Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3503 du VENDREDI 11 DECEMBRE 2009
Compte à rebours

Pour Joseph Kabila, le compte à rebours a véritablement commencé. Le Raïs vient d’amorcer la dernière ligne droite de son quinquennat. Le temps de bail qui lui reste est plus court que celui qu’il a déjà consommé depuis la signature du contrat avec le souverain primaire. Dans un peu moins de deux ans, le compteur sera remis à zéro. 2009 étant déjà à son crépuscule, Joseph Kabila n’a plus guère que 2010 pour convaincre. Non pas par le verbe- c’est qu’il a fait à la perfection à l’occasion de son discours sur l’état de la Nation-, mais avec le pain. Car, la vraie attente partagée de Congolais est le ventre que l’ on nomme pudiquement «social».
Visiblement, le Président paraît avoir intégré la sempiternelle angoisse existentielle de Zaïrois d’hier et congolais d’aujourd’hui. Dans son message à la Nation, via le Congrès, le Raïs a placé 2010 sous le signe du social. Empêtrés dans le train train quotidien, les Congolais peuvent s’accrocher à cet ultime espoir comme alternative à une fin d’année que le plus grand nombre passera dans la méditation. Ce, en attendant 2010. Seulement voilà, 2010 n’est pas un horizon lointain. C’est dans une vingtaine de jours. Autant dire que les Congolais s’attendent à commencer à recueillir, enfin les dividendes sociaux du quinquennat dès l’entame de la nouvelle année.
Symétriquement, le Chef de l’Etat a l’obligation due résultat. De lui, on n’attendra plus un énième discours qui serait, dans tous les cas, une adresse de plus, voire de trop. Dans un an, le prochain message à la Nation, à travers les deux Chambres, se déclinera en termes de bilan. Rien que ça.
On l’aura compris. Paraphrasant le même Ecclésiaste, on peut dire qu’il y a un temps pour parler et un temps pour agir. Pour le Président, l’heure est à l’action. Et le temps n’est plus le grand allié du Raïs. S’il est encore maître de son agenda, Joseph Kabila l’est moins du temps qui file inexorablement. José NAWEJ


Vous avez dit Copenhague ?
L’avenir de la planète terre se joue, depuis hier, à Copenhague. D’ici au 18 décembre 2009, les dirigeants de principaux pays riches - mais aussi pollueurs - auront convergé dans la paisible capitale danoise. L’enjeu de ce sommet planétaire est justement l’avenir de la... planète. La nôtre. La terre est menacée par le réchauffement climatique. Ce dérèglement est dû , pour l’essentiel, à l’action de l’homme. Plus exactement à l’émission des tonnes et des tonnes de gaz à effet de serre. Les plus grands pollueurs de l’environnement se recrutent parmi les pays hautement industrialisés-Etats-Unis en tête- et les nations dites émergentes. A Copenhague, le pari partagé ou attendu (c’est selon) est d’arriver à réduire de moitié l’émission de dioxyde de carbone d’ici à 2050. C’est à cette condition que l’on pourra inverser la tendance actuelle au réchauffement climatique dont les conséquences se déclinent en termes de fonte des glaces dans les zones polaires , la remontée des eaux et autres inondations.
Vu d’Afrique et plus précisément de la Rdc, ce sommet mondial sur l’environnement peut paraître anecdotique. Englués dans les difficultés primaires, les Congolais n’ont même pas le temps de placer l’écologie-un vrai néologisme dans le vocabulaire local-au coeur de leurs préoccupations. Prêcher l’a.b.c. de l’écologie à des populations encore en butte à la seule survie s’apparenterait à priori à de l’indécence. Tout l’enjeu environnemental passe pour le cadet de soucis du congolais d’en bas, et donc de la majorité silencieuse.
Moralité, seule une poignée de cols blancs évoluant dans des cercles aseptisés de Kinshasa parlent environnement. Certains par vocation, d’autres par nécessité professionnelle, d’autres encore par opportunisme. L’écologie étant un nouveau créneau pour qui rêve de voir s’ouvrir les vannes des écluses financières.
Pour autant, le danger écologique guette l’humanité tout entière. Pollueurs et victimes de la pollution sont embarqués dans un même navire. Nous coulerons tous ensemble ou serons sauvés ensemble. Car les retombées destructrices du réchauffement climatique affecteront indistinctement la terre entière. Plus grave, une fois de plus, nous ne serons pas égaux devant ce tsunami à l’échelle planétaire. Les pays pauvres paieront le plus lourd tribut. Alors, Copenhague ne concerne pas que les autres.
Qui plus est, avec sa faune phénoménale et son hydrographie hors du commun, la Rdc devrait jouer un rôle majeur dans la géopolitique du climat qui se met en place. Kinshasa pourrait même monnayer au prix fort son statut de poumon du monde après l’Amazonie. Tout le problème est de savoir si au-delà des postures folkloriques bien de chez nous, les autorités congolaises ont pris la juste mesure des enjeux de Copenhague et des perspectives que ce sommet pourrait ouvrir. José NAWEJ































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
DEUX GOUVERNEURS DE PROVINCE DANS LA TOURMENTE DE LA «TOLERANCE ZERO»
Le PGR se saisit des cas Jean-Claude Baende et Julien Paluku
Deux dossiers judiciaires viennent d'être ouverts à l'Office du Procureur Général de la Justice contre les Gouverneurs de province Julien Paluku (Nord Kivu) et Jean Claude Baende (Equateur). Le PGR Flory Kabange Numbi, qui a personnellement livré l'information hier à Radio Okapi, fait savoir, en effet, qu'il a déjà entendu les deux intéressés dans le cadre de l'instruction de leurs dossiers respectifs.
Julien Paluku Kahongya a, en effet, été interrogé pendant trois jours au Parquet général de la République sur les griefs de mauvaise gestion et malversations financières. La démarche judiciaire fait suite à une plainte déposée en date du 23 novembre par l'Assemblée provinciale du Nord Kivu sous la signature de son Vice-président Jean Mukinti Baumbilia Kisoloni. La lettre de mise en accusation et autorisation de poursuites des Gouverneurs et vice-gouverneur pour "détournement des deniers publics et non réalisation des recettes assignées" faisait suite à l'adoption, par cette même assemblée (32 voix sur 42) d'une décision ad hoc après examen d'un rapport d'enquête sur la gestion de Paluku..

Pour faire les choses dans les règles de l’art, l'Assemblée provinciale a tenu à demeurer à cheval sur la procédure. Elle a, d'abord, transmis au Chef de l'Etat le rapport accablant de la commission d'enquête parlementaire chargée de contrôler l'exécution du budget 2008 et du premier trimestre 2009 du Nord-Kivu (rapport adopté par l'Assemblée plénière du 08 octobre 2009) avant de saisir la justice 30 jours après cette transmission.
Dans les différents griefs à charge du chef de l'exécutif provincial, les députés provinciaux reprochent à Julien Paluku la tenue d'une double comptabilité, l'une gérée officiellement par un comptable et un ordonnateur délégué, et l'autre par le conseiller financier du Gouverneur. Cette situation aurait ainsi été à la base d'une saignée des finances de la province, entraînant ainsi l'arrêt de certains projets d'investissement. De même, les députés provinciaux reprochent à Paluku le fait de n'avoir pas réalisé les assignations prévues pour la période couverte par l'enquête.
Quant au Gouverneur de l'Equateur, Jean Claude Baende, le PGR a dit l'avoir entendu également pendant trois jours avant d'ouvrir un dossier sur lui. Mais pour poursuivre l'instruction de son dossier, il a adressé au Sénat une correspondance pour solliciter le rapport de la commission dite Lunda Bululu qui accable le Chef de l'Exécutif provincial de l'Equateur. Ce rapport, a-t-il indiqué, ne lui est pas encore parvenu. Les auditions qu'il a faites avec Baende l'ont été sur base des rumeurs et des informations puisées dans la presse, a encore fait savoir Flory Kabange.
Le 29 novembre dernier, le Sénat avait adopté le rapport d'enquête de la commission Lunda Bululu sur la gestion des fonds alloués à la province de l'Equateur par le Gouvernement central ainsi que le dysfonctionnement observé dans la marche des institutions provinciales. Ce rapport découlait d'une enquête qui s'était déroulée pendant huit mois dans des conditions fort défavorables. La commission avait, en effet, rencontré une fin de non recevoir du Gouverneur Baende, alors intérimaire, qui avait également interdit à ses collaborateurs de recevoir les membres de ladite commission. : "L'autorité provinciale a pris la ferme décision de vous interdire toute collaboration avec la commission sénatoriale de contrôle, et ce, en attendant l'Arrêt de la Cour suprême de Justice, relatif à la requête y introduite pour avoir une bonne interprétation de la légalité constitutionnelle de cette commission. Toute désobéissance à la présente n'engage que son auteur et l'expose de surcroît, à des sanctions administratives très sévères ", peut-on encore lire dans la note circulaire no 2010/0945/ Cab/ Progou/ Eq/ Sa/L,/2009 signée par Baende. Celui-ci considérait que la province ne peut pas être contrôlée par le Sénat et s'en tenait à un contrôle effectué par l'Inspection générale des finances.
Au terme de l'enquête, la commission Lunda a constaté, sur le fonctionnement des institutions, que celles-ci connaissent un dysfonctionnement sans précédent en raison de la mauvaise gestion des ressources financières. La vie des institutions tourne autour des libéralités auxquelles s'adonne le Gouverneur sur les fonds de la province.
Ce jeu aurait ainsi occasionné d'importants détournements de fonds. Conséquence : le Gouverneur se voyait contraint d'assurer seul le suivi de certains travaux au détriment des entités territoriales concernées. Elle parle, par exemple, de l'exécution des travaux d'assainissement de la ville de Mbandaka par le Gouverneur a.i. en lieu et place de la Mairie ; la gestion directe des fonds destinés aux ETD par le Gouverneur qui achète lui-même les matériels et d'autres biens; la perception par Baende des impôts et taxes revenant à la ville, notamment les taxes de la voirie et de la circulation routière. Mêmes cadavres dans les placards des finances publiques. Ici, la commission a retracé une filière de détournement des fonds envoyés par Kinshasa à par de la succursale de la Banque centrale à Mbandaka. A titre d'exemple, on relève le cas des comptes de l'ordonnateur délégué, du développement provincial et de l'Assemblée provinciale sur lesquels des fonds ont été ponctionnés au profit du Gouverneur et ses proches.
C'est donc l'ensemble de ces données que le PGR attend de recevoir officiellement du Sénat pour poursuivre son dossier à charge de Jean Claude Baende. Pour le moment, on retient que Baende et Paluku se trouvent ainsi dans les sillages de José Makila qui avait été défénestré de la tête de l'Equateur après un dossier de l'Assemblée provinciale qui avait fini en justice. Jonas Eugène KOTA

ENJEUX DE L'HEURE
AVEC 251 DEPUTES SUR 351 A L'ASSEMBLEE NATIONALE
Matthieu Mpita lavé de tout soupçon
Comme nous l'avions écrit dans notre édition d'hier, le verdict est enfin tombé à la chambre basse du Parlement où les élus du peuple ont agi en âme et conscience et en toute objectivité. La motion de défiance initiée par le député Abdoul Ngoma Kosi contre le ministre des Transports et Voies de Communications, Matthieu Mpita, est désormais transformée en motion de «confiance». Et ce, à l'issue du vote à bulletin secret qui a permis aux députés de rejeter ladite motion. Sur 351 votants 78 députés ont tenu au départ du ministre, 19 se sont abstenus, 251 députés ont voté pour à son maintien au sein du gouvernement et le bureau de vote a enregistré 3 bulletins nuls.
Face à ces résultats, la plénière dirigée par le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, a rejeté la motion du député Abdoul Ngoma Kosi. Voilà qui fait que le ministre des Transports et Voies de Communications pousse un ouf de soulagement et remercie le bon Dieu qui a amené les députés nationaux à traiter cette question avec beaucoup d'objectivité. Très satisfait d'avoir réussi l'épreuve de feu qui a failli le pousser à quitter le gouvernement, le ministre des Transports et Voies de communications n'a pas manqué d'embrasser le député Abdoul Ngoma, auteur de la motion de défiance, avant de quitter le salle des congrès. Ce geste de sportivité a été salué par l'ensemble de la Représentation nationale. A la presse, Matthieu Mpita n'a pas manqué d'exprimer son émotion : " Je remercie le président de l'Assemblée nationale pour la sagesse avec laquelle il a dirigé les débats. A tous les élus, je présente mes remerciements pour la qualité du travail abattu surtout qu'ils ont compris que je ne suis pour rien et que l'opération d'acquisition du bateau Ngole Iliki de la RVM était bouclée avant que je ne sois en fonction. Je suis très reconnaissant à l'endroit du député Abdoul Ngoma dans la mesure où il a permis à la représentation nationale d'être édifiée sur la question ".
Il convient de souligner que le député Abdoul Ngoma Kosi s'en prenait au ministre des Transports pour la co-activité et la négligence à ses yeux coupable du fait d'avoir failli au contrôle des résultats techniques du bateau " Ngole Iliki ". Dans les débats, les avis des députés étaient partagés. Les uns ont démontré que la motion du député Abdoul Ngoma n'était pas fondée dans la mesure où le dossier d'acquisition du bateau Ngole Iliki de la RVM était conclu pendant que l'actuel ministre n'était pas encore au gouvernement. " L'opération d'acquisition de cet outil était bouclée depuis le mois d'août 2008. Le ministre Mpita a pris ses fonctions le 2 novembre de la même année ", ont démontré certains députés. D'autres ont soutenu que sur base du principe de la continuité des affaires de l'Etat, l'actuel ministre des Transports est obligé de répondre pour avoir trompé la population sur la qualité du bateau dont la vétusté reste perceptible, à leur avis. Contrairement aux autres motions déjà vécues à l'Assemblée nationale, la plupart des députés (Majorité et Opposition) étaient contre la démarche de leur collègue, auteur de la motion. " Notre collègue n'a pas approfondi les recherches pour pouvoir initier cette action. Les informations en notre possession sont claires que le ministre actuel n'y est pour rien du fait qu'il a trouvé le marché déjà conclu. Par conséquent, cette motion est sans objet ", ont argumenté d'autres députés.
Dans sa réplique de mercredi, le ministre de Transports et Voies des communications a, en effet démontré son innocence quant à la procédure d'acquisition dudit bateau. "Dans l'entendement collectif, la co-activité implique l'accomplissement d'un acte, conjointement avec ou plusieurs autres personnes. Cela supposerait que dans le cas d'espèce, nous aurions agi de concert avec notamment les mandataires de l'entreprise concernée. En ce qui concerne l'exercice du pouvoir tutélaire dans le cas du bateau Ngole Iliki, j'informe l'auguste assemblée que la décision d'achat dudit bateau prise par le comité de gestion et le conseil d'administration de la RVM respectivement lors de leurs réunions du 23 juillet et 20 août 2008, dont les procès verbaux ont été transmis à la tutelle le 15 août 2008, ainsi que les opérations consécutives de payement fractionné du prix de la vente ont toutes été bouclées avant la date de notre prise de fonction. La vérité est que nous ne sommes intervenu d'aucune manière et à aucun moment dans la procédure d'acquisition du bateau Ngole Iliki. Lorsque nous avons pris nos fonctions le 02 novembre 2008, l'acquisition dudit bateau était totalement bouclée. Pour vous en convaincre, l'honorable Abdoul ne reprend dans la motion aucun acte qui aurait engagé ma personne ", a répondu le ministre Mathieu Mpita aux députés en plénière.
Le ministre des Transports a, dans sa réponse, rejoint les propos de nombreux parlementaires qui ont soutenu son innocence dans cette affaire du bateau Ngole Iliki. "Le réception était purement symbolique au titre du baptême du bateau. Elle n'est pas à confondre avec la réception administrative et technique telle qu'organisée par la réglementation sur le marché public. Les services techniques ont, après contrôle technique, subordonné l'exploitation du bateau Ngole Iliki à l'accomplissement par le propriétaire de tous les travaux nécessaires relevés dans l'expertise des enquêteurs réalisées. A la suite des constats relevés, il a été recommandé à l'armateur de faire passer le navire par la cale sèche, de connecter les appareils de communications et de sondage avec le système en place, de doter l'équipage du navire d'un statut de haute mer ,etc. Les experts ont conclu que le bateau Ngole Iliki est dans un état de navigabilité conforme et il peut techniquement être exploité sans problème ", a signalé le ministre des Transports. Au regard de l'objectivité avec laquelle les élus, de toutes les tendances politiques confondues, ont examiné la motion de défiance initiée par leur collègue Abdoul Ngoma, le verdict des urnes ne pouvait que donner ce résultat qui blanchit le ministre Mpita qui peut continuer à travailler normalement à son poste. Dorian KISIMBA


REAGISSANT A LA PLENIERE D'HIER
Robert Mbwinga invite les députés à visiter " Ngole Iliki " pour se rendre compte de son état
Le rejet de la motion de défiance initiée par le député Abdoul Ngoma contre le ministre des Transports et Voies des Communications a réjoui plus d'un agent du ministère et plus particulièrement de la Régie des voies Maritimes (RVM). En fait, le bateau " Ngole Iliki " dont l'acquisition a été initiée par les membres du comité de gestion et du conseil d'administration de cette régie a été à la base de la motion qui a failli emporter non seulement le ministre Mpita mais aussi (à la longue) les gestionnaires au quotidien de la RVM.
Après le rejet de la motion à la séance plénière d'hier à l'issue du vote, l'administrateur délégué général de la RVM, Robert Mbwinga, n'a pas caché ses sentiments. " Nous sommes très satisfait de la façon dont les débats se sont déroulés. Le bateau acquis est en bon état. Je tiens même à inviter les députés à descendre avec nous à Boma pour visiter le bateau Ngole Iliki qui nous conduira jusqu'à Moanda. Il suffit qu'ils arrivent sur place pour effectuer un tour dans le navire en vue de se rendre effectivement compte de son état. Je suis convaincu qu'ils ne seront pas déçus ", a déclaré l'ADG de la RVM.
Dans l'entendement du patron de la RVM, ce déplacement permettra aux élus du peuple de conclure que c'est le député, auteur de la motion, qui n'a pas été franc. " Le ministre n'a pas menti à la Nation. Mais c'est l'initiateur de la motion qui ne s'était pas bien informé ", a déclaré Robert Mbwinga qui ne cesse de souligner que la présence des élus du peuple pourra apporter toute l’information sur l’état du bateau multifonctionnel que la Régie a acquis pour accomplir ses missions.
Il convient de rappeler que les essais effectués avec ce bateau ont démontré l'effectivité de la logistique de sondage bathymétrique, de la pose de bouée de balisage et du bon état de navigabilité. Ce navire est aujourd'hui prêt à voguer vers les eaux profondes et rendre service en toute sécurité à la Nation qui, par cette acquisition, a amélioré sa capacité de sondage des fonds du fleuve et de l'océan, de balisage et de communication en mer. " Il est important qu'une délégation parlementaire visite Ngole Iliki pour se rendre compte de ses performances ", a souligné l'ADG de la RVM qui n'a cessé de féliciter le travail de qualité abattu par les députés en plénière.
Dorian KISIMBA et Mathy MUSAU
INFOS INFOS
Le président de la CPI en visite officielle en RDC
Le président de la Cour pénale internationale (CPI), Sang Hyun Sung, a foulé, mercredi le 09 décembre 2009 à 22h00, le sol congolais pour une visite officielle.
Le n°1 de la CPI a expliqué que sa visite se place sous le signe de la facilitation du processus judiciaire en RDC afin d’améliorer la situation des victimes de guerre qui souffrent et attendent leurs indemnisations.
Selon lui, l’objectif de sa visite en RDC vise également, d’une manière ou d’une autre, de voir comment améliorer et étendre les activités de sa structure dans ce pays.
Parce que pour lui, il est maintenant temps que la RDC et sa population soient en paix, en passant à la vitesse de croisière pour traquer certains fauteurs de troubles qui entretiennent à tout bout de champ l’insécurité, incertitude et la désolation dans ce pays.
L’agenda de M. Sang Hyun Sung est très chargé. Hier, jeudi 10 décembre, il a assisté au Palais du Peuple, à une réunion internationale organisée par le Groupe des parlementaires pour l’action globale. Ensuite, le patron de la CPI aura une séance de travail avec les autorités judiciaires congolaises et d’autres personnalités de marque.
Il sied de signaler que le président de la CPI est venu s’enquérir de la déliquescence de l’appareil judiciaire congolais afin d’avoir une idée précise de son fonctionnement. Il a aussi laissé entendre que c’est pour la première fois dans l’histoire qu’un président de la Cour pénale internationale foule le sol congolais.
Le ministre de la Justice, Luzolo Bambi Lesa, a précisé que le patron de la CPI n’est pas juge pour enquêter sur le dossier Jean Pierre Bemba qui est, pour le moment, detenu en prison jusqu’à son procès. C’est la conséquence de la décision rendue en conclusion de l’Appel interjeté en août dernier par le procureur Luis Moreno O’Campo contre la décision de mise en liberté provisoire du chairman du MLC.
A sa descente à l’aéroport international de N’Djili, il a été accueilli chaleureusement par le ministre congolais de la Justice et Garde sceaux, Emmanuel Luzolo Bambi Lesa. Simard Simon TSOUMBOU.

Jed salue le recul des atteintes à la liberté de la presse en 2009
A l’occasion de la journée mondiale des Droits de l’homme célébrée le 10 décembre, Journaliste en danger (Jed) a respecté son rendez-vous annuel de la présentation de son rapport sur « l’état de la liberté de la presse en RDC et dans huit pays d’Afrique centrale ». Il se dégage de ce rapport qu’au cours de l’année 2009, la situation des atteintes à la liberté de la presse a connu un recul de 31,8% par rapport à 2008 en RDC, tandis que le Cameroun reste la plus grande prison en Afrique centrale avec 4 journalistes emprisonnés.
Dans son rapport intitulé : « liberté de la presse au quotidien : entre la peur et la survie », Jed révèle que 75 cas d’atteintes à la liberté de la presse ont été constatés en RDC au cours de l’année 2009 contre 110 cas en 2008, soit une amélioration de la situation de l’ordre de 31,8%. Selon cette Ong de défense et de promotion de la liberté de la presse. Kinshasa, qui concentre le plus grand nombre de journalistes et médias, est la ville la plus répressive avec 28 cas sur le total observé. La province du Sud-Kivu demeure la plus dangereuse pour les journalistes avec un journaliste tué, soit le 3ème de la série depuis 2007.
Jed a également, selon le rapport observé le fait que le recul de la répression contre la liberté de la presse ne s’est pas accompagné, au cours de cette année, d’une amélioration qualitative du contenu des médias. Il situe l’explication de ce paradoxe, dans « la psychose de peur » et « les préoccupations de survie » dans le chef des journalistes et médias.
Depuis 2005, au moins un journaliste est tué en RDC chaque année. La manière dont se déroulent les procès et les enquêtes ne sont pas pour sécuriser les journalistes. D’où, les sujets dits sensibles ne sont plus traités ou le sont de manière superficielle.
Par ailleurs, indique le rapport, face à la crise qui n’épargne pas les entreprises de presse aux salaires insuffisants ou qui ne tombent plus, et l’effritement du marché de la publicité, la communication institutionnelle et la propagande ont pris le dessus sur l’information. « Les questions de société derrière lesquelles ne se trouve aucun sponsor trouvent peu de place dans la plupart des médias ».
Le rapport de Jed signale également la coupure du signal d’émission en modulation de fréquence, de Radio France Internationale (RFI) par le Gouvernement. Dans le même registre, Jed déplore « les conditions d’accréditation en RDC des journalistes de la presse étrangère qui ont été renforcées ».
Pour ce qui est des autres pays de l’Afrique centrale, Jed note que les crises politiques, les élections et l’instabilité qui ont caractérisé la région de l’Afrique centrale ont porté des coups durs au travail des journalistes et des médias désormais soumis à la censure et à l’autocensure. C’est le cas au Congo-Brazzaville où Jed « stigmatise le chaos des enquêtes policières sur la mort de Bruno Jacquet Ossébi et sa famille à la suite d’un incendie dont l’origine tarde encore à être élucidée. Neuf mois après la mise sur pied de la commission rogatoire chargée d’élucider ce mystère dans la huitaine, aucune conclusion n’a été rendue publique ».
Le rapport de Jed met aussi l’accent sur le Cameroun qui est devenu, « en 2009, la plus grande prison d’Afrique centrale avec quatre journalistes condamnés à de lourdes peines de prison ferme pour diffamation ».
Pour ce même rapport annuel, Jed ne s’est plus contenté du nombre des journalistes tués, arrêtés ou emprisonnés pour mesurer le degré de liberté dont jouissent les médias dans un pays, mais au-delà des chiffres. « Ceci d’autant plus qu’aucune liberté de la presse digne de ce nom ne peut s’exercer sans des médias viables économiquement, ni avec des journalistes pauvres et corrompus », note le rapport.
Dina BUHAKE

MINISTRE PROVINCIAL DES TRANSPORTS, TOURISME, CULTURE ET ARTS
Roddy Mpika réduit le nombre des fourrières à Kinshasa de 61 à 38 et en nomme les chefs
Deux arrêtés concernant le ministère des Transports, Tourisme, Culture et Arts pour la ville-province de Kinshasa ont été signés hier. Le premier arrêté, co-signé par les ministres des Transports Roddy Mpika Massamba, des Finances Guy Matondo et de la Fonction publique Nephtalie Odia Mukumukira, porte restructuration des fourrières de la division urbaine des Transports. Au terme de cette décision, le nombre des fourrières dans la capitale congolaise passe de 61 connues jusque là à désormais 38. Les fourrières, poursuit l’arrêté, dépendent administrativement du ministère provincial de la Fonction publique, techniquement du ministère provincial des Transports et financièrement du ministère provincial des Finances. Le second arrêté, quant à lui, porte nomination des 38 chefs des fourrières. M. M..

ARRETE MINISTERIEL N° 0473 / MIN.PRO.TRA.TCA/CABMIN/FGL/2009 DU 10 DEC. 2009, PORTANT NOMINATION DES CHEFS DES FOURRIERES DE LA DIVISION URBAINE DES TRANSPORTS, MINISTERE PROVINCIAL DES TRANSPORTS, TOURISME, CULTURE ET ARTS DE LA VILLE DE KINSHASA
Le Ministre Provincial des Transports, Tourisme, Culture et Arts ; Vu la Constitution, spécialement en ses articles 204 et 206 ; Vu la loi n° 78-022 du 30 août 1978 portant Code de la Route ;
Vu l’ordonnance n° 62/181 du 25 avril 1958 déterminant les conditions techniques auxquelles doivent répondre les véhicules affectés aux transports des personnes ou des choses, spécialement en son article 57;
Vu l’ordonnance n° 62/261 du 21 août 1998 déterminant les conditions techniques d’exploitation des services de transport des personnes par véhicules automobiles affectés au transport des personnes, spécialement en son article 17 ;
Vu, tel que modifié et complété à ce jour, le Décret du 7 janvier 1958 relatif au transport des personnes par véhicules automobiles routiers spécialement en son article 17;
Vu la Loi n° 08-012 du 31 juillet 2008 portant Principes Fondamentaux relatifs à la libre administration des Provinces, spécialement en ses articles 17, 29 et 30 ;
Vu l’Ordonnance n° 07/010 du 16 mars 2007 portant investiture des Gouverneur et Vice-Gouverneur de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté n° SC/0120/BGV/2007 du 30 juillet 2007 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement Provincial de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté n° SC/0121/BGV/2007 du 30 juillet 2007 fixant les attributions des Ministres Provinciaux de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté n° SC/0127/BGV/2007 du 15 décembre 2007 modifiant et complétant l’Arrêté N° SC/084/BGV/DIRCAB/2007 du 19 mai 2007 portant désignation des membres du Gouvernement Provincial de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté n°SC/049/BGV/DIRCAB/CE/PLS/2009 du 18 février 2009 modifiant et complétant l’Arrêté n° SC/0127/BGV/2007 du 19 mai 2007 portant nomination des Ministres Provinciaux de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté N° SC/085/BGV/DIRCAB/CE/PLS/2009 du 04 mars 209 modifiant les attributions des Ministres Provinciaux de la Ville de Kinshasa ;
Considérant la nécessité de restructuration des fourrières et tenant compte du statut des agents y affectés, en vue d’améliorer l’efficacité et la rentabilité ;
Vu la nécessité et l’urgence ; Le Conseil des Ministres entendu ; ARRETE :
Article 1 : Sont désignés Chefs de Fourrières dans la Ville de Kinshasa, les agents de la Division des Transports dont les noms sont repris en annexe du présent Arrêté.
Article 2 : Sont abrogées toutes les dispositions antérieures et contraires au présent Arrêté qui entre en vigueur à la date de sa signature
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Arrete interministeriel: n° 0471 /MIN.PRO.TRA.TCA/CABMIN/FGL/2009 DU 09 DEC. 2009, PORTANT RESTRUCTURATION DES FOURRIERES DE LA DIVISION URBAINE DES TRANSPORTS, MINISTERE
PROVINCIAL DES TRANSPORTS, TOURISME, CULTURE ET ARTS DE LA VILLE DE KINSHASA

Le Ministre Provincial des Transports, Tourisme, Culture et Arts ;
Le Ministre Provincial des Finances, Economie, Commerce, Industrie, Petites et Moyennes Entreprises
Le Ministre Provincial de la Fonction Publique, Emploi et Égalité des Chances;
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 204 et 206 ; Vu la loi n° 78-022 du 30 août 1978 portant Code de la Route ;
Vu l’ordonnance n° 62/181 du 25 avril 1958 déterminant les conditions techniques auxquelles doivent répondre les véhicules affectés aux transports des personnes ou des choses, spécialement en son article 57 ;
Vu l’ordonnance n° 62/261 du 21 août 1998 déterminant les conditions techniques d’exploitation des services de transport des personnes par véhicules automobiles affectés au transport des personnes, spécialement en son article 17 ;
Vu, tel que modifié et complété à ce jour, le Décret du 7 janvier 1958 relatif
au transport des personnes par véhicules automobiles routiers spécialement en son article 17 ;
Vu la Loi n° 08-012 du 31 juillet 2008 portant Principes Fondamentaux relatifs à la libre administration des Provinces, spécialement en ses articles 17, 29 et 30; Vu l’Ordonnance n° 07/010 du 16 mars 2007 portant investiture des :
Gouverneur et Vice-Gouverneur de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté n° 5C/0120/BGV/2007 du 30 juillet 2007 portant organisation et : fonctionnement du Gouvernement Provincial de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté n° SC/0121/BGV/2007 du 30 juillet 2007 fixant les attributions ; des Ministres Provinciaux de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté n8 SC/0127/BGV/2007 du 15 décembre 2007 modifiant et ‘
complétant
Arrêté N° SC/084/BGV/DIRCAB/2007 du 19 mai 2007 portant
désignation des membres du Gouvernement Provincial de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté n°SC/049/BGV/DIRCAB/CE/PLS/2009 du 18 février 2009 modifiant et complétant l’Arrêté n° SC/0127/BGV/2007 du 19 mai 2007 portant nomination des Ministres Provinciaux de la Ville de Kinshasa ;
Vu l’Arrêté N» SC/085/BGV/DIRCAB/CE/PLS/2009 du 04 mars 209 modifiant les attributions des Ministres Provinciaux de la Ville de Kinshasa ;
Considérant la nécessité de restructuration des fourrières et tenant compte du statut des agents y affectés, en vue d’améliorer l’efficacité et la rentabilité ;
Vu la nécessité et l’urgence ;
Le Conseil des Ministres entendu ; ARRETENT :
Article 1 : Le nombre des fourrières dans la Ville de Kinshasa est réduit à trente-huit (38).
Article 2 : Les fourrières dépendent administrativement du Ministère Provincial de la Fonction Publique, techniquement du Ministère Provincial des Transports, et financièrement du Ministère Provincial des Finances.
Article 3 : Les recettes générées par les Fourrières sont directement versées dans le Trésor de la Ville par le biais de la Direction Générale des Recettes de la Ville de Kinshasa (DGRK).
Article 4 : Sont abrogées toutes les dispositions antérieures et contraires au présent Arrêté qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 09 DEC 2009

MINISTRE PROVINCIALE DE LA SANTE EN PROVINCE ORIENTALE
Dr Angèle Uvon exhorte la femme à se confirmer par son savoir faire
Ministre provinciale en charge de la Santé publique, Affaires sociales et Genre, Famille et Enfant au sein du gouvernement de Médard Autshaï, Angèle Uvon Ukumu est diplômée en médecine depuis 2001. Elle a été tout à tour médecin traitant en 2003, médecin directeur et puis médecin Chef de zone de santé de Logo, au district de l’Ituri, en Province Orientale. Candidate malheureuse à la députation nationale de 2006, Angèle Uvon soutient et encourage beaucoup d’Ongs dans la lutte contre les violences sexuelles et pour la promotion de la femme.

Après l’élection du gouverneur dans la province Orientale, Angèle Uvon a été mandatée d’abord par son territoire qui est celui de Mahagi, toujours dans le district de l’Ituri. Et ensuite, par son parti politique, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Douce, tendre et responsable de famille, elle encourage l’esprit de créativité et s’insurge contre l’injustice à tous les niveaux.
En séjour de travail à Kinshasa, Dr Angèle Uvon Ukumu s’est confiée à Forum des As pour aborder les questions liées à la condition de la femme, aux violences sexuelles et au Sida.
La femme a des atouts à valoriser, elle doit se faire violence pour s’aligner dans les différents partis politiques qui existent, reconnait-elle, avant d’exhorter la femme à se confirmer par son savoir-faire. Elle incite pour cela, la congolaise à se positionner dans un groupement politique pour qu’elle soit mandatée si un besoin se présente.
Pendant les 16 jours d’activisme contre les violences sexuelles, la ministre de la Santé de la Province Orientale note que son gouvernement prend en charge toutes les victimes sur le plan juridique, psycho-social et de la santé. Toutefois, la Province ayant un nombre élevé de victimes, fait-elle remarquer, le gouvernement a besoin des partenaires pour la prise en charge holistique qui prend en compte tous les aspects de prise en charge (sanitaire, sociale, économique). A ce niveau, relate la ministre provinciale de la Santé, des Affaires sociales, du Genre, Famille et Enfant de la Province Orientale ; « nous prions aux auteurs de ces viols de considérer les femmes comme leur grand-mère, mère, petite sœur, sœur et fille». Elle insiste sur le respect de la femme.
S’agissant du VIH/Sida, le thème retenu cette année est très significatif, reconnait-elle. A l’en croire, la Province Orientale connaît un problème sérieux. L’objectif, selon elle, est de réduire la prévalence de cette pandémie afin d’offrir l’opportunité d’accéder aux antirétroviraux (ARV) à tous les malades. Sur les 83 zones de santé que compte la Province, évoque-t-elle, quelques unes offrent ce service. Ainsi, note-t-elle, le souci du gouvernement provincial est de fournir beaucoup d’efforts pour que ce service soit accessible à tout le monde. Cela sous-entend un paquet complet de prise en charge de malades de VIH/Sida, c’est-à-dire la sensibilisation, le dépistage volontaire et la prise en charge à temps du malade, soutient Angèle Uvon.
Pour cela, elle invite la population à connaître son statut sérologique et à adopter un comportement responsable, si elle est séropositive. Et de souligner que la prise en charge à temps de la victime lui permet de maintenir sa santé. Pour terminer, Dr. Angèle Uvon Ukumu encourage les femmes à ne pas se sous-estimer. Car, affirme-t-elle, « nous avons tous l’unique voie de formation qui est l’école ». Et de renchérir, avec l’esprit de créativité, on peut se frayer le chemin et participer au développement de la RDC.
Mathy MUSAU
SOUS L'IMPULSION D'AWEPA
Les parlementaires à l'école de la modernisation des villes congolaises
L'Association des parlementaires européens pour l'Afrique (Awepa), en collaboration avec le ministère de l'Urbanisme et Habitat a organisé du 10 au 11 décembre 2009 à Kinshasa, un séminaire parlementaire pour la modernisation des villes et le parlementarisme démocratique.
Au cours de la cérémonie d'ouverture de ces travaux, le ministre de l'Urbanisme et Habitat, Générose Lushiku a déclaré que le thème proposé à la réflexion des participants touche à l'essence même de son ministère, à savoir la planification rationnelle des agglomérations urbaines.
Selon elle, ce thème a été subdivisé en quatre sous-thèmes L'importance du processus d'élaboration des plans de développement urbain (PDU)- le plan d'aménagement et ses annexes techniques- l'architecture bioclimatique en tant qu'effort de recherche d'un habitat adapté aux us et coutumes du Congolais et les aboutissants des baux à loyer.
Sans vouloir anticiper sur la substance des communications faits, le n°1 de l'Urbanisme a souligné qu'en ce qui concerne la RDC, le problème de l'habitat dans toutes ses villes est celui de son urbanisme. Pour elle, le développement spontané des villes a rendu obsolète le décret du 20 juin 1957 qui constitue le règlement national en matière d'urbanisme, depuis la période coloniale. En ce qui concerne le foncier, «les institutions urbaines n'ont qu'une maîtrise limitée des espaces qu'elles ont la charge d'administrer», a-t-elle indiqué.
Avant de poursuivre que les périmètres urbains et administratifs sont délimités d'une manière floue et sont rarement cartographiés. Toutes ces raisons, a expliqué Mme Générose Lushiku, motivent une revue profonde des pratiques en matière d'élaboration des documents d'urbanisme ainsi que leur actualisation.
Dans un programme sectoriel 2007 - 2012 du ministère de l'Urbanisme et Habitat approuvé par le gouvernement, la production des plans de développement urbain (PDU) est en tête de la liste des projets prioritaires, a-t-elle laissé entendre. Selon la n°1 de l'Urbanisme, un ordre urbain ne saurait naître ni du seul jeu des initiatives privées dépourvues d'orientation et de contrôle ni des initiatives prises isolement par des organismes publics.
A l'en croire, les plans d'aménagement et d'urbanisme constituent l'un des principaux moyens d'orientation et coordination de l'ensemble des initiatives. Car les plans énoncent les prévisions, fixent le cadre général des grands équipements du sol. Il s'agit d'un instrument de planification dans l'espace et dans le temps.
Pour être complète et efficace a déclaré la ministre, l'urbanisation d'un Etat doit comporter des types de plans allant du général au particulier. D'après elle, cette fonction de planification urbaine au niveau du gouvernement central s'impose de par le caractère multifonctionnel qu'exercent les villes en tant que pôle de développement non seulement à l'intérieur de leurs périmètres, mais aussi comme facteur fédérateur de croissance des régions satellites aux centres urbains.
Tout simplement parce que la ville participe en tant qu'élément actif et même directement en tant qu'agent, aux fonctions de production, de consommation et de répartition. En raison de leurs fonctions multiples, les villes requièrent une planification rigoureuse, des activités dont l'objet visé est la croissance économique et le bien-être des résidents. En d'autres termes, la planification urbaine est un outil majeur de développement des villes et régions en termes non seulement de construction de logement, mais de mise en œuvre coordonnée de l'aménagement de villes congolaises, non pas isolément mais en tant qu'armature des agglomérations urbaines connectées les uns aux autres.
En clair, l'intervention de Mme Générose Lushiku a permis de relever les difficultés que rencontre son ministère dans la réalisation de ses missions, faute de crédits suffisants. A l'écouter, ce secteur est de ce fait dépouillé de son caractère cible et attractif aux investissements immobiliers, alors que son double caractère technique et social, aurait dû en faire le moteur du programme du gouvernement.
Le questeur adjoint de l'Assemblée nationale, Bopolo Mbongeza Robert à son tour, a déclaré que face aux divers maux qui gangrènent les villes congolaises, le commun des mortels ne cesse de s'interroger sur l'existence et la viabilité des villes ou plus exactement de ce qui en reste.
A ce sujet, a-t-il indiqué, érosions par-ci, inondations par là, sans oublier les montagnes des immondices, les constructions anarchiques, les voies de circulation impraticables, des quartiers entiers plongés dans le noir ou privés de raccordement en eau potable autant des questions épineuses à résoudre. Ces échanges ont fixé sans doute sur certaines de ces interrogations.
En tout état de cause, le peuple congolais attend beaucoup de ses parlementaires. Car ces moments d'échanges vont permetres d'aiguiser les armes pour relever les défis tant politiques que ceux de la modernisation des villes congolaises. Simard Simon TSOUMBOU

ZAPPING
CMCTV : l'émission "Température Channel" se confirme déjà
Congo Media Channel Télévision (CMCTV) est parmi les nouvelles chaînes congolaises qui se démarquent déjà à travers leurs programmes. Une des émissions de cette télé commence à séduire les téléspectateurs. Il s'agit de "Température Channel ", une émission de chronique musicale animée et présentée par Gabbana Basele, surnommé " Le pontife de la presse ".
A quelque 4 mois seulement de son existence, le magazine est déjà bien côté et s'impose parmi les émissions musicales les plus suivies. Même les grandes vedettes de la chanson jettent des fleurs à ce nouveau magazine consacré à leur promotion et diffusé sur CMCTV
Au cours de l’émission, les artistes sont reçus dans un cadre approprié qui leur permet de mieux communiquer leurs nouvelles et leurs fanatiques. Car, il faut souligner que la CMCTV dispose de studios répondant aux normes d'une télévision et des matériels qui sont à la hauteur.
" Température Channel " est diffusée chaque dimanche à partir de 13h. Durant 2 heures, l'actualité musicale est décortiquée en toute objectivité à travers ce nouveau magazine. La grande particularité de l'émission, est qu'elle donne l'opportunité aux leaders des groupes et à leurs musiciens de s'exprimer en live sur le plateau de la télévision située sur l'avenue Justice dans la commune de la Gombe.
Cet aspect des choses manque à beaucoup d'émissions de chronique musicale qui n’accordent pas beaucoup d'espace aux musiciens surtout aux grandes vedettes qui sont reçues avec beaucoup d'honneur dans les différents plateaux de télévision. Cette émission est la première qui soit produite par CMCTV après son lancement officiel, le 1er août 2009.

Gabbana Basele veut aussi s'imposer
C'est depuis 2004, que le jeune présentateur de l'émission " Température Channel " a débuté la télévision. C'est CMB qui était la première chaîne à accueillir Gabbana Basele. Ensuite, ce dernier est allé prester à CCTV où il animait l'émission " Parole chantée ".
Par après, les responsables de CMCTV feront les yeux doux à ce jeune pour animer la chronique musicale. Gabbana Basele veut aussi s'imposer à la télévision comme ses aînés qu'il considère comme des modèles à l'instar de Paulin Mukendi et Dieudonné Yangumba.
Dieumerci MAYAMBI


Jeannot Matwaki : une carrière réussie à Radio Okapi
Il est l'un de rares journalistes culturels à s'imposer à la radio et pas n'importe la quelle: Radio Okapi! Lui, c'est Jeannot Matwaki, l'actuel coordonateur de la programmation générale de la radio onusienne en RD Congo. Jeannot Matwaki est très connu pour son émission culturelle intitulée : "Métissage " dans laquelle il réalise des portraits, des reportages et des interviews dans le domaine culturel.
Licencié en Sciences de l'information et de la communication à l'IFASIC, ce journaliste a choisi la culture et non la politique comme certains de ses confrères de son institution. C'est depuis plus de dix ans que Jeannot Matwaki est dans le monde culturel. Il a commencé sa carrière à la presse écrite, avant d’opter pour la radio.
Ce journaliste, producteur du magazine culturel "Métissage ", a eu l'opportunité d'être invité dans plusieurs manifestations culturelles de grande portée comme le festival " Yambi " en Belgique au mois de septembre 2007. Il a bénéficié, au cours de sa carrière journalistique, d'un stage sur la réalisation et la production radio à la RTBF, Belgique.
Il a aussi profité de son statut de journaliste culturel à la radio onusienne pour être invité à l'atelier culturel et média, au premier Campus euroafricain de coopération culturelle.
Aujourd'hui, il est le Secrétaire général de l'antenne RDC du Réseau des Journalistes culturels africains, JOCAR. Avec Eddy Kabeya un autre journaliste culturel prestant au journal Le Phare, l’un des quotidien paraissant à Kinshasa. Jeannot Matwaki a décidé de redynamiser une structure des journalistes culturels de la RDC. Cette association pourra contribuer à renforcer les capacités des journalistes culturels congolais, surtout les jeunes en quête d'expérience. D.M.

LIBRE OPINION
La souveraineté de l’Eternel Dieu Tout Puissant serait-elle incohérente ?
I Incontestablement, aucun verset de la Bible, de Genèse à Apocalypse, qui nous confirme que Jésus et son Père sont les véritables chefs de ce monde ; au contraire Jésus avait déclaré, nous citons : «le chef de ce monde sera jeté dehors» et avait aussi ajouté : «le chef de ce monde vient et il n’a pas prise sur moi (Jn 12 :31 ; 14 :30 et 16 :11).
Cette préoccupation semblerait trop insensée. Mais plonge un grand nombre de fils de Dieu dans un doute perpétuel car, en lisant la Bible, le seul livre qui contient la véritable parole de l’Eternel Tout-Puissant, nous découvrons certaines vérités ainsi que de nombreuses promesses faites, par Dieu pour le salut de son peuple sur cette terre. Mais, étant donné qu’aucune de ces dernières n’est accomplie, les hommes, si méchants qu’ils sont, ne croient plus et leur foi ne fait que diminuer quotidiennement et concluent que des promesses sont aléatoires.
Pour ce faire, le Révérend Ntoya Ntu Nkadi, 7ème trompette (Apoc. 10), sous l’auspice de Dieu Toutè-Puissant veut éclairer le peuple de Dieu pour les pensées négatives qui ne cessent de planer dans leurs caboches. Selon la 7ème trompette (Apoc. 10), nous devons tous reconnaître (malgré des diverses appellations) qu’il n’y a qu’un seul Dieu, qui est Eternel et Tout-Puissant (Exode 3 :14 et Lévitique 24 :22). Il est le seul créateur de toutes choses, les visibles et invisibles. Il n’y a point un autre dieu qui l’égale. Il demeure pour toujours «  «Alpha et Omega » (Apoc. 22 : 13). Dieu Tout Puissant, le Père céleste de toutes les nations est connu de tous, païens ou chrétiens qu’Il est le Vrai Dieu, ainsi que de Lui-même (Exode 3 :15). Et tout ce qu’Il fait, est fait avec justesse, car, le mot hasard n’est jamais de son acabit ; d’où sa souveraineté n’est guère incohérente. Toutes ses promesses seront accomplies, même si son concurrent étalait la peau de banane, sur la voie, le Tout Puissant passera puisqu’Il est le créateur. Si nous pouvons faire une récapulation, nous allons dire que le Dieu que nous invoquons, c’est Lui qui a créée les cieux, la terre et tout ce qui s’y trouve (Genèse 1). Mais, l’homme la sublime créature (Genèse 1 :26-28) est devenu le pivot de tous les fléaux (vols, meurtres, impunités, …). Voyons en passant le cas de nos deux aînés, Caïen et Abel (Genèse 6 : 6-7) d’eux jaillirent deux voies ; l’une pour le salut et l’autre de perdition ; et pourtant les deux reconnaissaient bien l’existence de Dieu Tout Puissant. Partant de cette connaissance, librement tous les deux se sont décidés d’apporter des offrandes au créateur. Caïen apporta les fruits de la terre tandis qu’Abel amena des prémisses de ses bêtes et leur graisse. La suite, Dieu tourna favorablement son regard vers Abel et son offrande ; ce qui n’a pas été le cas pour Caïen. Et ce dernier fut irrité et son visage fut abattu, cela poussa CaIen de tuer Abel, son petit-frère des mêmes parents dont la voix de son sang crie du sol vers Dieu (Génèse 4 : 1-12).
Après le Seigneur Dieu demanda à Caïen : « Où est ton frère Abel ? » et Caïen répondit, je ne sais et je ne suis pas le gardien de mon frère. Cette insolente réponse provenait du diable, le Satan, le séducteur d’Eve, le père de perdition qui agissait déjà en lui.
Cet esprit du mal domine actuellement toute l’humanité et n’admettra jamais à ce que le changement vienne au monde. Mais, il y a un temps fixé par le créateur, dès que la cloche va retentir, vouloir ou pas, le changement interviendra. Bien sûr, la Bible nous dit que Dieu effacera tout péché à la cinquième génération (Exode 20). Ainsi, pour mettre fin à ce système peineux ; Dieu le miséricordieux avait remis entre les mains Révérend Ntoya Ntu Nkadi, 7ème trompette (Apoc. 10), un nouveau système constitué de dix préceptes pour le salut de toute la planète terre ; d’où l’esprit qui anima Abel, esprit de bienfaisance, de vérité et de solidarité est présentement combattue. Les Caïenistes (les hommes à l’esprit de Caïen) ne veulent pas qu’il y est changement, surtout, là où on trouve l’homme vêtu, le serpent ancien, le dragon, Caïen, l’esprit de faire du mal a tué l’homme en sac (Apoc. 11 :7). Ce même esprit cherche de nouveau à tuer l’enfant enfanté par la femme pour étouffer la promesse du créateur stipulant : une femme enfantera un enfant qui va paître avec son verge en fer toutes les nations du monde (Apoc. 12). Pour cela, la voix autorisée (Apoc. 10), demande en particulier aux hommes (serviteurs) de Dieu et en général aux hommes politiques de dire la vérité ; rien que celle-ci qui apportera le changement radical au monde. C’est dans ce but que cette voix (7ème trompette) fut préparée par l’Eternel afin d’enseigner les nations, les églises et les païens (Apoc. 10). Car Dieu le savait dorénavant que les églises ne parviendront pas à dire la vérité. Malheur à ceux qui agissent comme notre aîné Caïen, tout en barrant la voie d’épanouissement de l’œuvre spirituelle de tata Gonda Wasilwa Wa Ngitukulu, l’Incarnat spirituel, l’homme vêtu en sac (Apoc. 11) ; ceux-ci, sans qu’ils le sachent, remplissent le rôle du dragon au sein de l’Ecuse, leur salaire, c’est bel et bien la mort.
Franchement, qui parmi les humains, pourrait avoir le pouvoir de biffer les promesses de Dieu ? Nous croyons que la réponse est « Personne »!. D’où, tout le monde sans distinction de race sera contré de vivre tout ce que le créateur avait pu révéler à ses serviteurs. Dieu reste incontournable, sa parole ne peut changer. « Kotia tembe te » (Ndlr: Ne point douter). Les hommes ne comprennent pas la volonté du Très-haut, or, tout ce que fait l’homme est vanité. Oubliez-vous que Dieu a frappé Hérode au cours d’une grandiose manifestation et ce qu’Il avait fait devant Pharaon d’Egypte. En conclusion, Dieu Tout-Puissant ne ment pas et quelle que soit la durée, tout s’accomplira.
Révérend Ntoya Ntu Nkadi 7ème trompette (Apoc. 10)

VIVEMENT LE SPORT
COUPE DU MONDE DES CLUBS, EDITION 2009
Mazembe entre en danse ce vendredi contre Pohang Steelers de la Corée du Sud
Le TP Mazembe, champion d’Afrique 2009, représentant africain à la Coupe du monde des clubs, édition 2009, entre en danse ce vendredi soir. Le champion de la Confédération africaine de football (CAF), affronte le club sud coréen de Pohang Steelers, champion du continent asiatique. Le match entre les représentants africain et asiatique se dispute, ce soir à Abou Dhabi aux Emirats Arabes unis où se déroule l’édition 2009 de la Coupe du monde de la Fédération internationale de football association (FIFA).
Présents aux Emirats Arabes Unis depuis le dimanche dernier, les joueurs du TP Mazembe sont déterminés à faire mieux. Novices dans cette compétition élitiste qu’organise la FIFA, où ils participent pour la première fois, les Corbeaux ne sont pas complexés. Ils veulent prouver à la face du monde qu’ils n’ont pas volé le plus prestigieux trophée inter interclubs de la CAF et, se considèrent tous comme égaux aux autres joueurs d’autres continents qu’ils côtoient déjà aux Emirats Arabes Unis.
Logés au quatrième niveau de l’hôtel Hilton d’Abou Dhabi, les joueurs de Mazembe se sont entraînés dimanche, lundi et mardi derniers sous la direction de leur entraîneur, le franco-italien Diego Garzito. Tous les joueurs ont répondu à cet appel, ils ne manquent que deux joueurs, l’international zambien Singuluma puni pour indiscipline et le Camerounais Baniack aux soins en Afrique du Sud. Les Englebertois ont le soutien de tous les Congolais d’abord, ce qui justifie la présence à Abou Dhabi du président de la Fécofa, Constant Omari et de tous les Africains ensuite. Car, Mazembe représente tout le continent africain en sa qualité de champion de la Ligue des champions de la CAF 2009.
En cas de victoire, du reste souhaitée, du représentant de la CAF ce vendredi, Mazembe devra affronter en seconde rencontre, le 15 décembre 2009, au stade Mohamed Bin Zayed, le club argentin d’Estudiantes de la Plata. En match d’ouverture du 09 décembre 2009, le club Néo-zélandais d’Auckland City (champion de l’Océanie) a eu raison du club local des Emirats Arabes Unis d’Abu Dhabi par deux buts à zéro. Par cette victoire, Auckland City du Néo-Zélande sera face au club espagnol de Barcelone (représentant de l’Europe) le 16 décembre 2009.
Abordé par la presse, le président du TP Mazembe, Moïse Katumbi a déclaré que son club, est tout aussi capable de créer la surprise à Abu Dhabi. Ce club, a-t-il poursuivi, ne s’est pas déplacé en victime, mais pour compétir. Et, il croit en une victoire de ses protégés ce vendredi soir aux Emirats Arabes Unis.
Pascal LIKANA
FEDERATION NATIONALE DE JUDO
Francis Bimwala ambitionne un second mandat à la tête de la Fenacoju
Francis Bimwala a mis fin au suspense au sujet de sa candidature au poste de présidence de la Fédération nationale congolaise de Judo (Fenacoju). Il vient de déposer, il y a peu, sa candidature au secrétariat du Comité électoral pour les prochaines élections prévues à Mbuji-Mayi dans la deuxième quinzaine de ce mois de décembre. Elections qui seront tenues en marge du championnat national de Judo qui se déroulera dans la même ville, capitale du Kasaï oriental.
Le mandat de Francis Bimwala est, de l’avis de nombre de judokas, largement positif. Ce, compte tenu des réalisations en sa qualité de président de Judo de la zone 4 qui regroupe dix pays de l’Afrique centrale, il est aussi directeur de communication de l’Union africaine de Judo (UAJ), pense qu’il peut encore faire mieux. Bien que son comité en quatre ans, ait étendu la pratique effective de cette discipline dans sept provinces du pays (Kinshasa, Bas-Congo, Bandundu, Nord-Kivu, Kasaï Oriental, Katanga et Province), Bimwala compte, en briguant un second mandat l’étendre dans toutes les provinces. A son avènement à la tête de la Fenacoju, le Judo n’était actif que dans trois provinces (Kinshasa, Katanga et Bas-Congo).
De même, pendant le mandat qui s’achève, le comité encore en place, jusqu’aux élections de Mbuji-Mayi a doté toutes ses provinces des équipements sportifs et de matériels dont des tatamis et kimonos olympiques, il a aussi rendu performant le judo congolais. Des médailles et trophées ont été remportés par les judokas congolais à l’étranger, notamment dans les championnats d’Afrique, jeux africains et autres tournois internationaux. Aussi, le comité Francis Bimwala a réussi à organiser, sous le Haut patronage de Joseph Kabila pour la première fois dans l’histoire, le 1er tournoi international de Judo de l’Afrique centrael. Sans oublier que sous le mandat du comité sortant, les judokas ont été revalorisés avec des primes consistantes à la fin des compétitions.
Dans les perspectives d’avenir, Francis Bimwala qui a rempli toutes les formalités administratives et financières pour briguer un second mandat, tient à marquer d’une empreinte indélébile son second mandat. Dans ses actions futures, il compte construire, avec le concours financier de l’Ambassade du Japon, un gymnase omnisport à Kinshasa. Sans oublier la création d’un centre de Judo féminin, la vulgarisation à la base du Judo, dans les écoles, instituts supérieurs, universités, armée et police. Aussi, dans le prochain mandat qui pointe à l’horizon, il sera organisé le 2e tournoi international de Judo de l’Afrique centrale qui se tiendra sous sa responsabilité au Tchad, le 1er tournoi international de la SADC.
Cependant, le dossier de deux membres du comité fin mandat suspendus en cours de mandat reste une tâche d’encre dans le bilan du Comité Bimwala. A cet effet, la voie de briguer un mandat dans le prochain comité fédéral du comité à mettre en place, par élection à Mbuji-Mayi n’était pas barrée aux deux exclus. Seulement, ils n’ont pu réunir la caution exigée ni des titres de voyage pour le déplacement de Mbuji-Mayi, ne cesse-t-on de commenter dans les milieux du Judo congolais. Des retrouvailles entre les deux camps propulseront davantage cette discipline orientale sur toute l’étendue de la RDC. Pascal LIKANA

ETRANGER
DANS LE CADRE DE SA STRATEGIE NATIONALE ENERGETIQUE
Le Maroc met en jeu 9 milliards Us pour produire de l’énergie solaire
Le Royaume du Maroc s’engage dans un vaste projet de production d’énergie solaire, pour un investissement de 9 milliards de dollars. Ce projet vise l’installation de 2000 MW de puissance solaire, répartie sur cinq sites à l’horizon 2020. Le premier site sera effectif en 2015 avec une capacité installée de 500MW à Ouarzazate.
D’après le journal « Les Afriques » ce projet d’envergure s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale, élaborée sous la conduite du Roi Mohammed VI qui fait du développement des énergies renouvelables et du développement durable une priorité nationale. Grace à ce projet, le Maroc portera la part d’énergie renouvelable de 26 pourcent actuellement à 42 pourcent en 2020. Cette capacité devra tenir compte de l’électricité d’origine hydraulique.
Notre source signale, par ailleurs, que ce projet permettra d’éviter l’émission de 3,7millions de tonnes de CO2 par an et contribuera fortement au désenclavement de plusieurs régions. « Il permettra au Maroc d’entrer de plein pied dans le 21eme siècle, par l’accès à des technologies de pointe et la préservation de l’environnement».
Prévu donc pour être totalement opérationnel en 2020, le financement du projet est fait dans le cadre d’un partenariat équilibré entre les secteurs public et privé. Pour le compte de l’Etat marocain, plusieurs structures vont mettre la main à la patte, à savoir le Fonds Hassan II pour le développement social et économique, la société d’investissement énergétique et l’Office national de l’électricité.
Comme les réalisations se feront par appels d’offres internationaux l’expertise étrangère sera aussi associée. « Ce projet d’envergure témoigne d’une volonté politique forte du Maroc d’inscrire son essor économique dans le développement durable. Il contribuera à plus d’intégrité régionale», indique notre source. C’est dans cette optique que le Royaume chérifien se propose de collaborer avec toutes les initiatives porteuses, dont Desertec et le Plan Solaire Méditerranée.
Dans la même optique, le Magazine royal air Maroc écrit : « Conscient et l’importance de la préservation de l’environnement, le Maroc inscrit le développement des énergies renouvelables comme priorité nationale et ambitionne d’atteindre près de 20 pourcent d’électricité produite à partir du renouvelable d’ici 2012, soit 500 MW de capacité obtenue à partir de l’énergie solaire et 1.200 MW à partir de l’éolien ». Avec 4.000 heures de fonctionnement par an, quasiment le même niveau que le Brésil, signale notre source, le Royaume du Maroc dispose de l’un des potentiels éoliens parmi les plus élevés au monde. Trois parcs existent déjà dans la région de Tanger et d’Essouira, la construction du projet éolien de Tarfaya. A terme cela permettra de doubler la capacité de production à 600 MW par an. « Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, le Maroc devrait accueillir une vingtaine de projets autour de l’énergie renouvelable, devenant ainsi exportateur d’énergie», indique-t-on. Dina Buhake

Des résultats de la séance du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OSCE
Les 1er et 2 décembre 2009 à Athènes s’est tenue la séance du Conseil des ministres des Affaires étrangères (MAE) de l’OSCE, à laquelle a participé S.V.Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.
La veille de la rencontre ministérielle, les pays de l’OTSC ont diffusé la Déclaration conjointe en soutien de l’initiative de D.A.Medvédev, Président de la Fédération de Russie, sur l’élaboration du Traité sur la sécurité européenne.
En général le CMAE a passé sous le signe du «processus de Corfou» des discussions informelles, que l’on a commencé à organiser à l’OSCE sous l’influence de l’initiative russe après la rencontre informelle des ministres dans l’île de Corfou (Grèce) en juin dernier, A Athènes il a été décidé, que le dialogue informel «de Corfou» sera poursuivi en 2010 pendant la présidence du Kazakhstan à l’OSCE.

La partie russe regrette, qu’à cause de la position irréaliste et politisée de certaines délégations dans les problèmes de la régulation des conflits et du contrôle des armements, le CMAE n’ait pas réussi une fois de plus à arriver au consensus sur le projet de la déclaration politique générale.
Malgré cela, à Athènes a eu lieu un dialogue utile et sont prises les décisions sur certains problèmes importants de la sécurité et de la coopération. Prenant comme coauteurs certains de ses partenaires, la Fédération de Russie a préparé pour la rencontre ministérielle les propositions sur les problèmes actuels.
En particulier, elle a proposé de commencer le travail de modernisation du document de Vienne de 1999 sur les mesures de confiance et de sécurité dans le domaine militaire.
Elle a souligné l’importance de la mise au point des approches uniques à la prévention et au règlement des conflits afin d’éviter la répétition des situations pareilles aux tentatives de M.Saakachvili d’user de la force militaire.
Dans l’esprit des nouvelles bases dans les rapports de la Russie et des USA, nos pays sont intervenus comme coauteurs de la décision à propos du rôle de l’OSCE dans la lutte contre les menaces et défis multinationaux. Le CMAE a pris la décision de renforcer la base de droit de la lutte contre le terrorisme. Les pays de l’OTSC ont appelé au renforcement de l’apport de l’OSCE à la lutte contre le trafic de drogue.
Le CMAE a décidé de continuer le dialogue énergétique à l’OSCE, qui doit tenir compte des intérêts de tous les acteurs de la chaîne énergétique des livraisons.
En commun avec la Serbie et ses alliés de l’OTSC, la Russie est devenue l’initiatrice de l’adoption de la déclaration ministérielle sur le 65e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, qui est devenue un apport utile à la lutte contre les tentatives de falsifier l’histoire.
Le CMAE d’Athènes a abordé les problèmes importants de la dimension humaine. Avec certains de ses partenaires, la Russie a proposé de ranimer à l’ordre du jour de l’OSCE le dialogue sur la liberté de circulation afin de faciliter et d’abandonner les régimes de visas dans l’espace européen. Nous avons attiré l’attention aux manifestations dangereuses du néonazisme et de la xénophobie dans plusieurs pays, aux violations des droits des minorités nationales, au maintien du problème des apatrides en masse en Lettonie et en Estonie.
En commun avec nos partenaires nous avons appelé à poursuivre les réformes de l’OSCE, y compris l’élaboration des Statuts de l’Organisation et l’ordre à mettre dans son travail de contrôle des élections dans les états membres.
La Russie a soutenu l’initiative du Kazakhstan, auquel passe la présidence à l’OSCE en
2010, d’organiser le sommet de cette Organisation, qui pourra influer positivement sur le renforcement de l’atmosphère de confiance dans l’espace européen.
Au cours du CMAE d’Athènes ont eu lieu des rencontres utiles de S.V.Lavrov avec les dirigeants de l’OSCE et les collègues étrangers.
Source: Département de l’information et de la presse du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.

Intervention du ministre des Affaires Etrangères de la Russie à la 17ème séance du Conseil des ministres de l’OSCE
M Moins de six mois ont passé, et nous nous sommes de nouveau retrouvés à l’OSCE, et toujours en Grèce. Je rappelle, que nos prédécesseurs ne se sont retrouvés à l’OSCE deux fois par an que deux fois - en 1991 et en 1992, où l’Europe vivait une nouvelle période de changements.
Et c’est symbolique, le temps serait venu pour l’Europe de changer encore.
Il faut faire des pas résolus pour surmonter les lignes de démarcation maintenues en euro-atlantique, former des espaces vraiment communs dans différents domaines. En d’autres termes, mettre en pratique enfin le projet de la Grande Europe unie, qui semblait si accessible aussitôt après la chute du mur de Berlin il y a 20 ans. Et si cela n’est toujours pas fait, il ne reste qu’en accuser la viabilité des préjugés et l’inertie au niveau de la mentalité et de la politique, où, à citer Alexandre Pouchkine, «l’habitude est le remplacement du bonheur».
Aujourd’hui je voudrais attirer votre attention à la dimension militaro-politique. Elle sert objectivement de fondations pour tout le reste. Et dans le même temps, notre coopération sur cette piste a pris un retard sérieux sur la coopération dans les autres dimensions de la sécurité. C’est ici que s’est surtout manifestée la viabilité de l’héritage du passé.
En juin dernier à Berlin D.A.Medvedev, Président de la Russie, a proposé d’élaborer le Traité sur la sécurité européenne, qui est capable de résoudre cette tache au niveau des «règles du jeu» et des mécanismes de leur application. Cette initiative, qui concerne la sécurité «dure», a le caractère unificateur et vise le couplage des potentiels des états et des organisations internationales dans la création d’un espace réellement indivis de la sécurité égale pour tous les états de l’Euro-Atlantique. Nous sommes reconnaissants à l’Arménie, à la Biélorussie, au Kazakhstan, à la Kirghizie, au Tadjikistan et à l’Ouzbékistan, qui ont résolument soutenu cette initiative dans la Déclaration conjointe avec la Russie en date du 18 novembre dernier.
Nous exprimons notre reconnaissance à tous les autres pays aussi, aux politologues et aux experts, qui ont pris une participation intéressée à plusieurs discussions de l’initiative russe, tenues cette dernière année aux divers forums intergouvernementaux et non gouvernementaux.
D’après les résultats de ces discussions, nous avons préparé le projet du traité sur la sécurité européenne, que le Président D.A.Medvedev a envoyé aux chefs des états dans l’espace euro-atlantique et aux chefs exécutifs des organisations correspondantes, qui y agissent. Nous espérons, qu’une fois le projet étudié, nos partenaires nous informeront de leur réaction sur le sens du Traité proposé.
Le besoin des changements radicaux dans le domaine militaro-politique se manifeste aussi dans les relations russo-américaines. Nos pays travaillent activement à la préparation du Traité sur les AOS, qui va prévoir les réductions sans précédent des armes stratégiques et doit refléter le niveau de qualité nouvelle de la confiance réciproque.
La compréhension de ce que les changements s’imposent depuis longtemps se fait sentir à l’OSCE également.
Nous rendons hommage à la présidence grecque pour son sens politique et sa perspicacité du fait du début des «discussions de Corfou». Leur principal résultat aujourd’hui est qu’elles ont mis en évidence l’insatisfaction générale de l’état des choses en région euro-atlantique, que l’on ne peut plus cacher par les formules rondes et commodes, qui glorifient les «réalisations» de l’OSCE. Certes, on aura besoin d’efforts et de la volonté pour transformer cette nouvelle compréhension en langue d’actions concrètes. Nous ne sommes encore qu’au tout début du chemin. A peine est-il raisonnable de chercher à anticiper sur le résultat final du «processus de Corfou» ou de le mettre dans les cadres de la forme du point de vue de sa structure et de ses sujets. «Le processus de Corfou» est précieux par sa capacité de générer un point de vue des choses non limité. Nous espérons approuver demain la déclaration sur Corfou, poursuivre les discussions libres, qui aideront à insuffler une vie nouvelle au travail des organes attitrés de l’OSCE, à élaborer les voies de l’augmentation polyvalente de l’efficacité et de la capacité de notre organisation, d’éliminer de graves déformations dans l’utilisation de l’approche globale et de la rendre équilibre. Nous sommes persuadés, que la tâche de la fin de l’édification institutionnelle de l’OSCE, à commencer par la prise de ses Statuts, rentre entièrement dans la logique du «processus de Corfou».
A l’examen du CMAE sont présentées plusieurs initiatives importantes, dont la Russie est le coauteur. Nous attachons une importance particulière à l’adoption de la Déclaration ministérielle sur le 65e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale. Nous ne devons pas oublier les leçons de cette tragédie, ne pas admettre l’écart des principes de l’ordre mondial et de l’Europe d’après-guerre, fixés dans la Charte de l’ONU et l’Acte final d’Helsinki.
Nous croyons aussi nécessaire d’entamer le processus de la modernisation du document de Vienne sur les mesures de confiance et de sécurité dans le domaine militaire, qui a été créé d’emblée comme un instrument «vivant», mais n’a pas été mis à jour depuis 1999. Nous avons proposé de procéder au tour d’horizon approfondi de tous les autres instruments militaro-politiques de l’OSCE également afin de définir leur conformité aux réalités d’aujourd’hui et d’aboutir à l’élaboration du nouveau programme d’actions dans le domaine des mesures de confiance et de contrôle des armements. Cela concerne pleinement le Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe. Nous regrettons que les deux dernières années aient été de fait perdues pour la recherche de la sortie de la crise. Jusqu’à présent il n’y a pas de réponse à nos propositions du 5 mai dernier à propos des pas ultérieurs sur la base du projet russo-américain de la «solution de bloc». Nous appelons encore une fois nos partenaires à passer au travail intensif de rétablissement de la viabilité du TFC avec l’utilisation de tous les canaux, y compris le Groupe consultatif conjoint à Vienne.
A côté de la création d’un solide reseau de coordonnées militaro-politiques, on a besoin de pas résolus dans le domaine de la prévention et du règlement des conflits. La Russie propose de commencer par s’entendre sur le terrain de l’OSCE à propos des principes uniques de la régulation des crises, que vont suivre tous les pays et les organisations internationales agissant en Euro-Atlantique. Ce n’est que sur cette base que nous pourrons mettre en facteur des «options acceptables» les scénarios de force, pareils à l’aventure de Tbilissi en août de l’an dernier.
L’OSCE doit unir plus résolument ses efforts dans la lutte contre les menaces et défis multinationaux, y compris le terrorisme et la criminalité organisée. La Russie et les USA sont devenus coauteurs du projet de la décision ministérielle à ce propos.
Le trafic de drogue menace toujours plus la sécurité de la personne, de la société et de l’état. Les rapports annuels de l’ONU citent les chiffres toujours plus affligeants de l’échelle de la fabrication des opiacés afghans.
En conformité avec la décision du CMAE de Madrid de l’OSCE, notre organisation est appelée à faire son apport à l’assistance aux partenaires afghans à travers la mise en oeuvre des projets comme le renforcement des frontières des pays de l’Asie Centrale avec l’Afghanistan, la formation des policiers afghans de lutte contre la drogue sur la base des établissements d’études des pays de l’OSCE, y compris la Russie. Je soulignerai surtout la tache de couper court aux livraisons des précurseurs, dont la grande partie vient en Afghanistan de l’Europe. On a besoin d’actions résolues dans la lutte contre la drogue synthétique, fabriquée et consommée dans la région de l’OSCE.
La Russie prône le développement économico-écologique de l’activité de l’OSCE. Elle peut y trouver sa niche à condition de commensurer ses projets avec les possibilités réelles et de ne pas doubler le travail des institutions appropriées. En d’autres termes, il faudra viser les résultats concrets, qui génèrent une valeur ajoutée, modeste, soit, mais quand même.
A ce propos, nous apprécions positivement les résultats du Forum économique de l’OSCE passé, consacré au sujet de la migration. Nous soutenons aussi les sujets de transport du Forum économique de l’année prochaine, proposés par le Kazakhstan.
La dimension humaine fait partie intégrante du concept de la sécurité. La Russie entend laisser la sécurité de la personne dans le collimateur de l’attention permanente de l’OSCE. Mais nous sommes contre le fait, que cette dimension de l’OSCE se développe comme dans le vide, sans tenir compte de l’activité des autres organisations internationales. Tous les pays de l’OSCE sont membres de l’ONU et de son Conseil des droits de l’homme, la majorité absolue des membres de l’OSCE sont membres du Conseil de l’Europe, où agit le système ramifié d’instruments de droit international avec les mécanismes précis et les règles concertées de contrôle et des comptes rendus. Il ne faut pas que l’OSCE cherche à remplacer «tout et tous», il vaut mieux, qu’elle accorde son soutien aux états dans les domaines, ou ils en ont réellement besoin et demandent de l’aide. C’est ainsi que doivent agir les institutions de l’OSCE en conformité avec les décisions prises auparavant dans le domaine de la dimension humaine.
Encore un moment important. Il ne faut pas aborder ces décisions de façon sélective. La Charte de Paris pour une nouvelle Europe, dont nous célébrons le 20e anniversaire l’année suivante, proclame la liberté de pensée, de conscience, de religion et de conviction, la liberté d’association, d’expression et la liberté de circulation. Si pour les trois premières libertés l’OSCE mène un travail actif et le monitoring, les engagements de la liberté de circulation et de facilitation du régime de visas ne sont, au contraire, pas respectés. Je rappelle, que ces engagements sont fixés dans l’Acte final d’Helsinki (1975), le Document de Vienne (1989), le Document de Copenhague (1990), la Charte de Paris (1990), le Document de Budapest (1994), le Concept de l’OSCE relatif à la sécurité et à la gestion des frontières (2005). Malheureusement, certains pays non seulement ne facilitent pas les procédures de visas, mais les renforcent même. Et les taxes de visas dépassent parfois le salaire mensuel moyen dans certains pays de l’OSCE.
C’est le régime sans visas qui est capable de garantir la percée irréversible vers la Grande Europe, où les citoyens de tous nos pays se sentirons Européens.
La Russie en commun avec l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, la Kirghizie et la Tadjikistan a avancé le projet de la décision du CMAE sur la liberté de circulation. Nous proposons de ranimer le dialogue à ce sujet et de charger le BIDDH de procéder au monitoring de la situation de visas dans les pays de l’OSCE.
Enfin, dans les discussions à propos des droits de l’homme il est important de tenir compte du fait, qu’à leur base résident les valeurs humaines traditionnelles, la diversité culturelle et civilisationnelle, qu’il faut sûrement respecter.
L’année prochaine sera significative pour l’OSCE. C’est celle de plusieurs dates de l’histoire. Il y a 65 ans, s’est terminée la Seconde guerre mondiale. Plus de la moitié de ses victimes - 27 millions de personnes - étaient citoyens de l’Union Soviétique. Il y a 65 ans, pour la première et, j’espère, pour la dernière fois dans l’histoire, a été utilisée l’arme atomique. Il y a 35 ans, à Helsinki a été signé l’Acte final de la CSCE. Il y a 20 ans, a été adoptée la Charte de Paris pour une nouvelle Europe.
Nous souhaitons du succès au Kazakhstan en tant que président de l’OSCE en 2010. Nous sommes prêts à contribuer aux bons résultats du travail de l’Organisation pendant la période à venir. Nous soutenons l’initiative d’Astana de convoquer une rencontre au sommet.
Pour terminer, je voudrais remercier encore une fois la présidence grecque pour son hospitalité lors de la tenue sur son sol de deux rencontres ministérielles de l’OSCE et pour l’initiative du «processus de Corfou», que nous croyons assez prometteuse.
Source: Département de l’information et de la presse du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie