Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3501 du MERCREDI 09 DECEMBRE 2009
Compte à rebours

Pour Joseph Kabila, le compte à rebours a véritablement commencé. Le Raïs vient d’amorcer la dernière ligne droite de son quinquennat. Le temps de bail qui lui reste est plus court que celui qu’il a déjà consommé depuis la signature du contrat avec le souverain primaire. Dans un peu moins de deux ans, le compteur sera remis à zéro. 2009 étant déjà à son crépuscule, Joseph Kabila n’a plus guère que 2010 pour convaincre. Non pas par le verbe- c’est qu’il a fait à la perfection à l’occasion de son discours sur l’état de la Nation-, mais avec le pain. Car, la vraie attente partagée de Congolais est le ventre que l’ on nomme pudiquement «social».
Visiblement, le Président paraît avoir intégré la sempiternelle angoisse existentielle de Zaïrois d’hier et congolais d’aujourd’hui. Dans son message à la Nation, via le Congrès, le Raïs a placé 2010 sous le signe du social. Empêtrés dans le train train quotidien, les Congolais peuvent s’accrocher à cet ultime espoir comme alternative à une fin d’année que le plus grand nombre passera dans la méditation. Ce, en attendant 2010. Seulement voilà, 2010 n’est pas un horizon lointain. C’est dans une vingtaine de jours. Autant dire que les Congolais s’attendent à commencer à recueillir, enfin les dividendes sociaux du quinquennat dès l’entame de la nouvelle année.
Symétriquement, le Chef de l’Etat a l’obligation due résultat. De lui, on n’attendra plus un énième discours qui serait, dans tous les cas, une adresse de plus, voire de trop. Dans un an, le prochain message à la Nation, à travers les deux Chambres, se déclinera en termes de bilan. Rien que ça.
On l’aura compris. Paraphrasant le même Ecclésiaste, on peut dire qu’il y a un temps pour parler et un temps pour agir. Pour le Président, l’heure est à l’action. Et le temps n’est plus le grand allié du Raïs. S’il est encore maître de son agenda, Joseph Kabila l’est moins du temps qui file inexorablement. José NAWEJ


Vous avez dit Copenhague ?

L’avenir de la planète terre se joue, depuis hier, à Copenhague. D’ici au 18 décembre 2009, les dirigeants de principaux pays riches - mais aussi pollueurs - auront convergé dans la paisible capitale danoise. L’enjeu de ce sommet planétaire est justement l’avenir de la... planète. La nôtre. La terre est menacée par le réchauffement climatique. Ce dérèglement est dû , pour l’essentiel, à l’action de l’homme. Plus exactement à l’émission des tonnes et des tonnes de gaz à effet de serre. Les plus grands pollueurs de l’environnement se recrutent parmi les pays hautement industrialisés-Etats-Unis en tête- et les nations dites émergentes. A Copenhague, le pari partagé ou attendu (c’est selon) est d’arriver à réduire de moitié l’émission de dioxyde de carbone d’ici à 2050. C’est à cette condition que l’on pourra inverser la tendance actuelle au réchauffement climatique dont les conséquences se déclinent en termes de fonte des glaces dans les zones polaires , la remontée des eaux et autres inondations.
Vu d’Afrique et plus précisément de la Rdc, ce sommet mondial sur l’environnement peut paraître anecdotique. Englués dans les difficultés primaires, les Congolais n’ont même pas le temps de placer l’écologie-un vrai néologisme dans le vocabulaire local-au coeur de leurs préoccupations. Prêcher l’a.b.c. de l’écologie à des populations encore en butte à la seule survie s’apparenterait à priori à de l’indécence. Tout l’enjeu environnemental passe pour le cadet de soucis du congolais d’en bas, et donc de la majorité silencieuse.
Moralité, seule une poignée de cols blancs évoluant dans des cercles aseptisés de Kinshasa parlent environnement. Certains par vocation, d’autres par nécessité professionnelle, d’autres encore par opportunisme. L’écologie étant un nouveau créneau pour qui rêve de voir s’ouvrir les vannes des écluses financières.
Pour autant, le danger écologique guette l’humanité tout entière. Pollueurs et victimes de la pollution sont embarqués dans un même navire. Nous coulerons tous ensemble ou serons sauvés ensemble. Car les retombées destructrices du réchauffement climatique affecteront indistinctement la terre entière. Plus grave, une fois de plus, nous ne serons pas égaux devant ce tsunami à l’échelle planétaire. Les pays pauvres paieront le plus lourd tribut. Alors, Copenhague ne concerne pas que les autres.
Qui plus est, avec sa faune phénoménale et son hydrographie hors du commun, la Rdc devrait jouer un rôle majeur dans la géopolitique du climat qui se met en place. Kinshasa pourrait même monnayer au prix fort son statut de poumon du monde après l’Amazonie. Tout le problème est de savoir si au-delà des postures folkloriques bien de chez nous, les autorités congolaises ont pris la juste mesure des enjeux de Copenhague et des perspectives que ce sommet pourrait ouvrir. José NAWEJ


Dilemme Baende

A en juger par le «réquisitoire» du Sénat, Jean Claude Baende, frais émoulu du suffrage des députés provinciaux, est déjà en sursis. Pour qui a suivi le débat général sur le rapport de la commission Lunda Bululu, le sort du gouverneur semble scellé avant même que la justice se saisisse du dossier. Les sages, toutes tendances politiques confondues, ont chargé sans concession Jean Claude Baende. Ils l’ont «dénudé». Un bien mauvais présage pour cet ex adjoint de José Makila qui attend l’investiture présidentielle pour prendre officiellement les commandes de l’Equateur comme gouverneur full.
Certes, outre la production législative, le contrôle de l’Exécutif -au sens large, -est au coeur du travail parlementaire. Et dans la foulée du mot d’ordre «Tolérance zéro», le Parlement est naturellement en première ligne. La moisson récoltée à Mbandaka par la commission Lunda renseigne sur le déficit de bonne gouvernance dans le chef de nombre de mandataires zaïro-congolais. Le fameux slogan mobutiste suivant lequel «MPR égale servir, se servir non» continue à se décliner à l’envers comme au bon vieux temps.
Deux bémols, tout de même à la fatwa des Sénateurs contre le toujours gouverneur ai de l’Equateur. D’abord, Jean Claude Baende n’a pas présenté ses moyens de défense. Sans doute, le fera-t-il dans l’hypothèse de plus en plus vraisemblable de sa comparution devant la justice. Car pour accablant qu’il soit, le rapport du Sénat ne vaut pas sentence. L’accusé Baende est présumé innocent.
Le second hic de cette affaire réside dans ses conséquences politiques éventuelles. Une mise en cause du gouverneur à peine élu aurait pour effet de maintenir l’Equateur dans le provisoire. Un provisoire qui dure déjà depuis quasiment un an. La province de l’Equateur est sevrée de gouverneur depuis le feuilleton Makila. Si Jean Claude Baende devait se délester de ses charges pour se mettre à la disposition de la justice, il y a fort à parier qu’on serait parti pour la gloire. Un risque majeur pour une province qui vit sous la menace d’une insurrection aux contours encore flous.
José NAWEJ
































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
AU-DELA DES OBSERVATIONS FAITES A L’EXECUTIF
Joseph Kabila décerne un satisfecit à Adoplhe Muzito
*Le Gouvernement s’est efforcé de poursuivre son programme d’investissements publics prioritaires, a reconnu le Raïs avant de relever le progrès réalisé pour la conclusion prochaine du programme avec le FMI
Joseph Kabila s’est exprimé, lundi dernier devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès, pour rendre compte « des progrès réalisés, des difficultés rencontrées et des raisons d’espérer », après une année de fonctionnement des institutions. Exercice normal, d’autant qu’il est prévu dans la Constitution et permet au peuple de faire, avec ses dirigeants, le point sur ce qui se fait de la chose publique. Dans ce cadre, il était de la responsabilité, et même du devoir du premier des Congolais de faire de cette chose publique une maison de verre.
Le propos, comme écrivait hier Forum des As, a été, à maints endroits, virevoltant et sévère. Normal aussi pour ce garant de la Nation qui, dans plus ou moins deux ans, sera seul comptable de son mandat devant le peuple qui le lui a accordé, mais aussi de son programme par lequel il avait obtenu ce mandat.
La lecture faite par le Président de la République a fait l’objet de commentaires en sens divers aussi bien immédiatement par les acteurs politiques qu’au sein de l’opinion publique en général. Certaines voix ont vite trouvé en ce propos une sorte de stigmatisation de l’Exécutif national au regard des attentes de la population. Pour autant que chacun est libre de dégager des interprétations suivant ses sensibilités, il n’est pas inutile de rappeler que dès l’amorce de son exposé, Joseph Kabila avait prévenu qu’il allait faire état des « progrès réalisés », c’est-à-dire des succès remportés par les institutions ou des points forts de leur action ; « des difficultés rencontrées », c’est-à-dire des points faibles de cette action ; et « des raisons d’espérer », c’est-à-dire des ajustements à imprimer au programme initial pour poursuivre l’exécution du programme du mandat, autrement dit des cinq chantiers de la République. En un mot, Kabila s’est inscrit dans la logique développementaliste des évaluations à mis parcours de tout programme mis en chantier. Dans cette logique, c’est certainement à la langue de bois que l’on pouvait s’attendre le moins de sa part.
Une relecture du discours de Kabila sur l’état de la Nation s’articule donc autour de ces trois axes d’évaluation : les réalisations et leurs points forts, leurs points faibles et les perspectives d’avenir ; cela dans les différents secteurs qu’il a eu à revisiter dans son propos, à savoir : la paix et la sécurité, l’économie et le social, les cinq chantiers, le fonctionnement des institutions, le réchauffement climatique, etc.
Sur le volet de la paix et la sécurité, par exemple, le Chef de l’Etat s’est félicité de la paix retrouvée grâce à l’action conjuguée des institutions publiques sous sa houlette. Le résultat de ces actions, a-t-il noté, se décline en deux points essentiels :
1. «Le drapeau congolais, symbole d’unité nationale, flotte à nouveau sur toute l’étendue du territoire national et tous les postes frontaliers des provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu ont été replacés sous le contrôle des autorités légales et légitimes de notre pays. On n’avait pas connu cela depuis pratiquement quinze ans !
2. Depuis bientôt douze mois, il n’y a plus, dans les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu, à proprement parler de guerre, sinon celle que nous faisons aux FDLR. Une nouveauté ! Particulièrement pour les adolescents de la Région. Depuis leur naissance, ils n’avaient connu que bruits de bottes et de canons. »
Scrutant l’avenir, Joseph Kabila a fait une série de mises en garde à tous les « agitateurs de troubles impénitents » à qui il a prévenu qu’ils n’ont aucune chance de réussir. Une manière de tracer les perspectives d’avenir en termes de maintien de la veille et de détermination du Gouvernement, sous son impulsion, à sauvegarder cette paix et cette sécurité chèrement acquises. « Nous ne pouvons donc pas ralentir nos efforts, moins encore baisser la garde », a déclaré Kabila.
Et parlant des artisans de cette œuvre de pacification, le Chef de l’Etat a été on ne peut plus clair : « Ces avancées significatives dans la construction de la paix ont certes été rendues possibles grâce au concours appréciable de la communauté internationale. Elles sont cependant d’abord et avant tout à mettre au crédit de Notre entêtement à rechercher inlassablement la paix.
Il nous a fallu, aux uns et aux autres, de la vision, du leadership, du courage et de la détermination à vouloir vivre ensemble. » Il s’agit donc d’une œuvre collective, fruit de sa vision concrétisée sous son impulsion à travers une action gouvernementale coordonnée par le Premier ministre, Adolphe Muzito.

Economie et finances : Le Gouvernement s’est efforcé de poursuivre son programme d’investissements publics prioritaires
Aux plans économique, financier et social, le Président de la République a interverti l’ordre de l’analyse en commençant par présenter les difficultés rencontrées, avant de décliner les réalisations et, enfin, scruter les perspectives d’avenir. Il a, pour ce faire, évoqué la grave crise financière et économique internationale qui a secoué la RDC. Il a, ensuite, évoqué leurs conséquences sur le programme gouvernemental avant d’annoncer que demain sera certainement plus reluisant qu’aujourd’hui qui est meilleur qu’hier. Le Gouvernement « a dû revoir son cadrage macroéconomique, ainsi que le rythme de son ambitieux programme de reconstruction. Ont ainsi dû être revus, à la baisse, le taux de croissance, et à la hausse, les taux d’inflation et de change. Des investissements projetés ont été différés, sinon annulés ; ceux en cours d’exécution ralentis, voire suspendus, ces décisions touchant le plus les secteurs moteurs de croissance, à savoir : les mines et, subsidiairement, les bâtiments et travaux publics. » Voilà pour les conséquences des difficultés rencontrées.
« Les réformes courageusement engagées sous ma direction pour relancer notre économie depuis huit ans, et les sacrifices stoïquement acceptés par notre peuple durant la même période se sont avérés payants, même s’il est vrai que les dividendes sociaux ont dû être remis à plus tard. Il n’y a pas eu création d’emplois dans les proportions escomptées, ni une génération notable de revenus additionnels pour les individus et les ménages. Il est réconfortant de constater que, quoique encore timides, des signes de reprise de l’activité économique sont des plus en plus perceptibles.
Selon des estimations sérieuses, du fait de cette reprise le taux de croissance devrait au moins doubler d’ici l’année prochaine, passant de 2,7 % à fin Décembre 2009, à plus de 5,4% en 2010. » Ainsi dit encore pour les conséquences de la crise, mais aussi pour l’action menée par le Gouvernement pour endiguer les effets de cette crise.
Toujours sur le plan de l’action Gouvernementale, Joseph Kabila a également été précis : « Convaincu que la solution structurelle à la fragilité de l’économie congolaise, et à la précarité des conditions de vie de la population, passe par la relance de la production nationale et l’accroissement de la valeur ajoutée locale, le Gouvernement s’est efforcé de poursuivre son programme d’investissements publics prioritaires, en dépit de la crise. L’accent a été mis sur l’amélioration des infrastructures de transport, ainsi que sur la fourniture, au secteur agricole, des équipements et intrants nécessaires à son développement intégral. » Et de conclure, tout à l’honneur du Gouvernement : « Sur le plan économique et social, tant au pays qu’au niveau international, l’année qui s’achève a été celle de tous les défis. Cela n’en rend que plus remarquables les progrès accomplis dans la reconstruction du pays. »

Climat des affaires : tous impliqués
Toujours sur le plan de la croissance, Joseph Kabila a parlé de la nécessité d’une plus grande implication du secteur privé, et c’est là que son ton a été particulièrement sévère quant à l’action gouvernementale, là aussi que certaines langue ont trouvé matière pour prétexter un certain désaveu de l’Exécutif par le Chef de l’Etat, ce qui n’en est nullement le cas. «  L’initiative privée est bridée, voire découragée, par le climat des affaires », a regretté Kabila avant de noter : « Nous devons urgemment changer cet état de choses. J’ai donc décidé de faire de l’amélioration du climat des affaires un objectif prioritaire ; un de ceux sur lesquels devra être jugée l’efficacité du Gouvernement, testée la cohésion de la majorité gouvernementale, et évaluée la qualité de notre administration et de notre système judiciaire. »
Ce disant, Kabila se tournait vers l’avenir avant de nommer les freins qui ont pesé sur l’action de soutien à l’initiative privée en ces termes : « Au Gouvernement, je tiens à dire que nous ne pouvons pas, dans ce domaine comme dans bien d’autres, aller d’études en études, de conseils d’experts en conseils d’experts, ce qui souvent n’est qu’une excuse pour ne rien faire. »
Et la solution – nouveau regard vers l’avenir – a de nouveau été énoncée : « Elle a pour noms transparence, simplification et souplesse. » Pour mieux mettre cette solution en pratique, le Chef de l’Etat a commencé par annoncer que « le Gouvernement a déjà identifié une dizaine de mesures allant dans ce sens. » Et pour renforcer cette dizaine de mesures, il lui a assigné « des objectifs complémentaires à atteindre impérativement d’ici la fin du mois de Mars 2010. » Ces objectifs sont connus.
Sur le volet judiciaire, la même dialectique a été de mise. Kabila a rappelé les objectifs assignés à la magistrature et les résultats engrangés avant de formuler les actions d’avenir à mener pour l’avenir : « Il nous faut (…) compléter la mise en place des institutions par l’organisation des élections locales et municipales. Ces élections sont censées se tenir en 2011, à une date qui sera précisée par la Commission Electorale Indépendante. Il nous faut aussi parfaire les réformes engagées dans tous les domaines, améliorer constamment le fonctionnement des institutions, en évaluer les animateurs, et sanctionner ces derniers, positivement ou négativement (…) »

Le pari du programme avec le fmi gagné
Plus conséquent encore, le Chef de l’Etat a poursuivi son propos en reconnaissant les grands mérites de l’action des différentes institutions (Parlement et Gouvernement) en ces termes : « Des progrès ont été enregistrés dans la performance des pouvoirs législatif et exécutif au niveau national, autant que dans le respect de la répartition de leurs compétences. Il se note en effet une amélioration de la production législative et un contrôle plus suivi de l’Exécutif par le Législatif. Il se note aussi une accélération du rythme de mise en œuvre des Cinq Chantiers. C’est tout à l’honneur du Gouvernement. Un autre succès du Gouvernement qui mérite d’être signalé est d’avoir tenu un pari qui, au départ, semblait impossible, à savoir : conclure un nouveau programme avec les institutions de Bretton Woods en vue d’atteindre le point d’achèvement de l’Initiative PPTE et d’obtenir l’effacement d’une dette de près de 12 milliards de dollars, sans renoncer, pour autant, aux financements mobilisés en faveur des Cinq Chantiers. Ce n’est plus qu’une question de jours, et le point d’achèvement cessera d’être un mirage. »
Ces données et bien d’autres qui peuvent être relevées, démontrent à suffisance que loin d’avoir voulu livrer le Gouvernement en pâture devant un Parlement qui, à longueur de plénières, attrait ses membres à travers son rôle de contrôle, Joseph Kabila a voulu faire une évaluation objective et fixer des orientations, faut-il le rappeler, conformément à sa qualité de garant de la Nation. Il ne pouvait en être autrement sans que Kabila ne prenne le risque de déposer son Gouvernement qui est l’émanation de sa majorité au cœur même de l’antre d’où se dégage celle-ci : le Parlement.

Conclusion : Satisfecit global de Kabila sur l’action gouvernementale
D’autre part, la lecture globale du discours de Joseph Kabila dégage, au finish, un satisfecit de l’action gouvernementale par rapport aux objectifs de départ, cela pour la tranche du mandat pour l’exercice 2009. En effet, dès l’entame de son discours, la Président de la République a noté : « En dépit des vicissitudes, plus que jamais, comme Etat et comme Nation, nous sommes fondés à croire en un avenir nécessairement meilleur et au succès, à terme, de notre programme commun, les Cinq Chantiers de la République. Ce programme, faut-il le rappeler, a pour ambition de transformer complètement le Congo et de le moderniser.»
Par ailleurs, en affirmant à plusieurs reprises que le programme de l’Etat à travers les cinq chantiers, est l’affaire de tous les Congolais, Joseph Kabila est certainement le dernier qui pouvait prendre le risque de discréditer son Gouvernement au risque d’engager sa propre responsabilité. Au demeurant, il n’en avait aucune raison, surtout que selon ses propres conclusions, l’action des institutions, malgré les vicissitudes qu’il a progressivement déclinées, aura été positive.
Vu sous cet angle, on peut noter que 2009, qui est la troisième année de mandat de Joseph Kabila et la première d’exercice d’Adolphe Muzito aura eu le grand avantage d’être prise en charge à travers la détermination jumelée de ces deux personnalités qui se partagent la conduite de l’Exécutif national. Il est vrai que tous les chants de cygnes ont droit de cité, surtout en démocratie. Ce fut le cas avec l’échange épistolaire à propos de la gestion du plan de trésorerie, par exemple. Mais on oublie que c’est à ce même Muzito que Joseph Kabila avait confié un « gouvernement de mission » qui avait démarré sur les chapeaux de roues lorsqu’à peine investi, le nouveau Premier ministre s’est jeté sur le chaudron de Goma en plein mire du CNDP de Laurent Nkunda…
C’est cette équipe conduite par Adolphe Muzito qui a obtenu toutes les garanties pour conclure le programme avec le FMI. Jonas Eugène KOTA


ENJEUX DE L'HEURE
APRES LA CHAMBRE D'APPEL, LA CHAMBRE DE PREMIERE INSTANCE III COINCE A SON TOUR LE LEADER DU MLC
Jean Pierre Bemba : détention confirmée une fois de plus à La Haye !
Nouveau revers pour Jean-Pierre Bemba hier à la Cour Pénale Internationale. La Chambre de première instance III, qui s’est réunie en audience de mise en état pour examiner le maintien ou non en détention du Chairman du MLC, s’est prononcée effectivement pour la poursuite de son séjour aux quartiers pénitenciers de la CPI. Tout en reconnaissant que toute mise en liberté d’un détenu doit être justifiée, rapporte une communication transmise hier à ‘‘Forum des As’’ par le bureau de la CPI à Kinshasa, la Chambre a estimé que la gravité des charges confirmées par la Chambre de mise en accusation est un élément à prendre en compte pour l’évaluation des risques de fuite de l’intéressé.
Pour le cas spécifique de Bemba, la Chambre de première instance III a considéré que le statut professionnel et politique de JP Bemba est de nature à le disposer, en cas de fuite, à utiliser ses réseaux et ressources pour trouver un soutien financier et alors se soustraire définitivement de la justice internationale.
Jean-Pierre Bemba restera donc en prison en attendant une éventuelle nouvelle demande de mise en liberté provisoire qui pourrait alors être examinée dans quatre (4) mois.
L’audience de mise en état sur le dossier de Bemba rentre dans le cadre de l’examen périodique de la détention d’un détenu, examen qui est préalable à l’ouverture du procès au moins une fois tous les 120 jours.
Selon des explications subsidiaires glanées par ‘’Forum des As’’, l’audience de mise en état est un exercice régulier à la CPI. Elle consiste à faire une évaluation de l’évolution d’un dossier et peut se tenir à la demande, concurremment, des juges, du Procureur ou de la défense pour vérifier la régularité des procédures, l’accomplissement des engagements des parties, notamment la transmission des documents, l’équilibre et l’équité des décisions, etc.
Ces audiences peuvent se solder par des sanctions et autres formes de décisions. Un procureur peut, par exemple, être sanctionné s’il est constaté dans son chef des actes de nature à entamer les droits d’un accusé. Une décision peut aussi être renvoyée pour réexamen si la procédure y ayant conduit a été entachée d’irrégularités avérées.
La suspension, pendant un temps, du procès de Thomas Lubanga était consécutive, rapporte des sources de la CPI, à une décision issue des audiences de mise en état à l’occasion desquelles il avait été constaté des retards dans la communication des documents de la part du Procureur.
Dans sa publication de mardi dernier, ‘‘Forum des As’’ indiquait que les juges de la Chambre de première instance III allaient s’en tenir aux lignes tracées par la Chambre d’appel. Autrement dit, la possibilité de revenir à la décision de la Chambre préliminaire serait exclue. La défense pouvait soulever de nouvelles exceptions sur les éléments ayant fondé la décision de la Chambre d’appel ou apporter de nouveaux documents pour remporter, si possible et suivant leurs arguments, l’examen d’une nouvelle demande de mise en liberté provisoire.
Dans tous les cas, concluaient nos interlocuteurs, la révision de la décision de la Chambre d’appel est fort peu probable. JEK

A L'APPROCHE DES FETES A KINSHASA
L’urgence de renforcer le dispositif sécuritaire s’impose !
Quelques semaines seulement séparent l’humanité des festivités de fin d’année 2009. Partant, nombreux sont des responsables de familles qui se font des économies en prévision de ces fêtes de Noël (pour les chrétiens) et de Nouvel an. Les chômeurs s’en remettent soit à la « grâce » divine, soit à la générosité d’un proche-parent ou d’un ami. Tradition oblige, c’est donc en cette période de fête que les marchés de denrées alimentaires et autres magasins d’habillement reçoivent le plus de clients. Chacun tient coûte que coûte à bien fêter. Quoi de plus légitime que de se réjouir sainement après 365 jours d’une vie pleine d’incertitude pour le lendemain.
Seulement voilà, il s’avère que tous les moyens paraissent bons pour justifier cette soif de bien fêter. Tout bien considéré, il est prouvé que c’est en cette période de fête que se commettent la plupart des actes de vandalisme. A Kinshasa particulièrement, l’expérience renseigne que c’est pendant les fêtes que le taux d’insécurité augmente. Les quartiers populaires restent la principale cible de ces gangsters de grand chemin et qui opèrent en toute quiétude. Chose curieuse, ces malfaiteurs opérant arme à la main, commettent parfois leur forfait non loin d’un poste de la Police nationale congolaise (PNC). Voilà qui soulève souvent une clameur publique allant parfois jusqu’à accuser certains éléments du corps constitué de complicité. Loin de nous, l’intention de jeter l’opprobre sur la Police nationale. Il s’agit plutôt d’un jugement collectif que portent nombre de Kinois sur ce corps. comme en témoignent les réactions recueillies généralement dans un reportage télévisé après qu’un acte d’insécurité a été commis ait tel ou tel coin de la ville.
Comme dans une compétition de ping-pong, les policiers n’ont jamais assumé ce que leur reproche la population civile. Souvent, ils évoquent soit, l’insuffisance de moyens mis à leur disposition, soit leur nombre assez réduit pour couvrir l’ensemble de l’entité placée sous leur autorité. Ce sont-là les faits que la hiérarchie de la Police ne découvre pas. Elle les connaît mieux que quiconque. Ce, à partir de certaines investigations des médias. Certes, les efforts déployés par les éléments de la Pnc sont très perceptibles. Néanmoins, le chemin reste encore long.

Séparer le bon grain de l’ivraie
La soirée du dimanche 6 décembre n’a pas été totalement apaisée au quartier Kindele de la commune de Mont-Ngafula où un groupe d’hommes en uniforme a instauré la terreur aux environs de 22 heures. Parmi les victimes, une journaliste qui revenait de sa rédaction et qui s’est vue dépouiller de tous ses biens de valeur : téléphone portable, montre, boucles d’oreilles…Et même ses papiers d’identité dont sa carte de service. Selon notre consœur, les ravisseurs étaient des agents de l’ordre en tenue et avec des armes. La journaliste n’a pas été la seule victime. Une dizaine d’autres personnes dont deux pasteurs avaient également été la cible de ces éléments armés. Tous, obligés de s’asseoir au sol, ont été l’objet d’une fouille systématique avant d’être « affranchis » après près d’une heure des pieds de grue sur un tronçon sombre, préalablement bien étudié.
« Civile azali bilanga ya soldat », a déclaré l’un des assaillants pendant qu’ils commettaient leur sale besogne. Voilà une déclaration somme toute contraire à la moralité que prône régulièrement la hiérarchie pendant les différentes causeries morales et autres parades organisées aussi bien à Kinshasa que dans les autres grandes villes du pays. Une plainte de la journaliste a donc été déposée. De leur côté, les responsables de la Police nationale ont promis d’ouvrir les enquêtes afin d’identifier les auteurs de cet acte criminel.
Ce récit n’est pas unique en son genre. Ce n’est donc pas la première fois que les Kinois dénoncent des abus de la part des agents de l’ordre, pourtant sensés travailler avec la population civile. Une fracture sociale dans le sens qui ferait que le policier et le civil vivent en chien de faïence, pourrait s’avérer redoutable en terme des conséquences. D’où, l’urgence pour l’autorité compétente, de renforcer le dispositif de sécurité, surtout en cette période des fêtes. Mais, au-delà du renforcement de ce dispositif, il nous paraît de bon droit que la connaissance préalable de la moralité et du moral d’un agent de l’ordre soit un critère pour la sélection des patrouilleurs. Ainsi, on aura séparé le bon grain de l’ivraie. Laurel KANKOLE


INFOS INFOS
CE MATIN AU GRAND HOTEL KINSHASA
Ouverture d'un atelier de la SADC sur la pauvreté
La lutte contre la pauvreté dans la sous-région est l'un des objectifs de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC). Plus qu'un idéal, cet objectif passe, désormais, pour un défi à relever. La question reste est de savoir quelle stratégie commune il faut mettre en place pour relever ce défi.
C'est donc, dans ce cadre que se situe l'ouverture, ce matin au Grand Hôtel Kinshasa(GHK), de l' " Atelier de l'observatoire régional sur la pauvreté ". L'atelier se veut une occasion pour les experts des pays membres de la sous-région, de réfléchir sur l'état de la question en vue de proposer des pistes de solution à l'épineux problème de pauvreté chronique dans laquelle vivent de larges couches de populations.
Naturellement, les échanges pourront porter sur une sorte d'évaluation des recommandations et options levées au cours des différents sommets des Chefs d'Etat et de Gouvernement. On se souvient que la dernière rencontre à ce propos est la réunion du Conseil des ministres dont les travaux se sont déroulés du 02 au 08 septembre 2009 à Kinshasa. D'autres rencontres se sont succédé, en l'occurrence la réunion des ministres des Mines de la Sadc tenue pendant trois jours, soit du 10 au 12 novembre 2009 au GHK.
Sur le plan économique, la création de la Zone de libre échange (ZLE), la matérialisation d'autres projets liés aux voies de communication passent pour des issues qui peuvent, tant soit peu, réduire le taux de pauvreté dans la Sous-région de la Sadc. A ce sujet, la tripartite RD Congo-Namibie-Zambie sur le corridor Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi, du 05 au 06 novembre 2009 à l'hôtel Venus de Kinshasa, est l'un des mécanismes conçu dans le but de " conjurer " la pauvreté dans ces trois pays qui, comme par enchantement, se retrouvent tous membres de la Sadc.
Face à l'ampleur du problème, il est de bon droit que les actes concrets supplantent les discours assortis de chapelets de bonnes intentions. Laurel KANKOLE.

SOUS L'IMPULSION DU MINISTERE DU GENRE
Les femmes réfléchissent sur leur participation à la gouvernance démocratique
Les échanges et débats portant sur la validation de la stratégie nationale de la participation politique des femmes congolaises à la gouvernance démocratique se clôturent aujourd’hui. Ces travaux, pilotés par la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Marie-Ange Lukiana, connaissent l’appui du Fonds de développement des Nations Unies pour les femmes (Unifem).
A l’ouverture des travaux, la ministre du Genre a invité les femmes engagées en politique et les responsables des organisations féminines à mettre du sérieux dans les réflexions de cet atelier. « sans couleur politique, vous êtes invitées à travailler pour vous mettre d’accord sur quelques dispositions, outils et mécanismes susceptibles de donner une vision, des objectifs communs et des résultats à notre combat pour une meilleure participation des femmes aux élections locales, urbaines et municipales », a déclaré Marie-Ange Lukiana aux participantes.
La stratégie nationale de la participation politique des congolaises à la gouvernance démocratique doit bénéficier du concours de toutes les femmes en vue d’une validation par toute la gent féminine. Une fois validé, a expliqué la ministre du Genre, ce document doit devenir un instrument de plaidoyer et d’action auprès de la classe politique de la RDC. « Ce plaidoyer doit être aussi mené auprès des responsables des institutions et des chefs des partis politiques. Tout cela pour chercher l’accès des femmes, au même titre que les hommes, aux postes de responsabilité et de prise des décisions à tous les niveaux et dans tous les secteurs de la vie nationale », a souligné Marie-Ange Lukiana.
Dans son entendement, ce document est appelé à devenir le cadre de référence par excellence de toutes les interventions en matière de la participation des femmes congolaises à la gouvernance démocratique. L’objet de cet atelier, qui connait la participation des femmes venues de tous les coins du pays, est de mobiliser la gent féminine à prendre conscience pour voter leurs sœurs devant postuler à divers échelons des élections prochaines. A travers ces travaux, les Congolaises cherchent leur unité pour faire entendre leur voix en vue d’accéder facilement aux postes de responsabilité dans les domaines politique, administratif et dans d’autres secteurs de la vie. Dorian KISIMBA.

CONFLIT D'ACTIONNAIRE AU SEIN DE LA SOCIETE PARCAFRIQUE
Luzolo Bambi joue à l’apaisement entre Kage et Van de Ven
Le ministre de la Justice, Luzolo Bambi a effectué, mardi 08 décembre 2009, une descente à la société PARCAFRIQUE, située à la 16ème Rue dans la commune de Limite, pour s’enquérir du conflit qui prévaut au sein de cette entreprise entre M. Florentin Kage, l’un des actionnaires, et Mme Francoise Van de Ven responsable actuelle de l’entreprise. Pour ne pas sacrifier les travailleurs qui sont à plus de deux mois d’arriérés de salaire, le n°1 de la Justice, accompagné de l’Inspecteur général a.i de la Police de parquet, Ndongo Nzita, a annulé tout simplement sa lettre qui avait réhabilité l’associé de la société PARCAFRIQUE, Florentin Kage. Cette lettre du ministre avait permis à ce dernier de passer à une vitesse supérieure en prenant tout le monde de court. Car ce document lui a donné la possibilité de manipuler les travailleurs et les autres actionnaires qui ont souscrit des parts dans cette entreprise.
A en croire Luzolo Bambi, il y a un temps pour la négociation et un temps pour l’application de la loi. D’où, il a résolu d’être au milieu de deux protagonistes pour défendre les droits des travailleurs pour que ces derniers ne soient pas frustrés. Le ministre Luzolo a exhorté les travailleurs à ne pas se mêler aux problèmes des actionnaires. Dans la mesure où leurs préoccupations doit être focaliser sur la défense de leurs droits. Le ministre de la Justice a aussi mis en garde le trafic d’influence en utilisant les noms du Premier ministre et du Président de la République pour intimider qui que ce soit. Afin de sécuriser les travailleurs et sauvegarder cet important outil de travail de cette entreprise, Luzolo Bambi a donné un délai d’un mois pour mettre fin à ce conflit qui fragilise l’entreprise depuis deux ans.
A entendre, l’inspecteur général a.i de la police de parquet, Ndongo Nzita, les travailleurs doivent réinstaurer un climat serein de travail sans céder à la panique ni à la campagne mensongère. Pour le président de la délégation syndicale, M. Kage, qui habite dans l’enceinte de l’entreprise, veut à tout prix s’emparer du bureau pour venir travailler. Et pourtant, au cours d’une réunion entre les différents actionnaires, M. Kage avait bel et bien accepté de percevoir une somme d’un millions de dollars pour vendre sa part. Mais, deux jours après, ce dernier a changé d’avis et est revenu en force pour récupérer l’entreprise. Les autres actionnaires ont été obligés de ne pas baisser les bras en le traînant en justice.
Après la 16ème Rue Limete, le ministre de la Justice et son collègue des Affaires foncières, Maj Kisimba, ont tenu un point de presse dans lequel ils ont mis un accent particulier sur les problèmes de successions de parcelles et immeubles, une fois la mort du propriétaire. Selon les deux ministres, il se pose souvent de problèmes aux orphelins qui sont toujours menacés dans leurs droits. D’après eux, la tolérance zéro va s’occuper de ces spoliateurs dans le secteur foncier. D’une manière et d’une autre, le ministre Luzolo est venu appuyer son collègue pour passer à la vitesse de croisière pour mettre en garde ceuxqui sèment la terreur dans les familles congolaises. Cela veut dire que le Gouvernement est déterminé à défendre et sécuriser les orphelins et les plus faibles.

Simard Simon TSOUMBOU et Roger PHOLO /Stagiaire APIC
A CLOTURE DES ACTIVITES DE 16 JOURS D'ACTIVISME
Ucofem : les participants s’engagent à travailler en synergie
11 jours ont suffi aux professionnels des médias et aux ONGS de défense des droits civils et de la femme pour s’engager à travailler en synergie avec les institutions de défense et protection de la femme contre les diverses formes de violences dont elles sont victimes, a indiqué l’ACP. Cela, poursuit la source, avec d’autres bailleurs de fonds, pour la mise en place des structures d’encadrement de soutien psychosocial et de réorientation des filles ou femmes qui se trouveraient dans ce métier par contraintes sociales pour relancer d’autres secteurs nobles et inoffensifs tels que le commerce et l’apprentissage des métiers. Cet engagement était pris le lundi 07 décembre dernier à la clôture des activités liées aux 16 jours d’activisme contre les violences avec la tenue de son 7ème cyber dialogue sur le travail des professionnels du sexe. Organisées par l’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem), en partenariat avec l’ONG « Gerderlinks ». Selon l’ACP, les participants à ce 7ème Cyber dialogue ont convenu de faire appel à la société civile pour faire pression sur le Gouvernement pour qu’une réglementation en la matière soit mise en vigueur comme dans d’autres pays pour éviter ces dérapages et casser l’engouement des jeunes filles sur ce métier ainsi que protéger la population.
Ils ont, cependant, résolu d’identifier et sensibiliser les professionnelles du sexe œuvrant dans les rues, bars, bistrots, hôtels et autres lieux sur les risques liés à la pratique de ce métier. Et aussi, poursuit la source, sur la nécessité de connaître et de mettre en pratique les différents modes de prévention du Sida et des IST dont l’utilisation des préservatifs afin de protéger leurs vies et celles de leurs paternaires.
Tenus du 27 novembre au 07 décembre 2009, ces différents cyber-dialogue étaient une occasion pour les professionnels de médias de la RDC d’échanger avec leurs collègues de Madagascar et de l’Ile Maurice qui avaient pris une part active à ces rencontres. Mathy MUSAU

COUPANT COURT A LA RUMEUR ASSIMILANT SON ONG A UN PARTI POLITIQUE
Le SG du Raneeco fixe l’opinion sur leur association
Réagissant à la rumeur d’une certaine opinion qui assimile son ONG à un parti politique, le secrétaire général du rassemblement national pour l’épanouissement des entreprises du Congo (Raneeco), Emile Djamba Kasongo, a fixé l’opinion tant nationale qu’internationale, au cours d’une conférence de presse qu’il a tenu hier mardi, 8 décembre 2009 au siège de cette ASBL.
A l’en croire, le parti politique n’est pas proche d’une Asbl. Selon lui, la raison fondamentale, c’est que, les ambitions d’un parti politique sont effrenées et tendent à la conquête du pouvoir et à la conservation de celui-ci. Alors qu’une Asbl, a-t-il indiqué, est par essence, condamnée à vivre aux côtés des pouvoirs publics qui assurent sa promotion. Car, une Asbl, n’est pas un cartel des perturbateurs qui constituent une menace pour le pouvoir en place. Mais elle est plutôt une structure professionnelle qui tend uniquement à défendre les intérêts de ses membres auprès de l’Etat et assurer l’épanouissement de ses membres, a expliqué M. Emile Djamba.
D’après lui, ils ont également appris, par le truchement des sources non officielles, qu’ils sont recherchés par certains services. A ce sujet, le secrétaire général du Raneeco, a déclaré «nous sommes en pleine troisième République, où il fait beau vivre, du moins pour la sécurité des personnes et de leurs biens». Car, a-t-il expliqué, la justice en RDC devient distributive. Ce qui met fin, selon lui, à l’époque des hors-la-loi et des intouchables. Avant de poursuivre que l’Etat congolais d’aujourd’hui renaît et expérimente déjà la philosophie de l’Etat de droit. Concernant la rumeur dont il est question, M. Emile Djamba Kasongo a déclaré qu’ils n’ont peur de rien. Car, l’Etat est pour eux et est là pour tout le monde.
Pour lui, il y a une main noire qui est déterminée à tuer le Raneeco dans l’œuf en le salissant auprès des autorités du pays avec lesquelles ils doivent inéluctablement collaborer afin de faire avancer l’économie congolaise.
D’autre part, le secrétaire général du Raneeco a comparé les cinq chantiers aux initiatives de Georges Catlett Marshall qui organisa en 1948-1952 une assistance économique à l’Europe de l’Ouest qui était en proie aux innombrables difficultés dues aux deux guerres mondiales les plus dévastatrices que l’humanité ait connues. Cette situation a embarrassé l’Europe occidentale et est proche de celle de la RDC dont l’économie est moribonde depuis la nuit de temps, a-t-il confirmé. En d’autres termes, M. Emile Djamba a laissé entendre que les objectifs du Raneeco convergent vers les cinq chantiers qui est un proprogramme ambitieux du gouvernement congolais. C’est là, a-t-il estimé, leur manière de répondre à, l’appel du chef de l’Etat qui souhaiterait voir tout Congolais s’impliquer avec efficacité dans la reconstruction du pays.
A l’entendre, la contribution du Raneeco dans les cinq chantiers n’est plus à démontrer. Car un ouvrage intitulé : « l’impact du commerçant dans la réussite des cinq chantiers de la République » est en pleine rédaction par cette structure. Dans cet ouvrage plein d’inspiration, a expliqué M. Emile Djamba, ils font état du changement radical qui va intervenir dans le pays à travers les cinq chantiers.Simard Simon TSOUMBOU

Appel des fonds de la Communauté humanitaire en Rdc pour répondre à la crise humanitaire en 2010
Le Coordonnateur humanitaire a.i., M. Abdou Dieng, a, au nom de toute la communauté humanitaire en RDC, lancé le week-end un appel de fonds d'une valeur globale de 827 millions de dollars américains pour apporter l'assistance d'urgence en 2010 à des centaines de milliers de congolais vulnérables, indique un communiqué de presse du bureau des affaires humanitaires des nations unies.
" En dépit du travail immense réalisé sur le terrain, les besoins humanitaires restent énormes en RDC ", a-t-il fait remarquer. Les statistiques, indique-t-il, sont inquiétantes : des milliers de femmes sont victimes des violences et abus sexuels; il y a actuellement encore plus de 2 millions de personnes déplacées internes ; des centaines de milliers de personnes jadis déplacées retournent chez elles ; le taux de malnutrition globale dépasse largement les seuils du tolérable ; des maladies comme le cholera et la rougeole touchent de façon récurrente plus d'un million de personnes chaque année ; et plus d'un enfant sur dix n'atteint pas l'âge de cinq ans. " Ce sont là des chiffres qui nous interpellent tous et c'est pour cette raison que nous sollicitons 827 millions de dollars pour la mise en oeuvre de l'action humanitaire en 2010 en République Démocratique du Congo (RDC) ", a déclaré M. Abdou Dieng lors de la cérémonie du lancement et de la présentation du Plan d'Action Humanitaire 2010 à Kinshasa.
Le Plan d'Action Humanitaire 2010 (HAP 2010), qui connaît une baisse de l'ordre de 14 % par rapport aux estimations financières à mi-parcours du HAP 2009, est le fruit d'une réflexion participative et structurée de l'ensemble des acteurs de la communauté humanitaire qui ont souhaité mettre en place une stratégie commune et fixer des objectifs spécifiques propres à la situation de chaque secteur d'activité et de chaque province de la République Démocratique du Congo.
Le HAP s'inscrit donc, a-t-il noté, en complément du Programme de Stabilisation et de Reconstruction des zones sortant des conflits armés (STAREC), l'initiative du Gouvernement de la RDC appuyée par le système des Nations Unies et les bailleurs de fonds.
Cette cérémonie de la présentation officielle du HAP 2010 de la RDC s'est tenue quatre jours après le lancement de l'appel global de l'ordre de 7,1 milliards de dollars par le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé des questions humanitaires, M. John Holmes, pour venir en aide à 48 millions de personnes réparties dans 25 pays à travers le monde dont la RDC.
" Nous sommes ici pour demander une réponse à l'appel urgent des personnes dont les vies ont été brisées par des conflits et désastres naturels. L'appel de 2010 offre une assistance concrète à ces personnes en difficulté ", avait dit M. Holmes lors de la cérémonie de lancement global le 30 novembre 2009 à Genève. Mathy Musau

CODECO : les membres fondateurs s’insurgent contre l’imposture de Citondo Koni
Les membres fondateurs de la plate-forme politique Coalition des démocrates congolais (CODECO) s’insurgent contre l’imposture de M. Citondo Koni suite à ses déclarations qui fustigent le comportement du ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Barthélemy Botswali.
C’est ainsi qu’à travers une déclaration politique, ils ont fait savoir à l’opinion que leur plate-forme demeure toujours membre de l’AMP. Le document stipule que la CODECO, au titre de membre de l’AMP, « dispose des membres dans les institutions de la République qui méritent le respect de leur personne et qui doivent rendre des comptes d’abord aux institutions ou services où ils sont déployés et ensuite à leur groupement politique de la manière la plus transparente possible ».
Ceci étant, d’après la note de la CODECO, l’instance d’évaluation des membres de la plate-forme est le présidium. Cela signifie, à en croire les membres fondateurs de la CODECO, que l’assemblée regroupant les 25 présidents des partis politiques, associations et personnalités qui composent la plate-forme et non un seul individu pris isolement.
« Le présidium de la CODECO traverse une situation particulière, un régime sui generis depuis un certain temps », explique le communiqué. Par ailleurs, il est malséant et malhonnête, font savoir les membres fondateurs de la CODECO, que M. Citondo Koni puisse continuer à parler au nom de la CODECO, lui dont les aptitudes et les capacités à diriger un groupe ont montré des limites. Ils ajoutent que Citondo Koni a été désavoué par les parlementaires de la CODECO et même les partenaires de la plate-forme. C’est pourquoi, expliquent-ils , M. Koni devrait cesser toute agitation.
Les membres fondateurs de la plate-forme se disent jaloux de l’identité spécifique qu’ils avaient imprimée à la CODECO dès sa naissance et qu’ils ne laisseront personne torpiller leur patrimoine politique au profit des intérêts égoïstes. Ils soutiennent donc la médiation conduite par le secrétaire exécutif a.i  de l’AMP, M. Koyagialo et se disent ouverts et disposés à traiter d’égal à égal avec ceux qui ont adhéré à leur initiative, mais cela dans l’harmonie, le respect mutuel et l’observance des valeurs démocratiques.
Dieumerci MAYAMBI
ECHOS D'OUTRE-TOMBE
Joseph Kasa-Vubu : «Plutôt que de se réjouir, il faut placer le cinquantenaire sous le signe du défi»
Premier chef de l’Etat congolais, «élu» en 1960, Joseph Kasa-Vubu se penche sur son pays à l’approche du 50ème anniversaire de l’accession de la Rd Congo à la souveraineté nationale et internationale. Celui que ses frères du Bas-Congo appelaient affectueusement «mbuta Kasa» regrette que 50 ans après, les Congolais vivent moins bien qu’en 1960 à travers une misère indescriptible. De quoi se demander s’il fallait arracher l’indépendance aussi trop tôt en 1960.

Le 30 juin 2010, le Congo totalisera, jour pour jour, 50 ans d’indépendance. Est-ce un motif de réjouissance?

En tout cas, oui et non. Oui, parce que cinquante ans d’indépendance, ce n’est pas n’importe quel événement dans la vie d’un pays aussi grand qu’un sous-continent. Surtout lorsqu’on regarde d’où l’on vient et combien de sacrifices ont été consentis pour arracher la souveraineté de la RDC à l’époque en proie à la convoitise, mieux à la gourmandise des pays qui constituaient les grandes puissances en 1960. C’est donc au prix de mille efforts que les Congolais sont ainsi parvenus à récupérer leur pays des mains des colons. Mais, je ne vois aucune raison de se réjouir si je considère le social de la population qui, aujourd’hui, vit moins bien qu’en 1960. Qu’a-t-on donc fait de l’indépendance finalement? A la place, ne fallait-il pas laisser les Belges continuer à gérer la RDC en attendant que les Congolais soient aptes à se prendre en charge? Le débat se situe à ce niveau. A dire vrai, lorsqu’on regarde ce qu’est devenu aujourd’hui le Congo, un pays qui était pourtant promis à un bel avenir, on est tenté de verser des larmes chaudes. Mais, rien n’est encore perdu, je pense qu’il faut plutôt placer le cinquantenaire sous le signe du défi du redressement de la RDC en vue de bâtir un pays plus beau qu’avant.

A qui attribuez-vous donc la responsabilité de la débâcle de la RDC quand on sait que votre conflit avec Patrice Lumumba y était pour beaucoup aussi?

La première responsabilité, je la situe au niveau de l’impréparation des Congolais sans expérience à l’époque et où le premier poste d’attache des premiers universitaires congolais, c’était des postes au sein du Gouvernement. Je suis aujourd’hui tenté de dire que le Congo avait accédé à l’indépendance trop tôt. Après l’impréparation, il y a l’absence de maturité dans les rangs des dirigeants congolais qui, un peu comme le peuple en 1960, pensaient même qu’il suffisait d’arracher l’indépendance pour que tout marche comme sur des roulettes. Pourtant, le plus difficile commençait après l’indépendance parce qu’il fallait vraiment être capable de préserver les infrastructures laissées par les Belges et, pourquoi pas, améliorer la gestion du pays. Or, dès que l’indépendance a été obtenue, ce sont des tiraillements des politiciens qui ont occupé l’espace là où il fallait plutôt penser à la population. Il faut encore ajouter à ce tableau les Belges qui, mécontents de laisser le miel qu’ils avaient trouvé en RDC, ne devaient qu’en rajouter à la confusion et les Américains se sont aussi mêlés à la fête pour des raisons idéologiques dans leur rivalité avec les Soviétiques.

Vous semblez vraiment escamoter votre conflit avec Patrice Lumumba?

Vous savez, avec le recul du temps, je me dis que Lumumba ne me connaissait pas bien parce qu’il agissait à coup d’humeur. Je n’étais pas en faveur des Belges ou de la Belgique que je ne supportais pas personnellement. Ce que Lumumba ignorait, c’est que les Bakongo ne sont pas des lâches, mais seulement des gens civilisés. Cela ne me coûtait rien le 30 juin 1960 de tenir des propos courtois à l’endroit du roi des Belges, car le Congo accédait enfin à son indépendance et les Congolais devraient, à partir de ce jour là, pendre en mains leur destin. Plutôt que de s’improviser dans le protocole le 30 juin 1960, Patrice Lumumba, en tant que Premier ministre, devrait au contraire se préoccuper de l’élan à donner au Congo pour son développement. C’était donc un vrai défi à relever après le départ des Belges. Mais, il a tout précipité au point d’éveiller les Belges sur ce que nous comptions faire pour les Congolais. Il n’était pas non plus nécessaire de provoquer une insurrection militaire. C’est comme cela qu’il a poussé les Américains à intervenir suite au rapprochement qu’il tentait de faire avec les Soviétiques. Si j’avais suspendu Lumumba, c’est justement parce qu’il était trop pressé d’agir au point de susciter des conflits avec les Belges, les Américains et autres en embarquant le pays sur la voie des épreuves de force au lieu de gérer vraiment le pays en partant de l’héritage des Belges. En cherchant à politiser l’armée, Lumumba allumait la mèche qui allait, par la suite, embraser le Congo.

Et Joseph Mobutu dans tout cela, lui qui avait réussi à vous écarter tous?

Voilà un autre larron qui était de mèche avec les Américains et les Belges et qui, étant idéologiquement proche de Patrice Lumumba, s’était fait son ami et a profité de la situation pour s’affirmer et jouer la carte américaine en prenant prétexte sur les erreurs de Patrice Lumumba. D’ailleurs, après un essai en septembre 1960, Mobutu a fait son coup d’Etat le 24 novembre 1965 avec la bénédiction et des Belges et des Américains. Mais, pour quel résultat en fin de compte? En si peu de temps, il a vidé les caisses qui étaient pleines et pris de folie, a opté pour le culte de la personnalité en s’engageant dans des dépenses de prestige. Cela se passait comme si chaque fois que le pays avait de l’argent, lui avait de la démengaison pour le dépenser et ainsi vider toutes les caisses. C’est là que je dis que les Américains et les Belges portent aussi une lourde responsabilité sur la débâcle de la RDC parce qu’ils ont conçu et béni le coup d’Etat de 1965 au profit de leur pion. Ces deux pays sont mal placés aujourd’hui pour oser faire des leçons aux Congolais. Car, le plus important pour eux, c’était d’avoir la mainmise sur la RDC pour profiter de ses richesses.

Quelle lecture faites-vous aujourd’hui sur la gestion de Joseph Kabila?

Je me dois d’abord d’être honnête pour reconnaître qu’il a vraiment hérité d’un pays en complète déliquescence. Il ne faut donc pas passer sous silence les efforts qui ont été fournis pour sortir le Congo de la guerre et pour amorcer le redressement économique. Mais, il faut encore plus d’efforts et il doit profiter de sa mesure dite «Tolérance zéro» pour gagner la bataille de la corruption qui mine l’avenir du pays. Mais, la corruption, c’est surtout au niveau de certains responsables (ministres et autres) qu’elle se manifeste le plus et à grande échelle. Mais, à ce niveau, j’ai l’impression qu’aucune mesure n’est encore prise ne serait-ce que pour servir d’exemple. Car, il faut éviter de toujours secouer la classe moyenne pour justifier une opération lorsque tout le monde sait où commencent les dégâts. Il faut donc éviter que la classe moyenne et la classe basse paient toujours le lourd tribut au profit des privilégiés qui, généralement, vivent dans une opulence insolente juste à côté de la misère du peuple. En un mot, il faut inverser la pyramide au profit du peuple. Si la «Tolérance zéro» n’est pas un mirage ou un simple slogan, de hauts responsables doivent aussi et même surtout être frappés. Parce que dans leur train de vie, il y a parfois des indices de richesses qu’on ne peut expliquer que par la corruption surtout que leurs salaires sont souvent connus.

Autre chose à ajouter?

C’est seulement d’inviter les Congolais à s’inspirer du passé pour bâtir le présent et préparer l’avenir. Je voudrais aussi évoquer un aspect que je considère comme une autre forme de colonisation. Il n’est pas bon que le développement du Congo se base sur ses relations avec le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale. Leur aide doit venir en appoint et que le développement se base sur la sueur des Congolais. Il suffit de considérer, à ce sujet, le chemin parcouru par l’Angola qui a plus connu la guerre que la RDC pour comprendre que le Congo peut se relever sans passer par le FMI ou la Banque mondiale. Laurent-Désiré Kabila, même s’il n’avait aucun plan pour reconstruire le pays, il avait tout de même compris que le peuple devait se prendre en charge. C’est pourquoi, il n’a laissé aucune dette. Cela constitue aussi une voie à suivre. Le problème pour le Congo, ce n’est pas d’aimer Joseph Kabila ou pas, mais de lui permettre de réaliser son plan afin que le peuple en tire profit. Celui qui viendra après lui, il apportera aussi sa contribution ainsi de suite. C’est comme cela que les autres pays du monde se sont développés. Il n’y a pas de baguette magique en cette matière. Il faut travailler pour échapper à la pauvreté. M. M.

INFOS INFOS
REAGISSANT A LA DECLARATION POLITIQUE DU MINISTRE BOTWALI SIGNEE PAR ALEXIS KANYENYE
CODECO : Citondo Koni fait une mise au point
Nous avons lu avec un intérêt particulier les informations nous concernant parues sous le titre « Codeco : les membres fondateurs s’insurgent contre Citondo Koni» dans votre édition d’hier n°3501 page 11.
A ce sujet, permettez-nous de vous éclairer la lanterne à travers cette mise au point du Ministre Botswali signé par Alexis Kanyenye.
En effet, nous sommes stupéfaits de remarquer que dans ses propos, l’homme orchestre de cette machination, M. Botswali, de surcroît ministre au gouvernement actuel, est comme d’habitude allé à côté de la plaque. De fil en aiguille, tout ce qu’il a déclaré est émaillé d’erreurs sur toute la ligne. Non sans raison ! Pour tout observateur averti, son but est de rester éternellement à la tête de la Codeco avec comme finalité de se maintenir au gouvernement. A savoir, de prime abord, qu’il n’existe pas un organe dénommé « membres fondateurs » à la Codeco. Pour votre gouverne, la Codeco a trois organes notamment, le Présidium qui est en fait la conférence des Présidents, le Bureau Exécutif et le Comité des sages. S’agissant de l’auto proclamation de Citondo Koni à la tête de la Codeco dont Botswali a fait mention, il convient de retenir que Citondo ne s’est jamais autoproclamé. Bien au contraire, il a été investi respectivement en vertu de l’article 14 de l’acte constitutif de la Codeco et de l’article 97 de la constitution de la RDC.
En somme, l’article 97 stipule que la fonction de Ministre est incompatible avec la fonction de Président d’une plat-forme politique ou d’un regroupement politique. Donc devenu ministre, Botswali a été frappé d’incompatibilité comme le fut Muyambo, son prédécesseur. A cet effet, il devait être remplacé d’office à la tête de la Codeco par son premier vice président à savoir monsieur Citondo Koni et ce conformément à l’article 14 de l’acte constitutif de la Codeco notarié et publié au journal officiel de la RDC et dont Botswali est signataire. Ce qui est malheureux pour un homme qui a combattu son prédécesseur au ministère des affaires sociales pour incompatibilité.
A propos de la réunion tenue à l’Amp sous la médiation de son secrétaire exécutif, M. Koyagialo, il est regrettable de constater que Botswali, qui est pourtant issu de la Codeco que Citondo dirige aujourd’hui, ait curieusement fomenté de toutes pièces une dissidence. Ce comportement n'est pas un hasard. Il tient à rester à la tête de la Codeco afin de se maintenir au Gouvernement. Cependant, il convient de noter qu'à l'issue de cette rencontre de l'Amp, deux tendances, c'est-à-dire celles dirigées par Bolenge et Citondo, se sont mises d'accord. De ce fait, la tendance dite Botswali était minorisée. Aujourd'hui, de quel droit le Président Citondo doit être traité d'usurpateur ? On a plutôt affaire à une bande de personnes assoiffées de pouvoir, déterminées ainsi à recourir à n'importe quel moyen, même malhonnête, pour accéder à la présidence de la Codeco. Et la supercherie est plus que manifeste, car à l'issue de la rencontre de l'Amp, il n'a jamais été dit qu'un nouvel acte constitutif devrait être élaboré. Donc celui élaboré par Botswali et sa bande n'est qu'un faux et usage de faux. Faudra-t-il retenir que Citondo n'a jamais été désavoué par les députés. C'est plutôt Botswali qui a été mis en cause par les députés à travers une correspondance nous adressée.
Fait à Kinshasa, le 09 décembre 2009.
Ferdinand NTUAPorte-parole

L'ACP transformée en établissement public à caractère technique et administratif
L'Agence Congolaise de Presse (ACP) vient d'être transformée en établissement public à caractère technique et administratif, doté de la personnalité juridique, aux termes du décret n° 09/50 du 3 décembre 2009 du Premier ministre rendu public mardi à Kinshasa. L'Agence comprend désormais trois organes : un conseil d'administration, une direction générale et un collège des commissaires aux comptes. Le comité de gestion tombe. Le nouveau conseil d'administration sera composé de cinq membres au maximum, y compris le directeur général. La direction générale sera assurée par un directeur général assisté d'un directeur général adjoint, tandis que le collège des commissaires aux comptes comprendra deux personnes issues de structures professionnelles distinctes.
La mission confiée au nouvel établissement public est de rechercher, tant en République Démocratique du Congo (RDC) qu'à l'étranger, les éléments d'une information exacte, complète et saine ; de mettre cette information à la disposition des usagers ; d'étudier et de mettre en œuvre les programmes ou les moyens d'information par écrit, par l'image et le son susceptibles de servir le crédit international de la RDC ; de s'attacher particulièrement au développement du pays au moyen des informations qu'elle diffuse et de tenir compte, dans la diffusion de ses informations, de la mission d'éducation des masses qui lui incombe à l'égard des populations congolaises. Parmi les obligations du nouvel établissement public, l'ACP doit recueillir et présenter de façon loyale et impartiale les informations à donner aux usagers de façon régulière et sans interruption, et surtout être à l'abri de tout contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique, économique ou de tout autre groupe de pression.
L'ACP est placée sous la tutelle du ministère de la Communication et des Médias. Sans préjudice des dispositions légales contraires, l'ACP bénéficie du même traitement que l'Etat pour toutes ses opérations, en ce qui concerne les impôts, droits et taxes mis à sa charge.
Par ailleurs, le Premier ministre a pris un autre décret transformant la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN) en établissement public à caractère technique doté de la personnalité juridique et placé sous la tutelle du ministère ayant le Commerce dans ses attributions. La Foire internationale de Kinshasa a pour objet d'organiser des foires provinciales, nationales et internationales en vue de faire connaître les possibilités industrielles, commerciales, culturelles et artistiques du marché local et international. Comme pour les autres établissements publics, les structures organiques de la FIKIN sont le conseil d'administration, la direction générale et le collège des commissaires aux comptes. ACP/FDA.

NATION
SUR DECISION DU GOUVERNEUR DE KINSHASA
Vignette : une faveur accordée aux Kinois !
Le gouverneur de la ville de Kinshasa vient d’accorder une faveur aux Kinois. Il s’agit du paiement de la vignette qui reste libre dès le 10 décembre jusqu’au 10 février 2010. La vente de la vignette 2007-2008 s’effectue sans pénalité. Le paiement est libre. Ainsi en a décidé le Gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta. En prenant cette décision, le chef de l’exécutif urbain veut alléger la charge à ses concitoyens à qui il demande de s’acquitter librement de leurs obligations fiscales en matière de taxe sur le véhicule..
André Kimbuta accorde un délai supplémentaire à tous les assujettis kinois. Au lieu d’une suspension de 30 jours tels que décidé au cours du dernier conseil du Gouvernement central, le premier citoyen de la ville de Kinshasa accorde deux mois à ses administrés. Ainsi, le recouvrement forcé sur la vente de la vignette 2007-2008 reprendra le 11 février 2010. Une dépêche émanant du service de communication de l’Hôtel de ville renseigne que ce recouvrement se fera sans paiement de pénalité. Mais, en attendant cette échéance, les assujettis sont libres de s’acquitter de leur droit fiscal. Toutefois, précise-t-on dans les couloirs de l’Hôtel de ville, l’opinion kinoise doit comprendre que la décision de suspendre le recouvrement forcé des vignettes ne concerne absolument pas le recouvrement de l’impôt foncier ainsi que celui lié au revenu locatif dont la campagne venait d’être lancée il y a peu par le premier citoyen de la ville. Le recouvrement de ces deux impôts, ajoute-t-on, reste maintenu. Il court jusqu’au mois de février de l’année prochaine.
« Les Kinois doivent faire preuve de civisme fiscal. Car c’est grâce à l’impôt que l’on pourra reconstruire notre ville». Cet appel concerne un ensemble des taxes auxquelles la loi soumet la population. Il s’agit notamment de la taxe sur le titre foncier et la taxe sur le revenu locatif. En lançant cette campagne le 28 novembre 2009, et dont la durée est de trois mois (décembre 2009, janvier et février 2010), l’autorité urbaine s’attend à une contribution des Kinois pour le financement des divers travaux d’intérêt public. C’est notamment le cas des travaux sur la deuxième entrée N’Djili, la chaussée de Kimwenza, l’éclairage public des artères principales de la capitale à l’instar de celles déjà éclairées comme Huileries, Kasa-Vubu; la construction des puits d’eau dans les communes périphériques de Maluku, Kimbaseke, la construction des morgues à l’hôpital de Kinkole, Maluku, à l’hôpital de l’amitié sino congolaise de N’Djili, et tant d’autres.
Bourgmestres, chefs des quartiers et chefs des rues sont appelés à une plus large sensibilisation de tous les Kinois, propriétaires de parcelles ou locataires, dans le but de permettre aux 24 communes de Kinshasa de disposer des recettes.
Rachidi MABANDU
BAS-CONGO A L'HEURE DE LA TOLERANCE ZERO
L’administrateur du territoire de Lukula suspendu
Le gouverneur du Bas-Congo, Simon Floribert Mbatshi, vient de suspendre un de ses fonctionnaires, M. Ilunga, Administrateur du territoire de Lukula dans le District du Bas-Fleuve, au Bas-Congo. En effet, depuis la création d’un service pour lutter contre la corruption et autres antivaleurs dans la province, une manière d’intérioriser la « Tolérance zéro », mot d’ordre du Chef de l’Etat, bon nombre des gestionnaires de la chose publique se trouvent traqués par ce service dirigé par un vertébré de la justice, M. Ngoy Mbikani.
Ancien Secrétaire général du ministère de la Justice et Garde des sceaux, ancien Avocat général de la République, M. Ngoy Mbikani ne cache pas ses intentions de rédorer l’image ternie de la province et se joint au souhait du n°1 de la province du Bas-Congo. Ce souhait est d’assainir les finances dans cette partie du territoire national. L’une des victimes de ce contrôle engagé est donc l’Administrateur du Territoire de Lukula, accusé de mégestion de la chose publique. Il lui est reproché exactement la mauvaise utilisation de l’enveloppe de 1.500.000 FC lui allouée mensuellement par la province au titre de rétrocession aux ETD, le manque de courtoisie à l’endroit de la population et la méconnaissance de son territoire.Roger PHOLO / Stagiaire API
.

Le Gouvernement congolais fait un don de 94 tracteurs à l’Eglise catholique

Le gouvernement de la RDC a fait mercredi 09 décembre 2009 un don de 94 tracteurs à l’Eglise catholique. Ce don a été réceptionné par le Président de la Conférence épiscopale nationale congolaise (CENCO), M. Nicolas Djombo. Cette cérémonie a eu lieu au Centre interdiocésain dans la commune de la Gombe. D’après le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, ce don est venu à point nommé dans la mesure où il est tombé au moment où l’Eglise catholique célèbre son jubilé d’or de l’érection de la hiérarchie épiscopale au Burundi, au Rwanda et en RDC.
Au cours de cette cérémonie symbolique qui a été tenue dans la salle Isidore Bakandja du Caritas développement, la politique agricole du gouvernement a été expliquée aux évêques congolais. Dans cette explication, il a été conseillé aux hommes de Dieu de faire bon usage de ces engins en les entretenant.
Ces tracteurs ont été remis à l’Eglise catholique pour qu’ils produisent avant le cinquantenaire de l’indépendance de la RDC, afin que toute la population congolaise consomme locale.
Car, la RDC possède des atouts pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. A cette occasion, la vision du gouvernement de la RDC en matière agricole a été également étalée au grand jour. Le gouvernement s’est associé à la société civile et aux églises pour relancer l’agriculture en RDC. Afin de faire bon usage de ces tracteurs, l’Etat congolais a même l’intention de mettre des agronomes à la disposition de l’Eglise catholique et des autres églises. Le président de la CENCO a promis à ce sujet une formation des fidèles pour l’utilisation de ces tracteurs. S. S. TSOUMBOU
Mgr Laurent Monsengwo proteste contre l'assassinat des religieux à Bukavu
Deux religieux ont été assassinés en 48 heures à Bukavu qui est devenu une destination noire pour les voyageurs en raison de la multiplication des meurtres qui s'y perpètrent. On pouvait s'y attendre: le clergé catholique ne pouvait pas rester indifférent. Raison pour laquelle l'Archevêque de Kisangani est monté au créneau pour protester contre ces tueries presqu'en série. Monsengwo Pasinya a, en effet, condamné hier ces attaques et autres agressions commises ces derniers temps sur les religieux catholiques dans la province du Sud-Kivu.

Dans une déclaration faite à la presse dans l'avant midi de mercredi au Centre Lindonge, il estimait que la situation à Bukavu est plus que préoccupante. Plus incisif, l'ancien Président de la Conférence nationale souveraine et du Parlement issu de ce forum affirme que ces cas de violences sont intentionnellement dirigés contre l'Eglise catholique dans sa mission de paix et de réconciliation.
" Nous stigmatisons ces actes de violence, susceptibles d'envenimer la situation sécuritaire au Sud-Kivu. Nous demandons à l'Etat congolais et à la Monuc, chacun en ce qui le concerne, de prendre des mesures vraiment efficaces pour arrêter l'escalade de la violence, identifier les coupables, les juger en toute justice et assurer la protection des biens et des personnes ", a déclaré l'archevêque de Kinshasa qui a également invité " toutes les personnes de bonne volonté à ne pas se décourager, mais à œuvrer pour l'avènement de la paix.".
En 48 heures, un prêtre et une religieuse catholiques ont été assassinés au Sud Kivu. Le premier, l'abbé Daniel Cizimia, a été abattu dans la nuit de samedi à dimanche dans sa chambre du couvent de la paroisse de Kabare par des hommes armés. La seconde, la sœur Denise Kahambo Murahirwa, a été tuée lundi soir au monastère Notre Dame de la Clarté de Muhresa, à 20 kilomètres de Bukavu, toujours en territoire de Kabare. Un autre couvent des prêtres a été également victime d'une attaque à main armée le même jour et dans la même ville.
Mardi, la société civile de Bukavu a organisé une vaste marche de protestation contre ces tueries en série. Pour l'occasion, commerces, écoles et autres activités étaient paralysés.

Le Gouvernement provincial renforce la sécurité
Suite à cette recrudescence de l'insécurité, le Vice-gouverneur du Sud-Kivu a annoncé, au cours d'une conférence de presse tenue hier, le renforcement de la sécurité dans la ville de Bukavu et ses environs. Jean Claude Kibala a, à cette occasion, expliqué que la sœur Denise Kahambo Murahirwa a été attaquée vers 19h 30 par un groupe d'environ 8 personnes armées et en tenues militaires qui s'étaient introduites dans le monastère où ils se sont emparées d'elle et l'ont abattue à bout portant dans un couloir devant des visiteurs. Les assaillants sont, ensuite, repartis sans rien demander.
Pour le Vice-gouverneur, cet acte, comme tant d'autres, vise à opposer la population aux militaires, à la police et aux autorités. " Nous allons renforcer la sécurité. Comme nous ne connaissons pas l'agenda de l'ennemi, la seule chose qu'on peut demander à la population, c'est de se souder, d'ouvrir les yeux, d'être vigilante. Quand vous avez des gens qui arrivent dans vos villages et que ce sont des nouveaux venus militaires ou civils, il faut aller voir le chef de quartier, le chef de groupement à la commune. Il n'y a pas de guérilla qui peut résister à une population qui n'accepte pas cette guérilla là ", a recommandé le Vice-gouverneur. JEK

REBELLION DANS L'EGLISE CATHOLIQUE
La CENCO met fin à la «fatwa» contre Mgr Masengo à Kabinda
*Le Gouvernement congolais fait un don de 94 tracteurs à l’Eglise catholique
La tensiona atteint le paroxysme dans le diocèse de Kabinda qui s'étend du Kasaï Oriental au Katanga. Ce qui passait pour une contestation de l'Evèque, Mgr Valentin Masengo, a débordé le cadre chrétien catholique pour embrasser la délicate donne tribaliste. Alors qu'à Kabinda, les chrétiens en étaient arrivés jusqu'à faire des dimanches sans messe pour dénoncer ce qu'ils appellent la mégestion de leur Evèque et ainsi demander son remplacement, au Katanga à côté, on a crié aux relents tribalistes. Des politiciens sont également entrés dans la danse au point que l'affaire commençait sérieusement à sentir l'odeur du souffre. Face à cette situation en pourrissement dangereux, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) est vite intervenue pour prévenir l'irréparable. Dans une lettre pastorale qu'elle vient de rendre publique, elle fait une analyse sans complaisance de la situation avant de prodiguer des recommandations aux uns et aux autres. Pour l'essentiel, la CENCO considère que " quelques prêtres diocésains de ces Eglises locales s'en sont pris à leurs Evêques pour les diffamer publiquement. (...) Il y en a qui n'ont pas manqué de manipuler et d'inciter la population à se révolter contre les Evêques pour des motifs ethniques ou obscurs en masquant leurs propres turpitudes morales. " Et dans ses recommandations, le sommet de l'Eglise catholique en RDC prévient : " Qu'ils se rappellent que les sanctions canoniques écopées de leurs Evêques respectifs constituent un appel ultime à changer leur manière de vivre, en s'engageant résolument sur la voie de la paix et de la fraternité sacerdotale. Sinon, nous serons obligés de prendre acte de leur volonté délibérée de ne plus poursuivre la vie et l'exercice du ministère sacerdotal et nous en informerons qui de droit pour prendre des mesures conséquentes qui peuvent aller jusqu'à la réduction à l'état laïc. "
Ci-dessous la lettre pastorale de la CENCO au Clergé de Kabinda, de Kasongo et de Manono


Mbuji-Mayi : l'Intersyndicale dénonce des irrégularités dans l'identification biométrique des fonctionnaires
L'intersyndicale de la Fonction publique du Kasaï-Oriental vient de monter au créneau pour tirer la sonnette d'alarme sur le " désordre généralisé " qui s'observe actuellement dans le déroulement, à Mbuji-Mayi, des opérations de recensement biométrique des fonctionnaires.
Dans sa dénonciation, la centrale syndicale épingle, entre autres, le monnayage des fiches d'identification et des listes déclaratives, la mise à l'écart de certains agents matriculés, et bien d'autres griefs à charge de certains chefs de divisions.
Un délégué syndical qui s'est confié hier à la presse sur place à Mbuji Mayi est profondément déçu : " C'est déplorable. Les agents en fonction doivent être mécanisés, mais ils sont laissés de côté au profit des nouvelles unités. Les chefs de service doivent mettre de l'ordre ". Un autre, également choqué, explique : " Il se pose un problème très grave qui concerne l'âge. Avant-hier (ndlr : lundi), nous avons vu certaines autorités, 50 à 60 ans, se faire recenser ici. Mais un citoyen congolais qui a travaillé depuis très longtemps en tant que nouvelle unité, quand il passe devant les agents de recensement, on lui dit : non monsieur, vous avez un âge avancé, parce qu'il a 37 ans. Cela s'appelle quoi ? C'est deux poids deux mesures. "
Réagissant à ces accusations, le superviseur contrôleur de l'opération tente d'apaiser les esprits. Il explique, en effet, que tous les cas mis à l'écart sont ceux des agents qui utilisent des numéros matricules déjà enregistrés dans le système avec d'autres personnes. Il s'agit aussi des agents qui présentent des fiches non approuvées par leurs divisions respectives. Hilaire Motuza ajoute que " ce sont les mêmes matricules qui étaient utilisés par ceux qui les ont précédés. Je ne sais pas si on les vend ou on les distribue, les mêmes matricules utilisés par plusieurs autres personnes. "
En fait d'explication, le superviseur contrôleur en ajoute à la démonstration de l'existence, sinon d'un réseau de fraude, du moins d'un dysfonctionnement dans le processus. Dans les deux cas, c'est l'opération elle-même qui risque de ne pas atteindre son objectif d'assainir la fonction publique, notamment par la maîtrise des effectifs.
A Kinshasa, le ministère de tutelle n'a donné aucune explication sur cette situation. JEK

Des poissons morts dans la rivière Lubilanji consommés par la population
La population de Mbuji-Mayi court le risque d'une épidémie en raison des pratiques alimentaires qui s'observent dans la ville diamantifère. Depuis plus d'une semaine, en effet, cette population consomme de nombreux poissons sans vie qui flottent dans la rivière Lubilanji. Des riverains repêchent ces poissons qu'ils consomment ou revendent sur le marché. Il s'agit, en effet, de gros poissons, morts ou agonisants qui attirent des centaines de personnes habitant le long de la rivière.
Parmi ces poissons, il y en a qui sont déjà en état de putréfaction avancée. Le plus curieux c'est qu'aucun service provincial n'a encore pu, d'une part, déterminer la cause de la mort massive des poissons dans cette rivière et, d'autre part, déconseiller la population de les consommer jusqu'à nouvel ordre.
En l'absence de l'information, Mbuji Mayi est alors livrée aux spéculations. Certaines langues attribuent la situation à des rejets de la Miba qui auraient pollué les eaux de la rivière. D'autres affirment que ces poissons morts proviennent d'un étang de la place où ils seraient ramassés pour être ensuite jetés dans la Lubilanji.
Quant aux conséquences sur la santé, on avance que certaines personnes qui ont mangé de ce poisson seraient sujettes à des malaises, à la diarrhée et aux vomissements. Aucune formation médicale n'a, cependant, confirmé ni infirmé ces allégations. Pour l'heure, on rapporte que le service provincial de l'hygiène et environnement a prélevé des échantillons de certains de ces poissons pour une analyse de laboratoire.
En attendant, le docteur André Kankonde Musole, responsable de ce service, n'exclut pas l'hypothèse d'un empoisonnement et demande à la population de s'abstenir de consommer les poissons frais produits localement jusqu'à nouvel ordre. JEK

Auguste Mopipi cherche 200.000 USD pour riposter contre la méningite à Kisangani
Kisangani est en proie à une épidémie de méningite qui tue à l'aveuglette. Selon un rapport médical officiel qui établit cette épidémie, plus de 115 cas ont été notifiés, parmi lesquels 14 décès ont été déclarés. Une cinquantaine de malades en ont guéri après traitement, tandis que 72 autres suivent encore des soins. Cette situation s'observe depuis novembre dernier suite au décès de 10 élèves de l'Institut Maikazo dans la commune de la Tshopo, en l'espace d'une semaine. En ce moment, la maladie était supposée être de la méningite.
Après confirmation, le Gouvernement n'a pas trainé pour monter une stratégie de riposte. Hier, le Ministre de la Santé, Auguste Mopipi Mukulumanya a lancé à Kisangani au cours d'une conférence de presse, un appel à la mobilisation pour réunir les moyens financiers nécessaires en vue de riposter contre cette épidémie. " Il nous faut 200.000 dollars américains pour exécuter en deux mois un plan adéquat de riposte contre l'épidémie de la méningite ", a déclaré Mopipi qui a expliqué que " ce plan prévoit notamment la mise en place du système de surveillance épidémiologique ainsi que la prise en charge thérapeutique des malades ". Il compte soumettre au Gouvernement cette proposition au cours du prochain Conseil des ministres.
En attendant un train de mesures a été arrêté en guise de moyen de prévention. " Ces mesures se décrivent en termes de recommandations qui sont en fait des exhortations au comité de crise provincial à poursuivre dans la même lancée. Il y a des recommandations aussi à l'endroit du gouvernement central pour que très rapidement, on puisse envoyer une équipe médicale pour l'encadrement médical, les besoins se faisant sentir ici ", a noté le ministre. Il faudra, a-t-il ajouté, que le Gouvernement poursuive son plaidoyer visant à acquérir des vaccins et mettre en œuvre l'opération de vaccination. Il s'agit, a-t-il souligné, d'une nécessité, aussi bien pour le personnel médical que pour les jeunes élèves qui doivent être immunisés contre la maladie. En attendant, Mopipi a demandé que soit levée la mesure de suspension des enseignements dans les écoles dès hier mercredi. JEK

*J.B. Mpiana sur deux volumes de " Soyons sérieux ’
En dehors de ses productions dominicales à l'Atmosphère du Grand Hôtel Kinshasa, JB Mpiana n'a pas d'activité particulière, ce qui fait sombrer son Wenge BCBG dans la léthargie, réduit à un cercle d'habitués. L'artiste fréquente, quand même, les studios pour préparer son album " soyons sérieux " dont la sortie est prévue pour ce mois de décembre. L'opus devra sortir en deux volumes successifs, l'un ce mois-ci et le second en février 2010.
.
*Karmapa largue " Le millionnaire " avant fin 2009Noël
AAlors qu'il avait annoncé " Féminin pluriel ", Karmapa s'est concentré à la réalisation de l'album " Le millionnaire " qu'il s'apprête à larguer avant la fin de l'année 2009. Une innovation : le prince de la Rumba a inséré deux titres dansants pour faire bouger les mélomanes pendant les fêtes de fin d'année. La démarche n'a, cependant, pas agréé tous ses fans. Autre innovation, le Karmapa a fait recours à des voix féminines dont la principale est Tatiana Ti Cruz. :

*Ngiama à Kisangani avant Noël
Si le patron de Wenge Musica Maison Mère garde le mystère sur son programme de la fin de l'année, on sait déjà que Noël Ngiama va se produire à Kisangani les 16, 17 et 18 décembre. En attendant, l'artiste se trouve de nouveau en studio où il met la dernière main sur " Techno Malewa suite et fin " aux studios N'Diaye et chez Souzy Kaseya à la RTNC. Cet opus doit donc compléter le titre principal qui est sur le marché depuis quelques mois et qui a connu un couac à son lancement avec le piratage de 7 de ses chansons..

*Papa Wemba bientôt " papa mapasa "’
Papa Wemba vient de séjourner à Bangui où il a livré une série de productions en marge du sommet des chefs d'Etat de la CEMAC (communauté économique et monétaire d'Afrique centrale). Papa Wemba était également attendu à Lomé au Togo (le 05 décembre) puis à Douala au Cameroun où il doit se rendre le 12 décembre. Son concert prévu le 20 novembre au Centre de Conventions de Talatona à Luanda où il était invité pour le tirage au sort de la CAN (Coupe d'Afrique des nations), est reporté pour le mois de janvier. En attendant, à Kinshasa, l'artiste s'attelle à enregistrer deux albums : " Notre père " et " Kema fumbe ", un terme tetela qui signifie " je ne suis pas esclave ". Cet album sera une rumba typique congolaise contrairement à " Notre père " qui sera destiné à la World music..

CONSTANT FAIT PAR LES CINEASTES CONGOLAIS LORS DE L'ATELIER SUR L'ECRITURE SCENARISTIQUE
Le cinéma congolais souffre de l’amateurisme
Revitaliser le secteur cinématographique congolais. C’est l’option prise par une nouvelle plate-forme des cinéastes congolais. Ces derniers, du moins pour ceux qui ont participé à l’atelier de formation sur l’écriture scénaristique à la Halle de la Gombe ont fait tous le même constat. C’est que le cinéma congolais souffre de l’amateurisme et d’un cadre juridique.
Le potentiel congolais sur le plan cinématographique est énorme. Mais, les vrais obstacles qui freinent le développement du secteur cinématographique, à en croire les participants de l’atelier de formation sur l’écriture scénaristique, réside au niveau de manque d’une bonne politique en matière de promotion du septième art congolais.
Aujourd’hui, les cinéastes congolais s’inquiètent du fait que l’espace audiovisuel congolais est envahi par des produits étrangers comme des films nigérians, tanzaniens et autres séries télévisées ivoiriennes. Certains pensent d’ailleurs les réalisateurs des films congolais sont peu talentieux, hormis d’autres réalités sur les pertes financières qui en découlent.
La prolifération des chaînes de télévision en RDC devrait s’accompagner, selon un cinéaste, de la croissance de la production locale dans le secteur cinématographique congolais. Et pourquoi pas, ajoute-t-il, que les films congolais puissent être exportés sous d’autres cieux.
Il conseille aux responsables des chaînes de télévision d’initier des productions locales avec des cinéastes professionnels qui ont compris les normes des standards internationaux d’écriture en matière de cinéma.
Par ailleurs, la nouvelle plate-forme réunissant les cinéastes congolais envisage, dans les tous prochains jours, de faire l’inventaire des potentiels congolais dans le secteur cinématographique et mettre à niveau le plus grand nombre d’opérateurs possibles, à travers toute l’étendue du territoire national.
Ceci, dans le but de produire un cinéma de qualité respectant des standards internationaux et vendant au mieux l’image et la riche diversité culturelle de la RDC. La nouvelle plate-forme des cinéastes congolais compte aussi asseoir des structures opérationnelles dans le souci toujours de redonner au cinéma congolais de la vitalité.
Il faut dire que la tâche pour la plate-forme s’annonce difficile, mais pas impossible à réaliser vu l’immensité des défis à relever dans le secteur du cinéma congolais, entre autres de redonner au septième art congolais sa place d’antan et mieux lui assurer une place de choix dans le cinéma mondial.
En outre, en ce qui concerne l’atelier de formation sur l’écriture scénaristique, les participants ont appris comment écrire un scénario des films fictions, mais aussi à produire des films en tenant compte des normes standards internationaux. Au moment où se tenait l’atelier de formation sur l’écriture scénaristique, il s’est déroulé, à la Halle de la Gombe, le festival qui a réuni les films venus de plusieurs villes de la RDC, notamment Kinshasa, Lubumbashi et Goma. Dieumerci MAYAMBI


APPRENDRE & COMPRENDRE
L'insomnie : causes, groupes cible et remèdes
Baisse de 78% de la mortalité rougeoleuse dans le monde: * L’oms et l’Unicef estiment qu’une résurgence de la maladie est probable
Il
n'y a pas de portrait type de l'insomniaque. Il est issu de toutes les classes sociales, de tous groupes d'âge, sans distinction de sexe. En fait, tout le monde souffre d'insomnie au moins une fois dans la vie. Beaucoup de gens sont touchés par une forme ou l'autre d'insomnie. Bien qu'elle ne soit pas définie comme une maladie, les formes classiques d'insomnie se caractérisent par le fait d'être au lit sans pouvoir s'endormir (délai d'endormissement anormalement long), d'autres se réveillent pendant la nuit et ne retrouvent plus le sommeil, certains encore se réveillent trop tôt le matin.

Qui est insomniaque?
Il n'y a pas de portrait type de l'insomniaque. Celui-ci est issu de toutes les classes sociales, de tous groupes d'âge, sans distinction de sexe. En fait, tout le monde souffre d'insomnie au moins une fois dans sa vie.

Les causes de l'insomnie
De très nombreux facteurs peuvent causer l'insomnie : nos humeurs, la maladie, la fatigue, les soucis, le stress... Les causes sont aussi multiples que le nombre de personnes atteintes. Parfois, le traitement de l'insomnie est fort simple. Il arrive souvent que l'insomnie disparaisse d'elle-même lorsque la cause a été identifiée et qu'on a apporté les changements appropriés. L'important, c'est d'en identifier la cause et d'intervenir directement sur celle-ci.
L'anxiété de performance est une des plus importantes causes de l'insomnie. Ce type d'anxiété survient lorsqu'un désir intense de contrôler ou de réussir quelque chose échoue et diminue la performance. C'est le cas par exemple lorsque vous tentez à tout prix de contrôler votre sommeil, par crainte des séquelles possibles le jour suivant. Vous ne faites alors qu'ajouter de la pression et, par le fait même, en contre-réaction, vous restez éveillée plus longtemps encore.
Les somnifères (pilules pour dormir) sont parfois utiles, mais paradoxalement, ils peuvent également aggraver l'insomnie. Ils n'apportent qu'un soulagement temporaire et ne guérissent rien. De fait, ils modifient les habitudes normales de sommeil et rendent somnolent et étourdi le lendemain matin. De plus, les somnifères perdent de leur efficacité avec le temps; il faut donc augmenter les doses. C'est pourquoi on doit éviter de prendre des somnifères pendant de longues périodes. Leur utilisation ne devrait pas dépasser quelques semaines. Par ailleurs, pris régulièrement, ils entraînent une accoutumance et une insomnie de rebond. Cette forme d'insomnie survient lorsqu'une personne cesse de prendre des somnifères et que l'insomnie reprend de plus belle. Donc, au lieu de traiter l'insomnie, les somnifères peuvent en devenir la cause. Quant aux médicaments achetés en vente libre, ils sont la plupart du temps inefficaces.

Voici des trucs simples à expérimenter
N'essayez pas de vous forcer à dormir. Plus vous faites d'efforts, plus il peut être difficile de vous endormir. Fermez tout simplement les yeux et faites croire à votre mental que ce n'est pas le temps de dormir, tout comme lorsque vous étiez à l'église, enfant, et qu'il ne fallait pas rire… c'était suffisant pour générer des éclats de rire. Il en est de même avec le sommeil.
Tournez le cadran de façon à ne pas voir l'heure. Du moment où l'on surveille l'heure, le mental s'affole à la pensée de manquer de sommeil et d'être fatiguée au lever.
Il peut être frustrant d'être couché tout en étant incapable de s'endormir. Si vous êtes encore réveillée après 30 minutes, levez-vous et allez dans une autre pièce. Détendez-vous dans un fauteuil pendant 20 minutes environ en faisant une activité relaxante (lecture d'un livre agréable ou écoute de musique douce). Dès qu'un bâillement apparaît, retournez dans votre lit.
Évitez d'entretenir des attentes indues ou du stress d'anticipation face à votre sommeil (délai d'endormissement, etc.). Ainsi, se coucher à 21 h pour être certain de dormir à 23 h n'est pas une solution durable. Il est recommandé de ne rester au lit que pendant le nombre d'heures dormies, pour éviter d'associer le lit à l'insomnie.
Respirez de façon consciente en gonflant l'abdomen, c'est généralement un signal qui indique au cerveau que la détente est en place pour accueillir l'endormissement.
Utilisez des méthodes de relaxation afin de décrocher. Ceci aidera à éliminer la pression et les appréhensions créées en se demandant ce que sera la journée du lendemain si on dort mal.
Enfin, chantez un mantra intérieurement, c'est-à-dire un son que le cerveau ne reconnaît pas, comme Aum ou encore HU (se prononce iououou). Le but est de faire taire le mental. La vigilance ainsi diminuée, le centre du sommeil peut alors s'activer.
Dormir est avant tout une question d'abandon. Quand on s'endort, il y a deux choses qui se passent : d'une part, le centre de l'éveil est prêt à laisser les commandes, et d'autre part, celui du sommeil est prêt à en prendre le contrôle. Les insomniaques, eux, ont de la difficulté à s'y résoudre. C'est cet état d'abandon qui doit réapparaître.
Brigitte Langevin, Auteure, conférencière et formatrice

Nouveaux parents recherchent sommeil désespérément
Si l'arrivée de bébé est une période si merveilleuse que les parents supportent les nuits agitées comme un mal nécessaire, il ne faut pas négliger les conséquences que peut avoir la privation de sommeil.
Maternité, paternité et nuits paisibles semblent a priori peu compatibles, tout au moins pendant quelques semaines, voire quelques mois dans les cas les plus difficiles. Les perturbations du sommeil chez les nouveaux parents paraissent tellement inévitables qu'on en parle peu. D'ailleurs, le sommeil commence parfois à poser problème bien avant la venue de bébé.

Avant l'accouchement
Le dernier trimestre est très épuisant pour la mère et éprouvant chez certains pères. Le sommeil est perturbé par les positions inconfortables, le besoin d'uriner fréquemment, la manifestation de bébé par de petits coups de pieds, sans oublier toutes les inquiétudes qui trottent dans la tête de maman (et de papa aussi!) par rapport à l'accouchement. Les nuits blanches sont déjà en place et bébé n'est même pas arrivé!
Même si on ne peut accumuler de sommeil avant l'arrivée de bébé, le fait de trouver le moyen de se ménager, de se reposer même sans dormir profondément, permet d'être plus en forme au moment de l'accouchement et par la suite. Si vous le pouvez, chers parents, éliminez le plus possible la fatigue avant l'arrivée de bébé. Voici deux suggestions :
Permettez-vous de longues siestes (entre 1h30 et 3 heures) l'après-midi durant le week-end. Quant à la mère, elle devrait mettre en pratique ces temps de repos dès le début de son congé de maternité. L'idéal serait de bénéficier avant l'accouchement, d'un minimum d'un mois de repos, à raison de cinq longues siestes par semaine, pour être le plus possible reposée avant l'arrivée de bébé.
Régulièrement, au moins durant le dernier mois avant l'arrivée de bébé, restez au lit 2 heures de plus que votre besoin régulier de sommeil. Les couche-tôt iront au lit plus tôt et les couche-tard lambineront au lit plus tard le matin. Afin de bénéficier pleinement de ce temps de repos, aucune discussion, télévision ou lecture ne vient gêner ce temps d'arrêt. Étendue, immobile, les yeux clos, profitez de ces moments de calme.
De plus, les futurs grands-parents, en règle générale, sont généreux de leur temps et désireux d'aider. Demandez-leur de vous concocter des repas que vous pourrez congeler (par exemple : pâté chinois, lasagne, sauce à spaghetti, soupe-repas, pot-au-feu, pain de viande, cigare aux choux, etc.). Une vingtaine de repas préparés d'avance feront la différence lors des premières semaines, dans la gestion de votre temps… de sommeil.

Bébé est arrivé!
Les nourrissons diffèrent les uns des autres, cependant, un point fait l'unanimité : ceux qui font leurs nuits sont extrêmement rares. Le nouveau-né ne différencie pas le jour et la nuit. Ses réveils se produisent à n'importe quel moment, il est indifférent à l'environnement lumineux. Si vous faites partie des parents dont le nourrisson mange davantage le jour et dort mieux la nuit, estimez-vous chanceux, c'est un pur hasard.
Les premiers temps, dormir et se nourrir sont les activités exclusives d'un nouveau-né. Ses pleurs sont essentiellement motivés par la faim, qu'il soit nourri au sein ou au biberon. Un nouveau-né dort beaucoup, en moyenne 18 heures sur 24, mais il existe d'emblée des différences importantes dans la durée. Certains bébés, gros dormeurs, passent près de 20 heures en sommeil, d'autres, petits dormeurs, auront besoin de 16 heures sur 24, sans que cela soit anormal. Cependant, comme les réveils des premiers jours sont essentiellement agités (il ressent dorénavant la faim), un nouveau-né qui dort peu est souvent un bébé qui pleure beaucoup, situation potentiellement pénible pour les parents.
La relation au sommeil se crée dès la naissance et les habitudes de sommeil qui seront mises en place doivent favoriser l'autonomie du bébé dans sa capacité à s'endormir. Malheureusement, comme il n'y a pas de manuel d'instruction en pièce jointe à l'arrivée de notre petit trésor, des difficultés de parcours se produisent. Il convient donc d'éviter de tomber dans certains pièges face au sommeil du nourrisson et de mettre en place des stratégies qui vont lui permettre de se créer des conditions d'endormissement propres à lui. Ainsi, toute la famille pourra en bénéficier!

Piège à éviter : l'impression de réveil lors du sommeil agité
Dans les premières semaines de vie, lorsque le bébé est en sommeil agité (sommeil contenant majoritairement des rêves), son visage est particulièrement expressif avec de multiples mimiques. Il ne paraît pas vraiment endormi, mais plutôt traversé de moments de malaise, de douleur et puis aussi de bien-être. Il peut gazouiller, carrément pleurer ou même ouvrir les yeux.
Trop de parents interprètent ces expressions comme des signes d'éveil, de souffrance ou encore d'appel. La projection de leurs expériences émotionnelles d'adulte sur des mouvements quasiment réflexes de leur bébé fait intervenir les parents parfois à tort. Pour consoler l'enfant, le rassurer, ils finissent par réellement le réveiller. Résultat : le sommeil calme ne succède plus naturellement au sommeil agité. Ces réveils intempestifs provoqués par l'adulte gênent son repos normal, le fatiguent, mais surtout inculquent au bébé l'habitude de se réveiller après une période rêves.
Il se crée un véritable cercle vicieux : les parents, bien intentionnés veulent rassurer leur bébé, mais nuisent directement à son sommeil. Il est bien plus néfaste de rompre un rythme de sommeil d'un tout-petit que de le laisser pleurer quelques instants sans le consoler. Il s'agit là d'une des causes des problèmes de sommeil où l'enfant va se réveiller, chaque nuit à toutes les deux heures ou presque, parce que son cerveau aura associé " fin de sommeil agité " (période de rêves) à " réveil ".

Stratégie : alternance entre le berceau et les bras pour dormir
Afin de favoriser la transition entre la vie intra et extra-utérine, il convient de procurer au nouveau-né des moments où il s'endort dans les bras de ses parents et où il pourra y rester toute une période de sommeil, c'est-à-dire à partir de l'endormissement jusqu'à son éveil spontané. Ensuite, une autre fois, il y a lieu de le coucher au moment où il ralentit sa succion pour qu'il apprenne à s'endormir seul dans son lit. L'idéal est de ne pas mélanger les deux scénarios, c'est-à-dire lorsqu'il s'est endormi dans vos bras de le déplacer pour le mettre dans son lit. D'abord parce qu'il risque de s'éveiller, ensuite, parce que le fait de se réveiller dans des conditions et un lieu différent de ceux de l'endormissement est insécurisant. Cela vous est-il déjà arrivé? Même pour un adulte c'est angoissant.
Par ailleurs, le seul moyen pour les deux parents de ne pas sortir épuiser de cette période consiste à pratiquer l'alternance des disponibilités. Le père assume au moins les tétées de nuit du vendredi et du samedi puisqu'il peut possiblement ces jours-là, récupérer par une grasse matinée ou une sieste. Les autres journées peuvent être à la charge de la maman qui récupérera un peu son temps de sommeil lors des siestes de bébé.

L'éloge de la sieste
La multiplication des nuits blanches retentit sur l'humeur, empoisonne la relation amoureuse, mais aussi se répercute sur la performance des parents dans leur quotidien. Une majorité déclare éprouver des difficultés à effectuer des tâches simples dans la journée. Dans certains cas, le manque de sommeil est si important que des chercheurs soulignent que la conduite automobile devient comparable à celle observée après la prise d'alcool. Des études ont ainsi montré qu'une nuit blanche altère davantage les réflexes et la conduite qu'une alcoolémie dépassant les valeurs légales. De fait, une privation de sommeil importante retentit sur l'équilibre général.
Pour éviter que la dette de sommeil n'affecte trop profondément l'équilibre psychique des parents et leur sécurité quotidienne, il est indispensable que l'entourage et la mère fassent en sorte de se ménager des moments de repos. Comment y arrive-t-on avec un nourrisson de quelques semaines?
Malheureusement, la science n'a pas encore trouvé mieux à dire que de profiter des moments de sommeil de l'enfant pour dormir pendant la journée, même si cela conduit à négliger quelque temps les tâches ménagères. Ce repos aide à éliminer le surplus de fatigue provoquée par une nuit trop courte. Mais ces siestes ne sont pas toujours faciles à mettre en pratique. Si vous n'arrivez pas à récupérer, il faut y voir sérieusement. Par exemple, vous pourriez à tour de rôle aller dormir dans une pièce éloignée du lit de bébé ou bien dormir une nuit chez un ami ou la parenté. Une autre possibilité serait de faire garder bébé une nuit par un membre de la famille en qui vous avez confiance. Effectivement, cela implique pour celles qui allaitent de préparer des biberons à l'avance, mais pour une nuit de sommeil complète, cela vaut le coup!
Concernant les tâches ménagères, il est possible d'engager du personnel que pour nettoyer quelques pièces seulement, par exemple : cuisine, salle de bain et salon, c'est moins dispendieux et cela fait du bien au moral.
En terminant, les parents ne doivent pas hésiter à aller chercher de l'aide si les réveils nocturnes sont trop fréquents ou persistent au-delà des six premiers mois. Aussi, il est important que la mère demande du soutien ou aille consulter si elle se sent épuisée, incapable de gérer le quotidien. En effet, les dépressions du post-partum sont fréquentes et peuvent entraîner par elles-mêmes un besoin continuel et irrépressible de dormir. Un médecin pourra rechercher la présence d'un tel épisode dépressif et proposer un traitement qui pourra contribuer à rompre ce cercle vicieux. Brigitte Langevin, auteure, conférencière et formatrice

Baisse de 78% de la mortalité rougeoleuse dans le monde
* L’oms et l’Unicef estiment qu’une résurgence de la maladie est probable

450 décès par jour est un nombre encore trop important
et le ralentissement des progrès met en danger des millions d’enfants. L’Initiative contre la rougeole a annoncé le jeudi 3 décembre dernier que le nombre des décès dus à la rougeole dans le monde a chuté de 78 % entre 2000 et 2008, étant ramené selon les estimations de 733 000 décès en 2000 à 164 000 décès en 2008. Toutefois, les experts de la vaccination au niveau mondial mettent en garde contre une possible résurgence des décès dus à la rougeole si les efforts de vaccination ne sont pas maintenus rapporte un document commun de l’oms et de l’unicef.
Selon la source toutes les Régions, à l’exception d’une seule, ont atteint l’objectif fixé par les Nations Unies de parvenir à une réduction de la mortalité de 90 % entre 2000 et 2010 avec deux ans d’avance. La vaccination de près de 700 millions d’enfants contre la rougeole, par l’intermédiaire de campagnes de vaccination de grande ampleur et d’une couverture vaccinale systématique élargie, a permis de sauver, selon les estimations, près de 4,3 millions d’enfants en moins d’une décennie.
Pour le directeur général de l’oms les progrès réalisés ces dernières années ont été extraordinaires grâce au travail considérable et à l’engagement des gouvernements nationaux et des donateurs et de poursuivre « mais, à deux ans à peine de la date butoir, un relâchement est perceptible », a déclaré le Dr Margaret Chan tout en soulignant que : « La rougeole est une maladie très contagieuse qui peut rapidement tirer parti de tout ralentissement dans nos efforts. »
Pour sa part le directeur de la fondation des nations unies Mme Kathy Calvin a indiqué : « nous sommes prêts à vacciner encore plus d’enfants que jamais en 2010 », avant de noter « L’année prochaine, des campagnes de vaccination nationale sont planifiées dans certains des pays les plus peuplés  tels que : Chine, Indonésie , Pakistan , Bangladesh , Viet Nam , Nigéria et Éthiopie. Il s’agira d’une année charnière pour la vaccination contre la rougeole, et les engagements financiers ne sont pas à la hauteur de la demande. »
En outre, la source fait savoir que l’initiative contre la rougeole se trouve confrontée à un déficit financier de US $59 millions pour l’année 2010 ; si aucune solution n’est trouvée, ce manque de ressources pourrait permettre une résurgence des décès dus à la rougeole. Les experts de la vaccination craignent que les effets combinés de la diminution des engagements politiques et financiers n’aboutissent à 1,7 million de décès liés à la rougeole entre 2010 et 2013, avec plus d’un demi-million de décès pour la seule année 2013, par comparaison aux 164 000 de 2008.
La rougeole est l’une des maladies les plus contagieuses au monde et l’une des plus meurtrières chez les enfants à l’échelle de la planète. Même s’ils sont en bonne santé et bien nourris, lorsqu’ils ne sont pas vaccinés, les enfants courent le risque de contracter la maladie et de souffrir de ses graves complications que sont notamment la pneumonie, la diarrhée et l’encéphalite (une dangereuse infection du cerveau entraînant une inflammation). Mais dans les populations vulnérables, la maladie devient mortelle, et c’est pourquoi la vaste majorité des décès dus à la rougeole surviennent dans les pays en développement.
La Région qui peut mettre en péril la réalisation de l’objectif fixé pour 2010 est l’Asie du Sud-Est – qui inclut des pays très peuplés comme l’Inde, l’Indonésie et le Bangladesh – où la mortalité rougeoleuse n’a diminué que de 46 % entre 2000 et 2008. Cette absence de progrès peut largement être imputée au retard pris dans la mise en œuvre des campagnes de vaccination de grande ampleur en Inde, le pays où se sont produits la majorité des décès dus à la rougeole.
«Les trois quarts des enfants qui sont morts de la rougeole en 2008 étaient des enfants indiens », a indiqué Mme Ann M. Veneman, Directeur général de l’UNICEF. « Aussi le projet de l’Inde de transposer à plus grande échelle ses campagnes de vaccination contre la rougeole dans de nombreuses parties du pays est-il très encourageant. »
Par ailleurs, pour éliminer le risque de résurgence, les pays doivent poursuivre les campagnes de vaccination de suivi tous les deux à quatre ans jusqu’à ce que leurs systèmes de soins de santé soient en mesure de fournir deux doses de vaccin contre la rougeole à tous les enfants et de traiter la maladie. Pour atteindre l’objectif de 2010, il faudra aussi renforcer les systèmes de surveillance de la maladie afin de détecter. Mathy Musau


INTERNATIONAL
Sommet de Copenhague : Pour une réponse africaine aux défis du climat
* Enfin, les Etats-Unis font un geste
* Les compensations au coeur de la bataille de Copenhague

Que peuvent bien proposer les africains à cette rencontre tant médiatisée de Copenhague ? Voici une synthèse d’une contribution du docteur Arona Soumare, un environnementaliste soucieux du développement de son continent, qui soulève bien de questions. Une pierre dans le jardin des gouvernants africains.
Quelle importance revêt le climat de nos jours quand dans les banlieues africaines les populations en sont encore réduites à patauger dans les eaux nauséabondes depuis plusieurs mois ? Pour certains, la menace est si proche et si lointaine à la fois… C’est dans ce contexte qu’en décembre 2009, plus de 192 chefs d’état et de gouvernement du monde entier se réunissent pour finaliser un nouvel accord international sur le climat à Copenhague. Est-ce l’occasion historique de changer la donne ou juste une réunion de plus ?
Tous les jours, le long de nos cotes, la mer avance, dévaste nos maisons et met en péril des vies humaines. Inondations, pénuries d’eau, sécheresses, maladies, déplacements de populations. ….le changement climatique est une réalité qui touche gravement ceux qui sont les moins préparés à en subir les conséquences.
Pour l’Afrique, le changement climatique est un fardeau supplémentaire dans la lutte contre la pauvreté. La mise en œuvre des résultats de Copenhague sur le Climat va nécessiter des ressources financières importantes nouvelles et supplémentaires dans un contexte où l’aide au développement déjà si inefficace, se réduit comme peau de chagrin à l’épreuve de la crise économique et des changements de priorités géostratégiques des partenaires traditionnels.
L’Afrique, comme toujours, devra se résoudre à quémander l’appui des pays industrialisés. Peu importante les positions communes qui sont tissées à Ouagadougou sous l’égide de l’Union Africaine et les menaces de se retirer de la table de négociation si notre appel n’est pas entendu. Il est aussi impératif de s’assurer que les Etats mettent réellement en œuvre les engagements nationaux et internationaux pris dans les domaines de l’environnement en général et des changements climatiques en particulier...
Il convient aussi de remarquer que dans l’indifférence générale, la neuvième conférence de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification, tout comme le Congrès forestier mondial, viennent de se terminer en Argentine. Au fond, la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse touchent qui ? Pour l’environnement, comme partout ailleurs, celui qui détient de cordon de la bourse dicte les priorités du moment et par conséquent l’agenda international. Et l’Afrique continue ses contorsions pour entrer dans un corset modelé par les autres. Sans doute est –il temps de vraiment se battre sur les questions qui importent vraiment pour les africains et d’agir localement, en toute responsabilité.
Les négociations en cours sur le climat ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Les extrêmes précipitations causant des inondations catastrophiques à Dakar, Nouakchott, Ouaga etc. ; devraient sans doute rappeler aux délégués et décideurs africains pour les négociations sur le climat que leurs délibérations vont surement influencer la vie et la subsistance de millions de personnes. Mais les vraies réponses ne se trouvent pas à Copenhague mais plutôt dans les décisions de gestion et d’aménagement que nos décideurs prennent tous les jours et qui touchent à l’environnement et à la survie des populations.Arona Soumare, Environnementaliste.

* Enfin, les Etats-Unis font un geste
Le premier jour du sommet de Copenhague s’est ouvert... sur une première. Les Etats-Unis ont en effet reconnu que les émissions de gaz à effet de serre sont une menace pour la santé publique. L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a ainsi ouvert la voie à une régulation de ces émissions jugées responsables du réchauffement climatique.
La directrice de l’agence, Lisa Jackson, a déclaré que l’EPA était «désormais autorisée et contrainte de faire des efforts raisonnables» pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. «Ces conclusions attendues de longue date scellent la place de 2009 dans l’histoire comme l’année où le gouvernement des Etats-Unis a commencé à s’atteler au défi des émissions polluantes liées aux gaz à effet de serre», a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse.
Cette annonce est intervenue quelques heures après l’ouverture de la conférence sur le climat de Copenhague, qui vise à aboutir à un accord sur la lutte contre le réchauffement. «Vous êtes, pendant une courte période, dépositaires des espoirs (...) de l’humanité», a déclaré le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen en ouvrant les travaux devant 1 200 délégués du monde entier, suggérant que la capitale danoise devienne, deux semaines durant, «Hopenhague» (le port de l’espoir).

Un film catastrophe en guise d’introduction
Cette gigantesque réunion a débuté par la projection d’un court film-catastrophe montrant une fillette endormie à côté de son ours blanc en peluche et qui s’éveille au milieu d’un désert au sol craquelé, avant d’être rattrapée par des vagues déchaînées. «Aidez-nous à sauver le monde», lâche-t-elle, terrifiée, face à la caméra.
Jusqu’au 18 décembre, date de la fin des négociations, les représentants de 192 pays tenteront de trouver un accord permettant de limiter à deux degrés la hausse moyenne de la température de la planète par rapport au niveau pré-industriel. Cette conférence ne sera un succès que «si une action significative et immédiate commence» le jour même où ses travaux s’achèveront, a prévenu le patron du climat à l’ONU, Yvo de Boer. «Les pays en développement attendent désespérément une action tangible et immédiate».

L’avertissement des pays en développement
Pour répondre aux besoins urgents des pays vulnérables face au changement climatique, l’idée d’un financement immédiat, chiffré à 10 milliards de dollars par an jusqu’en 2012, prend corps. Les pays en développement ont cependant lancé un avertissement très clair: les discussions sur le financement ne peuvent s’arrêter là. «Cela ne signifiera absolument rien s’il n’y a pas, au-delà, un décollage significatif» des montants, a expliqué Dessima Williams, présidente de l’Alliance des petits Etats insulaires (Aosis).
Enfin, une pétition signée par 10 millions de personnes à travers le monde pour réclamer un accord ambitieux d’ici au 18 décembre a été remise lundi aux responsables de la conférence par la campagne de mobilisation sur le climat, qui répond au nom de «TckTckTck», censé rappeler le tic-tac d’une horloge qui tourne. Leparisien.fr

* Les compensations au coeur de la bataille de Copenhague

Le sommet de Copenhague s’est ouvert, lundi, sur un appel pressant à définir une riposte mondiale au réchauffement climatique. La conférence ne sera un succès «que si une action significative commence» le jour même où ses travaux s’achèveront, le 18 décembre, a prévenu le patron du climat aux Nations Unies, Yvo de Boer. Pour ce faire, les pays en développement attendent désespérément une action tangible et immédiate pour l’adaptation de leurs nations à la nouvelle donne climatique.

Des sommes colossales
L’engagement avait été pris à Bali, en décembre 2007. Les pays riches avaient alors non seulement accepté de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) rapidement, mais aussi d’aider les pays en développement à limiter les leurs, sans pour autant que leur croissance en pâtisse. Or, il y a urgence. Les pays en développement émettent aujourd’hui autant de GES que les pays industrialisés. Seul le revenu par habitant diffère : celui d’un pays industrialisé est cinq fois plus élevé que celui d’un pays en développement.
Un écart qui justifie l’effort financier de la part des plus riches. «A court terme, il nous faudra 10 milliards [de dollars, soit près de 7 milliards d’euros] en 2010, 10 milliards en 2011 et encore 10 milliards en 2012», a affirmé de Boer. Des sommes colossales, sur lesquelles les pays concernés refusent toujours de s’engager. «Clairement, nous sommes loin d’un accord sur ce point», reconnaissait récemment l’économiste britannique Nicholas Stern, auteur d’un rapport sur le coût du réchauffement climatique en 2006. Selon le Financial Times Deutschland, l’Union européenne serait prête à offrir entre «1 et 3 milliards d’euros» d’aide immédiate pour les trois prochaines années, mais ce n’est même pas la moitié de la somme nécessaire par an.
Avec son plan Justice-climat, la France défend, elle, une enveloppe de 410 milliards d’euros sur vingt ans, via une taxe sur les transactions financières mondiales. Mais pour être équitable, ce type d’initiatives doit aussi être suivi par les Etats-Unis, alors que son Congrès reste majoritairement hostile. A Copenhague, c’est au niveau des porte-monnaie que la température risque de monter. Armelle Le Goff/20minutes.fr


Nigeria: manoeuvres en coulisses en l'absence du Président hospitalisé
L'état de santé du président nigérian Umaru Yar'adua, qui ne s'est toujours pas exprimé deux semaines après son hospitalisation d'urgence en Arabie saoudite pour une affection cardiaque sérieuse, fait l'objet d'un débat public de plus en plus vif au Nigeria. Face à la montée des appels à son départ dans les medias et certains cercles politiques, et même de la part du chef du barreau des avocats nigérians, le gouvernement n'a cessé d'allumer des contre-feux, alors que les dernières informations officielles sur la santé d'Umaru Yar'adua remontent... au 26 novembre.
Depuis, une chape de plomb s'est abattue sur le sujet, donnant libre cours aux spéculations et calculs en prévision de l'"après Yar'Adua". Avec en ligne de mire l'élection présidentielle du printemps 2011. Le parti au pouvoir, le PDP, tient une convention jeudi, avec à l'ordre du jour la santé du président, et le principal parti d'opposition, Action Congress (AC) se réunit deux jours plus tard à Lagos. Mercredi dernier, le conseil des ministres avait exclu tout départ de la présidence d'Umaru Yar'Adua. "Le Conseil, qui a passé en revue tous les éléments, a estimé à l'unanimité qu'il n'y avait pas de base pour invoquer l'article 144 de la Constitution, le président n'ayant pas été jugé inapte à assurer ses fonctions", indiquait alors le gouvernement.
Troisième personnage de l'Etat, le président du Sénat, le général en retraite David Mark, a de son côté exclu de mettre sur pied une commission pour juger de la capacité du président à assumer ses fonctions. Officiellement ce dernier, qui souffre entre autres d'une péricardite aiguë (une affection du cœur), "répond favorablement" aux traitements qui lui sont administrés. Sa famille est elle-même montée au créneau ces derniers jours: "ceux qui réclament (sa) démission devraient craindre Dieu. Le président sera bientôt de retour, plus fort que jamais", a déclaré la soeur cadette de M. Yar'adua, Hajya Binta Kuraye, citée lundi par le quotidien Nigerian Tribune.
Au-delà de l'état de santé du président, c'est le délicat équilibre entre le nord musulman et le sud chrétien qui risque d'être en jeu dans les mois à venir. Musulman du Nord et gouverneur de l'Etat de Katsina, Umaru Yar'Adua, a succédé au chrétien Olusegun Obasanjo qui est resté au pouvoir de 1999 à 2007. Obasanjo souhaitait, au prix d'un "toilettage" de la Constitution qui limite la présidence à deux quinquennats successifs, obtenir un troisième mandat, mais il en a été empêché par le Parlement et des pressions internationales. Il a donc rendu le pouvoir au Nord musulman, mais en imposant le gouverneur Yar'Adua, alors peu connu et à la mauvaise santé notoire. Or, en cas de décès ou d'incapacité, c'est l'actuel vice-président Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, qui assurerait la fin du mandat présidentiel jusqu'en avril 2011, aux termes de la Constitution d'inspiration américaine.
Une certitude est qu'au Nord, on accepterait difficilement que le pouvoir repasse au Sud pour trop longtemps. L'enjeu est de taille dans une encore fragile fédération de 150 millions d'habitants qui, en un demi-siècle d'histoire, a connu 8 coups d'Etats militaires, près de 30 ans de régimes militaires, et une brutale guerre civile de 3 ans, le tout sur fond d'incessantes rivalités ethniques et religieuses. AFP

Guinée : Nouvelles révélations après les tirs sur Dadis
En fin d'après-midi, à l'heure où le football est roi dans les rues de Conakry, Ibrahima s'est arrêté net de jouer, le 3 décembre, quand le chef de la junte Dadis Camara est passé en 4x4 devant lui, pour entrer dans le camp Koundara. "Dix minutes après", une fusillade débutait. Assis derrière une petite table sous un parasol blanc, Ibrahima, 19 ans, vend chaque jour des cartes de recharge de téléphone, à quelques centaines de mètres du camp militaire Koundara, sur la péninsule du Kaloum. "On jouait au foot sur le goudron, vers 17h00-18H00", raconte le jeune homme en short. "Dadis est arrivé, il conduisait lui-même son véhicule. Dans son cortège, il y avait six ou sept 4x4 pick-up (soit beaucoup moins qu'à l'habitude, ndlr). Dix minutes après, on a entendu les rafales".
L'attaque contre le président autoproclamé, Moussa Dadis Camara, dit Dadis, par son aide de camp Aboubakar Sidiki Diakité, alias Toumba, était peut-être "préméditée", jugent les habitants aux abords du camp. Mais ils peinent à croire la version officielle d'une "tentative de coup d'Etat". Selon la junte, Toumba a tiré très vite sur Dadis, le blessant à la tête.
Depuis, le N°1 du régime - qui avait été porté au pouvoir par l'armée en décembre 2008 - est hospitalisé au Maroc où il a subi une opération chirurgicale. Le pouvoir assure qu'il est "hors de danger", mais qu'il ne peut "pas encore communiquer". A la télévision d'Etat, les commentateurs dénoncent "un vaste complot conçu hors des casernes" pour le renverser, "une conjuration" d'une coalition de l'opposition "appuyée par l'étranger"...
Mais Ibrahima pose une question toute simple: "si Toumba voulait prendre le pouvoir, pourquoi est-ce qu'il s'est enfui et reste introuvable depuis" lors? Un peu plus loin, quelques bancs de bois et une table sont disposés sous un arbre, au dessus de la mer. C'est là que Lala, 48 ans, manie la thermos de café pour servir, en plein air, des habitués. Le 3 décembre, "j'ai entendu les coups de feu, dit-il, puis, d'un seul coup, il y avait un grand calme. On n'a même pas vu de véhicules militaires après ça. Si c'était un coup d'Etat, on aurait vu beaucoup de garnisons derrière Toumba".
Le camp Koundara est flanqué, sur sa gauche, du cimetière colonial, et sur sa droite, des locaux de la radio nationale RTG2. Pour Lala, la logique aurait voulu que les putschistes aillent "immédiatement dans une des deux radios nationales" pour annoncer leur prise du pouvoir, ce que Toumba n'a pas fait. Entre quatre murs, un haut fonctionnaire conteste aussi les récits officiels: "c'était peut-être un traquenard, mais pas une tentative de prise du pouvoir. Tous les armements lourds étaient au camp Alpha Yaya Diallo" (siège de la junte), relève-t-il.
Pour lui, "Toumba voulait en finir avec Dadis parce qu'il n'avait pas apprécié sa mise à l'écart depuis le début de la médiation du président burkinabè Blaise Compaoré", suite au massacre d'opposants du 28 septembre, qui a fait au moins 150 morts selon l'ONU. Des témoins avaient désigné Toumba comme le commandant des militaires qui avaient tiré sur la foule. Le matin du 3 décembre, Toumba avait été convoqué à Conakry par les enquêteurs de la commission d'enquête de l'ONU. Il aurait alors appris que Dadis le rendait responsable du massacre et serait reparti, furieux.
Pour Alassane, étudiant sans emploi de 21 ans, sirotant un café chez Lala, "si la junte parle de coup d'Etat, c'est pour salir encore plus Toumba, en faire l'homme le plus recherché de Guinée".
Entre-temps à Conakry, les forces de sécurité cherchent toujours Toumba Diakité. Seuls certains de ses acolytes ont pu être arrêtés ces derniers jours. Dans cette ambiance de traque, des habitants se plaignent des méthodes violentes utilisées par les militaires lors des arrestations.
Cosa, quartier front nord de la banlieue de Conakry. Un jeune raconte comment les bérets rouges sont descendus lundi pour procéder à des arrestations : " Pour une première fois, deux pick-up bérets rouges sont descendus dans le quartier, ils ont attrapé un marabout. Ils l'ont attrapé, il a reçu deux balles, ils l'ont transporté. Entre-temps, entre 15 à 20 minutes, 5 à 6 pick-up sont descendus dans notre quartier. Ils nous ont chassés, ils ont cassé les matelas. J'avais des papiers et de l'argent sur moi, ils ont tout emporté avec eux. "
Le jeune homme enjambe la ligne de chemin de fer, elle conduit à deux pas de la mosquée dans une cour. Le premier imam a lui aussi été appréhendé hier. " C'est ici qu'il a été arrêté. Il quittait la mosquée pour rentrer à la maison. " AFP

Burundi : retour au calme après une mutinerie dans la plus grande prison
Le calme est revenu mardi dans la prison de Mpimba, à Bujumbura, où quelque 3.500 détenus se sont mutinés lundi pour réclamer une amélioration de leurs conditions carcérales, a-t-on appris de sources concordantes. "La situation est revenue au calme mais elle est encore très tendue (...)", a déclaré à l'AFP l'un des leaders de la mutinerie, joint par téléphone à l'intérieur de la prison et qui s'exprimait sous couvert d'anonymat. "Les prisonniers ont accepté de mettre fin à leur mutinerie parce que les autorités ont bien voulu reprendre les négociations aujourd'hui (mardi)", a expliqué cette source.
La direction de l'établissement pénitentiaire a également "promis de ne plus admettre de nouveaux détenus, car Mpimba est archicomble", a ajouté la même source. Le retour au calme a été confirmé par des sources pénitentiaires et par le président de l'Association pour la protection des personnes détenues et des droits humains (Aprodeh), Pierre Claver Mbonimpa.
D'anciens soldats de l'Amisom (Force de paix de l'Union africaine en Somalie) en attente de jugement, figurent parmi les meneurs de la mutinerie. Ils avaient été emprisonnés à Bujumbura après s'être mutinés à Mogadiscio pour protester contre le non-paiement d'une partie de leur solde, selon des sources concordantes. "Les discussions vont reprendre ce matin (...)", a précisé Mbonimpa. "Parmi les urgences, il y a la question des détenus en préventive, celle d'une vingtaine de soldats de l'Amisom détenus sans jugement depuis plusieurs mois et des anciens rebelles des Forces nationales de libération (FNL)", a expliqué ce responsable associatif. "Le problème qui se pose est d'arriver à désengorger rapidement la prison de Mpimba et d'améliorer les conditions carcérales, (...), comme dans toutes les prisons du pays pour éviter une contagion possible", a-t-il poursuivi.
Lundi, des détenus avaient notamment lancé des pierres sur les gardiens, et arraché des grilles donnant sur l'extérieur, provoquant les tirs en l'air de policiers présents. La prison de Mpimba abrite 3.505 détenus pour une capacité d'accueil maximale de 800 places. Le Burundi compte plus de 12.000 prisonniers, dont 8.000 en détention préventive. Ils sont hébergés dans 11 prisons ayant au total une capacité de 4.050 places. AFR