Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3504 DU LUNDI 14 DECEMBRE 2009
Un anniv sur fond de rumeurs!

Un anniversaire pas comme les précédents pour le leader de l’Udps. C’est un Tshisekedi, que la terrible «radio trottoir» kinoise a «tué» en tout début de week-end dernier, qui souffle ce jour sur ses 77 bougies. Kinshasa était littéralement traversé par de folles rumeurs sur la disparition d’Etienne Tshisekedi. Certains médias locaux ont même relayé la rue conférant ipso facto davantage d’ampleur à la nouvelle du jour. Il a fallu tout une pluie de démentis provenant de tous les cénacles tshisekedistes pour que la rumeur se dégonfle.
Mégapole où l’industrie de la rumeur et autres ragots est directement proportionnelle au chômage ambiant, Kinshasa vit quotidiennement au rythme de la radio trottoir. Celle-ci est aussi amplifiée par le hallo de mystère qui entoure la santé des hommes publics, en particulier les dirigeants politiques. Le cas Tshisekedi en est une parfaite illustration. Voici près de trois ans que le légendaire leader de l’opposition, lutte davantage contre la maladie que contre le régime Kabila. D’Afrique du sud, Etienne Tshisekedi a gagné la Belgique pour poursuivre son traitement. Indice que le lider maximo ne respire pas la santé, ses apparitions publiques se comptent sur les doigts de la main. Rien que cette année, le retour au bercail de Tshisekedi a été annoncé, au moins, à trois reprises. Pas l’ombre du chef historique de l’Udps jusqu’à ce jour.
A Limete et même à Righini, bien malin qui pourrait fixer l’opinion sur l’état de santé réel du président national de l’Udps. Et même à Bruxelles où il se trouve, seuls quelques proches sont au parfum de la santé du leader de l’opposition.
Le problème, c’est que Tshisekedi n’est pas n’importe qui. Sa santé revèle quasiment du domaine public, car cet homme incarne l’espoir d’une frange non négligeable de la nation congolaise. Etienne Tshisekedi ne s’appartient donc plus, pas plus il n’appartient pas à sa seule famille biologique. De ce point de vue, l’opinion est en droit de connaître l’évolution de la santé du leader de l’Udps. Symétriquement, il est du devoir des dirigeants du principal parti de l’opposition extra parlementaire de renseigner sur le bulletin de santé d’Etienne Tshisekedi. Cela éviterait ou, du moins , réduirait l’ampleur des rumeurs.
Reste qu’en ce lundi 14 décembre, le chef mythique de l’Udps totalise 77 printemps. S’il n’a plus assez de force pour souffler lui même sur ses bougies, des millions de congolais qui ont adulé ce résistant au régime Mobutu ne se feraient pas prier pour l’y aider. N’importe comment, joyeux anniversaire à notre Tshitshi national !
José NAWEJ


Compte à rebours

Pour Joseph Kabila, le compte à rebours a véritablement commencé. Le Raïs vient d’amorcer la dernière ligne droite de son quinquennat. Le temps de bail qui lui reste est plus court que celui qu’il a déjà consommé depuis la signature du contrat avec le souverain primaire. Dans un peu moins de deux ans, le compteur sera remis à zéro. 2009 étant déjà à son crépuscule, Joseph Kabila n’a plus guère que 2010 pour convaincre. Non pas par le verbe- c’est qu’il a fait à la perfection à l’occasion de son discours sur l’état de la Nation-, mais avec le pain. Car, la vraie attente partagée de Congolais est le ventre que l’ on nomme pudiquement «social».
Visiblement, le Président paraît avoir intégré la sempiternelle angoisse existentielle de Zaïrois d’hier et congolais d’aujourd’hui. Dans son message à la Nation, via le Congrès, le Raïs a placé 2010 sous le signe du social. Empêtrés dans le train train quotidien, les Congolais peuvent s’accrocher à cet ultime espoir comme alternative à une fin d’année que le plus grand nombre passera dans la méditation. Ce, en attendant 2010. Seulement voilà, 2010 n’est pas un horizon lointain. C’est dans une vingtaine de jours. Autant dire que les Congolais s’attendent à commencer à recueillir, enfin les dividendes sociaux du quinquennat dès l’entame de la nouvelle année.
Symétriquement, le Chef de l’Etat a l’obligation due résultat. De lui, on n’attendra plus un énième discours qui serait, dans tous les cas, une adresse de plus, voire de trop. Dans un an, le prochain message à la Nation, à travers les deux Chambres, se déclinera en termes de bilan. Rien que ça.
On l’aura compris. Paraphrasant le même Ecclésiaste, on peut dire qu’il y a un temps pour parler et un temps pour agir. Pour le Président, l’heure est à l’action. Et le temps n’est plus le grand allié du Raïs. S’il est encore maître de son agenda, Joseph Kabila l’est moins du temps qui file inexorablement. José NAWEJ


Vous avez dit Copenhague ?
L’avenir de la planète terre se joue, depuis hier, à Copenhague. D’ici au 18 décembre 2009, les dirigeants de principaux pays riches - mais aussi pollueurs - auront convergé dans la paisible capitale danoise. L’enjeu de ce sommet planétaire est justement l’avenir de la... planète. La nôtre. La terre est menacée par le réchauffement climatique. Ce dérèglement est dû , pour l’essentiel, à l’action de l’homme. Plus exactement à l’émission des tonnes et des tonnes de gaz à effet de serre. Les plus grands pollueurs de l’environnement se recrutent parmi les pays hautement industrialisés-Etats-Unis en tête- et les nations dites émergentes. A Copenhague, le pari partagé ou attendu (c’est selon) est d’arriver à réduire de moitié l’émission de dioxyde de carbone d’ici à 2050. C’est à cette condition que l’on pourra inverser la tendance actuelle au réchauffement climatique dont les conséquences se déclinent en termes de fonte des glaces dans les zones polaires , la remontée des eaux et autres inondations.
Vu d’Afrique et plus précisément de la Rdc, ce sommet mondial sur l’environnement peut paraître anecdotique. Englués dans les difficultés primaires, les Congolais n’ont même pas le temps de placer l’écologie-un vrai néologisme dans le vocabulaire local-au coeur de leurs préoccupations. Prêcher l’a.b.c. de l’écologie à des populations encore en butte à la seule survie s’apparenterait à priori à de l’indécence. Tout l’enjeu environnemental passe pour le cadet de soucis du congolais d’en bas, et donc de la majorité silencieuse.
Moralité, seule une poignée de cols blancs évoluant dans des cercles aseptisés de Kinshasa parlent environnement. Certains par vocation, d’autres par nécessité professionnelle, d’autres encore par opportunisme. L’écologie étant un nouveau créneau pour qui rêve de voir s’ouvrir les vannes des écluses financières.
Pour autant, le danger écologique guette l’humanité tout entière. Pollueurs et victimes de la pollution sont embarqués dans un même navire. Nous coulerons tous ensemble ou serons sauvés ensemble. Car les retombées destructrices du réchauffement climatique affecteront indistinctement la terre entière. Plus grave, une fois de plus, nous ne serons pas égaux devant ce tsunami à l’échelle planétaire. Les pays pauvres paieront le plus lourd tribut. Alors, Copenhague ne concerne pas que les autres.
Qui plus est, avec sa faune phénoménale et son hydrographie hors du commun, la Rdc devrait jouer un rôle majeur dans la géopolitique du climat qui se met en place. Kinshasa pourrait même monnayer au prix fort son statut de poumon du monde après l’Amazonie. Tout le problème est de savoir si au-delà des postures folkloriques bien de chez nous, les autorités congolaises ont pris la juste mesure des enjeux de Copenhague et des perspectives que ce sommet pourrait ouvrir. José NAWEJ

A LA UNE
RDC - FMI : 624 millions Usd accordés
*Ce montant symbolise la première retombée de l’accord entre Kinshasa et les institutions de Bretton Woods

Si longue que soit la nuit, le soleil finit toujours par apparaître. Pour la République Démocratique du Congo, après le retour sur la scène diplomatique internationale, le soleil vient de poindre au sein des institutions de Bretton Woods. La marche (cette fameuse nuit) aura, en effet, été longue avant la conclusion d'un nouveau programme formel avec le FMI. Vendredi dernier, le Fonds a approuvé "un accord triennal de (…) 551,45 millions de dollars US en faveur de la RDC au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) ", peut-on lire dans le communiqué de presse diffusé samedi par le FMI. A la même occasion, le Fonds " a aussi approuvé une aide intérimaire supplémentaire de 72,68 millions de dollars US au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) en vue de réduire les paiements de la RDC au titre du service de la dette envers le FMI. "
Le FMI a également fait savoir que ce nouvel accord triennal sur la FRPC a été dégagé pour "aider les autorités à mettre en oeuvre leur stratégie pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance ainsi que leur programme de réformes économiques. " Les priorités visées dans cette stratégie sont : " assurer une croissance vigoureuse de l'économie, faire revenir l'inflation en dessous de 10 %, renforcer la gestion des finances publiques, ramener la dette à un niveau viable et accélérer les réformes structurelles. "
John Lipsky, Premier Directeur général adjoint et Président par intérim du Fonds, a justifié la décision de son institution d'abord par le fait que depuis 2001, la RDC " a accompli des progrès importants sur le plan socioéconomique. " En témoignent la transition politique vers un gouvernement élu démocratiquement ainsi que "la croissance vigoureuse de l'économie et la maîtrise de l'hyperinflation. " D'autre part, la médiocrité des conditions socioéconomiques actuelles, le délabrement des infrastructures, la lourdeur de la dette extérieure, le tout aggravé par la crise financière et économique internationale ont convaincu le FMI de soutenir les efforts du Gouvernement avec des apports financiers visant, entre autres, à soulager le poids de sa dette.

Nouvelle feuille de route
Cette première étape de la normalisation avec les institutions de Bretton Woods devra se poursuivre jusqu'à l'atteinte du point d'achèvement de l'Initiative PPTE. Pour cela, le FMI, selon son président intérimaire, a assigné à la RDC ce qu'il convient d'appeler une feuille de route économique et financière. Il a, en effet, recommandé au Gouvernement, entre autres, " une politique budgétaire prudente et crédible " pouvant " remédier à la prépondérance de la politique budgétaire par rapport à la politique monétaire et se rapprocher de la viabilité des finances publiques. " Le Fonds a aussi adhéré, toujours dans le cadre de cette feuille de route, à l'engagement du Gouvernement congolais à "accroître les recettes intérieures, améliorer la gestion des dépenses et mener une politique salariale prudente afin de rééquilibrer les finances publiques tout en développant les programmes de dépenses prioritaires. " Le Gouvernement s'est dit déterminé à " éviter de recourir au financement bancaire à moyen terme. "
Au plan monétaire, la RDC est appelée à axer sa politique sur la réduction de l'inflation, tandis que la Banque centrale s'est engagée à " accroître l'efficacité de sa politique monétaire en améliorant ses capacités de prévision de liquidité et en renforçant la coordination avec le Trésor. " De même, est-il vivement recommandé de " mener à bien la restructuration et la recapitalisation de la Banque centrale pour en rehausser la crédibilité et l'indépendance ", autant que celle-ci devra "renforcer la surveillance (…) sur les banques commerciales."

Identité de vues avec Kabila et le Gouvernement Muzito
Cette vision du FMI épouse parfaitement les engagements et la politique du gouvernement conduite par le Premier Ministre Adolphe Muzito dans l'objectif de conclure cet accord triennal, mais aussi d'assurer l'encadrement économique et financier, tout en menant des réformes institutionnelles et structurelles pour soutenir et booster l'économie nationale. C'est ce qui justifie la réforme des entreprises publiques qui est passée à sa phase exécutoire depuis début décembre avec la publication des décrets du Premier ministre portant transformation des entreprises publiques. C'est ce qui justifie aussi le déclenchement de plusieurs actions visant à lutter contre la corruption et à renforcer la bonne gouvernance (cas de l'opération Tolérance Zéro lancé par le Chef de l'Etat et adopté par le Gouvernement).
Enfin, c'est ce qui justifie la décision du Chef de l'Etat qui, dans son discours sur l'état de la Nation fait pas plus tard que lundi dernier, a engagé le Gouvernement et le Parlement à adopter la loi devant permettre à la RDC d’adjérer à l'OADA et prendre, d'ici fin juin 2010, des mesures visant à assainir le climat des affaires. Jonas Eugène KOTA

Communiqué de presse n° 09/455 du FMI
Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international a approuvé aujourd'hui un accord triennal de 346,45 millions de DTS (environ 551,45 millions de dollars EU) en faveur de la République démocratique du Congo (RDC) au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). Le Conseil d'administration a aussi approuvé une aide intérimaire supplémentaire de 45,66 millions de DTS (environ 72,68 millions de dollars EU) au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) en vue de réduire les paiements de la RDC au titre du service de la dette envers le FMI.
L'achèvement satisfaisant de la première revue du programme économique du gouvernement qui est appuyé par la FRPC est une des conditions essentielles à remplir pour que la RDC atteigne le point d'achèvement de l'initiative PPTE renforcée et bénéficie de l'initiative d'allégement de la dette multilatérale (IADM), ce qui pourrait conduire à un allégement de la grande majorité de la dette extérieure du pays. Parmi les autres conditions à remplir figurent la mise en oeuvre satisfaisante pendant 12 mois de la stratégie pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance ainsi que d'autres mesures - notamment dans des domaines sociaux tels que les soins de santé et l'éducation - qui ont été arrêtées lorsque la RDC a atteint le point de décision de l'initiative PPTE en juillet 2003.
À l'issue des discussions du Conseil d'administration sur la République démocratique du Congo, M. John Lipsky, Premier Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante: "Depuis 2001, la République démocratique du Congo (RDC) a accompli des progrès importants sur le plan socioéconomique, dont témoignent la transition politique à un gouvernement élu démocratiquement, la croissance vigoureuse de l'économie et la maîtrise de l'hyperinflation.
Pourtant, les conditions socioéconomiques sont encore médiocres, les infrastructures du pays sont délabrées et sa dette extérieure est intenable. La crise économique mondiale n'a fait qu'aggraver cette situation. Le nouvel accord FRPC triennal est destiné à aider les autorités à mettre en oeuvre leur stratégie pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance ainsi que leur programme de réformes économiques. Les principales priorités sont les suivantes : assurer une croissance vigoureuse de l'économie, faire revenir l'inflation en dessous de 10 %, renforcer la gestion des finances publiques, ramener la dette à un niveau viable et accélérer les réformes structurelles.
Une politique budgétaire prudente et crédible est essentielle pour remédier à la prépondérance de la politique budgétaire par rapport à la politique monétaire et se rapprocher de la viabilité des finances publiques. Les autorités entendent accroître les recettes intérieures, améliorer la gestion des dépenses et mener une politique salariale prudente afin de rééquilibrer les finances publiques tout en développant les programmes de dépenses prioritaires. Les autorités sont déterminées à éviter de recourir au financement bancaire à moyen terme.
La politique monétaire continuera d'être axée sur la réduction de l'inflation. La banque centrale entend accroître l'efficacité de sa politique monétaire en améliorant ses capacités de prévision de liquidité et en renforçant la coordination avec le Trésor. Il importe de mener à bien la restructuration et la recapitalisation de la banque centrale pour en rehausser la crédibilité et l'indépendance. Il convient aussi de renforcer la surveillance qu'exerce la banque centrale sur les banques commerciales.
Le régime de change souple de la RDC sert bien les intérêts du pays. La banque centrale limitera son intervention sur le marché des changes au lissage de la volatilité à court terme et à la réalisation de son objectif en matière de réserves officielles brutes.
Une croissance économique forte et soutenue ne sera possible que si les réformes structurelles indispensables sont mises en oeuvre. Les autorités concentreront leurs efforts sur la réforme des entreprises publiques, l'amélioration de la gouvernance et la rationalisation de l'environnement réglementaire pour les entreprises.
Étant donné le niveau d'endettement élevé de la RDC, les autorités sont conscientes de la nécessité de gérer prudemment la dette. Elles entendent remplir au plus vite toutes les conditions nécessaires pour atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE renforcée et obtenir un allégement de dette au titre de l'initiative d'allégement de la dette multilatérale. Une aide hautement concessionnelle des bailleurs de fonds restera nécessaire pour soutenir les autorités dans leurs efforts de réforme."

Résumé du programme
Le programme des autorités congolaises pour la période de trois ans se terminant en juin 2012 poursuit les objectifs suivants : i) une croissance moyenne du PIB réel de 5,5 %;
ii) un taux d'inflation en fin de période de 9 % d'ici 2012; iii) des réserves brutes équivalentes à 10 semaines d'importations, aide non comprise, d'ici 2012; et iv) la limitation du déficit extérieur courant (dons compris) à 25 % du PIB en moyenne.
Ce programme comporte des réformes structurelles axées sur les objectifs suivants:
- une meilleure mobilisation des recettes intérieures par l'élargissement de la base d'imposition et l'amélioration de sa gestion
- le renforcement de la gestion des finances publiques par l'amélioration de la préparation, de l'exécution et de la responsabilité budgétaires
- la réforme de la banque centrale, en vue en particulier de rétablir l'indépendance de la Banque Centrale du Congo et de renforcer son pouvoir de surveillance au moyen d'une assistance technique du Département des marchés monétaires et de capitaux du FMI
- le développement du secteur privé, notamment par la réforme des entreprises publiques, la rationalisation de la réglementation, la protection de l'investissement étranger et l'amélioration de la transparence dans la gestion des ressources naturelles.
La stratégie 2006-2008 des autorités pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, qui a été prolongée jusqu'à 2010 et approuvée par les services du FMI, repose sur cinq piliers : promotion de la paix et de la bonne gouvernance ; consolidation de la stabilité macroéconomique et promotion de la croissance de l'économie; amélioration de l'accès aux services sociaux; lutte contre le VIH/sida; et promotion d'une communauté dynamique.
La RDC est devenue membre du FMI le 28 septembre 1963 et sa quote-part au FMI s'élève à 533 millions de DTS. Le montant engagé au titre du précédent accord FRPC en faveur de la RDC approuvé en juin 2002, à savoir 580 millions de DTS (924 millions de dollars EU), a été presque entièrement tiré (553,47 millions de DTS) avant l'expiration de l'accord en mars 2006 sans que la sixième revue n'ait été achevée. Par la suite, les services du FMI ont suivi l'exécution du programme économique des autorités congolaises par le biais de plusieurs programmes de référence. Le 12 mars 2009, le Conseil d'administration a approuvé le décaissement d'un montant équivalent à 133,25 millions de DTS (environ 212 millions de dollars EU) à la République démocratique du Congo au titre de la composante à accès rapide de la Facilité de protection contre les chocs exogènes.


QUESTION ORALE AVEC DEBAT SIUR LA VENTE DES IMMEUBLES DE LA BCCE
Massangu : un coup fourré signé Okundji
* Alors que JC Massangu avait balayé toutes ses accusations, l’élu de Lubefu a sorti, dans ses conclusions, de nouveaux éléments qui, en fin de compte, ont été versés à la commission d’enquête.
Une commission d’enquête parlementaire a été mise sur pied pour enquêter sur la vente des immeubles de la BCC. Voilà à quoi a abouti la question orale avec débat adressée au Gouverneur de la BCC, Jean-Claude Masangu, par le député Emery Okundji. Cette enquête devra ainsi permettre de donner toute la lumière sur ce dossier, surtout en raison de la manière dont il a été conclu par l’auteur de la question orale. En effet et ainsi que l’avait dénoncé à plusieurs reprises le Président de l’Assemblée nationale, alors que le débat était clôturé, l’auteur de la question a, dans ses conclusions, apporté d’autres éléments du dossier qu’il n’avait pas présentés dans l’exposé de sa question pour qu’ils soient débattus comme tous les autres. Une ruse qu’a déplorée, à plusieurs reprises, Evariste Boshab.
En attendant, le n°1 de l’Institut d’émission a eu le temps de présenter ses moyens de défense pour balayer d’un revers de la main les préoccupations soulevées par l’auteur de la question sur la vente des immeubles de la Banque centrale qu’il qualifie d’irrégulière.

Jean-Claude Masangu aura encore l’occasion de s’expliquer à la commission d’enquête parlementaire instituée par l’Assemblée nationale. Dans l’entre-temps, le n°1 de l’Institut d’émission a eu à dissiper certains malentendus sur des points précis soulevés par le député Okundji dans sa question orale avec débat qui a été examinée vendredi dernier à l’Assemblée nationale. C’est dans ce cadre qu’il a balayé d’un revers de la main le doute qu’avait encore l’auteur de la question sur la régularité de l’opération de vente des immeubles, notamment celui de l’ex-3z. «Contrairement aux allégations de l’initiateur de la question orale, affirme JC Masangu, l’immeuble ex-3z a été adjugé à une société de la place, et non à une personne physique, à un prix largement supérieur aux prix plancher». Certaines personnes se sont posé la question de savoir si ledit immeuble était aliénable ou pas du fait que le rez-de-chaussée et 2 étages sur 8 de l’immeuble étaient utilisés par la sous direction de la formation des ressources humaines. A cette interrogation, le n°1 de la BCC n’a pas mis de l’eau dans la bouche: «la réponse est Oui, puisque le centre de formation a été relocalisé au siège et dans de meilleures conditions de travail». Pour mettre les députés au défi, Jean Claude Masangu les invite à aller visiter le nouveau centre de formation pour s’en rendre compte.
L’allégation selon laquelle la Banque centrale aurait vendu des immeubles saisis reste sans fondement aux yeux du Gouverneur. Mais, il reconnaît, tout de même, que l’opération de vente a poussé certains créanciers de la Banque centrale à procéder à la saisie de certains immeubles. C’est le cas de deux saisies pratiquées respectivement par les sociétés TransTshikem et Igexcom, qui ont du reste fait l’objet de main-levée. JC Massangu a précisé que les deux sociétés avaient curieusement soumissionné avant de procéder à la saisie en cours de vente. Il a éclairé la lanterne de l’opinion en indiquant que la vente des immeubles était destinée à toutes les catégories de personnes sans discrimination et non seulement aux dignitaires du pays comme l’a prétendu l’auteur de la question. «La vente s’est déroulée dans la transparence et avec une large publicité. Je ne pense pas un seul instant que la qualité des soumissionnaires aurait pu influencer l’attribution d’immeubles ou leurs prix de vente».
De quelques cadres de la Banque centrale, anciens locataires, qui avaient soumissionné, un seul s’était classé en ordre utile et a été disqualifié, faute d’avoir payé dans le délai requis. Le gouverneur a même noté que ces quelques cadres ont même intenté un procès contre la Banque, leur employeur. Malgré cela, ils n’ont pas été inquiétés sur le plan professionnel. «Au contraire, avant qu’ils ne perdent leur procès, la Banque a tenté de les ramener à la raison», a-t-il indiqué.
La mort dans l’âme, le n°1 de l’Institut d’émission a relevé que «le patrimoine immobilier mis en vente n’a pas été bradé ni sous-évalué. C’est une opération qui a été rentable au regard des paramètres présentés par le gouverneur. La valeur comptable a été de l’ordre de 7.589.538,02 USD; le prix plancher: 15.415.000 USD; le prix payés: 19.409.545 USD et la plus-value nette des ventes et acquisitions était de 11.820.000, 98 USD».
Pour éviter tout soupçon, le produit de la vente a été placé à l’étranger et la traçabilité totale et parfaite de la vente des immeubles a été observée du début jusqu’à la fin voire même jusqu’aujourd’hui, soit près de trois ans après.
Donc, la Banque centrale a tiré le maximum de la vente de ses immeubles. Il y avait au préalable une réévaluation des immeubles en incorporant dans les valeurs historiques le montant cumulé des plus-values de réévaluation de chaque immeuble. Prenant en compte l’évolution en forte hausse du marché de l’immobilier entre 2004 et 2007, une dernière correction de valeur fut apportée pour déterminer les prix planchers de la vente aux enchères de fin 2007.
La Banque s’est dessaisie des immeubles qui n’étaient pas en rapport avec ses missions. Mais, il n’en demeure pas moins que dans le cadre de ses missions essentielles, elle a, dans le même processus, acquis des bâtiments administratifs pour y loger ses services, principalement à l’intérieur du pays. C’est le cas de Goma, Matadi, Inongo, Boende, Zongo et Uvira où la Banque centrale était soit absente, soit locataire.
L’opération de vente des immeubles s’est faite par adjudication publique qui s’est traduite par une grande publicité dans la presse écrite et audiovisuelle. Plus d’un mois avant cette vente, la BCC avait lancé des avis au public fixant les conditions de soumission des offres, la liste des immeubles en vente assortie de leurs prix planchers ainsi que les date et lieu d’ouverture des offres. L’opération d’ouverture et de dépouillement avaient été pilotée par un bureau composé de trois membres, de deux officiers de police judiciaire assermentés et de deux témoins. Dina BUHAKE.

ENJEUX DE L'HEURE
DONNE POUR MORT VENDREDI DERNIER
Etienne Tshisekedi toujours convalescent à Bruxelles
* Entretemps, l’Udps parle de manipulation!


Etienne Tshisekedi est-il décédé ? En tout cas, la rumeur, comme un tourbillon de poussière, a circulé vers la fin de la matinée du vendredi 11 décembre dans les rues de Kinshasa. Mais, avec le recul du temps, cette même rumeur tendait à devenir une information, parce que relayée par certaines télévisions. C’est ainsi qu’en début d’après-midi, plus d’un Kinois a été mis au courant de ce « décès » qui frappait au sommet de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti d’opposition politique sous le régime du Président Mobutu.
Aussi curieux que puisse paraître l’affaire, c’est que certains appels sont partis de la capitale belge pour Kinshasa afin de vérifier les faits. Pourtant, c’est le contraire qui était attendu dans les rues de Kinshasa, quand on sait que c’est en Belgique, précisement à Louvain qu’Etienne Tshisekedi, admis depuis plusieurs mois pour des soins de santé, continue à observer sa convalescence. Toujours est-il que la rumeur sur le décès d’Etienne Tshisekedi a fait tâche d’huile dans certaines capitales européennes. Une source digne de foi et qui a contacté «Forum des As», hier à partir de Bruxelles, a précisé qu’à Paris, la rumeur a commencé dans la soirée de jeudi.
Selon la même source, le président national de l’Udps serait mal en point dans sa résidence de Louvain. Une chose reste pourtant vérifiable. C’est que jusque vendredi 04 décembre, Etienne Tshisekedi séjournait encore à Bruxelles. La question serait « qui a livré cette nouvelle » ? Naturellement, dans une ville comme Kinshasa où la radio trottoir est un émetteur puissant, il est évident que tout le monde soit à la fois émetteur et récepteur. Mais, comme une flamme, la rumeur sur la mort clinique du président national de l’Udps, que certaines personnes avaient surnommé la « cathédrale de la résistance », s’était atténuée au point de disparaitre en début de la soirée du même vendredi. On en parlait encore. Certes, mais plus avec le même accent.

Une manipulation
« Le cadavre d’un ennemi sent bon » ! Instruite par la pertinence de cette maxime, l’Udps n’a pas attendu longtemps pour qualifier de manipulation, la rumeur sur la mort de son président national. M. Alexis Mutanda, Secrétaire général du parti, a été le premier à réagir. Joint au téléphone dès la première heure de la rumeur, Alexis Mutanda s’est exprimé en ces termes : « le président Etienne Tshisekedi va mieux. J’ai parlé avec lui hier (Ndlr : jeudi, le 10 décembre) et ce matin encore, j’ai été en contact avec sa famille depuis Bruxelles. Il n’y a rien qui soit inquiétant, en rapport avec son état de santé », a déclaré Alexis Mutanda qui s’attelait déjà sur un démenti à déposer comme un communiqué dans des rédactions de Kinshasa.
Cependant, à la question de savoir le nom du manipulateur, le secrétaire général de l’Udps n’a pas voulu citer un seul nom. « Le temps pour les cadres du parti de mûrir la question après des enquêtes plus approfondies et sérieuses ». Quoi qu’il  en soit, la thèse de la manipulation s’affirme avec autorité dans les milieux des militants et autres sympathisants de ce parti politique des masses, l’une des plus grandes formations politiques du pays.
Et, en signe de protestation contre les auteurs de cette folle rumeur, quelques centaines de militants de l’Udps ont marché hier sur le Boulevard Lumumba à Kinshasa. C’est donc plusieurs années après, que les Kinois ont revu les drapeaux du parti d’Etienne Tshisekedi dans les rues. Véritable test de démocratie et de tolérance politique, cette marche des militants de l’Udps a été encadrée par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC).
A tout prendre, il n’y a pas de timbale à remporter sur un malheur, fusse-t-il un cas de décès. Etienne Tshisekedi, que certaines langues appellent affectueusement le « Nelson Mandela » congolais, non pas en termes d’années d’emprisonnement, mais de constance dans un idéal et un combat ; aura incarné un courant idéologique qui l’immortalise dans la mémoire collective du Zaïrois d’hier et Congolais d’aujourd’hui.Laurel KANKOLE


INFOS INFOS
POUR CONTRIBUER A LA LUTTE CONTRE LES CRIMES INTERNATIONAUX
La RDC invitée à adopter la loi de mise en œuvre du statut de Rome
Le Parlement congolais est prêt à ratifier les traités internationaux en rapport avec les droits de l’homme. C’est en ces termes que le 1er vice-président du Sénat, Edouard Mokolo wa Mpombo, a souligné, dans sont mot de clôture des travaux de la conférence parlementaire internationale sur la justice et la paix en RDC, dans la région des Grands Lacs et en Afrique centrale, qui a connu la participation d’environ 100 parlementaires congolais. Parmi ceux-ci, figurent les membres de l’Assemblée nationale et des assemblées provinciales du Bandundu, du Katanga, du Nord-Kivu, de la Province-Orientale et du Maniema ainsi que des parlementaires de la région des Grands-Lacs (Burundi, RCA, Congo-Brazzaville, Kenya, Rwanda, Tchad, Ouganda), de la Belgique et de la Suisse.
Avant la clôture, les participants ont suivi le débat sur le thème : «  La loi de mise en œuvre du statut de Rome et la coopération avec la Cour pénale internationale – Bilan et perspectives ». Ce grand thème a été largement développé par différents orateurs congolais et étrangers. Outre ce thème, d’autres matières tout aussi pertinentes ont figuré à l’ordre du jour de la troisième journée. Il s’agit de « La contribution de la justice congolaise à la Justice Pénale Internationale », « L’état de lieu de la loi de mise en œuvre du statut de Rome en République démocratique du Congo, obstacles et pistes de solutions », « Divers aspects relatifs à la mise en œuvre du statut de Rome dans la loi nationale », « Le défis de la coopération avec la CPI », « Le défi de l’abolition de la peine de mort pour une mise en œuvre efficace du statut de Rome en RDC ».
Edouard Mokolo, qui a représenté le président du Sénat congolais, Léon Kengo wa Dondo, a, dans son adresse, fait savoir que les thèmes et débats développés pendant trois jours ont fait de cette conférence un haut cadre de réflexion et d’échanges d’idées. Selon le premier vice-président du Sénat, la lutte contre les crimes internationaux, les impunités et contre la protection des victimes desdits crimes exige la mise en place d’une justice forte. « Le Parlement congolais, a-t-il souligné, est prêt à ratifier les traités internationaux en rapport avec les droits de l’homme ».
L’adoption de la loi de mise en œuvre du traité de Rome demeure une condition sine qua non pour permettre à la Justice internationale de faire correctement son travail en rapport avec les crimes internationaux. Selon le sénateur belge, Alain Destexhe, 2010 doit être une année de succès pour le Parlement congolais qui doit ainsi faire de son mieux pour voter cette loi. Il y a lieu de relever que 110 Etats ont déjà ratifié le traité de Rome en vue de combattre la dictature et les crimes internationaux liés aux droits de l’homme.
L’objectif de la conférence était d’offrir aux législateurs congolais et à ceux des pays des Grands Lacs et de l’Afrique centrale un forum parlementaire sur l’impact de la justice et de la paix dans la reconstruction et le développement d’une nation post-conflit. Le but était de promouvoir des initiatives parlementaires impliquant la paix, la sécurité et la stabilisation de la région des Grands Lacs et de l’Afrique centrale. Bien que l’examen de la proposition de loi de mise en œuvre du statut de Rome ait fait partie de l’agenda de la session en vue de donner une impulsion additionnelle à son vote et à sa mise en vigueur, le sujet principal de la conférence a porté sur la relation entre la justice et la paix dans un Etat post-conflit. La conférence s’est ainsi servie du départ de la nouvelle phase dans le processus de stabilisation de la RDC dans laquelle des mesures telles que la transparence, la bonne gouvernance, la réconciliation, la lutte contre l’impunité et la corruption ont été mises au premier plan.
Un accent particulier a aussi été mis sur la lutte contre les violences envers les femmes et les enfants, phénomène qui gangrène toute la région des Grands Lacs. Comme on peut le constater, ces assises ont suscité auprès des législateurs congolais une conscience suffisante et de la volonté politique pour les droits des victimes en général et le besoin de réintégrer dans la société les femmes et les enfants victimes des crimes sexuels, en particulier le Parlement doit en principe voter des lois destinées à la reconnaissance et au respect des droits des victimes tels qu’énoncés dans le corps du Droit international humain.
La conférence a contribué à une prise de conscience améliorée des parlementaires venus des pays en conflit ou post-conflit sur l’impact des initiatives promouvant la justice dans la reconstruction post-conflit et sur l’interdépendance de la justice et la paix durable. Dorian KISIMBA

Affaire Bosco Ntaganda : pas d’accord entre le Gouvernement et la CPI
Le président de la CPI Sang-Hyun Song n’est pas l’homme que les journalistes auraient aimé rencontrer samedi 12 décembre dans le cadre de la conférence de presse qu’il a animée avant de se rendre en Ituri d’où il repartira le 16 décembre prochain sur La Haye. La rencontre s’est soldée par une série de questions sans réponses sur les préoccupations brûlantes de l’opinion à propos des dossiers de citoyens congolais poursuivis ou à poursuivre devant la CPI. Ange Félix Patassé va-t-il être traduit en justice ? Pourquoi Bemba est-il poursuivi seul alors que l’ancien président centrafricain est toujours libre ? Quel compromis aurait-il été trouvé à l’issue des échanges de Sang-Hyun Song avec les autorités congolaises sur le dossier Bosco Ntaganda ? En rapport avec la position du Gouvernement congolais sur ce cas, la CPI a-t-elle la possibilité d’envisager un moratoire sur le mandat d’arrêt contre Ntaganda jusqu’à ce que la situation qui justifie son statut actuel ait évolué ?, etc. Autant donc de questions qui n’ont pas trouvé d’éclairage de la part de Sang-Hyun Song qui s’est renformé dans son statut de juge.
Le Président de la CPI a dit être venu à Kinshasa pour participer à une conférence à l’Assemblée nationale sur le thème de la « paix et la justice. » Son séjour a aussi été consacré à des rencontres avec les communautés affectées par les crimes relevant de la compétence de la CPI et à vivre les réalités d’un pays qui peine encore à se tirer de la situation de l’impunité sur le plan judiciaire.
Au terme de son séjour à Kinshasa, le juge Sang-Hyun Song s’est dit encouragé par le fait que la CPI a permis de renforcer l’espoir que les auteurs des crimes finiront par être jugés et sanctionnés. Il a aussi exprimé son espoir que la RDC adopte des lois d’application du Statut de Rome pour coopérer avec la Cour, notamment en incluant dans son arsenal juridique les autres crimes relevant de sa compétence.
«Il est important que des procès réels et équitables se tiennent pour relever l’espérance aux sanctions contre les auteurs des crimes contre l’humanité et même de génocide», a dit Sang-Hyun Song qui s’est dit convaincu que la justice, de la CPI comme des juridictions congolaises, est devenue un facteur de l’instauration d’une paix durable en RDC. Dans cette perspective, et tout en regrettant de ne pas bien connaître les juridictions congolaises pour pouvoir en faire une appréciation, il s’est dit très encouragé par la volonté des autorités congolaises de traduire en justice les auteurs des crimes. Et il a, pour cela, encouragé la justice congolaise à persévérer dans l’organisation des procès justes et équitables pour combattre l’impunité. Enfin, Sang-Hyun Song, qui a dit avoir eu des entretiens d’ordre général avec les autorités congolaises et sur la qualité de la coopération entre la CPI et la RDC, a également exprimé son satisfecit de cette coopération « très accentuée dans les domaines judiciaire, administratif et opérationnel».
Pour les questions d’actualité, Sang-Hyun Song a tout renvoyé à la compétence du Procureur de la CPI « qui agit en toute indépendance. » Comment expliquer que Bosco Ntaganda, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt, n’est toujours pas arrêté ? La question est tombée sous le coup des entretiens « d’ordre général » lorsqu’on considère la réponse de Sang-Hyun Song : «une paix durable n’est pas possible sans justice», a-t-il dit avant d’ajouter «qu’on a beau signer des accords de paix, ceux-ci n’auraient aucune force ni lendemain sans une perspective de justice. Il faut s’assurer de l’administration de la justice avant d’engager des processus d’accord», a affirmé le président de la CPI. Une réplique qui exprime le désaccord de la CPI quant au choix du gouvernement sur le sort du mandat d’arrêt contre l’ancien Commandant de Thomas Lubanga puis du CNDP. Toujours sur Ntaganda, il a avoué que c’était une question sensible tout en espérant que « tous les pays contribueront à l’exécution des mandats que le Procureur a déjà lancés sur différentes enquêtes». Même si, a-t-il encore dit, il n’a aucune information sur d’autres investigations que mèneraient ou qu’auraient déjà menées ce Procureur sur d’autres cas en RDC. « J’ai appris cela dernièrement, mais je ne suis pas en position de parler des activités du Procureur de la CPI », a-t-il coupé.
Enfin, toujours sur le dossier Ntaganda et à la question de savoir si la CPI n’a pas la possibilité d’envisager un moratoire sur le mandat d’arrêt lancé contre lui en attendant une évolution de la situation qui justifie son statut actuel et la position du Gouvernement congolais, le Président de la CPI a renvoyé les journalistes aux procédures de la Cour. Les mandats sont délivrés par des chambres de la Cour et il ne sait pas donner des précisions sur cette question, a répliqué l’interlocuteur des journalistes qui a, par ailleurs, dit avoir fait comprendre aux autorités congolaises que l’exécution de ces mandats est du ressort des Etats parties et qu’il revient à ceux-ci d’œuvrer pour l’exécution de ces mandats. Une façon d’affirmer que c’est de la responsabilité de la RDC de répondre à ses engagements pris par la ratification du Statut de Rome.
Quant au dossier aussi épineux de Bemba par rapport à ses partenaires centrafricains, particulièrement l’ancien Président Ange Félix Patassé, dans l’affaire pour laquelle il est poursuivi, le président de la CPI a encore dit ne pas être en position de donner des précisions, renvoyant la responsabilité au Procureur « qui est seul à décider. » Et de conclure avec une ouverture, cependant : « dès lors qu’une affaire est déférée devant la CPI, toutes les possibilités sont envisageables. Rien n’est exclu et toutes les parties impliquées ou concernées peuvent faire l’objet de poursuites. »
Mystère donc sur toute la ligne. On est ainsi porté à conclure que le Gouvernement congolais et la CPI n’ont pas dégagé de conclusion convergente sur le cas de Bosco Ntaganda, autant que les Congolais attendront encore de rencontrer le Procureur Luis Moreno O’ Campo pour en savoir plus. Seulement, avec la longueur des procès, on ne sait pas toujours jusqu’où il peut aller avec les différentes affaires qu’il gère. Sur cette question, le Président de la CPI a expliqué que la longueur ou pas d’un procès dépend de la spécificité de chaque dossier, mais aussi de la procédure. Chaque décision d’une chambre peut faire l’objet d’un appel d’une des parties, appel qui doit être examiné par la Chambre ad hoc, notamment à travers l’audition de toutes les parties avant de rendre un verdict pour la suite, etc. Dans tous les cas, les juges n’encouragent pas des retards dans les procès. Jonas-Eugène KOTA

Noël: Rakeen Congo vole au secours des orphelins, des déshérités et des veuves de Kinshasa
Quiconque n’aura pas fêté Noël avec les enfants, n’aura rien fait. C’est dans ce contexte que se situe l’option levée par Rakeen Congo Sprl de penser aux plus déshérités. Pour Noël 2009, cette société arabe présente à Kinshasa, a levé l’option d’apporter une assistance substantielle à une catégorie sociale défavorisée et vulnérable. Il s’agit, entre autres, des enfants orphelins et des veuves.
Selon Mmes Mona Demashkieh et Anna Rusconi, respectivement responsable commerciale et responsable du service de communication de Rakeen Congo, la principale motivation est « de redonner de l’espoir et le goût de la vie à cette catégorie cible et qui a l’impression d’être délaissée par la société. »
Par ailleurs, les deux responsables susnommées de l’entreprise n’ont pas hésité à offrir des cadeaux symboliques aux enfants présents à la 3ème édition du Gala dénommée « Spécial Noël pour tous », organisée dans la soirée du vendredi 11 décembre par la Boutique Lina Mode à Kinshasa. De son côté, M. Marc Asmar, consultant commercial de l’entreprise, a remis un trophée à la mannequin la plus photogénique et le meilleur «Catawalk » de la soirée.
Toujours dans le cadre des actions sociales à impact visible, M. Asmar a affirmé que Rakeen Congo sprl, s’engageait à participer davantage à la prise en charge des orphelins de la Fondation pédiatrique de Kimbondo. Ce, grâce à une contribution mensuelle pour les deux prochaines années.
L’occasion faisant le larron, les hauts cadres de cette entreprise ont profité de leur présence à cette soirée pour expliquer en français, le mot arabe « Rakeen » qui signifie en français « pilier central » ou encore «  support de confiance». C’est ainsi qu’à travers le monde, «le mot « rakeen » est synonyme de la croissance économique, du développement, de fiabilité, de performance, de haute technologie…» Laurel KANKOLE.

Tuberculose : les programmes DOTS ont guéri 36 millions de personnes et sauvé 8 millions de vies
Selon un communiqué de presse de l’OMS , en 15 ans, quelque 36 millions de personnes ont été guéries de la tuberculose grâce à une méthode rigoureuse de traitement, approuvée par cette organisation. De nouvelles données, publiées le 9 décembre par l’Organisation, indiquent aussi qu’on a évité jusqu’à 8 millions de décès, ce qui confirme que la stratégie «DOTS/Halte à la tuberculose» est l’approche la plus efficace et au meilleur coût pour lutter contre cette maladie. L’approche DOTS a été mise au point en 1994, puis intégrée comme élément principal de la stratégie OMS Halte à la tuberculose. A en croire l’OMS , elle comporte cinq éléments dont : l’engagement politique, accompagné d’un financement accru et durable, la détection des cas par des analyses bactériologiques de qualité assurée, le traitement standardisé, avec surveillance du patient et soutien, un système efficace d’approvisionnement en médicaments et de gestion pharmaceutique, un système de suivi et d’évaluation avec mesure de l’impact.
Depuis le lancement de l’approche DOTS soutien à l’OMS, le nombre des malades guéris a augmenté régulièrement. Les données concernant la dernière période de 12 mois montrent que jamais autant de patients contagieux ont été guéris : 2,3 millions. Avec un taux de guérison de 87 % des patients traités, la cible mondiale de 85 % a été dépassée pour la première fois depuis qu’elle a été fixée en 1991. En outre, 53 pays ont franchi cette étape importante.  
Les informations actualisées de l’OMS montrent des progrès continus dans la lutte contre l’association mortelle de la tuberculose et du VIH. Entre 2007 et 2008, 1,4 million de patients tuberculeux ont eu un test de dépistage du VIH, soit une augmentation de 200 000. Pour ceux qui ont eu un test positif, un tiers a bénéficié de la thérapie antirétrovirale indispensable et deux tiers du traitement au cotrimoxazole pour la prévention du risque d’infections bactériennes mortelles. Par ailleurs, poursuit la source , le dépistage de la tuberculose et l’accès au traitement préventif à l’isoniazide pour les personnes vivant avec le VIH ont plus que doublé, même si le nombre des personnes qui en bénéficient est encore loin de ce qu’il devrait être. « Quinze années d’investissement contre la tuberculose ont donné des résultats concrets en terme de vies humaines sauvées. Ensemble, les programmes nationaux, l’OMS, l’ONUSIDA, le Fonds mondial et d’autres partenaires ont contribué à préserver des millions de vies face à cette maladie, constate le Dr Mario Raviglione, Directeur à l’OMS du département Halte à la tuberculose. Mais, les progrès actuels sont encore beaucoup trop lents pour espérer atteindre notre but d’éliminer la tuberculose. »  Bien que le nombre de patients guéris ne cesse d’augmenter, la source note que des millions de personnes sont encore abandonnées à leur sort par manque d’accès à des soins de qualité. En nombre de décès, la tuberculose vient en second après le VIH/Sida et, en 2008, elle a tué 1,8 million de personnes, dont plus d’un demi-million en association avec le VIH. Nombre d’entre elles n’étaient pas sous traitement antirétroviral.
La menace de la tuberculose multi-résistante (tuberculose-MR) et de sa forme encore plus dangereuse, la  tuberculose ultra-résistante (tuberculose-UR) continue de planer et de rester sans contrôle dans de nombreuses régions du monde. Sur un nombre estimatif d’un demi-million de cas de tuberculose-MR par an, près de 30 000 sont officiellement notifiés et l’on sait avec certitude que 6 000 ont été traités en 2008, en application des normes internationales de l’OMS. Bien qu’une extension majeure de ces services soit en cours et qu’elle en soit encore à une phase précoce et difficile, on espère traiter 29 000 personnes en 2010.  
Sur les 9,4 millions de cas de tuberculose en 2008 selon les estimations (dont 1,4 million de cas de co-infection tuberculose/VIH), 3,6 millions ont été des femmes. Mathy MUSAU.

FORUM ECO
En Afrique, la pauvreté a un visage féminin
La crise économique mondiale va porter un très rude coup aux revenus individuels des femmes africaines et comprimer les budgets qu'elles ont à gérer pour leurs ménages, avec des conséquences particulièrement pénalisantes pour les filles, a prévenu Obiageli Ezekwesili, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique, lors d'une conférence récente sur l'impact de la crise économique mondiale sur les femmes en Afrique.
" Les femmes supportent déjà une lourde part du fardeau de la pauvreté et vont être très affectées par le ralentissement de l'économie mondiale, car elles seront plus nombreuses à perdre leur emploi et à devoir gérer des budgets domestiques resserrés ", a déclaré Obiageli Ezekwesili le 8 mai à la conférence " Women and the Changing Global Outlook " organisée par l'Ambassade de Grande-Bretagne à Washington et la National Geographic Society.
" La pauvreté a un visage féminin ", a-t-elle souligné, dressant le portrait robot du jeune Africain pauvre. " Le jeune Africain type est une jeune femme de 18 ans et demi, qui vit en milieu rural et a arrêté ses études. Elle est célibataire mais sur le point d'être mariée ou donnée en mariage à un homme environ deux fois plus âgé qu'elle. Elle aura six ou sept enfants dans les 20 années à venir ", a-t-elle précisé, reprenant les conclusions de la dernière édition des Indicateurs du développement en Afrique (ADI), une publication annuelle de la Banque mondiale.

La crise mondiale et ses répercussions sur les femmes et les filles
Comme l'a expliqué Madame Ezekwesili, la crise économique mondiale risque de frapper les Africaines sur deux fronts, d'une part en coupant court à l'accumulation de capital par les femmes, et d'autre part en réduisant considérablement les revenus individuels des femmes et les budgets de leurs ménages. Cette situation serait particulièrement défavorable aux petites filles.
L'éducation des garçons est largement protégée des chocs et les parents sont souvent plus enclins à retirer de l'école une fille qu'un garçon lorsque l'argent vient à manquer pour payer les études de leurs enfants. La Vice-présidente de la Banque mondiale a cité en référence les résultats d'études montrant la baisse des revenus des ménages en Ouganda et une chute des revenus de l'agriculture à Madagascar où les filles sont les premières à être retirées de l'école.
La Banque mondiale a averti que la crise allait probablement se traduire par 700 000 décès supplémentaires d'enfants africains de moins d'un an. Les bébés filles seront les plus touchées. Les études ont en effet montré que les filles avaient cinq fois plus de probabilités que les garçons de ressentir les effets d'une augmentation de la mortalité infantile.
Contrairement à ce qui se passe dans les pays riches tels que les États-Unis, où les suppressions de poste concernent davantage les hommes, la crise en Afrique réduit davantage les possibilités d'emploi des femmes. Dans beaucoup de secteurs exportateurs, comme les fleurs coupées en Éthiopie, au Kenya et en Ouganda, ou le textile au Kenya et au Lesotho, ce sont les femmes et non les hommes qui sont les premières victimes des contractions d'effectifs dues à la crise.
La diminution des envois de fonds et des microfinancements entamerait encore davantage les budgets dont les femmes disposent pour gérer leurs ménages.
Des initiatives de développement qui pensent aux femmes
Les participants à la conférence sont tous tombés d'accord : une stratégie de développement et de lutte contre la pauvreté qui ne cible pas les filles et les femmes est pratiquement vouée à l'échec en Afrique.
Madame Ezekwesili a attiré l'attention sur le Programme en faveur des femmes entrepreneurs (GEM) lancé par la Société financière internationale (IFC) - l'institution chargée des opérations avec le secteur privé au sein du Groupe de la Banque mondiale- qui a pour vocation d'améliorer l'accès des femmes à des financements et de lever les obstacles qui empêchent les femmes d'être des acteurs économiques à part entière. Les 50 millions de dollars du programme GEM ont bénéficié à plus de 1 500 femmes dans 18 pays d'Afrique subsaharienne et vont être complétés par un programme de prêt de 120 millions de dollars que l'IFC a signé récemment avec EcoBank au profit des femmes entrepreneurs dans cinq pays.
La Banque a également adopté un Plan d'action pour la parité hommes-femmes et lancé une Initiative en faveur des adolescentes sur trois ans, d'un montant de 11 millions de dollars, qui va permettre à des jeunes femmes du Libéria, du Rwanda et du Sud-Soudan de recevoir des formations, de bénéficier d'un suivi personnalisé, d'apprendre à être autonomes et d'entrer plus facilement dans le monde du travail. Par ailleurs, 83 projets financés par la Banque, représentant au total 4,4 milliards de dollars, comprennent une composante d'autonomisation économique des femmes dans les domaines suivants : agriculture (33), éducation (34), infrastructure (11) et développement du secteur privé (5).

Les autres intervenants à la conférence ont fait écho à ces remarques.
S'exprimant au nom de l'Ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington, Sir Nigel Sheinwald, le chef de mission adjoint Dominick Chilcott a souligné le lien qui existe entre l'autonomisation des femmes et le développement. L'objectif du développement durable, a-t-il affirmé, passe par la prise en compte de la problématique hommes-femmes. " Nous devons saisir les occasions que la crise nous offre pour innover et investir dans les femmes, qu'il s'agisse de lancer de meilleurs programmes sociaux, de trouver comment faciliter l'insertion des femmes dans le monde du travail, ou de réduire la discrimination sur les marchés des capitaux ", a-t-il poursuivi, citant Sir Sheinwald.
Dans un message vidéo, Madame Sarah Brown, l'épouse du Premier ministre britannique Gordon Brown, a évoqué la nécessité pour les dirigeants du monde de s'attaquer " aux nombreuses injustices " dont les femmes sont encore victimes.
Melanne Verveer, nommée par le président des États-Unis, Barack Obama, Ambassadrice itinérante aux droits des femmes dans le monde au sein du ministère des Affaires étrangères, a appelé les organismes d'aide au développement à " penser féminin ". " Il serait vain de vouloir vaincre la pauvreté sans mettre les femmes au centre de vos stratégies de développement ", a-t-elle insisté. " L'égalité des femmes n'est pas seulement une chose normale à faire au nom de l'équité, c'est aussi une question de bon sens économique ", a-t-elle ajouté, paraphrasant la Banque mondiale. Les femmes, a-t-elle rappelé, jouent un rôle déterminant en matière de sécurité alimentaire et d'agriculture, de promotion des droits de l'enfant et de fourniture de soins de santé, et pourtant elles continuent d'être victimes de discrimination dans les instances dirigeantes et aux échelons les plus élevés des entreprises.

Les femmes aux commandes
Pour libérer le génie créateur des femmes africaines, il est absolument essentiel de les former à gérer leur entreprise, a expliqué Madame Remi Duyile, chef de programme du GEM, qui s'emploie à convaincre les femmes de s'engager dans cette voie en dépit des nombreuses difficultés auxquelles elles doivent faire face et d'un accès limité au crédit. " La réussite est un voyage. Elle ne doit jamais être une destination ", a-t-elle conclu.
Madame Regina Amadi, Sous-directeur général retraitée de l'Organisation internationale du travail, a exhorté les dirigeants du monde à se préoccuper de ce qu'elle a appelé " les dimensions sociales de la mondialisation ", et demandé aux femmes de tous les pays de revenir à ce qu'elle a qualifié de " mobilisation d'autrefois " pour faire de cette décennie un grand moment de ralliement à la cause de l'égalité des sexes.
Laissant entendre que le manque de participation des femmes à la gestion des problèmes financiers mondiaux était l'une des raisons de la crise mondiale actuelle, la baronne Amos, ancienne présidente de la Chambre des Lords, a cité une source anonyme selon laquelle le monde aurait peut-être évité la crise actuelle s'il y avait eu davantage de femmes aux commandes dans les hautes sphères financières : " Quelqu'un a dit que la crise aurait pu être évitée si seulement Lehman Brothers (la dernière grande banque à s'être effondrée avant la débâcle générale des marchés boursiers mondiaux) s'appelait plutôt Lehwoman Sisters ". Banque mondiale


INFOS INFOS
A TRAVERS UN MEMORADUM REMIS AU PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE
Des étudiants originaires du Kasaï Occiendental remercient Kabila pour le projet du barrage de Katende
Les étudiants ressortissants de la province du Kasaï Occidental vivant à Kinshasa ont remis au président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, un mémorandum destiné au chef de l’Etat. Dans ce document, la jeunesse estudiantine de la province précitée remercie le Président de la République, Joseph Kabila, pour le geste qu’il a posé dernièrement pour la construction du barrage de Katende.
En écho aux propos des étudiants venus lui remettre le mémo destiné au chef de l’Etat, le président de la chambre basse du Parlement a souligné que « ce mémorandum sera transmis à qui de droit. Cela pour que la province du Kasaï Occidental puisse aller de l’avant ».
Soutenant le fait que la stratégie principale de la vision de Joseph Kabila s’articule autour des cinq chantiers de la République, les étudiants ont indiqué que l’implication du chef de l’Etat dans la reconstruction de leur entité administrative décentralisée est très saluée par les populations kasaïennes. Les auteurs du mémorandum ont salué l’implication du président de l’Assemblée nationale dans toutes les questions qui visent le développement du Kasaï-Occidental. « Nous remercions grandement l’initiateur du projet de la construction du barrage de Katende qui cherche le développement de cette partie du territoire national. Nous profitons de cette occasion pour mettre en garde tous les détracteurs qui cherchent à bloquer les efforts entrepris pour sortir notre province du sous-développement », ont soutenu les étudiants ressortissants de la province du Kasaï Occidental. Dans leur démarche, ces étudiants cherchent simplement le coup de pouce du chef de l’Etat pour accélérer les travaux de construction de cet outil destiné à développer leur province. Dorian KISIMBA.

CONFLITS INTERETHNIQUES AU SUD-OUBANGI
Le PAM envisage d’accroître l’assistance aux déplacés de l’Equateur
Le conflit intercommunautaire, actuellement en cours dans le District du Sud-Ubangi, a déjà touché 55 villages dans cinq territoires. Selon les sources humanitaires, il y a maintenant 70 000 personnes déplacées internes et environ 77 000 personnes ayant fui les conflits qui se trouvent en République du Congo, D’après le ministre congolais (Brazzaville) de l’Intérieur. l’accès humanitaire aux personnes vulnérables est réduit.
La même source affirme que le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies est prêt pour distribuer une assistance alimentaire aux personnes déplacées de l’Equateur, mais l’aggravation récente de la situation sécuritaire ne permet pas de commencer les distributions. Car, les personnes qui se trouvaient dans les localités ciblées se sont à nouveau déplacées. Ainsi, le PAM appelle tous les acteurs de la région à faciliter les opérations d’assistance humanitaire afin de pouvoir et d’aider les plus vulnérables.
Le PAM a déjà distribué une assistance alimentaire à plus de 15 000 Congolais qui se sont réfugiés à Betou et Epoko, en République du Congo depuis le 27 Novembre. Le PAM prévoit, par ailleurs, d’accroître les distributions durant les prochaines semaines dans cette partie du pays. Le PAM et le HCR collaborent également pour des réhabilitations de barges afin d’accroître les possibilités logistiques par voie fluviale.
Pour sa part , le HCR a déjà positionné à Betou, Eboko et Landza trois des six bladers reçus. Ils ont chacun une capacité de 10 000 litres. Des comprimés de purification d’eau sont aussi disponibles et devraient être acheminés sur les sites dans les meilleurs délais.
En outre, le HCR continue l’identification et l’enregistrement des vulnérables sur les différents sites. Une assistance ciblée est organisée en faveur des personnes concernées : distribution de matelas mousse, de rations de vivres et de biens non alimentaires.
Le HCR assure le «lead» de toutes les opérations humanitaires en cours sur le terrain. Deux pôles d’intervention ont été mis en place selon le découpage géographique : Betou et Impfondo.
Par ailleurs, notre source note qu’au Katanga, environ 2 500 nouvelles personnes déplacées, fuyant les combats armés dans le Territoire de Fizi dans la Province du Sud-kivu, qui sont arrivées à Bendera, dans le District du Tanganyika. Le nombre de déplacés est ainsi passé à 6 468 personnes dans la zone de Bendera. D’autre part, une mission conjointe UNICEF et Catholic Relief Services (CRS) a constaté la présence des déplacés sur l’axe Kabimba. Ils seraient à un nombre situé entre 400 et 500 familles, réparties dans plusieurs localités autour de la ville de Kalemie.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) poursuit, quant à lui, la facilitation des rapatriements volontaires des réfugiés congolais vers le Katanga. Deux convois, l’un en provenance de la Zambie et l’autre du Burundi, sont arrivés respectivement à Moba et à Lubumbashi avec un total de 430 personnes. Les deux mouvements ont ramené le chiffre des rapatriés au Katanga à 16 991 personnes dont 16 830 en provenance de la Zambie.
De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) poursuit l’assistance alimentaire dans le cadre de la réinsertion des personnes rapatriées. Au cours de la semaine dernière, le PAM a livré au HCR environ 33 tonnes de vivres pour une ration alimentaire de 93 jours en faveur des rapatriés arrivés dans les derniers convois.
Au nord-Kivu, la protection des civils pose problème dans plusieurs territoires de la province. Plusieurs cas d’enlèvements, de pillages, de tortures et de tueries ont été signalés au cours de la même semaine, rapporte la source. Cependant, plusieurs incidents contre les humanitaires ont été enregistrés au cours de cette dernière semaine dans la province. Ils vont des attaques contre les véhicules au simple braquage, en passant par le vol des biens des humanitaires par des hommes en armes.
Les humanitaires notent que les distributions générales de vivres pour le mois de décembre sont en cours dans les sites de déplacés et retournés du Nord-Kivu. Cette semaine, indiquent-elles , le PAM prévoit de fournir, à travers ses partenaires Caritas et Première Urgence, 747 tonnes de vivres à plus de 53 900 personnes déplacées et retournées dans les territoires de Masisi et Rutshuru. Avant d’ajouter que le PAM est en train de mettre en place, en collaboration avec le cluster sécurité alimentaire et la FAO en particulier,  un système de suivi de la capacité d’autosuffisance alimentaire des retournés et déplacés à l’Est de la RDC. Ce système permettra de recueillir des données fiables sur le niveau d’autosuffisance des déplacés et retournés et ainsi mettre en œuvre des programmes d’assistance adaptés aux besoins réels des couches vulnérables , soulignent les sources humanitaires.

115 cas de méningite en province Orientale
L’autorité provinciale a déclaré l’épidémie de méningite avec au moins 115 cas et 13 décès entre le 28 novembre et le 7 décembre dans les zones de Makiso, Mangobo et Tshopo dans la ville de Kisangani en Province Orientale. A en croire la même source, la majorité des personnes atteintes sont des enfants d’une école de la commune de Tshopo. L’examen des échantillons prélevés dans un laboratoire de Kisangani confirme une méningite à méningocoques du type C. On attend aussi la confirmation des laboratoires de l’Institut national de recherches biomédicales (INRB).
Notre source releve que les structures médicales de Kisangani reçoivent actuellement un appui en intrants médicaux de la part notamment de la Coopération technique belge, de Médecins sans Frontières/Belgique et de l’Organisation mondiale de la santé. Pour ce faire , les écoles de Kisangani sont fermées depuis le 2 décembre sur décision du maire de la ville mais il a été décidé, le 08 décembre dernier, que les cours devraient reprendre dans tous les établissements, sans exception, le 9 décembre.
De son coté , Médecins sans Frontières/Suisse est en train d’opérer une intervention d’urgence dans la prison centrale de Bunia pendant 3 semaines sur le plan médical ainsi qu’en eau et assainissement. Les prisonniers malnutris sont transférés à l’hôpital général de Bunia. Mathy MUSAU


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
SERVICES DE CONSULTANTS

Projet de Compétitivité et Développement du Secteur Privé(PCDSP)
Crédit IDA N°3815 DRC
MANIFESTATION D'INTERET : Chargé de Projet Mines

Le Gouvernement de République Démocratique du Congo s'est engagé dans la voie de réformes économiques profondes qui touchent notamment à son mode d'intervention dans les entreprises du secteur public.
Pour mener à bien ces réformes, le Gouvernement a sollicité et obtenu le concours de la Banque Mondiale pour financer l'assistance technique nécessaire et a mis en place une structure de pilotage de la réforme des entreprises du Portefeuille de l'Etat.
Cet établissement public dénommé " Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l'Etat ", " COPIREP " en sigle, et créé par décret n°09/15 du 24 avril 2009, a pour mission de mettre en œuvre la politique du Gouvernement dans ce secteur et doit disposer sur le plan opérationnel d'un personnel hautement qualifié et ayant l'expérience requise.
Le COPIREP recrute un Chargé de Projet Mines afin d'appuyer l'équipe de la Direction dans l'exécution de son mandat.
Les services comprennent notamment les tâches suivantes :
- Concevoir et produire les différentes stratégies de réforme sectorielle des Mines et des entreprises publiques y afférentes ;
- Participer aux réunions des commissions de stratégies et de transactions ;
- Préparer les termes de référence de différents services des consultants en rapport avec l'élaboration des stratégies de réforme et de désengagement ;
- Participer aux équipes multisectorielles pour les opérations de négociations et de transactions ;
- Assurer le suivi de différents groupes de travail liés aux transactions ;
- Participer à l'élaboration du plan annuel des opérations (activités) et de sa budgétisation ;
- Suivre l'exécution de différentes opérations (activités) et faire des rapports périodiques (mensuel, trimestriel, semestriel et annuel) ;
- Prendre part aux négociations des contrats afin d'assurer le respect des aspects techniques qui justifient les différentes missions ;
- Participer à la validation des rapports des consultants ;
- Assurer la validation des rapports par les institutions et services responsables et/ou les ateliers ad hoc ;
- Préparer les notes techniques pour la soumission au Gouvernement de différents rapports, stratégies et plans de réforme des secteurs des Mines ;
- Assurer le suivi de la mise en œuvre de différentes stratégies et plans de réforme et de restructuration adoptés par le Gouvernement ;
- Assurer le suivi des relations avec les ministères, organes du Gouvernement et partenaires internationaux impliqués dans l'exécution de la lettre de politique sectorielle;
- Etre le point focal du Projet Minier (PROMINES) financé par la Banque Mondiale;
- Préparer et organiser les séminaires de restitution et ateliers de validation des stratégies de réforme produites par la Cellule ou par les Consultants ;
- Effectuer toute autre tâche, en relation avec ses fonctions, que lui confiera la Direction.

QUALIFICATIONS REQUISES

1. Formation et expérience professionnelle
-Avoir un diplôme de licence/maîtrise en Economie, en Gestion d'entreprises ou tout autre diplôme équivalent d'une université reconnue ;
-5 ans minimum d'expérience professionnelle acquise dans une entreprise privée, une administration, un projet ou dans un cabinet d'études et ayant travaillé dans les domaines d'études relatives au redressement des entreprises.

2.Aptitudes particulières
- Apte à travailler en équipe et dans un environnement sous pression ;
- Rigueur et volonté de progresser au niveau de ses compétences ;
- Bonne maîtrise de l'outil informatique (Word, Excel, Powerpoint) ;
- Sens d'analyses et de synthèse ;
- Notoriété, probité morale et intellectuelle.
Le Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l'Etat invite les candidats admissibles à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus.
Les candidats intéressés doivent fournir les informations indiquant qu'ils sont qualifiés pour exécuter les services (brochures, références concernant l'exécution de contrats analogues, expérience dans des conditions semblables, disponibilité des connaissances nécessaires du personnel, etc.)
Un consultant (individu) sera sélectionné en accord avec les procédures définies dans les Directives : Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale, édition mai 2004, version révisée octobre 2006.

Les consultants (individus) intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires au sujet des documents de références à l'adresse ci-dessous.
Les candidatures doivent être rédigées en langue française et doivent être déposées à l'adresse ci-dessous ou transmises par courrier électronique à l'adresse : cpm@copirep.org au plus tard le lundi 28 décembre 2009.

Les dossiers de candidatures devront comprendre :
1. Un CV à jour sur un support papier et par voie électronique (Word ou pdf) ;
2. Une lettre manuscrite d'une (1) page maximum démontrant leur compréhension du poste et justifiant, selon elles, leur expérience pertinente ou compétences pour l'assumer ;
3. Des copies certifiées des diplômes obtenus.
Il ne sera pas répondu aux candidatures ne correspondant pas strictement aux critères demandés.

COPIREP (Cellule de Passation des Marchés)
Immeuble SOFIDE, 4ème étage,
Croisement des avenues Lemarinel et Kisangani n° 9-11
Kinshasa/Gombe, République Démocratique du Congo.
Tel: +243 15 10 10 00 - Site web: www.copirep.org
LE SECRETAIRE EXECUTIF
ILUNGA ILUNKAMBA


SERVICES DE CONSULTANTS
Projet de compétitivité et développement du secteur privé(PCDSP)
Crédit IDA N°3815 DRC
MANIFESTATION D'INTERET : Responsable de la Passation des Marchés

Le Gouvernement de République Démocratique du Congo s'est engagé dans la voie de réformes économiques profondes qui touchent notamment à son mode d'intervention dans les entreprises du secteur public.
Pour mener à bien ces réformes, le Gouvernement a sollicité et obtenu le concours de la Banque Mondiale pour financer l'assistance technique nécessaire et a mis en place une structure de pilotage de la réforme des entreprises du portefeuille de l'Etat.
Cet établissement public dénommé " Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l'Etat ", " COPIREP " en sigle, et créé par décret n°09/15 du 24 avril 2009, a pour mission de mettre en œuvre la politique du Gouvernement dans ce secteur et doit disposer sur le plan opérationnel d'un personnel hautement qualifié et ayant l'expérience requise.
Le COPIREP recrute un Responsable de la passation des marchés afin d'appuyer l'équipe de la Direction dans l'exécution de son mandat.
Les services comprennent notamment les tâches suivantes :
-Valider les plans de passation des Marchés des Travaux, Fournitures et Services de consultance préparés les chargés de passation des marchés;
-Garantir le suivi et le respect de l'exécution des plans de passation des marchés des Travaux, Fournitures et Services de consultance par les Chargés de Passation des Marchés;
-Assurer l'obtention de l'approbation de la Banque Mondiale pour les documents (plans de Passation des Marchés, Termes de références, les rapports d'évaluation des dossiers, les contrats, etc.) et procédures qui l'exigent ;
-Gérer au quotidien les différents services de la cellule ;
-Vérifier la mise à jour par les Chargés de Passation des Marchés des dossiers des marchés (mise à jour, ordre et classement des pièces constitutives nécessaires à la revue à posteriori des auditeurs et des missions de supervision);
-Préparer les dossiers d'appels d'offres (DAO) avec les cahiers de charges et les appels à manifestation d'intérêt ; assurer la publication de ceux-ci conformément aux Plans de Passation des Marchés (PPM) ;
-Participer aux opérations de dépouillement et suivre les procédures d'évaluation des offres, soumettre les évaluations à l'approbation de la Commission des Marchés ;
-Mener les négociations en collaboration avec les Cellules techniques et conclure les contrats et bons de commande et rédiger les " minutes de négociations " ;
-Proposer des comités d'évaluation des offres ;
-Participer aux équipes de négociation et transactions dans les opérations de désengagement ;
-Elaborer les rapports d'activités périodiques de la cellule (3 mois, 6 mois et 12 mois);
-Assurer le secrétariat à la commission des marchés ;
-Evaluer les performances des chargés de Passation des marchés ;
-Effectuer toute autre tâche, en relation avec ses fonctions, que lui confiera le Secrétaire Exécutif.

QUALIFICATIONS REQUISES
1. Formation et expérience professionnelle

-Avoir un diplôme de licence/ingénieur/maîtrise en Economie, Droit, Génie civil ou en Gestion d'entreprises ou tout autre diplôme jugé équivalent d'une université reconnue;
-Justifier d'une expérience professionnelle de cinq (5) ans acquise dans le domaine de la passation des marchés.
-Avoir une formation additionnelle en passation des marchés serait un atout ;
-Avoir travaillé dans les projets financés par l'IDA serait également un atout.

2. Aptitudes particulières
-Apte à travailler en équipe et dans un environnement sous pression ;
-Rigueur et volonté de progresser au niveau de ses compétences ;
-Bonne maîtrise de l'outil informatique (Word, Excel, Powerpoint) ;
-Connaissance de l'anglais ;
-Avoir une bonne capacité de rédaction et de communication ;
-Sens de responsabilité et de confidentialité ;
-Notoriété, probité morale et intellectuelle.

Le Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l'Etat invite les candidats admissibles à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessus.
Les candidats intéressés doivent fournir les informations indiquant qu'ils sont qualifiés pour exécuter les services (brochures, références concernant l'exécution de contrats analogues, expérience dans des conditions semblables, disponibilité des connaissances nécessaires du personnel, etc.)

Un consultant (individu) sera sélectionné en accord avec les procédures définies dans les Directives : Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque mondiale, édition mai 2004, version révisée octobre 2006.
Les consultants (individus) intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires au sujet des documents de références à l'adresse ci-dessous.
Les candidatures doivent être rédigées en langue française et doivent être déposées à l'adresse ci-dessous ou transmises par courrier électronique à l'adresse : cpm@copirep.org au plus tard le lundi 28 décembre 2009.

Les dossiers de candidatures devront comprendre :
1. Un CV à jour sur un support papier et par voie électronique (Word ou pdf;
2.Une lettre manuscrite d'une (1) page maximum démontrant leur compréhension du poste et justifiant, selon elles, leur expérience pertinente ou compétences pour l'assumer ;
3. Des copies certifiées des diplômes obtenus.

Il ne sera pas répondu aux candidatures ne correspondant pas strictement aux critères demandés.

COPIREP (Cellule de Passation des Marchés)
Immeuble SOFIDE, 4ème étage,
Croisement des avenues Lemarinel et Kisangani n° 9-11
Kinshasa/Gombe, République Démocratique du Congo.
Tel: +243 15 10 10 00 - Site web: www.copirep.org
LE SECRETAIRE EXECUTIF
ILUNGA ILUNKAMBA


Propjet Compétitivité et Développement du secteur Privé» Don IDA H366DRC
AAO N°02/COPIREP/SE/TVX/10/09
TRAVAUX DE CONSTRUCTION ET REHABILITATION DU BATIMENT DEVANT ABRITER
LE TRIBUNAL DE COMMERCE DE MATADI DANS LA PROVINCE DU BAS-CONGO-MATADI

1. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a reçu un don de l’Association Internationale pour le Développement pour financer le Projet Compétitivité et Développement du secteur Privé, et a l’intention d’utiliser une partie de ce don pour effectuer des paiements au titre du Marché des travaux de construction et réhabilitation du bâtiment devant abriter le Tribunal de Commerce de Matadi dans la Province du Bas-Congo.
2. Le Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l’Etat sollicite des offres sous pli fermé de la part de soumissionnaires éligibles et répondant aux qualifications requises pour exécuter les travaux de:
(i) la réhabilitation, construction et réaménagement du bâtiment principal et bloc sanitaire, (ii) de la construction annexe: la guérite-hangar-local groupe, et (iii) les aménagements extérieurs: parking et cour.
Les travaux seront exécutés à Matadi, Bâtiment des ex-Anciens Combattants dans la commune de Mvuzi
3. La Passation du Marché sera conduite par appel d’Offres National (AON) tel que défini dans les «Directives: Passation des marchés financés par les Prêts de la BIRD et les Crédits de l’IDA», et ouvert à tous les soumissionnaires de pays éligibles tels que définis dans les Directives.
4. Les soumissionnaires éligibles et intéressés peuvent obtenir des informations auprès du:
Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l’Etat, Monsieur ILUNGA ILUNKAMBA, secrétaire EXECUTIF
Adresses électroniques: cpm@copirep.org;/ coopirep@copirep.org
et prendre connaissance des documents d’Appel d’offres à l’adresse mentionnée ci-dessous à partir du lundi 14 décembre 2009 de 9 heures à 16 heures.
5. Les exigences en matière de qualifications sont:

Conditions techniques:

-Avoir une expérience en tant qu’entreprise principale dans la construction d’au moins deux ouvrages de nature et de complexité similaires (procès verbaux de réception définitive desdits travaux):
- Disposer du personnel requis pour la mise en oeuvre des travaux: le Directeur des travaux (au moins 4 ans d’expérience ); Techniciens et Chefs de chantier (4 ans d’expérience), la liste nominative du personnel cadre jusqu’à l’échelon du chef d’équipe avec CV détaillé;
- Disposer des moyens en matériel pour mettre en oeuvre l’exécution des travaux en précisant séparément: (i) les matériels appartenant en propre au soumissionnaire, et leur disponibilité (ii) les matériels qu’il pourra louer (attestation de loueur);
- le plan de charge de l’entreprise entre la date de remise de l’offre et les douze prochains mois

Conditions légales

- Inscription au Nouveau Registre du Commerce «NRC» et d’Identification Nationale «ID»
- Agrément du Ministère des Travaux Publics et Infrastructures ou tout autre document équivalent.
Conditions financières:
Présenter une garantie bancaire inconditionnelle délivrée par une banque et sous forme acceptable par l’Employeur pour des montants égaux à ceux de l’Avance et dans des devises identiques;
Le montant de la garantie devra être équivalent au montant de l’Avance perçue de l’Employeur.
Une marge de préférence ne sera pas octroyée aux soumissionnaires éligibles. Voir le document d’Appel d’offres pour les informations détaillées.
6. Les soumissionnaires intéressés peuvent obtenir le Dossier d’Appel d’Offres complet en français en formulant une demande écrite à l’adresse mentionnée ci-dessous contre un paiement non remboursable de 100 USD (cent dollars américains).
7. Les offres devront être soumises à l’adresse mentionnée ci-dessous et la date finale de soumission des offres a été reportée pour au plus tard le lundi 25 janvier 2010 à 11 heures locales à Kinshasa. Les offres remises en retard ne seront pas aceptées Les offres seront ouvertes en présence des représentants des soumissionnaires présents en personne à l’adresse mentionnée ci-dessous le lundi 25 janvier 2010 à 11 heures locales à Kinshasa. Les offres doivent comprendre une déclaration de garantie de l’offre
8. Une visite des lieux sera organisée sur le site concerné le
vendredi 08 janvier 2010.
9. Les offres devront respecter scrupuleusement les dispositions reprises dans le Dossier d’Appel d’Offres afférent à cet avis.
10. L’adresse à laquelle est faite référence ci-dessus est:

Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille de l’Etat
Cellule de Passation des Marchés
Immeuble SOFIDE, 4ème étage,
Croisement des avenues Kisangani et Lemarinel,
Kinshasa/Gombe, République Démocratique du Congo.
Tel: +243 99 99 39531;
cpm@copirep.org; coopirep@copirep.org
LE SECRETAIRE EXECUTIF
ILUNGA ILUNKAMBA


communiqué à l’intention du public

Le Conservateur des Titres Immobiliers de Lukunga informe toute personne intéressée que la vente par voie parée, portant sur la parcelle de terre inscrite au n°1071 du plan cadastral de la commune de Ngaliema couverte par le certificat d'enregistrement volume 205, Folio 95 appartenant à Monsieur LUKUSA MUENGULA consignant une superficie de 24 ares, que ladite vente est prévue pour le samedi 26 Décembre 2009 à 9HOO' à la Conservation des Titres Immobiliers.

communiqué à l’intention du public

Le Conservateur des Titres Immobiliers de Lukunga informe toute personne intéressée que la vente par voie parée, portant sur la parcelle de terre inscrite au n°645 du plan cadastral de la commune de Ngaliema couverte par le certificat d’enregistrement volume AL 429, Folio 127 appartenant à Monsieur BELEKE LEGESSE ORPHEE consignant une superficie de 10 ares, que ladite vente est prévue pour le samedi 26 décembre à 9H00’ à la Conservation des Titres Immobiliers.


CULTURE & DETENTE
EN CAMPAGNE DE SENSIBILISATION A TRAVERS LA COMEDIE MUSICALE
" Basal'ya bazoba" Après Lingwala, cap sur Bandalungwae
Kinshasa vibre au rythme de la tournée intercommunale de la comédie musicale " Basal'ya bazoba " initiée par trois compagnies de théâtre. Le week-end dernier, la pièce a fait sensation dans la commune de Lingwala, «Basal’ya bazoba» met le cap sur la commune de Bandalungwa ce week-end.
D'après un communiqué de presse du Groupe " Basal'ya bazoba ", il est prévu deux productions dans chaque commune de Kinshasa, en vue d'atteindre une grande partie du public. Comme le week-end dernier, le public, composé pour l’essentiel des habitants de la commune de Lingwala, a eu l'opportunité de suivre deux spectacles au terrain Comète à 10 heures et à 15 heures. A Bandalungwa, le programme prévoit également deux productions. C'est le terrain municipal qui sera en ébullition le samedi 19 décembre 2009 avec la comédie " Basal'ya bazoba ".
Par ailleurs, pour l'année prochaine, cette comédie musicale reviendra à la charge au terrain municipal de Masina, du 03 au 06 février 2010, avec deux productions chaque jour, soit à 10 heures et à 15 heures, après une pause de plus ou moins un mois. Après les prestations de Masina, c'est le Marché de la Liberté, dans la même municipalité qui accueillera à son tour, du 13 au 16 février 2009 " Basal'ya bazoba ". Du 15 au 17 février, des productions sont prévues respectivement aux quartiers 4,5 et 6 de la commune de Masina, avant de se clôturer du 18 au 20 février 2009 au terrain de l'église Saint Barthélemy.
La comédie musicale "Basal'ya bazoba " se produira aussi, du 22 au 24 février de la même année au terrain Waya Waya de la Commune de Limete. Ce sera la prochaine étape de la tournée intercommunale de ce groupe, qui se clôturera, dans la commune de Limete, au terrain du quartier Mombele du 25 au 27 février 2009.
Après Limete, le cap sera mis sur la commune de Kintambo, où il est prévu, du 1er au 03 mars 2010, une série de productions au stade Vélodrome de Kintambo. Ensuite, le groupe " Basal'ya bazoba " est attendu, du 04 au 06 mars 2010, à la Maison communale de Barumbu. Du 08 au 10 mars, le terrain Binza Delvaux, dans la commune de Ngaliema à son tour, accueillera le spectacle du 11 au 13 mars, spectacle qui va achever sa ronde de cette commune au terrain de Malueka.
Poursuivant sa tournée intercommunale, la comédie musicale " Basal'ya bazoba " se produira aussi dans d'autres communes comme Lemba, Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri, avant de chuter, du 02 au 04 avril 2010 à la Halle de Gombe, dans la commune de la Gombe.
" Basal'ya bazoba " est un projet de sensibilisation sur les mécanismes qui produisent les accusations sur la sorcellerie auprès des enfants à Kinshasa. La rédaction et la distribution de la pièce sont assurées par Toto Kisaku, Fabrice Bena et Guido Kleene. Ce dernier assure également la mise en scène du spectacle. L'objectif poursuivi par le projet est d'élargir la connaissance du public kinois sur les mécanismes qui produisent ces accusations.
Dieumerci MAYAMBI

Waato Bala bala en tournée théâtrale au Rwanda, Burundi et en Ouganda
La plate-forme culturelle Waato Bala bala sera, du 14 au 28 décembre 2009 en tournée théâtrale au Rwanda, au Burundi et en Ouganda. Cette association réunissant plusieurs structures artistiques a présenter, dans cette partie du continent africain, la pièce intitulée " L'enfer, c'est les autres ".

" L'enfer, c'est les autres " constitue un texte du philosophe français Jean Paul Sartre, mis en scène par le comédien Ados Ndombasi, responsable de la plate-forme Waato Bala bala.
S'entretenant avec la presse, Ados Ndombasi, a indiqué que 7 artistes feront le déplacement pour les pays précités pour s'y produire grâce au concours de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le Centre Wallonie Bruxelles (CWB). " Nous sommes dans l'obligation de tendre la main aux partenaires étrangers qui, eux, accordent une attention distinctes à la riche culture congolaise ", a fait savoir le responsable de Waato Bala bala.
La pièce " L'enfer, c'est les autres " a récolté un franc succès lors de sa présentation à Kinshasa, dans les différents espaces culturels tels que le Tarmac des auteurs dans la commune de Kintambo. Ce qui, d'ailleurs, a été sanctionné par une offre des prestations à l'étranger en cette fin d'année.
Par ailleurs, la directrice du Festival des francophonies en Limousin et de Limoge en France, Marie Agnès Sevestre, séjournant actuellement à Kinshasa sur invitation du responsable de la plate-forme Waato Bala Bala, dans le cadre des préparatifs de la 27ème édition du Festival de Limoges, a tenu à découvrir ces artistes congolais dans leur milieu de création. Elle avait déjà visité la capitale congolaise en 2008 afin de découvrir les groupes qui ont pris part à la 25ème édition, tel que Jean Goubald, Marshal Dixon, le collectif Eza Possible et tant d'autres.
" J'ai vécu une profonde expérience personnel et professionnelle durant mon séjour à Kinshasa en 2008. J'ai fait des découvertes exceptionnelles en visionnant plus d'une cinquantaine de groupes artistiques. On pourrait faire un festival rien qu'avec les artistes de la RDC, en musique, théâtre, photos, arts plastiques, etc. ; mais il y a un besoin important de structuration et d'encadrement. J'ai apprécié le concours du Centre culturel français (CCF) et du Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa (CWB) qui ont offert le moyen et le cadre pour l'audition des artistes ", a indiqué Marie-Agnès Sevestre
C'est Ados Ndombasi qui doit, en principe, s'occuper des la présélection et sélection d'artistes congolais qui prendront part à l'édition 2010 du Festival de Limoges, qui est prévu entre septembre et octobre 2010 et qui va accueillir plus ou moins 25.000 personnes. " Le cinquantenaire de l'indépendance de la RDC sera célébré à Limoges ", a déclaré la directrice du Festival.
Ce festival est un grand évènement d'échanges culturels soutenus par la Commission internationale de théâtre francophone, une structure de l'OIF. DM


VIVEMENT LE SPORT
LIGUE DE FOOTBALL DE KINSHASA
Elu président, Honoré Nsundi s’engage à combattre toutes les velleités d’infantilisme dans le football kinois
Depuis le dimanche 6 décembre 2009, la Ligue de football de Kinshasa (Lifkin) a un nouveau comité exécutif provincial pour un mandat de quatre ans . A sa tête, on retrouve Honoré Nsundi zi Petelo qui a réussi à battre au finish son adversaire Lumeya dhu Malegi par 11 voix contre 9. Par cette victoire démocratique, le nouveau président de la Lifkin s’engage, avec son comité, à combattre, sans relâche, toutes les velleités d’infantilisme social qui régressent ‘‘notre football kinois’’. Il a, notamment, cité : la corruption, la partialité, les iniquités, l’application des textes sur mesure, la tricherie, etc.
Nsundi zi Petelo a invité chacun des opérateurs du football à Kinshasa, avec son comité exécutif provincial, à se mettre résolument au service du football pour que triomphent à jamais les valeurs édictées par la Fédération congolaise de football association (Fécofa) au regard des instruments juridiques nationaux et internationaux.
Avant cela, le président élu a laissé entendre que le dimanche de son élection marque un tournant décisif dans la vie de la Ligue de football de Kinshasa. Car, il se dit comblé après 47 ans de travail laborieux dans les arcales du football de se retrouver à la tête du mouvement du football de la métropole congolaise. C’est aussi une fierté pour lui que de gravir les échelons jusqu’à occuper le fauteuil présidentiel de la Lifkin après une joute électorale démocratique et transparente.
Ce vote, dans l’entendement du nouveau président, qui était le premier vice-président et a achevé le mandat comme président intérimaire suite à la démission de son titulaire, José Dayoni Wawa aujourd’hui vice-président à la Fécofa, se justifie par le fait que les sociétaires lui ont témoigné leur confiance. Ce qui sous-entend qu’ils (ndlr : sociétaires) attendent de lui et de son comité, dans le cadre du rendez-vous du donner et du recevoir, l’accomplissement loyal de la mission leur dévolue, celle de conduire en toute indépendance et en bon père de famille, les charges de gérer le football à Kinshasa.
Conscient de cette lourde charge, Honoré Nsundi a promis de respecter scrupuleusement les normes régissant la pratique du football tant sur le plan national qu’international, et promet aussi de s’assumer et de prendre la mesure pour que le navire ne chavire point.
Tout en rassurant les sociétaires qu’il place son mandat de quatre ans à la tête de la Lifkin sous le signe de l’excellence, de la coopération agissante et de la restauration de l’autorité de la Ligue, le nouveau président n’a pas manqué de dire merci à la Fécofa, structure normative nationale, qui n’a ménagé aucun effort à cette fin, ainsi qu’aux personnes physiques et morales qui, de près ou de loin, se sont investies pour qu’il soit porté à la tête de la Lifkin.
Toutefois, il appert de souligner qu’entre le vœu de l’après plébiscite et les réalités du terrain, il y a risque qu’un fossé puisse s’ouvrir si l’on ne fait pas attention ! Pascal LIKANA

CRISE AU SEIN DU COMITE PLYMPIQUE CONGOLAIS
L’Ultimatum du Comité international olympique à expiré le 10 décembre 2009
La crise récurrente qui traverse le mouvement olympique congolais à travers son Comité, a franchi, depuis hier jeudi 10 décembre 2009, le seuil de non réparation. Car, le comité international olympique (CIO) a donné un ultimatum aux congolais de trouver eux-mêmes la solution à leur crise. Dépassé ce délai, le CIO prendra des mesures draconiennes qui s’imposent. Ou bien, la communauté internationale donne raison à la majorité opposée au président élu du Comité olympique congolais et désavoué par la suite, Jean Beya wa Kabenga, ou dans l’autre cas, lui donner raison. Dans l’un ou l’autre cas, le dossier du Comité olympique congolais se retrouve sur la table de travail du bureau du Comité international olympique.
Pour rappel, Jean Beya a été d’abord suspendu préventivement avant d’être déchu par ses collègues du Comité olympique congolais pour indélicatesse financière. Ce dernier ne l’a pas digéré et à son tour, a accusé ses collègues de violation de leurs propres statuts. Dès lors, les deux camps ont campé chacun sur leur position. Si la majorité a le soutien du cabinet politique du ministre de la Jeunesse et des Sports, la minorité, par contre bénéficie du soutien de l’administration des sports.
Face à cette situation scabreuse voulue par les sportifs congolais eux-mêmes qui ont été incapables de laver en famille leurs linges sales, aujourd’hui une épée de Damoclès est suspendue sur le mouvement olympique congolais. Rappelons qu’il y a peu, le Comité olympique congolais était sous embargo du Comité international olympique. Pascal LIKANA

COC : la LISPED déplore la façon dont la radiation a été enclenchée
La Ligue sportive pour la promotion et la défense des droits de l’homme (LISPED) que dirige Alain Makengo, a déploré la façon dont la forme a été enclenchée pour aboutir à la radiation du président du Comité olympique congolais (COC), Jean Beya. Dans un communiqué déposé à nos rédactions, cette ASBL aurait souhaité que l’Assemblée générale du COC eût institué une commission ad hoc pour entendre l’incriminé et permettre à ce dernier de présenter son rapport.
Néanmoins, la LISPED a suivi avec attention et intérêt le dossier ‘‘président du COC’’. De prime abord, elle ne cautionne pas le détournement, la corruption, la violence, l’arrogance, l’intolérance, l’impunité.. dans le monde sportif et saisit cette l’opportunité pour condamner, avec la dernière énergie, les fléaux qui rongent le sport congolais, notamment le clientélisme, l’injustice, l’amateurisme dans la gestion des structures sportives.
Ensuite, à propos de la radiation du président du COC, la LISPED se réserve jusqu’à l’éventuelle culpabilité effective de ce dernier par les instances judiciaires congolaises compétentes, quant aux faits lui reprochés par ses pairs. Toutefois, la LISPED prend acte de la décision prise par l’Assemblée générale du COC, organe suprême et conseille le président de saisir d’autres instances sportives pour introduire son recours.
Cependant, poursuit le communiqué signé par Me Alain Makengo, au regard de la sanction infligée au président du COC, la LISPED réitère son vœu de voir toutes les instances sportives du pays faire respecter le droit de la défense, lequel est sacré. Au demeurant, elle invite les sportifs congolais à observer les valeurs sportives notamment le fair-play, la non-violence, le non racisme, la tolérance. P.L.