Billet
Une success story à capitaliser
Pour Joseph Kabila, les festivités du cinquantenaire s'apparentent à une vraie success story. Kinshasa avait mis un point d'honneur de voir le Souverain belge rehausser de sa présence le jubilé d'or de l'indépendance. Pari gagné. Le Roi Albert II dont on disait qu'il allait faire un voyage-éclair aura séjourné à Kinshasa quatre jours durant. Tout un message. Outre le couple royal belge, la quasi totalité de chefs 'Etat de la région ont répondu à l'invitation du Raïs congolais. Le rwandais Kagame et l'ougandais Museveni ont enfin refoulé le sol kinois après plus d'une décennie de brouille avec la Rdc. Il n'y a pas meilleure illustration de la normalisation des rapports dans les grands lacs.
S'il a joué la carte de la paix, Joseph Kabila, émanation de l'armée, n'a pas oublié le dicton selon lequel "qui vis pacem, para bellum".Le défilé monstre sur le boulevard Triomphal a tourné en une démonstration de forces. Les hommes de troupes ont battu le pavé. Mais on a surtout relevé l'impressionnante armada qui a clos la partie militaire du défilé. Sans doute qu'au seuil de son cinquantenaire, la Rdc n'entend plus être ce ventre mou ou cet espace où tous les bellicistes en mal de convoitises pouvaient investir une partie du territoire sans le moindre souci.
A l'interne, le Raïs a aussi de quoi ne pas bouder son plaisir. Les très difficiles Kinois n'ont pas été indifférents au jubilé d'or du cinquantenaire. Certes, pour une fête nationale, on peut déplorer l'absence aux festivités de certains ténors de l'opposition républicaine. Mais, à en juger par la mobilisation et la ferveur populaire constatées aux abords du Triomphal et à l'occasion de l'accueil du couple royal belge, on peut affirmer que Kinshasa la boudeuse n'a pas boycotté le 30 juin. Il est vrai aussi que le volet infrastructures des cinq chantiers commence à être de plus en plus visible dans la capitale. Du reste, le Président a opportunément inauguré quelques réalisations à la veille du jour-j.
Et lorsque dans son message à la Nation, Joseph Kabila rend hommage notamment à Kasa-Vubu et Mobutu, il jette un pont entre son bloc nationaliste et l'autre vieille famille politique du pays. Un pan de frustrations historiques est tombé. D'autant que dans la foulée du Cinquantenaire, le président a inauguré le monument érigé en mémoire de Joseph Kasa-Vubu.
En un mot comme en mille, Joseph Kabila a réussi son coup. A charge maintenant à ses collaborateurs et aux autres institutions de capitaliser ce haut fait. Cela pose le sempiternel problème de suivi. Est-ce que la modernisation de Kinshasa va se poursuivre? Est-ce que l'autorité urbaine va rester en éveil ou retomber dans sa léthargie? Est-ce que le militaire ou le policier nouveau incarné par la nouvelle tenue va tuer définitivement le vieil homme d'hier ? Le nécessaire aggiornamento historique opéré par le Président en personne sera-il traduit en actes? Bref, est-ce que l'après cinquantenaire sera différent de l'avant jubilé d'or ? C'est à l'aune de cette interrogation que le monde entier jugera la Rdc. C'est aussi par la capacité du pouvoir rd-congolais à maintenir ou pas la dynamique du renouveau que la majorité silencieuse jugera la classe dirigeante lors de prochaines élections.
José NAWEJ
Chantiers:
Et l'arrière-boutique?
C'est la dernière ligne droite pour l'horizon 30 juin. Dès ce lundi 28 juin, Kinshasa va commencer à accueillir ses hôtes de marque ou leurs missi dominici. A quelque cinq jours du jour j, les préparatifs s'accélèrent. Sur les différents chantiers, Chinois et Congolais travaillent de jour comme de nuit. Les boulevards du 30 juin et Triomphal se sont refaits une jeunesse. Des immeubles longeant certaines artères ont enfin reçu une couche de peinture. Gros pourvoyeur de la crasse qui infeste Kinshasa, le Grand marché pourrait être nettoyé. Peut-être au kärcher, pour paraphraser le Président français Sarkozy quand il parlait des banlieues. Bref, pour fêter les 50 ans d'indépendance, Kinshasa fait peau neuve.
Cette amorce de la modernisation de la capitale congolaise ne devrait, cependant, pas être une espèce de cache-misère. S'il faut se féliciter de ce qu'un pan de cinq chantiers commence à devenir une réalité à Kinshasa, il n'en demeure pas moins que les travaux en cours semblent dictés, pour l'essentiel, par les impératifs du cinquantenaire. C'est autour des axes liés, d'une façon ou d'une autre, aux festivités du jubilé d'or de l'indépendance que se concentrent les travaux. Même le réveil de l'autorité urbaine, d'ordinaire pas spécialement visible sur le front de la voirie, paraît s'expliquer davantage par l'enjeu du cinquantenaire que par l'obligation d'assainir la ville. Autrement, la salubrité publique ne devrait pas passer pour une campagne médiatique lancée à la veille du 30 juin.
De ce point de vue, le vrai test se passera après la commémoration du cinquantenaire. L'on verra bien si la reconstruction à marche forcée va se poursuivre. L'on sera curieux de voir la suite à donner à l'assainissement de la capitale. Car, ce pays est plein d'initiatives sans lendemain. Que d'opérations de salubrités publiques qui n'ont duré que l'espace d'un matin! De "Kin bopeto" à "kanga vagabond" en passant par "ramassage des sachets", autant de campagnes qui se sont vite muées en slogans creux.
De plus, pour importante qu'elle soit, la restauration de principales artères ne devrait pas voiler les urgences sociales quotidiennes de Kinshasa profond. Il s'agit, notamment, de l'eau, de l'électricité et du transport en commun. La réfection du prestigieux boulevard du 30 juin peut même paraître comme le cadet de soucis du Kinois du crû de la Tshangu qui n'a que faire de la plus belle avenue du pays.
Croisons les doigts pour que l'élan pris en prévision du cinquantenaire s'installe dans la durée et affecte aussi l'arrière-boutique que sont ces quartiers populeux où vivent les vrais gens. C'est à cette condition que les sceptiques de raison que sont devenus les Congolais se convaincront que, cette fois-ci, les pouvoirs publics ont intégré l'hymne national en prenant le plus bel élan. José NAWEJ
30 Juin: Au-délà
de la fête
Dans moins de deux semaines, c’est le 30 juin. Le compte à rebours a déjà commencé. Kinshasa ingurgite sa cure de jouvence et de modernité à forte dose. Les Chinois sont sur le point de finir de bâtir la place Tien Anmen, version congolaise en un temps record. C’est une capitale rd congolaise reliftée qui accueillera les hôtes de marque au premier rang desquels le Roi Albert II de Belgique.
Un demi siècle dans la vie d’un homme comme dans celle d’une nation n’est pas rien. ça se fête ou, à tout le moins, ça se célèbre. Manifestement, le décor de la fête se met en place à Kinshasa. Elle promet même d’être grandiose, cinquantenaire oblige.
Tout le problème sera de veiller à ce que les agapes du pays légal ne masquent pas le nécessaire débat sur 50 ans de gâchis. Car au lendemain du 30 juin , le pays réel va se réveiller avec ses sempiternelles angoisses existentielles. Les plus nostalgiques allant jusqu’à se demander à quand la fin de l’indépendance. Une manière-sans doute maladroite-de regretter ce bon vieux temps colonial où les services essentiels publics étaient à la portée du plus grand nombre.
Nous voici au coeur du vrai enjeu de ce cinquantenaire. Qu’avons-nous fait de 50 ans d’indépendance, si tant est que ce pays se soit vraiment comporté en nation indépendante. Avons-nous dressé nos fronts? Avons-nous, ne fût-ce qu’entrepris de bâtir un pays plus beau qu’avant? Point besoin d’être clerc pour répondre par la négative à ces deux interrogations tirées de notre hymne national.
Alors, pourquoi 50 ans après notre accession à la souveraineté internationale, nous sommes encore loin des idéaux-par moment même en contradiction-professés dans notre chanson nationale? Plus que la fête-qui est légitime-la réflexion autour de ces questionnements semble la meilleure façon de célébrer le 30 juin. Il s’agit d’engager un débat citoyen de fond sur les raisons de l’échec collectif de 50 premières années de la RDC et de baliser l’avenir.
Cette barza devrait impliquer toutes les forces vives. Le commissariat général du cinquantenaire s’est, certes, essayé sur ce terrain. Mais, l’exhibitionnisme et le voyeurisme bien de chez nous l’ont emporté sur le nécessaire débat de fond attendu. Sans cette catharsis nationale, l’électrochoc pour repartir du bon pied fera défaut. Et la parade du 30 juin, les dîners de gala et autres garden parties prévus ce jour là s’ajouteront à la longue liste des festivités gigantesques que ce pays organise avec brio depuis les années Mobutu. José NAWEJ
Une grève-couperet
Silence de cimetière dans la Fonction publique. Pas un seul bureau d’ouvert hier dans l’administration publique. A la Justice, aux Affaires étrangères... pas l’ombre d’un fonctionnaire. Même le service minimum n’est pas au rendez-vous. On l’aura compris: le mot d’ordre de grève est suivi à la lettre par les agents de l’Etat.
Laissés pour compte de tous les régimes, les fonctionnaires recourent pour la énième fois au débrayage pour essayer de se faire entendre. Depuis l’arlésienne Mbudi, les agents de l’Etat ont leur unité de mesure: l’application progressive de Mbudi ou rien. A peine ont-ils appris que leurs boss-entendez les secrétaires généraux-ont été augmentés qu’ils réclament qu’il en soit de même pour toute la Fonction publique. Ce qui n’est que logique, voire justice.
Vu du gouvernement, cette grève de fonctionnaires tombe à un pire moment. A quelque deux semaines de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance, le débrayage du bras séculier de l’Etat sonne mauvais.
Ce n’est pas tout. Cette grève se traduit par quantité de désagréments pour les usagers du service public que nous sommes tous. Impossible de se procurer un document administratif par les temps qui courent. En proie à une kyrielle d’autres soucis, les Congolais avaient besoin de tout, sauf d’un supplice de plus, voire de trop. Pas besoin d’être devin pour parier que si rien n’est fait, la fête du 30 juin aura un goût bien amer encore.
Il devient donc urgent de décanter ce débrayage. Certes, il serait démagogique de promettre le paradis social dans un désert économique, le bonheur des fonctionnaires comme celui de tous les Congolais passant par la production. Laquelle est anecdotique 50 ans après l’indépendance. En plus, les contraintes inhérentes au programme avec les institutions de Bretton Woods ne laissent pas les coudées franches à l’Exécutif congolais dans le domaine de l’augmentation de salaires.
Reste qu’ il est du devoir du gouvernement de trouver ne serait-ce qu’un début de solution aux revendications légitimes des agents de l’Etat. Il est possible , moyennant la réduction du train de vie de l’Etat et de ses dépendances, de trouver des ressources substantielles à allouer aux fonctionnaires. Et la RDC ne serait pas le premier pays à mettre au régime les bonzes de son appareil d’Etat. Dans nombre des pays de la riche Europe, ministres, députés... se délestent d’une partie de leurs émoluments pour s’appliquer à eux-mêmes d’abord la rigueur. Il est vrai que les économies résultant de la cure d’amaigrissement du Congolais d’en haut ne saurait suffire à booster le revenu du fonctionnaire ,mais il démontrerait la volonté du gouvernement de requalifier progressivement la condition de l’agent de l’Etat.
En tout cas, FMI ou pas FMI, production ou pas production, le Gouvernement est dans l’obligation d’agir. José NAWEJ
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EDITION N°3642 du VENDREDI 02 JUILLET 2010 |
Point d’achèvement : Joseph Kabila et Adolphe Muzito gagnent le pari !
* La RDC voit sa dette s'alléger de plus de USD 13 milliards à moins de 3 milliards, et la Banque centrale d'un décaissement immédiat de 73 millions USD pour renforcer ses réserves de change
* Les économies ainsi réalisées vont être affectées au secteur social pour lutter contre la pauvreté
" PPTE : réunions décisives les 29 et 30 juin au FMI et à la BM. " Ainsi titrait Forum des As dans son édition n° 3631 du mardi 15 juin 2010. Nous faisions alors l'écho de la dernière position de la mission du Fonds Monétaire International qui venait de séjourner à Kinshasa et dont le responsable estimait qu'il n'y avait plus aucun obstacle pour soumettre le dossier RDC au Conseil d'administration du Fonds. " Le Gouvernement a suivi de très près le Programme ", commentait alors Robert York à l'issue d'une réunion à laquelle avaient également pris part des représentants de la Banque Mondiale.
Pour cela, York avançait les dernières recommandations à l'intention de la partie congolaise, notamment consolider ses efforts pour la stabilisation du cadre macroéconomique par l'ajustement des dépenses et la maximisation des recettes. A la Banque centrale du Congo, elle recommandait de porter des corrections nécessaires pour augmenter ses avoirs en devises.
C'était donc il y a 15 jours. Aujourd'hui, le Point d'achèvement de l'initiative PPTE est une réalité réelle, avec juste 24 heures de décalage au programme initialement annoncé. C'est, en effet, le mercredi 30 juin 2010 que le Conseil d'administration du FMI a déclaré que le Gouvernement congolais a exécuté avec satisfaction le programme devant mener à cette fin et remplit donc les conditions d'atteinte de ce point d'achèvement. Cette décision a été approuvée hier jeudi le1er juillet 2010 au niveau du Conseil d'administration de la Banque Mondiale.
Concrètement, la Banque centrale du Congo va bénéficier immédiatement d'un décaissement, par le FMI, d'un fonds de 73 millions USD pour renforcer ses réserves de change, tandis que l'Etat congolais bénéficie désormais d'une remise du stock de sa dette qui passe de plus de USD 13 milliards à moins de 3 milliards. L'autre conséquence c'est qu'avec la confiance désormais rétablie, la RDC peut enfin accéder à d'autres lignes de crédit.
Ce nouvel ordre financier international ouvre alors de nouvelles perspectives au programme de reconstruction nationale mis en place par Joseph Kabila Kabange. Ainsi qu'il l'indiquait le 30 juin 2010, le Gouvernement va pouvoir booster ses efforts sur le volet social, notamment l'éducation, la santé, l'emploi, l'eau et l'électricité. Tout le mérite revient donc au Président de la République qui a su imprimer une vision d'excellence à la RDC et galvaniser les troupes pour une marche décisive vers ce point d'achèvement.
La détermination de Muzito récompensée
La palme revient également au Premier ministre, Chef de l'Exécutif, Adolphe Muzito, qui a su traduire cette vision en actes à travers la mise en œuvre et le suivi décisif des différentes mesures prises pour assurer la réalisation des sept déclencheurs de cette fameuse initiative.
C'est aussi au même Muzito que revient la lourde tâche de poursuivre la bonne exécution d'une politique budgétaire prudente ainsi que des réformes structurelles en vue d'accroître la capacité monétaire du pays et lutter plus efficacement contre la pauvreté.
Et à la Primature, on est déterminé à maintenir le cap du travail abattu jusqu'à ce jour afin de continuer à mériter de la Nation.
Jonas Eugène KOTA
CINQUANTENAIRE ET POINT D'ACHEVEMENT DE L'I-PPTE
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Boshab salue le génie de Joseph Kabila
Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la démocratie (PPRD) n'a pas voulu demeurer en reste pour célébrer un double événement qui a marqué, le 30 juin 2010, la vie la Nation, à savoir la célébration du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC et l'atteinte du Point d'achèvement de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (I-PPTE). C'est pour cela que son Secrétaire général, Evariste Boshab, a battu, hier, le rappel des militants, malgré la fatigue des festivités de la veille, pour saluer ce double événement qu'il a mis sur le compte du génie pacificateur et rassembleur de Joseph Kabila.
Dans son adresse de circonstance, en effet, Evariste Boshab a judicieusement rappelé l'engagement et l'action du Chef de l'Etat pour que la RDC célèbre son cinquantenaire dans la paix et jouissant de l'intégrité de son territoire national. Alors que le peuple n'avait pas fini de célébrer cette réalisation, le peuple Congolais, a encore indiqué Boshab, a été surpris d'apprendre que la RDC venait d'accéder à l'initiative PPTE suite à l'approbation, par le Conseil d'administration du FMI, de la décision ad hoc. Cette fin, a-t-il fait savoir, est le fruit de l' "engagement du Président à alléger le peuple de ce fardeau (Ndlr : de la dette extérieure) qu'il ne mérite pas. "
Tout en étant sûr que cette décision va être relayée par la Banque Mondiale (ce qui vient d'être le cas au moment où nous mettons sous presse), il a stigmatisé l'attitude de " ceux-là qui n'ont pas compté sur le pragmatisme, la détermination et le patriotisme de Joseph Kabila qui vient, une fois de plus, de montrer que l'impossible n'est pas congolais. "
Le SG a également rappelé que loin d'être un cadeau politique, " le point d'achèvement est la résultante d'une politique économique responsable, d'une gestion des finances publiques soucieuses du devenir du peuple Congolais. "
Ci-dessous l'adresse d'Evariste Boshab aux militants du PPRD à l'occasion du cinquantenaire et de l'accession de la RDC à l'initiative PPTE. JEK
Je voudrais avant toute chose vous exprimer ma profonde gratitude pour votre mobilisation spontanée en appui aux actions combien grandioses de Son Excellence Joseph KABILA KABANGE, Président démocratiquement Elu de la République.
La longue marche douloureuse, mais en même temps glorieuse de notre mouvement porte aujourd'hui à la face du Peuple Congolais et du monde les résultats tangibles.
Hier, sous le leadership de notre Président, le Peuple : Congolais a fêté le cinquantenaire de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale, réalisant les rêves de nos pères fondateurs.
- Rêve de bâtir un pays prospère, mettant les richesses de son sol et dé son sous-sol au service du peuple;
- Rêve de rompre avec la mentalité d'assisté qui avilit le peuple ;
- Rêve de refonder le Congo sur des fondations solides, celles de l'Unité, de la Paix et de l'auto-prise en charge.
Après des années tumultueuses et d'affres politiques que notre beau pays a connues, le Président de la République, Son Excellence Joseph KABILA KABANGE a tenu ses engagements pris devant le peuple congolais de renverser la tendance dans la gouvemance du pays.
II nous a permis de fêter les cinquante ans d'existence de ce pays comme entité unique, vivant dans la cohésion nationale, réuni derrière un seul idéal.
Alors que personne ne croyait voir le Congo unifié et pacifié le génie pacificateur et rassembleur de Joseph KABILA KABANGE a déjoué toutes les analyses négativistes.
Hier le Peuple Congolais, sur toute l'étendue du territoire, a manifesté son soutien au Président de la République, par une mobilisation sans précédent.
Le 30 juin 2010, Cinquantenaire du Congo a également été le jour où, le Président de la République, j'ai cité Joseph KABILA KABANGE. a donné au Peuple Congolais le Point, y d'Achèvement de l'Initiative Pays Pauvre Très Endetté. Alors que la République Démocratique du Congo est un pays de multiples potentialités, son peuple a croupi sous le poids d'une dette qui a contribué du reste à l'appauvrir.
Ainsi, l'engagement du Président à alléger le Peuple de ce fardeau qu'il ne mérite pas, s'est concrétisé hier par l'approbation, au Conseil d'Administration du Fonds monétaire international, de la décision de l'atteinte du Point d'Achèvement de l'Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés. Laquelle décision sera, sans nul doute, relayée aujourd'hui par le Conseil d'Administration de la Banque mondiale.
La politique économique menée par notre Président, Joseph KABILA KABANGE, a permis au Peuple Congolais d'atteindre ce Point d'Achèvement que beaucoup de sceptiques croyaient hors portée du Peuple.
Mais ceux là n'ont pas compté sur le pragmatisme, la détermination et le patriotisme de Joseph KABILA KABANGE qui vient, une fois de plus, de montrer que l'impossible n'est pas congolais.
De mauvaises langues ont aussi spéculé sur le Point d'Achèvement en disant qu'il s'agirait d'un cadeau politique.
Laissez-moi-vous dire que s'il ne s'agissait que de la politique, le Congo n'aurait probablement, pas atteint Ce Point d'Achèvement.
Le Point d'Achèvement est la résultante d'une politique économique responsable, d'une gestion des finances publiques soucieuses du devenir du Peuple Congolais.
Qui ne vit pas la baisse des prix intérieurs, la baisse du taux d'inflation et du taux de change ?
Ces performances ne sont pas le fruit des jeux politiques, mais plutôt la suite d'un engagement irréversible de notre Président à œuvrer en faveur d'une gouvernance responsable.
Maintenant que 10 milliards de dollars américains de dette extérieure non justifiée seront allégés, le Peuple Congolais va s'engager, unis derrière son Chef, dans une phase encore plus décisive de la mise en œuvre des Cinq Chantiers de la République. Grâce à sa vision de bâtisseur, le Président Joseph KABILA KABANGE nous donne un Congo nouveau où routes, écoles, hôpitaux, l'eau, l'électricité ne seront plus des mythes, mais éléments faisant partie du quotidien de la population. L'allégement de la dette permettra de dégager des ressources substantielles à affecter au programme de développement de notre pays.
Voilà, pourquoi, votre spontanéité à manifester votre soutien, votre joie pour le leadership de notre Président trouve toute sa justification. Maintenons le cap pour l'accomplissement de l'engagement mutuel que nous avons pris de faire de notre Congo un Pays -fort, prospère, assumant son rôle géostratégique au cœur du Continent Africain.
Notre soutien sans faille à notre Président, Joseph KABILA KABANGE, son sens de leadership, sa vision pour ce pays, nous conduire inexorablement vers ce Congo.
Que Vive la République Démocratique du Congo !
Que Vive le Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement!
Que Vive le Président Joseph KABILA KABANGE !
PPRD Viva!
Le cinquantenaire désormais revolu depuis le 30 juin dernier
Kabila : sa feuille de route pour le Centenaire
Le 30 juin 2010 était un jour de fête. De fête grandiose. Pour cela, les Congolais n'ont pas hésité à mettre les petits plats dans les grands. Il s'agissait, en effet, non pas de l’un de ces 30 juin que le pays célèbre depuis cinquante ans, mais bien de célébrer un bouquet de tous ces 30 juin-là : 50 au total. On pourra tout dire, personne ne niera la spontanéité qui a animé les Congolais pour considérer le mercredi dernier comme un mercredi pas comme les autres et le gérer en conséquence.
Cependant, si le premier de tous les Congolais avait bien droit aux réjouissances, cela ne l'a pas empêché de projeter déjà le Congo de demain. Dans son message à la Nation, en effet, Joseph Kabila s'est démarqué de toutes les lectures courantes du Cinquantenaire et des perspectives d'avenir. Prenant en main ses responsabilités, le Président de la République s'est interdit toute forme de polémique, d'auto-laudation, d'autosatisfaction ou d'autoflagellation. Kabila s'est imposé un remarquable équilibre tant dans la lecture du passé que dans la projection de l'avenir.
Une constance, cependant, Kabila Kabange, progressivement, perçoit un Congo grand, prospère et puissant. Confiant, plus que jamais, en son avenir, le voilà qui s'en prend à esquisser une vocation internationale de la RDC. Jamais Kabila n'a prononcé un discours aussi " futuriste", tout en plaçant les balises dont la première et principale demeure la révolution mentale.
Tout anniversaire est une cause légitime de réjouissance. D'autant plus légitime que la naissance a été pénible et qu'il fallait lutter au quotidien pour préserver l'existence. Le propos est de Joseph Kabila Kabange, introduction à son important message à la Nation et à la communauté internationale prononcé le mercredi 30 juin 2010 peu avant l'imposant défilé célébrant le cinquantième anniversaire de l'indépendance de la République Démocratique du Congo. Pour l'occasion, le Chef de l'Etat a rendu hommage à Dieu pour son "soutien à la préservation de la Nation envers et contre tout. " Il a aussi rendu un vibrant hommage à tous les pères de l'indépendance, ses pionniers ainsi que tous ceux qui ont œuvré pour sa marche durant ses cinquante années : Simon Kimbangu, Cardinal Malula, Iléo, Kasa Vubu, Patrice Lumumba, Bomboko, Bolia, Bolikango, Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, etc. ; sans oublier tous les héros anonymes, nationaux comme étrangers, qui ont versé leur sang pour la survie de cette Nation.
Le cinquantenaire, a poursuivi le Président de la République, est un important moment d’évaluation de la marche de la Nation pour un nouveau départ. Joseph Kabila ne s'y est, cependant, pas attardé, indiquant que le travail, pour ce faire, est en cours au niveau du Commissariat général au Cinquantenaire et qu'il faudra attendre les résultats pour aviser.
BILAN : VICTOIRES, RATES, FORCES, FAIBLESSES
En attendant, il a considéré que les cinquante ans d'indépendance de la RDC ont été marqués, aussi bien par des " victoires remarquables " que par des " ratés ", des " forces " et des "faiblesses ".
Le pays a, en effet, réussi à préserver son unité, son intégrité territoriale, la paix au sein de la Nation et avec les pays voisins. Il a aussi su réaliser la réconciliation de ses fils, sublimer le multipartisme politique et syndical, la liberté des médias et le libéralisme économique. Il est également parvenu à tenir des élections libres et démocratiques qui ont pu réinstaurer une démocratie jeune, mais réelle et vivante.
Au chapitre des ratés, Joseph Kabila a épinglé, notamment, la régression sur les perspectives de développement, le progrès social et les droits de l'homme. Pour cela, il a estimé que la responsabilité est à assumer de manière collective. Il importe alors d'examiner la " teneur et les causes " de ces ratés, exercice auquel des Congolais se livrent dans le cadre des conférences scientifiques du CGC.
A ce stade de la vie nationale, Joseph Kabila a déjà tourné son regard vers l'avenir qu'il perçoit avec grand optimisme. Et il se fonde, pour cela, sur les forces qu'affiche la Nation congolaise afin d'aborder cet avenir avec plus de sérénité et de détermination. Il s'agit, d'abord, de la conscience nationale qui s'est réveillée après un long sommeil et qui se traduit, notamment, par la fin de la crise de légitimité qui plombait le décollage du pays depuis plus de 40 ans, le recours au dialogue, à la justice et au jeu des institutions pour résoudre les conflits; la stabilisation du cadre macro économique et le démarrage effectif de la reconstruction nationale.
Ces forces, ce sont aussi la sublimation de l'Etat de droit au travers l'encrage de la démocratie ainsi que la stabilité retrouvée des institutions et de l'économie nationale.
Loin de se reposer sur les lauriers au regard de ces acquis décisifs, le Président de la République est conscient que la liberté, la démocratie et le développement demeurent une quête permanente. Il estime aussi que les défis à relever sont, certes, multiples, mais aussi à la portée des Congolais qui sont appelés à prendre en charge leur extraordinaire destin.
LA FEUILLE DE ROUTE
POUR LE CENTENAIRE
Après avoir planté ce décor, le Président de la République en est arrivé à décliner ce que l'on peut considérer comme sa feuille de route pour lancer le prochain Cinquantenaire et, partant, le Centenaire de la RDC. Voyant déjà loin, il est convaincu que la RDC a un rôle à jouer pour son propre devenir, mais aussi pour accomplir sa vocation internationale que lui impose son destin.
Ce destin, c'est celui d'un Congo, havre de paix au cœur de l'Afrique, mais aussi une force de stabilisation de la sous-région des Grands Lacs pour que tous les pays de la région profitent de la paix à travers, non pas la suprématie des armes, mais une justice juste, l'équité et la solidarité.
Pour que le pays réponde à cette vocation régionaliste, Joseph Kabila a décliné sa stratégie : la décentralisation pour impliquer les Congolais dès la base à la transformation de leur Nation, la tenue des deuxièmes élections générales, la finalisation des réformes de l'armée, de la police, des services de sécurité et de la justice ; le rétablissement de la confiance et de la cohabitation pacifique entre les pays voisins, le renforcement de la coopération et de l'intégration régionale ainsi que des efforts à fournir pour faire de la RDC une puissance économique au cœur de l'Afrique.
La feuille de route de Joseph Kabila, c'est aussi l'action pour atteindre l'autosuffisance alimentaire, non pas seulement pour les fils et filles du Congo, mais aussi pour les peuples de la région. C'est également des efforts à fournir pour que les Congolais, dans leur plus large majorité, accèdent à l'eau potable et à l'énergie non polluante.
Enfin, Joseph Kabila perçoit le destin du Congo dans sa responsabilité à agir pour le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique. Sur ces derniers points, loin d'être une ambition, la RDC, estime son Président, a une mission, un devoir que lui impose les immenses potentialités hydrographiques et de la flore dont Dieu lui a dotées.
LES ATOUTS POUR
RELEVER LES DEFIS
Joseph Kabila se dit conscient que ces enjeux sont de taille. Tout de suite, cependant, il estime qu'ils sont aisément prenables. Explication : la RDC est déjà consciente de l'urgence à rattraper les retards accumulés à ce jour. Il se dit également confiant quant aux capacités des Congolais à répondre à un tel défi. Pour preuve, l'ampleur jamais connue des travaux réalisés à ce jour sur le plan infrastructurel.
Et les dispositions affichées par les Congolais l'amènent à les encourager à maintenir le cap. Cela passe, a dit encore le Président de la République, par l'intensification des travaux, l'accélération des réformes économiques en cours avec une implication plus accrue du secteur privé dans un partenariat actif et dans le respect des lois, ainsi que la prise en charge urgent du volet social de l'action publique, notamment, l'éducation, la santé, l'emploi, etc.
REVOLUTION MENTALE
Manifestement et décidément, Joseph Kabila tient son bout. Il sait ce qu'il veut pour les Congolais, et même ce qu'il faut pour qu'ils y parviennent. En tout cas, assure-t-il, ce n'est pas nécessairement par ses ressources que la RDC vaincra le défi du sous-développement, mais plutôt par une vision politique, une culture managériale, la discipline et l'éthique ou encore une révolution morale.
Morale, le mot est lâché. Et Joseph Kabila place désormais l'homme au centre comme acteur et bénéficiaire prioritaire des résultats. Par la morale, il sublime certaines valeurs telles que la vie humaine. Il en appelle donc à la répression de toute atteinte à la vie, au viol, au tribalisme, au favoritisme, au vol, au détournement et tous autres antivaleurs qui s'accrochent comme un boulet au Congo.
A revers, il en appelle à la culture de l'excellence, à la transparence dans la gestion de la chose publique, à la méritocratie, bref à toutes les valeurs positives qui placent l'intérêt de la Nation au centre des préoccupations et de l'action. Jonas Eugène KOKA
SPECIAL 30 JUIN
Message de S.E. Joseph Kabila à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC
Il y a exactement cinquante ans, sur les cendres de plusieurs décennies de colonisation, naissait la République Démocratique du Congo.
Notre cher et beau pays accédait ainsi à l'indépendance, ses propres enfants prenant en mains son destin, et celui de notre peuple.
Réunis pour célébrer cet événement historique, nous nous réjouissons de compter parmi nous des frères, des sœurs et des amis, venus parfois de loin pour partager notre joie.
Je pense d'abord à Mes pairs, Chefs d'Etat et de Gouvernement, qui ont tenu à honorer notre pays de leur présence, en dépit de leurs multiples occupations.
C'est pour nous une grande marque d'amitié et de solidarité.
Je pense aussi aux Chefs de Délégations et Envoyés Spéciaux des Etats, ainsi qu'aux Représentants des Organisations internationales et des Communautés Economiques Régionales, au premier rang desquels, le Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies.
Qu'ils soient tous assurés de la gratitude des soixante-cinq millions de congolaises et congolais !
Tout anniversaire de naissance est cause légitime de réjouissances. C'est aussi un motif de reconnaissance. Cela est particulièrement vrai pour la République Démocratique du Congo. Non seulement parce que pénible a été sa naissance, mais aussi parce qu'il faut lutter chaque jour pour préserver son existence.
Il est donc normal que s'élèvent des cris de joie, et qu'un hommage mérité soit rendu à tous ceux qui ont permis que ce jour soit possible.
Dans cet esprit, hommage d'abord et avant tout, au Dieu Tout-Puissant, pour le don précieux qu'il nous a fait de ce beau pays, à nous peuple congolais, et pour la survie de la nation, envers et contre tout.
Hommage à Simon Kimbangu, le premier des nôtres à proclamer et prédire la fin de la colonisation.
Hommage à Joseph Malula, Joseph Ngalula et Joseph Iléo, ainsi qu'à leurs amis, pour avoir éveillé la conscience de nos élites, par leur Manifeste de 1956, jetant les bases des premières revendications de décolonisation.
Hommage aux Pères de l'indépendance Patrice Emery Lurnumba, Joseph Kasa-Vubu, Albert Kalonji, Jean Bolikango, Cléophas Kamitatu, Paul Bolia, ainsi que tous leurs compagnons de lutte, pour avoir allumé le flambeau de la liberté ; mais aussi, pour avoir assumé, à travers les deux premiers cités, la lourde responsabilité de conduire nos premiers pas, comme Etat indépendant, dans un contexte globalement difficile.
Hommage à Joseph-Désiré Mobutu, militant passionné de notre authenticité et de notre unité Hommage à M'zée Laurent Désiré Kabiia, défenseur acharné de la dignité du Congo et de son peuple, et combattant, jusqu'au sacrifice suprême, de la liberté, et pour la démocratie.
Hommage aussi, aux membres de nos forces armées, aux héros anonymes congolais, et aux frères et amis d'autres nationalités, tombés avec honneur sur divers champs de bataille pour sauvegarder notre indépendance, et préserver l'intégrité de notre territoire.
Hommage, enfin et surtout, au peuple congolais. De génération en génération, notre peuple s'est battu pour maintenir l'unité et l'intégrité du pays, triomphant des forces centrifuges et faisant échec à toutes les convoitises.
Nous lui disons donc, ainsi qu'à tous ceux qui ont combattu à nos côtés dans les moments les plus difficiles de notre histoire, nos remerciements les plus sincères pour leur contribution décisive à la conquête, à la préservation, et à la consolidation de notre indépendance.
Je pense ici à tous les peuples amis, dont les fils et filles ont perdu la vie ou simplement donné de leur temps pour le triomphe de la cause congolaise. C'est notamment le cas de l'Angola, de la Namibie et du Zimbabwe.
C'est aussi celui, à travers la MONUC, et plus largement du Système des Nations Unies, dont je salue solennellement la contribution, le cas de l'Afrique du Sud, de la Tunisie, du Ghana, du Sénégal, de l'Egypte, de l'Uruguay, de l'Inde, du Pakistan, du Guatemala et de la Chine.
A tous, et particulièrement aux immortels congolais mis en exergue, nous disons toute notre gratitude.
Nous les remercions, parce qu'en dépit des sécessions, coups d'Etat, guerres civiles et d'agression, ils ont permis à la République Démocratique du Congo de demeurer fondamentalement telle qu'elle était au soir du 30 juin 1960. A savoir :
o un Etat souverain ;
o un territoire de deux millions trois cent quarante-cinq mille kilomètres carrés.
Mieux : ils ont contribué à ce qu'elle soit devenue une nation sure de son identité, forte et fière de sa diversité, et à jamais confiante en son destin.
Le cinquantenaire n'est pas un anniversaire ordinaire. C'est un moment particulier d'évaluation, en vue d'un nouveau départ.
Où en sommes-nous donc aujourd'hui, cinquante ans après le 30 Juin dix-neuf cent soixante ?
Il est indéniable que nous avons connu des victoires remarquables. C'est le cas notamment :
o De la préservation de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale ;
o Du rétablissement de la paix à l'intérieur du pays, et avec nos voisins ;
o De la réconciliation nationale ;
o De l'instauration du multipartisme politique et syndical ;
o De la libéralisation des médias et de l'économie ;
o De la transition consensuelle qui a permis des élections libres, transparentes et démocratiques;
o De la démocratie dans notre pays, encore jeune certes, mais cependant bien réelle et vivante.
Il est également indéniable que nous avons aussi connu des regrettables ratés, notamment en matière de développement, de progrès social et des droits humains.
Comme Nation et comme peuple, nous sommes, quoiqu'à des degrés
divers, collectivement responsables de cette relative insuffisance de performance. II importe d'en cerner la teneur et les causes, car nous ne pouvons nous permettre de faire l'économie d'un travail exhaustif d'évaluation.
Ce travail est en cours, sous la coordination du Commissariat Général du Cinquantenaire. 11 se fait avec le concours d'éminents experts congolais et implique, directement, différentes couches de notre population.
Pour l'heure, l'urgence consiste à recenser nos atouts, mais aussi nos faiblesses, pour mieux baliser l'avenir.
A ce sujet, je me réjouis de noter que, indiscutablement, la conscience nationale est plus que jamais en éveil et que lentement, mais sûrement, le Congo se redresse, tel un géant qui éveil, après un profond sommeil.
Je note aussi que chaque jour se continuent davantage l'Etat de droit, l'ancrage de la démocratie, la stabilité des institutions, la solidité croissante des fondamentaux de l'économie, et les perspectives d'un développement durable et Harmonieux du pays.
Pour n'en citer que quelques uns, j'en veux pour preuves les faits suivants :
o La fin de la crise de légitimité, vieille de quarante ans, suite aux élections générales de 2006 ;
o Le recours préférentiel au dialogue, à la justice et au jeu institutionnel pour la prévention et le règlement des conflits ; La stabilité aujourd'hui avérée du cadre macro-économique, et un taux de croissance constamment supérieur à la moyenne africaine sur cinq des six dernières années ; Le démarrage effectif de la reconstruction du pays, comme en témoigne plusieurs chantiers.
o La liberté, la démocratie et le développement sont des quêtes permanentes, Le travail amorcé par nos aînés n'est pas terminé. Nous avons donc beaucoup de défis à relever.
Ces défis sont cependant à notre portée, car nous sommes dignes de notre destin.
Le destin extraordinaire d'un pays aux dimensions continentales, d'un espace aux ressources naturelles incommensurables, d'un peuple à la V créativité intarissable.
Ce destin nous impose une grande ambition pour les cinquante prochaines années.
L'ambition, premièrement, de devenir un havre de paix au cœur de l'Afrique, et une force de stabilisation de la région des Grands Lacs.
La paix pour le Congo certes ; mais aussi pour tous les pays qui nous entourent, et bien au-delà.
Non pas la paix factice que procurent les armes ou la peur ; mais celle véritable et durable, fruit de l'Etat de droit, de la justice, de l'équité et de la solidarité. :
A cette fin, les efforts déjà engagés seront poursuivis, avec pour objectifs:
o D'affermir davantage la paix;
o De consolider la démocratie;
o De rendre effective la décentralisation ;
o D'organiser, dans les délais, les deuxièmes élections générales, puis les élections locales et municipales ;
o De mener à terme la réforme de l'armée, de la police, des services de sécurité et de la justice ;
o D'entretenir la confiance et la cohabitation pacifique, aujourd'hui retablies, avec tous les pays voisins ;
o De développer, enfin, la coopération et l'intégration régionales.
L'ambition, ensuite, de devenir une puissance économique au cœur de l'Afrique, et un centre d'impulsion de la croissance régionale, avec pour préoccupation constante, le bien-être du Congolais.
Dans cette optique, septième géant agricole du monde par son potentiel, notre pays aspire légitimement à l'autosuffisance alimentaire, et entend contribuer à celle des pays frères.
De même, disposant d'un réseau hydrographique impressionnant, d'importantes ressources forestières et d'immenses potentialités en hydro-électricité, le Congo aspire à satisfaire ses besoins en eau, ainsi qu'en énergie électrique non polluante.
II entend aussi aider à faire de l'Afrique, un acteur incontournable face aux problèmes de développement durable et de réchauffement climatique.
Ces objectifs ne sont pas irréalistes, vu la performance, pour le moins historique, enregistré au titre du volet "Infrastructures " des Cinq Chantiers de la République.
En effet, en douze mois de mise en œuvre effective de ce volet, notre environnement physique est en train de se transformer, du fait des travaux d'une ampleur jamais connue, et dont le rythme d'exécution démontre que nous sommes conscients de l'urgence à rattraper le retard accumulé.
Nous entendons donc poursuivre, à un rythme plus accéléré encore, la modernisation de nos infrastructures sur toute l'étendue du territoire national. Il en est de même des réformes économiques en cours, les objectifs dans ce cas étant l'augmentation de la valeur ajoutée locale, et le développement d'un secteur privé national plus performant et compétitif.
Que les investisseurs nationaux et étrangers se rassurent donc quant à notre volonté d'entretenir, avec le secteur privé, un partenariat actif, dans le respect, bien entendu, des lois de la République et des intérêts vitaux de notre pays.
C'est tout le sens des efforts que nous déployons inlassablement pour améliorer le climat des affaires.
En revanche, tout pillage et toute exploitation illégale de nos ressources seront vigoureusement combattus.
Nous voulons, en plus, engager une mise en œuvre plus résolue du contenu social du programme des Cinq Chantiers de la République.
Des initiatives marquantes en faveur de l'emploi, de l'éducation, de la santé, de l'habitat et du transport de masse seront ainsi prises avant la fin de cette année.
Au moment où nous franchissons le cap du cinquantenaire, et tournons le regard vers le centenaire, notre devoir est de tout mettre en œuvre pour que les cinquante prochaines années soient à tous égards meilleures que les dernières.
A cette fin, il est important de souligner que l'insuffisance des ressources n'est pas le problème fondamental du développement. Encore moins les considérations techniques, telles que la faible capacité d'absorption, qui sont beaucoup plus des symptômes que des causes.
Le développement est d'abord et avant tout une question de vision politique, de culture managériale, d'ordre, de discipline et d'éthique.
Cela étant, pour atteindre nos objectifs, il nous faut en plus, engager de manière résolue, une véritable révolution morale.
Nous devons bannir, et punir sans complaisance, l'atteinte à la vie et à la dignité humaines, le viol, le tribalisme, le régionalisme, le favoritisme, l'irresponsabilité, le vol, la corruption, le détournement des deniers publics, l'enrichissement sans cause, ainsi que toute autre
forme d'anti-valeurs.
Nous devons chérir, et appliquer dans toutes nos actions, le culte de l'excellence, de la transparence et de la méritocratie.
Nous devons faire preuve de patriotisme, en privilégiant, en toute circonstance, l'intérêt de la Nation sur les intérêts individuels, corporatistes ou partisans.
Pour nous y aider, ayons toujours à l'esprit l'Hymne de notre indépendance, qui n'a pris aucune ride en dépit de l'âge, et dont pertinent demeure le message.
Souvenons-nous toujours que nous sommes unis par le sort, et que c'est dans la paix, et par le labeur, que nous assurerons la grandeur du Congo, et en ferons un pays plus beau qu'avant.
Unis par le sort, soyons donc unis pour la réalisation du Congo de nos rêves.
Bonne et heureuse fête du cinquantenaire !
Que Dieu nous bénisse tous!
Je vous remercie.
MESSAGE du procureur DE
LA CPI A L'OCCASION
DU CINQUANTENAIRE DE LA RDC
Avant hier, la République démocratique du Congo (RDC) célébrait le cinquantième anniversaire de son indépendance. Hier, le 1er juillet 2010, la Cour pénale internationale (CPI) a célébré les 8 ans de l'entrée en vigueur du Statut de Rome, acte constitutif d'un nouveau système global de justice, combinant les efforts nationaux, régionaux et internationaux afin de mettre fin à l'impunité pour les crimes les plus graves et de prévenir la récurrence de ces crimes.
Dans le cas de la RDC comme dans celui de la CPI, un long chemin a été parcouru. La RDC a ratifié le Statut de Rome le 11 avril 2002. Alors que j'avais, en tant que Procureur, identifié la situation en RDC comme l'une des situations les plus graves sous ma juridiction, le Président Kabila a pris la décision en 2004 de renvoyer devant la CPI les crimes commis sur son territoire, sachant que la Cour enquêterait impartialement.
A la demande de la CPI, la RDC a procédé aux arrestations successives de Thomas Lubanga Dyilo, le 16 mars 2006, de Germain Katanga, le 17 octobre 2007, puis de Mathieu Ngudjolo, le 6 février 2008, confirmant ainsi rapidement son engagement dans la lutte contre l'impunité pour les crimes commis sur son territoire. Outre ces trois chefs de groupes politico-militaires, qui sont les principaux responsables des crimes les plus graves commis dans le district de l'Ituri, Jean-Pierre Bemba Gombo, également citoyen congolais, est aujourd'hui détenu à La Haye dans l'attente de son procès pour des crimes commis en République centrafricaine.
La RDC a payé un lourd tribut à la guerre et aux crimes commis pendant les conflits qui se sont succédés sur son territoire et ont meurtri durablement sa population. Elle a fait le choix de mener de front une politique de désarmement, de démobilisation et de réintégration, ainsi que de mettre en place une stratégie de lutte contre l'impunité. Elle s'est mise aux avant-postes de la lutte contre l'impunité en remettant ses citoyens à la CPI lorsqu'elle savait ne pouvoir les juger elle-même. Elle a compris que la CPI était une cour au service des victimes congolaises, détachée des questions d'intérêts partisans, nationaux ou internationaux ; une cour qui pouvait venir en aide aux juridictions de ses Etats parties en difficulté.
Il reste encore bien du chemin à parcourir et des obstacles à franchir : Deux procès sont déjà en cours devant la CPI, ceux de Thomas Lubanga, et de Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui, et le procès contre Jean-Pierre Bemba Gombo doit, quant à lui, débuter dans les prochains jours.
Bosco Ntaganda, sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par la CPI le 22 août 2006, est encore en liberté. Il doit être arrêté au plus vite pour que plus jamais la capacité de nuisance, la violence et la commission de crimes ne soient considérées comme des moyens légitimes d'accéder à des fonctions officielles, militaires ou politiques, ni que les criminels se voient favorisés par rapport aux victimes.
Et finalement, selon de nombreuses sources d'informations publiques, des crimes parmi les plus graves, notamment des crimes de violences sexuelles et sexistes, sont toujours commis en RDC, y compris par l'Armée de Résistance du Seigneur, les FDLR, le CNDP, ainsi que certains membres des FARDC.
Mais la justice est en marche et la RDC a toutes les cartes en main pour confirmer son engagement initial et ses premiers pas positifs dans la lutte contre l'impunité, et assurer que justice soit rendue pour sa population.
En RDC est en train d'être créé un Etat de droit où la vie de tout citoyen congolais est protégée. La CPI contribue à ces efforts pour que, à l'avenir, la population congolaise ne soit plus jamais terrorisée par des chefs de milice ou des individus pensant bénéficier de l'impunité liée à leur statut
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