévus ce jour là s’ajouteront à la longue liste des festivités gigantesques que ce pays organise avec brio depuis les années Mobutu. José NAWEJ
Une grève-couperet
Silence de cimetière dans la Fonction publique. Pas un seul bureau d’ouvert hier dans l’administration publique. A la Justice, aux Affaires étrangères... pas l’ombre d’un fonctionnaire. Même le service minimum n’est pas au rendez-vous. On l’aura compris: le mot d’ordre de grève est suivi à la lettre par les agents de l’Etat.
Laissés pour compte de tous les régimes, les fonctionnaires recourent pour la énième fois au débrayage pour essayer de se faire entendre. Depuis l’arlésienne Mbudi, les agents de l’Etat ont leur unité de mesure: l’application progressive de Mbudi ou rien. A peine ont-ils appris que leurs boss-entendez les secrétaires généraux-ont été augmentés qu’ils réclament qu’il en soit de même pour toute la Fonction publique. Ce qui n’est que logique, voire justice.
Vu du gouvernement, cette grève de fonctionnaires tombe à un pire moment. A quelque deux semaines de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance, le débrayage du bras séculier de l’Etat sonne mauvais.
Ce n’est pas tout. Cette grève se traduit par quantité de désagréments pour les usagers du service public que nous sommes tous. Impossible de se procurer un document administratif par les temps qui courent. En proie à une kyrielle d’autres soucis, les Congolais avaient besoin de tout, sauf d’un supplice de plus, voire de trop. Pas besoin d’être devin pour parier que si rien n’est fait, la fête du 30 juin aura un goût bien amer encore.
Il devient donc urgent de décanter ce débrayage. Certes, il serait démagogique de promettre le paradis social dans un désert économique, le bonheur des fonctionnaires comme celui de tous les Congolais passant par la production. Laquelle est anecdotique 50 ans après l’indépendance. En plus, les contraintes inhérentes au programme avec les institutions de Bretton Woods ne laissent pas les coudées franches à l’Exécutif congolais dans le domaine de l’augmentation de salaires.
Reste qu’ il est du devoir du gouvernement de trouver ne serait-ce qu’un début de solution aux revendications légitimes des agents de l’Etat. Il est possible , moyennant la réduction du train de vie de l’Etat et de ses dépendances, de trouver des ressources substantielles à allouer aux fonctionnaires. Et la RDC ne serait pas le premier pays à mettre au régime les bonzes de son appareil d’Etat. Dans nombre des pays de la riche Europe, ministres, députés... se délestent d’une partie de leurs émoluments pour s’appliquer à eux-mêmes d’abord la rigueur. Il est vrai que les économies résultant de la cure d’amaigrissement du Congolais d’en haut ne saurait suffire à booster le revenu du fonctionnaire ,mais il démontrerait la volonté du gouvernement de requalifier progressivement la condition de l’agent de l’Etat.
En tout cas, FMI ou pas FMI, production ou pas production, le Gouvernement est dans l’obligation d’agir. José NAWEJ
Où vont nos «oncles»?
Impossible de ne pas faire un coucou à nos «chers» oncles-noko en lingala-au lendemain des législatives. Un scrutin qui a confirmé ce que d’aucuns redoutaient: le pronostic vital de la Belgique que l’on disait entamé. Les résultats des élections parlementaires ne donnent plus cher l’avenir de la Belgique en tant qu’Etat composé de trois communautés linguistiques. Le nord néerlandophone a carrément adoubé la Nouvelle alliance flamande (Nva), un parti ouvertement séparatiste. Cette victoire de la droite nationaliste flamande signifie que la Flandre, dans sa quasi-majorité, penche pour au mieux un Etat confédéral et au pire une séparation d’avec le sud francophone. Dans un cas comme dans l’autre, la Belgique ne sera plus tout à fait la Belgique. A la suite du succès électoral du Nva, plus rien ne sera comme avant. Déjà, immédiatement après son triomphe du 13 juin, Bart De Wever, leader de la Nva, a entonné non la Brabançonne, mais l’hymne des nationalistes flamands. Tout un message.
A l’allure où se répandent les thèses séparatistes en Flandre, le scénario d’une Belgique scindée en deux pays ou dans la meilleure des hypothèses ressemblant à la confédération suisse n’est plus une vue de l’esprit. Car, dans ce pays, la fracture linguistique s’avère chaque jour plus importante que les divergences politiques et idéologiques. La crise institutionnelle-en termes plus clairs les bisbilles entre Wallons et Flamands-l’emporte sur les difficultés économiques qui frappent les pays européens.
Le vent séparatiste qui souffle sur la Belgique pourrait à l’avenir avoir des répercussions sur la Rdc. Une Belgique émasculée par une énième réforme de l’Etat pèserait encore moins dans l’escarcelle rd-congolaise. D’autant que le gros du budget fédéral provient de cette même Flandre, si peu encline au maintien de la Belgique dans sa configuration actuelle. Il est loin le temps où les rapports de force entre les deux communautés penchaient en faveur des Wallons. Fort de leur supériorité tant économique que numérique les Flamands entendent vider l’Etat central belge de l’essentiel de sa substance. La nette victoire des natinonalistes de la Nva n’est pas faite pour infléchir les positions maximalistes du noyau dur flamand.
Question: faut-il entonner le requiem pour la Belgique? Peut-être pas encore. Peut-être même que le Royaume va survivre à cette poussée identitaire flamande. Mais, une chose est sûre, si le Roi Albert II peut célébrer avec les Congolais le cinquantenaire de leur indépendance, il devient de moins en moins évident que l’ancienne puissance coloniale fête unie son bicentenaire en... 2030. José NAWEJ
Exit l'afropessimisme
Depuis le 11juin, l'actualité mondiale est sportive. Le football s'invite ou s'impose dans chaque journal télévisé, dans tous les tabloïds, du plus prestigieux au dernier de la presse people. C'est cela la magie du mondial. Cette compétition planétaire qui réunit, tous les quatre ans, les kracks du foot et qui fait du pays qui l'organise l'épicentre du monde. Pour cette édition, la dix-neuvième du genre, c'est un pays africain qui a l'honneur et le privilège d'héberger le gotha du football mondial. Ainsi depuis quatre jours, l'Afrique du Sud-est au devant de l'actualité. Pour une fois, le continent noir n'intéresse pas le reste du monde "civilisé" pour ses guerres civiles, ses coups d'Etat ou encore ses famines chroniques. Une image réductrice que le Nord se plaît à donner de l'Afrique. Un cliché qui nourrit constamment tous ceux qui, dans les ex-métropoles coloniales, continuent de considérer les Africains comme des enfants qu'il faut toujours coacher.
Cet afro-pessimisme est tel que l'Afrique n'est vue outre Méditerranée et outr'Atlantique que sous le prisme du chaos. Un jeune européen type qui débarque sur le continent s'attend à vivre de visu cette horreur absolue que ses médias lui rapportent journellement sur l'Afrique. Certes, le Continent charrie certaines contradictions d'un autre âge. Il est vrai qu'à cause des dirigeants peu aptes à gérer la chose publique, nombre de pays africains accusent des retards en matière de développement. Même si l'Occident n'est pas tout à fait étranger à ce mal africain.
Mais, il n'en demeure pas moins que l'autre Afrique existe. C'est cette facette du continent que l'Afrique du sud montre au monde. Une Afrique qui entreprend, qui innove, relève des défis...Non, l'Afrique du sud n'est pas qu'un pays où on dénombre une cinquantaine d'homicides par jour ! C'est aussi et surtout un pays émergeant, capable d'organiser avec brio une manifestation planétaire comme le mundial. De la cérémonie d'ouverture très africaine aux matches d'hier dimanche, rien à dire. L'Afrique a su relever les défis infrastructurel, technologique, logistique, financier et managérial que requiert une compétition de ce genre. Bref, les choses se passent comme elles se seraient déroulées dans n'importe quel pays développé.
D'ores et déjà, s'il est une nation victorieuse du championnat en cours, c'est bien le pays de Nelson Mandela et, par extension, le continent tout entier. Sans préjuger de la suite de la compétition, l'Afrique a déjà marqué le but que d'aucuns attendaient d'elle, celui de prouver à l'humanité que le continent noir n'est pas qu'un espace de toutes les catastrophes et autres calamités. José NAWEJ |
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EDITION N°3641 du MARDI 29 JUIN 2010 |
SPECIAL 30 JUIN
Voici les hôtes de Joseph Kabila
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Le Roi Albert II |
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Ban Ki-Moon |
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Dominique Strauss K. |
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Jacob Zuma |
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Robert Mugabe |
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Paul Biya |
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Sassou Nguesso |
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Ali Bongo |
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Paul Kagame |
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Yoweri Museveni |
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Judith McHale |
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François Bozize |
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Ketumile Masire |
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William Swing |
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Moustapha Niasse |
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Idriss Deby |
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Alain Joyandet |
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Le Roi Mswati III |
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Obiang Nguema |
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Kamel Morjane |
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Preneet Kaur |
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Jakaya Kikwete |
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Pour les festivités marquant le cinquantième anniversaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila compte bien battre le plein des délégations étrangères. Au total 52 délégations sont attendues à Kinshasa. Sur les 52 délégations, 24 chefs d'Etat sont attendus contre 1 Premier ministre, 9 représentants des Chefs d'Etat ou de Gouvernement, 4 anciens chefs d'Etat ou de Gouvernement et 14 patrons d'organisations internationales ou régionales.
L'Afrique bat le record de délégations (23), suivie de l'Asie (5), l'Amérique (3), l'Europe (2) et le Saint Siège (1).
En dehors des Ambassadeurs devant représenter leurs Gouvernements, 25 délégations et personnalités devant venir de l'Etranger ont confirmé leur venue, date et heure à l'appui. 13 autres délégations et personnalités n'avaient pas encore déterminé leur date et heure d'arrivée jusqu'au moment où nous mettons sous presse.
Au nombre de personnalités attendues, le Protocole d'Etat mentionne, pour l'Afrique, des Chefs d'Etat comme François Bozizé de la Centrafrique, Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Jacob Zuma d'Afrique du Sud, Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, Paul Biya du Cameroun ou encore Ali Bongo du Gabon.
Le protocole s'apprête à accueillir également Paul Kagame du Rwanda qui arrive à Kinshasa le mercredi 30 juin 2010 à une heure qui reste à déterminer. Arrive également Yoweri Kaguta Museveni de l'Ouganda dont la date d'arrivée n'était pas encore connue jusqu'au moment où nous mettons sous presse.
Le protocole annonce aussi le Roi Mswati III du Swaziland, Obiang Guema de la Guinée Equatoriale, mais aussi Mohammed VI, Roi du Maroc, etc.
Côté Européen on attend, outre le Roi des Belges, Alain Joyandet, Secrétaire d'Etat français à la Coopération et à la Francophonie, représentant Nicolas Sarkozy. Plusieurs autres pays européens vont être représentés par leurs Ambassadeurs accrédités à Kinshasa.
De l'Asie nous viennent, notamment, le Roi Abdalah de Jordanie, Jiang Weixin, Envoyé spécial du Président de la Chine, Hu Jintao; Preneet Kaur, Ministre d'Etat aux affaires extérieures et représentante du Gouvernement de l'Inde, Etc.
Les Etats Unis d'Amérique délèguent Judith McHale, Sous secrétaire d'Etat chargées des affaires publiques, tandis que le Brésil devrait être représenté par son Président en personne, Lula Da Silva. Idem pour Cuba qui doit se faire représenter par le Président Raoul Castro, successeur de son frère, Fidel Castro.
Le Pape Benoît XVI se fera représenter par le Nonce apostolique Luigi Travaglino, tandis que côté institutionnel, la grande figure attendue est celle de Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies.
Les Congolais vont avoir, par ailleurs, l'occasion de revoir des visages devenus illustres comme William Lacy Swing, ancien ambassadeur des USA en RDC, ancien patron de la MONUC et actuellement Directeur général de l'Organisation Internationale de Migrations. Le FMI nous renvoie son Directeur général, Dominique Strauss Kahn, tandis que la Tunisie délègue également un vieil ami des Congolais, Kamel Morjane, également ancien patron de la MONUC et actuellement Ministre tunisien des Affaires étrangères.
Le Dialogue intercongolais s'invite aussi à la fête du cinquantenaire. La classe politique et la société civile vont, en effet, rencontrer à nouveau Ketumile Masire, facilitateur des négociations de Sun City. Autre hôte historique, Moustapha Niasse, médiateur sénégalais aux conflits politiques sous la transition ; Olesegun Obasanjo, autre facilitateur dans le processus de pacification des Grands Lacs, et entre le Gouvernement congolais et les mouvements rebelles de l'Est. Shlomo Avital, qui a été pendant très longtemps Ambassadeur d'Israël en RDC, va représenter son Ministre des Affaires étrangères.
Pour la journée d'hier, 9 délégations et personnalités étaient attendues à Kinshasa. Il s'agit, notamment, des chefs d'Etat de la Belgique, du Zimbabwe, du Mozambique et du swaziland ; de Masire, Swing, Mkapa et Salomao, Secrétaire général de la SADC.
Dans l'ensemble donc, le Protocole d’Etat et le Ministère des Affaires Etrangères ont su faire un bon dosage pour assurer une représentation équitable de la communauté internationale aux festivités du cinquantenaire. Et la présence de certaines personnalités ayant marqué l'histoire socio-politique et économique de la RDC vient s'ajouter à ce témoignage de la reconnaissance des Congolais.
Enfin, le nombre important des visites attendus témoigne du retour effectif de la RDC sur la place diplomatique internationale comme sujet de droit et partenaire incontournable. En attendant, tous les services impliqués mettent les petits plats dans les grands pour que la fête soit totale et parfaite. J.E.K.
Tête-à-tête hier entre Joseph Kabila et Albert II
Le Roi des Belges, Albert II, accompagné de son épouse, la Reine Paola, et du Premier ministre Yves Leterme sont arrivés à Kinshasa lundi 28 avril 2010 pour une visite de 96 heures au cours de laquelle ils vont assister aux célébrations du 50e anniversaire de la RDC. L’Airbus A330 peint aux couleurs tricolores belges s'est posé sur la piste de l'aéroport international de N'Djili vers 16h40. Le couple royal et le Premier ministre belge ont été accueillis par le Premier ministre congolais Adolphe Muzito.
Après le passage au salon officiel, le cortège s'est ébranlé vers la ville. Les hôtes de Joseph Kabila ont été ovationnés par une population massée sur leur parcours. Le cortège s'est dirigé directement vers le Palais de la Nation où le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, a accueilli son hôte de marque après les honneurs militaires. Immédiatement après, les deux personnalités ont eu un entretien privé dont la teneur n'a pas été livrée à la presse.
Le programme du Roi des Belges prévoit, outre l'assistance au défilé du 30 juin, un entretien avec le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, qui est attendu ce mardi à Kinshasa. Il visitera également certains sites ayant un lien avec la Belgique, notamment les écoles belges de Kinshasa (le lycée prince de Liège et la Prins van Luikschool), le chantier naval de l'entreprise belge Chanic, l'Institut national de préparation professionnelle (INPP), le projet " Music Fund " à l'Institut national des Arts et le centre hospitalier Roi Baudouin 1er (CHRB) à Masina où Albert II inaugurera un buste du défunt souverain. Aucune déclaration publique du Roi des Belges n'est prévue au programme. De même, il ne signera pas le livre de condoléances en mémoire de feu Floribert Chebeya.
Pour sa part, le Premier ministre Yves Leterme va s'entretenir ce mardi avec son homologue congolais Adolphe Muzito. L'objet de cet entretien n'est pas encore connu, mais une dépêche de l'agence Belga, qui cite le ministre fédéral belge à la coopération, Charles Michel, annonce que Leterme " aura une discussion " entre quatre yeux " avec son homologue congolais. " " Adolphe Muzito. " Cette rencontre en marge des célébrations du cinquantenaire de l'indépendance du Congo serait une occasion d'avoir une discussion " très franche " et de délivrer un " message politique " aux autorités du pays ", aurait déclaré Charles Michel dans un entretien sur la BEL-RTL.
Quant à l'exclusion de la possibilité de la signature, par le Roi Albert II, du livre de condoléances en mémoire de Chebeya, Charles Michel a relativisé la chose, expliquant que " l'important, c'est la position officielle de la Belgique qui souligne l'importance des droits de l'homme, des libertés et d'une justice indépendante ". Il a aussi insisté sur l'importance de lutter contre la corruption au Congo. " Il faut encourager tous les efforts des forces positives qui veulent lutter contre la corruption ", a-t-il affirmé avant d'ajouter que le développement du pays " passera par le respect des droits fondamentaux ". Jonas Eugène KOTA
Les invités de joseph kabila
I. ROIS
1. Albert II Belgique
2. Mohammed VI Maroc
3. Abdallah Jordanie
4. Mswati III Swaziland
II. PRESIDENTS
1. Armando Emilio Guebouza Mozambique
2. François Bozize RCA
3. Jakaya Mrisho Kikwete Tanzanie
4. Jacob Zuma RSA
5. Bingu Wa Mutharika Malawi
6. Hifikepunye Pohamba Namibie
7. Denis Sassou Nguesso Congo
8. Rupiah Bwezani Banda Zambie
9. Paul Kagame Rwanda
10. Paul Biya Cameroun
11. Seretse Khama Ian Khama Botswana
12. Ali Bongo Odimba Gabon
13. Théodore Obiang Guema Guinée Equatoriale
14. Robert Mugabe Zimbabwe
15. Fradique De Menezes Sao Tome et Principe
16. Idriss Deby Itno Tchad
17. Yoweri Museveni Ouganda
18. James Michel Seychelles
19. Lula Da Silva Brésil
20. Raoul Castro Cuba
III. PREMIERS MINISTRES
1. Pakalita Mosilisi Lesotho
IV. REPRESENTANTS DES CHEFS D'ETAT OU DE GOUVERNEMENT
1. Luigi Travaglino Nonce apostolique, Représentant le Pape Benoît XVI
2. Park Young Joon Vice-ministre à la primature, envoyé du Président de Corée du Sud
3. Gabriel Ntisezerana Représentant du Président du Burundi
4. Jiang Weixin Envoyé du Président de Chine
5. Fernando Da Piedade Représentant du Président d'Angola
6. Prenete Kaur Représentant du Président de l'Inde
7. Alain Joyandet Envoyé du Président de France
8. Judith McHale Représentant du gouvernement des USA
9. Shlombo Avital Emissaire du ministre des Affaires étrangères de l'Etat d'Israël
V. ANCIENS CHEFS D'ETAT OU DE GOUVERNEMENT
1. Ketumile Masire Botswana
2. Benjamin Mkapa Tanzanie et ES/NU
3. Mustapha Niasse Ancien Premier ministre du Sénégal
4. Olusegun Obasanjo Nigéria
VI. ORGANISATIONS INTERNATIONALES ET REGIONALES
1. Ban Ki Moon secrétaire général des Nations unies
2. Jean Ping Président de la Commission européenne
3. Kamel Morjane Ministre des Affaires étrangères de Tunisie
4. Dominique Strauss Khan Directeur général du FMI
5. Louis Sylvain-Goma secrétaire général de la CEEAC
6. William Lacy Swing Directeur général de l'OIM
7. Tomaz Augusto Salomao secrétaire exécutif de la SADC
VII. CHEFS DE MISSIONS DIPLOMATIQUES REPRESENTANTS DES CHEFS D'ETAT OU DE GOUVERNEMENT
1. Anna Sigrid Johnson Ambassadeur du Canada
2. Luis Castillo Campos Ambassadeur de Cuba
3. Kanji Kitazawa Ambassadeur du Japon
4. Félix Costales Artieda Ambassadeur d'Espagne
5. Anatoli Klimenko Ambassadeur de Russie
6. Pio Rariani Représentant du Premier ministre italien
7. Neil Wigan Ambassadeur de Grande-Bretagne en RDC
Cinquantenaire de la RDC
Le pasteur Marcel Dibofo propose une prière pour le jubilé de la RDC
A A l'occasion des cinquante ans d'indépendance de la République Démocratique du Congo, le Ministère Chrétien de Délivrance Intégrale (MCD) a organisé du dimanche 20 au mardi 29 juin 2010, dix jours de prière de jubilé et de proclamation de liberté. Cette campagne d'évangélisation, menée par l'homme de Dieu Marcel DIBOFO, a tourné autour du thème : " Congolais, vous avez assez demeuré dans cet état ". Le saint esprit est ainsi descendu pour inspirer au pasteur la " prière de proclamation de liberté pour le jubilé de la RDC ", dont l'intégralité est livrée ci-dessous. Rocco NKANGA
PRIERE DE PROCLAMATION DE LIBERTE POUR LE JUBILE DE LA RDC
Seigneur notre Dieu nos voies se sont levées pendant 10 jours dans la prière pour le jubilé de ce pays. Si le cinquantenaire est biblique alors interviens dans ce pays car nous sommes dans l'opprobre. Vient changer la malédiction en bénédiction, l'opprobre en gloire. Voici que les ténèbres couvrent tout le pays et dans tous les domaines. Pour tout avoir, il faut être branché à l'occulte, nous sommes sans cesse exploités; comme il est écrit dans Deutéronome 28:43-44, je cite : les étrangers qui séjournent chez nous augmentent de plus en plus en puissance tandis que nous perdons la puissance, ils sont devenus nos maîtres et nous sommes à leur service. Nous sommes humiliés partout même par nos voisins qui autrefois nous craignaient.
Seigneur notre Dieu, nous reconnaissons avoir donné la terre, l'eau, la forêt, nos richesses du sol et du sous sol au diable à cause de l'idolâtrie et de la magie. Nous nous repentons pour tout cela. Pardonne nos péchés et aies pitié des congolais que nous sommes. Interviens et sauve nous. Souviens-toi de toutes tes prophéties pour ce pays. Interviens Seigneur, repends ta lumière et fait cesser le règne des ténèbres dans toute la RDC. Nous tâtonnons en plein midi, nous ne voyons pas le chemin, en 50 ans, nous avons été dépassé par des pays qui étaient jadis derrière nous. Ces derniers sont devenus des pays émergents pendant que nous sommes devenus pays pauvre très endetté (PPTE).
Oh Dieu ! Nous te remettons le contrôle et la gestion de notre pays, reprend contrôle sur la terre, sur l'eau, sur la faune et la flore, sur notre sous sol car la RDC est un pays qui t'appartient en propre. Nous prenons autorité au nom du Seigneur Jésus sur toute forme des ténèbres régnant dans ce pays, nous renversons les autels élevés pour le diable, nous renversons les forteresses et tous raisonnements qui s'élèvent contre la connaissance de notre Dieu. Nous arrachons la RDC dans les ténèbres et dans l'abime ; que l'angoisse et l'opprobre quittent le quotidien des congolais.
Eternel Dieu, interviens personnellement en RDC car le jubilé c'est la proclamation de la liberté pour le pays et pour tous ses habitants. Nous proclamons alors la liberté en ton nom pour la RDC et pour tous les congolais. Crée un bouleversement sans précédent dans ce pays et fait nous prospérer de nouveau afin que nous puissions publier les œuvres de l'Eternel. Fais-nous du bien et nous te servirons. Donne nous des bons dirigeants, des politiciens soucieux du bonheur de la majorité des congolais, de bons professeurs, de bons sportifs, de bon gestionnaires de la chose publique, de bons pasteurs et prêtres qui n'ont pas pour eu leur ventre, redresse nos fronts longtemps courbés ; fais passer la RDC des ténèbres à la lumière, de la domination de Satan et la domination de Dieu, comme cela est écrit dans Actes 26:17-18. Pour l'amour de la RDC ne te tais pas jusqu'à ce que sa délivrance paraisse. Nous avons ainsi prié avec foi au nom de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Amen.
Que vive le cinquantenaire de la RDCPasteur Marcel DIBOFOBINTO
Représentant Légal du Ministère Chrétien de Délivrance Intégrale (MCDI)
ENJEUX DE L'HEURE
EXAMEN D'ETAT 2010
Les cahiers d'items ont été trafiqués à Kinshasa
Saisi des rumeurs des fuites des cahiers d'items des exétats, "Forum des As ", est allé à la rencontre des candidats finalistes et des enseignants du secondaire.
Des candidats interrogés discrètement au sortir de leurs locaux d'examens ont confié: " Les questionnaires d'exétats ont été vendus comme des arachides ". Et en guise d'explication sur la manière dont ils les obtenaient, ils ont déclaré sans ambages que les trafiquants se rendaient dans leurs maquis et leur exigeaient 2500fc par cahier d'item et par élève. Ceci obtenu, ils faisaient appel à leurs professeurs pour répondre aux questions.
Quant aux enseignants interrogés à cet effet, certains ont avoué avoir été contactés par leurs finalistes la veille du jour où leurs disciplines devaient être examinées. Ils ont confirmé que les questionnaires d'exétats étaient bel et bien "sortis".
L'un d'eux a même révélé que les préfets les plus avisés auraient obtenu ces fuites des semaines en avance, et que, plus malins, ils auraient fait résoudre ces items comme exercices à l'insu de leurs élèves. Un autre enseignant d'ajouter, "Les questionnaires d'exétats sortent chaque année, mais le phénomène a eu plus d'ampleur cette année ".
A la question de savoir l'origine de cette ou ces fuite(s), certains enseignants pointent leur index vers l'entourage immédiat du cabinet du Ministre de l'EPSP. Ici, des noms sont avancés.
D'autres, par contre, pensent à un " sabotage pur et simple ". Celui-ci serait l'œuvre des inspecteurs de l'Epsp. Ceux-ci, d'après les tenants de cette thèse, seraient mécontents que le Ministre ait " monopolisé" la correction et la publication des résultats des exétats. En effet, depuis une année ou deux, la correction et la publication des résultats des exétats sont informatisées. Il y eut un long temps où ces inspecteurs firent de la correction et de la publication des résultats des exétats leur fonds de commerce. Aussi jurent-ils contre le "verrouillage du système " par l'actuel Ministre de l'Epsp. Rappelons que la composition et la compilation des questions d'examens sont réalisées par eux. Daniel Ntoto
En vue de pacifier la frontière de la RDC et de l'Ouganda
Les Fardc lance une opération de résistance contre les Nalu/ADF
Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Charles Mwando Nsimba a procédé vendredi 25 juin dernier au lancement d'une opération de résistance contre les Nalu/ADF qui opèrent à l'Est dans le territoire de Beni. Il a également saisi cette opportunité pour faire présenter les nouveaux insignes et la nouvelle tenue des Forces armées de la RDC (FARDC).
A entendre le ministre, ces Nalu/ADF refusent d'intégrer l'armée nationale et créent l'insécurité dans la région en constituant des groupes armés qui doivent être neutralisés. Ce groupuscules armés très mouvant sont à cheval entre la RDC et l'Ouganda. Raison pour laquelle il est difficile de déclarer si effectivement les Nalu sont uniquement des Ougandais.
Charles Mwando Nsimba a laissé entendre que l'armée congolaise n'a pas besoin de l'aide d'une armée étrangère pour venir à bout de cette rébellion, car les FARDC sont suffisamment bien outillées pour pourchasser les Nalu. Selon lui, les FARDC ne font recours qu'à la Monuc pour des questions de logistique.
C'est autant dire que l'armée congolaise est capable à elle seule de defendre l'intégrité territoriale de la RDC, malgré ses difficultés.
Le Chef d'état-major de FARDC, le général Didier Etumba, a à son tour, présenté à la presse les insignes des grades et la nouvelle uniforme de l'armée congolaise. Pour ce faire, il a expliqué que les FARDC doivent revêtir une peau neuve avec le port des nouveaux insignes des grades de l'armée congolaise, dont les concepteurs se sont inspirés des couleurs du pays et des armoiries.
C'est sur proposition du ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants qu'il a été institué le port des grades et insignes distinctifs au sein des Forces armées de la RDC. Ces insignes de nouveaux grades sont posés obligatoirement sur les passants de forme rectangulaire à bord supérieur triangulaire selon les tenues. Ils sont faits à l'aide de couleurs nationales, c'est-à-dire le rouge, le jaune, le bleu et le vert.
La tenue a aussi changé. Ces changements se font dans le cadre des festivités du cinquantenaire et des réformes de l'armée congolaise. A en croire le chef d'état-major des FARDC, les bottes ont été également revues et portent une marque des FARDC. D'après lui, la nouvelle uniforme et les nouveaux insignes de grades doivent augurer des changements des mentalités dans le rang des FARDC.
Il a, à cet effet, déploré ce qui se vit sur le terrain pendant le combat dans les différents fronts. A ce sujet, Didier Etumba s'est interrogé: «comment pouvez-vous comprendre qu'une armée nationale puisse porter la meme tenue que les Maï-Maï par exemple?» D'où la nécessité de protéger tous ces insignes et tenues, afin d'éviter la contrefaçon ou toute imitation par de tierces personnes. Simon Simard TSOUMBOU
Avec l'implication des investisseurs suédois reçus par Evariste Boshab
Equateur : l'eau, l'électricité et une compagnie aérienne provinciale bientôt une réalité
Il est connu de tous que la relance de l'économie du pays, et plus particulièrement de la province de l'Equateur, passe par l'électrification. Voilà qui a justifié la réception vendredi 25 juin dernier par le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, des investisseurs suédois venus lui présenter un projet sur l'approvisionnement en électricité et en eau de la province de l'Equateur. Conduite par le gouverneur de ladite province, Jean-Claude Baende, la délégation des investisseurs a encore soumis au président de la chambre basse du Parlement, leur détermination de vouloir désenclaver cette entité administrative décentralisée à travers la mise sur pied d'une compagnie aérienne provinciale.
Une fois réussi, ce projet permettra, avec le concours de la SSNEL, à la population de cette province de tirer les dividendes du chantier eau et électricité. C'est aussi une façon de développer cette partie du territoire national restée pendant plusieurs décennies en quête de ces deux types d'énergies. Une fois encore l'électricité et l'eau desservies dans la ville de Mbandaka comme dans d'autres entités de l'Equateur, les investisseurs pourront se déployer pour implanter leurs entreprises et autres unités de production, gage de la création des emplois et de lutte contre la pauvreté.
A la presse, le gouverneur de la province de l'Equateur a fait savoir que les investisseurs suédois sont engagés à travailler pour désenclaver la province. " Ils vont mettre sur pied d'ici le mois de décembre prochain une compagnie d'aviation provinciale pour relier facilement les quatre coins de l'Equateur et les autres villes du pays dont la ville de Kinshasa. Déjà quatre avions Fokkers sont disponibles pour que la population de l'Equateur puisse passer la fête de Noël 2010 avec sa compagnie dénommée Equator Airlines ", a indiqué Jean Claude Baende.
A la suite du chef de l'Etat qui tient à la réalisation de ce projet dans un bref délai, a souligné le gouverneur de l'Equateur, le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, a promis tout son soutien et celui de son institution. A bien comprendre, approvisionner la province en eau et en électricité et mettre en place une compagnie d'aviation provinciale passent pour deux solutions devant contribuer au développement de l'Equateur. Dorian KISIMBA
Cinquante ans après, quel destin pour le Congo ?
Ce jeudi 30 juin 1960 est fiévreusement attendu par les populations congolaises qui sont sûres de voir enfin aboutir leurs efforts de reconquête de leur dignité confisquée et bafouée par un régime d'avilissement et de négation de leur humanité.
Les trois discours du Palais de la Nation prononcés ce jour-là par le Roi des Belges, Kasa-Vubu et Lumumba traduisaient et balisaient les perspectives qu'allait emprunter la jeune nation africaine en ébullition au cœur du continent noir. Celui du Belge, méprisant et mystificateur, traduisait l'état d'esprit empreint de nostalgie d'un passé qui s'écroulait sous les coups de boutoirs administrés par l'Histoire, tandis que Kasa-vubu, à genoux pratiquement, dévoilait ses aptitudes au servilisme qui démentaient en fait ses chaudes déclarations faussement nationalistes de l'époque des revendications indépendantistes lorsqu’il se déclarait partisan d'une indépendance sans concession face aux Belges. Lumumba, en réponse aux exigences de l'Histoire qui réclamaient que ce jour fût célébrée sous le signe de la réhabilitation de tout un continent longtemps injurié, prit sur lui la responsabilité de dénoncer la chosification et l'animalisation de toute une race par les puissances du crime dont Baudouin n'était que le pâle porte-parole passéiste à la tribune du Palais de la nation ce jour mémorable. Le 30 juin ne pouvait passer pour une journée banale durant laquelle les nègres allaient prendre la place du blanc et continuer à perpétuer le système du colon au détriment de la population.
Dans l'esprit de Lumumba et de tous les nationalistes, le Congo devait, à partir de ce moment, se transformer en base, en faisant de la lutte anti-esclavagiste au service de tous les peuples opprimés d'Afrique, d'Asie et de l'Amérique latine qui aspiraient à la liberté, à la démocratie pleine et entière. Il est vrai que la puissance coloniale et ses agents qui avaient tendu leurs pièges raffinés contre notre indépendance ne l'entendaient pas de cette oreille et étaient décidés à mettre en pièce ce dessein de liberté des peuples.
Profitant des faiblesses organisationnelles qui sévissaient dans le dispositif de lutte lumumbiste où ils avaient infiltré dès le départ des agents et espions, les colons se mirent à tisser le linceul dans lequel devait être enterré l'espoir de notre peuple auquel allait être infligé le supplice de tantale. Kasa-Vubu était sommé de jouer son rôle de fantoche, d'un traître qui devait se mettre contre celui-là à qui il devait la présidence qu'il occupait désormais : il n'hésitera pas à déclencher une crise juridique qui allait donner lieu à la fragilisation du gouvernement révolutionnaire, démocratique et populaire de Patrice Emery Lumumba. Lequel, peu après, était poignardé dans le dos par un soudard, ex-sergent de la Force publique miraculeusement devenu colonel par la grâce de Lumumba : Mobutu.
L'indépendance congolaise fraichement conquise venait ainsi, ce 14 septembre 1960, d'être grièvement blessée par des marionnettes au service de l'impérialisme. La République congolaise, victime d'une sordide conjuration des forces du mal décidées à étouffer l'indépendance nationale.
L'assassinat de Lumumba, le 17 janvier 1961, n'a signifié que la mort momentanée de cette souveraineté populaire congolaise décidée par l'impérialisme international qui voulait punir notre peuple d'avoir désiré la liberté ; Mobutu l'instrument servile de cette volonté se mit, d'ordre de ses patrons occidentaux, à tout désorganiser dans le cadre et en vue de désarticuler la vie de notre peuple qui devait regagner ses chaînes brisées le 30 juin 1960. Kasa-Vubu gardé au frais jusqu'au 24 novembre 1965, n'était en fait qu'un pantin, un tyran prenant ses ordres de l'étranger qui manœuvrait à sa guise.
Les ignominies criminelles de Mobutu et ses suppôts sont à payer un jour malgré la vie calme que ces tueurs, ces pilleurs, ces vendus mènent dans ce pays, martyrisée par eux ; il est injuste, pour eux-mêmes ainsi que pour la postérité africaine, que ces gens ne soient pas punis alors qu'ils sont responsables de pas mal de morts, souffrances, misères et pleurs.
Laurent-Désiré Kabila a payé de sa vie le fait d'avoir cru que ces fauves étaient récupérables ; ils l'ont physiquement éliminé, sans état d'âme et eux, plus forts que jamais, reproduisaient chaque jour le mobutisme néocolonial en pillant les ressources d'un peuple miséreux et opprimé davantage chaque jour, par la Banque mondiale, par le FMI et par les multinationales. Mobutu chassé, la République ressuscitée, mais quelle est la suite tant que les patriotes ne se seraient pas organisés pour la confirmation de l'idéal panafricain et indépendantiste ?Wembo OSSAKo Ecrivain, dramaturge
Spéciale opération de salubrité publique à Kinshasa
Pas de "salongo" à Salongo
Les rues de Kinshasa ont subi, le samedi 26 juin dernier, quelques coups de balais. Dans plusieurs communes, les Kinois, sous l'impulsion de leurs bourgmestres, se sont lancé dans l'opération de salubrité publique déclenchée par le gouverneur de Kinshasa en prévision des festivités du jubilé de l'indépendance. A N'Djili comme à Lemba, vendeurs, chargeurs, cambistes… ont retroussé les manches pour nettoyer les grandes artères. Curieusement, au quartier Salongo, à Lemba, le "salongo " (travail communautaire) n'était pas au rendez-vous.
Balais en main, des dizaines de vendeuses du petit marché de Lemba Super nettoient les abords de l'artère macadamisée qui mène vers la commune. Les hommes, munis de pelles, évacuent les ordures des rigoles. Les tas d'immondices sont brulés ici et là, à défaut d'être évacués vers des destinations connues de pousseurs des chariots.
Toute la matinée de ce samedi, les activités de commerce tournent au ralenti, si elles ne sont pas carrément paralysées. Les portes des magasins, boutiques, kiosques, cordonneries, banques… environnants sont pratiquement toutes closes. La veille, le bourgmestre de la commune a fait le tour des principaux carrefours et marchés de la place pour répercuter le mot d'ordre du gouverneur de la ville, André Kimbuta, qui a appelé toute la population à un "salongo spécial" de 8 heures à 12 heures pour rendre la capitale propre.
Indifférence
des jeunes
A Lemba Terminus, les travaux d'assainissement ont commencé beaucoup plus tard et se sont estompés avant même que midi sonne. Si les dizaines des chargeurs qui rôdent à longueur de journée autour des véhicules mobilisés pour le transport en commun, n'ont pas hésité à curer quelques caniveaux en laissant choir les tas d'immondices autour de ces rigoles, les cambistes et plombiers ont décidé de croiser les bras.
"Qu'est-ce que l'Hôtel de ville a déjà fait pour que nous puissions, nous aussi, jouir de la fête de l'indépendance comme les autorités ?", maugrée en coulisses un cambiste, privé de vendre sa monnaie pendant la tenue du "salongo".
Non loin de là, s'active, tout seul, un quinquagénaire aux cheveux blancs, courbé avec sa pelle dans une rigole, sous le regard médusé de certains passants, à la grande indifférence des jeunes qui œuvrent dans ce périmètre. Consciencieux, François Kabongo débouche à cœur joie le caniveau qui borde sa parcelle où sont logés deux magasins.
"J'ai six grands garçons qui sont déjà à l'université, mais ils ne sont pas chauds pour m'épauler, nous confie-t-il. Habitué à creuser le diamant à Mbuji-Mayi depuis mon jeune âge, je ne me suis pas gêné de prendre ma bêche pour dépouiller ce caniveau de ses ordures. Avec un environnement propre, moi, ma famille et mes voisins nous pourrons être ainsi à l'abri de plusieurs maladies".
Comme lui, Semabaz, la quarantaine révolue, débouche le caniveau sur l'autre bord du rond-point Terminus à l'aide de sa bèche. Sombre, musclé à souhait, ce vendeur des bouteilles regrette de continuer à travailler tout seul, sous le regard indifférent d'autres jeunes qui travaillent sur le lieu.
"Des policiers sont passés ici le matin pour s'assurer de l'effectivité du salongo, raconte-t-il. Ils ont ordonné la fermeture des magasins et prié les cireurs et cambistes à ranger leurs chaises et tables pendant les heures d'entretien. Le bourgmestre de Lemba est même passé ici hier vendredi pour distribuer des balais aux vendeurs, mais plusieurs ont préféré s'éclipser".
Paralysie dans les marchés de Lemba super et terminus
Armée d'un long balai, Esther Alima, technicienne de surface à Biac, une banque logée aux abords du rond-point Terminus, recueille tous les déchets des alentours pour les brûler. "J'habite la commune de N'Djili, avoue-t-elle. Lorsque je me suis réveillée ce matin, j'ai été surprise et émerveillée de voir comment les gens mettaient de la propreté dans les rues. Je me suis décidée, dès lors, d'aller moi aussi faire de même sur le lieu de travail. Mais arrivée à Lemba, j'ai été déçue de voir que les gens trainaient encore les pieds".
Son collègue, un réceptionniste, tâche aussi de rassembler les déchets solides après avoir curé le caniveau, mais il ne sait où les évacuer. "Je ne crois même pas que la commune va envoyer un chariot pour nous débarrasser de ces tas d'ordures", se plaint-il.
Moulé dans sa blouse jaune, Philippe Nakuzebi Samba, administrateur adjoint du marché de Lemba Terminus, débouche aussi les caniveaux des alentours et brûle avec quelques syndicalistes les déchets non solides. "Comme notre marché est autonome, affirme-t-il, je dispose de quatre agents qui m'aident à évacuer les déchets solides en me servant de notre budget. C'est eux qui iront débarrasser le tas d'autres ordures dans les parages. Pendant ce temps, j'ai demandé à tous les vendeurs d'ici de ne pas commencer leur commerce avant midi, hormis ceux qui proposent les pains, les beignets… et d'autres denrées pour le petit déjeuner".
Les ménagères contraintes de retarder le repas
Gênées par cette mesure, plusieurs ménagères ont eu du mal à faire leurs achats cet avant-midi à Lemba Super et Terminus. Les plus audacieuses ont dû user de la ruse pour négocier avec les vendeuses afin d'aller préparer le repas à temps et ne pas ainsi soumettre leur couvée à un jeûne non prévu.
Dans les quartiers salongo Nord et Sud par contre, cette paralysie d'activités n'était pads totalement de mise. "Le salongo n'est pas du tout au rendez-vous ici à Salongo comme là d'où je viens, rigole un passant. A part quelques agents de l'OVD (Office des voiries et drainages) qui réparent la route, les vendeurs, cambistes, barmen et autres vaquent calmement à leurs occupations sans la moindre contrainte".
Yves KALIKAT
Selon la FAO : 1 300 000 ménages en RDC en phase de crise alimentaire
La FAO a mené des analyses dans le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC). Il ressort de ces analyses que 1 300 000 ménages répartis dans 58 territoires de la République Démocratique du Congo sont en phase de crise alimentaire et de moyens de subsistance. OCHA qui livre cette information a fait savoir que la majorité de cette population se trouve dans des zones hors conflits, particulièrement dans l'Ouest de la Province de Bandundu, dans le Sud de l'Equateur, dans le Kasaï Occidental et dans le Kasaï Oriental. Selon notre source, les causes de cette situation sont structurelles, notamment l'enclavement, la dépendance au secteur minier, le manque d'infrastructures, la dégénérescence du matériel de reproduction animale et végétale. Ces facteurs entraînent la fragilisation progressive et/ou la perte totale des moyens de subsistance.
OCHA a noté qu'une mission d'évaluation multisectorielle s'est rendue à Bogilima et Boyele, à la suite des conflits entre ces deux localités pour des espaces cultivables de Mbadua, dans le District du Sud-Ubangi dans la province de l'Equateur. La mission a constaté l'incendie de 97 maisons et le déplacement préventif de la quasi-totalité de la population de Bogilima, fuyant les représailles des habitants de Boyele. Les élèves ont interrompu leur scolarité à la suite de la fermeture précoce des écoles.
La source constate, par ailleurs, que les mouvements de retour s'intensifient à Dongo et dans les localités situées au nord-est et au sud vers Buburu, Enyele et Imese, dans le Sud-Ubangi. Dans un autre chapitre, le HCR et ses partenaires ont reçu le 21 juin à Moba et Pweto une délégation venue de la Zambie dans le cadre des visites " Go and see ". Cette délégation, composée du HCR, des partenaires opérationnels, des représentants des autorités zambiennes ainsi que des chefs de file des réfugiés, a rencontré les autorités locales et la communauté des retournés. La délégation a également visité les projets de réintégration des réfugiés et a pu apprécier la situation sécuritaire, la qualité des projets mis en œuvre ainsi que le niveau de réintégration présenté par la communauté des retournés.
Suite à des visites de terrain et à l'évaluation des besoins, le HCR, a indiqué OCHA, procède à la construction de 190 abris à Pweto et 316 abris à Moba. Les travaux de construction de deux écoles et 10 puits ont également été lancés à Moba.
Au Nord Kivu, la source révèle que la protection des civils constitue une grande préoccupation des acteurs humanitaires dans le Territoire de Lubero. Des cas d'assassinat, d'extorsion des biens et de pillage sont continuellement rapportés. Ces faits sont attribués aux hommes en armes.
Dans le Territoire de Masisi, des éléments FARDC ont réquisitionné des déplacés pour le transport des militaires blessés en provenance de Kinyana vers Kitchanga pour y recevoir des soins. Par ailleurs, des militaires FARDC menacent les comités des déplacés s'ils ne collectent pas des rations toutes les fois qu'il y a des distributions dans les camps des déplacés.
Le HCR a facilité le retour de 136 réfugiés rwandais par deux convois organisés les 15 et 18 juin à partir de Goma. Depuis le début de cette année, 3 655 réfugiés rwandais sont rentrés chez eux depuis le chef-lieu de la Province du Nord-Kivu.
Mathy MUSAU
En réhabilitant les batiments et en formant le personnel
La Coopération espagnole offre une cure de jouvence au CRHP
L Le Centre de rééducation pour handicapés physiques (CRHP) de Kinshasa revêt un nouveau visage. Dans l'enceinte de cet établissement situé sur l'avenue des Huileries, à Gombe, de nouveaux bâtiments ont vu le jour et d'autres édifices ont subi une cure de jouvence, à la veille des festivités de l'indépendance de la RDC. Au terme des travaux réalisés, les artisans de cette initiative ont procédé, le 15 juin dernier, à la cérémonie d'inauguration de nouveaux édifices, en présence de l'ambassadeur du royaume d'Espagne à Kinshasa, M. Félix Costales.
Financé par l'Agence espagnole de coopération internationale de développement (AECID), ce projet de rénovation du Centre de rééducation pour handicapés physiques a visé plusieurs secteurs. Il a consisté, notamment, en la construction et en l'équipement d'une salle de conférence, ainsi que d'une salle de réception pour l'enregistrement des malades et la gestion des dossiers.
Les travaux amorcés ont permis aussi l'érection d'une maison de logement des stagiaires et des formateurs médicaux, de même que la réhabilitation du bloc de consultation médicale, la couverture de l'entrée du Centre et de l'aire d'attente, la mise en place d'un réseau informatique entre la réception et les services médicaux, l'agrandissement du bâtiment du service d'imagerie médicale avec un équipement moderne de Rayon X, la réhabilitation du parking… Ce n'est pas tout.
Le projet soutenu par la coopération espagnole s'est investi aussi dans la formation en bureautique du personnel de la réception, des médecins et des infirmiers, ainsi que dans l'achat d'une ambulance et d'une voiture pour le centre pour handicapés. Selon un communiqué de presse émanant de cette institution médicale, l'appui espagnol a permis aussi de matérialiser la construction d'un incinérateur et d'envoyer en Europe un médecin pour étudier les techniques d'allongement des membres et la chirurgie des prothèses.
Pour mener à bien cette ambitieuse action, l'AECID a veillé sur la réalisation des travaux, sous la direction de la sœur Rosario Morera, avec la collaboration de l'Organizacion Navarra para Ayuda entre los Pueblos (ONAY), l'ONGD chargée d'assurer l'exécution du projet, par l'entremise de son directeur, M. Pablo Martinez, qui était régulièrement sur le terrain à Kinshasa.
Satisfait de cet appui, le frère Jean-Baptiste Musawu, directeur du CRHP, salue "ces magnifiques réalisations qui sont le fruit de la bienveillance du peuple espagnol". Il reconnaît que, malgré le contexte de crise économique mondiale qui avait caractérisé le début de la réalisation de ce projet, son financement et sa mise en route n'ont posé aucun problème. Le directeur du CRHP remercie ainsi de tout cœur les entreprises Zulus, Apis Construct, Siemens, Agfa, Logic Process House et tous les travailleurs de son centre pour le bon travail qu'ils ont abattu.
Veiller au bon usage des matériels
En bon responsable, Jean-Baptiste Musawu exhorte les bénéficiaires de cet appui, en l'occurrence le personnel du centre, à veiller sur "la bonne utilisation, le bon entretien et la bonne conservation des bâtiments et des équipement mis à leur disposition au profit des malades".
"Sans une conscience professionnelle et un comportement responsable dans l'utilisation, poursuit-il, nous reviendrons vite au point de départ. Le Centre se devra de générer les ressources nécessaires pour l'amortissement, l'entretien de routine, le réparation et le remplacement de ces matériels".
Créé en 1958, le CHRP est, pour le moment, sous la gestion des Frères de la Charité qui œuvrent dans neuf hôpitaux du Congo en faveur des personnes vivant avec handicap physique ou psychique. Ils ont beaucoup travaillé au cours de ces cent dernières années avec le soutien de la Compagnie Missionnaire du Sacré Cœur de Jésus. Yves KALIKAT
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