Billet |
PPTE : ni le paradis, ni l’enfer
E Entre les postures des dithyrambes des nihilistes et autres opposants par principe et les angélistes et autres opportunistes par nécessité, il y a place pour un débat responsable en rapport avec l'atteinte du point d'achèvement. D'abord, autant le dire tout de go: l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Ppte n'est pas la pire chose qui soit arrivée à la Rdc. Bien au contraire. Cette réduction de la dette n'est pas non plus ce bâton magique dont on rêverait pour mettre fin à la misère ambiante.
Inutile donc de faire la fine bouche: l'effacement de la majeure partie de la dette ne saurait être perçu comme une mauvaise nouvelle. Sinon à quoi aura servi tant d'années passées sous les fourches caudines des institutions de Bretton Woods si, à l'arrivée, il n'y avait pas l'ombre de réduction de la dette? Certes, le principe même de la dette extérieure des pays africains est sujet à controverse. Il est vrai que l'endettement de la Rdc n'a pas servi à développer le pays. Pour le Congo-Zaïre, cette masse d'argent a plutôt enrichi... les créanciers eux-mêmes et leur allié local que fut Mobutu et tout son clan.
Il est donc tentant de suivre les tenants de faire de cette dette table rase à l'instar de certains pays. Seulement pour peu qu'on soit réaliste, on réalise vite que cette posture maximaliste est difficilement tenable pour la Rdc. Les rapports de force politique, diplomatique, financière et même militaire ne plaidant pas pour cette option qui séduit par sa dimension populiste.
Pour autant, l'atteinte du point d'achèvement ne devrait pas donner à un enthousiasme angélique. D'abord, parce que l'ombre tutélaire du Fmi plane encore sur Kinshasa. La Rdc devrait, encore et toujours sous l'œil vigilant des institutions de Bretton Woods, orienter les ressources qu'il consacrait à la dette aux secteurs sociaux. En fait d'annulation, il s'agit d'une réaffectation du service de a dette. Tant mieux, si cette fois-ci cet argent va vers l'éducation, la santé...Et puis, toute l'ardoise n'est pas effacée. Il reste quelque deux à trois milliards de dollars à éponger. Enfin, un coup d'œil chez certains voisins ayant atteint le point d'achèvement montre que le lait et le miel ne sont pas toujours au rendez-vous.
Plus fondamentalement, on ne peut pas reprocher aux dirigeants congolais d'être en programme avec les institutions de Bretton Woods. On devrait plutôt inviter Kinshasa à avoir un plan alternatif cohérent de développement. Le Fmi pas plus que la Banque mondiale n'ont jamais développé un pays. Ces deux institutions n'y ont même pas vocation. Il appartient à la Rdc de s'inspirer des exemples d'autres nations qui ont mis l'accent sur la production intérieure de manière à créer une économie autocentrée.
José NAWEJ
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EDITION N°3645 du MERCREDI 07 JUILLET 2010 |
ENJEUX DE L'HEURE
Saluant l'atteinte du point d'achèvement de l’I-PPTE
Freddy Ukundji : « un record jamais réalisé dans l'histoire de la RDC 50 ans après»
L'atteinte du point d'achèvement de l'initiative-Pays pauvres très endettés (PPTE) est saluée par un bon nombre de Congolais dont un cadre du PPRD, vice-président des notables PPRD/Gombe, Freddy Ukundji Kondjo. Dans un entretien avec "Forum des As ", il a salué cette nouvelle qui est, selon lui, un record jamais réalisé dans l'histoire de la RDC en 50 ans d'existence.
La RDC a atteint son point d'achèvement de l'initiative PPTE. Quelle lecture faites-vous de cette nouvelle ?
Ma lecture est simple. C'est un événement, un record jamais réalisé dans l'histoire de la RDC en 50 ans d'existence. La RDC s'est toujours engagée dans les prêts et n'a jamais remboursé ce qui il lui a été prêté dans les normes et les délais prévus et dans le contexte arrêté de commun accord avec les bailleurs de fonds. Aujourd'hui, le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, a renversé cette tendance de non-respect des engagements. Bien qu’assumant le passif de la gestion de ses prédécesseurs, il s'est engagé à rembourser. Il a promis de le faire et l'a réalisé dans le délai convenu. Chose jamais faite en RDC. Vous vous souviendrez que ce n'est pas une première pour le Chef de l'Etat dans le respect des engagements et de la parole donnée. Il a promis les élections en RDC, il les a réalisées. La RDC «balkanisée» comme l'a prophétisée Patrice Lumumba, Kabila l'a réunifiée. Il a promis la réhabilitation de plusieurs secteurs de la vie nationale, notamment les réseaux routiers et les différentes infrastructures. Il les a réalisées. Enfin, il s'est engagé et a promis d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE, nous y sommes.
Le président de la République a relevé dans son discours que ces fonds seront affectés dans les secteurs prioritaires, notamment la santé, l'éducation et le logement. Quel est votre point de vue?
Je n'ai pas de point de vue à émettre si ce n'est que de constater et de soutenir la vision du Chef de l'Etat relative à l'affectation de ces fonds. Des millions et des millions de dollars qui étaient sacrifiés à payer la dette extérieure vont servir désormais au bénéfice du peuple congolais par la relance de différents secteurs annoncés par le Chef de l'Etat, exécutés par le gouvernement sous le contrôle permanent des parlementaires et l'œil vigilant de la justice congolaise.
Comment comptez-vous gérer ces fonds ?
Ces fonds seront gérés en toute transparence possible en tenant compte des priorités qui seront établies parmi les urgences. Parce qu'en RDC, tout étant à refaire donc il faudrait cibler les priorités dans ces urgences.
On accuse les militants du PPRD de trouble-fêtes lors du défilé du 30 juin. Votre réaction ?
En tant que citoyen congolais, je déplore et déplorerai à jamais tout débordement lors des manifestations officielles. Les militants du PPRD ayant appris que le défilé devrait être interrompu faute de temps et que l'initiateur du parti était à la tribune entouré de ses hôtes, n'avaient mal digéré de ne pas défiler. Parce que voulant démontrer au Président de la République combien ils sont avec lui, partout et n'importe quand. J'invite à l'occasion le protocole d'Etat et le service de maintien de l'ordre public à conjuguer plus d'efforts dans le futur pour contenir pareil débordement, bien qu’il pourrait exprimer la réjouissance populaire. Propos recueillis par
*Le CPM attribue le PPTE aux efforts conjugués Gouvernement - BCC
Les membres du Comité de politique monétaire (CPM) ont noté, avec une grande satisfaction, la conclusion de la première revue du programme économique du Gouvernement, PEG II. Il en est de même de l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE, lequel ouvre la voie à celui de l'initiative d'allégement de la dette multilatérale, IADM.
Au cours de sa réunion ordinaire présidée hier par le gouverneur Jean-Claude Masangu, les membres du CPM ont fait savoir que l'atteinte du point d'achèvement est le fruit des efforts conjoints du Gouvernement et de la BCC en matière de gestion coordonnée des politiques macroéconomiques et des réformes structurelles. C'est ainsi qu'ils ont recommandé la poursuite des efforts tendant à pérenniser la stabilité macroéconomique et à améliorer le climat des affaires, éléments essentiels pour une croissance forte et soutenue.
La situation macroéconomique au 05 juillet 2010 a été marquée, sur le marché des biens et services, par la poursuite du mouvement de recul de l'inflation, soit 4,53% au 04 juillet contre 4,62 au 28 mai dernier. Sur les cinq dernières semaines, la variation des prix à la consommation a été négative. Le maintien de cette tendance permettrait de clôturer l'année avec un taux d'inflation de 9,27% contre un objectif de 15,0%. La stabilité du taux de change sur les différents segments des marchés s'est également poursuivie au cours de la même période. Au cours de la première semaine de juillet, le taux de change a enregistré une légère appréciation sur les marchés interbancaire et parallèle.
Pour ce qui est du marché monétaire, il est observé une augmentation tendancielle des taux d'intérêt réels, induite par le ralentissement notable de l'inflation. S'agissant particulièrement de la marge de positivité du taux directeur, elle s'est établie à 32,7 points contre 30,8 points un mois plutôt.
Au regard du bon comportement des fondamentaux, le CPM a décidé de procéder à un nouvel assouplissement de son dispositif de politique monétaire, avec la révision à la baisse de 12,5 points du taux directeur. Ce dernier est passé de 42% à 29,5%.
A une question de la presse sur l'impact de l'atteinte du point d'achèvement sur la politique de la BCC, le vice-président du CPM le situe à deux niveaux. Jean-Louis Kayembe fait savoir que c'est la BCC qui exécute les ordres du Gouvernement en rapport avec le service du paiement de la dette. Suite à cet allègement, la BCC va assister à une baisse du service de la dette que le trésor va assurer et que la banque va payer.
Cette réduction va entraîner comme retombées positives, la réalisation des économies au niveau du budget en devise qui étaient autrefois affectées au service de la dette et qui seront économisées à la BCC et vont permettre à celle-ci de confronter ses réserves internationales.
Dina BUHAKE
INFOS INFOS
Affaires Foncières
Kabila initie la création de plusieurs réserves
foncières pour sécuriser les investisseurs
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Le ministre Maj Kisimba Ngoy, en charge des Affaires foncières, a transmis aux hauts cadres de son ministère qu'il a reçus lundi 5 jullet dans son cabinet de travail, les préoccupations du Chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila Kabange, sur la création, à travers toute la République, des réserves foncières.
Ces réserves foncières, a-t-il dit, seront créées par une ordonnance présidentielle. Elles permettront à l'Etat congolais de réaliser plusieurs projets qui pointent à l'horizon. Comme le souhaite le président de la République, il s'agit là aussi d'une mise en marche de la disponibilisation des terres pour ceux qui veulent investir en RDC dans le secteur de leur choix, notamment, dans le secteur agricole ou autre, a expliqué Maj Kisimba Ngoy.
Le souci du Chef de l'Etat, a-t-il précisé, est de répondre, dans un bref délai, à la demande des investisseurs, notamment étrangers qui veulent s'installer aux endroits correspondant aux domaines de leurs affaires.
Le ministère des Affaires foncières, qui a vu le jour aux premières années des indépendances (1960), avec comme ministre Alexandre Mahamba, est un ministère du Cinquantenaire, a révélé le cinquantième ministre qui ,à cet effet, a invité ses interlocuteurs à une réflexion et à saisir l'opportunité pour se fixer les objectifs à atteindre dans les prochaines années.
Après avoir souligné le rôle combien important que joue le ministère des Affaires foncières dans la reconstruction du pays, Maj Kisimba a invité chacun à faire la lecture du passé, de la gestion de son secteur d'activité. Car, a-t-il dit " un problème ne peut rester éternellement un problème, il faut le résoudre et c'est çà le développement, c'est-à-dire, ce qui fut un problème en 1960 ne peut l'être après 50 ans ?"
C'est dans ce cadre qu'il a mis un accent particulier sur la modernisation du ministère avec l'informatisation des services, la construction d'une grande école nationale de cadastre à même d'accueillir les étudiants de l'Afrique centrale et la mise sur pied d'un projet du plan cadastral de la RDC. Il a parlé aussi de la mise à niveau des agents avec l'acquisition des matériels performants.
Il a, dans ce cadre, insisté sur la mise à jour du vade mecum des géomètres et arpenteurs avant de leur faire part de son projet d'instaurer une carte de propriété pour sécuriser davantage le certificat d'enregistrement. Quant à la réalisation des recettes, le ministre Maj Kisimba a sollicité l'implication de tout un chacun, notamment à chaque circonscription foncière qui doit vulgariser davantage au lieu d'attendre que l'initiative vienne d'en haut. FDA
A propos des rassemblements matinaux
Le PPRD sur les traces du PALU
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A l'approche des échéances électorales prévues en 2011, de nombreux partis politiques commencent déjà à changer des stratégies de communication politique. C'est le cas du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) qui a résolu de procéder aux rassemblements, mieux encore aux causeries morales chaque matin dans différents quartiers de la ville de Kinshasa, surtout dans le district de la Tshangu.
A l'instar du Parti lumumbiste unifié (PALU), reconnu depuis longtemps comme spécialiste des rassemblements et des telles causeries au niveau de ses cellules de base, le PPRD a jugé utile d'en faire autant. Lundi dernier, sous les eucalyptus au niveau du quartier I dans la commune de N'Djili, les passants ont eu droit à un regard riche en renseignements.
En fait, les observateurs qui contemplaient ces attroupements croyaient, dans un premier temps, qu’il s’agissait des combattants du Palu. Non. Le monde a changé en cette année jubilaire. Ce sont plutôt les militants du PPRD qui ont qui imitent le parti cher au patriarche Gizenga.
Avec cette stratégie, les cadres du PPRD estiment que le temps est venu pour partager les informations politiques au niveau de la base. C'est le moment indiqué pour les formations politiques d'échanger les idées, d’éclairer l'opinion sur des sujets bien précis en vue d'éviter des troubles de mémoire dans les têtes des adhérents au parti.
A travers des causeries morales quotidiennes, le PALU a réussi son combat quant à sa logique de communication. Devenues des messes matinales, ces réunions ont donné au Palu un cachet spécial en matière de mobilisation. C'est, en effet, le moment où des informations relatives aux activités du parti sont données à l'attention des cellules de base. Voilà qui fait le même message donné à tel ou tel autre coin de la capitale soit connu à temps à travers la ville. Cette manière de communiquer permet aux militants d'être informés en temps réel sur un sujet bien déterminé.
En réalité, c'est une politique de communication qui paie. C'est pourquoi, le PPRD a jugé utile de l'adopter en cette période où le pays a atteint le point d'achèvement de l'initiative PPTE. D. KISIMBA
Projet agro-forestier implanté au Plateau des Bateke
Ibi-Village contribue à renforcer la sécurité alimentaire dans la ville de Kinshasa
Ibi-Village constitue un projet agro-forestier implanté au plateau des Bateke, à proximité de Mbakana dans la commune de Maluku. Objectif : assurer la production alimentaire à travers la plantation de manioc et de certains arbres et participer à l'atténuation de changement climatique à travers ses nombreux puits de carbone. Le projet est porté par la société Novacel (Nouvelle société d'agriculture, culture et élevage). La tenue des portes-ouvertes, organisées par Ibi-village du 2 au 4 juillet 2010, a permis aux visiteurs de déguster les saveurs des paysages et des produits du terrain au plateau des Bateke.
Le samedi 3 juillet 2010, c’était la deuxième journée portes-ouvertes. Il est midi lorsque nous accédons aux plantations d'Ibi-village, situées à 140 Km du centre-ville. Malgré l’épuisement, après plus de 3 heures de voyage à bord d'un bus, on est vite frappé par l'étendue du projet Ibi-Village.
En premier lieu, ce sont des plantations de manioc et d'acacia qui émerveillent les visiteurs. Ici, le chef de station d'Ibi-Village, Delly Kayuka explique : " On a déjà atteint 1500 hectares. On est maintenant capable de transformer la savane boisée en forêt ". Pour lui, Ibi associe les essences forestières aux cultures vivrières. Car ajoute-t-il, «la forêt d'Ibi s'étendra dès sa première phase sur une superficie de 4500 hectares». Avec une agriculture semi-industrielle, Ibi Village engage, selon son chef de station, 300 à 400 ouvriés par jour.
A quelques kilomètres des plantations, une usine de manioc est implantée dans le site. Ibi produit 250 tonnes de tubercules par mois qui sont transformés en cossettes et en farine et ensuite commercialisés sur les marchés de Kinshasa. Par rapport à la production de manioc, le chef d'usine, Jean-Pierre Manzengele, explique que chaque travailleur est capable de traiter 600 Kg par jour. Concernant le prix, il indique que la farine de manioc pour 1 kg mis en sachet coûte 1000 FC. Tandis qu'un sac de farine de manioc de 65 Kg coûte 30.000 FC. Cependant, le chef d'usine du projet note qu'Ibi est confronté aux difficultés de commercialisation et au pouvoir d'achat de la population.
Un petit marché pour la circonstance
Dernier lieu à visiter, le petit marché pour la circonstance par Ibi-Village. Cette activité a permis à la population environnante d'Ibi d'écouler ses produits. Dans ce petit marché, les produits tels que la chikwangue, des arachides et autres ont été exposés aux visiteurs.
Par ailleurs, un podium a été érigé à cet endroit pour permettre aux visiteurs de se détendre. Ce sont les orchestres du terroir qui ont l'opportunité de se produire.
" Nous travaillons en symbiose avec la population "
Olivier Mushiete est le directeur général de Novacel, société qui a lancé le projet Ibi-Village en partenariat avec la Banque mondiale. Dans un entretien avec la presse, indique qu'il est avant tout un Muteke et Ingénieur agronome de formation. L'objet du projet Ibi-Village, précise le DG de Novacel, consiste à planter le manioc et les arbres pour développer la production alimentaire afin d'assurer la sécurité alimentaire de la population.
En même temps, le projet participe à l'atténuation de changement climatique. A l'heure actuelle, insiste Olivier Mushiete, la seule entreprise à réussir un programme forestier en Afrique, c'est sa société. Il ajoute que Novacel dispose de 2 millions et demi de tonnes de carbone et qu'il en a déjà vendu un million à la Banque mondiale et à une société française.
Par ailleurs, son entreprise indique-t-il travaille en synergie avec la base. " Nous travaillons en symbiose participation avec la population ", insiste-t-il avant d'ajouter que Novacel est en partenariat avec le ministère de l'Environnement.
Novacel a également le souci de la relève note son DG. C'est ainsi que, précise-t-il, une école primaire est érigée dans l'enceinte d'Ibi-Village, destinée aux enfants des travailleurs de l'entreprise.
C'est dans la soirée que certains visiteurs ont quitté Ibi-Village, ravis de visiter un grand site agro-forestier situé sur le plateau des Bateke qui renferme un grand projet en Afrique subsaharienne. Dieumerci MAYAMBI
Pour révolutionner le développement de la RDC
La SODEMA propose un mariage agricole pour créer des millions d’emplois
Dans le cadre de cinq chantiers initiés par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, le volet " Emploi " occupe une place importante dans la mesure où ce sont les revenus encaissés par la population qui augmentent son pouvoir d'achat. Ce qui entraîne la redynamisation de l'activité économique. C'est dans cette logique, pour privilégier les stratégies génératrices d'emplois, que le président de la Solidarité du développement de Manianga (SODEMA), Dieudonné Bifumanu, a mis sur pied le mariage agricole et l'opération arbres fruitiers.
En clair, le mariage agricole est une union de trois partenaires à savoir, le propriétaire foncier, le bailleur de fonds et la main d'œuvre en vue de produire des aliments suivant un mécanisme constituant les clauses de cette union. Cette stratégie agricole, contenue dans le document de la SODEMA, comprend deux volets qui ont été expliqués lors de la conférence de presse tenue le 11 février 2009 à la paroisse Notre Dame de Fatima.
En d'autres termes, la SODEMA ambitionne de créer des millions d'emplois dans moins de deux ans à partir de la mise en exécution dudit projet. A en croire le président de cette association, ce projet est tellement simple que son exécution n'exige pas un gros financement. Selon lui, il favorise directement le développement de plusieurs autres secteurs économiques notamment le transport et les unités de transformation. A l'entendre, ce projet aidera également la RDC à avoir des routes de desserte agricole avec le même financement.
Pour le n°1 de la SODEMA, au moment où la RDC fête le Cinquantenaire, il est temps de s'occuper totalement du développement du pays et toutes les idées devraient d'abord être analysées avant de les classer sans suite. Car, d'après lui, même les immondices ont aussi de l'importance.
Etant donné que tout le monde souhaite l'éclosion du volet " Emploi " des cinq chantiers, il est impérieux d'accorder un minimum d'attention au mariage agricole. Cette technique non négligeable peut, au cas échéant, être améliorée pour le bonheur de la population et du pays tout entier. Simard Simon TSOUMBOU
CULTURE & DETENTE
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La star américaine 50 Cent à Kinshasa
Au cours de l'émission " Succès des Stars ", diffusé le dimanche 4 Juillet dernier sur la RTG@, la confirmation de la présence de la star américain à Kinshasa a été faite. Le célèbre rappeur américain 50 Cent séjournera bien durant 48 heures dans la capitale de la République Démocratique du Congo pour deux concerts inédits et un troisième à Brazzaville. La star américain animera auparavant une conférence de presse au Grand Hôtel Kinshasa (GHK).
Le 22 juillet prochain, la star de Rap américaine 50 Cent, foulera le sol congolais pour un séjour de 48h. Invité pour trois concerts inédits qu'il donnera à Kinshasa, dont un sur l'autre rive à Brazzaville, le rappeur répondra tout d'abord aux questions de la presse dès sa descente d'avion.
La confirmation de cette nouvelle a été faite le dimanche 4 Juillet dernier sur le canal de la Rtg@, au cours de l'émission " Succès des Stars ". Alors que le spot sur l'arrivée de la célébrité américaine est diffusé sur nombre de chaînes locales depuis plusieurs jours, les téléspectateurs encore sceptiques, ont finalement pu y croire : 50 Cent sera bien là!
En effet, l'artiste sera reçu par le comité organisateur depuis sa descente d'avion de l'aéroport international de N'Djili, puis mené au Grand Hôtel Kinshasa, où il animera une conférence de presse. Le rappeur séjournera durant deux jours dans la capitale congolaise où il donnera deux concerts dont le premier le 23 juillet au Stade des Martyrs de la Pentecôte et le second le lendemain au Parking du Grand Hôtel Kinshasa. Un troisième concert aura lieu le dimanche 25 juillet de l'autre côté du fleuve Congo, dans la ville de Brazzaville. Une aubaine pour les fans de cette star qui n'en reviennent toujours pas. Participera à ces grands rendez-vous, l'artiste congolais JB Mpiana Tshituka. L'arrivée de 50 Cent en RDC s'inscrit dans le cadre du Cinquantenaire des indépendances africaines dont celles des deux Congo. Source : Africahit.com/
Lepetit Baende
Nouveauté chrétienne
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Esther Akawa: la nouvelle perle déjà dans les bacs
La nouvelle perle de la musique chrétienne est déjà dans les bacs. Esther Akawa vient de signer son deuxième album sur le marché sous la bénédiction de la maison Gospel records de Philippe Lubasu. «Formule ya suka», c’est l’intitulé de la nouveauté de cette voix douce et charmante.
Esther Akawa propose aux chrétiens et aux mélomanes 10 titres emballants qui redonnent de l’espoir à tous ceux qui croient en Jésus-Christ, présenté dans la nouveauté de l’artiste comme la dernière formule.
«Formule ya suka» ne constitue pas seulement le titre du nouvel opus de cette nouvelle perle, mais aussi une chanson contenue dans le tube. Ici, dans cette cantique, Esther Akawa rapelle aux chrétiens que Jésus Christ symbolise leur victoire.
Outre «Formule ya suka», les chrétiens et les mélomanes découvriront la chanson «Consolation». Une superbe rumba qui demontre à suffisance que le Christ est la seule voie du salut malgré les souffrances, les peines et les difficultés.
«Ekosimba» est un hymne au succès. La chanson veut tout simplement rassurer les chrétiens que cette fois-ci, après plusieurs tentatives de réussite, ils auront la victoire. Presque le même message est relayé dans «Tolérance zéro».
Dans «Libondeli», Esther Akawa implore la présence de Jésus-Christ, dans le style reggae tandis que «Kita osala» est une chanson qui présente Jésus comme celui qui guérit les blessures internes. C’est même Jésus-Christ est pris par la nouvelle perle chrétienne comme l’incomparable dans la chanson «Incomparable». Cela veut tout simplement dire que personne ne ressemble à Jésus-christ.
Le producteur du nouvel album de la chanteuse Esther Akawa a mis le paquet pour réussir la promotion de «Formule ya suka», déjà bien apprécié par les mélomanes.
La maison Gospel Records annonce déjà la tournée européenne pour ce mois de juillet pour l’artiste. Esther Akawa, grâce au travail de qualité abattu dans «Formule ya suka», est bien partie pour bouleverser les données au niveau du marché du disque chrétien.
Dieumerci MAYAMBI
NATION
Attaquée par une bactérie
Nord Kivu : la banane en voie de disparition
Une bactérie ravage depuis plusieurs années les bananiers du Nord Kivu à l'Est de la RD Congo, dont la production a pratiquement disparu mettant en danger la sécurité alimentaire de la région. Les nouvelles variétés introduites résistent à certaines maladies mais pas à celle-ci.
Près de 75% des bananeraies ravagées au Nord Kivu, à l'Est de la RD Congo, une baisse de 90% de la production de bananes dans la province, c'est le bilan inquiétant dressé le 28 mai dernier par Action contre la Faim, organisation humanitaire française, qui tire le signal d'alarme sur la menace que constitue le Wilt bactérien. Si aucune action n'est entreprise, l'association craint la disparition des plantations dans la province, une réelle menace pour la sécurité alimentaire de millions de personnes pour qui la banane est un des aliments de base.
Selon l'Organisation pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO), le Wilt bactérien, découvert en 2001, est apparu en Ouganda, puis s'est propagé dans de nombreux territoires de l'Est de la RD Congo et menace aujourd'hui d'autres pays de la région. Cette bactérie, qui se répand via les insectes, les outils qui ont touché les plants contaminés ou les rejets, s'ajoute à d'autres maladies comme le Banana Bunchy Top Virus, ce qui a conduit les planteurs désemparés, à délaisser peu à peu la culture de la banane.
De nouvelles variétés
Pourtant, depuis 2006, le Consortium pour l'amélioration de la production agricole en Afrique centrale (CIALCA), en collaboration avec la faculté agronomique de l'Université Catholique de Graben (UCG) et le centre de recherche agronomique de l'INERA, teste différentes variétés de bananes provenant d'Amérique du Sud et de l'Afrique de l'Ouest afin de vérifier leur résistance à certaines maladies, dont le Wilt bactérien. "Après analyses dans les universités belges, les rejets de celles qui sont résistantes sont envoyés à Bujumbura qui les distribue à l'Est de la RD Congo ainsi qu'au Rwanda et au Burundi", déclare Laurent Ndugi, doyen de l'UCG.
"C'est important de distribuer des variétés différentes, souligne Laurent Ndugi, car la population commençait à délaisser cette culture". Les résultats sont encourageants. C'est ce qu'affirme Kambale, paysan cultivateur à Butembo : "On avait peur de cette maladie mais finalement, nous n'allons pas perdre nos plantations". "En 2006, l'UGEAFI, l'organisation paysanne chargée de propager la culture de la banane dans le moyen plateau au Sud-Kivu, m'avait donné six rejets de banane de différentes variétés, précise Kalenga Mutandayi Kolimba, agriculteur de Fizi au Sud-Kivu. Aujourd'hui, j'ai une grande étendue de bananeraie qui m'assure de quoi vivre. Je consomme une partie et le reste, je le vends au marché".
Si ces nouvelles variétés supportent bien certaines maladies aucune souche résistante au Wilt bactérien n'a, à l'heure actuelle, été identifiée parmi les variétés existantes et les hybrides. Ce qui est source d'inquiétude. Face à la persistance de cette maladie, Laurent Ndugi lance un appel relayé par Action contre la faim et la FAO : selon l'agronome, les autorités nationales et provinciales devraient fournir des moyens adéquats pour sauver ce fruit source de revenus, aliment… et boisson de base d'une importance capitale pour les millions d'habitants de la région des Grands Lacs. Syfia Grands Lacs / RD Congo
SOCIETE
Les Kinois dénoncent
Lumière insuffisante sur le Boulevard du 30 juin
C'est depuis le dimanche 27 juin 2010 que le Boulevard du 30 juin, réhabilité et élargi, a été éclairé. L'œuvre a été réalisée, sur un coût d'un peu plus de USD 4 millions, en un temps record, en perspective des festivités du Cinquantenaire. Cet éclairage public, en plus de son utilité pour la conduite nocturne, est censé participer à la modernisation de cette artère principale de la capitale. C'est donc à juste titre qu'après la merveille de la place du 30 juin inaugurée en fin de matinée du même 27 juin, les Kinois furent émerveillés par la lumière qui a illuminé, dans la soirée, ce Boulevard sur tout son long.
Après coup, cependant, une évaluation des travaux dégage de plus en plus des anomalies qui font pâlir les spécialistes. Pour autant que les conducteurs aperçoivent l'éclairage le long de ce Boulevard, il se constate que la lumière dégagée est insuffisante pour assurer la sécurité dans la conduite nocturne.
On indique, en effet, que non seulement les ampoules utilisées produisent une faible lumière, mais en plus la disposition des poteaux renvoie cette lumière en verticale. Conséquence, seules quatre des huit bandes que compte aujourd'hui le Boulevard du 30 juin sont éclairées. Les restes des bandes, situées au milieu, demeurent dans la pénombre. Et si ces bandes du milieu sont les plus dangereuses pour une conduite nocturne, l'ensemble de la lumière - de couleur jaunâtre de moins en moins utilisée à travers le monde pour ce genre de chaussées - demeure insuffisante, puisqu'il est, par exemple, difficile de voir au-delà de 100 mètres, d'identifier avec fiabilité la marque ou la couleur d'un véhicule, surtout les petites voitures, ou, pire, de lire aisément une plaque d'immatriculation en cas d'un accident suivi de la fuite du chauffeur.
Certaines bordures, elles, demeurent carrément dans le noir malgré la présence des poteaux d'éclairage. C'est, notamment, le cas du virage du Golf entre la Gombe et le ministère du Travail, et la place Mandela ou encore le rond point Socimat.
Par ailleurs, vu sous l'angle de la modernisation du Boulevard du 30 juin, les poteaux utilisés pour porter les lampes d'éclairage sont des modèles des années 50 et ne répondent donc pas à la norme, ou au principe, de modernité. L'alignement même des poteaux présente des aspérités à certains endroits où certains poteaux sont trop penchés tantôt en avant vers la chaussée, tantôt en arrière hors de la chaussée.
Alors questions : l'entrepreneur choisi pour ces travaux avait-il les compétences requises pour accomplir la tâche suivant les normes techniques, au-delà de l'urgence qu'imposaient les circonstances ? Les travaux entrepris étaient-ils provisoires, c'est-à-dire fonction de cette urgence ? S'il est formellement établi, d'une part, que cette lumière est inappropriée pour une chaussée en général et, en particulier, une chaussée de huit bandes comme le Boulevard du 30 juin, et, d'autre part, qu'il va falloir refaire les choses, qui paiera la facture ? Et avant de répondre à cette dernière question, est-il établi que les services compétents ont réceptionné l'ouvrage après une pré-réception qui devait leur permettre de procéder aux évaluations de l'ouvrage? JEK
SOCIETE
Face au comportement indigné de certains kinois
Kinshasa-propre " : l'autorité locale appelée à peser de tout son poids
Bon nombre des Kinois se livrent, quelques jours après la fête du Cinquantenaire de l'indépendance de la RDC, à la négligence et à l'insanité des espaces publiques et autres lieux touristiques qui ont fait -et continuent à faire- la fierté de la RDC. Des commerçants qui ont été dispersés pour des raisons de sécurité et de salubrité, dans le cadre de la décision du gouvernorat de la ville de décréter mai et juin comme des mois de la salubrité, ont inondé à nouveau la place publique, rendant plus difficiles les travaux d'assainissement.
Ils arrachent des sacs-poubelles ainsi installés, vendent leurs marchandises en sachets sans se soucier du moins de l'évacuation desdits récipients, et, associés à certains " sans-abris ", ces marchands avancent "qu'avant le cinquantenaire égale après cinquantenaire ".
A cela, il faut ajouter les marchands ambulants de l'eau en sachet, communément appelée " eau-pure ", qui défient l'autorité de la ville en reprenant la vente sous un autre sobriquet : " Ya Mado " ou " Kingasani ya suka". Face à tout cela, l'autorité de la ville semble manquer de décision tendant à éradiquer définitivement ce fléau.
De la place de la Victoire au Boulevard du 30-Juin et du marché Gambela au Grand marché de Kinshasa dit "Zando", le constat est amer. Le nombre moins important des brigades de salubrité renseigne sur l'état d'esprit de tous les cantonniers commis par l'Hôtel de ville. Les travaux se poursuivent de manière peu consistante et n'avancent presque pas à l'allure de la période avant-cinquantenaire, les agents se plaignant de ne pas bénéficier d'une assurance maladie. L'on remarque facilement que les immondices refont surface sur la voie publique car, aucun agent de l'ordre ne se soucie de suivre l'état d'avancement des travaux et de surveiller les environs assainis.
Un passant, rencontré au marché Gambela, s'est exprimé ainsi : " Ce qu'a réussi à faire le Chef de l'Etat, en dotant, par ces efforts, la ville de Kinshasa des lieux touristiques et d'un réseau électrique plus ou moins considérable n'est pas une action vaine. Depuis notre jeune âge, nous n'en avons jamais vu. Il doit alors lui-même, comme cela se passe dans d'autres pays, instruire une commission de suivi. Car la localité se fatigue de se prendre en charge ".
C'est peut-être alors que l'autorité de la ville sera obligée de peser de son poids sur cet état de chose, en s'impliquant activement dans l'opération " Kinshasa-propre" lancée pour l'assainissement de la ville avant le Cinquantenaire du pays pour éviter le pire. Mieux vaut prévenir que guérir dit-on. Ghetti Felo
Correspondance
SOCIETE
Reagissant a la demande de la revision du proces de simon Kimbangu à Bruxelles
Les Kimbanguistes s’insurgent contre ceux qui confondent l’église à la famille
Au cours d'une conférence de presse organisée le lundi 5 juin dernier dans la salle "Amphithéâtre Maman Mwilu", au centre d'accueil kimbanguiste dans la commune de Kasa-Vubu, les Kimbanguistes ont remercié le chef de l'Etat Joseph Kabila pour l'élévation de Simon Kimbangu au rang de grand cordon dans l’ordre héros nationaux Lumumba-Kabila. Cette dérémonie a coïncidé avec la sortie officielle de la Fondation Simon Kimbangu. L’Eglise kimbanguiste a saisi l’occasion pour éclairer la lanterne de la presse au sujet d’une "fantaisiste demande de révision de procès" que certains petits-fils du prophète Simon Kimbangu auraient introduite à la Cour de cassation de Bruxelles.
Pour M. Joseph Matondo, Conseiller administratif et financier au cabinet du chef spirituel de l'Eglise kimbanguiste et orateur principal de la conférence, cette décoration constitue la plus grande distinction que Simon Kimbangu a obtenue à l'initiative des autorités établies en RDC. C'est ainsi qu'au nom du chef spirituel et des fidèles rassemblés autour de lui, l'église s'associe à cet hommage solennel pour remercier le Président de la République Joseph Kabila. " Cet honneur dédié à titre posthume est celui de la population congolaise tout entière, mais aussi du monde qui ont toujours honoré la mémoire de cet illustre représentant de Dieu sur la terre, précurseur des indépendances d'Etats africains en général et de la RDC en particulier ", a-t-il dit.
Cet événement historique, poursuit-il, vient de répondre à l'attente, depuis de longues années, non seulement des chrétiens kimbanguistes, mais de tous ceux qui, en toute honnêteté, reconnaissent la mission divine de Simon Kimbangu relative à la libération totale de l'homme noir et de l'homme opprimé. "Il s'agit là de l'aboutissement de l'action libératrice du 6 avril 1921, relative au déclenchement du mouvement kimbanguiste, qui avait secoué les quatre coins du monde par la puissance des messages de libération, d'égalité entre les hommes, de justice, de paix et de non violence ainsi que des actes de guérisons spirituelle et physique posés par Simon Kimbangu au profit des populations qui affluaient à Nkamba ", a déclaré Joseph Matondo.
Une fondation pour appuyer l'action de l'église
La création de la Fondation " Simon Kimbangu", martèle Joseph Matondo, vient concrétiser l'idée évoquée par l'ancien chef spirituel de l'Eglise. Joseph Diangenda, visant la nécessité de doter l'église d'une structure permettant à tout le peuple du monde de pouvoir participer à l'édification de la société par différentes actions. " Son éminence Simon Kimbangu Kiangani, prenant les destinées de l'église, pense-t-il, n'a fait que réaliser ce que ses pères ont laissé, pour jeter des bases solides afin de cimenter tout ce qui doit se faire sur cette terre, en terme de développement." Cette fondation, qui vient se greffer aux actions spirituelles de l'Eglise, pourra s'occuper désormais de tout ce qui touche l'homme dans sa vie matérielle. C'est un moyen pour appuyer l'action évangélique et missionnaire de l'Eglise.
Cette fondation oriente des actions vers tous les secteurs de la vie de la société congolaise. C'est ainsi que l'appel est lancé à la générosité populaire et au mécénat. Pour son fonctionnement, fait savoir Joseph Matondo, la Fondation Simon Kimbangu peut recevoir des subventions publiques, des dons et legs, organiser des manifestations publiques relatives à ses objectifs, mais aussi vendre des produits liés à son objet. Cette ONG, créée en RDC, est destinée à répondre à un besoin croissant de soutenir l'œuvre salvatrice par tous les moyens dont dispose le peuple du monde entier, en vue de vulgariser les valeurs de paix, d'amour, de solidarité et d'égalité abondamment prônées par Simon Kimbangu depuis 1921, affirme le conférencier Elebe, représentant légal, premier suppléant et pasteur à l'Eglise Kimbanguiste.
Des eclaircissements sur la révision du procès
de Simon Kimbangu
Le journal " Le Soir " de Bruxelles a publié, dans son numéro n° 146 du 25 juin dernier, un article intitulé : "Congo : les descendants de Simon Kimbangu demandent la révision du procès ". " Cet article a étonné plus d'un, révèle Joseph Matondo. Que ce soit le chef spirituel lui-même et les kimbanguistes en général, car nul d'autre que Simon Kimbangu Kiangani ne peut engager sur la scène internationale l'église kimbanguiste. C'est ainsi qu'il nous a chargé de vous informer. L'église est une et indivisible dont le siège international est à Nkamba nouvelle Jérusalem. Elle réagit pour décliner toutes responsabilités au sujet d'une fantaisiste révision du procès de papa Simon Kimbangu qui serait introduite auprès de la Cour de Cassation de Bruxelles avant le 30 juin dernier. La lecture de l'article a sans doute fait comprendre la nécessité pour l'église de corriger les erreurs et les dérapages de ceux qui n'ont ni mandat ni qualité pour parler au nom de l'Eglise kimbanguiste ".
A en croire l'orateur principal, 19 des petits fils de Simon Kimbangu sont à la base de cette démarche fallacieuse puisqu'inconnus de l'autorité spirituelle de l'église, seule habilitée à initier une telle démarche. "Rien n'est plus dangereux que de laisser libre court à des marginaux sans scrupule dans la prise des initiatives tendant à semer la confusion dans l'opinion, pense-t-il. Simon Kimbangu est un patrimoine universel qui doit être honoré proprement, sans tirs croisés, sans escarmouches fantomatiques perpétrées par ceux qui n’ont pour seules intentions que de déstabiliser l'église kimbanguiste, de contrecarrer sa bonne marche, de nuire à la personne et aux actions de son chef qui inlassablement travaille dans l'ordre et dans la discipline. Si nobles que les intentions paraissent, il est hors de question d'accepter des initiatives à l'emporte-pièce par lesquelles les petits fils confondent l'église à la famille ".
La mission de Simon Kimbangu n'émane pas de la famille, précise-ton. «Il n'est nullement venu au monde pour sa seule famille. Des milliers de personnes ont été sacrifiées pour accompagner l'œuvre salvatrice du saint esprit incarnée par Simon Kimbangu. 37.000 familles et 150.000 morts martyrs doivent nous interpeller», a lâché l’orateur. Par ailleurs, le chef spirituel de l'Eglise kimbanguiste, en mission de service à Kinshasa depuis le 24 mai, rentre à Nkamba ce mercredi pour les festivités du 8 juillet. Rocco NKANGA
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