QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Billet

L’autre «vainqueur du Mondial»

Rideau sur la 19ème édition du mondial. Vainqueur logique du tournoi, l’Espagne ne boude pas son plaisir. La Roja peut enfin arborer une étoile sur son maillot. Le mondial sud-africain cache mal un autre champion : l’Afrique. Par le biais de l’Afrique du sud, le continent devait déjouer tous les pronostics catastrophistes quant à a sa capacité à organiser une compétition planétaire. Pari gagné.
De l’avis de nombre de spécialistes, Afrique du sud 2010 aura été un bon crû. Exit l’épouvantail sécuritaire brandi à l’excès par tous les professionnels de l’afro-pessimisme. Pas d’attentat, pas de massacre, pas d’enlèvement... sur le sol sud-africain durant toute la période de la compétition. Présentée comme le réceptacle du banditisme, l’Afrique du sud a donné au monde une tout autre image. L’hospitalité, la chaleur -même en plein hiver austral-et la joie de vivre authentiquement africaines a fait le reste. Même l’élimination précoce des Bafana Bafana n’a pas refroidi les Sud-africains. Les vuvuzelas ont continué à rythmer l’ambiance dans et autour des stades.
Côté infrastructures, même satisfecit. A mille lieues des clichés d’une Afrique moyenâgeuse, le pays de Mandela a surpris par la qualité de ses stades et de ses voies de communication. Pas de fausse note logistique susceptible de perturber la fête du football durant tout le mondial.
La nuit tombée sur cette édition du mondial, le plus important commence pour le continent: capitaliser ce succès en vue d’affronter avec le même état d’esprit le combat contre la pauvreté qui mine l’Afrique. A travers le mondial réussi, l’Afrique vient de se convaincre qu’elle peut relever n’importe quel défi à condition de faire preuve d’organisation, de détermination et d’unité. Ce que l’Afrique du sud a réalisé, l’ensemble du continent noir peut le faire. Il n’y a donc pas de fatalité pour l’Afrique à être à la traîne du monde.
Pour peu que les dirigeants africains nourrissent un rêve de grandeur sur fond d’une vision, le continent peut cesser d’être l’espace de toutes les misères. Pour peu que les leaders et l’élite africains pensent davantage à l’intérêt général qu’à leurs équations individuelles , le continent peut sortir- plus vite qu’on l’imagine-du cercle vicieux de la pauvreté pour le cycle vertueux de la croissance.
Si l’Afrique ne profite pas de l’effet mundial, la «victoire» en question risque de filer comme un météore.
José NAWEJ


Et voici Sange!


«Question à un franc symbolique : combien de Congolais autre que ceux du Kivu connaissaient Sange jusqu'il y a tout juste une semaine ? Fort peu sans doute. Cette bourgade nichée sur la plaine de la Ruzizi doit son renom subit à la tragédie survenue le 2 juillet dernier. Partant du principe selon lequel les trains qui partent à l'heure n'intéressent personne, les grands médias du Nord ont tôt fait de larguer leurs projecteurs sur Sange. A Kinshasa, les autorités et la presse se sont mobilisées. Le drame s'est universalisé et la cité qui vivait dans l'ombre d'Uvira a divorcé d'avec l'anonymat. La pauvreté de cette bourgade du Sud-Kivu n'est plus confidentielle.
Sange s'ajoute ainsi à la longue liste de ces localités et autres cités que les Congolais ne découvrent qu'à l'occasion des calamités ou des guerres. A la suite de deux guerres dites de l'Est, les Congolais ont une bien meilleure connaissance de leur pays que celle procurée par les cours de géographie ! En tout cas, nombre de compatriotes ont appris l'existence de quantité de villes, cités, localités à cause- on serait tenté de dire grâce à-des conflits. Muliro, Lemera, Kichanga, Kalehe, Minembwe, Ejimba...autant de cités révélées à la mémoire de Congolais à la suite des rébellions business qui ont écumé l'Est congolais. Pour crédibiliser les rebelles, toutes les localités conquises étaient présentées comme des villes. Ainsi Ejimba, authentique village africain en pays Songye était étiqueté ville. Et cette estampille a fait le tour du monde.
Tout récemment, l'aventure-éclair des Enyele a charrié quelques leçons, de géographie, d'histoire et même de sociologie sur la province de l'Equateur. Certes, Dongo était quelque peu connu. Mais la kyrielle de localités environnantes doivent leur visibilité à Udjani. Et même le conflit autour des étangs de poissons entre lobala et Boba a été mis au goût du jour à la suite de cet avatar d'insurrections guidées par le " tube digestif".
Retour sur Sange qui pleure encore ses morts. Nos morts. Sauf que le deuil n'est plus à huis clos. Sange a commencé d'exister. Ses malheurs, qui sont le lot commun de l'arrière-pays, sont immortalisés par les caméras. A la manière du maudit camion-citerne.
Dommage que depuis deux décennies, le pays profond se révèle au grand public essentiellement à la suite des catastrophes, naturelles ou d'origine humaine. José NAWEJ


PPTE : les conseils de François Muamba

«Considérons le point d’achèvement comme le point de départ». Ainsi parle François Muamba. Le chef de file de fait de l’opposition parlementaire réagissait ainsi à l’atteinte par la RDC du point d’achèvement de l’Initiative PPTE. Une manière pour le Secrétaire général du MLC d’attirer l’attention du gouvernement sur l’orthodoxie à observer en vue de donner un contenu concret au point d’achèvement.
Plus qu’un jeu des mots chez ce familier de la langue de Voltaire, le «point de départ» résume parfaitement les termes du nouveau défi à relever par Kinshasa. La Rdc devant, comme par le passé, dégager des ressources mais qui, cette fois-ci, seront orientées vers les secteurs sociaux, il serait donc risqué de se croire arrivé. On est plutôt au point de départ. La rigueur dans la gestion assortie d’une stricte affectation des ressources à la lutte contre la pauvreté est, plus que jamais, recommandée.
Qui se plaindrait de voir François Muamba assumer son rôle d’opposant républicain en prodiguant des conseils à l’Exécutif ! Qui s’en formaliserait lorsque le primum inter pares des députés de l’opposition fixe des balises pour le gouvernement? D’un point de vue technique, qui s’offusquerait d’entendre un ancien ministre du Budget des années transition sur le point d’achèvement dont la saga aura duré toute une décennie? Enfin, qui renierait à ce produit du très réputé Institut catholique des hautes études commerciales-ICHEC- des compétences pointues dans les questions économico-financières?
Un ancien Premier ministre congolais parlait avec beaucoup d’à propos de l’opposition comme d’une lampe témoin. Et lorsque, loin des chamailleries bien de chez nous, un ténor de l’opposition parlementaire y va de ses suggestions, la démocratie en sort renforcée. Car sous les tropiques, la démocratie est rarement comprise comme la moins mauvaise des formes de gouvernement ayant pour finalité le bien-être collectif. De ce point de vue, pouvoir et opposition sont en fait des partenaires dans la quête du bonheur de la société.
Normal donc que, sur des questions d’intérêt vital, les responsables politiques de tous les horizons se prononcent et fassent des propositions. Dans les pays de vieille tradition démocratique, il n’est pas inhabituel de voir le Chef de l’Etat ou le Premier ministre consulter tous les ténors de l’establishment politique sur des sujets majeurs . José NAWEJ


PPTE : ni le paradis, ni l’enfer

Entre les postures des dithyrambes des nihilistes et autres opposants par principe et les angélistes et autres opportunistes par nécessité, il y a place pour un débat responsable en rapport avec l'atteinte du point d'achèvement. D'abord, autant le dire tout de go: l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Ppte n'est pas la pire chose qui soit arrivée à la Rdc. Bien au contraire. Cette réduction de la dette n'est pas non plus ce bâton magique dont on rêverait pour mettre fin à la misère ambiante.
Inutile donc de faire la fine bouche: l'effacement de la majeure partie de la dette ne saurait être perçu comme une mauvaise nouvelle. Sinon à quoi aura servi tant d'années passées sous les fourches caudines des institutions de Bretton Woods si, à l'arrivée, il n'y avait pas l'ombre de réduction de la dette? Certes, le principe même de la dette extérieure des pays africains est sujet à controverse. Il est vrai que l'endettement de la Rdc n'a pas servi à développer le pays. Pour le Congo-Zaïre, cette masse d'argent a plutôt enrichi... les créanciers eux-mêmes et leur allié local que fut Mobutu et tout son clan.
Il est donc tentant de suivre les tenants de faire de cette dette table rase à l'instar de certains pays. Seulement pour peu qu'on soit réaliste, on réalise vite que cette posture maximaliste est difficilement tenable pour la Rdc. Les rapports de force politique, diplomatique, financière et même militaire ne plaidant pas pour cette option qui séduit par sa dimension populiste.
Pour autant, l'atteinte du point d'achèvement ne devrait pas donner à un enthousiasme angélique. D'abord, parce que l'ombre tutélaire du Fmi plane encore sur Kinshasa. La Rdc devrait, encore et toujours sous l'œil vigilant des institutions de Bretton Woods, orienter les ressources qu'il consacrait à la dette aux secteurs sociaux. En fait d'annulation, il s'agit d'une réaffectation du service de a dette. Tant mieux, si cette fois-ci cet argent va vers l'éducation, la santé...Et puis, toute l'ardoise n'est pas effacée. Il reste quelque deux à trois milliards de dollars à éponger. Enfin, un coup d'œil chez certains voisins ayant atteint le point d'achèvement montre que le lait et le miel ne sont pas toujours au rendez-vous.
Plus fondamentalement, on ne peut pas reprocher aux dirigeants congolais d'être en programme avec les institutions de Bretton Woods. On devrait plutôt inviter Kinshasa à avoir un plan alternatif cohérent de développement. Le Fmi pas plus que la Banque mondiale n'ont jamais développé un pays. Ces deux institutions n'y ont même pas vocation. Il appartient à la Rdc de s'inspirer des exemples d'autres nations qui ont mis l'accent sur la production intérieure de manière à créer une économie autocentrée.
José NAWEJ


La part de Muzito

Si l'échec est orphelin, le succès ne compte pqsde géniteurs, tant ils sont nombreux. L'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Ppte par la Rdc justifie cette sagesse populaire. Tout le monde revendique la victoire. Avant même que les institutions de Bretton Woods n'aient notifié officiellement Kinshasa, des forces politiques de la Majorité ont rivalisé d'imagination pour récupérer ce haut fait d'arme. Avant même que le Gouvernement congolais n'ait annoncé la bonne nouvelle, des ténors de la Majorité ont vite fait de brandir le trophée. Ironie de l'histoire : les plus critiques de l'action du gouvernement auront été les plus prompts à s'approprier le satisfecit du binôme Fmi-Bm. Soit. La nature est ainsi faite. Le principal étant le point d'achèvement.
Pour autant à tout seigneur, tout honneur, dit-on. L'admission de la Rdc à l'initiative Ppte est d'abord la victoire de deux hommes: Joseph Kabila et Adolphe Muzito. Le premier pour avoir tracé les grands axes de la politique gouvernementale et le second pour sa capacité à mettre en musique la symphonie présidentielle. En empruntant au registre architectural, on parlerait du maître d'ouvrage et du maître d'œuvre.
Homme au triomphe modeste-à l'instar du Raïs-Adolphe Muzito peut, pourtant, boire du petit lait. Il a toutes les raisons du monde de le faire. Un insuccès du gouvernement sur le front du point d'achèvement aurait été mis sur son dos.
Symétriquement, la paternité de la victoire de Washington revient au gouvernement Muzito. De fait, quand on aura tout oublié du passage d'Adolphe Muzito à la Primature ; quand on aura soldé tous les comptes de la mandature Palu à la tête du Gouvernement; quand on aura fini de diaboliser, humilier, jeter en pâture l'honneur de Muzito, il restera bien une chose : le point d'achèvement.
L'Histoire retiendra qu'un Premier ministre aura donné un contenu à tous les sacrifices endurés des décennies durant au nom de la rigueur imposée par le Fmi. Ce premier ministre que personne n'attendait ni ne voyait venir aura donc été l'un des rares à laisser des traces positives.
Patrice Lumumba était l'homme du mythe fondateur de l'indépendance, Moïse Tshombé, version 1964, était l'architecte de la normalisation et du pouvoir d'achat. Après, viendront les années Mobutu et la longue transition au courant desquelles des premiers ministres-à l'exception de Lunda Bululu avec le fameux pont sur la Makelele- ont promis, sans résultat à l'arrivée, monts et merveilles. Du Mpiodi dans l'assiette du plus démuni de Jean Nguz au sourire de Faustin Birindwa.

A moins d'un an de la fin de la législature, Adolphe Muzito aura achevé de mériter son rôle d'homme de mission. Dans l'ombre tutélaire du géant Gizenga, au cœur du dispositif gouvernemental mis en place par Kabila, Muzito, sans triomphalisme, aura déjà mérité et du Palu et de la Majorité.
José NAWEJ


Une success story à capitaliser

Pour Joseph Kabila, les festivités du cinquantenaire s'apparentent à une vraie success story. Kinshasa avait mis un point d'honneur de voir le Souverain belge rehausser de sa présence le jubilé d'or de l'indépendance. Pari gagné. Le Roi Albert II dont on disait qu'il allait faire un voyage-éclair aura séjourné à Kinshasa quatre jours durant. Tout un message. Outre le couple royal belge, la quasi totalité de chefs 'Etat de la région ont répondu à l'invitation du Raïs congolais. Le rwandais Kagame et l'ougandais Museveni ont enfin refoulé le sol kinois après plus d'une décennie de brouille avec la Rdc. Il n'y a pas meilleure illustration de la normalisation des rapports dans les grands lacs.
S'il a joué la carte de la paix, Joseph Kabila, émanation de l'armée, n'a pas oublié le dicton selon lequel "qui vis pacem, para bellum".Le défilé monstre sur le boulevard Triomphal a tourné en une démonstration de forces. Les hommes de troupes ont battu le pavé. Mais on a surtout relevé l'impressionnante armada qui a clos la partie militaire du défilé. Sans doute qu'au seuil de son cinquantenaire, la Rdc n'entend plus être ce ventre mou ou cet espace où tous les bellicistes en mal de convoitises pouvaient investir une partie du territoire sans le moindre souci.
A l'interne, le Raïs a aussi de quoi ne pas bouder son plaisir. Les très difficiles Kinois n'ont pas été indifférents au jubilé d'or du cinquantenaire. Certes, pour une fête nationale, on peut déplorer l'absence aux festivités de certains ténors de l'opposition républicaine. Mais, à en juger par la mobilisation et la ferveur populaire constatées aux abords du Triomphal et à l'occasion de l'accueil du couple royal belge, on peut affirmer que Kinshasa la boudeuse n'a pas boycotté le 30 juin. Il est vrai aussi que le volet infrastructures des cinq chantiers commence à être de plus en plus visible dans la capitale. Du reste, le Président a opportunément inauguré quelques réalisations à la veille du jour-j.
Et lorsque dans son message à la Nation, Joseph Kabila rend hommage notamment à Kasa-Vubu et Mobutu, il jette un pont entre son bloc nationaliste et l'autre vieille famille politique du pays. Un pan de frustrations historiques est tombé. D'autant que dans la foulée du Cinquantenaire, le président a inauguré le monument érigé en mémoire de Joseph Kasa-Vubu.
En un mot comme en mille, Joseph Kabila a réussi son coup. A charge maintenant à ses collaborateurs et aux autres institutions de capitaliser ce haut fait. Cela pose le sempiternel problème de suivi. Est-ce que la modernisation de Kinshasa va se poursuivre? Est-ce que l'autorité urbaine va rester en éveil ou retomber dans sa léthargie? Est-ce que le militaire ou le policier nouveau incarné par la nouvelle tenue va tuer définitivement le vieil homme d'hier ? Le nécessaire aggiornamento historique opéré par le Président en personne sera-il traduit en actes? Bref, est-ce que l'après cinquantenaire sera différent de l'avant jubilé d'or ? C'est à l'aune de cette interrogation que le monde entier jugera la Rdc. C'est aussi par la capacité du pouvoir rd-congolais à maintenir ou pas la dynamique du renouveau que la majorité silencieuse jugera la classe dirigeante lors de prochaines élections.
José NAWEJ


Chantiers: Et l'arrière-boutique?

C'est la dernière ligne droite pour l'horizon 30 juin. Dès ce lundi 28 juin, Kinshasa va commencer à accueillir ses hôtes de marque ou leurs missi dominici. A quelque cinq jours du jour j, les préparatifs s'accélèrent. Sur les différents chantiers, Chinois et Congolais travaillent de jour comme de nuit. Les boulevards du 30 juin et Triomphal se sont refaits une jeunesse. Des immeubles longeant certaines artères ont enfin reçu une couche de peinture. Gros pourvoyeur de la crasse qui infeste Kinshasa, le Grand marché pourrait être nettoyé. Peut-être au kärcher, pour paraphraser le Président français Sarkozy quand il parlait des banlieues. Bref, pour fêter les 50 ans d'indépendance, Kinshasa fait peau neuve.
Cette amorce de la modernisation de la capitale congolaise ne devrait, cependant, pas être une espèce de cache-misère. S'il faut se féliciter de ce qu'un pan de cinq chantiers commence à devenir une réalité à Kinshasa, il n'en demeure pas moins que les travaux en cours semblent dictés, pour l'essentiel, par les impératifs du cinquantenaire. C'est autour des axes liés, d'une façon ou d'une autre, aux festivités du jubilé d'or de l'indépendance que se concentrent les travaux. Même le réveil de l'autorité urbaine, d'ordinaire pas spécialement visible sur le front de la voirie, paraît s'expliquer davantage par l'enjeu du cinquantenaire que par l'obligation d'assainir la ville. Autrement, la salubrité publique ne devrait pas passer pour une campagne médiatique lancée à la veille du 30 juin.
De ce point de vue, le vrai test se passera après la commémoration du cinquantenaire. L'on verra bien si la reconstruction à marche forcée va se poursuivre. L'on sera curieux de voir la suite à donner à l'assainissement de la capitale. Car, ce pays est plein d'initiatives sans lendemain. Que d'opérations de salubrités publiques qui n'ont duré que l'espace d'un matin! De "Kin bopeto" à "kanga vagabond" en passant par "ramassage des sachets", autant de campagnes qui se sont vite muées en slogans creux.
De plus, pour importante qu'elle soit, la restauration de principales artères ne devrait pas voiler les urgences sociales quotidiennes de Kinshasa profond. Il s'agit, notamment, de l'eau, de l'électricité et du transport en commun. La réfection du prestigieux boulevard du 30 juin peut même paraître comme le cadet de soucis du Kinois du crû de la Tshangu qui n'a que faire de la plus belle avenue du pays.
Croisons les doigts pour que l'élan pris en prévision du cinquantenaire s'installe dans la durée et affecte aussi l'arrière-boutique que sont ces quartiers populeux où vivent les vrais gens. C'est à cette condition que les sceptiques de raison que sont devenus les Congolais se convaincront que, cette fois-ci, les pouvoirs publics ont intégré l'hymne national en prenant le plus bel élan.
José NAWEJ

EDITION N°3649 du MARDI 13 JUILLET 2010
A LA UNE
Exétat : la publication nocturne des résultats expose les finalistes
* Malgré le choix des télécommunications pour la diffusion de ces résultats, les élèves sont obligés de traîner jusqu’aux heures tardives, notamment dans les cyber-cafés, pour connaître leur sort
*Pendant ce temps, ils se livrent à toutes sortes d’activités peu recommandables

Et c'est parti pour la chasse aux résultats des épreuve de l’Examen d'Etat, ce fameux baccalauréat congolais. C'est, en effet, depuis lundi 12 juillet 2010 que le Ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnelle, Maker Mwangu Famba, a officiellement annoncé le lancement de la publication des résultats de l’Exétat pour l'année scolaire 2009-2010.

Comme l'année dernière, ces résultats tombent pratiquement en un temps record grâce au système informatisé, non seulement de formulation des items à choix multiples, mais aussi de la facilitation des corrections et de la publication des résultats par voie des télécommunications (Internet et Sms).
Jusqu'à hier en milieu de soirée, il s'observait, à travers la ville de Kinshasa, qui est la première concernée pour ces résultats, un véritable déferlement de la petite jeunesse à travers des bistrots, les cyber-café et autres lieux de rencontre de la ville, en quête des résultats. Comme l'année dernière, en effet, les résultats - du moins le gros - son " pompés " dans le réseau télécommunicationnel et sur la toile généralement en début de soirée. Et la précipitation des internautes provoque des embouteillages générateurs de la lenteur dans la connexion ou l'envoi des demandes-réceptions.
Le souvenir de la dernière édition a réveillé les parents comme un seul homme pour solliciter du ministère de de l’EPSP de s'organiser pour éviter de publier les résultats dans la soirée. L'année dernière, en effet, aussi bien les candidats heureux que malheureux s'étaient perdus dans des pratiques très peu recommandables, passant des nuits entières et même les matinées suivantes hors du toit parental. Plusieurs jeunes enivrés et devenus incontrôlables avaient été appréhendés par la police, tournant ainsi en ridicule les parents qui étaient obligés de les rechercher de poste de police en poste de police.
Par ailleurs, plusieurs candidats et parents de candidats vivant en provinces reviennent sur leurs inquiétudes de se voir obligés d'attendre des semaines entières pour connaître les résultats par la voie des télécommunications. La plupart des coins de la République ne disposant pas de réseau fiable, les habitants se plaignent de connaître des retards de la connaissance des résultats pour organiser les inscriptions des jeunes qui réussissent.
JEK

Liste des premiers lauréats des Exétats pour la ville de Kinshasa
Mlle Mayembe Grace du Collège St Raphael, 86 %

Mlle Bilonda Kasukulu Deborah, Collège St François De Salle, 86 %

Option Mathématiques-Physique:
M. Diasonama Diawampovesa, Complexe scolaire Cardinal Malula, 90 %

Kinshasa-Centre, Option Latin-Philo:
Mlle Umba Judith du Lycée Kabambare, 86 %

Mathématiques-Physique:
M. Kavula Banda Hervé, Collège St Théophile, 84 %

Kin Ouest, Option Latin-Philo:
M. Niyezi Mpolo de l'Institut St Jean-Baptiste, 86 %

M. Sondji Serge du Collège Boboto, 86 %

Mme Luyeye Makiese Deborah du Complexe scolaire Anuarite II, 86 %.

Option Mathématiques-Physique :
Trois élèves, tous du Collège Boboto, ont eu 78 %. Il s'agit de Matumona Lumingu Glody, Ilunga Tshimbalanga Pascal et
Biseyele Kayembe.


ENJEUX DE L'HEURE
Une nouvelle doctrine militaire de washington en Afrique

Donner une chance à Africom
Depuis pratiquement deux ans, le Commandement militaire unifié des Etats-Unis pour l'Afrique (Africom) est opérationnel. Voulu comme une espèce d'antithèse à la coopération militaire du temps de la guerre froide, Africom a vocation à combiner les actions militaire, diplomatique et citoyenne dans une logique d'interaction. Exit cette coopération clé en main à l'ancienne où les besoins et les attentes des pays assistés n'étaient pas toujours l'aîné des soucis. Exit aussi cette image d'une coopération militaire perçue par la population comme un soutien à des régimes même les moins démocratiques. Seulement, tels des chats échaudés, certains pans de l'opinion africaine émettent encore des réserves -le fameux doute méthodique vis-à-vis de cette coopération militaire new look. A charge des concepteurs et autres théoriciens de l'Africom d'intégrer toutes ces inquiétudes légitimes dans leur approche.
A ce sujet,un officier supérieur sénégalais ressasse, dans une tribune publiée dans le magazine ADF, toutes les pesanteurs sur Africom vues d'Afrique. Le Lieutenant-colonel El Hadj I Diene conclut tout de même sa réflexion en s'interrogeant et en interrogeant le continent tout entier avec beaucoup d'à propos: " L'Afrique a-t-elle vraiment les moyens de rejeter le commandement militaire des Etats-Unis pour l'Afrique sans même lui donner une chance ? ". Forum des As publie l'intégralité du point de vue de cet officier sénégalais.

Historiquement, l'engagement stra-tégique des États-Unis en Afrique est resté rninirnal. Depuis les attentats contre les ambassades au Kenya et en Tanzanie en 1998 et les attentats terroristes du 11 septembre, les États-Unis s'y sont impliqués bien davantage dans le do-maine militaire, intergou-vernemental, économique et humanitaire. Mais cet engagement, sous la forme du nouveau Commandement militaire des États-Unis d'Amérique pour l'Afrique, peine à se faire accepter par les dirigeants africains, les partenaires globaux, les organisations non gouvernementales et les orga-nismes régionaux et continentaux.
Pourquoi tant de doutes et de critiques ? Sont-elles justifiées ? Quel est vraiment le but de l'AFRICOM ? Pourquoi n'a-t-il pas été pleinement accepté par l'Afrique ? Quels sont ses avantages concrets pour l'Afrique ? Que devrait faire le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique pour atteindre sa pleine capacité dans l'intérêt commun des USA et de l'Afrique ?
Malgré divers défis, le Comman-dement militaire des États-Unis pour l'Afrique offre de réels avantages à l'Afrique, et il pourrait réussir si ses partenaires potentiels voient leurs objections légitimes traitées avec respect et si ces mêmes partenaires acceptent l'entreprise.
Les critiques de l'AFRICOM trouvent leur source dans le manque d'engagement des États-Unis sur le continent à travers l'histoire. La région fut ignorée et abandonnée aux puissances européennes durant la période coloniale. Après l'indépendance, les pays africains furent des pions sur l'échiquier global de la guerre froide, lorsque des dirigeants africains corrompus recevaient un soutien suspect en raison de leurs positions soi-disant " anti-communistes ". Pendant ce temps, les institutions financières multilatérales imposaient des changements draconiens aux économies et populations africaines. Après la guerre froide, la promesse d'un avenir meilleur pour l'Afrique s'effondra, surtout après les événements de Somalie en 1993.
Il faut rendre justice aux États-Unis et reconnaître que l'aide américaine a permis à des organisations régionales, telle la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, de résoudre des conflits locaux comme la guerre civile au Libéria. Mais il existe une réelle coupure entre l'attention portée par les USA à la menace du terrorisme international et les priorités bien différentes auxquelles sont confrontés de nombreux pays africains.
Le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique constitue un bon point de départ pour les USA, mais son établissement fut trop rapide. Il y eut moins de deux ans entre l'élabora- ! tion du projet en novembre 2006 et sa i réalisation en octobre 2008. D'amples présomptions et hypothèses en phase préparatoire ne firent qu'ouvrir la voie à d'autres problèmes.
D'une part, la collaboration inter-agences demeure limitée. Seul 6 % du personnel d'AFRICOM ne ressort pas du département de la Défense. Cela n'aide en rien à dissiper la crainte d'une militarisation de la politique étrangère américaine en Afrique, voire d'une recolonisation.
Une autre erreur fut le manque de consultation appropriée des dirigeants africains, des forces militaires, des populations, des partenaires globaux, des ONG et des organismes africains. À la source de cette erreur, la présomption par les USA que ces groupes voudraient suivre l'initiative américaine. Cette approche unilatérale a renforcé l'idée que l'AFRICOM est avant tout au service des intérêts stratégiques américains, les intérêts africains restant secondaires.
La froideur de l'accueil de l'UA et de pays importants, tels que l'Afrique du Sud et le Nigeria, est le résultat de ce manque de considération. La même attitude est visible parmi les ONG qui restent prudentes quant à l'AFRICOM. Face à ces inquiétudes, la réponse américaine fut inappropriée et inconsistante.
Une autre circonstance importante est l'émergence d'un nouveau type de gouvernement africain faisant preuve de finesse et d'un désir de défendre les intérêts africains à tous les niveaux : politique, militaire et civil. Il faut que le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique communique de façon plus claire pour mieux se faire entendre de ces dirigeants africains.
Le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique doit surmonter un legs historique, les conséquences de ses propres erreurs et des circonstances difficiles, mais il détient aussi de nombreux avantages pouvant l'aider à redresser la situation.
La structure unique d'engagements inter-agences et inter-ministériels propre au commandement est une source d'es-poir. Si le commandement adopte une approche holistique, sa crédibilité se verra multipliée car il aidera à lutter contre la faim, la pauvreté et la maladie, tout en défendant la liberté, la démocratie, la responsabilité, les droits de l'homme et le développement. On souhaite que des ressources suffisantes soient disponibles pour que le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique puisse s'adonner de façon efficace à la prévention plutôt qu'à l'intervention.
Le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique bénéficie d'une occasion unique de s'instruire auprès de ceux qui traitent des problèmes de l'Afrique depuis des années : universitaires, organisations non gouvernementales et, bien entendu, dirigeants africains. Il est indispensable d'étudier soigneusement l'engagement des anciennes puissances coloniales en Afrique. Il faut applaudir le Comman-dement militaire des États-Unis pour l'Afrique qui prend ouvertement l'initia-tive en matière d'interaction.
Le Commandement a patiemment commencé à engager la conversation avec tous ses partenaires. Échanger des idées, essayer de comprendre les pro-blèmes de l'Afrique du point de vue de ceux qui y vivent, écouter les solutions proposées et s'assurer de ne pas créer d'espérances irréalisables, tout cela lui est essentiel pour conquérir cœurs et esprits.
Les chances de réussite existent, mais le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique devra savoir les saisir de façon novatrice. Le Commandement doit améliorer les communications et relations avec tous ses partenaires, en particulier les gouvernants africains, pour que ses parte-naires aient voix au chapitre en matière de politique, doctrine, stratégie, planification, éducation et formation. Il devrait suivre la même démarche dans l'évaluation de tous les programmes existants afin de limiter le gaspillage et d'améliorer l'efficacité.
Le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique doit à la fois protéger et rendre plus fortes les populations au niveau individuel et communautaire. Cela peut permettre d'éviter des conflits en traitant - avant qu'il n'y ait problème- de questions politiques et sociales telles que migration, droits des femmes, conflits et conciliations, problèmes de santé et de sé-curité alimentaire, éducation et plus encore. Dans ce but, il est essentiel de promouvoir le contrôle civil des forces armées et de meilleures relations entre autorités civiles et militaires.
Bien sûr, le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique doit soutenir et renforcer la capacité des armées africaines fonctionnant dans le cadre d'un gouvernement responsable. Cet effort doit être durable, patient et persistent. Le Commandement doit devenir un élément clé du développement des forces africaines de maintien de la paix en coopération avec l'UA, les organismes régionaux et les pays africains qui le souhaitent.
Le Commandement a un rôle important à jouer dans l'amélioration de l'éducation et de la formation, du potentiel de planification stratégique, et du soutien logistique. Le Commandement doit aider les pays africains responsables à développer leurs propres capacités vitales. De même, le Commande-ment militaire des États-Unis pour l'Afrique a beaucoup à apporter aux opérations africaines de maintien de la paix, dans le domaine des renseignements et du partage d'informations ainsi que dans les technolo-gies de communication. Ces investissements pourraient signifier des gains significatifs.
Les pays africains sont confrontés à de nombreuse* difficultés, mais sont aussi riches en perspectives. Bien que ces pays figurent tout en bas des classements statis-tiques en matière d'économie, de pauvreté, d'éducation, de prolifération des maladies et de développement, leurs ressources sont considérables - cobalt, manganèse, or, platine, uranium, cacao, coltan et pétrole -et font la convoitise de nombreux acteurs mondiaux. Pour des raisons humaines et géopolitiques, l'Afrique vaut bien la peine qu'on fasse un effort.
Le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique se doit de répondre aux critiques légitimes en provenance des dirigeants africains, des partenaires globaux, des organisations non gouvernementales et des organismes régionaux et continentaux. Mais ceux qui font ces critiques doivent réfléchir aux possibilités de développement du continent dans l'isolation. L'Afrique a-t-elle vraiment les moyens de rejeter le Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique sans même lui donner une chance ?
Tiré de «adf» Forum Défense Afrique
* Le titre et le chapeau est de «Forum des As»

NATION
Retombées de la réunion parlementaire francophone de Dakar

La RDC choisie pour abriter la 37ème session de l'APF en 2011
La RDC va abriter en 2011 les travaux de la 37ème session parlementaire de la Francophonie. C'est du moins l'une des retombées obtenues par la délégation congolaise ayant pris part à ces assises de la 36ème de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie qui s'est tenue du 6 au 9 juillet 2010 à Dakar au Sénégal sur le thème : " 50 ans après les indépendances africaines, 10 ans après la déclaration de Bamako : Etat de la démocratie parlementaire dans l'espace francophone ". A ces assises, le Parlement congolais a été représenté par le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, qui était accompagné de quelques membres du bureau des deux chambres, ainsi que de quelques députés et sénateurs.
Ouvert par le Président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade, en présence du Secrétaire général de l'OIF, Abdou Diouf, cette session avait pour mission d'évaluer la situation de la démocratie parlementaire 50 ans après et la mise en œuvre de la déclaration de Bamako, 10 ans après.
A l'issue des travaux, Evariste Boshab n'a pas manqué d'exprimer sa satisfaction. " La RDC a obtenu deux avantages majeurs : celui d'obtenir la tenue de la 37ème session parlementaire à Kinshasa en 2011 suite à la catastrophe de Sange dans le Sud-Kivu. La Communauté francophone s'est mobilisée comme ce fut le cas pour Haïti. Et c'est suite à la résolution que nous avons présentée qu'on a décidé de choisir Kinshasa pour abriter ces assises. Il faut souligner que, non seulement on a observé une minute de silence, mais toute la communauté francophone a manifesté sa solidarité vis-à-vis de la population de Sange. En deuxième lieu, en juillet 2011, la 37ème session de l'APF sera organisée à Kinshasa ", a expliqué le président de l'Assemblée nationale de la RDC. Poursuivant ses propos, il a indiqué que " l'APF se tient dans un pays sans qu'on ait fait préalablement la situation des droits de l'homme. En 1973, a rappelé Evariste Boshab, le sommet de la Francophonie n'a pas pu se tenir à Kinshasa parce qu'on a estimé que les droits de l'homme en cette époque là laissaient à désirer. Le fait que la régionale se soit tenue au mois de mars à Kinshasa, toute la communauté francophone a jugé que la question sur le droit de l'homme a des avancées notoires en RDC. Ce qui est une victoire de la diplomatie parlementaire congolaise. C'est qui est un autre avantage pour notre pays. Parce que toute la communauté de la francophonie se retrouvera unie à Kinshasa pour débattre des problèmes communs. Le fait que l'on ait apprécié que les 50 ans après les indépendances, 10 ans après la déclaration de Bamako, le Congo a fait la pas de géant en matière de droit de l'homme. C'est un hommage rendu à notre pays ", a souligné le président de la chambre basse congolaise. Dorian KISIMBA

Lutte contre l'impunité des violences sexuelles
Le Gouvernement se bat pour un traitement rapide des dossiers de victimes

Le séminaire sur la lutte contre l'impunité des violences sexuelles, tenu du 08 au 9 juillet dernier à Kinshasa, s'est clôturé avec plusieurs recommandations. Plusieurs recommndations ont été formulées, à savoir : la vulgarisation des lois de 2006, la prise en charge totale de l'expertise du médecin légiste et psychologue, l'amélioration des conditions de travail du personnel judiciaire, la création d'un fonds spécial d'intervention pour l'assistance juridique et judiciaire des victimes, la célérité dans le traitement des dossiers des victimes, l'exigence de la gratuité de la justice devant les OPJ et les magistrats et l'implantation des tribunaux de paix sur toute l'étendue de la RDC pour rapprocher la justice des justiciables.
Cette rencontre vise à améliorer les stratégies et la politique de lutte contre l'impunité en matière des violences sexuelles dans le fonctionnement de la machine pénale. Raison pour laquelle le gouvernement s'est armé d'un arsenal juridique pour réprimer les infractions et les inerties qui empêchent la justice de faire son travail.
Ce séminaire a sensibilisé 60 agents et fonctionnaires du ministère de la justice sur les différentes lois rfelatives aux violences sexuelles pour leur permettre de relever les mécanismes d'accompagnement des personnes vivant avec le VIH/Sida (PVV) et le concept genre.
Dans le souci d'éradiquer les violences faites aux femmes et aux enfants, des lois efficaces ont été mises en place à travers différents textes de lois, notamment les lois n°26/018 et 019 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant, respectivement le Code pénal de procédure pénale congolais, la loi 09/001 du 10 janvier portant protection des personnes avec le VIH.
En outre, la justice met l'accent sur l'application effective des lois précitées et sur l'amélioration de l'accès des victimes à la justice. Ce séminaire a aussi fait état du programme de travail pour le renforcement d'instruments de lutte contre les violences sexuelles. Le secrétaire général à la justice, Sylvain Dikango, a indiqué que ce séminaire tant attendu offre l'opportunité de rappeler à l'opinion que depuis toujours, l'histoire des hommes est émaillée d'événements visant à établir l'équilibre social en supprimant les injustices et les inégalités sociales.
A l'en croire, c'est dans ce cadre que le gouvernement, à travers le ministère de la Justice et Droits humains, canalise les efforts vers l'intégration de la lutte contre l'impunité de toutes les formes de violences sexuelles dans les politiques et les programmes du développement sur toute l'étendue de la RDC. Il a aussi saisi cette opportunité pour rappeler que les objectifs du millénaire pour le développement sont étroitement liés aux avancées obtenues dans l'effectivité du rôle déterminant de la femme dans la communauté. Ce séminaire a été organisé avec la bénédiction du PNUD. Simard Simon TSOUMBOU

GRACE A L'APPUI DES ONG ESPAGNOLES
Les directeurs d'école de Kinshasa en formation au Centre CEFA de Mont-Ngafula

Une centaine de directrices et directeurs d'établissements scolaires de Kinshasa participent depuis ce lundi 12 juillet à un séminaire au Centre de formation et d'appui sanitaire de Mont-Ngafula. Placées sous le patronage du ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), ces séances bénéficient du concours de l'Agence espagnole de coopération internationale ainsi que de quelques ONG espagnoles actives dans le secteur de l'éducation.
Dans une salle pleine comme un œuf, les chefs d'établissements scolaires ont fait montre de leur détermination à suivre les différents cours destinés à améliorer leur rendement pour améliorer la qualité de l'enseignement dans leurs écoles. Au nom du ministre de tutelle empêché, le secrétaire général à l'EPSP, M. Lufunisabo Bundoki, les a exhortés à être disponibles, sérieux et très assidus pendant les quatre jours de cette formation qui contribue à l'un des principaux chantiers de la République : l'éducation.
Le but de ce séminaire, commente le secrétaire général de l'EPSP, est de former nos éducateurs, ceux qui sont chargés d'administrer nos écoles, afin d'améliorer la formation de nos élèves. Cet objectif nous tient à cœur puisqu'aujourd'hui, l'enseignement constitue un atout majeur pour le redressement du niveau d'instruction des Congolais en cette phase de reconstruction nationale. Or, on ne peut pas contribuer à ce redressement sans prendre des dispositions conséquentes. Comme on aura à s'en rendre compte, l'enseignement de qualité passe par une bonne gestion des écoles".

Après la théorie, la pratique
Saisissant la balle au bond, le professeur Maria Idoya Zorroza, Secrétaire générale de la Fondacion Profesionales Solidarios de Navarre (Espagne), a révélé que son institution n'est pas à sa première initiative en RDC. "C'est le deuxième séminaire du genre que nous organisons à Kinshasa après la formation, en juillet 2009, des directeurs d'écoles de la capitale, précise-t-elle. Cette formation était essentiellement théorique, l'actuelle est beaucoup plus pratique".
"L'année passée, poursuit Maria Idoya, nous avons appris aux chefs d'établissements scolaires comment organiser leurs cours et élaborer des projets pour leurs institutions, que faire pour assurer un fonctionnement normal de leurs écoles, et ce qu'il faut pour leur propre formation. Sur base de ces notions, 64 directeurs d'écoles de Kinshasa ont envoyé leurs projets auprès des experts de Navarre qui ont étudié à fond le contenu pour pouvoir élaborer des cours beaucoup plus approfondis et adaptés aux réalités de la RDC. C'est ce travail de qualité, mené avec beaucoup de patience, qui sera mis à la disposition des participants de ce deuxième séminaire".
"Nous sommes contents de voir le ministère congolais de l'EPSP mener lui-même ce projet à fond, relaye pour sa part Juan Kindelan Rosales, le directeur général de la Fundacion Promocion Social de la Cultura, une autre ONG espagnole qui appuie ce séminaire. Notre contribution est de donner à la RDC un enseignement de qualité supérieure pour assurer son développement. Outre les directeurs d'écoles, nous voulons élargir ce cycle de formations aux enseignants en vue d'améliorer le niveau d'instruction des élèves congolais, bénéficiaires directs du projet".

20 ans d'expérience en matière éducative
Pourquoi avoir choisi la RDC en ce moment pour mener leurs actions ? Juan Kindelan Rosales ne va pas par quatre chemins : "La fondation que je dirige a 20 ans d'expérience en matière d'éducation. Elle mène ses activités en Amérique latine et dans le Sud-est asiatique. Il y a à peine six ans que nous avons commencé à œuvrer en Afrique, et particulièrement en RDC. Depuis cinq ans, nous travaillons avec les organisations religieuses de ce pays qui opèrent dans le secteur éducatif. Et c'est seulement depuis deux ans que nous collaborons avec le ministère de l'EPSP pour lui donner une impulsion dans son domaine".
Le directeur général de la Fundacion Promocion Social de la Cultura assure, à ce propos, avoir signé un contrat avec l'Agence espagnole de coopération internationale pour continuer à mener ces activités en RDC pendant quatre ans. Les actions à déployer vont essentiellement se focaliser sur la construction des infrastructures scolaires et l'amélioration de la qualité de l'enseignement.
"La vraie richesse du Congo se trouve dans l'éducation, dans la tête des enfants, avenir de la nation, et non seulement dans le sous-sol", a conclu tout en souriant le premier secrétaire de l'ambassade d'Espagne en RDC, E. Criado. Se plongeant déjà dans la perspective du prochain cinquantenaire, le représentant du pays fraichement sacré champion du monde de football souhaite voir les acteurs congolais peser de tout leur poids pour mieux préparer la jeunesse, espoir du Congo de demain. Yves KALIKAT


Un délai de 3 jours accordé aux occupants anarchiques du domaine présidentiel de la N’Sele pour vider le site
Les constructions anarchiques érigées dans l'enceinte du parc présidentiel de la N’Sele à l'Est de la ville de Kinshasa seront détruites un délai de 3 jours a été imparti aux occupants de ce site à partir de la rivière Lingundu jusqu'à la Cité agro-industrielle.
Selon le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, qui a annoncé cette mesure après la réunion de la commission permanente interministérielle Affaires foncières, Urbanisme et Habitat et ITPR, les envahisseurs de ce site ont 72 heures pour prendre toutes les dispositions nécessaires pour l'évacuer. Au cas contraire, ils subiront la force de la loi.
Les occupants de ce site ont violé l'ordonnance présidentielle de 1983 portant création de ce parc , a expliqué le Gouverneur, n'est pas encore abrogée. Donc, les bourgmestres, les chefs coutumiers ainsi que les anciens ministres des Affaires foncières qui ont créé des lotissements dans ce site abritant le parc présidentiel, l'ont fait en marge de la loi. Dans le cas précis, indique-t-on, les constructeurs anarchiques comme les acquéreurs de bonne foi des parcelles de terre ou autre concession sur l'étendue de ce parc se trouvent dans l'illégalité.
C'est dans ce contexte, a dit André Kimbuta, que le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba, sur proposition de la commission, a pris des arrêtés rapportant ceux de ses prédécesseurs créant des lotissements au sein du parc. De même, le ministre des Affaires foncières a instruit le responsable de la Circonscription foncière de N’Sele - Maluku d'annuler tous les titres de propriété accordés à cette fin.
Le gouverneur de la ville a profité de l'occasion pour louer l'initiative de Maj Kisimba pour la mise en place de cette commission dans laquelle siègent les experts de l'Hôtel de ville de Kinshasa et dont le but est de sécuriser le patrimoine de l'Etat et les biens de la population. «La démarche de Maj Kisimba consiste également à prévenir et décourager ceux qui s'entêtent dans des constructions anarchiques sur des lieux qui ne répondent pas aux normes urbanistiques et qui bloquent l'élan des travaux de la reconstruction nationale notamment dans la ville de Kinshasa. C'est dans ce sens que les bulldozers de l'Hôtel de ville de Kinshasa marcheront sur les constructions érigées dans le site de la station terrienne par satellite de N’Sele où les premières destructions n'ont pas convaincu les occupants qui, pour défier l'Etat, ont repris de nouvelles constructions», a indiqué le gouverneur de la ville de Kinshasa.
La réunion de ce lundi à laquelle ont pris part les ministres des Affaires foncières, de l'Urbanisme et Habitat, du gouverneur André Kimbuta ainsi que des experts de ces ministères ainsi que de l'Institut congolais de la conservation de la nature, consistait à faire le suivi du travail déjà réalisé sur le terrain. Les constructions érigées sur les voies publiques et sur les emprises des avenues sont les cibles de cette commission qui devient permanente. Elle sera bientôt sanctionnée par des arrêtés interministériels. FDA

SOCIETE
Vulgarisation de la loi protégeant l'enfant congolais

Tournée réussie de la comédie musicale " Basali ya bazoba "
La comédie musicale sur la loi portant protection de l'enfant " Basali ya bazoba " a récolté un grand succès à Kinshasa. Entre le 1er décembre 2009 et le 8 juillet 2010, " Basali ya bazoba " a réalisé 100 spectacles dans les lieux publics, pour 100.000 spectateurs. Le mercredi 7 juillet 2010 dernier, cette comédie musicale avait officiellement clôturé sa tournée en jouant son 100ème spectacle et pour une dans la salle du Centre culturel congolais " Le zoo ".

Guide Kleene, metteur en scène et chef du projet " Basali ya bazoba " s'est dit honoré de relever le défi en rendant possible le projet en collaboration avec ses amis et ses partenaires, comme la Compagnie de Théâtre KMU et l'asbl Oser la vie.
" Nous avons terminé le plus grand projet théâtral jamais produit dans la capitale congolaise : 100 spectacles, deux fois par jour, dans les endroits reculés de Kinshasa. On a joué à côté du rail à Masina, à Kisenso, dans les grandes avenues à Makala, Bumbu et Ngiri-Ngiri, Victoire, Kintambo, Bandal, Ndjili devant les marchés de Mbanza Lemba, de Maluku, de l'UPN, de Camp Luka, … ", restitue l'initiateur du projet " Basali ya bazoba " à la presse.
Pour Guido Kleene, chacune de ces productions a rassemblé en moyenne plus de 1000 spectateurs qui ont réagi favorablement au message véhiculé par des artistes professionnels qui jouent cette comédie musicale.
" Le public a eu droit à un théâtre de sensibilisation de bonne facture artistique et de haut niveau professionnel ", avoue le metteur en scène.
Guido Kleene espère toutefois que la tournée de "Basali ya bazoba " restera un point de référence, du point de vue quantité, professionnalisme artistique, organisationnelle et budgétaire car pour lui, avoir une vision lointaine implique une gestion rigoureuse et harmonieuse des finances.
" Le théâtre de sensibilisation n'est pas seulement un moyen de communication, d'autant plus que, l'efficacité du théâtre grandit avec la qualité de ce qu'on présente ", a-t-il renchérir.

La loi sur la protection de l'enfant
Depuis janvier 2009, une loi a été votée au parlement et promulgué par le Président de la République qui interdit l'accusation des enfants de sorcellerie. Cependant l'article 160 a retenu l'attention du projet " Basali ya bazoba.» En cas d'accusation de sorcellerie à l'égard d'un enfant, l'auteur est puni de 1 à 3 ans de servitude pénale principale et d'une amende de 200.000 à 1.000.000 Francs congolais.

Un spectacle sur le phénomène " enfants dits sorciers "
Le projet " Basali ya bazoba " est un spectacle de théâtre et de musique sur le phénomène " enfants dits sorciers " à Kinshasa. Il a pour objectif d'informer le public sur les mécanismes qui produisent les accusations de la sorcellerie auprès des enfants. Le but est de sensibiliser la société congolaise sur le fait que l'enfant doit être perçu comme une valeur à conserver et non comme un porte malheur, pire encore comme un responsable de toutes sortes de malheurs et autres maux qui rongent la société congolaise.
Le projet a été initié par la Compagnie Dakar du Pays-Bas et K-MU Théâtre de la RDC en coproduction avec le Théâtre Ambassy du Pays-Bas.

Distribution
La mise en scène du spectacle " Basali ya bazoba " a été assurée pâr Guido Kleene assité par Toto Kisaku. Avec comme comédiens : Toto Kisaku, Fabrice Bwabulamutima, Pasco Losanganya et Christian Bena. Et comme musiciens Larousse Marciano, Olga Tshiyuka, Cojack Kossakamwe, Toussaint Kimbembi, …
Un CD/DVD promo des chansons du spectacle " Basali ya bazoba " a été produit pour élargir la connaissance du public sur la problématique lié au phénomène " Enfant dit sorcier " à Kinshasa. Dieumerci MAYAMBI


*L'électricité en voie d'être rétablie sur l'avenue Kimpese, à Yolo-Nord
C'est depuis près de cinq ans que la population habitant sur l'avenue Kimpese, au quartier Yolo-Nord, dans la commune de Kalamu, était privée d'électricité.
Mais, voilà que grâce à un élu du district de la Funa, le câble qui faisait défaut a enfin été acheté. C'est samedi dernier que les jeunes de cette avenue ont reçu, des mains de leur bienfaiteur, le câble en question qu'ils ont, par la suite, transmis aux agents de la SNEL chargés de rétablir l'électricité.
Les travaux sont déjà en cours pour remplacer le câble défectueux, parce que calciné depuis plusieurs années, en vue de rétablir le courant électrique sur l'avenue Kimpese où la population se réjouit de l'acte posé par un des élus du district de la Funa.

Betty SHAMY / Stagiaire de l'IFGC

*Un voleur emporte un sac contenant 300 USD à Selembao
Il était 9h30, le lundi 12 juillet dernier, lorsqu'un voleur a emporté le sac d'une femme à l'arrêt de bus situé à l'entrée du marché municipal de la commune de Selembao. Son forfait accompli, le voleur a disparu sans laisser des traces.
Ne sachant que faire, la femme s'est rendue au bureau de la police le plus proche, un sous-commissariat, pour déposer une plainte cont
re inconnue. C'est là qu'elle révélera que son sac contenait deux téléphones portables, ses pièces d'identité et la somme de 300 USD avec laquelle elle s'apprêtait à faire quelques achats. Rosmy MAZONZA / Stagiaire de l'IFGC


Sortie officielle de l'association LIYOTA LISANGANO
La Communauté Ikela en quête de son identité
Les ressortissants de la Communauté Ikela du territoire de Lomela (Kasaï Occidenrtal) résident à Kinshasa a organisé dimanche 11 juillet dernier, une journée de réflexion sur leur destinée. Cette journée a servi également à la sortie officielle de l'Association Liyota Lisangano de la même communauté.
Selon le président du Comité d'organisation de Liyota Lisangano, Jean Bedel Iyoka Otangela-N'Kum, c'est pour la première fois que la communauté Ikela et alliés s'organise autour d'une grande idée de cohabitation pacifique et de promotion historique et culturelle. Le statut de cette association est notarié à la direction de chancellerie et contentieux du ministère de la Justice.
D'après le président du comité d'organisation de cette journée de réflexion, ils se sont réunis dans le désir de vivre comme les autres peuples du monde, tout en préservant leurs coutumes et leur culture. Désormais tout fils et toute fille Ikela, devra s'exprimer librement en apportant sa contribution à unité et à la solidarité. A entendre le président de l'Association, les membres de la communauté Ikela, à Kinshasa, dans l'arrière pays ou partout dans le monde, pourront conduire leur destinée aux côtés des autres tribus.
Liyota Lisangano est un cadre d'affection des Ikela de Lomela. Cette association reste en permanence ouverte à tous les frères et sœurs de cinq autres secteurs qui composent le territoire de Lomela désireux de leurs accompagner dans la les de l'unité, de l'entraide et de la promotion culturelle. Car, l'on ne peut parler du secteur des Bokela à Lomela qu'en raison de sa coexistence obligée et de ses alliances traditionnelles avec les Djonga, les deux Bahamba, les Batetela et les Bakutshu.
Pour le n°1 de Liyota Lisangano, Lomela se trouvant lui-même aux côtés de Katako, de Kole, de Lodja, de Lubefu et de Lusambo, doit être en paix avec ses voisins pour l'unité du Sankuru. D'où, il a saisi cette opportunité pour lancer un appel à toutes les personnes désireuses de soutenir leur démarche à considérer cette association comme une propriété commune en l'entretenant en vue de sa sauvegarde.
Créée le 30 juin 2009, l'Asbl Liyota Lisangano est une association à vocation essentiellement socioculturelle. Entre-temps, bon nombre d’observateurs s'interrogent, qui est donc Mukela, c'est un " Batondolo" qui est un Mukela de souche. Mais il y a aussi les enfants venant des mariages avec les autres tribus qui ont également le droit d'être admis dans la communauté et les Bakela par affiliation venus des autres contrées.
Simard Simon TSOUMBOU

FORUM ECO

Ministère du Budget
Le projet d'édit-cadre sur la passation des marchés publics en provinces en cours de validation
Le Ministère central du Budget tient depuis hier à Kinshasa un atelier sur la validation du projet d'édit-cadre relatif à la passation des marchés publics en provinces et dans les entités territoriales décentralisées (ETD). Ces travaux, qui se clôturent ce mardi 13 juillet 2010, doivent permettre aux participants, qui sont essentiellement les délégués de toutes les provinces, de mieux appréhender le processus de réforme des marchés publics en cours, ses fondements et ses enjeux, de s'en approprier en vue de se préparer à élaborer, dans leurs provinces respectives, des édits basés sur des fondements identiques sur l'ensemble du pays.
Le ministre du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa Kuderwa, qui a donné ses indications à l'ouverture des travaux, a, par ailleurs, fait savoir que parmi les questions qui doivent être traitées, " il semble utile qu'une attention soit accordée à celles relatives à la détermination du champ et des modalités d'application de l'édit, ainsi qu'à celles se rapportant aux organes de gestion des projets, de passation, de contrôle, de régulation et d'approbation des marchés publics. Il s'agit aussi de savoir comment ils seront créés, organisés, comment ils vont fonctionner dans les provinces et les entités territoriales décentralisées. Des réponses claires et précises à ces préoccupations sont nécessaires ", a dit Ntahwa.

MOTIVATIONS ET PROCESSUS
Soulignant l'importance de cet atelier, le Ministre du Budget a fait savoir qu' "environ 60% des dépenses publiques passent par les marchés publics. Dès lors, la réforme des marchés publics constitue un axe essentiel dans le processus d'amélioration de l'efficacité des finances publiques (…) et de la production des services publics de meilleure qualité à des coûts économiquement avantageux. "
Les travaux qui se sont ouverts hier entrent en droite ligne du programme global de la réforme des marchés publics en RDC. Engagé depuis 2002, il a connu, en 2003, un examen approfondi du système en cours. Il s'en est dégagé que ce système "ne correspondait pas aux standards internationaux en matière d'égalité d'accès à la commande publique, d'équité dans le traitement des candidats, et de transparence des procédures de passation des marchés publics. ", a relevé le ministre du Budget.
C'est pour inverser cette tendance qu'il sera alors élaboré un plan d'action visant à améliorer ce système à travers une réforme du cadre juridique, réglementaire et institutionnel ainsi que du cadre professionnel. La Commission de réforme des marchés publiques (COREMAP) mise en place à la suite de ces constats a, ensuite, élaboré des projets de textes de base de cette réforme, notamment la loi régissant les marchés publics (promulguée le 27 avril) ainsi que les décrets créant l'Autorité de régulation des marchés publics et la Direction générale de contrôle des marchés publics.

ORGANISATION DU SYSTÈME DES MARCHES PUBLICS
Le Ministre du budget a rappelé que la loi sur les marchés publics " fixe les règles régissant la passation, l'exécution, le contrôle ainsi que le contentieux des marchés de travaux, de fournitures, de services et de prestations intellectuelles passés par l'Etat, les provinces et les ETD, les entreprises d'Etat et les établissements publics. Elle dispose, par ailleurs, que des édits provinciaux organisent les dispositions spécifiques relatives aux marchés et délégations des services publics passés par les provinces et les ETD."
Pour la journée de lundi 12 juillet, les participants ont suivi un long exposé sur l'historique de la réforme du système de passation des marchés publics et en ont débattu. Ce mardi, il va leur être présenté le projet d'édit-cadre proprement dit pour débat et validation.
Jonas Eugène KOTA


FORUM ECO
La RDC s'achemine vers une politique commerciale
Au lendemain de la réduction de sa dette publique, la RDC doit s'engager résolument vers le futur. Dès lors, une série de questions se posent, notamment : quelles devront être les priorités ? Quels sont les avantages comparatifs de la RDC et comment les exploiter ? Quelle devra être la stratégie d'intégration régionale ? L'étude diagnostique sur l'intégration du commerce qui est au centre des discussions entre les représentants des entreprises, les cadres et conseillers du Gouvernement et les partenaires au développement constituent un premier pas vers la réponse. L'atelier de validation de l'étude diagnostique d'intégration du commerce qui se tient du 12 au 13 juillet 2010 aura à faire des recommandations prioritaires en vue de formuler une politique commerciale en RDC.

Hier, à l'ouverture des travaux, les différentes personnalités ont reconnu que le commerce est le moteur central de développement économique et social. C'est dans cette optique que le ministre du Commerce a souligné que l'atelier du Memling " est une occasion propice pour la RDC de se doter d'une politique commerciale, efficace et réaliste, respectueuse des normes de l'environnement économique international, qui lui permette d'entamer un décollage économique susceptible d'éradiquer la pauvreté grâce à une croissance économique saine et durable, au profit de toutes les couches de la population". L'atelier devra permettre de cerner les contraintes inhérentes au secteur du commerce en RDC ainsi que la mise sur pied d'une politique et des stratégies pour son développement harmonieux.
Le ministre du Commerce, Bernard Biando, a noté que l'Etude diagnostique sur l'intégration du commerce (EDIC) commandée par son ministre avait établi une évaluation de la compétitivité de l'ensemble de l'économie du pays en identifiant les secteurs ayant le plus grand potentiel en matière d'exportation. A cette occasion, elle a dégagé une série des contraintes constituant des entraves et des pesanteurs au développement du commerce. Il s'agit, entre autres, de l'absence d'un cadre juridique et commercial adéquat, le processus long pour le dédouanement, les coûts très élevés qui alourdissent les prix de revient des marchandises et la multiplicité des services pirates aux frontières. Il ressort de cette étude que la facilitation du commerce doit passer, notamment, de la simplicité des procédures fiscales et administratives, et la restructuration des opérateurs étatiques.
Pour obtenir une croissance économique durable et un progrès social, a fait savoir l'Ambassadeur de l'Union européenne, Richard Zink, la RDC doit avant tout attirer des investissements privés. " Il faut un secteur privé qui joue un rôle naturel de moteur du développement". A cet effet, le gouvernement doit mettre en place des conditions favorables à l'émergence du secteur privé, à savoir : assurer la sécurité juridique, renforcer la transparence et la bonne gestion des finances publiques, améliorer le climat des investissements et des affaires et simplifier le système fiscal.
Richard Zink a saisi cette occasion pour annoncer le lancement par l'Europe d'un programme d'aide au commerce dont le montant équivaudra à 16 millions d'euros.
La directrice des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, Mme Françoise Marie-Nelly, a fait allusion à une étude sur le potentiel des économies africaines publiée il y a quelques semaines par un institut de recherche indépendant, le MC Kinsey Institute. Cette étude montre que l'Afrique a été la 3ème région du monde en termes de croissance (4,9%) entre 2000 et 2008, après l'Asie (8,3%) et le Moyen Orient (5,2%). L'étude montre que le potentiel de croissance de l'Afrique est en très solide croissance.
àde l'étude de MC Kinsey, plusieurs rapports diagnostics de la Banque mondiale, du PNUD et de l'OMC, confirment qu'une grande partie de l'augmentation de la croissance économique en Afrique observée dans les années 2000 s'explique par une accélération de l'intégration commerciale des pays africains dans le commerce international. D'où, souligne la directrice des opérations, " l'examen des conclusions de l'étude amène à se pencher sur la simplification du régime douanier, sur l'amélioration des procédures administratives et la clarification des rôles des principaux acteurs ".
Mme Marie Françoise Marie-Nelly est convaincue que le choix d'une politique commerciale rénovée et l'amélioration de la facilitation de commerce peuvent créer les conditions pour soutenir la croissance et améliorer le niveau de vie des populations.
Dina BUHAKE
NATION
Avec des vivres apportés par le ministre Kambere
Les victimes de Sange réconforté et assisté par le Gouvernement
Les victimes de Sange dans le Sud-Kivu ont fait l'objet d'une grande mobilisation des actions du Gouvernement de la République. Outre des assistances humanitaires, elles ont bénéficié des visites de réconfort moral de la part du Président de la République et des délégués de l'Exécutif central.
Ainsi des kits d'assistance composés de riz, de haricots, de la farine de maïs, du sucre du lait, sel, des bidons d'huile et d'autres vivres ont été distribués à toutes les familles touchées par ce drame. A ces vivres qu’avait apporté le le ministre Ferdinand Kambere, il y a lieu d'ajouter des matelas, des savons, des tôles et des ustensiles comme les casseroles qui, en fait, ont complété la liste d'assistance humanitaire du Gouvernement de la République à ces compatriotes qui pleurent dans le Sud-Kivu.
Le ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Ferdinand Kambere a sillonné tous les centres hospitaliers où sont internées les personnes blessées. Partout, cette visite consistait non seulement à remettre des médicaments aux nécessiteux ou à réconforter les victimes mais encore à s'assurer de la qualité des soins administrés aux blessés transférés dans des centres hospitaliers mais aussi à assister les familles touchées. Pour ce dernier cas par exemple, le ministre des Affaires sociales a contribué à l'organisation des funérailles des compatriotes succombés dans les l'hôpitaux de Panzi et de Bukavu où ils étaient internés pour des soins appropriés.
A l'hôpital général de référence de la ville de Bukavu où sont internés des brulés de deuxième et troisième degré, le ministre Ferdinand Kambere a palpé du doigt les réalités de la situation. Il s'est rendu compte que les malades bénéficient des soins appropriés à tel point que nombreux d'entre eux ont commencé à se remettre. A Panzi comme à l'hôpital général de référence de Bukavu ou dans la cité de Sange, le constat de Fernand Kambere est douloureux. C'est le cas de Panzi où les neuf malades restant sur les 16 transférés présentent encore des complications dûes à l'intoxication par gaz d'essence et des brûlures qui ont touché les victimes jusqu'au troisième degré. Pour le ministre, ces personnes présentent encore des faiblesses et leurs plaies saignent encore au point que d'énormes efforts restent à fournir au regard de la quantité des médicaments qu'il faut acheminer dans cette partie de la République.
Dorian KISIMBA

Tragédie de Sange
Van Rompuy présente ses condoléances aux Congolais
Herman Van ROMPUY, Président du Conseil européen, exprime ses condoléances aux familles des victimes de l'incendie survenu dans la cité de sange, au Sud-Kivu en RD Congo
C'est avec émotion que j'apprends la nouvelle de la mort de nombreux Congolais suite à l'incendie provoqué par l'explosion d'un camion-citerne à Sange, dans la province du Sud-Kivu.
Cet accident mortel qui survient juste après les festivités du cinquantenaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo plonge le pays soudainement dans un deuil profond. Je présente mes sincères condoléances aux familles des victimes de cet accident dramatique et les assure de ma sympathie.
J'apporte mon soutien aux autorités congolaises et à l'ONU dans leurs efforts afin d'organiser au plus vite les secours pour les populations touchées.

Un Congolais promu secrétaire général assistant des Nations unies
M. Ndolamb Ngokwey de la République démocratique du Congo vient d'être nommé au grade de Secrétaire Général Assistant des Nations Unies et au poste de Représentant spécial adjoint de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies , et Représentant Résident du PNUD. C'est le Secrétaire général de l'ONU, M. BAN-KI-Moon, qui a annoncé dernièrement sa nomination.
Ngokwey est le premier congolais à atteindre ce grade au sein du Système des Nations Unies. Il fut aussi le premier africain à siéger dans la direction générale de l'UNICEF en qualité de directeur du Bureau du Conseil Exécutif, tout comme le premier africain à travailler comme coordonnateur des Nations Unies au Mozambique.

PARCOURS
Pr Ngokwey apporte à ce poste sa riche expérience dans le domaine du développement et de l'humanitaire, et en particulier sa connaissance des questions africaines. Avec vingt-cinq ans d' expériences aux Nations Unies, il a récemment travaillé au Mozambique comme Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement.
Avant cela, Ngokwey a occupé le poste de Directeur du Bureau du Secrétaire du conseil d'administration de l'UNICEF, et le poste de Directeur adjoint régional du Bureau régional de l' UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et Centrale à Abidjan. Au cours de sa carrière, il a également été Représentant résident de l UNICEF à la Barbade, Représentant résident en Guinée, Représentant résident adjoint au Sénégal et au Bénin et Chef du Bureau des Nations Unies au Cap Vert.
M. Ngokwey est titulaire d'un doctorat en Sociologie/Anthropologie (PhD), d'une maîtrise en santé publique, d'une maîtrise en économie du développement et d'une maîtrise en anthropologie de l'Université de Californie, Los Angeles, d'une licence en sociologie de l'Université du Congo ex-Zaïre et d'une agrégation de l'enseignement moyen du degré supérieur de l Université du Congo.
Il est l’auteur de plusieurs livres et articles scientifiques dans le domaine des sciences sociales et du développement. Il a enseigné a l'Université de Lubumbashi, à l'Université de Californie, à l'Université Fédérale de Bahia (Brésil), à l'Université Nationale du Bénin, à l' Institut Supérieur des Sciences de Maputo (Mozambique) et a été chercheur a l'Université des Nations Unies (Tokyo) et à la Faculté des Sciences Agronomiques de Gembloux (Belgique).
Ndolamb Ngokwey est marié et père de quatre enfants. Il parle le Français, l' anglais, le portugais, l' espagnol ainsi que les quatre langues nationales congolaises. Dina BUHAKE


VIVEMENT LE SPORT
Elinatoires Can 2012
A 53 jours du match contre le Sénégal, la RDC toujours sans équipe ni staff technique !
La coupe du monde, qui vient de se clôturer en Afrique du Sud, a été un grand moment d'étude et d'observation de l'évolution du football, aussi bien pour les pays participants que pour les candidats malheureux. Les compétitions à venir, notamment au niveau continental, vont connaître, à coup sûr, d'importantes améliorations tant sur l'organisation des structures d'encadrement du sport-roi que des clubs ou même du jeu. Ceci est d'autant plus évident pour un continent comme l'Afrique qui vient d'abriter avec brio l'événement le plus important à l'échelle planétaire. Et demain, ce sont les Africains qui seront les plus suivis pour savoir comment ils vont pérenniser les acquis engrangés pendant un mois en Afrique du Sud.

En sera-t-il autant pour la République Démocratique du Congo ? La question mérite bien son point d'interrogation lorsque l'on sait que Kinshasa a déjà manifesté des velléités de poser sa candidature pour l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations, édition 2015, soit dans cinq ans !
En attendant, la RDC doit faire ses preuves comme participante pour les deux éditions précédentes (2012 et 2013) après avoir été sorti très tôt lors des éliminatoires de la CAN-Coupe du monde 2010. Vous dites " faire ses preuves " ? Depuis son élimination à la mi-2009, le 11 national congolais a complètement disparu de la circulation, s'il n'a, tout simplement, pas cessé d'exister… en dehors, bien entendu, de sporadiques matches amicaux.
Aujourd'hui, à quelque 53 jours de son premier match éliminatoire de la CAN 2012 - qui se joue le 5 septembre 2010 - contre le Sénégal, la RDC ne dispose ni d'une équipe digne de ce nom, ni d'un staff technique, à commencer par un sélectionneur national. Il y a quelques semaines, il avait été fait état d'une trentaine de candidatures de sélectionneurs pour prendre en charge les Léopards, tandis que circule à part le nom de Claude Leroy qui serait encore occupé quelque part en Asie et réclamerait un salaire mensuel de 80.000 USD. Mais pendant toute la durée de la Coupe du Monde, il s'est observé comme un service minimum du côté de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) où les plénipotentiaires étaient partagés entre les stades sud-africains et les pistes de danse de différents débits de boisson à Kinshasa.
Dans ces conditions, la RDC est assurée, en lieu et place des améliorations issues de la Coupe du Monde, de perpétrer ses pratiques d'improvisations qui, cette fois-ci, vont faire passer son football de l'amateurisme au simple loisir. En tout cas, les férus congolais du ballon rond n'espèrent plus rien après avoir suivi attentivement la Coupe du monde et constaté combien le foot a évolué. Le sport-roi étant ainsi passé du simple hasard à une quasi-science, et son organisation soumise jusqu'à des logiciels de gestion, l'artisanat auquel les techno-structures congolaises vont encore s'adonner ne peut, en effet, même pas mériter un mépris.
Depuis le 30 juin 2010, le Chef de l'Etat en a appelé à une véritable révolution des mentalités pour booster l'élan de reconstruction nationale. Cette révolution commencerait par le sport en général, et le foot en particulier,‘ que le pays aurait une bien meilleure visibilité de son relèvement… Jonas Eugène KOTA

Champioonne d'Afrique de luttes
David Fukuabo remporte la médaille de bronze
La délégation de lutteurs de la RDC aux championnats d'Afrique de luttes seniors qui se sont disputés au Caire en Egypte les 28 et 29 juin 2010 a regagné Kinshasa, le week-end dernier. Elle n'est rentrée bredouille car elle a ramenée un médaille de bronze. Celle-ci a été remportée par David Fukuabo en lutte libre seniors. Déjà en 2008, il s'était distingué lors des championnats d'Afrique de Tunis en Tunisie en arrachant une médaille d'argent en style gréco-romain.
Le déplacement de la délégation des Léopards de la RDC au Caire a été rendu possible grâce aux efforts financiers propres de la Fédération congolaise de luttes associées (Fécolutta) que préside Christophe Olela. Cette dernière, à en croire son n°1, a du s'endetter avec des effets cumulatifs. La délégation avait voyagé, pour rappel, le dimanche 27 juin dernier. Tout en exprimant sa joie pour la prouesse réalisée par le lutter David Fukuaba, le président Olela a confié à la presse que cela ouvre la voie aux championnats du monde.
Il n'a pas manqué de rappeler que la préparation des Léopards -Lutte a été très pénible. Le résultat obtenu, tant peu soit-il prouve la détermination affichée par les lutteurs en général, et David Fukuabo en particulier. Pascal LIKANA

Ligue provinciale de basket-Ball de Kinshasa
Après 29 ans d'existence, l'ASB INSS vient décroche son premier titre de champion de Kinshasa chez les dames
L'Association sportive Basket-ball INSS évoluant dans le championnat féminin de la LIPROBAKIN vient de remporter le titre de la saison. Ce titre de champion de Kinshasa est le premier que remporte cette association sportive. L'ASB INSS qui figure parmi les grands clubs du championnat d'élite de Kinshasa, à côté de l'ASB V. Club, l'ASB Arc-en-ciel et autres, court derrière ce titre depuis 29 ans. Car cette formation totalise déjà 29 ans depuis qu'elle a été créée.
Pour arracher son premier sacre, l'ASB INSS a bénéficié de soutient, d'abord de son sponsor traditionnel dont elle défend les couleurs, l'Institut national de sécurité sociale (INSS), d'un staff dirigeant technique qualifié, de son public et surtout du corps arbitral. Le coup de pouce donné par le corps arbitral lors de la finale retour, incarné par le président de la commission de ce corps en personne, a quelque peu terni le caractère solennel du sacre.
En effet, lors de la manche retour disputé la semaine dernière au stadium des Martyrs, INSS a eu d'énormes difficultés face à Hatari. D'ailleurs, à la fin du premier quart-temps comme au second, l'avantage au marquoir est revenu à la formation de Hatari (12-8 ; 21-20). Score à la pause. A la reprise, ce fut une véritable course poursuite entre les joueuses de l'INSS et de Hatari où il y a eu aussi la première égalité de la partie qui sera suivie d'autres égalités. Le réveil tardif et déterminant de Mpeti de l'INSS au quatrième quart-temps a donné des ailes à ses coéquipiers en maintenant le suspens au stadium.
Le tout s'est joué à la minute de la partie. Alors que le marquoir était à 64-61 en faveur de Hatari, l'arbitre international Banza Kalume, sûrement effrayé par la présence de l'ADG de l'INSS, Mme Gerengbo au stadium, cet arbitre a cassé une offensive de Hatari et a donné l'avantage à INSS. Dès cette cruciale minute, le marquoir s'est affolé respectivement à 64-62, 64-63, 66-66, 66-67, 68-67 et enfin 68-69. Cette fois-ci en faveur de sponsorisées du boulevard du 30 juin. Rappelons aussi que l'équipe championne de Kinshasa a bénéficiée des services de l'internationale Nsimbo, qui a évolué il y a peu en France comme professionnel. Son expérience a été un atout remarquable pour l'ASB INSS.
Cette finale retour du championnat de la LIPROBAKIN a été rehaussée de la présence des plus hautes autorités de la FIBA - Afrique dont le président, Alain Ekra, le Secrétaire général - Trésorier, Alphonse Bile, le nouveau président de la FIBA Afrique-Zone IV, Juvenal Lufuma, le sortant Dieudonné Mabusa, … qui ont tous participé à la cérémonie de remise des prix aux lauréats. La meilleure marqueuse de la saison est la joueuse Jolie Yabuka de l'ASB Hatari avec 298 points et la meilleure tri-pointeuse, agnès Mbudi de l'ASB V. Club avec 40 paniers. Ainsi, INSS termine en tête, suivie de Hatari, Arc-en-ciel, V. Club, …
Il appert de souligner que suite aux désordres créés lors de la finale des messieurs entre Molokaï et Kauka, le comité exécutif de la LIPROBAKIN a infligé double forfait à ces clubs. De ce fait, l'ASB ONATRA en troisième position qui en devenait championne. Toutefois, les deux clubs sanctionnés ont interjeté appel à la Fédération de Basket-ball du Congo (FEBACO) à qui revient la décision finale.
Pascal LIKANA

Entente de Volley-ball des jeunes de Kinshasa
Couleur Costa a encouragé Rady, le week-end dernier
Le président Couleur Costa a fait une descente samedi dernier au terrain de volley-ball de la paroisse Saint Martin au quartier 13 à Ndjili où s'entraîne le VC Rady. En effet, soucieux de l'encadrement de la jeunesse, une nouvelle équipe féminine de volley-ball, dénommé Renaissance athletic dynamique (Rady) a vue le jour.
Constituée des jeunes filles dont l'âge varie entre 15 et 17 ans, le VC Rady s'entraîne intensément avant sa prochaine participation au championnat de l'Entente de volley-ball des jeunes de Kinshasa. Bien que jeune, le VC Rady prépare déjà la relève de l'équipe actuelle. Car, sur le même terrain s'entraîne aussi des minimes dont l'âge varie entre 8 et 12 ans qui s'adonnent à la pratique de la balle au filet.
Soucieux d'encourager ces jeunes filles en prévision de la prochaine assemblée générale extraordinaire constitutive que le comité de VC Rady tient à convoquer, le président Couleur Costa a donc lui-même fait cette descente d'encouragement à Ndjili. Cela démontre à suffisance l'ambition qu'affiche le VC Rady. P
ascal LIKANA