Compte à rebours
Pour Joseph Kabila, le compte à rebours a véritablement commencé. Le Raïs vient d’amorcer la dernière ligne droite de son quinquennat. Le temps de bail qui lui reste est plus court que celui qu’il a déjà consommé depuis la signature du contrat avec le souverain primaire. Dans un peu moins de deux ans, le compteur sera remis à zéro. 2009 étant déjà à son crépuscule, Joseph Kabila n’a plus guère que 2010 pour convaincre. Non pas par le verbe- c’est qu’il a fait à la perfection à l’occasion de son discours sur l’état de la Nation-, mais avec le pain. Car, la vraie attente partagée de Congolais est le ventre que l’ on nomme pudiquement «social».
Visiblement, le Président paraît avoir intégré la sempiternelle angoisse existentielle de Zaïrois d’hier et congolais d’aujourd’hui. Dans son message à la Nation, via le Congrès, le Raïs a placé 2010 sous le signe du social. Empêtrés dans le train train quotidien, les Congolais peuvent s’accrocher à cet ultime espoir comme alternative à une fin d’année que le plus grand nombre passera dans la méditation. Ce, en attendant 2010. Seulement voilà, 2010 n’est pas un horizon lointain. C’est dans une vingtaine de jours. Autant dire que les Congolais s’attendent à commencer à recueillir, enfin les dividendes sociaux du quinquennat dès l’entame de la nouvelle année.
Symétriquement, le Chef de l’Etat a l’obligation due résultat. De lui, on n’attendra plus un énième discours qui serait, dans tous les cas, une adresse de plus, voire de trop. Dans un an, le prochain message à la Nation, à travers les deux Chambres, se déclinera en termes de bilan. Rien que ça.
On l’aura compris. Paraphrasant le même Ecclésiaste, on peut dire qu’il y a un temps pour parler et un temps pour agir. Pour le Président, l’heure est à l’action. Et le temps n’est plus le grand allié du Raïs. S’il est encore maître de son agenda, Joseph Kabila l’est moins du temps qui file inexorablement. José NAWEJ
Vous avez dit Copenhague ?
L’avenir de la planète terre se joue, depuis hier, à Copenhague. D’ici au 18 décembre 2009, les dirigeants de principaux pays riches - mais aussi pollueurs - auront convergé dans la paisible capitale danoise. L’enjeu de ce sommet planétaire est justement l’avenir de la... planète. La nôtre. La terre est menacée par le réchauffement climatique. Ce dérèglement est dû , pour l’essentiel, à l’action de l’homme. Plus exactement à l’émission des tonnes et des tonnes de gaz à effet de serre. Les plus grands pollueurs de l’environnement se recrutent parmi les pays hautement industrialisés-Etats-Unis en tête- et les nations dites émergentes. A Copenhague, le pari partagé ou attendu (c’est selon) est d’arriver à réduire de moitié l’émission de dioxyde de carbone d’ici à 2050. C’est à cette condition que l’on pourra inverser la tendance actuelle au réchauffement climatique dont les conséquences se déclinent en termes de fonte des glaces dans les zones polaires , la remontée des eaux et autres inondations.
Vu d’Afrique et plus précisément de la Rdc, ce sommet mondial sur l’environnement peut paraître anecdotique. Englués dans les difficultés primaires, les Congolais n’ont même pas le temps de placer l’écologie-un vrai néologisme dans le vocabulaire local-au coeur de leurs préoccupations. Prêcher l’a.b.c. de l’écologie à des populations encore en butte à la seule survie s’apparenterait à priori à de l’indécence. Tout l’enjeu environnemental passe pour le cadet de soucis du congolais d’en bas, et donc de la majorité silencieuse.
Moralité, seule une poignée de cols blancs évoluant dans des cercles aseptisés de Kinshasa parlent environnement. Certains par vocation, d’autres par nécessité professionnelle, d’autres encore par opportunisme. L’écologie étant un nouveau créneau pour qui rêve de voir s’ouvrir les vannes des écluses financières.
Pour autant, le danger écologique guette l’humanité tout entière. Pollueurs et victimes de la pollution sont embarqués dans un même navire. Nous coulerons tous ensemble ou serons sauvés ensemble. Car les retombées destructrices du réchauffement climatique affecteront indistinctement la terre entière. Plus grave, une fois de plus, nous ne serons pas égaux devant ce tsunami à l’échelle planétaire. Les pays pauvres paieront le plus lourd tribut. Alors, Copenhague ne concerne pas que les autres.
Qui plus est, avec sa faune phénoménale et son hydrographie hors du commun, la Rdc devrait jouer un rôle majeur dans la géopolitique du climat qui se met en place. Kinshasa pourrait même monnayer au prix fort son statut de poumon du monde après l’Amazonie. Tout le problème est de savoir si au-delà des postures folkloriques bien de chez nous, les autorités congolaises ont pris la juste mesure des enjeux de Copenhague et des perspectives que ce sommet pourrait ouvrir. José NAWEJ
Dilemme Baende
A en juger par le «réquisitoire» du Sénat, Jean Claude Baende, frais émoulu du suffrage des députés provinciaux, est déjà en sursis. Pour qui a suivi le débat général sur le rapport de la commission Lunda Bululu, le sort du gouverneur semble scellé avant même que la justice se saisisse du dossier. Les sages, toutes tendances politiques confondues, ont chargé sans concession Jean Claude Baende. Ils l’ont «dénudé». Un bien mauvais présage pour cet ex adjoint de José Makila qui attend l’investiture présidentielle pour prendre officiellement les commandes de l’Equateur comme gouverneur full.
Certes, outre la production législative, le contrôle de l’Exécutif -au sens large, -est au coeur du travail parlementaire. Et dans la foulée du mot d’ordre «Tolérance zéro», le Parlement est naturellement en première ligne. La moisson récoltée à Mbandaka par la commission Lunda renseigne sur le déficit de bonne gouvernance dans le chef de nombre de mandataires zaïro-congolais. Le fameux slogan mobutiste suivant lequel «MPR égale servir, se servir non» continue à se décliner à l’envers comme au bon vieux temps.
Deux bémols, tout de même à la fatwa des Sénateurs contre le toujours gouverneur ai de l’Equateur. D’abord, Jean Claude Baende n’a pas présenté ses moyens de défense. Sans doute, le fera-t-il dans l’hypothèse de plus en plus vraisemblable de sa comparution devant la justice. Car pour accablant qu’il soit, le rapport du Sénat ne vaut pas sentence. L’accusé Baende est présumé innocent.
Le second hic de cette affaire réside dans ses conséquences politiques éventuelles. Une mise en cause du gouverneur à peine élu aurait pour effet de maintenir l’Equateur dans le provisoire. Un provisoire qui dure déjà depuis quasiment un an. La province de l’Equateur est sevrée de gouverneur depuis le feuilleton Makila. Si Jean Claude Baende devait se délester de ses charges pour se mettre à la disposition de la justice, il y a fort à parier qu’on serait parti pour la gloire. Un risque majeur pour une province qui vit sous la menace d’une insurrection aux contours encore flous.
José NAWEJ
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MAJORITE ET OPPOSITION UNIES EN TOUTE OBJECTIVITE SUR LE DOSSIER DE L'ACHAT DU BATEAU "NGOLE ILIKI"
Les députés en voie de blanchir
Matthieu Mpita
*Les observateurs sont d’avis que le vote de ce jeudi à l’Assemblée nationale devrait déboucher sur un non-lieu étant donné que l’actuel ministre des Transports et voies
des communications n’était pas en fonction au moment de la transaction controversée.
Les oreilles du Gouvernement sont aujourd’hui tournées vers le Palais du peuple où les députés doivent se prononcer pour ou contre la démission du ministre des Transports et Voies des communications. Cela à la suite de la motion de défiance du député Abdoul Ngoma Kosi qui met à charge de Matthieu Mpita la coactivité et la négligence coupable du fait d’avoir failli au contrôle des résultats dans l’achat et l’équipement du bateau Ngole Iliki de la RVM, en sa qualité d’autorité de tutelle technique.
La séance plénière d’hier qui s’est penchée sur la motion n’a pas débouché sur un vote comme l’exige le règlement d’ordre intérieur en matière de motions de défiance contre un membre du gouvernement. Selon le président de l’Assemblée nationale Evariste Boshab, l’absence de quorum n’a pas permis de passer au vote. Cet exercice est ainsi renvoyé à la séance plénière d’aujourd’hui où les élus décideront en faveur ou contre le maintien du ministre Mpita au gouvernement.
Dans le débat d’hier, les avis des députés étaient pratiquement partagés. Les uns ont démontré que la motion du député Abdoul Ngoma n’était pas fondée dans la mesure où le dossier d’acquisition du bateau Ngole Iliki de la RVM était conclu pendant que l’actuel ministre n’était pas encore au gouvernement. « L’opération d’acquisition de cet outil était bouclée depuis le mois d’août 2008. Le ministre Mpita a pris ses fonctions le 2 novembre de la même année. Donc, il n’est pas impliqué dans ce dossier que le comité de gestion de la RVM a initié. Il appartient ainsi aux dirigeants de la RVM de répondre sur le problème que pose ce navire et non au ministre », ont démontré plusieurs députés de la Majorité et de l’Opposition. D’autres ont soutenu que sur base du principe de la continuité des affaires de l’Etat, l’actuel ministre des Transports est obligé de répondre pour avoir trompé la population sur la qualité du bateau dont la vétusté reste perceptible. Contrairement aux autres motions déjà vécues à l’Assemblée nationale, la plupart des députés (Majorité et Opposition) étaient contre la démarche de leur collègue, auteur de la motion. « Notre collègue n’a pas approfondi les recherches pour pouvoir initier cette action. Les informations en notre possession sont claires que le ministre actuel n’est pour rien du fait qu’il a trouvé le marché déjà conclu. Par conséquent, cette motion est sans objet », ont argumenté d’autres députés.
Dans sa réplique, le ministre des Transports et Voies des communications a, en effet, démontré son innocence quant à la procédure d’acquisition dudit bateau. « Dans l’entendement collectif, la co-activité implique l’accomplissement d’un acte, conjointement avec un ou plusieurs autres personnes. Cela supposerait que dans le cas d’espèce, nous aurions agi de concert avec notamment les mandataires de l’entreprise concernée. En ce qui concerne l’exercice du pouvoir tutélaire dans le cas du bateau Ngole Iliki, j’informe l’auguste assemblée que la décision d’achat dudit bateau prise par le comité de gestion et le conseil d’administration de la RVM respectivement lors de leurs réunions du 23 juillet et 20 août 2008, dont les procès verbaux ont été transmis à la tutelle le 15 août 2008, ainsi que les opérations consécutives de payement fractionné du prix de la vente, ont toutes été bouclées avant la date de notre prise de fonction. La vérité est que nous ne sommes intervenu d’aucune manière et à aucun moment dans la procédure d’acquisition du bateau Ngole Iliki. Lorsque nous avons pris nos fonctions le 02 novembre 2008, l’acquisition dudit bateau était totalement bouclée. Pour vous en convaincre, l’honorable Abdoul Ngoma ne reprend dans la motion aucun acte qui aurait engagé ma personne », a répondu le ministre Mathieu Mpita aux députés en plénière.
Le ministre des Transports a , dans sa réponse, rejoint les propos de nombreux parlementaires qui ont soutenu son innocence dans cette affaire du bateau Ngole Iliki. Au regard de l’objectivité avec laquelle les élus, toutes tendances politiques confondues, ont examiné la motion de défiance initiée par leur collègue Abdoul Ngoma, il y a lieu de comprendre que cette logique ira jusqu’au bout et qu’aujourd’hui, les députés vont voter en faveur du ministre Matthieu Mpita dont ils ont soutenu l’innocence dans l’achat du bateau. Surtout que même certains signataires de la motion ont désisté après qu’ils aient été édifiés sur le dossier. Dorian KISIMBA
DILEMME A NEW YORK AUTOUR DE L'OPERATION "KIMIA 2"
Départ de la MONUC : le Conseil de sécurité dans l’embarras
* L’instance de décision de l’Organisation mondiale à la croisée des chemins entre les rapports de sa propre mission déployée depuis 10 ans, un rapport d’experts indépendants qui ont travaillé sur une période limitée
de 5 mois pendant l’année en cours, des rapports d’ONG internationales et autres agences plutôt prolixes
en la matière, et ceux du Gouvernement Congolais
Partira, partira pas ? Si partira, alors quand ? Depuis que le Gouvernement congolais a officiellement posé le problème aux Nations Unies en demandant un plan de désengagement progressif de sa mission en RDC, la question fait son bonhomme de chemin. Et à New York, elle est plutôt prise au sérieux. Pour preuve, cet embarras manifeste dans lequel se trouve le Conseil de sécurité qui examine actuellement la prolongation de la mission. Une dépêche de l’AFP captée sur le Net indique, en effet, que l’instance suprême de décision de l’Organisation mondiale fait face à un véritable casse-tête lorsqu’il lui revient, aujourd’hui, de « proroger et peut-être repenser le mandat de la Monuc (…) sur laquelle pleuvent les critiques et dont Kinshasa souhaite être débarrassé. »
La reconduction du mandat de la MONUC prévue pour le 21 décembre, indique encore l’AFP qui évoque des diplomates siégeant au Conseil sans les citer tous, fait actuellement l’objet d’ «un débat très difficile». Le débat se buterait sur le choix entre « la poursuite ou non du soutien de l’ONU à l’opération controversée «Kimia 2» contre les rebelles hutu rwandais, et la durée de reconduction du mandat de la Monuc, déployée depuis 10 ans », alors que Kinshasa a déjà émis le souhait de la voir partir prochainement, suivant un plan de désengagement progressif à proposer. En effet, Kinshasa souhaite, s’il y a reconduction, qu’elle le soit pour une durée de six mois au lieu d’une année. L’objectif est de permettre d’amorcer un retrait graduel sur un an. Et dans un rapport rendu public mardi sur la situation en RDC, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, recommande une reconduction de six mois.
Le piège des experts indépendants de l’ONU
On rappelle, cependant, que lors de son dernier point de presse à Kinshasa, le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, avait fait savoir que le Gouvernement n’avait pas encore levé une option formelle du départ proprement dit, mais qu’à ce stade il avait été demandé aux Nations Unies de proposer un plan, de désengagement progressif à présenter d’ici juin 2010. Ce plan, indiquait-il, devait, ensuite, servir de base des discussions entre les deux parties.
Seulement, l’on comprend que le débat en cours au Conseil de sécurité considérerait moins les vraies réalités de terrain que les enjeux internes au système, mais aussi les intérêts en ballotage, indiquent des observateurs au fait du fonctionnement du système dans son aspect des opérations de paix… Le dernier rapport d’experts indépendants de l’ONU sur les opérations de sécurisation de l’Est de la RDC serait à la base des contradictions au sein du Conseil de sécurité, indiquent les mêmes observateurs qui rappellent les attaques particulières de ce panel d’experts contre la mission onusienne sur terrain. L’analyse du document laisse transparaître un choix délibéré qui viserait à justifier le besoin du maintien de la mission lorsque les experts chargent systématiquement la MONUC dont ils reprochent la complaisance face aux exactions des civils mises à charge, globalement, des FARDC. Une manière d’attester que l’armée congolaise ne serait pas encore capable de prendre seule en charge la situation sur terrain, concluent les observateurs.
Les interrogations à New York
En attendant, à New York, chacun s’interroge et cherche à dégager la démarche à adopter finalement. «C’est une vraie question qui nous est posée: va-t-on s’engager dans cette transition?», s’interroge l’ambassadeur de France, Gérard Araud, qui ajoute : «Si le pays hôte le demande, il est difficile de dire non, mais comment faire en sorte que cette transition soit réussie et n’oblige pas la communauté internationale à revenir dans quelques années?» Le diplomate français à l’ONU poursuit sa dialectique: «Il faudrait mettre l’accent sur la formation de l’armée, de la police et de la justice congolaises et sur le développement économique». Et il estime que l’Union européenne «pourrait monter en puissance». Dans quel sens ?
L’Ambassadeur français ne le dit pas. Mais un autre diplomate résume la problématique : «d’un côté le secrétariat (de l’ONU) dit que le soutien de la Monuc à Kimia 2 est nécessaire, que les FDLR sont en recul et donc que la situation s’améliore sur le terrain, de l’autre les ONG disent que les armées congolaises que nous soutenons se livrent à des exactions insupportables». Qui donc croire ? Le Conseil de sécurité semble ainsi se trouver à la croisée des chemins entre les rapports de sa propre mission déployée en RDC depuis 10 ans, un rapport d’experts indépendants qui ont travaillé sur une période limitée de 5 mois pendant l’année en cours, des rapports d’ONG internationales et autres agences plutôt prolixes en la matière, et ceux du Gouvernement Congolais.
Ce qui est vrai, c’est qu’à New York, une nouvelle opinion a vu le jour pour avancer, toujours selon l’AFP, que « le gouvernement congolais peine à tenir un pays immense face aux multiples milices armées qui sévissent sur ses frontières de l’Est, avec une armée indisciplinée et des infrastructures détruites par des années de gabegie et de guerre civile. » Tout un programme… Un autre diplomate, non identifié, considère pour sa part que devant une crise mobilisant près de 20.000 Casques bleus pour un coût d’1,3 milliard de dollars par an, «il y a (au Conseil de sécurité, ndlr), une forte tentation d’accepter la demande de M. Kabila». «Nous serions ravis d’opérer un retrait si nous étions sûrs que l’armée congolaise n’allait pas se livrer aux pillages et aux viols dans les Kivu», réplique un autre diplomate que ne cite pas l’agence de presse française.
Analyses biaisées
Il ne reste pas moins que, pour l’heure, le travail attendu du Conseil de sécurité est de décider du maintien du mandat de la MONUC en l’état ou de le modifier. Seulement, l’exercice paraît biaisé dès le départ lorsque les analyses se basent sur des éléments ponctuels et conjoncturels, éléments pris, par ailleurs, avec des a priori ayant bridé tout sens d’objectivité. Il s’agit, en effet, de l’affaire des exactions attribuées à un bataillon des FARDC qui se serait rendu coupable de tueries des civils au Sud Kivu dans le cadre des opérations Kimia 2.
Pourtant, lors de son point de presse évoqué tantôt, le Ministre congolais de la Communication et médias avait démontré qu’à la date où les faits évoqués et attribués aux FARDC se seraient produits, le territoire concerné était sous contrôle des milices FDLR jusqu’à la date de la fin de l’enquête des experts onusiens. L’armée régulière, avait ajouté Mende, y avait séjourné pendant 4 heures seulement après la période concernée, à l’occasion d’un affrontement avec les éléments des FDLR avant de décrocher. Et au moment où il parlait il y a près de 10 jours, la MONUC en était encore à négocier avec les occupants un accès au territoire pour vérifier, à la demande du Gouvernement congolais, les allégations mises à la charge des FARDC.
Dans la même démarche, le Gouvernement, chiffres à l’appui, a régulièrement dénoncé les exagérations des rapports des multiples agences et ONG évoluant à l’Est pour attester du peu de crédibilité à y accorder quant à leur objectivité. Il s’amène alors que Kinshasa se trouve aujourd’hui face à une bataille existentielle face à nombre d’intérêts qui prospéraient sur l’insécurité à l’Est et dont la perpétuation ne peut être assurée que par la poursuite de cette insécurité. La multiplication, ces derniers temps, de rapports particulièrement sur l’opération spécifique Kimia 2 au Sud Kivu, serait symptomatique du malaise qui, manifestement, a élu domicile sur les places diplomatiques internationales, alors qu’aujourd’hui l’ONU est engagée à assumer sa propre responsabilité par rapport aux intérêts des uns et des autres.
Qui avait donc commis une enquête secrète qui a produit un rapport tout aussi confidentiel sur une mission de l’ONU, enquête qui s’apparente aujourd’hui à un audit interne de l’organisation mondiale ? Pourquoi donc les éventuelles défaillances de la mission onusienne sur terrain semblent-elles prospérer sur le dos de l’armée congolaise, mais sur base de données manifestement manipulées ? Comment justifier que le sort d’un mandat de 10 ans se joue sur la base d’un rapport de 5 mois, du reste fort contesté dans ses données de départ et, par conséquent, dans ses conclusions ? Comment, enfin, parvenir à démêler l’écheveau pour un Conseil de sécurité composé de 5 membres permanents cités tous dans ce même rapport quant à leur responsabilité dans la survivance des FDLR sur terrain soutenus politiquement et financièrement par des cadres vivant sur leurs territoires et faisant affaires avec leurs entreprises sur les ressources et le sang des Congolais ?
Ces questions, manifestement, feraient mal, très mal, sur les consciences des uns et des autres à New York…
Jonas Eugène KOTA
AFFAIRES FONCIERES
Maj Kisimba met le cap sur la protection des veuves
et des héritiers
Le ministre des Affaires foncières, Me Maj Kisimba, a fait mercredi une communication officielle à tous les Conservateurs des titres immobiliers (CTI) et Chefs de divisions cadastre (CDC) de la ville de Kinshasa sur les actes qu’ils auront à poser dans le cadre de la protection des plus faibles.
Cette communication intervient après la clôture des journées foncières portes ouvertes qu’il a tenues à travers les six circonscriptions foncières de Kinshasa, journées qui l’ont amené à constater que dans beaucoup de cas, les orphelins comme des veuves sont dépossédés des biens laissés par le disparu sans qu’il ne soient sécurisés.
Il a, à ce sujet, rappelé à ses interlocuteurs qu’ils sont astreints à la vigilance avant de délivrer un certificat d’enregistrement. Ils doivent vérifier la qualité du bénéficiaire car, leur a-t-il dit, l’Etat ne veut plus tolérer que la coutume ne puisse empiéter sur la loi avant de renchérir que la coutume comme la loi doivent aussi protéger les plus démunis. Il a mis un accent particulier sur la mise en application du code de famille en la matière et leur a demandé de se comporter en protecteurs et garants des faibles.
Devant les abus, commis par les géomètres relevant de leur responsabilités, le ministre Maj Kisimba a invités à ses collaborateurs à faire montre du sens d’un bon père de famille qui « aime bien et qui châtie bien ». Ils doivent en effet, éviter de se comporter en complices des actes commis par les géomètres véreux au risque de subir des sanctions en lieu et place de ceux-ci, avant de paraphraser le Chef de l’Etat Joseph Kabila dans son dernier discours au Congrès « Il y a un temps pour négocier et un temps pour appliquer la loi », a conclu Maj Kisimba.
Par ailleurs, le ministre des Affaires foncières, qui a clôturé mardi les journées foncières porte-ouvertes par la circonscription de la Lukunga, a interpelé les agents commis au service des archives sur la disparition des pièces et dossiers. Il les a exhortés à redoubler d’ardeur et de vigilance avant d’indiquer que les contrevenants seront traduits devant les cours et tribunaux dans le cadre de l’opération « Tolérance zéro »
Néanmoins, le ministre a constaté que la plupart des conflits enregistrés dans la circonscription de Lukunga trouvent leurs origines entre les parties dont les plus fortes préfèrent empiéter sur les parcelles des voisins. Il a également relevé les conflits de succession entre héritiers, veuves et ceux qui se réclament des ayants-droits coutumiers du disparu.
Cette circonscription, qui englobe notamment la commune de la Gombe qui est déjà lotie, est confrontée au problème d’espace. Raison pour laquelle les litiges enregistrés ont trait à l’empiétement. FDA.
RESTEE SANS ADRESSE ET SANS NUMERO DEPUIS SA CREATION EN 1927
La Clinique Ngaliema dotée d’un certificat d’enregistrement
La clinique Ngaliema dans la commune de la Gombe à Kinshasa, créée en 1927 sur initiative de la reine Elisabeth de Belgique, a été dotée mercredi d’un certificat d’enregistrement qui a été remis au ministre de la Santé par son homologue des Affaires foncières.
Le médecin directeur de cette formation médicale, le DR Tshamala, qui a réceptionné ce document sécuritaire des mains de son ministre de tutelle au cours d’une cérémonie dans l’enceinte de cette clinique, a exprimé la grande fierté de l’ensemble de son personnel médical et administratif de voir le site qui abrite ce centre qui était autrefois à la merci de tout prédateur, être à ce jour sécurisé.
Pour ce médecin, la clinique Ngaliema a aujourd’hui un visage, un nom et une adresse connus; et avec la remise du certificat d’enregistrement, le centre a un « chez lui », a martelé le médecin directeur qui a loué les actions salvatrices que continue de mener le ministre Maj Kisimba dans le secteur foncier.
Le ministre des Affaires foncières, qui a invité les gestionnaires des services publics (entreprises et établissements) à emboîter le pas à cette initiative prise par le ministre de la Santé, a dit que ce geste entre dans la politique de la mise en application des instructions du Président de la République Joseph Kabila et du chef du gouvernement sur la sécurisation du patrimoine de l’Etat pour le mettre à l’abri de toute sorte de spoliation.
Il a, à cet effet, demandé à tous les responsables de la chose publique ou privée de l’Etat de ne pas être complices de ces spoliations à travers leur passivité, avant de mettre en exergue la volonté conjuguée avec son collègue de la Santé.
Quant au ministre de la Santé, il a exprimé sa détermination de mettre à l’abri des prédateurs tout les centres et services relevant de son secteur à travers toute la République avant d’inviter les responsables des domaines de la santé à apprêter tous les documents voulus pour obtenir des titres de propriété. FDA
EN ATELIER DEPUIS HIER AU GRAND HOTEL KINSHASA
Des experts de la SADC réfléchissent sur l’éradication de la pauvreté dans la sous-région
La pauvreté en Afrique subsaharienne, on en parle encore et toujours. Le constat se limite à un simple état des lieux qui ne soit pas suivi d’une politique efficace d’éradiquer le fléau. Autant dire que l’engagement des Etats des pays concernés paraît très peu perceptible. Néanmoins, quelques efforts des partenaires extérieurs sont fournis dans certains domaines d’assistance. Mais, seuls, ces partenaires ne peuvent rien sans l’appui sincère des politiques locales. Plus qu’une pandémie, la pauvreté est là.
Dans certaines communautés d’Afrique, elle a atteint des proportions inquiétantes. On parle même d’une pauvreté abjecte et chronique. Même dans des nations ayant un potentiel économique envieux à l’instar de la RDC.
La problématique de la pauvreté étant globale, la recherche de solutions pour son éradication exige également des efforts collectifs. Voilà qui justifie la tenue depuis hier au Grand Hôtel Kinshasa (GHK), des travaux d’un atelier de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) sur l’examen du Projet de cadre régional pour la réduction de la pauvreté (RPRF) et le projet d’observatoire régional de la pauvreté (RPO).
Organisé par l’Observatoire national de la pauvreté, cet atelier offre trois jours de réflexions, d’échanges et de débats aux délégués des quatorze pays membres de la Sadc. En d’autres termes, ces experts, auxquels s’associent quelques représentants de la Société civile, devront, au terme des travaux dudit atelier, parvenir à des issues pratiques et réalistes susceptibles d’éradiquer la pauvreté. Evidemment, il s’agit-là, d’un objectif à long terme, compte tenu de l’ampleur de la situation.
Le programme des travaux prévoit des travaux en groupes, en plus des discussions en plénière. Naturellement, la tradition oblige que des rencontres pareilles commencent par des discours protocolaires. C’est ainsi que Mme Zingana et MM. Joseph Nkoy, respectivement Secrétaire de la Sadc et Secrétaire général du ministère rd congolais de la Coopération internationale et régionale se sont succédé au micro pour leurs adresses d’ouverture des travaux. A cette étape protocolaire, le troisième intervenant a été M. Robert N’sa Isango, Secrétaire général du ministère rd congolais du Plan et président de céans. Pas de discours au sens classique du mot. Robert N’sa Isango a plutôt donné, hors caméra, micro et dictaphone ; les grandes orientations de la journée.
Au premier jour des travaux, les débats ont porté sur le « profil de la Sadc pour la pauvreté et la présentation du Rprf. Après cette évaluation générale de la situation, il a été prévu une réponse de la Société civile». Quant à la journée d’aujourd’hui jeudi, 10 décembre, il sera procédé à la présentation, en plénière, de deux points. Il s’agit, entre autres, de l’initiative de l’Observatoire régional pour la pauvreté. Au menu, le contexte de l’approche et la proposition d’architecture institutionnelle et technique pour le Rpo. La fin des travaux est prévue pour demain vendredi. Pourvu que ce genre de rencontres ne se limitent pas aux simples déclarations prétentieuses et ambitieuses qui n’apportent rien de concret dans le vécu quotidien des populations. Laurel KANKOLE
GRACE AU FONDS DE L'AMBASSADEUR L'AUTO-ASSISTANCE AU DEVELOPPEMENT
Les USA financent 12 projets pour l’année 2009
L’Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa vient de financer 12 projets à travers la RDC pour un montant global de 100.000 USD. Ces projets entrent dans le cadre du Fonds de l’Ambassadeur pour l’auto-assistance au développement pour l’année 2009. La signature des contrats a eu lieu hier au Centre culturel américain (CCA) entre l’Ambassadeur des USA en RDC, William John Garvelink, et les différents bénéficiaires.
La ville de Kinshasa a bénéficié de 5 projets. C’est le cas d’une école à Masina qui verra la construction et le changement des toilettes, des portes, des fenêtres et des salles de classe s’achever. Le CMM de Mont Ngafula sera équipé de matériel pour enseigner les techniques de ferronnerie aux garçons. Au centre hospitalier CBCO de Kintambo, le projet est de construire une fosse septique pour jeter les placentas, des toilettes en tuiles et une salle d’accouchement pour une maternité. Pour sa part, le Centre d’éducation d’enfants de Kinsuka, Kings source of light, affectera le fonds obtenu pour réhabiliter le bâtiment et acheter du matériel didactique. L’ASSADEB va, de son côté, utiliser le financement reçu pour reconstruire la route principale qui mène à la communauté de Buadi qui avait été emportée par les érosions.
Au Kasaï Occidental, l’ACODE va construire 4 latrines et un système de stockage d’eau à Dibaya. A Bukavu, au Sud-Kivu, un groupe de femmes ayant souffert du viol et d’autres formes de violences corporelles vont apprendre, à travers le projet financé, des techniques de commercialisation.
Pour ce qui est de la province de l’Equateur, le CSSPECE va acheter deux moulins pour 15 instituts préscolaires pour des enfants âgés de 3 à 5 ans. Le revenu qu’ils vont générer aidera à payer les salaires des enseignants et à fournir de la nourriture aux enfants pendant les heures de cours. L’ambassade a également financé, à l’Equateur, plus précisément à Bomamba, les fermiers à échanger leurs matériels aratoires contre les produits agricoles. Et à Mbandaka, le CDCC va utiliser le fonds pour l’achat d’appareils de phonie pour les villages éloignés.
Au Bandundu, à Dibaya Lubwe, la subvention aidera la communauté à construire une piste d’aviation. Cinquante veuves et deux cents familles seront payées pour sarcler 1000 mètres restants et louer un tracteur niveleur et compacteur pour la piste d’une part. Et d’autre part, une école primaire d’Idiofa recevra des bancs dont l’école a grandement besoin.
Le fonds de l’Ambassadeur pour l’auto-assistance est un programme du gouvernement américain. Il a été conçu pour permettre aux ambassadeurs de répondre à des demandes d’assistance pour des projets relativement modestes qui se proposent d’avoir un impact immédiat sur leurs communautés. Il a commencé au Togo en 1964. Aujourd’hui, il est devenu l’un des programmes d’assistance les plus réussis en Afrique. En RDC, le fonds profite aux communautés locales ayant des projets de petite taille qui ne seraient pas généralement financés dans le cadre de programmes d’assistance d’une grande envergure. Dina BUHAKE
Journée mondiale de lutte contre le Sida : Que faut-t-il savoir ?
Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est un micro-organisme qui infecte les cellules saines et fabrique des copies de lui-même pour se propager. Ce qui distingue le VIH des autres virus, c'est qu'il s'attaque au système immunitaire en prenant le contrôle des cellules CD4. Ces dernières ont pour rôle de coordonner la réponse immunitaire lorsqu'un virus se présente, afin qu'il soit neutralisé. Lorsque le VIH utilise les cellules CD4 pour se propager, il les endommage et les détruit. Ce faisant, il mine de l'intérieur le système immunitaire qui a pour rôle de le combattre. L'infection au VIH persiste toute la vie.
Évolution de l'infection
vers le sida
Dans les semaines qui suivent l'infection, de 50 % à 90 % des personnes touchées présentent des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose : fièvre, maux de tête, maux de gorge, rougeurs sur la peau, fatigue, douleurs musculaires, etc. Les malaises de cette première phase (ou primo-infection) se résorbent sans traitement.
L'infection passe alors dans sa deuxième phase (ou infection asymptomatique). Toutes les personnes infectées (même celles qui n'ont pas de symptômes) fabriquent des anticorps contre le VIH, mais ceux-ci ne sont pas décelables immédiatement. La séroconversion est le moment où une personne séronégative (pas d'anticorps dans le sang) devient séropositive (présence d'anticorps dans le sang). La séroconversion se produit habituellement d'un à trois mois après l'infection. Le virus peut vivre dans l'organisme pendant de nombreuses années (de cinq à sept ans) sans provoquer de symptômes.
L'infection entre dans sa troisième phase (ou infection symptomatique) lorsque divers symptômes persistants se manifestent : fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids, gonflement des ganglions, diarrhées, infections de la peau, etc.
Lorsque le virus devient de plus en plus présent et que les cellules CD4 sont de moins en moins nombreuses, le système immunitaire n'arrive plus à lutter. C'est au cours de cette quatrième phase qu'apparaissent des affections dites opportunistes et que le diagnostic de syndrome d'immunodéficience acquise (sida) est posé.
Une personne est atteinte du sida si :
elle a une infection au VIH confirmée en laboratoire (test sanguin);
le nombre des cellules CD4 est inférieur à 200 (c'est-à-dire 200 cellules par millimètre cube ou microlitre de sang). Un compte normal de CD4 varie de 500 à 1 000/mm3 environ.
elle a une ou plusieurs des infections ou maladies reliées au sida, par exemple : pneumonie, candidose buccale, sarcome de Kaposi (type de cancer qui atteint généralement la peau), tuberculose.
Une personne séropositive peut contaminer une autre personne, sans pour autant avoir la maladie.
Il n'existe pas de vaccin contre le sida. Une infection par le VIH ne peut se guérir. Cependant, grâce à l'amélioration des traitements médicaux, on peut retarder l'apparition du sida de plusieurs années.
Le VIH ne se transmet pas aussi facilement que d'autres virus. Il est 100 fois moins transmissible que celui de l'hépatite B, par exemple. Le VIH se transmet presque exclusivement par le sang ou au moment d'activités sexuelles. Il ne survit pas longtemps à l'extérieur du corps. On ne peut le contracter à la suite d'une poignée de main, par la sueur ou les larmes. Il n'est pas véhiculé par des insectes. On ne le contracte pas en nageant dans les piscines publiques ou par le biais des sièges de toilette, ni en partageant la nourriture ou en utilisant le linge, les serviettes ou le téléphone d'une personne infectée.
Prévalence du VIH et du sida
Selon l'organisme ONUSIDA, en 2007, 33 millions de personnes dans le monde étaient infectées par le VIH (dont 2,7 millions de nouveaux cas au cours de l'année) ou avaient le sida, et 2 millions en sont mortes1.
C'est en Afrique subsaharienne que le nombre de personnes infectées est le plus élevé : les deux tiers de toutes les personnes infectées par le VIH y résident1. Dans cette région du monde, le virus se transmet principalement par les rapports hétérosexuels, tandis que les rapports homosexuels entre hommes constituent la plus importante voie d'infection au Canada et aux États-Unis, tout comme dans la plupart des pays industrialisés2,3. Cependant, la transmission hétérosexuelle a fortement progressé au cours des dernières années.
Au Canada, la majorité des personnes infectées par le VIH sont âgées de 20 ans à 39 ans (69,7 %). La plupart sont des hommes. Les femmes représentent environ 20 % des cas.
Complications possibles
Le système immunitaire des personnes atteintes du sida n'est plus en mesure de défendre l'organisme qui devient alors la cible d'infections opportunistes de toutes natures (bactérienne, fongique, virale ou parasitaire), dont la toxoplasmose cérébrale, la pneumonie à Pneumocystis carinii, la méningite cryptococcale, la rétinite à CMV, la candidose (infection fongique de la bouche, de l'oesophage et du vagin), la tuberculose, etc.
Les personnes atteintes sont également plus susceptibles de souffrir d'anémie et de certains cancers : sarcome de Kaposi (nodules cutanés de couleur rose, rouge, pourpre [peau pâle], brune ou noire [peau plus foncée]), lymphome non hodgkinien (un cancer du système lymphatique), cancer du col de l'utérus.
Symptômes
Première phase. Les symptômes de l'infection par le VIH se manifestent dans les semaines qui suivent l'exposition et ressemblent à ceux de la grippe ou de la mononucléose. Au moment de leur apparition, la personne infectée est particulièrement contagieuse. Ces symptômes persistent durant une semaine à un mois, puis disparaissent.
Fièvre
Maux de tête
Maux de gorge
Rougeurs sur la peau
Fatigue
Douleurs musculaires et articulaires
Deuxième phase. Elle est souvent asymptomatique (absence de symptômes).
Troisième phase. L'organisme commence à donner des signes qu'il s'épuise. Certains symptômes deviennent plus fréquents, persistants et parfois chroniques, par exemple :
Fièvre
Sueurs nocturnes
Perte de poids importante
Gonflement des ganglions
Diarrhées persistantes
Infections de la peau
Toux sèche persistante
Essoufflement
Personnes à risque
Les personnes ayant reçu des produits sanguins ou une transfusion sanguine de 1977 à 1985.
Les enfants nés d'une mère séropositive n'ayant pas été traitée. Le virus se transmet durant la grossesse ou l'accouchement, mais aussi durant l'allaitement.
Les personnes habitant un pays ou originaires d'un pays où les infections au VIH sont fréquentes. Par exemple, l'Afrique subsaharienne et les Caraïbes sont particulièrement touchées par le sida.
Facteurs de risque
Avoir des activités sexuelles non protégées avec une personne infectée par le VIH. Certains facteurs, par exemple une maladie des gencives, des ulcères buccaux ou génitaux, des feux sauvages et des maladies transmises sexuellement (gonorrhée, syphilis ou herpès génital) augmentent le risque de transmission.
Avoir des rapports sexuels sans préservatif, des rapports sexuels avec plus d'un partenaire, avec un partenaire qui a ou a eu plusieurs partenaires, ou avec un partenaire qui consomme ou a consommé des drogues administrées par voie intraveineuse.
Partager ses seringues. Au Canada, les utilisateurs de drogues injectables représentaient, jusqu'en juin 2007, 17,5 % des personnes séropositives, une baisse notable par rapport à 1998 (28,7 %). Les infections transmises par du matériel d'injection contaminé sont particulièrement fréquentes chez les populations autochtones.
Se faire tatouer ou " percer " avec des aiguilles usagées.
Occuper un emploi (professionnels de la santé, policiers, pompiers, etc.) qui expose au sang ou à d'autres liquides organiques. En cas de piqûre accidentelle avec une seringue contaminée, le risque de contracter le VIH est très faible (0,3 %); il dépend de la profondeur de l'injection et du volume de liquide infecté.
Prévention
Pourquoi prévenir?
La prévention vise à réduire l'incidence du sida en prévenant la transmission du VIH. Elle permet aussi de retarder l'apparition du sida par le traitement des patients séropositifs encore asymptomatiques.
Mesures de dépistage
Actuellement, le dépistage du VIH se fait par la détection des anticorps grâce à un test sanguin (ELISA ou EIA). Cependant, il n'est efficace que lorsque les anticorps sont assez nombreux, soit trois mois après l'infection (dans 95 % à 97 % des cas) ou six mois après l'infection (dans 99 % des cas)4. Si le résultat est positif, un test de confirmation est effectué; la sensibilité des deux tests combinés est proche de 100 %. Pour les personnes à risque dont le premier test est négatif, il est recommandé d'effectuer un autre test six mois plus tard.
Le test de dépistage est recommandé:
- aux personnes qui ont vécu une situation à risque de contracter le virus;
- aux personnes qui vivent une relation de couple fidèle, qui veulent cesser d'utiliser des préservatifs, mais qui veulent d'abord s'assurer qu'elles ne sont pas infectées;
- aux femmes enceintes qui croient être à risque d'être infectées, afin de prévenir la transmission du VIH à l'enfant;
- aux personnes qui ont des symptômes pouvant être dus à une infection au VIH (à discuter avec un médecin).
Note. Il existe des trousses qui permettent un premier dépistage en quelques minutes (grâce à une goutte de sang prélevée sur le doigt) plutôt qu'en quelques jours. Les résultats positifs obtenus à l'aide de ces tests ne sont toutefois que préliminaires et doivent être confirmés par un laboratoire agréé.
Mesures préventives de base
Pour les personnes non infectées
Vérifiez si vos partenaires sexuels potentiels sont infectés par le VIH ou s'ils sont à risque d'une telle infection.
Utilisez des préservatifs pour tous les rapports sexuels quelle qu'en soit la modalité (vaginaux, anaux, oraux). Les lubrifiants à base de pétrole peuvent endommager le caoutchouc des condoms : utilisez seulement des lubrifiants à base d'eau.
L'usage de condoms en latex est une recommandation absolue pour chaque activité sexuelle, sauf entre partenaires monogames dont le test sanguin a donné un résultat négatif.
Évitez tout contact avec le sang, le sperme, l'urine, les sécrétions vaginales ou les selles d'une personne infectée par le VIH.
N'échangez pas les accessoires sexuels.
En cas d'usage de drogues intraveineuses, ne partagez pas vos seringues ni le matériel d'injection et participez à un programme d'échange de seringues. Si malgré tout il y a partage des aiguilles et des seringues, désinfectez-les à deux reprises avec du javellisant non dilué puis de l'eau pour détruire le VIH.
Ne partagez pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel.
Pour les personnes infectées
(Conseils de la clinique l'Actuel pour éviter la transmission)
Utilisez des condoms pour chaque relation sexuelle (orale, vaginale et anale).
Ne partagez pas d'aiguilles ou de dispositifs associés aux drogues.
Ne partagez pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel qui peut porter des traces de sang.
Couvrez toutes plaies avec un pansement.
Nettoyez toute surface contaminée par votre sang avec de l'eau de javel (une partie de javel pour neuf parties d'eau).
Ne pas donner de sang, d'organes ou de sperme pour l'insémination artificielle.
Si vous êtes enceinte, votre bébé peut être protégé si vous recevez un traitement anti-VIH dès le début du deuxième trimestre.
Si votre partenaire a été exposé au VIH, consultez un médecin le plus rapidement possible, au maximum dans les 72 heures qui suivent. Un traitement préventif peut être donné (une prophylaxie post-exposition).
Remarque. La personne infectée doit en tout temps prendre des précautions pour ne pas transmettre l'infection, même si elle est traitée et même si sa charge virale est non détectable.
Autres mesures pour retarder l'apparition du sida et prévenir les infections opportunistes
Pour bien soutenir l'organisme et le système immunitaire, il est recommandé d'avoir des habitudes de vie saines : bien s'alimenter, faire de l'exercice, prendre suffisamment de repos, prendre le temps de relaxer (méditation, yoga, écouter de la musique, etc.). Le recours à un soutien émotif et spirituel permet aussi de mieux affronter le stress.
Afin de prévenir certaines maladies opportunistes, plusieurs vaccinations peuvent être indiquées, selon le cas :
Vaccin contre la pneumonie : tous les cinq ans pour vous protéger contre les pneumonies à bactéries communes.
Vaccin contre la grippe (vaccin antigrippal) : une fois par année, généralement en novembre.
Vaccin contre le tétanos et la diphtérie : une fois tous les 10 ans.
Vaccin contre l'hépatite A : il protège durant environ 20 ans. Il est particulièrement recommandé chez les personnes qui voyagent beaucoup.
Vaccin contre l'hépatite B : il protège durant environ 10 ans. Recommandé aux hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes et aux personnes qui utilisent ou s'injectent des drogues illicites.
Vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (vaccin ROR) : ce vaccin vivant offre une protection contre trois virus communs transmissibles par la toux et les éternuements. Il est considéré inoffensif chez les personnes infectées par le VIH dont le compte de cellules CD4 est supérieur à 200, mais il n'est pas recommandé s'il est inférieur à ce chiffre.
Note. Les personnes vivant avec le VIH devraient éviter les vaccins contre le choléra, la typhoïde, la fièvre jaune et la variole. Si le pays que vous visitez exige un de ces vaccins, demandez à votre médecin de vous faire une lettre pour expliquer que pour des raisons médicales, vous ne pouvez pas recevoir tel ou tel vaccin.
Dans le but d'éviter les infections alimentaires, les personnes vivant avec le VIH/sida doivent être particulièrement prudentes et éviter certains aliments comme : oeufs crus ou pas assez cuits, aliments contenant des oeufs crus, volaille crue ou pas assez cuite (chair rose), grillades et rôtis " bleus " ou saignants, poissons et fruits de mer crus ou insuffisamment cuits, produits laitiers non pasteurisés, fromages mous, boissons en fontaine, cubes de glace d'origine douteuse, huîtres crues.
Une grande prudence est également nécessaire avec les excréments des animaux familiers ou autres qui peuvent être une source de contamination et entraîner des infections opportunistes graves. Voici les conseils du Collège des médecins de famille du Canada à ce chapitre :
Éviter tout contact avec des animaux de moins de six mois ou un animal qui a la diarrhée (risque de contamination par Cryptosporidium, Salmonella et Campylobacter).
Se laver soigneusement les mains après avoir touché à des animaux (surtout avant de manger).
Éviter tout contact avec les excréments des animaux de compagnie et, si c'est impossible, porter un masque et des gants pour changer la litière du chat.
Éviter tout contact avec des reptiles (serpents, lézards, iguanes et tortues) - risque de salmonellose.
Éviter tout contact avec des veaux et des agneaux et les fermes d'élevage de ces animaux.
Les animaux de compagnie nouveau-nés et très jeunes peuvent transmettre une cryptosporidiose. Les personnes séropositives qui songent à se procurer un nouvel animal familier ne doivent pas choisir un animal qui a la diarrhée, un chat ou un chien de moins de six mois ni un animal errant. Si elles veulent prendre le risque d'acheter un chiot ou un chaton de moins de six mois, elles devraient demander à leur vétérinaire de vérifier s'il est porteur de cryptosporidies avant de le toucher.
Traitements médicaux
Aucun de ces traitements ne guérit la maladie, mais grâce à eux, de nombreux patients peuvent vivre beaucoup plus longtemps qu'avant. Les traitements contre le VIH/sida comportent deux volets.
La thérapie antirétrovirale (trithérapie, cocktail)
On traite généralement le VIH au moyen d'un traitement antirétroviral hautement actif (HAART - Highly Active Antiretroviral Therapy), une puissante combinaison d'au moins trois médicaments. Ces antirétroviraux ralentissent la progression du VIH en s'attaquant au virus afin de réduire le plus possible la charge virale. Cependant, ils sont très chers et donc loin d'être accessibles à tous les patients, notamment dans les pays sans système public ou privé d'assurance-maladie.
Par ailleurs, leurs effets indésirables sont loin d'être négligeables : grande fatigue, maux de tête, perte de l'appétit, éruptions cutanées, diarrhée, fièvre, insulino-résistance, diabète, pancréatite (inflammation du pancréas), lipodystrophie (distribution anormale de la graisse à certains endroits du corps) pour n'en nommer que quelques-uns. Il faut donc trouver le meilleur équilibre possible entre l'efficacité du traitement et le maintien d'une bonne qualité de vie.
En outre, pour être efficace, ce traitement doit être suivi à la lettre, c'est-à-dire qu'il faut prendre les pilules tous les jours aux heures prescrites par le médecin, et donc être prêt à modifier ses habitudes de vie. En effet, contrairement à d'autres maladies courantes, le " taux d'observance " du traitement doit être très élevé pour maîtriser l'infection au VIH, prévenir la réplication du virus et empêcher l'apparition de résistances médicamenteuses. Tout le monde ne s'entend pas sur le moment idéal pour commencer un traitement antirétroviral. Selon les lignes directrices actuelles au pays, un traitement doit être amorcé sans hésitation lorsque :
la numération de CD4 est inférieure à 200 cellules/mm3 (si elle est inférieure à 350 cellules/mm3, le traitement peut être envisagé);
des symptômes graves ou une infection liée au VIH sont présents.
Il existe plusieurs types de médicaments antirétroviraux. Ils agissent à des stades différents en interférant avec le cycle de vie du virus.
Les inhibiteurs de la transcriptase inverse (ITI), par exemple l'AZT (zidovudine), la névirapine, la délavirdine, le ténofovir. Ces médicaments bloquent un enzyme nommé " transcriptase inverse " dont le VIH a besoin pour se reproduire. Ils comprennent les INTI (inhibiteurs nucléosidiques ou nucléotidiques de la transcriptase inverse) et les INNTI (inhibiteurs non nucléosidiques ou non-nucléotidiques de la transcriptase inverse).
Les inhibiteurs de la protéase (IP), par exemple, le saquinavir, l'indinavir, le ritonavir. Ces médicaments bloquent un enzyme nommé " protéase " dont le VIH a besoin pour se reproduire.
Si, avec le temps, les traitements deviennent moins efficaces, d'autres médicaments peuvent être employés : les inhibiteurs de fusion, qui empêchent la fusion entre l'enveloppe du VIH et la membrane de la cellule; les inhibiteurs d'entrée, qui empêchent la pénétration du virus dans la cellule; et les inhibiteurs d'intégrase, qui empêchent la multiplication du VIH dans la cellule.
Les médecins personnalisent le traitement en choisissant les médicaments adaptés à chaque cas. Il ne faut donc jamais partager ses pilules avec une autre personne atteinte.
La prévention et le traitement des infections opportunistes et des complications du sida
Il est nécessaire de se soumettre à des examens réguliers pour dépister certaines maladies à leur stade précoce, de se faire vacciner (voir la section " Prévention ") et de prendre des médicaments afin de prévenir les infections fréquentes chez les personnes aux prises avec le VIH/sida. Si une infection opportuniste se déclare, le médecin peut recommander de poursuivre le traitement même après la guérison afin d'empêcher une récidive.
En cas de cancer, on a recours à une chimiothérapie ou une radiothérapie.
Autres
Certaines personnes ont recours à la marijuana (Cannabis sativa) pour stimuler leur appétit. En effet, au Canada et aux États-Unis, le dronabinol (THC synthétique sous ordonnance) en capsules est approuvé pour stimuler l'appétit
APRES S'ETRE PRODUITS DANS UN MEME ALBUM
*Fally et Olivia sur un même podium à Kinshasa
La chanteuse américaine Olivia séjourne déjà à Kinshasa. Elle est venue se produire sur le même podium avec son collègue congolais Fally Ipupa. Ce concert intervient après leur featuring dans le dernier album de Fally « Arsenal des belles mélodies ». Les deux artistes vont jouer ensemble ce samedi 12 décembre 2009 à la Halle de la Gombe dans un spectacle intitulé « Chaise électrique ».
La particularité du spectacle, c’est que les deux artistes vont interpréter la chanson « Chaise électrique » qu’ils ont réussi à exécuter sur disque. Ce titre contenu dans le dernier opus de Dicap la merveille a beaucoup séduit les mélomanes congolais et étrangers.
Puisque nous évoquons le tube « Arsenal des belles mélodies », il faut signaler que l’album se positionne très bien sur le marché du disque kinois. Aujourd’hui, dans les différents bars et terrasses de la ville, ce sont es chansons de cette nouveauté de Fally qui sont exécutées et plaisent au public, à l’instar des titres comme « Une minute », « Délibération », « Nyokalessé », … D.M..
BCBG : Ségun Mignon rassure les fanatiques
« Soyons sérieux », c’est le titre du prochain album de JB Mpiana et son orchestre Wenge BCBG qui sera largué au courant de ce mois. A en croire le chef d’orchestre du groupe de Papa chéri, Seguin Mignon, tout est fin prêt outre quelques interventions de son patron. Seguin Mignon que nous avons rencontré a l’air serein. Il s’est dit confiant par rapport à la réussite de leur opus et rassure déjà leurs fanatiques. « Toutes les chansons que contient l’album en préparation sont d’une qualité exceptionnelle », fait savoir le chef d’orchestre de Wenge BCBG.
Pour être plus convainquant dans ses propos, le drummer nous a offert l’opportunité d’écouter un morceau de sa chanson qui fera partie de l’album. La chanson s’intitule « Eloko ya pema ». L’artiste n’a pas du tout tort d’affirmer ci-haut que leur produit est d’une bonne qualité. Car en écoutant ce morceau, on est vite convaincu du travail appréciable abattu par l’orchestre cher à JB Mpiana.
C’est une chanson qui d’abord a été bien travaillée du point de vue arrangement musical, surtout que l’auteur de l’œuvre, Seguin Mignon, est un drummer de grande envergure qui fait la fierté des drummers congolais. En s’entretenant avec nous, le chef d’orchestre de Wenge BCBG nous a fait savoir qu’il a déjà réalisé le clip de sa chanson.
Par ailleurs, Segun Mignon a essayé d’apaiser le public concernant le « silence radio » de son patron ces derniers temps. Il a déclaré que Papa chéri et son orchestre sont toujours présents sur scène en dépit du fait qu’ils étaient fort concentrés à la réalisation du tube « Soyons sérieux ».
Sur le plan scénique, le chef d’orchestre de Wenge BCBG explique : « Nous sommes parmi les rares groupes congolais qui se produisent tous les dimanches et ces concerts sont payants ». Toutefois, Seguin Mignon est revenu sur l’album en préparation en déclarant que le générique de ce tube pourra convaincre es mélomanes, surtout qu’il a été travaillé par des animateurs aux talents énormes à l’instar de Gentamycine Lissimo. D.M.
*Guy Moller et Swete Lesse relancent Dream team
Anciens sociétaires de l'orchestre Victoria Eleison de King Kester Emeneya, Guy Moller et Swete Lesse viennent de reprendre les activités de leur propre groupe, Dream Team, qui était abandonné par tous les fondateurs ayant choisi d'évoluer en solo. Pour la relance de leur groupe, les deux artistes ont déjà donné un concert à Brazzaville. Dans la suite, Guy et Swete préparent un album dont ils n'ont pas encore dévoilé le titre. Ils s'apprêtent aussi à effectuer une tournée en Afrique australe. Espérons que ces retrouvailles vont durer longtemps cette fois-ci..
*Céléo apprête 5 nouveaux clips de " Nzoto na nzoto "
Alors que son " générique " avait accroché à la sortie de l'album, " Nzoto na Nzoto " de Céléo + 10 a vite sombré dans les oubliettes, manifestement en raison d'un manque de promotion justifié, entre autres, par l'absence de clips. Apres une production avec Fally Ipupa à Maisha Park, l'artiste est rentré en studio pour réaliser un single intitulé "Opération kimia, kanga moyibi". Concomitamment, il finalise 5 nouveaux clips pour ajouter aux deux autres qu'il a pu réaliser lors de son dernier voyage en Turquie. En attendant, l'avenir de l'artiste et son groupe demeurent encore flou, tant le public n'a pas de leurs nouvelles..
*Jean Goubald lance "Normes" en 2010
Après son franc succès avec son tout premier album " Bombe anatomique ", Jean Goubald Kalala, artiste musicien et cinéaste, se trouve actuellement en studio où il prépare la sortie de son prochain album intitulé "Normes". Cet opus va comporter 9 titres et connaîtra la participation de Pascal Lokwa Kanza. Jean Goubald a également participé aux 6èmes jeux de la Francophonie à Beyrouth, au Liban, qui s'est tenue du 27 septembre au 06 octobre dernier.
*Lokwa Kanza apprête " Nkolo "
"Nkolo ", tel est le titre du prochain album que Pascal Lokwa Kanza prépare. Sa sortie est annoncée pour mars 2010. L'opus comporte une dizaine des titres dont un featuring avec Fally Ipupa. Autres participation : son jeune frère René Lokua et Kool Matope. " Chacun d'eux a un monde à lui…Fally avait un rêve de chanter avec moi et pour moi, c'est un bonheur de chanter avec lui ", a déclaré Lokwa à Radio Okapi qui livre l'information. Lokwa vient de séjourner à Kinshasa pour assurer l'avant promotion de cet album.
Guinée : la junte suspend sa participation aux négociations de Ouagadougou
Les militaires au pouvoir en Guinée ont décidé de suspendre leur participation aux négociations sur la crise guinéenne à Ouagadougou, jusqu'au "retour" dans ses fonctions de leur chef, le capitaine Moussa Dadis Camara, a annoncé mardi soir un ministre à la télévision d'Etat. "Pour le moment, notre participation aux négociations n'est pas bannie mais suspendue jusqu'au retour (au pouvoir, ndlr) du président", a déclaré à la télévision nationale le colonel Moussa Keïta, ministre secrétaire permanent du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD, junte).
Le capitaine Camara reste hospitalisé au Maroc où il a subi une intervention chirurgicale, après avoir été blessé par balle à la tête, le 3 décembre, par son aide de camp, Aboubacar Sidiki Diakité, dit Toumba, actuellement en fuite. La junte affirme qu'il "va bien" et qu'il "rentrera bientôt", mais cette version officielle est mise en doute par bon nombre de Guinéens qui s'interrogent sur l'état de santé réel du capitaine, qui n'a pas fait d'apparition ni de déclaration dans les médias depuis la tentative de meurtre.
"Nous savons que c'est dans la négociation, certainement, que le peuple ou la nation aura son salut. Mais, pour le moment, ce qui préoccupe le CNDD et le gouvernement, c'est la santé du président, c'est la quiétude interne", a expliqué le colonel Keïta, apparaissant en uniforme, dans une interview diffusée plusieurs fois dans la soirée par la radio-télévision guinéenne. Le capitaine Camara a été porté au pouvoir par l'armée, il y a près d'un an, le 23 décembre 2008, au lendemain de la mort du dictateur Lansana Conté (1984-2008) qui était malade depuis plusieurs années.
Le président burkinabè Blaise Compaoré a été nommé médiateur dans la crise guinéenne par la Communauté des états d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), après le massacre d'opposants par l'armée, le 28 septembre à Conakry, qui a fait au moins 150 morts selon l'ONU. Depuis le début des négociations, l'opposition réclame le départ des militaires du pouvoir, la nomination d'un civil à la tête du pays pour 10 mois et la "disqualification" de Dadis Camara pour la présidentielle prévue en 2010.
A Ouagadougou, M. Compaoré avait reçu séparément les délégations du pouvoir et de la junte qui lui avaient remis leurs propositions. Le 20 novembre, le président burkinabè a présenté un premier projet d'accord politique interguinéen, que l'opposition a catégoriquement rejeté. Son texte préconisait le maintien au pouvoir du chef de la junte pendant une transition de 10 mois et lui donnait la possibilité de se présenter à la présidentielle. Dimanche, une réunion du Groupe international de contact sur la Guinée est prévue à Ouagadougou.
AFP
Madagascar : Rajoelina rejette l'accord à trois signé à Maputo sur le futur gouvernement
Les leaders de trois mouvances malgaches se sont entendus mardi à Maputo sur la répartition des postes au sein du gouvernement de transition mais le nouvel homme fort de Madagascar Andry Rajoelina, absent à cette réunion, a rejeté cet accord le qualifiant d'acte de "haute trahison". Le président déchu Marc Ravalomanana et les ex-présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy ont établi à Maputo la liste de leurs candidats au gouvernement de transition, conformément à un accord signé en novembre à Addis Abeba. Les trois leaders ainsi que le président de transition Andry Rajoelina s'étaient alors entendus pour former un gouvernement dans lequel chaque mouvance devait recevoir six portefeuilles.
Selon la répartition établie à Maputo, la mouvance Ravalomanana obtient le Commerce et les Affaires étrangères, Ratsiraka les Finances et l'Energie et Zafy l'Environment et les Mines. Ils ont laissé plusieurs ministères clés à Andry Rajoelina, dont la Justice, l'Armée, l'Economie et l'Industrie. Mais ce dernier a rejeté le document signé mardi à Maputo par les leaders des trois autres mouvances.
Cet accord "porte atteinte à la souveraineté nationale" et constitue un acte de "haute trahison", affirme la présidence de transition dans un communiqué diffusé mardi soir à Antananarivo. M. Rajoelina avait refusé de participer à cette réunion expliquant ne pas vouloir négocier à l'étranger la composition du futur gouvernement.
En s'entendant ainsi, "les trois mouvances ont exprimé leur volonté d'éliminer Andry Rajoelina de la tête de l'Etat" et "de sortir de la Charte de la transition", poursuit la présidence indiquant, sans plus de détails, que M. Rajoelina "prendra les dispositions qui s'imposent".
Les quatre leaders avaient signé le 9 août, lors d'une première rencontre à Maputo, un accord sur une période de transition destinée à mettre un terme à la grave crise politique qui affecte Madagascar depuis janvier. Cet accord prévoit notamment l'instauration d'un nouveau gouvernement de transition composé de 32 ministres et l'organisation d'élections d'ici fin 2010.
Le chef de la médiation internationale Joaquim Chissano avait auparavant qualifié l'issue de cette rencontre de "pas en avant". "Maintenant, nous allons voir quels en sont les résultats", avait déclaré à la presse l'ancien chef de l'Etat mozambicain. Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), également médiateur dans cette crise, s'est cependant dit très "inquiet de l'impasse dans laquelle est plongée la formation du gouvernement d'unité nationale à Madagascar, ce qui pourrait compromettre les progrès réalisés jusqu'à présent pour mettre fin à la crise". AFP.
Mini brouille diplomatique entre la France et le Togo
Le Togo a expulsé un diplomate français, entraînant mardi une mesure similaire de Paris, sur fond de nervosité politique à quelques mois de lélection présidentielle où le président Faure Gnassingbé, fils du général Eyadéma, devrait rechercher un second mandat. Vendredi dernier, le ministère togolais des Affaires étrangères a signifié par une lettre à l'ambassade de France la décision des autorités de voir le premier secrétaire chargé du suivi de la politique intérieure, Eric Bosc, de quitter le Togo dans un délai de 15 jours. Le ministère reproche notamment à ce dernier de mener des "activités incompatibles avec son statut de diplomate". Interrogé par l'AFP, M. Bosc, qui est en poste à Lomé depuis plus de trois ans, s'est refusé à tout commentaire.
La décision togolaise a provoqué une réplique immédiate de Paris qui a décidé d'expulser un diplomate togolais. "La France a pris une mesure réciproque et a demandé le départ d'un diplomate de l'ambassade du Togo", a annoncé mardi Bernard Valero, le porte-parole du ministère des affaires étrangères. Selon lui, M. Bosc "n'a pas outrepassé sa mission" et fait preuve d'un "grand professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis légaux".
Bernard Valero était interrogé sur des informations selon lesquelles les autorités de Lomé reprocheraient au diplomate des contacts trop suivis avec l'un des candidats à la prochaine présidentielle, Kofi Yamgnane. Après une carrière politique en France, M. Yamgnane, 64 ans, est candidat à la présidentielle prévue le 28 février 2010. Originaire de Bassar (nord du Togo), cet ancien secrétaire d'Etat sous François Mitterrand et maire d'une petite commune de Bretagne, est détenteur de la double nationalité française et togolaise. AFP
Dépenser moins à Noël : c'est possible !
C'est la crise et même le Père Noël est touché. Rassurez-vous, il est possible de faire vivre un beau Noël à notre famille sans y laisser toutes ses économies.
Dans le temps des Fêtes, beaucoup de familles se mettent énormément de pression et en viennent même à oublier le véritable sens de la fête. Nous sommes toutes obnubilées par les attrayantes décorations, nous résistons mal à l'envie de céder à divers achats impulsifs et nous remplissons à craquer notre réfrigérateur " au cas où la visite débarquerait ".Et que dire du stress qui se rattache à la frénésie d'acheter et de se préparer pour les deux semaines les plus chargées de l'année?
Et puis, un jour, à cause d'une perte d'emploi, d'un temps dur à passer ou d'un congé de maternité, notre budget est plus serré… comme notre cœur à l'idée de diminuer les extravagances des dernières années. Comment faire pour que les enfants ne soient pas affectés par notre situation financière précaire et leur faire vivre un Noël tout aussi merveilleux?
L'esprit de Noël malgré tout
Il faut arrêter de croire que les plus beaux Noëls sont ceux qui coûtent le plus cher. Il se peut que notre budget plus serré nous fasse réfléchir sur le sens et les valeurs qu'on accorde à la fête de Noël. Cette réflexion nous poussera peut-être à instaurer de nouveaux rituels. Voici quelques exercices pour délimiter ce qu'on veut véritablement à Noël.
Quel est votre souvenir
le plus précieux des Noëls
de votre enfance?
Souvent, ce n'est pas un cadeau, mais une ambiance, une odeur, des rassemblements, les permissions spéciales ou une sortie qui est restée gravée dans votre mémoire. Misez là-dessus pour trouver comment transmettre l'esprit des Fêtes à vos enfants. Faites deux listes. Sur la première, écrivez ce que vous aimez vraiment faire à Noël, autant " regarder le sapin illuminé le soir tranquille " que " aller acheter des cadeaux ". Sur la deuxième, écrivez ce que vous faites, mais que vous n'aimez pas, autant parce que vous vous sentez obligée ou parce que c'est ainsi depuis des années sans que personne n'ait eu la force de changer les choses (" manger la tourtière de ma tante Rollande ", " donner un cadeau à ma sœur ", " recevoir 4 fois durant les Fêtes ", etc.). Soyez franche. Vous n'avez pas à montrer la liste à qui que ce soit.
Ensuite, essayez de voir comment vous pouvez changer les choses. En ayant sous vos yeux les irritants à un beau Noël, peut-être verrez-vous mieux les solutions qui s'imposent.
Moins de sous :
pas de panique!
Même si votre budget est plus restreint, il est possible de vivre un Noël tout aussi magique à notre famille. Parce que l'esprit de Noël est bien plus qu'une question de sous et de montagnes de cadeaux sous l'arbre. Les enfants n'ont pas à connaître vos dessous financiers, mais ils sont aussi capables de comprendre que cette année, vous ferez les choses différemment. Sans leur dévoiler que vos ressources sont plus limitées, vous pouvez simplement les informer que cette année, vous transformerez Noël. Impliquez-les dans vos décisions de famille sur la manière dont vous voulez vivre Noël. Si vous décidez de diminuer le nombre de cadeaux ou le montant que vous débourserez pour chacun, il peut être bon d'en parler tout de suite pour éviter les attentes démesurées et les déceptions amères le soir de Noël.
Bonnes idées
Idées en vrac pour dépenser moins pour les cadeaux sans lésiner sur le plaisir.
Délimitez un montant fixe pour chaque personne à qui vous offrez un cadeau et respectez-le. Pour gâter plus vos proches, essayez de " récupérer " ailleurs en offrant, par exemple, des gâteries faites maison au professeur ou à l'éducatrice. Il n'y a pas de petites économies.
Diminuez le nombre de personnes à qui vous offrez des cadeaux. Vous aviez l'habitude de donner des cadeaux à votre frère et votre belle-sœur, proposez-leur plutôt de cesser la pratique ou encore de la transformer en une sortie " d'adultes " durant l'année.
Vous tenez à offrir quelque chose quand même ou vous êtes gênée d'arriver quelque part les mains vides? Préparez des gâteries qui ne coûtent trois fois rien, mais qui font un effet immédiat comme du beurre aux pommes ou de la gelée de clémentines et de canneberges. Mettez le tout dans des pots en verre avec une jolie carte où il est inscrit " Pour un doux matin, consommer avec des croissants et beaucoup d'amour ".
Offrir du temps est probablement le plus gentil des cadeaux, car tout le monde en manque cruellement. Pour votre belle-sœur fatiguée, proposez-lui de garder les enfants un weekend complet, pour vos beaux-parents, devenez leur chauffeuse pour les amener au musée dans la ville voisine, etc. Pour vos enfants, sachez que des coupons de faveur " Congé de faire ton lit toute la semaine ", " Permission spéciale : tu peux te coucher une heure plus tard ce soir ", " Je prépare ton plat préféré ce soir ", etc. feront fureur! Certains couples préfèrent ne pas s'acheter de cadeaux du tout pour concentrer leur budget sur leurs enfants. Idée pratique. Vous pourriez simplement prendre le temps de vous écrire une lettre que vous vous échangerez une fois les enfants couchés en partageant une bonne bouteille de vin.
Commencez vos achats tôt dans l'année pour que tous les paiements ne vous tombent pas dessus en même temps.
Dites non aux échanges de cadeaux. Pratique populaire au bureau ou avec la famille élargie, sachez que vous n'êtes pas obligée de vous plier à la tradition. Dites simplement " Cette année, je passe mon tour! De retour l'an prochain! " Ne vous sentez pas gênée de décliner les occasions. Faites des choix.
Toute l'année, vous avez accumulé des Air Miles ou des points Optimum, c'est le temps de les dépenser pour compléter quelques emplettes.
Confectionnez des cadeaux. Réveillez vos talents pour diminuer votre marge de crédit. Faites un calendrier via le site de Jean-Coutu.com. Facile, rapide et effet garanti! Bricolez des petits trésors et mettez les enfants dans le coup.
Des cadeaux qui se dégustent? Voilà une attention qui fait toujours sensation. Becs sucrés ou amateurs de grignotines salées, vous pouvez trouver facilement des recettes faciles à offrir.
Par Nadine Descheneaux (in mamanpourlavie.com)
Cinq conseils pour les achats de Noël
Chaque année, on répète nos erreurs d'achats à la dernière minute et de budget explosé par ces achats de dernière minute? Voici 5 conseils avisés pour vos achats du temps des Fêtes. Si ce n'est pas déjà fait, c'est le temps de faire le tour des enfants et des proches pour vérifier quels sont les cadeaux souhaités cette année et ceux qui feront parties de la liste des achats.
1. Faites une liste
et un budget
Si vous avez fait une liste des cadeaux à acheter, vous avez une bonne idée du montant de la facture totale, même s'il faut tout de même prévoir des imprévus et des variations dans les prix par rapport à nos attentes!
Si le gène de la fourmi vous a été transmis, vous avez déjà le montant des cadeaux de Noël dans votre compte bancaire et vous pourrez tout payer comptant. Dans le cas contraire, vous regardez la liste avec une grimace… Calculez dans ce cas le montant réaliste que vous savez pouvoir consacrer aux cadeaux sans nuire aux dépenses courantes de la maisonnée. Et c'est ce montant qui est votre budget de Noël. Évitez les achats impulsifs sur carte de crédit qu'on sait pertinemment ne pas pouvoir rembourser avant de longs mois. Il est toujours possible de faire de bons achats sans y consacrer une fortune.
2. Planifier avec Internet
Au lieu de faire une tournée longue et épuisante des magasins, faites du lèche-écran! Presque tous les magasins ont un site internet présentant leurs produits, certains offrant même de vérifier si l'article est disponible en magasin et dans quelle succursale. Précieux pour nous éviter de faire la moitié de la ville pour trouver un article vedette. Et on peut magasiner à l'heure qu'on veut, de nuit comme de jour! Le rêve!
On visite plusieurs sites, on prend des notes, on compare, on ajoute les pages dans nos signets favoris pour y revenir plus tard et on se donne quelques jours pour y penser. L'achat n'en sera que plus réfléchi et apprécié, surtout que vous aurez sauvé du temps et sûrement de l'argent!
Si on habite loin des grands centres ou qu'on n'aime pas trop l'intensité du magasinage des Fêtes, on achète en ligne! Bien sûr, on s'en tient à des bannières réputées qui ont fait leurs preuves dans le domaine, par exemple Sears, Future Shop, Bureau en gros, Indigo Chapter's, Archambault, Renaud-Bray et ToysRus et on se renseigne sur leurs frais de livraison, les délais pour la période des Fêtes, la politique de retour, etc.
3. Surveiller les rabais
Depuis quelques années, les soldes de Noel commencent plusieurs semaines avant. Les commerces rivalisent d'offres pour nous attirer. Pour une fois, conservez les circulaires au lieu de les mettre au recyclage et comparez les articles dans les publications imprimées et électroniques des grands magasins. Des articles sont parfois offerts à 50 % de rabais pour attirer une grande clientèle. À nous d'en profiter pleinement, sans pour autant acheter en trop grande quantité bien entendu.Comme pour les achats en ligne, renseignez-vous sur la politique de remboursement ou d'échange. Si vous achetez un article en novembre sera-t-il échangeable ou remboursable à la fin décembre ou même en janvier?
4. Attention aux
cartes-cadeaux
On pense faire plaisir en donnant carte blanche, mais il est de plus en plus démontré que les cartes-cadeaux ne sont pas utilisées par plusieurs et donc que le cadeau n'est jamais " consommé ". Il vaut souvent mieux donner directement de l'argent qu'une carte-cadeau dans ce cas.
Vérifiez aussi les dates d'expirations et la politique d'utilisation de chacune des cartes. Ce n'est pas un domaine règlementé (on parle de le faire, mais ce n'est pas encore le cas) et il y a toutes sortes de situations qui pourraient poser problème comme la date d'expiration hâtive, l'absence de succursale dans l'environnement immédiat de la personne à qui on donne la carte, etc.
5.Choisissez vos batailles!
Il est très éprouvant de magasiner dans les pointes du temps des Fêtes. Les weekends et certains soirs de semaine, les centres sont tellement pleins qu'on se décourage avant d'avoir terminé nos achats! Si c'est possible faites vos achats en début de semaine, les lundis et mardis soirs sont vraiment parfaits pour magasiner en relative tranquillité! Sinon, en début de journée les weekends vous aurez le temps de faire une bonne virée avant que les magasins débordent de clients. Habillez-vous moins chaudement, portez votre manteau à la consigne du centre commercial, prenez une pause café pour vous reposer un peu, faites tout ce qu'il faut pour rendre votre sortie amusante plutôt qu'éprouvante. Par Sonia Cosentino (in mamanpourlavie.com)
Survivre au temps des Fêtes
Autant la période des Fêtes est attendue avec joie par certaines, autant elle peut être synonyme d'épuisement pour d'autres. Est-il possible de survivre au temps des Fêtes?
La visite
Qui reçoit cette année? On retourne dans le patelin familial pour deux jours : avec toutes les festivités de Noël. Pour un court temps, nous devenons la vedette la plus réclamée en ville. Difficile de faire la tournée des copines encore dans la région, si l'on réussit malgré tout à en visiter une, que diront les autres? Nous sommes aussi demandées auprès de la belle-famille, de la grand-mère en hébergement, des cousins et des cousines qui viennent également d'avoir un bébé. À quel endroit finira-t-on la soirée? Entre deux chicanes à marcher sur des œufs toute la soirée pour éviter les discussions qui pourraient s'envenimer entre la tante Berthe et le beau-père. Ouf! C'est démoralisant ce portrait! Heureusement, il y a d'autres alternatives pour alimenter davantage la magie de Noël!
Si la famille est distancée, plutôt que de passer son temps des Fêtes au poste de Météo Média à craindre les tempêtes, alternez les années de réception. Une année chez la belle-famille à 2 heures de route, l'année suivante, elle est invitée chez soi et un voyage unique se fera dans la famille à 3 heures de route. Entourez-vous des gens que vous aimez et respectez vos choix. Après tout, tante Berthe n'a probablement aucune envie de réveillonner sous le même toit que vous si cela se termine toujours en chicane.
Les repas
La tourtière (du Lac ou non), la fameuse dinde du jour de l'An, les beignes, la bûche, les biscuits aux formes de Noël et tout le tralala. Je viens de prendre cinq livres seulement en l'écrivant! Qui a dit que c'est l'hôte qui doit tout préparer? La famille se fera un plaisir de contribuer en apportant un plat. En prévision de cette période, faites de votre congélateur un grand ami, celui qui entrepose pour vous quantité de desserts et petites bouchées! Il existe une multitude de mets préparés dans les épiceries. La traditionnelle recette de biscuits de maman est irremplaçable? Jumelez la confection de desserts et de bouchées avec une soirée de filles ou un après-midi " cuisine " en famille. Un passe-temps original et du stress en moins!
Les enfants sont petits et réveillonner jusqu'aux petites heures du matin vous rebute? Proposez l'option brunch, plus conviviale pour les enfants.
Jean n'aime pas les oignons, Jacinthe est végétarienne et Nicolas allergique aux arachides… Vous ne pouvez faire plaisir à tout le monde! Mis à part les allergies, assurez-vous d'une certaine diversité de plats simples de l'entrée au dessert. Chacun y trouvera son compte, sinon, tant pis!
Les cadeaux
Courir les magasins à la dernière minute? Non merci pour moi. Tout au long de l'année, c'est possible de profiter des spéciaux pour combler nos êtres chers. Une armoire ou cachette secrète à la maison peut accumuler le tout jusqu'au grand jour. C'est donc Noël à l'année, du moins pour gâter ceux qu'on aime, c'est bien non? Vouloir trouver le cadeau parfait, LA chose qui plaira et qui sera gravée dans les souvenirs pour des années est sans doute le moyen le plus angoissant qui soit de préparer Noël. Arrêtez de vous casser la tête, ce sont souvent les petites attentions qui restent dans le cœur des gens le plus longtemps. Par exemple, emballez un chèque-cadeau dans une boîte originale peinte à la main qui pourra resservir.
L'échange de cadeaux avec liste peut faire sauver bien du temps et de l'argent!
Trouver des idées de cadeaux pour les enfants au nom des autres (grands-parents, tantes, oncles) devient un casse-tête? Ouvrez un compte pour les études ou autres activités et demandez les cadeaux en argent. Lorsqu'ils sont petits, une petite voiture ou une poupée sous le sapin fera leur bonheur!
Les activités
Patins, glissades, marche de Noël, jouer dehors? L'important est de profiter du temps en famille. Bien préparer la période des fêtes permet, une fois le temps venu, de profiter pleinement des petits plaisirs de la vie. Ces moments en famille dans lesquels nous profitons du grand air et des plaisirs de l'hiver, c'est, selon moi, l'essentiel de la magie des Fêtes. Pour vous, quel est l'essentiel? Cessez de courir pour faire plaisir à tout le monde. Commencez par créer le Noël idéal pour vous, il y a de bonnes chances que la magie se crée d'elle-même et se propage autour de vous. Faites un pied de nez à tout ce qui est stressant et concentrez-vous sur ce qui compte vraiment pour vous, c'est ça survivre au temps des Fêtes! Claudie Arsenault, Coach professionnelle, conciliation travail-famille
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