Moral en berne
Ca vole dramatiquement bas dans les ménages knois ! Certes, depuis bien longtemps, constater que le congolais souffres relève d’un poncif. Tant la sinistrose ambiante n’échappe à personne. Mais le rythme avec lequel le social, déjà précaire, se dégrade fait craindre le pire. A elle seule, la dégringolade du franc, notre franc, donne du tournis. En très peu de temps, la monnaie nationale est passée de 780 FC le dollar à plus de 900 FC! Et «mwana pwo» n’a pas l’air d’arrêter sa chute libre. Du pain béni pour tous ces spéculateurs-en majorité étrangers-qui tiennent lieu d’opérateurs économiques à la fois importateurs et détaillants. Ces derniers ont beau jeu de brandir la décote du franc congolais pour s’adonner à leur jeu favori: la valse des étiquettes. Sur les principales voies commerçantes de Kinshasa, les prix de produits de base sont hors de portée de la majorité silencieuse. Du poisson-le fameux chinchard-au poulet ou plus exactement aux cuisses en passant notamment par l’huile, aucun article n’est à l’abri de la hausse continue de prix.
Pris dans cette tourmente, le congolais dont le pouvoir d’achat est anecdotique ne sait à quel saint -ou à quel pasteur -se vouer. Comme si ce chemin de croix ne suffisait pas, voilà que d’autres échéances en termes de taxes diverses s’invitent à la morosité, tel un couperet.
Voilà qui ne présage rien de bon à un mois des fêtes de fin d’année. Fêtard devant l’Eternel, le kinois risque de ne même pas pouvoir noyer son mal de vivre dans l’océan d’alcool moderne, puisque même sa chère bière a vu son prix augmenter.
Impuissants, les congolais ont le regard tourné vers le gouvernement. Légitimement préoccupé par son ultime test devant les institutions de Bretton Woods, l’Exécutif central dispose pas d’une grande marge de manoeuvres. Face à l’insuffisance de l’offre de devises et en l’absence d’un appui financier substantiel, difficile de jouer au Père Noël.
Il n’en demeure pas moins qu’il incombe au même gouvernement de trouver une issue à l’asphyxie qui va chaque jour crescendo. Le souci légitime de se conformer à la vulgate «fmiste» ne devrait pas avoir pour victime collatérale le social de celui sans qui on ne saurait gouverner. Pendant les années Mobutu, les recettes du FMI et de la Banque mondiale avaient été suivies sans le moindre remords social par Léon Kengo, aujourd’hui speaker du sénat. A l’arrivée, aucune contre-partie en terme de développement du Zaïre d’alors. José NAWEJ
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DEMONTANT, PREUVEs A L’APPUI, LES ALLEGATIONS DES EXPERTS DE L’ONU ET DES HUMANITAIRES SUR LA SITUATION SECURITAIRE A L’EST
Mende remet les pendules à l’heure
* Les FARDC n’ont jamais été a Lukweti; la vente des armes par des officiers congolais date de 5 ans, alors que l’enquête onusienne couvre la période de mai à septembre 2009; les humanitaires tronquent exégérément les chiffres sur des exactions des militaires FARDC; l’équidistance établie entre l’armée régulière et les terroristes des FDLR est inadmissible...
Le contraire aurait étonné. Le Gouvernement, fidèle à sa nouvelle politique de communication sur les questions liées à son image, n’a pas attendu pour réagir à la campagne médiatique qui a couvert, dès mercredi 25 novembre, la publication de quelques extraits du rapport des experts indépendants de l’ONU sur la situation sécuritaire à l’Est, particulièrement le bilan de l’opération Kimia II et la subsistance des FDLR aux multiples opérations militaires visant leur démantèlement total. Une fois de plus, c’est le Porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, qui est monté au créneau, hier, au cours d’une conférence de presse à son cabinet, pour donner la position de l’Exécutif national sur le rapport des experts indépendants de l’ONU et apporter de nouvelles informations sur l’évolution des opérations de rétablissement de la paix à l’Est, mais aussi dans la province de l’Equateur. « La lecture contrastée des événements qui se sont succédés récemment dans notre pays appelle une intervention du Gouvernement », a indiqué Mende pour justifier sa communication. Cela d’autant plus que c’est, en principe, hier que le Conseil de sécurité, destinataire du rapport, devait y statuer au moment où la RDC faisait l’objet d’un battage médiatique international avec toute la portée psychologique que comporte généralement ce genre de message.
Du rapport de l’ONU : à boire et à manger
« Même si quelques extrapolations abusives émaillent le rapport présenté début novembre au Conseil de Sécurité par le Groupe d’Experts indépendants de l’ONU», a commenté Mende, le Gouvernement y a relevé des points positifs qu’il n’a pas manqué de souligner. Il s’agit, d’abord, de la dénonciation, dans ce rapport, du réseau de financement et du soutien international dont bénéficie les FDLR aussi bien en Afrique qu’en Amérique, en Europe et en Asie. Ce soutien, a relevé le Ministre de la Communication et des médias, « leur a permis de recevoir d’importantes cargaisons d’armes et de munitions en 2009 »
« Ces informations, a promis Mende, conduiront le Gouvernement à entrer en contact avec tous les pays concernés pour une synergie destinée à éradiquer définitivement ces réseaux terroristes qui ensanglantent la RD Congo, conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité. » En attendant, il a exprimé la satisfaction du Gouvernement quant à l’attitude de l’Allemagne qui a récemment arrêté deux chefs « du mouvement terroriste FDLR » (Murwanashyaka et Musoni) avant de lancer « un appel pathétique à la France, à la Belgique, à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis dont le rapport confirme qu’ils hébergent d’autres chefs FDLR pour qu’ils suivent le bel exemple de Berlin. » Ce disant, Lambert Mende a signifié le soutien du Gouvernement à la proposition du panel d’experts onusiens « pour que soient lancés des mandats internationaux contre les principaux leaders rebelles FDLR vivant dans ces pays. »
Autre point positif de ce rapport, Lambert Mende relève la stigmatisation du « rôle néfaste joué par certaines ONG prétendument caritatives » qui auraient apporté leurs soutiens aux milices hutus des FDLR. Il a cité les cas de «Fundation S’Olivear» et «Inshuti» qui, d’Espagne, «auraient fait parvenir des fonds aux terroristes avec l’aide d’un prêtre belge basé en Tanzanie ». Et de commenter cette situation : « l’enfer congolais est pavé d’une multitude de bonnes intentions affichées qu’il faut vérifier ».
Au chapitre des contrevérités et des distorsions des faits contenus dans le rapport sous examen, Lambert Mende a relevé, d’abord cette « volonté de «démolir» la MONUC avec laquelle le courant ne semble décidément pas passer. Ils parlent d’échec total, ou fiasco, de l’offensive Kimia 2 menée par les FARDC avec l’appui de la MONUC alors que la MONUC elle, évoque «des avancées très significatives du processus de pacification au Kivu, selon son porte-parole. » Mende évoque également ce « syndrome de l’équidistance entre les deux termes du conflit, le Gouvernement légitime de la RD Congo et les terroristes des FDRL. » Il déplore, en effet, cette manière de placer sur le même pied d’égalité deux entités à statuts foncièrement distincts. Les enquêteurs de l’ONU, explique Mende, reprochent à la Chine d’avoir vendu des armes à Kinshasa. « Comment, s’exclame-t-il, des enquêteurs de l’ONU qui a donné mandat à la MONUC de soutenir l’offensive du Gouvernement contre les terroristes rwandais des FDLR peuvent-ils faire grief audit Gouvernement de s’être procuré des armes ? ».
Poursuivant l’analyse du rapport, le Porte-parole du Gouvernement déplore le fait que les enquêteurs aient bourré leur document de faits dépassés par rapport à la période de leur observation, soit d’avril à septembre 2009. C’est, notamment, le cas de la vente d’armes par quelques officiers des forces gouvernementales qui, a rappelé Mende, s’est produite il y a plus de trois ans et a fait l’objet de sanctions à l’encontre des autorités militaires concernées.
Ce disant, Lambert Mende a martelé pour signifier que « toute collaboration structurelle entre les FARDC et les terroristes des FDLR est exclue aujourd’hui. » Cela avant d’explorer les raisons de la distorsion des informations sur les évolutions des opérations militaires effectuées jusqu’à ce jour à l’Est : Umoja Wetu, Kimia 1, Kimia 2, Rudia 1, Rudia 2. Et de noter que ces opérations « initiées par le Gouvernement contre les terroristes étrangers en RDC n’ont pas trouvé grâce aux yeux de certains acteurs internationaux. » Il explique à ce sujet : « on peut rappeler les sarcasmes et les anticipations pessimistes qui ont accompagné notamment Umoja Wetu et Rudia 1 même de la part des partenaires connus et reconnus. Le crime du Gouvernement aurait été d’avoir initié ces actions à l’insu des partenaires extérieurs qui ont pris l’habitude de tout faire pour nous. »
Au volet des statistiques, le Ministre de la Communication et des médias dénonce les exagérations du rapport de l’ONU qui avance que les FDLR sont, à l’heure actuelle, au nombre de 5.000 en RDC et qu’ils garderaient le contrôle de toutes les mines d’or et d’Etain qu’ils exploitaient. Documents à la main, Mende met quiconque au défi de démentir cette réalité têtue : « ils sont moins de 2.000 à ce jour et ne gardent le contrôle que de moins de 20 % des mines qu’ils écumaient il y a encore un an. Et ce grâce aux coups de boutoirs des FARDC. »
Toujours sur ce chapitre des statistiques, Mende se livre, ensuite, à un intéressant exercice de comparaison entre les données des FARDC, de la MONUC, de Ocha et de Human Rights Watch pour révéler la supercherie des rapports généralement tronqués sur la situation en RDC, et cela pour des raisons qui ne sont plus à démontrer. Prenant la période de janvier à octobre 2009, les FARDC ont relevé 71 cas de viols à charge de ses militaires réguliers, contre un chiffre de 35 pour la Monuc, 3.207 pour Ocha et 7.000 pour HRW. La vérité, c’est que seules la RDC et la Monuc sont les plus proches de la réalité puisqu’étant les seulles à opérer sur terrain.
Révélations sur Kimia II :
les FARDC n’ont jamais été à Lukweti
Quant au volet du bilan de l’opération Kimia II, Lambert Mende n’a pas manqué, non plus, de relever de graves contradictions qui ont mis à mal l’image des FARDC pour des besoins d’une propagande démobilisatrice. Le cas le plus frappant est celui de la décision annoncée le 2 novembre 2009 par Alain Le Roy, Secrétaire Général Adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix. Celui-ci avait alors annoncé unilatéralement la suspension de l’appui de la Monuc à la 213ème Brigade des FARDC au motif que ses membres auraient perpétré des massacres dans la zone de Lukweti au Nord Kivu : 62 civils tués selon le BCNUDH, 555 selon Human Rights Watch. Ce massacre se serait produit dans la période comprise entre avril et septembre 2009.
La vérité, annonce avec fracas le porte-parole du Gouvernement, est que dans la période indiquée, les FARDC n’ont jamais mis pieds à Lukweti pour la simple raison que cette contrée est, depuis des années, un fief du Chef de guerre « Janvier » de l’APCLS, proche des FDLR. L’armée régulière y a séjourné pendant 4 heures seulement le 29 octobre 2009, c’est-à-dire après la période à laquelle les rapports internationaux l’y attribuent un massacre. La vérité, poursuit Mende avec un regard triomphateur, c’est que tout le monde le savait. L’autre vérité est que jusqu’à ce jour, la même Monuc continue à négocier avec l’APCLS pour qu’une mission conjointe Monuc-FARDC requise par le Gouvernement, accède à Lukweti pour y vérifier ces allégations de massacre.
Cela étant, le Ministre de la communication et des médias passe, lui aussi, à l’offensive pour dénoncer certaines coïncidences troublantes qui porteraient à croire qu’en réalité, ce sont les humanitaires internationaux qui collaborent étroitement avec les rebelles tant congolais qu’étrangers dans le but de se préserver le beefsteak. « Il est clair que Human Rights Watch et le BCNUDH, sources de ces accusations n’ont pas pris suffisamment de précautions en versant dans les habituels a priori négativistes à l’encontre des FARDC », commence Mende avant de porter l’estocade : « Le rapport du BCNUDH reprend presque mot pour mot la littérature de propagande des FDLR à la suite du bref affrontement du 29 octobre (nous soulignons la date) : «l’ennemi (FARDC, ndlr) est venu attaquer la population et puisque cette population nous a hébergé plus de 15 ans, nous (FDLR) sommes intervenus pour défendre cette population. Puisque notre ennemi est le même, lorsque l’APCLS nous appelle pour défendre la population, nous répondons. Un groupe de déplacés vient d’arriver. Une femme dit avoir été violée par deux soldats FARDC » (Colonel Sadiki, FDLR). »
Et dans une conclusion qui, en fin de compte, pose la question existentielle pour un peuple, Mende estime que « les Congolais ont le droit, lorsqu’on les gave de chiffres tendant à les faire passer pour le pays le plus invivable de la planète, à quelques détails sur la méthodologie et les sources d’informations aussi graves. » Pour le reste, commentant le bilan de l’opération Kimia II, il a considéré que, dans l’essentiel, les actions militaires des FARDC ont apporté plus d’amélioration que certains humanitaires se refusent de reconnaître.
Ci-dessous, l’exposé de Lambert Mende en rapport avec le rapport des experts indépendants de l’ONU et le bilan de l’opération Kimia II. Jonas Eugène KOTA
Exposé de Lambert Mende en rapport avec le rapport des experts
indépendants de l’ONU et le bilan de
l’opération Kimia II
La lecture contrastée des événements qui se sont succédés récemment dans notre pays appelle une intervention du Gouvernement. Pour apporter la vérité là où elle ne paraît pas acquise, ou fournir des compléments d’information nécessaires à l’édification de l’opinion. Nous évoquerons ainsi :
- Le récent rapport du groupe d’experts Indépendants de l’ONU concluant à un «échec total» de l’Opération Kimia 2 des FARDC appuyées par la MONUC contre les terroristes des FDLR au Kivu ;
- La gestion par le Gouvernement Congolais des comportements criminels signalés dans le chef des éléments des FARDC particulièrement en ce qui concerne les massacres dits de Lukweti;
- La situation sécuritaire à Dungu où le BCUNDH a chargé les FARDC de 8 exécutions extrajudiciaires et 20 viols entre avril et septembre 2009 ;
- Les pillages et viols des éléments de la 110ème Brigade FARDC à Kasugho (Nord-Kivu) ;
- L’intégration des groupes armés du Kivu au sein des FARDC ;
Le leitmotiv des rapports des Experts des Nations Unies, le BCNUDH et nombre d’ONG se fonde théoriquement sur les principes de la Charte des Nations Unies et du droit international, en vertu desquels une mission de l’ONU ne peut participer à des opérations avec un Etat membre que dans le respect du droit humanitaire international, les droits de l’homme et le droit des réfugiés. Les pressions parfois passionnées exercées sur les deux principaux partenaires du processus de pacification en RD Congo (Gouvernement et MONUC) tendent généralement à remettre en cause les opérations conjointes MONUC-FARDC, notamment Kimia II et Rudia II au motif que la MONUC risquerait d’être accusée de complicité des violations graves et massives des Droits de l’Homme qui pèseraient sur les FARDC.
Une crainte qui ne serait fondée que si, et seulement si, les graves accusations de violations massives, délibérées et impunies des Droits de l’Homme au Kivu par les FARDC étaient vraies. Qu’en est-il exactement ?
I. Bilan de Kimia 2
Même si quelques extrapolations abusives émaillent le rapport présenté début novembre au Conseil de Sécurité par le Groupe d’Experts indépendants de l’ONU, le Gouvernement y a décelé quelques informations intéressantes.
En effet, le rapport signale le recours par les FDLR à un réseau de financement et de soutien international dans plusieurs pays en Afrique et hors du Continent qui leur a permis de recevoir d’importantes cargaisons d’armes et de munitions en 2009. Dans des pays voisins à la RDC se trouveraient également des bases de recrutement et d’appui financier et matériel.
Ces informations conduiront le Gouvernement congolais à entrer en contact avec tous les pays concernés pour une synergie destinée à éradiquer définitivement ces réseaux terroristes qui ensanglantent la RD Congo, conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité.
Notre Gouvernement se félicite à cet égard de l’attitude de l’Allemagne qui a arrêté deux hauts responsables du mouvement terroriste FDLR (Murwanashyaka et Musoni). Nous lançons un appel pathétique à la France, à la Belgique, à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis dont le rapport confirme qu’ils hébergent d’autres chefs FDLR pour qu’ils suivent le bel exemple de Berlin.
C’est dire que le Gouvernement soutient la proposition faite par le Groupe d’Experts onusiens pour que soient lancé des mandats internationaux contre les principaux leaders rebelles FDLR vivant dans ces pays.
Il faut aussi épingler dans ce rapport le rôle néfaste joué par certaines ONG prétendument caritatives comme «Fundation S’Olivear» et «Inshuti» qui d’Espagne, auraient fait parvenir des fonds aux terroristes avec l’aide d’un prêtre belge basé en Tanzanie, comme quoi l’enfer congolais est pavé d’une multitude de bonnes intentions affichées qu’il faut vérifier.
Ceci étant dit, on peut faire au Groupe d’Experts de l’ONU deux reproches essentiels : (i) une certaine volonté de «démolir» la MONUC avec laquelle le courant ne semble décidément pas passer (ils parlent d’échec total, ou fiasco, de l’offensive Kimia 2 menée par les FARDC avec l’appui de la MONUC alors que la MONUC elle, évoque «des avancées très significatives du processus de pacification au Kivu» selon son porte-parole. Nous n’entrerons pas dans cette polémique stérile. (ii) le syndrôme de l’équidistance entre les deux termes du conflit, le Gouvernement légitime de la RD Congo et les terroristes des FDRL placés sur un pied d’égalité par les enquêteurs lorsqu’ils reprochent à la Chine d’avoir vendu des armes à Kinshasa ! Comment des enquêteurs de l’ONU qui a donné mandat à la MONUC de soutenir l’offensive du Gouvernement contre les terroristes rwandais des FDLR peuvent-ils faire grief audit Gouvernement de s’être procuré des armes ?
Par ailleurs, des faits totalement dépassés (vente d’armes par quelques militaires des forces gouvernementales) car, ayant été signalés il y a plus de cinq ans, sont fallacieusement présentés comme actuels. De fait, toute collaboration structurelle entre les FARDC et les terroristes des FDLR est exclue aujourd’hui. Les statistiques de Kimia 2 en sont une preuve : les FARDC ont tué quelques 1.279 FDLR, eux ont tué une soixantaine de militaires FARDC. Sauf à considérer ces pertes en vies humaines comme une mise en scène, il faut reconnaître la volonté du Gouvernement de débarrasser la RD Congo de ce groupe criminel. Il n’est pas inutile de noter que les offensives Umoja Wetu, Kimia 1, Kimia 2, Rudia 1, Rudia 2, initiées par le Gouvernement contre les terroristes étrangers en RD Congo, n’ont pas trouvé grâce aux yeux de certains acteurs internationaux. On peut rappeler les sarcasmes et les anticipations pessimistes qui ont accompagné notamment Umoja Wetu et Rudia 1 même de la part de partenaires connus et reconnus. Le crime du Gouvernement aurait été d’avoir initié ces actions à l’insu des partenaires extérieurs qui ont pris l’habitude de tout faire pour nous.
Il est, par ailleurs, exagéré d’affirmer comme le fait le rapport des Experts de l’ONU que les FDLR sont à l’heure actuelle au nombre de 5.000 en RD Congo et qu’ils garderaient le contrôle de toutes les mines d’or et d’Etain qu’ils exploitaient. En réalité ils sont moins de 2.000 à ce jour et ne gardent le contrôle que de moins de 20 % des mines qu’ils écumaient il y a encore un an. Et ce grâce aux coups de boutoirs des FARDC.
II. Crimes et châtiments
au sein des FARDC
Le 2 novembre 2009, Alain Le Roy, Secrétaire Général Adjoint de l’ONU a annoncé unilatéralement, des sanctions contre la 213ème Brigade des FARDC à laquelle l’appui de la MONUC a été retirée. Le motif en était que des membres de cette unité auraient perpétré des massacres dans la zone de Lukweti au Nord Kivu (62 civils tués selon le BCNUDH et 555 civils tués pour Human Rights Watch) entre avril et septembre 2009. On se souvient qu’il avait été convenu de diligenter une commission mixte d’enquête FARDC-MONUC pour vérifier ces graves accusations.
Jusqu’à ce jour, l’enquête n’a pas encore démarré. La raison en est qu’on s’est enfin rendu compte que, contrairement aux affirmations tonitruantes de HRW relayées par le BCNUDH, Lukweti et ses environs sont jusqu’au moment où nous parlons, sous le contrôle d’une milice armée dénommée Alliance des Congolais pour un Congo Libre et Souverain (APCLS), un groupe allié aux FDLR.
Ce n’est que le 29 octobre, un mois après la forclusion de la période des « enquêtes » de HRW et BCNUDH (mai-septembre) qu’une unité des FARDC pourchassant les FDLR a effectué un bref passage de moins de 24 heures à Lukweti. Il est établi que les FARDC n’ont jamais été à Lukweti qui est depuis des années un fief du Chef de guerre « Janvier » de l’APCLS, proche des FDLR. La Monuc est d’autant plus informée de cette réalité que ses services sont en pleines négociations avec l’ACPLS pour que la Commission mixte FARDC-MONUC soit autorisée à y descendre pour enquêter. Une démarche dont on peut questionner l’opportunité.
Cette rectification pose ipso facto la question de la crédibilité des accusations portées à l’encontre des FARDC, même lorsqu’il s’agit d’unités constituées d’anciens membres de groupes controversés comme le CNDP. Il est clair que Human Rights Watch et le BCNUDH, sources de ces accusations n’ont pas pris suffisamment de précautions en versant dans les habituels a priori négativistes à l’encontre des FARDC. Le rapport du BCNUDH reprend presque mot pour mot la littérature de propagande des FDLR à la suite du bref affrontement du 29 octobre (nous soulignons la date) : « l’ennemi (FARDC,ndlr) est venu attaquer la population et puisque cette population nous a hébergé plus de 15 ans nous (FDLR) sommes intervenus pour défendre cette population. Puisque notre ennemi est le même, lorsque l’APCLS nous appelle pour défendre la population, nous répondons. Un groupe de déplacés vient d’arriver. Une femme dit avoir été violée par deux sodlats FARDC » (Colonel Sadiki, FDLR). Les Congolais ont le droit, lorsqu’on les gave de chiffres tendant à les faire passer pour le pays le plus invivable de la planète, à quelques détails sur la méthodologie et les sources d’informations aussi graves.
En effet, on ne voit pas comment les FARDC, quelle qu’en soit la composante, auraient pu commettre quelqu’atrocité que ce soit à Lukweti et ses environs où elles ne se trouvaient pas au cours de la période pendant laquelle lesdites atrocités auraient eu lieu. Il est nécessaire que quelqu’un éclaire ce mystère.
Pour ce cas précis, le Gouvernement, la MONUC et les FARDC ont l’obligation de, neutraliser et désarmer tous les groupes armés nationaux ou étrangers, y compris l’APCLS qui sévit à Lukweti. D’où, les réserves que nous exprimons quant à l’initiative consistant à négocier avec l’APCLS, non pas pour le désarmement ou l’intégration de ses membres au sein des FARDC, mais pour l’accès de la Commission d’enquête mixte sur ce qui est illégalement considéré comme « son » territoire.
De l’analyse de différents rapports de violations des Droits de l’Homme attribués aux FARDC, il appert clairement des contradictions trop criantes entre les données livrées par les différentes sources, en l’occurrence la MONUC, OCHA qui fourni probablement le BCNUDH, Human Rights Watch et la Société civile.
Le principe de l’équidistance consistant à mettre sur le même pied d’égalité les FARDC, les FDLR et d’autres groupes armés est devenu une constante pour les ONG comme HRW et certaines Agences des Nations Unies. C’est inacceptable.
Les statistiques fournies par les FARDC sont beaucoup plus proches de celles établies par la MONUC, les deux seules entités qui opèrent conjointement sur le terrain. Ces données sont plus précises et proches de la réalité. Car, elles indiquent non seulement la période, mais également l’unité des militaires incriminés ainsi que le lieu de la commission des faits. Par ailleurs, l’accusation faisant état de l’assassinat, par la 213ème Brigade, de la population civile dans la localité de Lukweti, entre avril et septembre 2009, ne figure dans aucun rapport.
Alors que pour OCHA 37 % des cas de viols sont le fait des civils, 29 % à des milices non autrement identifiées et 24 % à des «hommes en uniformes» (catégorie comprenant aussi bien les FARDC que les FDLR, d’autres sources s’époumonent pour donner au pays et au monde l’impression que ce crime abominable est le fait exclusif des FARDC.
Quant au chiffre de 7.000 femmes et filles violées lors des opérations Kimia 2 brandi par HRW (sans détails autres qu’une curieuse exonération des civils et milices qui n’auraient commis aucun viol selon cette source !) il procède d’une pure affabulation. Ces chiffres sont en effet en totale contradiction avec les données fournies par la MONUC, qui, elle, avance 35 cas moins que les cas relevés par les FARDC elles-mêmes qui ont mis à jour 71 cas de viols pendant cette période dont 58 dont fait déjà l’objet de condamnation pénales, 9 procès en instance et 4 acquittés dans la période allant d’avril à septembre 2009.
Au regard des mesures arrêtées par la Hiérarchie militaire et de la politique de Tolérance Zéro décrétée par la Haute Autorité, il y a une nette diminution des cas de violences sexuelles du fait des FARDC. Il y en a pour qui reconnaître cette réalité reviendrait à s’enlever le pain de la bouche. Dommage.
En tout état de cause, tous les militaires auteurs des actes répréhensibles, inventoriés et avérés au cours de Kimia 2 ont été ou sont déférés devant la Justice militaire. On ne peut opposer à la justice la non répression des cas non portés à sa connaissance. 71 cas de viols par des militaires ont été dénoncés, 71 dossiers d’instructions ont été ouverts dont 9 seulement sont encore pendants devant la Justice. Qui dit mieux ?
III. La Situation des Droits
de L’homme à Dungu (Province Orientale)
Le rapport du BCNUDH fait état de plaintes de la population de Dungu pour 8 cas d’exécutions extrajudiciaires et 20 cas de viols entre avril et septembre 2009.
Outre le caractère très peu significatif de ces chiffres pour un territoire presque aussi grand que deux pays voisins, on peut s’étonner de voir les auteurs du rapport méconnaître, s’agissant de ce qu’ils qualifient d’«exécutions extrajudiciaires », qu’il s’agit généralement de personnes déguisées en LRA pour terroriser et rançonner leurs concitoyens et qui sont mortes lors d’affrontements avec l’armée qui a reçu mission de neutraliser les bandits. Jusqu’où ira-t-on pour émasculer politiquement et professionnellement notre Gouvernement et nos Forces armées?
La réalité est qu’il ne reste plus sur toute l’étendue du Haut-Uélé plus de 30 criminels de la LRA éclatés en trois groupes et que c’est un succès remarquable pour les FARDC.
IV. Viols et pillages par quelques éléments FARDC à Kasugho
Le Gouvernement de la République poursuit sans coup férir l’opération Tolérance Zéro. Il n’y a aucune complaisance à attendre pour les criminels qui salissent l’uniforme de nos forces armées. Quelques éléments du 110ème bataillon des FARDC basé à Lubero (Nord Kivu) qui ont pillé et violé à Kasugho (90 km au Sud–Ouest de Butembo) en font les frais.
En effet, sur instructions de la hiérarchie des FARDC, des militaires du 110ème bataillon de Lubero présumés auteurs de viols et de pillages à Kasugho le 25 octobre dernier ont été arrêtés par l’Auditorat Supérieur du Conseil de guerre opérationnel. Parmi les militaires interpellés figure le Commandant du 110ème bataillon, le Major Gbete Landu, son adjoint le Major Kibuka Kamwimba et :
- le Capitaine Django Lilo, Commandant de Compagnie ;
- le Capitaine Karangwa Steven, Commandant de Compagnie;
- le Capitaine Kahitare, Commandant de Compagnie ;
- le Capitaine Mangala, Commandant de Compagnie ainsi que 9 autres officiers subalternes et soldats.
Ils sont poursuivis pour faits de violation de consigne, viol et pillage.
Le Conseil de guerre opérationnel siégera incessamment en chambre foraine sur les lieux de leurs forfaits pour châtier ceux d’entre eux qui seront reconnus coupables en appliquant la loi congolaise dans toute sa rigueur. La justice militaire a confié les victimes de ces viols de Kasugho, trois femmes et un garçon, aux structures médicales locales pour des soins appropriés.
III. L’intégration des groupes armés au sein des FARDC
Concernant l’intégration des anciens membres de groupes armés du Kivu dont un tout petit nombre défraie la chronique par leurs gesticulations de maîtres-chanteurs, il y a lieu de noter une évolution positive étant donné qu’actuellement 53 cadres dirigeants significatifs de ces groupes armés viennent d’être transférés du Kivu vers la Capitale Kinshasa. Ils y ont déjà débuté un cursus professionnel classique à l’Académie militaire où ils vont parfaire leurs connaissances pour une intégration réussie au sein des FARDC.
Le Gouvernement se félicite également de l’apaisement constaté ces derniers jours au Sud Kivu où les principaux groupes armés qui s’étaient récemment impliquées dans des actions de sabotage du processus de pacification sont en train de revenir à la raison. C’est le cas du Général Dunia naguère réfractaire à l’intégration de ‘jure’ de sa milice au sein de l’Armée et qui vient d’arriver à Bukavu où il attend les ordres de la haute hiérarchie des FARDC. C’est aussi le cas du seigneur de guerre Yakutumba dont les nombreuses escarmouches avec les troupes loyalistes déployées dans le cadre de l’Opération Kimia 2 ont alimenté le pessimisme de nombreux observateurs ; Yakutumba qui en est à l’heure actuelle à la toute dernière phase des préparatifs pour son intégration au sein des FARDC.
Pendant ce temps, au Nord Kivu, le Commandement des FARDC a fait échec à une nouvelle tentative de reconstitution d’un groupe armé par une poignée d’éléments issus de l’ex-Groupe armé CNDP. Ces éléments avaient volé au dépôt un stock d’armes d’appui pour renforcer des réfractaires à la pacification animé par un certain Gad dans le Parc de Virunga. Stoppés net dans leur tentative criminelle par un Commando loyaliste envoyé à leurs trousses, ses déserteurs ont été mis aux arrêts et seront bientôt présentés au Conseil de Guerre opérationnel. Les armes volées ont été récupérées.
Quant a la bande à Gad, cerveau moteur de cette énième tentative de déstabiliser la RD Congo, elle a été mise en déroute et son chef qui s’était enfui vers Gisoro, en Ouganda, y a été arrêté par les autorités de ce pays, à la demande du Gouvernement Congolais.
Nous pouvons ainsi nous féliciter de la bonne santé de plus en plus évidente des relations de notre pays avec ses voisins qui surprend les apôtres de malheur.
Départ de la Monuc : le gouvernement calme les esprits !
La question du départ de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC) fait déjà couler l'encre et la salive. Des commentaires vont dans tous les sens, tandis qu'une partie de la classe politique appuie sur l'accélérateur, alors qu'une autre soutient son maintien, du moins pour le moment. Principal intéressé dans cette question, le Gouvernement s'est exprimé hier à travers son porte-parole, Lambert Mende Omalanga. Abordant le sujet avec la presse lors de sa conférence de presse à son cabinet de travail, le Ministre de la communication et des médias a recommandé à tous de ne pas verser dans la polémique.
Il a, en effet, rappelé que le Gouvernement a effectivement adressé une lettre aux Nations Unies sollicitant d'elle un plan de désengagement progressif de la MONUC, plan qui doit donc aboutir à la fin de son mandat. Celui-ci consiste à accompagner la RDC dans son processus de pacification du pays et de stabilisation des institutions à travers la re-légitimation du pouvoir par les élections. La RDC et la MONUC émettent sur la même longueur d'ondes à ce sujet, a laissé entendre Mende lorsqu'il a rappelé que le Secrétaire général adjoint de l'ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Leroy, y a fait allusion récemment en parlant de la reconfiguration de la mission onusienne.
Le porte-parole du Gouvernement a, par ailleurs, fait savoir que des échanges sont déjà en cours à Kinshasa et à New York sur la question. Et à ce stade, il a été arrêté que l'ONU propose un échéancier pour la première moitié de l'année 2010, échéancier qui fera ensuite l'objet de nouveaux échanges. Bref, il n'existe pas encore de calendrier comme l'avancent certaines sources, et il n'y a pas lieu de parler de " réaction épidermique " dans le chef du Gouvernement comme l'affirment officieusement certains officiels de la MONUC à Kinshasa, a encore dit Lambert Mende.
Quant à ceux qui souhaitent le maintien de la MONUC pour la sécurisation des élections en 2011, le porte-parole du Gouvernement a eu une position d'élévation : " la MONUC n'est pas venue pour nous remplacer dans notre responsabilité de peuple ". Il a rappelé, à ce propos, qu'en 1660, Lumumba, détenteur du pouvoir issu des élections tenues en présence de forces onusiennes, fut arrêté et tué toujours en présence de celles-ci. S'il faut donc toujours se faire assister continuellement, faudra-t-il que la MONUC soit encore là en 2016 ?
Afin de calmer les esprits, Mende a considéré que le départ de la MONUC, lorsqu'il interviendra, devra se lire comme étant le constat de la réussite de sa mission et non comme son échec. C'est le fait qu'elle s'éternise qui pourrait se lire comme un échec, a-t-il expliqué avant de donner un exemple fort éloquent : un parent qui éduque un enfant a pour objectif que celui-ci s'installe et devienne indépendant un jour. Mais si, à 35 ou 40 ans, celui-ci est toujours sous sa responsabilité, c'est ce parent qui sera accusé d'avoir raté l'éducation de son enfant. Une manière de signifier que la RDC, en pensant déjà à l'après MONUC, est entrain de s'assumer dans toutes ses responsabilités. Des responsabilités qui s'assument par tout le peuple et non par le seul Gouvernement.
En clair, le gouvernement, qui reconnaît les mérites de la mission onusienne, n’a pas demandé à la Monuc de partir, mais d’envisager un retrait progressif.
Jonas E. KOTA
A LA VEILLE DES FESTIVITES DE 23 ANS DE QUARTIER LATIN
Le chanteur Jos Diena prêt à abandonner Koffi
C’est ce vendredi 27 novembre que Koffi Olomide va célébrer les 23 ans d’existence de son groupe Quartier latin international au Grand Hôtel Kinshasa. Cependant, un des chanteurs du groupe s’apprête à abandonner son patron. Selon une source de Quartier latin, Jos Diena brille par son absence aux séances des répétitions de l’orchestre cher à Koffi Olomide. Elle ajoute que l’ancien musicien de Cultur’A Pays Vie a refusé de se présenter au « maquis », situé à Ma Campagne où sont logés les artistes musiciens de Quartier latin qui préparent fiévreusement les festivités de 23 ans d’existence de leur groupe.
Par ailleurs, a-t-on appris, Jos Diena est à l’heure actuelle, en train d’affûter ses armes pour préparer son après Quartier latin. Certaines sources déclarent avoir surpris l’ancien chef d’orchestre de Cultur’A Pays Vie en train de répéter dans la commune de N’Djili. D’autres échos soutiennent que, le chanteur serait en voie d’embrasser la carrière solo en préparant un album qui pourra lui permettre de s’affirmer sur la scène musicale comme étant un artiste plein d’avenir sur qui les mélomanes peuvent compter.
En larguant ce tube, Jos Diena pourrait emboîter le pas à ses collègues Fally Ipupa, Ferré qui ont osé sortir leurs premiers tubes et ont réussi. Aujourd’hui, tout le monde savoure le succès de deux jeunes artistes.
Dans un autre registre, on parle de plus en plus de la sollicitation probable du chanteur auprès de Tshala Muana, patronne de l’orchestre Dynastie Mutuashi. Selon une source, le contact entre la « Reine de mutuashi » et Jos Diena serait avancé et dans les jours à venir les mélomanes seraient surpris de voir l’ancien musicien de Cultur’A Pays Vie chanter sur le même podium que la chanteuse Meje 30. Cette dernière qui a le vent en poupe pour s’être confirmée dans l’album « Sikila ». (cet opus a permis à la chanteuse de s’exploser et d’être adoptée par les mélomanes).
Mais cette piste semble ne pas convaincre les observateurs avertis. Quel sera l’apport de Jos Diena auprès de Tshala Muana lorsqu’on sait qu’actuellement le duo Meje 30 – Tshala marche très bien. L’avenir pourra nous renseigner. Toujours est-il que les jours de Jos Diena sont à compter dans Quartier latin. D.M.
NOUVEAUTE CHRETIENNE
Pichet Kinkela veut alerter les chrétiens sur le temps de Dieu
« La montre de Dieu ». C’est le titre du prochain album de l’artiste musicien chrétien Pichet Kinkela. Après l’opus « Schilo », cette nouveauté sortira sous le label de la maison Gospel Records de Philippe Lubasu. Avec une voix exceptionnelle et mélancolique, Pichet Kinkela veut alerter les chrétiens sur le temps de Dieu comme lui-même l’explique à travers sa chanson phare : « La montre de Dieu ». « Na pusani liboso na yo, na moni nionso ezali. Yo ozali Nzambe. Naponi montre ya Nzambe … ». Ce sont des phrases en lingala qu’on retrouvera dans le prochain opus de Pichet Kinkela.
A travers cet album, l’artiste démontre au peuple de Dieu que les signes du temps de la fin sont là et que c’est le moment d’abandonner le monde du péché. Au-delà de ce message capital du temps de la fin, Pichet Kinkela berce les chrétiens dans une adoration profonde qui aide ces derniers à être en contact permanent avec Dieu.
Avec huit titres, l’auteur de « La montre de Dieu » va de nouveau édifier le peuple de Dieu. La sortie de cet opus est prévue pour bientôt. D.M.
CWB : Ferré Gola et son groupe travaillent d’arrache-pied pour réussir leur concert
Ferré Gola donnera un grand concert au Centre Wallonie Bruxelles (CWB). Un milieu que l’artiste n’a pas l’habitude de fréquenter pour se produire. Afin de réussir cette production, l’auteur de « Qui est derrière toi » et son orchestre répètent intensément à l’espace qui les accueillera le 10 décembre prochain.
Dans un style pur de la rumba congolaise, Ferré surnommé « Jésus des nuances » entend donner un nouveau souffle à sa musique en l’enrichissant avec des apports de la chorale.
Outre sa voix qui sera mise en exergue le jour du spectacle du 10 décembre, l’auteur de « Sens interdit » proposera également au public quelques chorégraphies dignes de ce nom. Hier, jeudi 26 novembre, nous avons surpris ses musiciens au CWB en train de travailler certaines chorégraphies. D.M.
Théâtre: Tournée « Basali ya ba zoba », le premier spectacle confirmé le 5 décembre à Ndjili
Kinshasa accueille du début du mois de décembre 2009 jusqu’au mois de juin 2010, la tournée intercommunale de la comédie musicale « Basali ya ba zoba ». Le premier spectacle est confirmé à Ndjili, le 5 décembre prochain, par les organisateurs. C’est la place « Sainte Thérèse » qui est choisie pour accueillir les comédiens et musiciens qui participent dans ce spectacle.
Il sied de rappeler que ce spectacle est un projet de sensibilisation sur les mécanismes qui produisent les accusations de la sorcellerie auprès des enfants à Kinshasa. Les séances des répétitions du spectacle se déroulent dans une bonne ambiance à Ndjili au siège de la compagnie Théâtre kinois en mutation (K-Mu Théâtre).
Ce projet réunit trois compagnies, à savoir K-Mu Théâtre (RDC), Compagnie Dakar et Théâtre Embassy (Pays Bas). D.M.
V.Club : des supporters dénoncent la maffia autour des transferts !
L'Association sportive V.Club a repris, depuis la semaine dernière, ses séances d'entraînement au stade des Martyrs à la grande joie de la majorité de ses supporters. Une pléiade de joueurs recrutés attirent la curiosité et fait la joie des mêmes supporters. Ceux des véclubiens avisés ne dédaignent pas la présence de ces nouveaux talents venus renforcer l'ossature du club champion de l'Entente provinciale de football de Kinshasa (EpfKin) et médaillé de bronze du dernier championnat national organisé par le comité de gestion de la Ligue nationale de football (Linafoot). Seulement, ces véclubiens avisés ne sont pas d'accord avec la manière dont les joueurs sont recrutés au sein de leur team vert-noir.
En effet, aux dires de ces véclubiens, à chaque fin de saison sportive, ce club se retrouve sans entraîneur principal en fonction. Dès cet instant, certains " négriers des temps modernes " s'arrangent pour amener des joueurs aux dirigeants du club. Ils ne tiennent pas compte de la carence à tel ou tel poste au sein du club. L'essentiel pour eux, c'est de faire signer la licence à leur protégé et d'empocher la commission liée à ce recrutement. La conséquence de cette politique est que le club se retrouve pendant la saison avec une pléthore de joueurs à certains postes et carence à d'autres postes. Face à cette situation, l'entraîneur se retrouve dans l'embarras de choix et concocte son ossature avec les joueurs à sa portée.
Cette année aussi, le même phénomène se répète. L'actuel entraîneur principal de V.Club, Jeab Pierre Raoul Shungu, est buté à la même situation. Il se retrouve avec une pléthore d'athlètes qu'il n'a pas visionnés avant. Il est condamné à faire le tri de ces joueurs, poste par poste, afin de constituer son équipe-type en peu de temps. Car, il doit être opérationnel dans peu de temps. V.Club doit se préparer en conséquence pour affronter les différents fronts où il est engagé. Il s'agit du championnat de l'Entente provinciale de football de Kinshasa (EpfKin), de la 15ème édition du championnat national et la 7ème coupe de la confédération africaine de football.
Face à toutes ses échéances, l'entraîneur principal de V.Club, Jean-Pierre Raoul Shungu, n'a pas l'éternité devant lui, disent ces observateurs véclubiens. Et le public attend de lui des résultats positifs à très court terme, alors qu'au préalable, il n'a pas eu le temps matériel pour s'y préparer. Pendant que l'entraîneur cogite pour accomplir sa mission, les "négriers du temps modernes" se la coulent douce la vie, coupe de champagne en main avec l'argent des commissions encaissée. Pascal LIKANA.
ENTENTE URBAINE DE FOOTBALL DE KINSHASA-MALEBO
André-Guillaume Mukendi rempile pour son cinquième mandat
L'assemblée générale extraordinaire de l'Entente urbaine de football de Kinshasa-Malebo (EufKin-Malebo) de la fin de la saison sportive 2008-2009, coïncidant avec la fin de mandat des membres du Comité exécutif appartient désormais au passé. Mercredi 25 novembre 2009, les sociétaires de cette entité sportive se sont retrouvés en assemblée pour élire le nouveau comité exécutif pour un mandat de quatre ans. Sans surprise, André-Guillaume Mukendi Kabongo, le président sortant, a de nouveau été réélu à la tête de l'EufKin-Malebo. Cette réélection en forme de plébiscite maintient le président Mukendi Kabongo à la tête de cette entité sportive pour un nouveau mandat de quatre ans.
Après avoir rempilé quatre fois de suite à la tête de l'EufKin-Malebo, les sociétaires ne cessent de renouveller leur confiance à leur président, devenu "président-institution " de cette entité sportive et doyen de tous les dirigeants de la Ligue de football de Kinshasa (LifKin). Il peut l’être aussi pour toutes les entités de football de la RDC. Bien que ses méthodes de travail soient vraiment atypiques, les sociétaires ne cessent de lui renouveler leur confiance. A sa suite, le président a été reconduit avec son secrétaire exécutif Jean-Jacques Tshipamba qui rempile pour la troisième fois, le secrétaire exécutif adjoint, Salomon Kembi Takidiyala et la trésorière Maleleine Mengi Niezi.
Cependant, la reconduction de ces anciens n'a pas empêché l'entrée au comité exécutif de l'EufKin-Malebo de nouvelles figures. Des hommes en forme et à même d'apporter un nouveau souffle à cette entité sportive. Parmi ces nouveaux venus figurent Augustin Muzongo, Mme Mathilde Litudia, Colonel Emmanuel Lombe.
Voici le comité de l'EufKin-Malebo pour les quyatre années à venir : André-Guillaume Mukendi Kabongo (président élu, avec 74 voix sur 79) ; Casimir Kanvugbo Nzinga (1er vice-président) ; Jean-Jacques Tshipamba Mutela (secrétaire exécutif) ; Salomon Kembi Takidiyala (secrétaire exécutif adjoint) ; Mme Mathile Litudia et Emmanuel Lombe Bangwangu (membres). Pascal LIKANA
Que savoir de la maladie de Parkinson
Qu'est-ce que c'est ?
La maladie de Parkinson est une affection dégénérative, rare avant 45 ans, touchant 1,5 % de la population de plus de 65 ans, qui atteint autant les hommes que les femmes. La lésion fondamentale est la dégénérescence d'un certain type de neurones : les neurones dopaminergiques.
Ces neurones produisent de la dopamine, qui est une des substances neurotransmettrices du système nerveux. Elle intervient notamment au niveau de neurones responsables du contrôle des mouvements du corps. Il y a lors de la maladie de Parkinson un déficit en dopamine dans le cerveau et cela se manifeste par des troubles des mouvements.
Causes et facteurs
de risque
La cause de la maladie de Parkinson est inconnue. De très rares cas sont héréditaires, et dans ce cas ce sont des maladies de Parkinson survenant chez des sujets très jeunes. De même aucun facteur de risque n'est connu avec certitude, notamment aucun facteur alimentaire ou infectieux n'a été reconnu.
Les signes de
la maladie
Le début de la maladie est insidieux : réduction de l'activité, fatigabilité anormale, douleurs mal localisées, difficultés d'écriture, tremblement d'une main, raideur fluctuante, etc. Progressivement, les autres signes de la maladie vont apparaître ; ce sont principalement :
L'akinésie ("lenteur" des mouvements)
L'akinésie est définie par la rareté, la difficulté d'initiation, la lenteur du mouvement. Elle touche notamment la marche : le démarrage est difficile, parfois en piétinant sur place, puis avec de petits pas, les pieds "collés" au sol, les bras immobiles ne se balançant plus, le dos courbé en avant, le cou raide. Le démarrage est parfois paradoxalement facilité par la présence d'un obstacle devant le patient. Parfois, le blocage survient après le démarrage, le patient étant alors brutalement arrêté, tout-à-coup incapable d'avancer, les pieds collés au sol : c'est le phénomène d'enrayage cinétique. L'akinésie se remarque souvent précocement durant l'écriture, qui devient plus difficile et de taille réduite (on parle de micrographie). Le visage aussi est touché, avec des traits figés, peu expressifs, un regard fixe. La parole est rare, mal articulée, monotone. Tous les gestes sont rares et lents. L'akinésie est donc responsable d'une perte des mouvements automatiques, inconscients : le patient doit commander consciemment la plupart de ses mouvements, même ceux qui s'effectuent sans que l'on y pense en temps normal.
L'hypertonie (rigidité)
L'hypertonie est dite de type extrapyramidale. C'est une rigidité, une raideur des membres et de l'axe (le rachis), que l'on constate en mobilisant les articulations du patient, à qui l'on demande d'être le plus passif et le plus relâché possible. On observe alors une résistance involontaire à la mobilisation (par exemple la flexion-extension du poignet), résistance qui disparaît et réapparaît par à-coups successifs au cours du mouvement : c'est le phénomène dit de la roue dentée. Cette rigidité tend à fixer les membres dans la position qu'on leur impose.
Le tremblement
Le tremblement est fréquent. C'est un tremblement régulier, qui apparaît typiquement au repos, et disparaît lors des mouvements ; il est parfois présent lors du maintien d'une attitude (par exemple lorsque le patient maintient ses bras tendus devant lui). Il disparaît pendant le sommeil et augmente lors des émotions ou d' efforts de concentration comme le calcul mental. Au niveau des mains, il évoque un mouvement d'émiettement de pain entre les doigts. Il peut toucher le visage, avec un tremblement des lèvres ou du menton.
La diminution des réflexes de posture (troubles de l'équilibre), qui apparaît plus tardivement que les autres signes.
La diminution des réflexes de posture est responsable de troubles d'équilibre. Elle n'apparaît le plus souvent qu'après plusieurs années d'évolution. Elle est responsable de chutes typiquement en arrière, le patient perdant le réflexe de se "rattraper" s'il est déséquilibré.
D'autres troubles sont souvent associés lors de la maladie de Parkinson :
Des douleurs, souvent à type de crampes ou de fourmillements désagréables ;
- Des troubles digestifs (constipation) ou urinaires (urgences mictionnelles) ;
- Une hypotension orthostatique (baisse de la tension au moment où le patient se lève, responsable de vertiges voire de chutes) ;
- Des troubles du sommeil (insomnie, somnolence) ;
- Des sueurs, des bouffées de chaleur, une salivation excessive ;
- Les troubles psychiques sont assez fréquents durant la maladie : souvent à type de dépression, d'anxiété, parfois d'irritabilité ou d'idées de persécution. L' affaiblissement intellectuel est rare, et il doit faire évoquer d'autres diagnostics (cf autres syndromes parkinsoniens). Des hallucinations visuelles surviennent parfois, mais quasiment toujours après de nombreuses années d'évolution ou sous certains traitements, sinon là encore il faut évoquer d'autres diagnostics.
NB : un des signes recherchés fréquemment par le médecin est le réflexe naso-palpébral inépuisable : c'est la fermeture réflexe des yeux lorsque l'on percute (doucement) la racine du nez. Normalement, cette fermeture réflexe ne se produit plus après quelques percussions, alors qu'elle se reproduit quasi-indéfiniment lors de la maladie de Parkinson. (Attention : ce signe est évocateur de maladie de Parkinson, mais ne signifie absolument pas avec certitude que c'est le cas, il peut même se rencontrer chez des personnes en parfaite santé)
Examens et analyses complémentaires
Les examens complémentaires sont normaux dans la maladie de Parkinson, et aucun n'est indispensable. Cependant, on pratique le plus souvent un scanner cérébral ou une IRM, pour rechercher d'autres maladies (cf diagnostics à éliminer) ; les autres examens sont parfois pratiqués, si tous les signes de l'examen clinique ou l'évolution ne sont pas absolument typiques de maladie de Parkinson : ponction lombaire, électro-encéphalogramme, examens sanguins. Un électrocardiogramme permet de rechercher des contre-indications à certains traitements anti-parkinsoniens ; un bilan uro-dynamique est pratiqué s'il existe des troubles urinaires nets, afin de préciser le type de ces troubles et d'adapter au mieux leur traitement.
Evolution de
la maladie
La maladie de Parkinson est une maladie chronique, que les traitements permettent de largement améliorer mais pas de guérir. Initialement, les troubles sont généralement discrets, ne nécessitant pas toujours de traitement. Le début du traitement s'accompagne quasiment toujours d'une grande amélioration voire d'une disparition des signes de la maladie. Cette période de grande efficacité des médicaments, qu'on appelle parfois "lune de miel", dure le plus souvent plusieurs années. Après cette période plus ou moins prolongée, l'efficacité du traitement est moindre ; il faut alors augmenter les posologies des médicaments, ce qui expose à des effets indésirables ; de plus les réponses aux traitements se modifient et apparaissent des fluctuations (les troubles s'accentuent puis diminuent voire disparaissent plusieurs fois dans la journée), des mouvements anormaux à type de dyskinésies (mouvements rapides incontrôlés de certaines parties du corps), de dystonies (raideurs de certaines parties du corps), des périodes de blocage du corps : c'est le stade des complications motrices. L'augmentation des doses, l'augmentation de la fréquence des prises médicamenteuses, l'association de plusieurs médicaments voire d'autres traitements sont alors nécessaires.
Ne pas confondre avec...
On distingue la maladie de Parkinson des autres syndromes parkinsoniens, qui se manifestent par les mêmes symptômes (symptômes dits extrapyramidaux) mais qui n'ont pas la même cause ni la même évolution ; en particulier : la prise de neuroleptiques ou de certains autres médicaments ; les accidents vasculaires cérébraux (attaques cérébrales) répétés, dits "états lacunaires" ; d'autres maladies neurologiques dégénératives plus rares que la maladie de Parkinson (atrophies multi-systématisées, maladie des corps de Lewy diffus) ; l'hydrocéphalie (excès de liquide céphalo-rachidien dans le cerveau) ; les troubles du métabolisme du cuivre, du fer; certaines intoxications au manganèse, au cobalt, au mercure, à l'oxyde de carbone ; les traumatismes crâniens répétés (syndrome des boxeurs) ; certaines tumeurs cérébrales (très rare).
tiré de : Doctissimo
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