EDITION N°3643 du LUNDI 05 JUILLET 2010 |
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APRES L'ATTEINTE DU POINT D'ACHEVEMENT DE L'I-PPTE
La santé, l’éducation, le transport... désormais une priorité
* C’est ce qu’a annoncé hier le Chef de l’Etat dans un message à la Nation
* La part de Adolphe Muzito dans le processus ayant conduit la RDC à la remise de la dette
Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a annoncé, hier dans un message solennel à la Nation, l'atteinte de l'Initiative-Pays Pauvres Très Endettés (I-PPTE). " A l'issue de leurs réunions qui se sont respectivement tenues le 29 juin et le 1er juillet 2010, le Conseil d'Administration du Fonds Monétaire International et celui de la Banque Mondiale ont prononcé l'admission de notre pays au Point d'Achèvement de l'initiative PPTE ", a annoncé le Chef de l'Etat, ajoutant que, de ce fait, " la dette extérieure de notre pays, estimée à 13 milliards de dollars américains, vient d'être annulée à 90 %. "
Considérant que cela est une grande victoire pour le peuple congolais, Joseph Kabila a rendu "un hommage mérité " et adressé "toutes mes félicitations aux Congolaises et Congolais pour leur patience et pour leurs sacrifices consentis des années durant en vue de l'annulation d'une dette accumulée sans leur consentement et dont, à l'évidence, ils n'ont tiré aucun bénéfice. " Cet accès à l'I-PPTE est aussi, pour Kabila, " une victoire sur le découragement, le pessimisme et le scepticisme. " Car, il a fallu aux Congolais " croire en nous-mêmes, comme peuple ; mais aussi croire en notre Gouvernement tant il est vrai que du Point de décision au Point d'achèvement, le parcours a ressemblé à une croisière sur une mer agitée où, tel un mirage, l'horizon ne cessait de reculer au point de faire douter qu'on atteigne jamais le rivage. "
Le Chef de l'Etat a également remercié " tous les experts congolais, fonctionnaires des Ministères des Finances et du Budget, ainsi que les agents de la Banque Centrale " pour cette brillante performance. Il n'a pas, non plus, manqué de réserver une fière chandelle aux partenaires extérieurs de la RDC, notamment le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement qui ont accompagné le pays dans son parcours.
PARCOURS DU COMBATTANT
Cette victoire est aussi, et par-dessus tout, une victoire de la rigueur, de la discipline, de l'effort et de l'endurance, a encore souligné le Chef de l'Etat qui a rappelé que " nous avons dû, pendant plusieurs années, faire preuve de constance dans la mise en œuvre d'une politique économique, financière et monétaire dont les principales caractéristiques ont été les suivantes : prudence en matière de politique monétaire et budgétaire ; orthodoxie dans la gestion des finances publiques ; réforme, avec courage et détermination, des secteurs économique, financier et social, ainsi que de la législation y relative ; volonté avérée d'amélioration du climat des affaires, notamment par une fiscalité incitative à l'investissement et par la suppression des tracasseries administratives ; respect des engagements souscrits dans le cadre des différents programmes conclus avec le Fonds monétaire International, ainsi qu'avec les autres partenaires. "
INSTRUCTIONS ET SANCTIONS
A LA CLE
Après avoir dégagé les conséquences de ces efforts, Joseph Kabila a tourné son regard vers l'avenir en alignant une série de feux rouges afin d'assurer une meilleure conduite aux institutions. " Pour éviter qu'il ne s'agisse d'un faux départ, a-t-il dit, nous devons, dans l'utilisation des marges de manœuvres qui en découlent, faire preuve de la même rigueur, de la même discipline et du même sens de responsabilité que ceux qui nous ont permis d'atteindre le point d'achèvement. " Ce disant, le Chef de l'Etat fait à l'allusion "à l'affectation d'importantes ressources, jusque-là consacrées au service de la dette qui, pour ne prendre que l'exemple de l'année en cours, auraient atteint le seuil de plus ou moins 300 millions de dollars américains ; à la capacité d'endettement retrouvée qui ne devrait, en aucune manière, être comprise comme une licence à s'endetter à nouveau de manière inconsidérée. "
Sans détour, le Président de la République a promis de sévères sanctions contre tout acte de nature à compromettre tous ces acquis. " Mes instructions à ce sujet sont claires ", a-t-il, en effet, fait savoir avant de signifier, sans détour : " la sanction de toute complaisance dans leur exécution sera exemplaire. " Joseph Kabila estime, en effet, que " nous ne pouvons, en effet, permettre que l'avenir de nos enfants et petits-enfants soit à nouveau hypothéqué par des décisions qui ne contribuent pas à renforcer les capacités nationales de production et d'auto-prise en charge, ou qui concourent à l'enrichissement des individus au détriment de la collectivité. "
Comme à ses habitudes, le Président de la République est passé, ensuite, à des instructions précises quant à la gestion et à l'affectation des ressources économisées grâce au PPTE. " Les économies des ressources propres, fruit de l'annulation de notre dette devront donc être essentiellement affectées aux secteurs porteurs de croissance et générateurs d'emplois et de revenus, ainsi qu'aux projets ayant un impact durable sur l'amélioration des conditions de vie de nos populations." Il a également promis que " la santé, l'éducation, le logement, le transport de masse et les infrastructures en seront les principaux bénéficiaires " avant d'annoncer que " la négociation de nouveaux prêts devra, dans tous les cas, constituer une solution d'ultimes recours. Elle devra en plus satisfaire aux critères, voulus intangibles, de rentabilité économiques, pour les projets à financer ; de transparence, pour les modalités et conditions d'emprunts ; et d'impacts non négatif sur la soutenabilité de la dette globale. "
Une fois de plus, le Chef de l'Etat se distingue dans son propos qui se décline généralement en trois temps : le contexte, les constats et les perspectives d'avenir ; le tout assorti d'actes à poser pour concrétiser la ligne tracée. Cela s'appelle tout simplement du management pragmatique. Jonas Eugène KOTA
Discours de Son Excellence le Président de la République, M. Joseph KABILA KABANGE, en rapport avec l'annonce de l'atteinte de l'Initiative PPTE
Chers compatriotes
Il y a quatre jours, nous avons célébré le Cinquantenaire de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale.
Grâce à l'implication de chacun de vous, cette journée historique, moment d'allégresse, de commémoration des hauts faits de notre histoire et de réflexion sur notre avenir a été une mémorable réussite.
Je vous en félicite chaleureusement et vous remercie sincèrement.
Par la même occasion, je suis peiné de devoir vous informer d'un événement tragique.
Alors que le serment de bâtir un Congo toujours plus beau qu'avant, renouvelé par tous à l'occasion de la commémoration de notre indépendance, requiert la mobilisation de toutes nos intelligences et de toutes nos énergies, un accident malheureux survenu dans la soirée du vendredi dernier à Sangé, dans la province du Sud-Kivu, vient d'enlever la vie à plus de deux cents de nos compatriotes, dont beaucoup de jeunes à la fleur de l'âge.
En votre nom à tous, je présente les condoléances les plus attristées aux familles éprouvées et les assure de la solidarité dans la douleur, de l'ensemble de la nation.
J'ai instruit le Gouvernement d'élucider rapidement les circonstances de ce drame et de prendre toutes les mesures permettant d'éviter que cela ne se reproduise à l'avenir.
Un deuil national de 48 heures sera par ailleurs observé à dater de ce lundi 05 juillet 2010, à la mémoire des frères et sœurs ainsi brutalement arrachés à notre affection.
Chers compatriotes,
Le 30 juin 2010 restera à jamais gravé en lettres d'or dans nos mémoires.
Le 1er juillet 2010 devrait l'être tout autant.
Je viens, en effet, vous annoncer solennellement qu'à l'issue de leur réunions qui se sont respectivement tenues le 29 juin et le 1er juillet 2010, le Conseil d'Administration du Fonds Monétaire International et celui de la Banque Mondiale ont prononcé l'admission de notre pays au Point d'Achèvement de l'initiative PPTE.
La dette extérieure de notre pays, estimée à 13 milliards de dollars américains, vient d'être annulée à 90 %.
C'est manifestement une grande victoire pour le peuple congolais.
Je tiens donc à rendre un hommage mérité et à adresser toutes mes félicitations aux Congolaises et Congolais pour leur patience et pour leurs sacrifices consentis des années durant en vue de l'annulation d'une dette accumulée sans leur consentement et dont, à l'évidence, ils n'ont tiré aucun bénéfice.
C'est aussi une victoire sur le découragement, le pessimisme et le scepticisme.
Il nous a en effet fallu croire avant de voir !
Croire en nous-mêmes, comme peuple ; mais aussi croire en notre Gouvernement tant il est vrai que du Point de décision au Point d'achèvement, le parcours a ressemblé à une croisière sur une mer agitée où, tel un mirage, l'horizon ne cessait de reculer au point de faire douter qu'on atteigne jamais le rivage.
Bien plus, l'atteinte du Point d'achèvement est, par-dessus tout, une victoire de la rigueur, de la discipline, de l'effort et de l'endurance.
Rigueur dans le choix des priorités et dans la définition des politiques ; discipline, effort et endurance dans la mise en œuvre de ces priorités et politiques.
Par essence, l'accès au pont d'achèvement est donc à la fois la reconnaissance et la récompense de la bonne gouvernance.
En l'occurrence, nous avons dû, pendant plusieurs années, faire preuve de constance dans la mise en œuvre d'une politique économique, financière et monétaire dont les principales caractéristiques ont été les suivantes :
- Prudence en matière de politique monétaire et budgétaire ;
- Orthodoxie dans la gestion des finances publiques ;
- Réforme, avec courage et détermination, des secteurs économique, financier et social, ainsi que de la législation y relative ;
- Volonté avérée d'amélioration du climat des affaires, notamment par une fiscalité incitative à l'investissement et par la suppression des tracasseries administratives ;
- Respect des engagements souscrits dans le cadre des différents programmes conclus avec le Fonds monétaire International, ainsi qu'avec les autres partenaires.
C'est en effet l'application globalement satisfaisante de cette politique qui a permis à notre pays d'accéder au point d'achèvement.
Les conclusions de la dernière revue, par le Fonds Monétaire International, de l'exécution du Programme Triennal 2009-2012 sont à ce sujet éloquentes. Il se dégage, de ces conclusions, les principaux constats suivants :
- L'inflation est maîtrisée à hauteur de 4,5% à fin juin 2010 ;
- La monnaie nationale s'est appréciée par rapport aux devises étrangères dès le mois de février avant de se stabiliser au cours des derniers mois ;
- Plus de 80% des mesures prévues dans le cadre des différentes réformes ont été effectivement exécutées ;
- Plusieurs actions essentielles, considérées comme déclencheurs du Point d'achèvement, ont été exécutées avec succès. C'est notamment le cas de la finalisation et de la mise en œuvre réussie pendant une année d'un Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté.
Que tous les experts congolais, fonctionnaires des Ministères des Finances et du Budget ainsi que les agents de la Banque Centrale soient donc chaleureusement félicités pour cette brillante performance.
Si le crédit de ce succès leur revient en premier, la contribution de nos partenaires, plus particulièrement du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement, qui nous ont techniquement et financièrement accompagnés dans nos efforts, ne peut cependant être ignorée.
Aux dirigeants, ainsi qu'aux experts de ces institutions, je présente donc, en votre nom à tous, nos remerciements les plus sincères.
Chers compatriotes,
Atteindre le point d'achèvement était une condition essentielle pour nous donner les moyens d'un nouveau départ.
Cependant, pour éviter qu'il ne s'agisse d'un faux départ, nous devons, dans l'utilisation des marges de manoeuvres qui en découlent, faire preuve de la même rigueur, de la même discipline et du même sens de responsabilité que ceux qui nous ont permis d'atteindre le point d'achèvement.
Je pense, certes, à l'affectation d'importantes ressources, jusque-là consacrée au service de la dette qui, pour ne prendre que l'exemple de l'année en cours, auraient atteint le seuil de plus ou moins 300 millions de dollars américains.
Je pense aussi et surtout à la capacité d'endettement retrouvée qui ne devrait, en aucune manière, être comprise comme une licence à s'endetter à nouveau de manière inconsidérée.
Mes instructions à ce sujet sont claires.
La sanction de toute complaisance dans leur exécution sera exemplaire.
Dans un cas comme dans l'autre, nous ne pouvons en effet permettre que l'avenir de nos enfants et petits-enfants soit à nouveau hypothéqué par des décisions qui ne contribuent pas à renforcer les capacités nationales de production et d'auto-prise en charge, ou qui concourent à l'enrichissement des individus au détriment de la collectivité.
Les économies des ressources propres, fruit de l'annulation de notre dette devront donc être essentiellement affectées aux secteurs porteurs de croissance et générateurs d'emplois et de revenus, ainsi qu'aux projets ayant un impact durable sur l'amélioration des conditions de vie de nos populations.
La santé, l'éducation, le logement, le transport de masse et les infrastructures en seront les principaux bénéficiaires.
Quant à la négociation de nouveaux prêts, elle devra, dans tous les cas, constituer une solution d'ultimes recours.
Elle devra en plus satisfaire aux critères, voulus intangibles, de rentabilité économiques, pour les projets à financer ; de transparence, pour les modalités et conditions d'emprunts ; et d'impacts non négatif sur la soutenabilité de la dette globale.
Chers compatriotes,
Une des principales leçons aussi bien du cinquantenaire, que de l'atteinte du point d'achèvement, est que c'est d'abord et avant tout à nous-mêmes qu'il revient de créer les conditions de notre libération, de la préservation de notre indépendance, et de l'épanouissement individuel et collectif des Congolais.
C'est pourquoi, plus que jamais, nous devons faire preuve de civisme fiscal.
Nous devons tous, sans distinction aucune, de la base au sommet, personnes physiques et morales, nous acquitter honnêtement et à terme échu, de nos obligations fiscales et de toutes autres redevances dues à l'Etat.
C'est à cette condition, et à cette condition seulement, que nous arriverons à mobiliser les ressources nécessaires à notre développement.
Pour leur part, le Gouvernement, particulièrement les Ministères des Finances et du Budget, ainsi que les Régies financières, devront veiller scrupuleusement à ce que personne ne se dérobe à cette obligation civique, et réprimer, avec toute la rigueur de la loi, toute évasion fiscale, tout minoration de déclaration, ou toute autre pratique délictuelle en la matière.
Nous devons le faire, pour l'amour de la patrie.
Nous le devons aussi, dans l'intérêt de notre progéniture.
Puisse le Très Haut nous aider à réussir ce nouveau pari.
Je vous remercie.
Kinshasa, le 4 juillet 2010
FORUM ECO
APRES LE DEPART DE L'ASSISDTANCE TECHNIQUE ETRANGERE
ONATRA : Serge Basaula remet de l'ordre dans la boutique
*Déjà, aux ports de Matadi, Boma et Banana, il n'y a plus d'arriérés de salaires
et la dernière paie est intervenue le 20 juin dernier
Après deux ans d'exercice, le contrat Progosa, liant le Gouvernement congolais à cette firme de droit français, pour une mission de stabilisation de l'Office national des transports au terme d'une gestion mixte, a expiré depuis le 31 mai 2010. Cette période, indiquent bon nombre d'experts, est émaillée de conflits sociaux qui n'ont pas permis de conserver l'élan acquis autrefois.
Mais, depuis l'expiration de ce contrat, les travailleurs de l'Onatra reprennent l'espoir. Car, les ténèbres de la longue période d'impaiement des salaires commencent à se dissiper. Déjà, aux ports de Matadi, Boma et Banana, les arriérés de salaires ont cédé la place à la remise en selle d'une paie fixée au 20 de chaque mois. En effet, c'est le 20 juin dernier que les travailleurs de ces trois ports ont perçu leurs derniers salaires. Les mêmes efforts, nous a-t-on confié, sont en train d'être déployés pour régulariser la paie à Kinshasa au rythme d'une stabilisation portant les stigmates de l'Administrateur délégué général adjoint Serge Basaula.
Il convient de rappeler qu'au 31 mai 2010, date du départ de l'Administrateur délégué général Georges Raymond de la firme Progosa, font remarquer les experts, la dette salariale sur l'ensemble de l'Onatra s'élevait à 6 milliards de FC. Fort heureusement, en l'espace de trente jours seulement, c'est-à-dire au 30 juin 2010, cette enveloppe se situe déjà à 4 milliards de FC. D'ici deux mois, à en croire les estimations faites, cette dette sera entièrement apurée. De quoi réjouir les travailleurs, le banc syndical et les partenaires surpris de voir les choses commencer à se remettre en place après le départ de l'assistance technique étrangère.
Pour rappel, avant l'arrivée des experts de la firme Progosa en juin 2008, l'Adga Serge Basaula et l'Adf Philippe Elongam'ea avaient réalisé un véritable exploit en apurant les arriérés de salaires de quatre mois et en fixant la paie au 20 de chaque mois, à la grande satisfaction des travailleurs. Ils avaient ainsi gagné leur pari. Cette performance s'effrita vite à l'avènement d'une gestion mixte avec la firme Progosa. Le plus dur commençait pour les 12.800 employés, sans oublier les 2.600 pensionnés. La masse salariale mensuelle se situait à 4 milliards de FC, soit 58% des recettes mensuelles.
Dans certains milieux, on salue les efforts fournis par l'équipe dirigée par l'Adga Serge Basaula pour l'instauration d'une paix sociale durable au sein de l'Office national des transports. Marcellin MANDUAKILA
Kasumbalesa: les déclarants en douane en grève
Les déclarants en douane n'ont pas travaillé, vendredi 2 juillet, au guichet unique de la Direction générale des douanes et accises (DGDA, ex-Ofida) au Village Whisky, à près de 7 kilomètres du poste frontalier de Kasumbalesa au Katanga. Ils dénoncent, selon eux, les méthodes drastiques de travail appliquées par le nouveau sous-directeur de ce site. Conséquence, plusieurs camions de marchandises à l'importation comme à l'exportation sont bloqués au site Whisky.
Selon un déclarant, depuis l'instauration de ce guichet, un importateur qui veut déclarer sa marchandise doit obligatoirement être codifié, c'est-à-dire avoir un numéro d'impôt bien connu et enregistré dans l'ordinateur de la DGDA. Mais, poursuit-il, tout a changé avec l'arrivée du nouveau sous-directeur. Ce dernier exige, en plus de ce numéro d'impôt de l'importateur, d'autres documents: la copie de sa carte d'électeur (faisant office de carte d'identité provisoire), les originaux des documents accompagnant la marchandise et une décharge pouvant permettre à l'agence en douane de déclarer sa marchandise.
Cette exigence est de trop, estiment les déclarants en douane, car la plupart d'importateurs ne sont pas sur place.
Le sous-directeur incriminé, de son coté, affirme respecter la loi et combattre la fraude et la tricherie des déclarants en douane. Il rappelle que la DGDA a la mission de tripler les recettes de l'Etat.
Concernant les documents accompagnant la marchandise, a-t-il rassuré, mêmes les copies sont admises. RO/FDA
SSOCIETE
En partenariat avec la RDC et le PNUD
Le Japon s'engage à redonner l'espoir aux populations de l'Est de la RDC
Depuis le début des années 2000, la sécurité humaine est un des points d'ancrage de l'initiative japonaise dans sa coopération vis-à-vis de l'Afrique. Protéger les peuples contre les menaces ou les conséquences des conflits, contre la propagation des maladies infectieuses et augmenter la capacité des individus et des communautés à faire face aux problèmes constituent la pierre philosophale de la sécurité humaine.
En Afrique réaliser la sécurité humaine est une priorité au regard tant du contexte des conflits que celui du développement, en particulier pour des pays qui ont essuyé des années de guerre, reconstruire les communautés détruites par les conflits et bâtir une nouvelle société est une des bases de la réalisation de la sécurité humaine pour la création d'un environnement sain et propice aux initiatives de développement.
Le gouvernement japonais a alloué au PNUD un premier financement de 3,7 millions USD en 2003 et un deuxième de plus de 5,5 millions USD en 2006. En 2007, ce fonds a donné un premier aval favorable à une proposition d'un projet en appui au relèvement communautaire et la construction de la paix en Ituri, avec une intervention d'un montant de 5 millions USD.
Le Japon est ainsi l'un des premiers pays à contribuer à la mise en œuvre du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants (DDR) à une époque où d'autres partenaires étaient réticents au regard de la situation sécuritaire précaire dans la région Est de la RDC.
Les fonds ont été alloués à quatre initiatives du PNUD, à savoir : 500.000 USD au mécanisme de réponse rapide (MRR), 2 millions USD au projet de reconstruction communautaire, réinsertion des ex-combattants et la réduction des armes légères (COMREC), 1 million USD pour l'appui aux ex-combattants blessés de guerre (BDG) et 277,778 USD pour la coordination du DDR.
Pour l'identification des ex-combattants, les fonds japonais ont permis l'achat de cinq unités d'un système d'enregistrement et d'identification biométrique. Ce système d'identification de l'iris utilisé pour la première fois en Afrique dans le cadre du DDR présente l'avantage d'être pratiquement infalsifiable car la probabilité d'avoir deux personnes ayant le même iris est quasi nulle. Cette technique innovante a permis l'enregistrement et l'identification de 15840 ex-combattants dont 4477 enfants associés aux groupes et aux forces armées en Ituri.
Jadis considéré comme la province oubliée de la RDC, à cause certainement du gap social et économique ainsi que de son enclavement, le Maniema est en passe de sortir de l'oubli grâce aux fonds japonais. A l'instar d'autres provinces, elle a été touchée par les conséquences néfastes de la guerre et en sus, elle doit faire face aux inondations, au manque d'eau potable et aux problèmes de communications.
Pour parcourir 100 km dans cette province, il ne faut pas moins de 4 heures en véhicule sur les routes aux multiples contours, obligées de composer avec les réalités naturelles faites de forêts et collines. L'intervention japonaise a augmenté le pouvoir économique des habitants surtout dans le volet des activités génératrices de revenus.
Aujourd'hui, la province commence à revivre. Les populations peuvent à nouveau déguster la chair tendre des chèvres ou des porcins grâce à la relance de l'activité pastorale. Finies également les longues et pénibles journées du décorticage du riz avec l'installation de décortiqueuses mécaniques.
Le nombre de familles vivant sous le seuil de pauvreté se trouve ainsi diminué, et les économies des ménages sont en nette amélioration de 20%. Les populations sont soulagées. Elles peuvent désormais honorer les frais scolaires de leurs enfants, améliorer leur repas quotidien et s'offrir un minimum d'équipement ménager.
Les fonds japonais ont soutenu plusieurs secteurs d'activités dans la province de Maniema pour la relance économique, notamment la reconstruction, l'appui à l'agriculture, l'élevage, les microcrédits et la réinsertion socioéconomique des groupes vulnérables.
Simard Simon TSOUMBOU
SPECIAL 30 JUIN
Cinquantenaire : Mgr Monsegwo invite les Congolais à se départir de l'insouciance et des réjouissances
" Nous avons reçu un pays à bâtir et à léguer aux générations futures. Nous ne pourrons le bâtir si nous n'avons pas foi en la mission et en la responsabilité reçue du Seigneur ; autrement dit, si nous nous complaisons dans l'insouciance et les réjouissances. " C'est en ces termes que Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa, s'est exprimé dans son homélie prononcée à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC. En des mots simples, mais durs, l'ancien Président du Parlement de transition sous Mobutu a fait une autopsie sans complaisance de la marche de la Nation avant de rendre ses fils responsables de la débâcle observée à ce jour.
Tout en remerciant Dieu pour avoir donné aux Congolais un beau pays, il a considère que " ce jour du Cinquantenaire est aussi un jour de repentance " pour les fils du pays, responsables de " n'avoir pas été suffisamment à la hauteur de la tâche qu'il nous a confiée " Pour lui aussi, "ce jour est surtout le jour d'un engagement renouvelé à bâtir un Congo nouveau, prospère, grand et beau, digne de toutes les potentialités de ce pays, digne de la vocation à laquelle le Seigneur l'a destiné par ses dons. "
Monsengwo Pasinya proclame fermement que " le Congo n'est pas voué à la mort, mais à la vie ; il n'est pas condamné à la pauvreté et à la misère, mais à la richesse ; il n'est pas destiné au sous-développement et à l'immobilisme, mais au développement et au progrès. Sortons le pays du bourbier où il s'est enlisé ; sortons-le de la médiocrité et de la corruption. Bâtissons un pays d'excellence. Les ressources humaines et matérielles du Congo ne demandent qu'à être exploitées judicieusement."
Ci-dessous le texte de l'homélie de Laurent Monsengwo. JEK
Cinquantenaire de l'indépendance : Homélie de Mgr Laurent MONSENGWO PASINYA
Chers frères et sœurs,
Distingués invités,
1. Il y a 50 ans, jour pour jour, la RD Congo accédait à l'indépendance. Du statut de colonie, le Congo belge devenait un Etat souverain, au plan national et international.
2. Aussi, sommes-nous réunis en cette cathédrale pour faire mémoire et rendre grâce, d'abord pour ce beau et merveilleux pays " où coule le lait et le miel " (Dt 26, 9), ce pays qui est un " scandale géologique et écologique ", que nous n'avons pas mérité, mais reçu gratuitement de la Providence divine, ce pays sillonné par un fleuve majestueux et de multiples rivières navigables sur la plus grande partie de leur parcours, ce pays où tout pousse et croît.
3. Faire mémoire et rendre grâce, car par l'indépendance le Seigneur a placé entre nos mains les destinées de notre pays et son histoire.
4. C'est de ce jour mémorable, le 30 juin 1960, que nous faisons mémoire ; en nous posant la question : Qu'avons-nous fait de ce beau pays, de ses ressources, de son peuple ? Scrutons l'Ecriture Sainte pour y puiser la Sagesse qui doit guider nos pas dans l'avenir.
5. Dans son credo historique, que relate le livre du Deutéronome (Dt 26), le peuple élu raconte le parcours de son histoire d'Aram en Egypte pour aboutir dans la terre de Canaan, que Dieu a donné par serment aux Patriarches. Israël appréciait grandement et admirait cette terre " où coule le lait et le miel" (26,9). En guise d'action de grâce, le peuple élu se rendait tous les ans au Temple et, par les mains du prêtre, offrait les prémices de tous les fruits que la terre avait produits. Puis, dit Moïse à l'Israélite : " Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu et, pour tout le bonheur que le Seigneur ton Dieu t'a donné à toi et à ta maison, tu seras dans la joie avec le lévite et l'émigré qui sont au milieu de toi " (Dt 26,11).
Avant toute jouissance du pays et de ses produits, le peuple élu offrait donc ses fruits à Dieu pour lui demander la bénédiction sur la terre et le remercier de ses bienfaits
6. La référence à Dieu est nécessaire pour la pleine jouissance du pays (Cf. Gn 1,30). Si au Congo nous avions eu cette référence à Dieu, nous nous serions souvenus de la destination universelle des biens de la terre (Cf. Dt 26,11), celle-ci est pour tous (Cf. l'Israélite, l'émigré, le lévite) : pour que tous puissent en vivre. Nous nous serions aussi souvenus que la gestion du pays a pour finalité le bien commun, le développement de tout homme, sans exception.
7. La référence à Dieu nous aurait rappelé que le péché de l'homme maudit la terre (Gn 3,17) et empêche celle-ci de répondre à sa finalité : être utile à l'homme, à tous les hommes (Gn 1,30). N'est-ce pas l'usage que l'homme a fait de cette terre du Congo qui l'a empêchée de " produire pour les habitants du Congo " ? Il y a lieu de nous interroger si nous usons de cette terre pour le bien de tous, conformément à la volonté de Dieu.
8. L'Eglise célèbre aujourd'hui la Solennité des saints apôtres Pierre et Paul, les 2 coryphées de l'Eglise. L'un, Simon, qui reçut le nom de Pierre, parce que sur cette pierre le Seigneur allait bâtir son Eglise (Mt 16,18), mourut crucifié à Rome en 64. L'autre, Paul, qui fut " l'instrument que le Seigneur s'est choisi pour porter son nom devant les Nations, les Rois et les Israélites" (Act 9,15), mourut, lui aussi à Rome, décapité en 67. Ils ont transmis la foi que l'Eglise professe encore de nos jours. Ils ont cru au Christ, à l'Evangile, à la Mission : voilà pourquoi ils sont morts martyrs, c'est-à-dire en témoins de la vérité.
9. De manière analogue nous avons reçu un pays à bâtir et à léguer aux générations futures. Nous ne pourrons le bâtir, si nous n'avons pas foi en la mission et en la responsabilité reçue du Seigneur ; autrement dit, si nous nous complaisons dans l'insouciance et les réjouissances. La pérennité de l'Eglise lui vient certes de Dieu, mais aussi du courage et du témoignage de Pierre, Paul et des autres apôtres. Pour construire un pays plus beau qu'avant, nous avons besoin de témoins, qui croient en l'avenir du Congo et qui pour le pays peuvent donner leur vie. Or donner sa vie, c'est une œuvre de longue haleine et pas d'un instant. Cette œuvre implique endurance et persévérance. Nous avons besoin d'hommes et de femmes qui, sans désemparer, témoignent courageusement des valeurs évangéliques de paix et de justice, d'amour et de solidarité, de vie et de vérité. On a besoin de personnes vertébrées, qui font l'histoire, et non pas des dirigeants âpres au gain, qui n'aiment pas le pays.
10. C'est dire qu'après avoir remercié le Seigneur pour nous avoir donné ce beau pays, ce jour du Cinquantenaire est aussi un jour de repentance : nous allons demander pardon au Seigneur de n'avoir pas été suffisamment à la hauteur de la tâche qu'il nous a confiée. Mais ce jour est surtout le jour d'un engagement renouvelé à bâtir un Congo nouveau, prospère, grand et beau, digne de toutes les potentialités de ce pays, digne de la vocation à laquelle le Seigneur l'a destiné par ses dons.
11. Le Congo n'est pas voué à la mort, mais à la vie ; il n'est pas condamné à la pauvreté et à la misère, mais à la richesse ; il n'est pas destiné au sous-développement et à l'immobilisme, mais au développement et au progrès. Sortons le pays du bourbier où il s'est enlisé ; sortons-le de la médiocrité et de la corruption. Bâtissons un pays d'excellence. Les ressources humaines et matérielles du Congo ne demandent qu'à être exploitées judicieusement.
12. Par l'intercession de la Vierge Marie, Patronne du Congo, demandons au Seigneur de nous animer de courage et de force pour un changement profond de mentalité, qui nous fasse assumer nos responsabilités, afin que notre pays se bâtisse dans l'amour du travail, de la justice et de la paix.
13. Seigneur, notre Dieu, tu nous as rassemblés dans une patrie, comme dans une grande famille : remplis de ton amour les cœurs de tous, afin que les habitants de cette patrie, travaillent pour le bien des uns et des autres, et aient le salut et la paix.
Par Jésus le Christ Notre Seigneur. Amen.
Laurent MONSENGWO PASINYA
Archevêque de Kinshasa
A l ’occasion du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC
Joseph Kasa-Vubu, Patrice Lumumba et Mobutu Sese Seko se réconcilient
Apparemment, le Cinquantenaire de l’indépendance de la RDC ouvre la voie à un nouveau départ. C’est du moins ce qu’on peut retenir de la réconciliation entre trois personnages qui ont joué un rôle de premier plan en 1960, à savoir Joseph Kasa-Vubu (président de la République), Patrice Emery Lumumba (Premier ministre) et Joseph-Désiré Mobutu (chef de l’Armée). A travers sa rubrique «Echos d’outre-tombe», «Forum des As» les a surpris en train de fumer le calumet de la paix. Tous les trois souhaitent bonne chance au Congo pour son rédecollage sur tous les plans.
*Vous trois enfin unis? Quelle surprise!
Joseph Kasa-Vubu: Au lieu de vous étonner, cette attitude devrait plutôt vous réjouir au moment où vous célébrez, le Cinquantenaire de l’indépendance du Congo. Nous avons pensé que, pour avoir contribué à une bonne partie de vos malheurs, nous avions le devoir de nous réconcilier et demander pardon à Dieu afin qu’il vous permette d’avoir un nouveau départ. De la sorte, après tous les rendez-vous manqués, qu’il vous soit permis, cette fois-ci, de répartir de bon pied et d’atteindre la vitesse de croisière, c’est-à-dire le développement du Congo.
Patrice Lumumba: En fait, nous avons passé en revue tous les événements de 1960 et nous avons compris que le plus grand commun diviseur n’était autre que la Belgique qui désirait balkaniser le Congo en cherchant à imposer un Gouvernement contre la volontédu peuple. Le plan était déjà fait, le complot était déjà établi. Nous nous sommes finalement réconciliés en profitant du Cinquantenaire de l’indépendance de la RDC. Nous nous sommes finalement demandés pardon mutuellement et avons oublié tout ce qui s’était passé entre nous. Faites de même vous aussi et prenez le plus bel élan dans la paix pour bâtir, par le labeur, un pays plus beau qu’avant en entonnant l’hymne sacré de votre solidarité.
Mobutu Sese Seko: Tout ce que je peux dire, c’est que ce n’était pas du tout facile, compte tenu de tout ce qui s’est passé entre nous, de nous pardonner mutuellement. Mais, nous avons pris notre courage en mains et nous l’avons fait pour vous servir de modèles afin que, désormais, plus rien ne soit comme avant. Prenez votre destin en mains, soyez un peuple uni pour aller en avant, fiers et pleins de dignité en tant que peuple libre à jamais. Ayez toujours à coeur la trilogie paix, justice et travail. Quelqu’un avait dit en son temps «prenez-vous en charge».
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Ce n’est pas pour remuer le couteau dans la plaie, mais dites-nous ce qui s’est réellement passé entre vous trois alors que vous vous entendiez apparemment au départ?
Joseph Kasa-Vubu: Une incompréhension, c’est tout. Lors de la proclamation de l’indépendance le 30 juin 1960, par exemple, vu le rapport des forces, j’avais préféré caresser les Belges dans le sens du poil dans mon discours, quitte à initier les reformes plus tard pour rendre l’indépendance effective. Mais, Lumumba, avec son tempérament chaud, a vite fait d’alerter les Belges en croyant bien faire à travers un discours populiste là où il n’était même pas prévu au programme. En le faisant, il avait gâché la fête. Face à toute la situation qu’il venait de créer, le chaos s’était installé. Pour calmer ses ardeurs, j’ai fait semblant de le révoquer effectivement pour qu’en fin de compte, il fasse comme on fait en Afrique, c’est-à-dire solliciter la clémence du Chef, pour que je le réhabilite. Mais, à ma grande surprise, il a aussi tenté de me révoquer et Mobutu, qui nous paraissait fidèle, a profité de l’occasion pour nous écarter à travers son premier coup d’Etat de septembre 1960. Par la suite, il m’a remis en selle pour s’occuper de Lumumba et, plus tard, il me renversera définitivement à travers le coup d’Etat de 1965 pour imposer sa dictature, avant de m’achever pour rester le seul maître à bord.
Patrice Lumumba: Je confirme que c’était juste une incompréhension, un déficit de communication entre nous. Bien entendu, je ne pouvais pas oublier que c’est l’ABAKO qui m’avait tiré de la prison avant d’exiger ma présence à la table ronde de Bruxelles. Mais, j’étais loin d’oublier toutes les blessures provoquées par les Belges et les coups que nous subissions matin, midi et soir. C’est comme cela que, face à un discours qui semblait conforter la position des Belges, je me suis vu dans l’obligation de rectifier le tir en faisant comprendre clairement aux Belges qu’ils venaient de perdre le contrôle du Congo et qu’ils ne devraient plus nous soumettre. Alors quand le président Kasa-Vubu m’a révoqué, j’ai cru qu’il jouait le jeu des Belges et j’ai aussitôt initié une action contre lui devant le Parlement que je contrôlais. Ensuite, Mobutu s’est mêlé à la fête pour nous écarter du pouvoir, réhabiliter par la suite Kasa-Vubu pour se donner le temps de me traquer jusqu’à ce que je sois éliminé physiquement. Voilà ce qui s’est passé.
Mobutu Sese Seko: Vous savez, les deux avaient ma confiance, mais j’étais surpris de les voir déchirer le pays à cause d’un déficit de communication comme Lumumba l’a expliqué. En ma qualité de chef de l’Armée, il me revenait de remettre de l’ordre parce qu’ils ne semblaient plus écouter tous les conseils qu’on leur prodiguait. Je les avais donc neutralisés pour remettre de l’ordre et instaurer la discipline qui fait souvent défaut aux civils, mais que seuls les militaires savent instaurer. J’ai par la suite réhabilité Kasa-Vubu parce que c’était lui le Chef et en Afrique, le Premier ministre ne peut pas révoquer le Président. Mais, Lumumba, qui me connaissait bien, au lieu de se taire et de négocier en coulisses, a commencé à parler de complot, à me vilipender partout jusqu’à me ridiculiser, moi qui avais l’armée et donc le vrai pouvoir. Je l’ai traqué pour lui montrer qu’un civil ne valait pas un militaire et, conformément à la discipline militaire, je l’ai envoyé dans un lieu de détention à Lubumbashi pour laisser le temps à Kasa-Vubu de s’occuper du pays pendant que je m’occupais à pacifier la partie du pays que nous contrôlions. Mais, Moïse Tshombé, qui ne supportait pas Lumumba, a profité de l’occasion pour le remettre entre les mains des puissances étrangères à la base de la sécession katangaise. La suite, on la connaît, Patrice Lumumba a été assassiné. C’est donc à cause de cet assassinat que je l’ai, plus tard, élevé au rang de héros national.
Quels conseils prodiguez-vous aux Congolais à l’occasion de 50 ans de l’indépendance?
Joseph Kasa-Vubu: Tout ce que je peux leur dire, c’est de faire le bilan de 50 ans de l’indépendance, de déceler les faiblesses, de quantifier leurs forces et de se mettre résolument au travail. Ce qui se fait actuellement à travers la reconstruction et la modernisation des infrastructures constitue une bonne initiative qu’il faut maintenir et consolider, quels que soient les problèmes. Il ne faut surtout pas briser cet élan par des considérations politiciennes, alors que le peuple en sera l’heureux bénéficiaire. Il est temps qu’on arrête de prendre le pays en otage.
Patrice Lumumba: Le Cinquantenaire doit être mis à profit pour réaffirmer l’indépendance du Congo, éviter que les richesses de ce pays continuent à profiter aux étrangers et permettre au peuple de profiter des richesses que Dieu lui-même lui a accordées. Il faut faire échec à tout schéma de la balkanisation du Congo en déjouant tous les plans. C’est donc l’occasion ou jamais de penser au développement du pays et ce, en évitant de se laisser embarquer par des puissances étrangères qui ne pensent qu’à piller le Congo au détriment de son peuple. N’oubliez pas que l’indépendance n’a pas prix.
Mobutu Sese Seko: Je salue l’élan pris par Joseph Kabila en recourant aux Chinois. C’est grâce à eux d’ailleurs que j’ai légué à mon peuple le stade des martyrs qui fait la fierté de l’ex-Zaïre, le Palais du peuple, la Cité de la N’Sele que vous semblez négliger aujourd’hui, le pont Maréchal c’était plutôt avec les Japonais. Il faut maintenir cet élan. Car, là où les gens ont souvent la mémoire courte, ce sont les oeuvres qui vous maintiendront à jamais dans la mémoire collective après le mandat. Marcellin MANDUAKILA
ENJEUX DE L'HEURE
HECATOMBE AU SUD KIVU
Près de 230 morts dans l'incendie d'une citerne de carburant à Sange
Le drapeau congolais est en berne. Le président de la République, Joseph Kabila, l'a annoncé hier dimanche 4 juillet, lors d'une déclaration diffusée au journal de midi à la radio nationale. Consterné par l'incendie qui a coûté la vie à plus de 230 Congolais à Sange, dans le territoire d'Uvira, au Sud-Kivu, le raïs a décidé de décréter deux jours de deuil national, à partir de ce lundi 5 juillet. Contre toute attente, ce désastre est intervenu juste un jour après la célébration du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC.
Le drame s'est produit dans la nuit du vendredi à samedi, après le renversement d'un camion citerne de carburant en provenance de la Tanzanie qui traversait cette cité à vive allure.
Voyant s'écouler le carburant, la population a accouru avec des récipients pour en recueillir, tandis qu'une autre bonne quantité s'écoulait vers les habitations. Malgré les avertissements d'un membre de l'équipage, la population a continué à s'approvisionner jusqu'au moment où tout le carburant a pris feu, consumant tout dans le voisinage, notamment une salle de cinéma bondé de sportifs qui suivaient un match de la coupe du monde. Le bilan provisoire de l'incendie d'un camion citerne, qui s'est renversé vendredi soir à Sange en territoire d'Uvira au Sud-Kivu, a été revu à près de 300 morts et plus de 150 blessés.
Immédiatement après, les autorités locales, appuyées ensuite par celles venues de Bukavu ainsi que la MONUSCO ont entamé une réaction sanitaire, notamment pour inhumer les corps des victimes ou évacuer des blessés graves vers Bukavu et Goma.
Jean-Claude Kibala, vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire du Sud Kivu, qui est arrivé sur le lieu du drame a, en effet, fait savoir qu'ils étaient " en train de chercher à enterrer environ deux cent vingt corps que nous avons déjà réceptionné ici à Sange. Nous attendons encore d'autres informations que nous pourrions recevoir des hôpitaux des environs. Comme il y a beaucoup de corps, ce n'est pas facile de les enterrer." La logistique a fait défaut, notamment par manque d'un escalator sur place pour creuser des fosses.
Pour contourner cette difficulté, Claude Kibala a indiqué que " Nous avons choisi de faire des fosses communes, parce que la plupart de corps, complètement calcinés, ne sont plus identifiables et c'est aussi pour éviter que ces corps se décomposent.
A Kinshasa, le porte-parole de la MONUSCO, Madnodje Mounoubaï, a expliqué "que "Nous allons aussi déployer à Goma une équipe de huit personnes spécialisées dans le traitement des situations difficiles après les cas d'incendies. Ici, à Kinshasa au niveau de la représentante spéciale du secrétaire général de l'Onu en RDC par intérim, il y a une coordination qui va se faire avec les autorités et l'équipe (de secours) du pays."
Et contrairement aux informations diffusées le week-end, aucun casque bleu n’a péri dans l’incendie. Le Gouvernement a, effectivement, décidé de mettre sur pied une cellule de crise pour suivre de près ce drame. Le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, expliquait samedi "qu' il y a une équipe médicale plus robuste, avec des médicaments plus appropriés, qui va quitter Kinshasa dans quelques heures (NDLR: samedi soir) sous la conduite du ministre de la Santé publique pour se rendre sur place afin de renforcer les équipes locales. Ces derrières font face à un drame d'ampleur majeure."
Marcellin Cisambo, nouveau Gouverneur du Sud Kivu élu, mais pas encore entré en fonction, est arrivé sur le lieu de l'incendie où il a salué l'assistance matérielle des agences humanitaires pour la prise en charge gratuite des blessés à l'hôpital de Sange. Entre-temps, il s'observait une vive émotion chez les membres de familles éplorées qui ont assisté, samedi soir, à l'inhumation symbolique de cinq corps dans un site aménagé par les casques bleus de la MONUSCO à Pianunda. Ces familles ont décrété un deuil d'une semaine, à Sange, à dater du dimanche 4 juillet.
Une délégation
du gouvernement depuis hier à Sange
Décidé à intervenir dans l'urgence, le gouvernement national a mobilisé un avion Gomair pour acheminer une trentaine de personnalités sur le lieu du sinistre. L'aéronef a quitté Kinshasa hier dimanche 4 juillet à 10h30, avec à son bord les ministres Norbert Katintima de l'Agriculture, Makwenge Kaput de la Santé publique, Ferdinand Kambere des Affaires sociales et humanitaires, ainsi que Bulambo de l'Economie.
Outre ces membres du gouvernement qui devraient être rejoints par le Vice-premier ministre en charge de la sécurité, M. Adolphe Lumanu, la délégation a inclus trois députés nationaux originaires d'Uvira (Wildor Makonero, Bitakwira et Kanyegere), M. Benoît Kalikat de Buguma et de l'ASPD-UF, M. Kaliba, président des Maï-Maï de Fizi… ainsi que quelques personnes éprouvées. JEK
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Jeanine Mabunda : résultats probants pour le Portefeuille
Réagissant samedi dernier face à ce qu'il appelle " la énième campagne de calomnies dirigée contre la ministre du Portefeuille ", Léon Olivier Engulu, cadre de l'AMP, affirme que " Jeanine Mabunda n'a plus besoin de démontrer sa compétente, et les attaques médiatiques répétées dont elle est l'objet depuis un certain temps sont le signe que ses réformes dérangent ceux qui, nationaux ou étrangers, s'opposent à l'amélioration du management des entreprises publiques voulue par le Président de la République ".
"La réforme des entreprises publiques menée par Jeanine Mabunda a contribué pour beaucoup à l'atteinte du point d'achèvement. " C'est en ces termes que Léon Olivier Engulu, une des éminences grises de la majorité présidentielle, a pris position samedi dernier en rappelant que " la ministre du Portefeuille est une pièce essentielle du dispositif gouvernemental et jouit de la pleine confiance du Président de la République et du Premier ministre ".
D'après cette voix autorisée de la majorité, la gestionnaire du Portefeuille de l'Etat réalise année après année des performances de premier plan, qui se sont concrétisées par une contribution accrue de son ministère au budget de l'Etat en 2009, à hauteur de 112 millions de dollars, contre 16 millions en 2006, 22 en 2007 et 23 en 2008. Toujours selon Engulu, la dernière campagne de presse lancée contre la ministre concerne l'attribution du permis N° 652 à Metalkol, entreprise créée suite aux négociations menées par le ministre des Mines Martin Kabwelulu sous la supervision du Premier ministre, dossier dans lequel la ministre du Portefeuille n'intervient que de manière formelle en qualité de gestionnaire des participations de l'Etat, sans s'immiscer dans la conduite du secteur concerné.
La création de Metalkol, qui apparait suite au traitement du dossier First Quantum/KMT, en litige devant les tribunaux, n'a pas été initiée par la ministre du Portefeuille.
Il faut, rappelle Engulu, que l'opinion comprenne que cette dernière "ne crée pas d'entreprises pour le compte de l'Etat selon son bon vouloir, ni ne manipule les participations de l'Etat à sa guise ". En effet, une fois les décisions prises par les ministres concernés après aval du Conseil des ministres ajoute-t-il, " le rôle de Jeanine Mabunda se limite à veiller à ce que la RD-Congo ne soit pas lésée et réalise effectivement les profits attendus, ce qu'elle fait à merveille depuis qu'elle dirige son ministère".
En réalité, précise le cadre de l'AMP, " la gestion comptable des participations de l'Etat ne s'effectue pas par-dessus la responsabilité sectorielle des ministres, qui agissent sous la coordination du Premier ministre. ". Et de poursuivre en affirmant que "ceux qui persistent à mener des campagnes à répétition contre la ministre du Portefeuille dans cette phase de reconstruction de la RD-Congo, qui vient de connaitre son point d'orgue avec l'allègement de la dette dans le cadre de l'initiative PPTE, perdent leur temps et leur énergie.
Non seulement Jeannine Mabunda s'est imposée au plan gouvernemental par sa compétence et son intelligence des dossiers, mais elle s'affirme également au niveau de la province de l'Equateur comme celle qui semble la plus capable d'y rassembler les énergies derrière la vision du Président de la République pour le redressement de cette province. "
Enfin, Léon Olivier Engulu invite la presse à exercer les prérogatives du quatrième pouvoir avec esprit de responsabilité, sans colporter des rumeurs ni verser dans le dénigrement des personnes les plus méritantes, " Jeanine Mabunda est quelqu'un de disponible et les services du ministère du Portefeuille fournissent les informations sur la politique de gestion des participations de l'Etat à toute personne qui en fait la demande " conclut-il. Source Agence DCCG
Communiqué de presse n° 10/271 du FMI sur la première revue de l'accord FEC en faveur de la RDC
Le Conseil d'Administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé aujourd'hui (Ndlr : le 30 juin 2010) la première revue des résultats économiques obtenus par la République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre de l'accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L'achèvement de la revue permet à la RDC de tirer immédiatement 49,493 millions de DTS (environ 73,20 millions de dollars EU), ce qui porte le total des décaissements au titre de l'accord à 98,986 millions de DTS (environ 146,39 millions de dollars EU).
Le Conseil d'administration a approuvé l'accord FEC triennal en faveur de la RDC en décembre 2009 (voir communiqué de presse n° 09/455) pour un montant de 346,45 millions de DTS (environ 51 2,36 millions de dollars EU, soit 65 % de la quote-part du pays au FMI). Le Conseil d'administration a convenu aussi, en principe, que la RDC a pris les mesures nécessaires pour atteindre le point d'achèvement au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Cette décision sur le point d'achèvement est subordonnée à une décision similaire du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale; un communiqué de presse conjoint sera publié ensuite.
Après les débats du Conseil d'administration sur la RDC, M. John Lipsky, Premier Directeur général adjoint et Président par intérim, a prononcé la déclaration ci-après : Les autorités de la République démocratique du Congo (ROC) ont exécuté de manière satisfaisante leur programme économique en dépit d'une situation économique, sociale et sécuritaire difficile. La RDC a rempli les conditions pour atteindre le point d'achèvement au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et est admise à bénéficier d'un allégement de la dette supplémentaire au titre de l'initiative d'allégement de la dette multilatérale (IADM). Cet allégement réduira considérablement la charge de la dette du pays et permettra de dégager la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour des programmes de lutte contre la pauvreté.
" Il sera essentiel de mener une politique budgétaire prudente et crédible pour consolider la stabilité macroéconomique et assurer la viabilité des finances publiques. La politique budgétaire des autorités pour 2010 vise à continuer de réduire le recours de l'Etat au financement de la banque centrale. II sera essentiel de bien appliquer les mesures de mobilisation de recettes et de s'en tenir strictement aux engagements de dépenses et aux plans de trésorerie afin d'atteindre les objectifs budgétaires."
Pour préserver la viabilité de la dette après l'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE renforcée et de l'IADM, il faudra gérer la dette prudemment. Les autorités sont déterminées à satisfaire leurs besoins de financement extérieur à l'aide de dons et de prêts très concessionnels. " La politique monétaire restera axée sur la maîtrise de l'inflation. Le taux d'intérêt directeur restera largement positif en termes réels afin d'éviter la réapparition de tensions sur le taux de change et l'inflation. Les mesures prises récemment pour améliorer la coordination entre la banque centrale et le Trésor en ce qui concerne la gestion des liquidités devraient contribuer à bien maîtriser les agrégats monétaires.
Les autorités ont l'intention d'accélérer les réformes structurelles visant à renforcer la gestion économique et la réaction de l'offre. Il s'agit d'améliorer l'administration des recettes et la gestion des finances publiques, et de s'attaquer aux déficiences du secteur financier. Les autorités sont fermement déterminées à améliorer la gouvernance et la transparence, et à faire respecter l'état de droit dans les activités économiques, en particulier dans les secteurs du pétrole et des mines, ce qui est essentiel pour les investissements directs étrangers et l'aide des donateurs à l'appui de leurs objectifs de développement ".
Source : FMI
En séjour au Kasai Oriental
Alain Lubamba élargit la base électorale du PPRD
Depuis une semaine, le président de la Fondation Alain Lubamba et Haut cadre du PPRD est en tournée de sensibilisation au Kasaö Oriental sur le bien-fondé de son adhésion au parti cher à Joseph Kabila. Sauf imprévu, Alain Lubamba wa Lubamba va fouler le sol de Mpenge à Lukate ce lundi pour transmettre le même message d'espoir.
Tout Kabinda s'est mobilisé pour lui réserver un accueil chaleureux le lundi 28 juin en début de soirée. De l'entrée de la cité de Kabinda jusqu'à sa résidence située au quartier Congo, des foules en liesse chantaient en l'honneur du chef de l'Etat, le pacificateur et bâtisseur de la RDC.
Alain Lubamba wa Lubamba a saisi cette opportunité pour présenter Joseph Kabila comme le modèle à suivre. Il a exhorté la population à le soutenir et à appuyer sa politique. Au cours d'un grand meeting qu'il a tenu dans le jardin de sa résidence temporaire, le président de la FAL a apporté un message d'espoir à ses membres. " Le Pprd est le support le plus crédible à la politique et la vision du chef de l'Etat ", a-t-il évoqué avant de soutenir ; "adhérer au Pprd, c'est aimer le Congo " . Et d'expliquer que le PPRD est le parti des nationalistes et des batisseurs.
" Adhésion des membres de la FAL au PPRD/ Lomami "
A la fédération du PPRD / Lomami, plusieurs membres de la FAL ont adhéré au parti de Joseph Kabila, démontrant ainsi leur détermination à être toujours derrière A. Lubamba. Ils ont, à cet effet, déclaré ; "partout où tu iras, nous serons derrière toi car, tu as choisi le bon coté, celui du président JKK". Nous prenons aujourd'hui le ciel et la terre à témoins, ont-ils affirmé avant de promettre que, le président Joseph Kabila sera réélu massivement à Kabinda et passera au premier tour de l'élection présidentielle de 2011. "L'adhésion de A. Lubamba et celle de ses nombreux militants constitue un sujet de joie et la victoire anticipée du chef de l'Etat aux prochaines échéances électorales ", a indiqué le secrétaire exécutif fédéral du PPRD/Lomami. Ce dernier a fait remarquer que " c'est le plus grand événement que le Pprd /fédération de la Lomami a connu depuis son installation".
Profitant de la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de la RDC le mercredi 30 juin dernier , Alain Lubamba l’a fêté avec ses parents, frères et sœurs, se privant ainsi de tous les loisirs de la capitale. Il a assisté à Kabinda à un grand défilé au cours duquel on a remarqué la présence massive des membres de la FAL, cellule de base du PPRD, à la grande satisfaction des officiels présents à la tribune. On pouvait lire sur les calicots : «Tout Kabinda est derrière Joseph Kabila Kabange, un signe qui ne trompe pas».
Dans le cadre des activités commémoratives du cinquantenaire , le président de la FAL et Haut cadre du PPRD a poursuivi sa tournée à l'intérieur de Kabinda , où il a remis des produits pharmaceutiques à l'hôpital de Kipusha , aux centres de santé de Miombe , Muavi, Kiasame et MUsuma. Il a aussi offert des équipemets sportifs et a inauguré trois sources d'eau construites par la FAL dans la localité de Namadiya pour 123 ménages , à Kipusha pour 207 ménages et dans la cité de Kabinda au quartier Mbandaka pour 102 ménages.
Applaudi par la population partout ou il est passé, ce haut cadre du PPRD laisse des empreintes indélébiles. "Alain Lubamba fait la différence. Au lieu de nous donner à boire et à manger pour un jour, lui préfère réaliser des projets d'intérêt communautaire ". a reconnu un notable.
"Accueilli en triomphe à l'aéroport
de Bipemba"
Pour sa part, le Président de la FAL a fait savoir à l'assistance venue de partout pour le suivre que le Pprd est un parti réellement national et démocratique où chaque congolaise et congolais engagés trouve sa place. Il a exhorté ses militants à soutenir le programme des 5 chantiers de la République initié par Joseph Kabila. «Le chef de l'Etat est un homme de parole, le champion de la reconstruction, de la rénovation et de la modernisation de la RD Congo», a-t-il renchéri. Grace à son dynamisme et son impulsion, a affirmé A. Lubamba, la RDC est entrain de se construire avec les chantiers ouverts partout sur le territoire national.
Comme à Kinshasa, les membres de la FAL, cellule de base du Pprd n'ont pas hésité à adhérer massivement au PPRD. Après la signature individuelle des fiches d'adhésion, le secrétaire fédéral leur a remis les insignes de ce grand parti populaire. Il s'agissait du drapeau du parti, des képis et des écharpes. Remettant l'effigie du chef de l'Etat au coordonnateur provincial de la FAL, cellule de base du Pprd, ce Haut cade du PPRD a souligné que le président Joseph Kabila est en train de réaliser ce que le peuple congolais attendait depuis plusieurs décennies: construire un pays plus beau qu'avant conformément à la volonté des Pères de l'indépendance.
Le président de la FAL a invité sa base socio- politique à aller de maison en maisons, quartier en quartier pour inviter le peuple Kasaien à adhérer nombreux au Pprd et à soutenir le programme et les actions du chef de l'Etat .
La fédération du PPRD/ Kasaï oriental a lu une motion de soutien au chef de l'Etat, initiateur du Pprd à l'occasion de l'adhésion et de l'installation de la FAL, cellule de base du Pprd .Elle remercie le chef de l'Etat, pour avoir pacifié, unifier la RDC et surtout pour avoir démocratiser le pays en le conduisant aux élections libres, transparentes et démocratiques qui ont permis l'organisation des festivités du cinquantenaire, faisant ainsi du président JKK, le président du cinquantenaire.
Ayant bien compris la vision du chef de l'Etat, ALL, haut cadre du Pprd a initié à Kabinda, les chantiers de proximité dans les domaines de l'énergie, des infrastructures, de la santé, de l'éducation et de l'emploi. Dans ce cadre, la route de desserte agricole Ntunta-Kabengele longue de 21 Km réhabilitée par les membres de la FAL et la communauté paysanne a été inaugurée et remise à l'autorité locale.
Mathy Musau
Père de Udjani
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Le Gourou de l'insurrection Enyele remis à la justice militaire
Les unités des Forces armées de la République démocratique du Congo viennent de mettre la main sur le cerveau-moteur de l'insurrection Enyele, M. Ibrahim Mangbama Mambenga, père de Udjani et président de leur organisation dénommée "Mouvement de libération indépendante des alliés (MILA) ", Commandant suprême de leur armée " Nzobo Ya Lombo (traduisez bandits du village) " a été capturé à Dongo, le 02 juillet 2010 à 5h30'. Il a été remis à l'auditeur supérieur général, par le ministre de la Défense, depuis le samedi dernier pour qu'il réponde de ses actes.
Le ministre de la Défense nationale, Charles Mwando Nsimba a révélé à la presse, le samedi dernier, que Ibrahim Mangbama a été traqué depuis près d'un mois par les éléments des Unités spéciales des Forces armées. Il a été, finalement pris en étau le 02 juillet 2010, après qu'il ait tenté d'opposer une farouche résistance malgré son encerclement. Au cours de cette opération, il a perdu 12 de ses hommes et lui-même est blessé à la jambe gauche. Les autorités militaires rassurent qu'il bénéficiera de tous les soins appropriés. L'auteur intellectuel et gourou de cette insurrection macabre est responsable des plusieurs atrocités à l'Equateur. Il s'agit notamment de mutilation d'enfants et femmes non Lobala, l'enrôlement d'enfants mineurs et leur initiation au fétichisme. Il est également auteur de prise d'otages de plus ou moins 300 congolais et étrangers du bateau Malaïka, utilisation de jeunes filles comme esclaves sexuels et utilisation de civils comme boucliers humains. Son ambition était de constituer un pays Lobala dans la province de l'Equateur, allant de Bukuru à Dongo, et large de plus ou moins 20 kilomètres. Ce, avant d'envisager la prise de pouvoir à Kinshasa.
Ibrahim Mangbama Mambenga, chef spirituel, politique et militaire des insurgés Enyele est du village qui porte le même nom, secteur Dongo, territoire de Kungu, district du Sud Ubangui, dans la province de l'Equateur. Agé de plus ou moins 50 ans, président du Comité des sages pour le règlement de conflit Lobala-Boba, il fut Instituteur à Liranga en République centrafricaine lorsqu'éclatait le conflit Enyele (Lobala) - Monzaya (Boba) en octobre 2009.
En sa qualité de président du Comité des sages et de grand féticheur, il est consulté par les siens et organise le Mouvement Mila pour chasser tous les non Lobala du pays Lobala qu'il dessine de ses propres mains.
En octobre 2009, il est à Enyele " source de vie " et monte son gouvernement dont les membres sont tous de la tribu Lobala. Il ordonne, dans la foulée l'attaque de Gemena et échoue à 63 kilomètres vers la localité Bobito. Il est pourchassé par les Fardc et chassé du pays Lobala en décembre 2009.
En janvier 2010, on le retrouve vers Bomongo. Il organise l'attaque de Makanza en février et mars 2010. Dans sa course, il recrute des jeunes à qui il administre des potions-magiques. Après des séances d'initiation aux rites magico-mystiques, il lance ses jeunes gens pour arraisonner des bateaux, récupérer des femmes, qui leur servent d'esclaves sexuelles, s'attaque aux forces gouvernementales. C'est dans ces conditions qu'il va prendre en otage un sujet espagnol, Dr Mario Sarsa que les Fardc vont libérer dans les cadre d'une opération spéciale au village Kongo, dans le territoire de Makanza. Ce sujet espagnol l'avait décrit comme étant " un homme très dangereux, soumettant les enfants qu'il recrute de force, à des épreuves superstitieuses et à des tortures, à longueur des journées ".
En avril, il lance sa milice pour la prise de Mbandaka, où il est défait après plusieurs exactions. Certains observateurs estiment qu'avec la capture du cerveau moteur des insurgés Enyele, le ministre de la défense nationale vient d'attraper un gros poisson et rassure davantage les populations de cette partie de la RDC, meurtries par cet insurgé. Les populations de l'Equateur peuvent désormais dire un ouf de soulagement. Leur souhait, comme l'a souligné Charles Mwando Nsimba, est qu'il soit jugé selon les normes judiciaires et juridiques. Dina BUHAKE
COOPERATION
Révélation du chargé d'affaires américain
En 2009, Washington a déboursé près d'un milliard Usd pour la RDC
Heureux hasard de calendrier. La fête nationale américaine intervient juste quatre jours après celle de la RDC. Cette fois-ci le 235ème anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique a coïncidé à quelques jours près avec le cinquantenaire de la République démocratique du Congo. Occasion pour l'ambassade américaine à Kinshasa d'annoncer la célébration des 50 ans de relations d'amitié entre les deux pays. Pour donner le gong de cette commémoration, la représentation diplomatique de l'Oncle Sam en RDC a mis les petits plats dans les grands. Pour respecter la piété des Congolais et des Américains, c'est exceptionnellement le vendredi 2 juillet 2010 que le chargé d'affaires Samuel Brock a donné une réception haute en couleurs à la résidence de l'Ambassadeur. Sur fond du léger courant d'air vespéral que répand le fleuve Congo sur le jardin de la bâtisse diplomatique, des convives de tous horizons (Ministres, parlementaires, diplomates, opposants, journalistes, chefs religieux, activistes des doits de l'homme, artistes…) dévisaient, un verre du bon cru à la main. Et l'annonce par le chargé d'affaires Samuel Brock du credo américain en rapport avec la défense des droits de l'homme, la cessation de l'impunité, la lutte contre la corruption, bref la bonne gouvernance a été perçue comme autant des conseils émanant d'un vieil ami du peuple Congolais en cette année jubilaire. D'autant le Président Barack Obama en personne a, dans son message, réitéré la volonté des Etats-Unis de demeurer un partenaire du peuple Congolais. La Secrétaire d'Etat Clinton ne dit pas autre chose dans son mot à l'occasion du cinquantenaire lorsqu'elle répète que sa visite en RDC l'an dernier inaugurait une nouvelle ère de partenariat avec le peuple Congolais. Sans doute, le près d'un milliards de dollars d'aide alloués durant l'année fiscale 2009 par Washington à Kinshasa, est un témoignage de l'amitié entre Américains et Rd Congolais. José NAWEJ
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs :
Merci, Madame Makengo.
Merci aux Marines de l'escadrille de sécurité attachée à l'ambassade, composée du Sergent Ricardo Sánchez Ortegón , des Caporaux Hector Terrero et Jack Giordano, et commandée par le Sergent-chef Robert Black, pour la belle cérémonie de salut au drapeau. Le " U.S. Marine Corps " est une de nos plus grandes institutions nationales, et nous nous estimons très heureux d'avoir un détachement de Marines à Kinshasa. Je remercie aussi le personnel de l'ambassade qui a rendu cette soirée possible par leur excellent travail ; je nomme en particulier Jan von Schlech, Helga Muller, Albertine Diangana et Zhoé Mukuna.
C'est un grand honneur pour moi, en tant que chargé d'affaires, de vous souhaiter la bienvenue à cette réception honorant le 235ème anniversaire de l'indépendance des Etats-Unis. C'est particulièrement un honneur cette année, deux jours après le 30 juin, 50ème anniversaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo. Je saisis l'occasion pour féliciter nos amis congolais à l'occasion de ce jalon important de son histoire, et pour applaudir le Président Kabila et son gouvernement pour le programme bien planifié et bien exécuté, des festivités de cette semaine. La commémoration du Cinquantenaire, avec ses belles pompes et ses invités distingués, a exprimé dignement l'espoir et les aspirations de la nation congolaise qui prépare les 50 années à venir.
Cette semaine, j'ai transmis au Président Joseph Kabila une lettre du Président Barack Obama. Dans son message, le Président Obama a félicité le Président Kabila à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance. Il a noté que c'est une "occasion d'honorer les progrès et les sacrifices faits par le peuple congolais," et il a réassuré le Président Kabila que les Etats-Unis veulent rester un partenaire de la RDC dans sa poursuite d'un avenir libre et prospère.
Le Président Obama a réaffirmé la volonté des Etats-Unis de demeurer un partenaire du peuple congolais. En effet, depuis son indépendance il y a 50 ans notre partenariat ave la République démocratique du Congo a été une pierre angulaire de la politique des Etats-Unis en Afrique. Pendant l'année qui se termine, ce partenariat s'est intensifié. Pendant l'année fiscale 2009, le gouvernement des Etats-Unis a fourni près d'un milliard de dollars en aide étrangère à la RDC, y compris près de 400 millions de dollars en aide bilatérale, 330 millions de dollars par notre contribution à la MONUC, aujourd'hui MONUSCO, et plus de 300 millions de dollars en soutien indirect aux programmes multilatéraux effectués par la Banque Mondiale, le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et plusieurs agences onusiennes. L'USAID est l'organisme principal de mise en œuvre de notre assistance bilatérale, et collabore de près avec notre département d'Etat, notre Ministère du Travail, de la Défense, nos Centres pour le contrôle des maladies et autres programmes spécialisés tels que la NASA et le Service de conservation de la faune.
En août 2009, la Secrétaire d'Etat Hilary Clinton a rendu visite à Kinshasa et Goma et s'est entretenue avec le Président Kabila et le Premier Ministre Muzito. Dans leurs conversations, des domaines de coopération classiques et innovants ont été soigneusement évalués, y compris cinq domaines prioritaires: la gouvernance économique, pour garantir que tous les citoyens bénéficient des vastes richesses minérales du Congo, pour améliorer le climat d'affaires et la gestion des finances publiques; la lutte contre la corruption; la réforme du secteur sécuritaire; la sécurité alimentaire; et les efforts contre les violences sexuelles. De décembre dernier à février cinq équipes d'experts américains se sont déplacées en RDC pour effectuer des études sur le renforcement de nos efforts communs dans ces domaines. Leurs recommandations ont été transmises au gouvernement et nous envisageons qu'elles se traduiront en de nouveaux axes de coopération.
Nous nous félicitons également qu'en mars de cette année nous avons relancé la coopération militaire. Un contingent de 30 militaires et contractuels américains sont en train de former un bataillon d'infanterie légère congolais et des cadres de formateurs militaires dans un centre à Kisangani réaménagé par notre gouvernement. Cette formation de six mois ne vise pas seulement le développement des connaissances militaires mais elle appuie fortement les droits humains, les règles de l'engagement, la protection des civils et l'état de droit. La formation des magistrats, enquêteurs, et commandeurs militaires pendant l'année dernière par l'Institut international d'études du droit (DIILS) de notre Département de la Défense et les formations pour améliorer les capacités de commandement et inculquer une déontologie militaire pour les officiers intermédiaires, offertes par la Camber Corporation ont aussi intensifié leur action pendant les 12 derniers mois.
Bien que nous persévérions dans notre engagement à travailler de pair avec nos partenaires congolais, il faut reconnaître que nos relations bilatérales ne sont pas toujours au beau fixe. C'est parce que nous pensons que de plus grands efforts doivent - et peuvent - être déployés pour s'attaquer aux nombreux problèmes de la RDC, en particulier en ce qui concerne l'amélioration indispensable de la défense des droits de l'homme, la diminution des niveaux épouvantables des violences sexuelles, la lutte contre la traite des personnes, la cessation de l'impunité pour ceux qui violent les droits humains, la création d'une armée professionnelle, la réduction de la corruption, et l'amélioration de la gouvernance, pour que cette nation, une des plus riches et des plus puissantes d'Afrique en théorie, puisse atteindre son plein potentiel en réalité. Je ne dis pas cela en observateur distant. En tant qu'amis et partenaires, nous restons engagés, comme l'a affirmé le Président Obama, à vous soutenir pour affronter ces défis.
En ce qui concerne la défense des droits humains, le meurtre récent de Floribert Chebeya et de son chauffeur, Fidèle Banzana, ont soulevé des inquiétudes aux Etats-Unis et de par le monde. Nous félicitons le Président Kabila et son gouvernement pour les actions qui ont été prises pour résoudre ce meurtre et, en particulier, pour la décision d'accepter l'offre du gouvernement néerlandais de fournir une autopsie du corps de Mr. Chebeya. Je profite de cette occasion pour réitérer l'offre de mon gouvernement d'appuyer l'enquête criminelle. Je souligne que cette offre est un geste amical et que nous n'avons aucun désir de nous emparer de l'enquête mais plutôt d'aider ou d'observer les autorités congolaises dans leurs efforts, en fournissant des services techniques et des conseils là où ils seraient utiles. Et nous demandons au Gouvernement, encore une fois, en tant qu'amis, d'assurer la sécurité de Mmes. Chebeya et Banzana et de leurs enfants, qui ont été traumatisés par cette horrible épreuve. Notre Sous-secrétaire d'Etat pour les affaires publiques, Mme. Judith McHale, a rencontré Mme. Chebeya, ici même, mardi dernier pour lui assurer que nous n'oublierons pas Floribert et son œuvre, et que nous demeurons engagés du côté de la protection des droits de l'homme en République démocratique du Congo.
En ce qui concerne la gouvernance économique et la lutte contre la corruption, je répète que la RDC est un pays doté d'un énorme potentiel économique et de vastes ressources naturelles. Notre objectif commun est que la RDC réalise son plein potentiel au bénéfice du peuple congolais. Nous félicitons le Président Kabila et son gouvernement d'avoir atteint les objectifs du point d'achèvement du programme PPTE, un important jalon dans le développement du pays. Mais ce point d'achèvement doit être vu comme le commencement d'un véritable engagement aux réformes créant un climat attractif et un soutien à l'investissement, assurant la gestion transparente des ressources, et créant des possibilités de croissance économique pour la population. Et je répète, comme le Président Obama l'a dit, que " Les Etats-Unis sont prêts à travailler avec le peuple congolais dans son effort continu vers ces importantes réformes. "Pour conclure, permettez-moi de vous lire le message de la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton au peuple de la République démocratique du Congo à l'occasion du Cinquantenaire:
Le peuple congolais a fait preuve d'une force et d'une souplesse d'esprit remarquables, face à une multitude d'épreuves. Ainsi que je l'ai déclaré lors de ma visite l'an dernier, les États-Unis souhaitent inaugurer une nouvelle ère de partenariat avec la RDC et avec le peuple congolais. Nous sommes prêts à coopérer avec vous en vue d'encourager le développement durable, d'endiguer la corruption, d'améliorer la gouvernance, de former une armée plus professionnelle et d'éliminer le fléau terrible de la violence sexospécifique. Cependant, l'avenir de votre pays reste entre vos mains. Nous vous encourageons à consolider les fondements de la démocratie que vous avez déjà posés et à continuer d'œuvrer en vue d'apporter la paix et la stabilité à votre pays et à l'ensemble de la région.
En cet anniversaire, je réaffirme notre confiance dans la promesse du peuple congolais et dans les perspectives d'un avenir meilleur.
Hilary Clinton, Secrétaire d'Etat
Mesdames et Messieurs:
Nous espérons que vous passerez agréablement votre soirée chez nous. Comme vous le voyez, le thème de notre soirée est "50 Ans de Relations Etats-Unis - République démocratique du Congo." Ces 50 ans nous ont rapproché et nous formons aujourd'hui un partenariat solide et constructif. Mais, ils ne sont que le début d'un partenariat que nous espérons voir se raffermir et prendre de nouvelles dimensions dans les 50 ans à venir.
Merci.
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