Dilemme Baende
A en juger par le «réquisitoire» du Sénat, Jean Claude Baende, frais émoulu du suffrage des députés provinciaux, est déjà en sursis. Pour qui a suivi le débat général sur le rapport de la commission Lunda Bululu, le sort du gouverneur semble scellé avant même que la justice se saisisse du dossier. Les sages, toutes tendances politiques confondues, ont chargé sans concession Jean Claude Baende. Ils l’ont «dénudé». Un bien mauvais présage pour cet ex adjoint de José Makila qui attend l’investiture présidentielle pour prendre officiellement les commandes de l’Equateur comme gouverneur full.
Certes, outre la production législative, le contrôle de l’Exécutif -au sens large, -est au coeur du travail parlementaire. Et dans la foulée du mot d’ordre «Tolérance zéro», le Parlement est naturellement en première ligne. La moisson récoltée à Mbandaka par la commission Lunda renseigne sur le déficit de bonne gouvernance dans le chef de nombre de mandataires zaïro-congolais. Le fameux slogan mobutiste suivant lequel «MPR égale servir, se servir non» continue à se décliner à l’envers comme au bon vieux temps.
Deux bémols, tout de même à la fatwa des Sénateurs contre le toujours gouverneur ai de l’Equateur. D’abord, Jean Claude Baende n’a pas présenté ses moyens de défense. Sans doute, le fera-t-il dans l’hypothèse de plus en plus vraisemblable de sa comparution devant la justice. Car pour accablant qu’il soit, le rapport du Sénat ne vaut pas sentence. L’accusé Baende est présumé innocent.
Le second hic de cette affaire réside dans ses conséquences politiques éventuelles. Une mise en cause du gouverneur à peine élu aurait pour effet de maintenir l’Equateur dans le provisoire. Un provisoire qui dure déjà depuis quasiment un an. La province de l’Equateur est sevrée de gouverneur depuis le feuilleton Makila. Si Jean Claude Baende devait se délester de ses charges pour se mettre à la disposition de la justice, il y a fort à parier qu’on serait parti pour la gloire. Un risque majeur pour une province qui vit sous la menace d’une insurrection aux contours encore flous.
José NAWEJ
Larmes de crocodile
Le cynisme et l’hypocrisie seraient-ils les choses les mieux partagées au sein de ce que l’on appelle communauté internationale? Tenter de répondre à cette interrogation par l’affirmative ne serait pas abusif. En tout cas, en considérant le drame congolais. En cette période post-conflit, des délégations défilent à Kinshasa, arpentent les pistes escarpées du Kivu pour, apprend-on consoler les femmes victimes de violences sexuelles. D’autres missi dominici vont jusqu’à exiger au gouvernement congolais de livrer des présumés criminels de guerre à l’instar de Bosco Ntaganda. Ces tonnes de bons sentiments et de compassion à l’égard de la population martyre de l’Est du pays sont naturellement les bienvenues. Après plus de dix ans de calvaire, les Congolais ont besoin de réconfort, d’où qu’il vienne.
Cet élan d’attention ne devrait cependant pas faire passer par pertes et profits l’indifférence à la limite de la complicité qu’ont affichée les mêmes «amis» de la Rdc au plus fort de la guerre inspirée par des pays voisins bien connus. Pourquoi toutes les bonnes consciences si préoccupées aujourd’hui par les exactions contre les populations civiles-en particulier les femmes-n’avaient rien fait, sinon pour prévenir les différentes guerres, du moins pour imposer la paix de manière à éviter à la population les affres du conflit? Qui ignore l’ascendance de tous les sapeurs pompiers de la 25ème heure sur l’ensemble des ex-belligérants? En commençant par Kigali et Kampala dont il est de notoriété publique qu’ils n’étaient que des sous-traitants!
La vérité c’est que les enjeux économiques, géopolitiques des commanditaires des guerres de l’Est assorties de rébellions business avaient sacrifié le sort des populations civiles sur l’autel de leurs intérêts. Tout se passe comme si la communauté internationale et tous ses affidés découvraient soudainement le tribut humain et humanitaire des guerres de prédation successivement imposées aux Congolais. Et pourtant, avec les moyens technologiques dont ils disposent, les «grands de ce monde» avec leurs «dépendances» étaient parfaitement au courant de la catastrophe humanitaire sur fond de violations massives des droits de l’homme. En particulier, à l’Est tous les observateurs équilibrés ont parlé de génocide à huis-clos.
A l’heure des comptes, les boutefeux d’hier ne devraient pas s’ériger à peu de frais en censeurs et en congophiles. Le drame congolais était d’autant plus évitable que les guerres que le pays a connues étaient toutes d’essence étrangère.
José NAWEJ
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A L’AVANT VEILLE DES ECHEANCES ELECTORALES, UNE MEGA PLATEFORME DE L’OPPOSITION QUASI FIN CHANTIER
Après la défunte UN, voici l’Union pour la Patrie
*112 partis politiques, 22 syndicats et 58 personnalités ont
déjà pris leur adhésion à la future structure qui a installé
son QG au siège des FONUS de Joseph Olenghankoy
Elle n’a pas encore explosé, mais elle fait déjà peur. La bombe que prépare l’Opposition new look est sur le point d’être larguée. D’après les confidences recoupées, l’Opposition s’apprête à sortir le grand jeu. Pour cette rentrée susceptible de provoquer un big bang dans l’espace politique congolais, une plateforme politique et électorale est fin chantier. Elle a pour nom l’Union pour la patrie.
Déjà, 112 partis politiques ont apposé leurs signatures sur l’acte constitutif de cette méga plateforme. Ce n’est pas tout. 22 syndicats ayant pignon sur rue et 58 personnalités politiques indépendantes ont accepté de battre pavillon Union pour la Patrie. Une virée au n°130 de l’avenue de l’Enseignement à Kasa-Vubu – ce sanctuaire des partis politiques congolais – renseigne déjà sur le sérieux et le professionnalisme qui entourent les préparatifs de la sortie de ce grand regroupement de l’Opposition.
Si le silence et la discrétion sont encore les maîtres mots, la cure de modernité administrée au siège des FONUS d’Olengankoy paraît annonciatrice de la naissance très prochaine d’une véritable machine politique. Un tour à l’intérieur de ce qui sera le saint des saints de l’Opposition fait penser au Quartier Général (QG) des partis politiques modernes Outre-Méditerranée et Outre-Atlantique. Le maître des lieux n’a pas lésiné sur les moyens pour faire la politique autrement. Si rien n’a encore filtré quant à l’orientation idéologique de cette plateforme à venir, de quelques confidences glanées ça et là, il apparaît que l’Union pour la patrie va d’abord naître sur les cendres de l’Union pour la Nation, cette plateforme Bembiste qui s’est auto sabordée depuis. Au contraire de l’UN, l’UP mettrait un accent particulier sur le patriotisme, une valeur, un concept moderne qui tranche nettement avec la connotation, un tantinet sectaire, que charrie le nationalisme.
Nous voilà donc prévenus. Les sociétaires de la future UP n’entendent pas faire du concept polysémique nationalisme leur fonds de commerce. Ils comptent privilégier le patriotisme. Qui leur en voudrait de défendre ce qu’il a de plus sacré pour un pays, pour une Nation, pour un peuple ?
Si la plateforme est à priori ouverte à tous les opposants, des garde-fous seraient déjà prévus en guise d’antidote au vagabondage politique ambiant. D’après quelques indiscrétions, des pénalités allant jusqu’à 250.000 USD seraient retenues à l’encontre de tout sociétaire de l’UP qui se hasarderait à faire la transhumance habituelle opposition-pouvoir. Sans doute qu’avec la sortie de cette plateforme, on aura davantage des détails sur le dispositif mis sur pied par les fondateurs de l’UP pour combattre le sempiternel phénomène d’infiltration et de taupe au sein de l’Opposition.
De l’avis de certains observateurs avisés de la scène politique congolaise, l’avènement d’une plateforme de l’Opposition pourvue d’une vision et donc d’un programme alternatif, d’une organisation structurée et d’infrastructures adéquates tombe à point nommé. Car, à l’avant-veille des échéances électorales, l’Opposition dite institutionnelle n’arrive toujours pas à s’organiser ne serait-ce que pour désigner son porte-parole. À quelques encablures du marathon électoral qui devrait commencer en 2010 avec les élections locales pour atteindre le paroxysme en 2011 avec la présidentielle et les législatives, il était plus que temps que l’Opposition relève la tête. Il ne reste plus qu’à attendre que la bombe promise rue de l’Enseignement puisse exploser. Non pas pour anéantir l’espace politique, mais en vue de provoquer le nécessaire électrochoc au sein du microcosme politique congolais.
FDA
LA CHAMBRE D'APPEL DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE ANNULE
Jean Pierre Bemba restera en prison jusqu’à son procès !
Sans surprise, dirait-on. Jean-Pierre Bemba restera en prison jusqu’à son procès. C’est la conséquence de la décision rendue hier en conclusion de l’appel interjeté en août dernier par le Procureur Luis Moreno O’Campo contre la décision de mise en liberté provisoire du Chairman du MLC. En effet, Mme Akua Kuenyehia, juge président de la Chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI), a prononcé, hier mercredi 02 décembre 2009, un résumé de l'arrêt annulant la décision de la Chambre préliminaire II faisant droit, sous condition, à la demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo.
La Chambre d'appel a décidé, à l'unanimité, de faire droit aux deux moyens d'appel mis en avant par le Procureur Moreno O’Campo. Elle a considéré que le raisonnement à l'issue duquel la Chambre préliminaire II a conclu que l'évolution sensible des circonstances justifiait la mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo se fondait sur une appréciation erronée de certains faits pertinents et ne tenait pas compte de certains autres. La Chambre d'appel a également considéré qu'une décision de mise en liberté sous condition doit être unique et indivisible et doit fixer les conditions précises de cette mise en liberté. Avant de rendre la décision, il convient en outre de désigner l'État qui accepterait d'accueillir la personne concernée et de fixer les conditions de mise en liberté. La Chambre d'appel a souligné que, ‘‘sans la coopération de l'État en question, la décision de mise en liberté sous condition serait sans effet’’.
La chambre compétente réexamine la décision de maintien en détention de l'accusé dans l'attente du procès, et ce, au moins tous les 120 jours. Elle peut aussi le faire à tout moment à la demande du détenu ou du Procureur.
Le 14 août 2009, la Chambre préliminaire II avait conclu que l'évolution sensible des circonstances justifiait la modification de sa décision précédente sur la détention. L'exécution de sa décision était toutefois suspendue jusqu'à ce qu'il soit décidé dans quel État Jean-Pierre Bemba serait libéré et quelles conditions lui seraient imposées. Le 3 septembre 2008, la Chambre d'appel avait décidé de donner un effet suspensif à l'appel interjeté par le Procureur contre cette décision.
Décision relative à la mise en liberté sous conditionde Jean-Pierre Bemba Gombo
ICC-CPI-20090814-PR443
Situation : République centrafricaine
Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo
Aujourd'hui 14 août 2009, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale a décidé de faire droit, sous condition, à la demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo.
L'exécution de cette décision est reportée dans l'attente de la détermination de l'Etat sur le territoire duquel Jean-Pierre Bemba Gombo sera libéré et de la détermination des conditions qui lui seront imposées.
Conformément à l'article 60 (3) du Statut de Rome et à la règle 118 (3) du Règlement de procédure et de preuve, la Chambre préliminaire II a réexaminé sa décision précédente relative au maintien en détention de Jean-Pierre Bemba Gombo du 14 avril 2009. Préalablement à la décision de ce jour, la Chambre préliminaire II avait tenu une audience le 29 juin 2009 sur toutes les questions relatives au maintien en détention de Jean-Pierre Bemba Gombo avant son procès.
La Chambre préliminaire II a conclu que l'évolution des circonstances depuis le 14 avril 2009 justifiait la modification de sa décision précédente sur la détention, dans la mesure où les conditions pour un maintien en détention telles que prévues par l'article 58 (1) (a) et (b) du Statut de Rome n'étaient plus réunies. En effet, après avoir évalué tous les éléments pertinents de l'affaire dans leur globalité et après les avoir mis en perspective, la Chambre préliminaire II a conclu que le maintien en détention de Jean-Pierre Bemba Gombo ne paraissait plus nécessaire pour garantir (i) la comparution de ce dernier, (ii) qu'il ne fera pas obstacle à l'enquête ou à la procédure devant la Cour, ni n'en compromettra le déroulement et (iii) qu'il ne poursuivra pas l'exécution du même crime ou d'un crime connexe relevant de la compétence de la Cour et se produisant dans les mêmes circonstances que dans la présente affaire.
La Chambre préliminaire II a invité tous les Etats sur le territoire desquels Jean-Pierre Bemba Gombo a souhaité être libéré, à présenter leurs observations détaillées sur les questions relatives à sa mise en liberté provisoire ainsi que sur les conditions restrictives de liberté qui pourraient être imposées.
Les audiences devraient avoir lieu entre le 7 et le 14 septembre 2009.
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REFUS DU Procureur de la CPI de liberer provisoirement
Jean-Pierre Bemba
ICC-OTP-20090814-PR444
Situation : République centrafricaine
Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo
Le Procureur de la Cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo va faire appel aujourd'hui de la décision rendue par la Chambre préliminaire II d'accorder à Jean-Pierre Bemba le bénéfice d' une libération conditionnelle jusqu'à son procès.
Le Procureur considère que " M. Bemba, qui est toujours physiquement détenu à La Haye, doit rester en détention. La Chambre d'appel va examiner si la décision de remettre Jean-Pierre Bemba en liberté est correcte ". L' Accusation présentera ses arguments le 24 aout.
Par ailleurs, il n' y a aucune perspective de libération immédiate. A ce stade, les Etats identifiés par la Défense ont émis des réserves ou des objections à l'idée d'accueillir Mr Bemba sur leur territoire pendant cette période intérimaire.
" Les juges de la CPI ont confirmé que Mr Bemba doit passer en jugement pour répondre des accusations très graves qui ont été retenues contre lui " a déclaré le Procureur. " Les victimes et les témoins peuvent être assurés que le procès se tiendra dans un futur proche et que la Cour continuera de garantir leur sécurité".
La Cour pénale internationale est une juridiction indépendante et permanente qui mène des enquêtes et engage des poursuites à l'encontre de personnes accusées des crimes les plus graves ayant une portée internationale, à savoir le génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre.
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REAGISSANT A LA DECISION DE LA CPI D’ANNULER LA MISE
EN LIBERTE PROVISOIRE DE SON PRESIDENT NATIONAL
COMMUNIQUE DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU CONGO
C’est avec consternation que le Mouvement de Libération du Congo a pris connaissance de la décision, rendue ce mercredi 02 décembre 2009, par la chambre d’appel de la Cour Pénale Internationale annulant la décision du premier juge qui avait accordé la liberté provisoire au Sénateur Jean Pierre BEMBA GOMBO.
A ce sujet, le Mouvement de Libération du Congo déclare ce qui suit :
1. Le MLC dénonce l’acharnement à caractère politique du Procureur Luis Moreno 0 Campo sur la personne du Sénateur Jean Pierre BEMBA GOMBO ; parce que, entre autres, jusqu’à ce jour, aucun acte de poursuite n’a été posé à l’encontre de l’ancien Président Centrafricain, Ange-Félix Patassé, pourtant principal intéressé dans l’affaire.
2. Le MLC déplore le fait que la chambre d’appel de la CPI ait adhéré aux thèses du procureur qui consistent à dire :
- que Jean Pierre BEMBA, en liberté provisoire, serait une menace pour les témoins à charge. A l’appui de cette thèse, il met en exergue les attentats perpétrés à Kinshasa contre deux membres du Gouvernement actuel, alors qu’il est de notoriété publique que c’était un grossier montage politicien.
- que Jean Pierre BEMBA aurait l’intention de se soustraire à la justice, alors qu’à ce sujet, la défense a apporté toutes les garanties que Jean Pierre BEMBA, Sénateur, ancien Vice-Président de la République Démocratique du Congo, ancien candidat Président de la République, Président du plus grand parti politique de l’opposition, n’a nullement l’intention de se soustraire à la justice internationale, parce qu’il est convaincu de son innocence et qu’il a foi en la neutralité politique de la Cour Pénale Internationale.
Le MLC appelle tous ses cadres, militants et sympathisants, à rester vigilants et mobilisés sur cette affaire qui dénote de plus en plus des interférences à caractère politique.
Il les invite à rester unis et soudés autour des idéaux de notre cher parti et de notre Président National.
La lutte pour l’avènement de la démocratie, de la bonne
gouvernance dans notre pays et pour l’amélioration des conditions de vie du peuple congolais continue.
Avec Dieu, nous vaincrons.
Fait à Kinshasa, le 02 décembre 2009
Honorable Thomas LUHAKA LOSENDJOLA
Secrétaire Général ai
Kinshasa satisfait de la prolongation de l'embargo sur les armes
Le ministre de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a exprimé mardi la satisfaction du gouvernement congolais sur la décision du Conseil de sécurité de l'Onu prolongeant l'embargo sur les armes en direction de la RDC. Selon le ministre Mende, le groupe d'experts devrait avoir pour priorité de bien pénétrer les sources pour obtenir des informations utiles pour la lutte contre l'exploitation des ressources naturelles du pays, rapporte radiookapi.net. " Nous pensons que ce n'est pas une mauvaise chose que le Conseil de sécurité ait prorogé le mandat des experts indépendants parce que dans ce rapport, on trouve des choses intéressantes et d'autres qui sont restées sans réponse ou qui ont des réponses non complètes ", a déclaré Lambert Mende.
D'après lui, l'attitude adoptée par le Conseil de sécurité est " la plus sage " qu'elle pouvait prendre. Avec cette prolongation, a-t-il poursuivi, le groupe d'experts indépendants pourront mieux élaborer les conclusions auxquelles ils sont parvenus. En ce qui concerne les acteurs internes, régionaux, et internationaux évoqués dans le rapport des experts pour leur implication dans le commerce des armes en RDC, le gouvernement congolais est impatient d'avoir des réponses définitives pour savoir comment juguler la menace qui l'assaille aussi bien à l'intérieur que dans la région, a indiqué Lambert Mende. A ce sujet, le Gouvernement compte mettre sur pied des mécanismes appropriés pour stopper le commerce illicite des armes en recourant à la justice, à la diplomatie ou par d'autres moyens nécessaires, a-t-il souligné.
De son côté, l'expert indépendant sur la région des Grands lacs, Jason Stearns, a proposé que le groupe d'experts de l'Onu se penche sur les différentes connexions liées à l'activité des groupes armés à l'Est de la RDC. " Je pense qu'il y a beaucoup d'allégations sur les connexions qui existent entre les politiciens congolais et les hommes d'affaires qui utilisent ces groupes pour protéger leurs intérêts économiques à l'Est du pays ", a-t-il déclaré à radiookapi.net Il a ajouté que dans le cadre de ce nouveau mandat, les experts doivent élargir leurs investigations à tous les groupes armés opérant à l'Est du pays. " Le dernier mandat s'est surtout focalisé sur les FDLR (rebelles rwandais d'obédience hutu). C'est vrai que c'est une priorité, mais on a oublié les autres groupes armés bien connus comme Yakutumba ou l'APCLS. Mais il y a aussi des groupes armés soit disant intégrés dans l'armée congolaise comme le CNDP ou le Pareco. Il faut voir quels sont leurs soutiens non pas seulement au niveau financier mais aussi au niveau politique ", a ajouté Jason Stearns. FDA
Province Orientale : une maladie inconnue sème la mort à Kisangani
La ville de Kisangani chef-lieu de la Province Orientale est frappée par une mystérieuse maladie qui sème la mort. Assimilée à la méningite, la maladie a déjà causé 15 morts dont 10 à l’institut Maikazo, selon les autorités sanitaires locales. Cependant, l’inspection provinciale médicale parle de 6 décès et 9 cas d’hospitalisation. Désarmées face à cette mystérieuse maladie, certaines familles préfèrent garder leurs malades dans des groupes de prière ou confessions religieuses de la place. D’après le médecin inspecteur provincial, le prélèvement médical effectué chez les malades et les premiers résultats laissent croire qu’il s’agit de la méningite bactérienne. Toutefois, le médecin émet une certaine réserve : des résultats plus plausibles sont attendus dans les heures qui suivent pour déterminer avec exactitude la nature de cette maladie.
Selon la Radio Okapi qui livre l’information, la situation sanitaire reste préoccupante. Des mesures ont été prises hier dans la matinée au cours d’une réunion à laquelle ont pris part le médecin inspecteur provincial, les médecins chefs de districts sanitaires et de zones de santé ainsi que des représentants d’organisations intéressées. Il a, notamment, été décidé la fermeture, jusqu’ à nouvel ordre, de toutes les écoles de la ville afin de prévenir les contagions et assurer plus de sécurité. Les personnes hospitalisées vont être prises en charge, tandis que la population devra être sensibilisée pour signaler les cas suspects pour qu’ils soient conduits vers les centres de santé les plus proches.
De son côté, le gouverneur de province a réuni des responsables sanitaires et scolaires, les ministres provinciaux et les bourgmestres pour mettre en place des dispositions susceptibles de freiner la propagation de cette maladie. JEK.
CARNET DE VOYAGE
Kasaï Oriental : ni les décennies d’opposition à Mobutu ni la MIBA n’ont construit Mbuji-Mayi
Lorsqu’un Nègre pour la première fois à Paris, s’écrie : « C’est ça Paris » ? il n’a peut-être pas tort. Il aura comparé les réalités en face avec ses fantasmes personnels, ses illusions qui lui ont fait croire que la ville de Paris ressemblait à un paradis sur terre. De la même façon, un commun des mortels congolais qui découvre la ville de Mbuji-Mayi, s’étonnerait comme ce Nègre : « C’est ça Mbuji-Mayi » ?
Pour peu que l’image soit exagérée, un enfant de Goma ou de Lubumbashi qui arrive pour la première fois à Mbuji-Mayi se croirait dans un vaste village. A l’inverse, un jeune enfant de la capitale du Kasaï-Oriental qui découvre soit Goma, soit Lubumbashi, penserait sans doute qu’il était dans une ville européenne. Doit-on vite conclure qu’il s’agit-là d’un complexe ? A chacun de voir. Seulement voilà, un séjour de cinq jours dans cette ville et un déplacement effectué à la cité ferroviaire de Mwene Ditu, dans la suite présidentielle, nous a permis de découvrir les réalités profondes, la vraie face de cette province minière du Kasaï-Oriental.
Une ville sans éclat
Mbuji-Mayi n’est pas une agglomération quelconque. Cette ville a le privilège d’être le chef-lieu d’une province doublement réputée : politique et économique. Sur le plan politique, le Kasaï-Oriental est longtemps resté la seule province du pays qui faisait plus de peur au régime du Maréchal Mobutu. Car, considérée comme le fief du très charismatique leader de l’opposition des années Mobutu, Etienne Tshisekedi. Honni, soit quiconque nierait cette vérité historique de la sociologie politique de l’ex-Zaïre.
Par ailleurs, la deuxième réputation de la province du Kasaï-Oriental est celle qui la hisse au premier rang des producteurs du diamant industriel à l’échelle mondiale. Ce, grâce à sa prestigieuse Minière de Bakwanga (MIBA). Il s’avère cependant que ni les décennies d’une opposition farouche au régime du défunt « Aigle de Kawele » ni les tonnes de diamants exploités et vendus n’ont construit la ville de Mbuji-Mayi. Bien au contraire, la capitale du diamant industriel demeure encore une ville sans éclat. Une agglomération peu splendide qui contraste avec sa richesse minière exploitée.
En effet, la comparaison avec les villes de Goma et Lubumbashi n’est pas mécanique. Elle nous paraît plutôt réfléchie, dans la mesure où Lubumbashi et Goma sont des agglomérations minières à l’instar de Mbuji-Mayi. La question comme un dada, serait de savoir : «Si le cuivre a construit Lubumbashi ; le coltan et l’or, Goma ; pourquoi le diamant industriel n’a-t-il pas construit Mbuji-Mayi » ?
A tous points de vue, la ville de Mbuji-Mayi ressemble à une vieille cité abandonnée et qui s’engage dans la voie de son urbanisation. Cela, après plusieurs décennies. Pas de routes! Sur le plan de l’environnement, Mbuji-Mayi est confronté à des érosions qui font craindre d’importants dégâts en termes de destruction. Le fameux et célèbre ravin « Mbala Wa Tshitolo », avec près de 15 mètres de profondeur dans la commune de Bipemba, reste le plus redoutable. A « Mbala wa Tshitolo » s’ajoutent d’autres ravins tels que « Misesa », le ravin de l’Université dans la commune de Dibindi, le ravin de l’Université « Kasa Vubu » dans la commune de la Muya. Comme on peut le constater, la ville de Mbuji-Mayi présente un tableau sombre de son environnement.
Sur le plan de l’habitat, le constat reste de plus inquiétant. Pas assez de maisons pittoresques et dignes d’habitation de « croqueurs » de diamant industriel. Même la fameuse ville –Miba a perdu son éclat. Dans les quartiers populaires de Mbuji-Mayi, se suivent des cases construites en briques adobe et disposées dans un ordre sans goût ! Le plus grand étonnement, la plus grande et désagréable surprise est celle que réserve à tout visiteur de la ville, le siège, mieux la Direction générale de la Miba. Par rapport aux recettes générées par cette société minière, ses installations à Mbuji-Mayi ressemblent à une vieille bâtisse, vétuste et sans aucun attrait architectural.
Mbuji-Mayi trahie par ses propres fils
« Ce n’est pas de l’argent qui leur manque. Les Baluba du Kasaï-Oriental sont riches. Ils ont beaucoup d’argent ». Ces propos sont d’un notable de la ville rencontré à la terrasse de l’Hôtel Equinoxe II. Cependant, lorsque nous lui avons demandé pourquoi ils n’ont pas construit la ville de Mbuji-Mayi, notre interlocuteur a évoqué une vieille fable selon laquelle Mobutu avait interdit aux originaires du Kasaï-Oriental d’investir dans leur province. Surtout dans le domaine de la construction. Cette opinion s’est longtemps enracinée dans la mémoire collective du Muluba du Kasaï-Oriental. En conséquence, ceux des autochtones qui se sont enrichis par le commerce du diamant, ont choisi d’investir ailleurs. Selon certaines confidences, nombreux seraient des Kasaïens qui auraient beaucoup investi à Lubumbashi, en Afrique du Sud et à Kinshasa.
Mobutu mort, le peuple du Kasaï-Oriental commence à se ressaisir. Quelques constructions isolées sont perçues à certains endroits. Mais le chemin reste encore long. Dans une ville comme Mbuji-Mayi, il n’est pas admissible que l’on ne puisse y trouver des maisons à plusieurs étages.
La Miba, le drame kasaïen
La Miba est pour le peuple est-Kasaïen, ce que le port de Matadi est pour les habitants de cette même ville de la province du Bas-Congo dont le nom a été donné au dit port. Mais à une seule différence. Le port de Matadi est un acquis pour l’économie de la province. Mais il ne reste pas l’unique structure économique, comme c’est le cas de la Miba dans la province du Kasaï-Oriental.
En effet, l’économie de la province du Kasaï-Oriental repose uniquement sur l’exploitation minière. C’est donc la Miba qui régente la vie communautaire. Pas d’élevage. Les activités agricoles ne sont pas non plus très développées. Et, la conséquence de tout cela s’est fait ressentir lorsque les prix des matières premières ont baissé suite à la crise financière internationale. Quiconque arrive à Mbuji-Mayi aurait l’impression que cette crise a été l’apanage de la province du Kasaï-Oriental, particulièrement de son chef-lieu. La Miba tombée en faillite, a provoqué la déstructuration du tissus social à Mbuji-Mayi. Il n’en serait pas autrement pour des raisons avancées ci-dessus. Voil0, qui donne raison au chef de l’Etat lorsqu’il fait le plaidoyer d’une économie diversifiée dans cette partie du territoire national congolais. Pourvu que les filles et fils de Mbuji-Mayi assimilent cette belle leçon de la crise financière internationale. Laurel KANKOLE,
Envoyé spécial à Mbuji-Mayi
Equateur : une opération armée en préparation pour rétablir la sécurité à Dongo
La police nationale congolaise, les Forces armées de la RDC (FARDC) et la Monuc ont commencé mercredi à Gemena, la planification d’une opération armée à Dongo. C’est ce qu’a annoncé hier le porte-parole militaire de la Monuc, le colonel Jean-Paul Dietrich. Il n’a, par ailleurs, pas confirmé l’information faisant état de la reprise de Dongo par la police congolaise. Entretemps, le nombre de réfugiés de Dongo au Congo Brazzaville est passé de 44.000 à 54.000, selon le HCR.
Actuellement, il est difficile de savoir qui contrôle la localité de Dongo. Le colonel Jean-Paul Dietrich a fait savoir que les forces de la Monuc ont quitté Dongo après l’incident du 26 novembre dernier où un hélicoptère de la mission onusienne avait essuyé des tirs. « Tous les acteurs ont très peu d’informations sur la situation à Dongo », a déclaré le colonel Jean-Paul Dietrich qui a ajouté que l’attaque du 26 novembre visait principalement les éléments de la police basés à Dongo.
En effet, les tirs des assaillants avaient commencé avant l’arrivée de l’hélicoptère de la Monuc qui se rendait à Dongo pour ravitailler la vingtaine des casques bleus qui s’y trouvaient. Les casques bleus se sont retrouvés entre les feux croisés des assaillants et de la police. « Avant l’arrivée de l’hélicoptère, il y avait déjà des tirs entre les assaillants et la police qui a capturé deux éléments de cette rébellion. Lors de cette attaque, un casque bleu a été touché. Après l’atterrissage de l’hélicoptère, les assaillants ont tiré sur l’hélicoptère et blessé deux autres casques bleus, le pilote et un agent de la police. Huit éléments n’ont pas pu être transportés dans l’hélicoptère. Ils ont été récupérés grâce à une opération de sauvetage », a expliqué le porte-parole militaire de la Monuc.
Pour l’heure, la situation demeure floue, a encore affirmé le colonel Jean-Paul Dietrich qui a, toutefois, indiqué que les FARDC, la police et la Monuc se consultent régulièrement. C’est ce qui a permis la planification d’une opération à mener conjointement par la police nationale et les FARDC avec l’appui logistique de la Monuc.
Parlant des localités de Buburu et Imese, le porte-parole militaire de la Monuc a aussi fait savoir que là aussi, les informations demeurent contradictoires quant à la situation qui y prévaut. Selon des nouvelles recueillies auprès des villageois, un groupe d’hommes armés se dirigeraient vers Mbandaka,mais aucune précision n’a été donnée.
La Monuc n’a pas pu effectuer des missions de reconnaissance en raison des problèmes techniques. « Je crois que les autorités (congolaises) n’ont peut-être pas vu la gravité de la situation. Ils ont sous-estimé le potentiel agressif [des assaillants], ils ont perdu le contrôle. C’est pourquoi les choses se sont dirigées dans cette direction », a regretté le porte-parole militaire de la Monuc.
Brazzaville enregistre déjà 54 000 réfugiés
Le nombre des réfugiés originaires de Dongo au Congo Brazzaville a augmenté de plus de 10.000 en trois jours. Actuellement, les services administratifs du département de la Likouala, cités par le HCR, dénombrent 54 000 refugiés. A ce nombre s’ajoute 38.000 déplacés internes, selon le HCR. Les réfugiés présents dans le département de la Likouala sont repartis sur 305 villages autour du village Ubangi au Congo Brazzaville. Ces personnes proviennent de Dongo et de Buburu.
La plupart des réfugiés sont des Ebola, mais l’on compte aussi des Enyele, d’après la chargée des relations extérieures du HCR en RDC, Francesca Fontanini., qui a ajouté que le déficit en personnel médical influe négativement sur la couverture médicale des malades. Pour ce qui est de l’approvisionnement en eau, les réfugiés se servent de l’eau de rivière non traitée pour la boisson et le ménage. JEK
Mbandaka : Jean Claude Baende promet de confondre le Sénat
Le rapport de la commission sénatoriale sur la gestion des fonds rétrocédés à la province de l'Equateur, a fait état d'un détournement des deniers publics. Le gouvernorat de l'Equateur y est impliqué. " Quand nous allons publier (à notre tour), dans les jours à venir, le rapport de l'inspection générale des finances qui a toutes les preuves et les éléments matériels de ma gestion, le sénat de la République sera confondue ", a déclaré hier le gouverneur élu Jean- Claude Baende à radiookapi.net
Le numéro un de la province de l'Equateur, Jean-Claude Baende, principal accusé de détournement des fonds de rétrocession aux ETD (Entités territoriales décentralisées) et de la paie des fonctionnaires, nie les faits : " Je dis simplement que je clame mon innocence, ma gestion est parfaite. L'inspecteur général des finances qui m'a contrôlé, n'a pas trouvé des reproches à me faire ", a affirmé M. Baende.
Le gouverneur de l'Equateur se dit même étonné par ce qu'il appelle l'instrumentalisation du sénat par ses détracteurs politiques. " Je suis au grand étonnement de voir qu' une institution de la République est utilisée pour des fins d'intérêt politique des uns et des autres ", soutient-il.
M. Baende précise que la chambre haute du parlement ne demande aucunement sa traduction en justice. Le sénat, renchérit-il, a fait juste des observations dans le cadre de sa gestion. " Mais je dis que ce sont des observations fallacieuses, parce qu'ils n'ont pas eu la possibilité d'accéder à la comptabilité de la province et ça on doit clairement le retenir", a encore avancé a le gouverneur de l'Equateur.RO/FDA
EN PRELUDE AU SOMMET DE COPENHAGUE LUNDI PROCHAIN
Endundo présente l’importance de la forêt dans les négociations mondiales
Le ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme (ECNT), José Endundo Bononge, a présenté hier mercredi 02 décembre 2009 aux parlementaires congolais, aux opérateurs économiques et à ses collègues ministres du Plan, des Affaires foncières et de l’Agriculture le rapport de préparation du sommet de Copenhague qui s’ouvre lundi prochain.
Le compte rendu de ce rapport a comporté quatre points essentiels, à savoir : l’importance de la forêt dans les négociations internationales sur le climat ; les résultats du rapport du ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme concernant le sommet de Copenhague qui fait état du potentiel de réduction des émissions des gaz à effet de serre (REDD) et de l’afforestation et reforestation de la RDC ; les grandes lignes de la stratégie (REDD) qui est un programme ambitieux pour capturer ce potentiel autour d’une coordination multi ministérielle et impliquant la société civile.
Dans son adresse, le n°1 de l’Environnement s’est appesanti sur les conséquences néfastes du changement climatique. Ceci, avant d’exhorter les différents partenaires et experts évoluant dans le secteur du développement à œuvrer ensemble pour des solutions pragmatiques concrètes et efficaces. En d’autres termes, José Endundo a fourni une information adaptée aux décideurs environnementaux. pour leur permettre de mieux défendre leurs intérêts et de remplir les engagements contenus dans les traités environnementaux internationaux tels que le protocole de Kyoto et la Convention Ramsar sur les zones humides.
Selon lui, pour la RDC, il s’agira de valoriser cette information dans le cadre du processus MRV (Mesure, rapport, vérification) qui sera développé lors de la mise en œuvre du programme national de réduction des émissions des gaz à effet de serre liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD).
Concernant le changement climatique, le ministre de l’Environnement a expliqué que la forêt demeure la meilleure garantie pour l’humanité tout entière. Car, elle constitue un enjeu majeur pour le moment et pour les générations futures, tant pour la région d’Afrique centrale que pour les populations de l’ensemble de la planète.
Justifiant le rôle prépondérant de la gestion des ressources forestières dans les négociations internationales sur le changement climatique, le ministre José Endundo a rappelé le bilan 2007 du groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat. Celui-ci a démontré que l’importance de la déforestation dans les émissions des gaz à effet de serre était comparable à celle des secteurs de l’énergie, de la production industrielle et agricole ou des transports. D’où l’importance de la gestion concertée des forêts et des ressources en eau pour le développement durable de la région de l’Afrique centrale.
A en croire le patron de l’Environnement, l’implication du secteur privé et l’accueil des investisseurs en RDC doivent être revus. Car, au cours des négociations de Copenhague, chaque pays africain veut avoir quelque chose en négociant pour son propre compte alors que pour le ministre de l’Environnement, l’idée principale est de balancer les intérêts du développement en privilégiant les efforts qui doivent être mis en place en priorité. Parce qu’au delà de la protection de la forêt, la RDC entend défendre un certain nombre des choses importantes qui sont inscrites sur le programme d’adaptation aux mécanismes de développement, a indiqué le ministre. D’après lui la revue constitutionnelle a été déjà préparée afin de défendre valablement le dossier de la RDC à Copenhague, avant de poursuivre qu’il est convaincu que le Congo qui a des mécanismes de réduction du gaz à effet de serre est en train de jouer sa dernière carte pour faire entendre les revendications de la RDC à ce sommet important. S.S.T
PRESIDENT DE LA FEDERATION CONGOLAISE DE BOXE
Alidor Mbangila dénonce les cadres qui minent la Fédération
* Deux membres du comité suspendus pour détournement
Après l’organisation des championnats nationaux de Boxe, les sociétaires que sont les présidents et délégués des Ligues provinciales se sont retrouvés mardi en Assemblée générale ordinaire au siège de la Fédération congolaise de Boxe (Fcb), dans la commune de Kinshasa. Au cours de ces travaux, le président de la FCB, Alidor Mbangila Tshintu Tshiabu a posé un diagnostic sous forme de rapport-bilan sur le fonctionnement de cette fédération. Il a aussi défini les nouvelles orientations pour le redressement de la Boxe en RD Congo. Il a, en outre, jugé ce moment crucial et rare dans la mesure où une assemblée générale ordinaire n’arrive qu’une fois l’an.
Alidor Mbangila a dit qu’il lui est très difficile de présenter un bilan complet de cette saison sportive étant donné qu’elle a connu trois périodes de pouvoir. La première étant celle de l’ancien président Marcel-Victor Panda dit « Kamikaze » (du 16/02 au 23/06/2009) ; la transition de José Bonenge, 1er vice-président (du 23/06 au 13/08/2009) et l’actuel à partir du 14/08/2009. Nous laissons le président faire son rapport-bilan.
voici les extraits du rapport du president de la FCB
La gestion sous Marcel-Victor Panda
La gestion sous Panda avait été caractérisé par une autocratie violant tous les textes des lois, la falsification des imprimés de la fédération, et des scellés, la non ouverture de saison, la tricherie dans les missions, l’absence des rapports, les assignations en justice et des nombreux conflits, les détournements ainsi de suite. Entre cette gestion de Panda et le transit du 1er vice-président Bonenge, il n’y a pas aussi des limites suffisamment claires permettant une évaluation.
La gestion du comité actuel
L’avènement, le 14/08/2009 du comité que nous dirigeons ce jour, a permis de définir les objectifs par la fédération dont voici les principaux :
- Mettre fin aux différents conflits dans la recherche d’une paix durable au sein de la fédération.
- La mise en place des commissions spécialisées, organes vitaux pour le fonctionnement de la fédération, ce travail sera complètement achevé d’ici un mois ;
- Pour freiner les vols et les détournements des fonds de la fédération, un compte a été ouvert à la Banque internationale d’Afrique au Congo (BIAC) de Kinshasa et dispose actuellement de Fc 225.833,83 et Usd 415. Cette situation de trésorerie ne représente que l’argent brut versé pour l’achat de quelques licences, les cotisations et les affiliations annuelles de quelques provinces – Pour l’heure, votre humble serviteur que je suis, supporte seul le fonctionnement de la fédération y compris les championnats qui viennent de s’écouler.
La discipline, elle aussi, n’est pas reléguée à l’arrière plan bien au contraire, elle doit être le leitmotiv de notre comité pour un travail de qualité. Deux membres du comité sont suspendus et il sera présenté toute à l’heure, à votre auguste assemblée, leurs dossier pour décision finale. [ndlr : Il s’agit de Hervé Mpunga et Somin Poulon, rspectivement Secrétaire général et trésorier général suspendus à 6 mois chacun pour détournement par l’assemblée générale ordinaire].
Lorsque le Chef de l’Etat, SE Joseph Kabila Kabange, dans sa lutte contre la corruption et les détournements des biens publiques, parle, nous citons, « des portes de la prisons qui sont ouvertes à tous », de la « tolérance zéro », il s’agit là d’une vision qui définit en termes clairs les principes de bonne gouvernance. Notre comité s’est inscrit dans cette logique là.
L’administration accuse beaucoup de faiblesse remarquée dans la lenteur administrative causée par l’immobilisme des responsables concernés sans motivation. La confiscation de l’administration par certains membres du Bureau exécutif est un fléau que nous avons trouvé et nous devons y mettre fin. De même que nous devons mettre fin au manque des archives, absence de registre, des statuts des athlètes et beaucoup d’autre encore.
Les infrastructures font défaut. Il s’agit à titre d’exemple du bureau même, siège de notre fédération que nous avons déjà pris en réhabilitation. Du manque des rings pour le fédération, des équipements comme les casques, gants et autres que la fédération ne dispose pas pour être à même d’organiser ses compétitions.
Les relations avec nos partenaires sont en voie d’être améliorées. Il s’agit plus particulièrement de nos rapports avec le ministère de la Jeunesse et des Sports dont la flèche montre de bonnes relations et avec les autres partenaires que nous devons gérer avec beaucoup de sagesse. Il est vrai que nous devons bien collaborer avec les promoteurs et les sponsors, il est aussi autant vrai que nos partenaires doivent également connaître les droits de la fédération.
Aujourd’hui, la fédération n’existe que de nom. La commission du Marketing est au travail pour tenter d’arracher des contrats de partenariat. Il n’y a que par cette voie que la fédération pourra petit à petit découvrir son souffle de vie et s’autofinancer.
Les troubles fêtes, les prophètes des malheurs, les cadres discrédités n’ont pas désarmé pour autant, ils continuent à miner voire ensorceler cette fédération sur ce terrain et sur d’autres voies encore. Ces congolais de mauvaise foi qui ne jurent que par notre échec. Nous leur disons de prendre garde. Car, le mal n’aura jamais raison sur le bien et que la vérité finira par triompher, et qu’ils cessent de tuer leur temps inutilement pour poser des actes antipatriotiques.
L’assurance du boxeur
Le boxeur congolais, amateur comme professionnel mène une vie déplorable. A court terme, il faudra lui assurer non seulement la sécurité lorsqu’il est sur le ring, mais également l’assurance maladie. La boxe congolaise est réellement malade. Fort heureusement, elle a trouvé médicament avant qu’elle ne soit complètement enterrée. L’organisation des derniers championnats nationaux avec la participation de cinq provinces sur les huit qui pratiquent la boxe en RDC est une preuve éloquente de cette thérapie, de notre fédération à sortir cette boxe de la prison où elle se trouvait prise en otage par quelques fils de ce pays.
La lutte est âpre et rude, elle la sera encore davantage mais avec la volonté et la détermination qui nous animent, intelligemment nous y arriverons car, le mensonge n’a pas sa place contre la vérité et la justice.
Pour l’année 2010, le budget de fonctionnement est estimé à 946.600 USD soit plus ou moins 8.000 USD par mois et repartis comme suit:
- bureautique : 2.500 USD
- mission à l’intérieur: 33.000 USD
- équipement: 35.000 USD
(3 rings dont 1 à Kinshasa, 1 à Kindu, 1 à Kananga ou à Kisangani + petiots matériels pour boxeur)
- reception : 5.000 USD
- transport: 5.000 USD
- collation membres permenents du bureau : 3.000 USD.
FOOTBALL FEMININ ET DES JEUNES DE KINSHASA
Mangituka Dereck reconduit pour un nouveau mandat de quatre ans
Les sociétaires se sont retrouvés lundi, le 30 novembre 2009, en assemblée générale extraordinaire élective afin de mettre en place un nouveau comité exécutif à l’Entente provinciale de football féminin et des jeunes de Kinshasa (Epffj.Kin). Candidat à sa propre succession, Mangituka Dereck a été reconduit président de l’Epffj.Kin pour un nouveau mandat de quatre ans. Il sera secondé par deux vice-présidents François Ntoya et Massaka Lambick. Si ce premier était membre du comité sortant, le second vient de faire son entrée dans cette entité sportive. Il vient de l’Epfkin où il a exercé plusieurs années durant comme secrétaire sportif du Sporting Club Inter. Ce club n’a pas tenu longtemps après la mort de son tuteur, Feu Mundabi Fal Bob. Faute de mieux et de travail, il a brigué et arracher le poste de 2ème vice-présidence.
Le secrétariat exécutif provincial sera tenu par le même Buana Mpuwa, lui aussi reconduit. Il sera secondé par Bilalo Claude comme secrétaire exécutif adjoint. La trésorerie reste, elle aussi, aux mains de Annie Mputu. Il y a deux membres élus, tous deux des dames. Il s’agit de Moko Marie-Jeanne et Ninga Patricia.
Pour rappel, l’Epffj.Kin organise le championnat de football féminin à travers la ville de Kinshasa. De même, cette entité sportive organise les championnats des jeunes, entre autre celui des équipes juniors des clubs de la division d’élite de Kinshasa (EpfKin), où jouent DCMP, V.Club, Les Stars… tous des juniors. Pascal LIKANA
Lifkin: l’assemblée générale extraordinaire élective fixée au dimanche prochain
La commission électorale de la Lifkin, bien que harcelée par les Inspecteurs judiciaires, informe les membres de l’Assemblée générale extraordinaire élective convoqué pour mettre en place un nouveau comité exécutif provincial de la tenue de ses assises le dimanche 06 décembre 2009. Initialement prévue le 02 décembre 2009, l’Assemblée générale extraordinaire de la Lifkin a été décalée pour des raisons d’ordre organisationnel. De ce fait, le calendrier initial des élections a été aussi modifié.
Ainsi, la communication et publication par voie de presse de la liste finale des candidatures retenues interviennent au plus tard le 03 décembre 2009. Les 04 et 05 décembre 2009 sont retenus pour la propagande des candidats auprès de leurs électeurs que sont les délégués des ententes provinciales et urbaines de football de Kinshasa. Principalement les délégués de l’Epfkin, l’Entente provinciale de football féminin et des jeunes de Kinshasa (Epffjkin), les Ententes urbaines de football de Kinshasa Lipopo, Kilimani, Plateau, Tshangu, Lukunga et Malebo.
Contrairement aux autres entités sportives de football de Kinshasa où il y a eu des candidatures de certains postulants rejetées par les commissions électorales pour irrégularité ou absence de certaines pièces administratives obligatoires au sommet de football de Kinshasa, en l’occurrence la Lifkin, toutes les candidatures ont été retenues. Cela prouve que tous les candidats voulant siéger au comité exécutif provincial de la Lifkin ont une certaine maturité et expérience.
Ils sont 11 candidats à la ligne de départ pour la course électorale aux huit postes statutaires disponibles. Les électeurs n’auront pas la tâche facile pour choisir un seul candidat entre les deux qui briguent l’unique fauteuil présidentiel pour les quatre prochaines années à la tête de la Lifkin. Il n’y aura peut être pas « match » aux postes de 1er et 2ème vice-présidence, secrétariat exécutif provincial et secrétariat exécutif provincial adjoint et de trésorerie où il n’y a qu’un seul candidat par poste. « Il y aura match » aux deux postes de membres où quatre candidats se bousculent au portillon.
Aussi, il faudra souligner que depuis le lancement du processus électoral dans les Entités sportives de football de Kinshasa (Lifkin et ses organes subdélégataires) pour renouveler les différents comités exécutifs, les membres des commissions électorales et certains dirigeants des comités exécutifs sortant sont régulièrement « invités » à la police judiciaire des parquets, communément appelé « casier judiciaire ».
Voici les candidats retenus. Présidence : Nsundi zi Mpetelo Honoré, Lumeya Dhu Maleghi ; Premier vice-présidence : Bonina Ifonge Désiré ; Deuxième vice-présidence : Mogbokoma Gilbert ; Secrétariat provincial : Situatala Matuluakila Belge ; Secrétariat provincial adjoint : Wombe Dihundju José ; Trésorerie : Betu Badibake Elise) Membres : Mvuezolo Bela Bela Hector, Mosengwo Izagba Pierrot, Akedika Vuidi Séraphin et Ntita Kadima Fortunat.
P.L..
Chapeaux en vue du tirage au sort du Mondial 2010;
Pot 1:- Têtes de série: Brésil, Espagne, Italie, Allemagne, Argentine, Angleterre, Pays-Bas, Afrique du Sud (pays organisateur)
Pot 2: Australie, Japon, Corée du Sud, Corée du Nord, Honduras, Mexique, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande
Pot 3: Algérie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Chili, Paraguay, Uruguay
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France et Portugal pas têtes de série pour le Mondial 2010
La France et le Portugal n'ont pas été placés mercredi dans les têtes de série en vue du tirage au sort du Mondial-2010 vendredi au Cap, qui sont: Brésil, Espagne, Italie, Allemagne, Argentine, Angleterre, Pays-Bas et Afrique du Sud (pays organisateur). .
Les deux équipes peuvent donc s'attendre à un tirage difficile, avec le risque de tomber sur une tête de série. Excepté l'Afrique du Sud, au niveau assez faible, les sept autres sont des gros clients. La Fifa avait attendu mercredi pour déterminer les critères de calculs afin de présenter les quatre chapeaux de huit équipes en vue du tirage au sort au Cap. Les équipes seront réparties vendredi en huit groupe de quatre.
En 2005, pour le tirage au sort du Mondial-2006, la Fifa avait établi une moyenne sur le classement Fifa des trois saisons précédentes et établi des coefficients sur les phases finales des Mondiaux 1998 (coefficient 1) et 2002 (coefficient 2). Mercredi, la commission d'organisation de la Coupe du monde, présidée par le président de la Confédération africaine de football Issa Hayatou, avait choisi comme base de départ le classement Fifa d'octobre 2009.
Le dernier classement en date, celui de novembre 2009, n'a pas été retenu par la commission par souci d'équité. En effet, ce dernier classement avantageait les équipes qui ont dû passer par les barrages. La France, passée de la 9e à la 7e place, et surtout le Portugal, passé de la 10e à la 5e place, avaient été les grands bénéficiaires des barrages au niveau de leur classement Fifa.
Dans le classement Fifa d'octobre 2009, la France était 9e et le Portugal 10e. AFP
APRES LE DISCOURS D'OBAMA
Les Talibans promettent plus de "cercueils" aux Américains
Le gouvernement afghan a salué mercredi l'annonce par le président américain de l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, et les talibans ont promis en retour davantage de "cercueils" à Barack Obama. Le gouvernement afghan a salué mercredi l'annonce par le président américain de l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan, et les talibans ont promis en retour davantage de "cercueils" à Barack Obama. Le président afghan Hamid Karzaï s'est réjoui mercredi de l'annonce par le président Barack Obama d'une nouvelle stratégie militaire en Afghanistan, saluant la décision d'entamer le retrait des forces américaines dans 18 mois, dans un communiqué.
"Le président Barack Obama a très clairement réaffirmé l'engagement des Etats-Unis en Afghanistan et son discours correspond tout à fait à ce que le gouvernement et le peuple afghans attendaient", avait auparavant déclaré le ministre des Affaires étrangères, Rangeen Dadfar Spanta. "Nous devons assumer progressivement nos responsabilités pour qu'au bout du compte, nos invités étrangers puissent rentrer chez eux", a-t-il ajouté. Le président américain a annoncé mardi l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires au nom de "l'intérêt national vital" des Etats-Unis, soulignant que "l'Afghanistan n'est pas perdu", tout en reconnaissant que "les talibans ont gagné du terrain".
Il a aussi lancé un avertissement musclé au président afghan Hamid Karzaï, dont la réélection a été entachée de fraudes et dont le gouvernement est accusé de corruption: "l'époque du chèque en blanc est révolue", a-t-il asséné."Le président américain a aussi insisté sur l'importance de la menace terroriste sur le plan régional, en disant clairement que nous ne devons pas permettre aux régions situées de l'autre côté de la ligne Durand de devenir des bases permanentes pour Al-Qaïda et le terrorisme", a souligné M. Spanta, en référence à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan.
"L'espoir du président américain de contrôler militairement notre pays ne se réalisera pas", a rétorqué Qari Yousuf Ahmadi, un porte-parole des talibans, dans un entretien téléphonique avec l'AFP.
"Les 30.000 soldats supplémentaires ne pourront que renforcer la résistance", a-t-il estimé, avant de menacer: "Les Américains seront contraints à un retrait honteux une fois qu'ils auront compris qu'ils ne peuvent atteindre leur but, comme les Russes avant eux. Obama va voir défiler de nombreux cercueils de soldats américains". Mardi, un soldat américain a été tué dans l'est de l'Afghanistan, portant à 300 le nombre de militaires américains morts dans le pays depuis le début de l'année. En 2008, 155 Américains avaient péri.
De son côté, le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines et de l'Otan en Afghanistan, a estimé que ces renforts, pourtant inférieurs de 10.000 hommes à ce qu'il avait demandé, lui fournissaient les "ressources" nécessaires pour mener à bien sa mission. "Le réexamen de la situation en Afghanistan et au Pakistan effectué par le président (Obama) m'a donné une mission claire et les ressources pour l'accomplir", a déclaré le général McChrystal.
"La clarté, l'engagement et la résolution du discours du président sont une avancée majeure pour amener la sécurité en Afghanistan", a ajouté le général McChrystal. "Envoyer davantage de soldats étrangers ne va pas aider l'Afghanistan. Cela va juste renforcer l'idée qu'il s'agit d'une invasion étrangère, que les Américains sont là pour défendre leurs intérêts et avoir une présence militaire en Asie centrale, près de l'Iran et de la Chine", a estimé Shah Agha, chauffeur de taxi de 43 ans et ancien officier.
"Les talibans ont été balayés en quelques semaines fin 2001, mais depuis, l'insurrection ne cesse de s'étendre malgré l'envoi de toujours plus de soldats étrangers. Ce qui conduit les villageois afghans vers les talibans, c'est la pauvreté, la corruption, le chômage", soulignait Faqir, 33 ans, garagiste à Kaboul. AFP
Les Soudanais s'enregistrent en masse pour les élections
Les Soudanais s'inscrivent en masse en vue des premières élections multipartites depuis 24 ans, mais l'opposition dénonce des "irrégularités" et des déplacés du Darfour refusent de participer à ce scrutin sans paix au préalable. Les Soudanais s'inscrivent en masse en vue des premières élections multipartites depuis 24 ans, mais l'opposition dénonce des "irrégularités" et des déplacés du Darfour refusent de participer à ce scrutin sans paix au préalable. L'enregistrement des citoyens sur les listes électorales avait commencé le 1er novembre dans la plus grande indifférence à Khartoum et dans la majorité des régions du plus grand pays d'Afrique. Aucune affiche, aucune publicité n'incitait les Soudanais à demander leur carte d'électeurs.
Mais un mois plus tard, onze millions de personnes s'étaient inscrites sur les listes et les autorités ont dû proroger jusqu'au 7 décembre la période d'enregistrement pour les élections présidentielle, législatives et régionales prévues en avril 2010. "C'est un score à la fois élevé et inattendu", s'est félicité une source suivant le processus et qui a requis l'anonymat. "Il y a eu un grand changement par rapport à ce que nous avions constaté au début", a dit à l'AFP Mac Maika, porte-parole de la commission électorale du Sud-Soudan. "Il y a un bon taux (d'inscription) dans plusieurs régions, le message se propage", a-t-il ajouté, soulignant néanmoins des difficultés dans l'Etat sudiste de Jonglei, en proie à de vives tensions ethniques et à des problèmes d'accès à des villages reculés.
Le Soudan, géant africain de 39 millions d'habitants dont près de 20 millions électeurs potentiels, est dirigé depuis 1989 par le président Omar el-Béchir, mais n'a pas connu d'élections libres depuis 1986.
"Bien que la participation soit forte dans certains Etats (du Soudan), elle demeure inégale. Plusieurs Etats semblent manquer les objectifs fixés pour l'enregistrement des électeurs", souligne le Centre Carter, un organisme indépendant qui observe le processus électoral.
De forts taux d'enregistrements ont été notés à Khartoum et dans des régions clés aux alentours considérées comme des fiefs pour le Parti du Congrès National de M. Béchir, mais certaines zones du Darfour (ouest) et du Sud-Soudan demeurent sous la moyenne nationale. AFP
Quatre à six périodes de rêve pour une nuit de sommeil
*Transformer les cauchemars en beaux rêves
La science du sommeil nous a permis de découvrir que durant une nuit moyenne de huit heures de sommeil, nous avons un minimum de quatre à six périodes de rêves. D'abord, il faut savoir que le sommeil se divise en deux catégories principales : le sommeil lent, comprenant le sommeil profond et léger, et le sommeil paradoxal, comprenant la majorité des rêves qui apparaissent toutes les 90 minutes environ après un cycle de sommeil lent.
Pourquoi paradoxal? Tout simplement parce qu'un phénomène paradoxal se produit : pendant que le corps est profondément endormi, le cerveau, lui, est totalement éveillé et met en scène un cinéma intérieur qui produit des images et des émotions intenses.
La durée des rêves varie au fur et à mesure que la nuit avance. La première période de rêves, en sommeil paradoxal, dure environ cinq minutes. Puis, plus la nuit avance, plus cette période s'allonge. La dernière, celle du matin, peut se prolonger sur une période de 30 à 45 minutes. C'est la raison pour laquelle nous avons plus de facilité à nous souvenir de nos rêves au réveil. Il arrive aussi que ce rêve soit le résumé de l'ensemble des scènes visionnées durant les rêves précédents. Les solutions aux problèmes de la veille y sont souvent cachées.
Le journal de rêves
Que vous ayez récupéré un rêve par semaine ou plusieurs par nuit, le journal de rêves devient un confident précieux pour consigner vos péripéties nocturnes. Je vous propose une méthode pour la consignation qui favorisera par la suite l'analyse du rêve. Cette méthode comporte trois éléments essentiels : la date, le titre et le sentiment final.
On inscrit d'abord la date afin de repérer les rêves en série, ceux qui ont une suite, un peu comme dans les téléromans où l'intrigue se poursuit d'une semaine à l'autre. De plus, par la date, on détecte les rêves récurrents ou répétitifs, ceux qui reviennent à intervalles réguliers, par exemple : le même cauchemar revient dans la nuit du dimanche au lundi, la veille du retour au travail. La date permet aussi d'identifier les rêves prémonitoires qui se sont concrétisés. Nous pouvons ainsi valider des rêves appartenant à des événements futurs. Ils sont beaucoup plus fréquents qu'on pense. Et notre journal de rêves nous le prouve.
Le deuxième élément est le titre. On donne un titre à notre rêve afin de le personnaliser. Le choix de celui-ci se fait en fonction de l'élément le plus important du rêve, de l'image dominante ou de la situation principale, ce qui permet d'orienter l'analyse du rêve dans une direction révélatrice. De plus, lors de la relecture de nos rêves, le titre permet d'en saisir instantanément le sens et facilite le repérage des rêves significatifs. Le titre est important, car il fournit l'essentiel de la compréhension d'un rêve.
On passe ensuite à la description du contenu du rêve. On décrit le rêve dans son journal avec un langage direct et au présent. Les détails, comme les couleurs, les nombres et les paroles entendues sont importants. Si le scénario est trop long, on peut faire une synthèse des actions principales.
Enfin, le troisième élément pour consigner nos rêves est le sentiment final. Cet indice précieux révèle le véritable contenu du rêve qui se cache derrière des scénarios parfois très complexes ou sous des apparences tout à fait banales. L'émotion sentie à la toute fin du rêve indique la résultante positive ou négative du scénario visionné. Un sentiment d'inconfort, de malaise ou d'inquiétude peut indiquer une situation ou une attitude à modifier dans la vie d'éveil, car les conséquences semblent nuisibles. Ce sentiment déplaisant peut aussi servir d'avertissement si un danger vous guette. Tandis qu'un sentiment agréable, stimulant et même euphorisant laisse présager que l'harmonie règne dans votre vie et que votre santé émotionnelle et mentale se porte bien. Apprendre à noter vos sentiments au réveil demande une bonne écoute intérieure et beaucoup de franchise. Cet exercice vous met en contact avec votre intériorité et vous branche sur l'intuition.
L'intuition
Selon le dictionnaire l'intuition est la perception immédiate de la vérité sans l'aide du raisonnement. L'intuition est donc l'action d'obtenir un savoir direct ou une certitude sans raisonnement ou déduction : une connaissance immédiate ou une conviction sans pensée rationnelle. L'intuition est l'une des plus anciennes facultés de l'homme. Les peuples anciens s'en servaient dans leurs vies de tous les jours pour diriger leurs pays. Les tribus guidées par des sorciers et des chamans baignaient dans cette réalité bien à eux.
De nos jours, pour certaines personnes, l'intuition a une réputation douteuse. Généralement méprisée pour son manque de rationalisme, elle est souvent reléguée dans l'obscur domaine de l'intangible, du mystique et du peu fiable. Elle semble donc, selon certains, réservée aux femmes et à leur célèbre " intuition féminine ". Lorsqu'il advient qu'un homme s'autorise à être intuitif, il a au mieux du " flair " ou " quelque chose d'instinctif ", mais affirmera rarement que " son intuition lui dit que… ". Ce sont là des idées sans fondement aucun, car les hommes sont en effet aussi intuitifs que les femmes. C'est sans doute parce qu'on a chassé l'intuition de l'univers rationnel, apanage de l'homme, qu'on l'a attribué aux femmes.
L'intuition est une faculté innée chez les êtres humains, au même titre que la faculté de penser, de parler un langage articulé ou d'apprécier la musique. L'intuition n'est pas un pouvoir qui s'acquiert, elle fait partie intégrante des mécanismes mentaux, émotionnels et métapsychiques de chaque personne. Cependant, elle peut être cultivée, comme toutes nos autres potentialités. À chaque instant et en ce moment même, nous recevons des informations par le biais de notre intuition. Également, nous utilisons notre intuition pour prendre toutes sortes de décisions pratiques : cela va d'une idée pour la décoration d'une pièce à l'orientation professionnelle que vous allez choisir ou à la personne que vous allez épouser; certaines personnes en ont conscience, d'autres pas.
Comment la provoquer
Il est difficile de provoquer la venue de l'intuition, mais il est possible de créer les conditions propices à son émergence. Pour l'aborder, elle exige de se tourner vers soi. Il faut se regarder, se voir, pénétrer en soi. On ne peut donc pas la considérer de l'extérieur, comme un objet de curiosité séparé de nous. C'est bien là, la difficulté. Il faut nécessairement s'investir personnellement et subjectivement. Le rêve émergeant chaque nuit des profondeurs de soi, il est propice au déclenchement de l'intuition permettant d'accéder facilement à la compréhension du message du rêve. Il faut alors faire vite et noter les idées qui émergent, car lorsque le raisonnement arrive, pouf! L'intuition disparaît.
L'image qui me vient à l'esprit pour illustrer ce propos est celle d'un promeneur dans le bois apercevant soudain, mais vaguement, du coin de l'œil, un animal à panache passant à une vingtaine de mètres. Au moment où il se tourne pour le regarder, l'animal n'est déjà plus là. C'est un peu cela l'intuition. On se dit : je pense que je sais ce que voulait dire ce rêve… et plus on essaie de le préciser en mots logiques, l'intuition perçue s'évanouit. J'étais sur le bord d'un quai et… est-ce que c'était un quai de gare ou un quai avec des bateaux? Et c'est fini… l'intuition vient de disparaître.
Une fois que vous aurez écrit, dessiné ou raconté votre cauchemar, laissez l'intuition intervenir. Connectez-vous à votre petite voix intérieure et soyez à l'écoute des réponses qui surgissent. Un seul mot ou une action du rêve peut déclencher une réflexion. Les masques tombent alors et une vérité s'affiche sans l'intervention du raisonnement.
À titre d'exemple, voici un de mes rêves. À l'été 2001, j'étais alors en vacances avec ma famille et nous étions hébergés dans un gîte, où les propriétaires étaient plus affables que nous le souhaitions. Au matin en m'éveillant, le lien se fait rapidement entre le comportement envahissant de nos hôtes (insister malgré le refus continuel) et la menace (l'arme dans les côtes) en provenance de leur " débordante " gentillesse. Dans l'heure qui a suivi, mon conjoint et moi avons convenu d'écourter notre séjour dans ce gîte. Ayant compris le message du rêve, l'émotion de peur ressentie au réveil se dissipa rapidement.
Pour certains, l'évidence ne s'établit pas aussi rapidement. Si rien ne vient, laissez le temps faire son œuvre. Ne forcez pas les réponses. Un temps de recul permet d'y voir plus clair. La connaissance de la vérité est en chacune de vous. Gardez confiance. Lorsqu'un grand " AHA! " de reconnaissance émergera, vous saurez profondément que vous avez trouvé le sens du message.
Il a été abordé sous des angles différents, voici les différentes hypothèses soulevées :
J'ai des doutes sur quelque chose en apparence inoffensif et je réalise trop tard le gaspillage causé.
Je ne reconnais pas un danger bien caché et y succombe.
Je me prépare à une perte nécessaire même si cela m'afflige.
J'ai besoin de vacances sur une île en bonne compagnie, mais je crains de défoncer mon budget.
Je vis une situation financière instable et précaire, j'évite d'investir.
Je pose un geste qui a de graves conséquences.
La possibilité d'une chute irréversible suite à une décision entourée de doutes.
Je m'inquiète d'une lourde perte.
Je suis triste suite à un événement redouté.
Je risque un effondrement émotionnel suite à une décision.
Toutes ces interprétations sont justes, elles vont dans le sens du scénario et des émotions, cependant, seul le rêveur peut confirmer laquelle est exacte par la résonance du message relativement à ses préoccupations.
Brigitte Langevin
Transformer les cauchemars en beaux rêves
Le cauchemar est un rêve dont le contenu est troublant ou angoissant. Il est défini comme trouble du sommeil, car il réveille celui qui en est sujet. Les cauchemars sont très fréquents chez les enfants. Nous ignorons si les périodes de sommeil paradoxal chez le bébé sont accompagnées d'une imagerie mentale. Nous ne sommes pas en mesure de le vérifier. Cependant, dès l'âge de 1 an à 2 ans, des enfants rapportent des rêves, ils sont donc susceptibles de faire également de mauvais rêves et des cauchemars. D'ailleurs, dans la majorité des cas, ils se souviennent davantage des rêves effrayants ou frustrants que des rêves agréables ou neutres. Il est facile de reconnaître un enfant qui vient de faire un cauchemar; il s'éveille en sursaut, anxieux et peut-être en pleurs. Il lui faudra du temps pour être rassuré et comprendre que ce qui l'a effrayé dans son rêve ne s'est pas vraiment passé, qu'il ne s'agit que d'un mauvais rêve.
Le contenu des cauchemars s'élabore généralement comme suit :
Deux ans : peur d'être mordu, mangé ou attaqué;
De trois à cinq ans : présence d'animaux puissants et méchants;
De 6 à 12 ans : figures humaines menaçantes, étrangers malveillants, bêtes étranges et dangereuses;
De 13 à 16 ans : des scénarios reflétant le rejet, le ridicule, le découragement, le manque d'estime de soi, l'emprise et même la dépression.
Chez le jeune enfant, les cauchemars représentent en général des peurs non contrôlées. Néanmoins, il est important de vous assurer que les histoires que vous racontez à votre enfant ou les vidéos qu'il visionne ne comportent pas de sujets potentiellement effrayants.
Que faire?
Quand survient un cauchemar, la meilleure attitude est avant tout de le réconforter et le rassurer. Ensuite, faites-lui raconter son cauchemar, approuvez ses réactions et au besoin, inspectez sa chambre pour le rassurer, une fois ou deux. Le faire systématiquement à chaque mauvais rêve pourra laisser croire à l'enfant que même son parent ne trouve pas la menace! S'il a plus de cinq ans, il est possible de l'aider à distinguer le rêve de la réalité. Enfin, suggérez à votre enfant de faire appel aux pouvoirs magiques de ses héros pour lui porter secours dans ses rêves. Voici un exemple :
Erika se réveille au milieu de la nuit en pleurant et en hurlant. C'est la deuxième fois cette semaine que le même cauchemar vient hanter son sommeil : elle rêve que de grosses abeilles envahissent sa chambre, elle tente de les chasser avec ses mains, mais les abeilles deviennent de plus en plus grosses et de plus en plus menaçantes. Elle s'éveille toujours au moment où l'une d'elles fonce sur elle pour la piquer de son dard. C'est dans un état de panique évidente que l'enfant court se réfugier une fois de plus dans le lit de ses parents pour y passer le reste de la nuit. Quelque peu désemparés, ces derniers ne savent plus quoi faire pour parvenir à rassurer leur fillette de cinq ans.
Verbaliser la peur
Il est possible de transformer ces images angoissantes et effrayantes en rêves doux et charmants! Une fois l'enfant ramené dans son lit et rassuré, la première étape consiste à le faire parler de son rêve. L'enfant doit décrire l'image effrayante ou raconter le scénario apeurant. Après cette description, la plus détaillée possible, le parent explore des moyens de modifier la situation dérangeante. Plusieurs possibilités existent alors : changer le monstre en petit animal domestique doux et affectueux, arroser le méchant personnage avec un liquide rose qui le rend gentil et aimable, utiliser un sifflet magique qui appelle à l'aide tous les amis du rêveur, sortir ses ailes de rêves et s'envoler très haut dans le ciel, etc.
L'aide peut aussi se manifester en invitant un ami imaginaire à accompagner l'enfant dans ses voyages de nuit. L'ami onirique peut être son ourson favori, un lutin des bandes dessinées ou un ange créé à partir de son imagination. Il peut aussi faire appel à une personne connue qu'il aime beaucoup, comme un membre de sa famille, un éducateur ou une vedette.
Dans le cas présent, Érika a décidé d'utiliser ses doigts magiques (car tout est magique dans les rêves, sa maman lui a dit!) et de transformer les abeilles en petite souris avec lesquelles elle pourrait jouer dans ses rêves! La créativité du parent jumelée à celle de l'enfant permet d'inventer mille et un moyens de transformer le cauchemar en beau rêve. La formule utilisée peut varier d'un rêve à l'autre ou demeurer la même pendant un certain temps.
Donner le contrôle à l'enfant
Voici un autre exemple, Charlie faisait régulièrement le rêve suivant : elle se promène avec sa mère quand, soudain le cœur de sa mère sort de sa poitrine par une petite porte dans son dos et roule par terre. La scène devient un cauchemar lorsque Charlie veut ramasser le cœur de sa mère et le remettre à sa place et que celui-ci roule jusque dans les buissons et disparaît. Charlie s'éveille en pleurs et refuse de se rendormir de crainte que sa maman perde à nouveau son cœur. Sa mère lui fait décrire son rêve et lui suggère que, la prochaine fois, elle peut changer la situation, car c'est son rêve à elle et elle est la seule qui peut en contrôler toutes les images. La nuit suivante, elle revoit le cœur de sa mère rouler sous les buissons et aperçoit en même temps Mary Poppins (une de ses héroïnes favorites) tout près des buissons, elle la prend dans ses bras, ouvre son parapluie, s'envole dans les airs avec Charlie et traverse les buissons pour y découvrir le cœur de sa maman qui aussi vite retrouvé est remis à sa place, dans le corps de sa maman. Charlie s'éveille heureuse d'avoir réussi à sauver sa mère.
En pratiquant d'abord dans son imagination éveillée, l'enfant s'exerce à réagir positivement à une situation angoissante. Il développe ainsi sa faculté d'interagir dans le rêve afin de reprendre le contrôle des images du rêve. La complicité de l'adulte est un atout majeur dans cet entraînement.
L'utilité des rêves
Le rêve étant une activité favorisant la maturation du cerveau. Il est normal que la nuit procure aux jeunes le matériel nécessaire à l'apprentissage de la vie. La nuit, le corps physique étant au repos, la pensée créatrice de l'enfant s'envole dans les mondes subjectifs de sa conscience. Il expérimente ses désirs, ses peurs et ses forces. Au lieu de lui suggérer d'oublier le cauchemar qui s'est produit en lui disant que ce n'est qu'un rêve, il est préférable de l'encourager à affronter le personnage menaçant, de s'en faire un allié et même de lui demander un cadeau. Cette technique enseignée par le peuple Senoï, une tribu vivant en Malaisie, a fait ses preuves. Au sein de cette peuplade étudiée par des ethnologues, il n'existe aucun problème de délinquance chez les adolescents et pas de cas de névrose ou de psychose chez les adultes. Dès l'âge de deux ans, l'enfant apprend à transformer ses cauchemars par lui-même. À l'exemple des Sénoïs, nous pouvons nous aussi transmettre à nos enfants cette merveilleuse capacité de contrôler le monde de la nuit afin de bien dormir et de s'éveiller avec des solutions créatives.
Il existe une sélection de livres touchant le sommeil, les rêves et les cauchemars disponibles en librairie. Les parents y trouveront des histoires brillamment écrites. Elles fournissent à l'enfant des recettes pour explorer ses émotions, dominer ses peurs et comprendre que le sommeil est important autant pour lui que pour ses parents. Quelle belle histoire à raconter aux enfants avant d'aller dormir! Brigitte Langevin, Auteure,
conférencière et formatrice
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