QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Billet

Une cure de jouvence très british

Il flotte comme un vent de jouvence sur l'establishment britannique. Au célèbre 10 downing street comme non loin de là séjournent des jeunes. Le conservateur David Cameron, premier ministre, et le libéral démocrate Nick Clegg, numéro 2 du gouvernement, n'étaient pas encore nés lorsque Churchill mourait en 1965!Simple coïncidence? Dynamique de rajeunissement tous azimuts? Toujours est-il que c'est un jeune diplomate qui représente Sa Majesté la Reine à Kinshasa. En poste depuis un peu plus de trois mois, Neil Wigan entreprend de ménager sa monture pour mieux sauter. Pour un ambassadeur nouvellement installé, quoi de plus normal que de prendre le pouls de l'opinion. C'est à cet exercice que le chef de la mission diplomatique du Royaume uni en RDC s'est livré mardi 13 juillet. Autour d'un repas servi dans la pure tradition british, Neil Wigan a rencontré un échantillon significatif de la presse congolaise.
Entre deux séquences d'humour ou d'amabilité, le diplomate britannique a glissé quelques conseils amicaux sur la sécurité juridique des investissements privés. Après l'atteinte du point d'achèvement, le défi à relever est celui de l'amélioration du climat des affaires, observe Neil Wigan. Rassurer les sociétés étrangères serait la meilleure manière d'inciter d'autres investisseurs-en ce compris des britanniques- à venir en Rdc. On l'aura compris: la controverse autour des dossiers miniers First Quantum et pétrolier Tullow continue à faire des vagues.
Ces affaires n'empêchent, cependant, pas Londres de poursuivre sa coopération avec Kinshasa. Signe que le nouveau cabinet britannique accorde une importance de premier plan à la RDC, le ministre en charge de la Coopération avec l’Afrique réserve sa première visite à la Rdc. Vu de Kinshasa, cette préférence congolaise peut passer pour une requalification de la politique du Royaume uni dans les Grands Lacs.D'autant que des pans importants de l'opinion étaient enclins à penser que Londres avait pris le parti de Kigali lors du conflit congolo-rwandais. Là aussi, comme son prédécesseur, Neil Wigan est formel: "Il n'y a pas d'objection liée à la souveraineté de la Rdc". Consolider la paix et lutter contre la pauvreté demeure l'axe essentiel des autorités britanniques.
Reste que les relations avec la Grande-Bretagne comme avec d'autres pays occidentaux devrait sortir du cadre strictement humanitaire. La RDC, qui renaît avec des institutions classiques issues des urnes, n'est plus qu'un vaste "cas social".Londres dont le soutien à la normalisation politique a été substantielle, peut faire davantage que de simples dons dans le secteur humanitaire. Calepin et stylo à la main, Neil Wigan a beaucoup écouté avant de prendre des notes. Cela s'appelle prendre bonne note. José NAWEJ


L’autre «vainqueur du Mondial»


Rideau sur la 19ème édition du mondial. Vainqueur logique du tournoi, l’Espagne ne boude pas son plaisir. La Roja peut enfin arborer une étoile sur son maillot. Le mondial sud-africain cache mal un autre champion : l’Afrique. Par le biais de l’Afrique du sud, le continent devait déjouer tous les pronostics catastrophistes quant à a sa capacité à organiser une compétition planétaire. Pari gagné.
De l’avis de nombre de spécialistes, Afrique du sud 2010 aura été un bon crû. Exit l’épouvantail sécuritaire brandi à l’excès par tous les professionnels de l’afro-pessimisme. Pas d’attentat, pas de massacre, pas d’enlèvement... sur le sol sud-africain durant toute la période de la compétition. Présentée comme le réceptacle du banditisme, l’Afrique du sud a donné au monde une tout autre image. L’hospitalité, la chaleur -même en plein hiver austral-et la joie de vivre authentiquement africaines a fait le reste. Même l’élimination précoce des Bafana Bafana n’a pas refroidi les Sud-africains. Les vuvuzelas ont continué à rythmer l’ambiance dans et autour des stades.
Côté infrastructures, même satisfecit. A mille lieues des clichés d’une Afrique moyenâgeuse, le pays de Mandela a surpris par la qualité de ses stades et de ses voies de communication. Pas de fausse note logistique susceptible de perturber la fête du football durant tout le mondial.
La nuit tombée sur cette édition du mondial, le plus important commence pour le continent: capitaliser ce succès en vue d’affronter avec le même état d’esprit le combat contre la pauvreté qui mine l’Afrique. A travers le mondial réussi, l’Afrique vient de se convaincre qu’elle peut relever n’importe quel défi à condition de faire preuve d’organisation, de détermination et d’unité. Ce que l’Afrique du sud a réalisé, l’ensemble du continent noir peut le faire. Il n’y a donc pas de fatalité pour l’Afrique à être à la traîne du monde.
Pour peu que les dirigeants africains nourrissent un rêve de grandeur sur fond d’une vision, le continent peut cesser d’être l’espace de toutes les misères. Pour peu que les leaders et l’élite africains pensent davantage à l’intérêt général qu’à leurs équations individuelles , le continent peut sortir- plus vite qu’on l’imagine-du cercle vicieux de la pauvreté pour le cycle vertueux de la croissance.
Si l’Afrique ne profite pas de l’effet mundial, la «victoire» en question risque de filer comme un météore. José NAWEJ


Et voici Sange!


«Question à un franc symbolique : combien de Congolais autre que ceux du Kivu connaissaient Sange jusqu'il y a tout juste une semaine ? Fort peu sans doute. Cette bourgade nichée sur la plaine de la Ruzizi doit son renom subit à la tragédie survenue le 2 juillet dernier. Partant du principe selon lequel les trains qui partent à l'heure n'intéressent personne, les grands médias du Nord ont tôt fait de larguer leurs projecteurs sur Sange. A Kinshasa, les autorités et la presse se sont mobilisées. Le drame s'est universalisé et la cité qui vivait dans l'ombre d'Uvira a divorcé d'avec l'anonymat. La pauvreté de cette bourgade du Sud-Kivu n'est plus confidentielle.
Sange s'ajoute ainsi à la longue liste de ces localités et autres cités que les Congolais ne découvrent qu'à l'occasion des calamités ou des guerres. A la suite de deux guerres dites de l'Est, les Congolais ont une bien meilleure connaissance de leur pays que celle procurée par les cours de géographie ! En tout cas, nombre de compatriotes ont appris l'existence de quantité de villes, cités, localités à cause- on serait tenté de dire grâce à-des conflits. Muliro, Lemera, Kichanga, Kalehe, Minembwe, Ejimba...autant de cités révélées à la mémoire de Congolais à la suite des rébellions business qui ont écumé l'Est congolais. Pour crédibiliser les rebelles, toutes les localités conquises étaient présentées comme des villes. Ainsi Ejimba, authentique village africain en pays Songye était étiqueté ville. Et cette estampille a fait le tour du monde.
Tout récemment, l'aventure-éclair des Enyele a charrié quelques leçons, de géographie, d'histoire et même de sociologie sur la province de l'Equateur. Certes, Dongo était quelque peu connu. Mais la kyrielle de localités environnantes doivent leur visibilité à Udjani. Et même le conflit autour des étangs de poissons entre lobala et Boba a été mis au goût du jour à la suite de cet avatar d'insurrections guidées par le " tube digestif".
Retour sur Sange qui pleure encore ses morts. Nos morts. Sauf que le deuil n'est plus à huis clos. Sange a commencé d'exister. Ses malheurs, qui sont le lot commun de l'arrière-pays, sont immortalisés par les caméras. A la manière du maudit camion-citerne.
Dommage que depuis deux décennies, le pays profond se révèle au grand public essentiellement à la suite des catastrophes, naturelles ou d'origine humaine. José NAWEJ


PPTE : les conseils de François Muamba

«Considérons le point d’achèvement comme le point de départ». Ainsi parle François Muamba. Le chef de file de fait de l’opposition parlementaire réagissait ainsi à l’atteinte par la RDC du point d’achèvement de l’Initiative PPTE. Une manière pour le Secrétaire général du MLC d’attirer l’attention du gouvernement sur l’orthodoxie à observer en vue de donner un contenu concret au point d’achèvement.
Plus qu’un jeu des mots chez ce familier de la langue de Voltaire, le «point de départ» résume parfaitement les termes du nouveau défi à relever par Kinshasa. La Rdc devant, comme par le passé, dégager des ressources mais qui, cette fois-ci, seront orientées vers les secteurs sociaux, il serait donc risqué de se croire arrivé. On est plutôt au point de départ. La rigueur dans la gestion assortie d’une stricte affectation des ressources à la lutte contre la pauvreté est, plus que jamais, recommandée.
Qui se plaindrait de voir François Muamba assumer son rôle d’opposant républicain en prodiguant des conseils à l’Exécutif ! Qui s’en formaliserait lorsque le primum inter pares des députés de l’opposition fixe des balises pour le gouvernement? D’un point de vue technique, qui s’offusquerait d’entendre un ancien ministre du Budget des années transition sur le point d’achèvement dont la saga aura duré toute une décennie? Enfin, qui renierait à ce produit du très réputé Institut catholique des hautes études commerciales-ICHEC- des compétences pointues dans les questions économico-financières?
Un ancien Premier ministre congolais parlait avec beaucoup d’à propos de l’opposition comme d’une lampe témoin. Et lorsque, loin des chamailleries bien de chez nous, un ténor de l’opposition parlementaire y va de ses suggestions, la démocratie en sort renforcée. Car sous les tropiques, la démocratie est rarement comprise comme la moins mauvaise des formes de gouvernement ayant pour finalité le bien-être collectif. De ce point de vue, pouvoir et opposition sont en fait des partenaires dans la quête du bonheur de la société.
Normal donc que, sur des questions d’intérêt vital, les responsables politiques de tous les horizons se prononcent et fassent des propositions. Dans les pays de vieille tradition démocratique, il n’est pas inhabituel de voir le Chef de l’Etat ou le Premier ministre consulter tous les ténors de l’establishment politique sur des sujets majeurs . José NAWEJ


PPTE : ni le paradis, ni l’enfer

Entre les postures des dithyrambes des nihilistes et autres opposants par principe et les angélistes et autres opportunistes par nécessité, il y a place pour un débat responsable en rapport avec l'atteinte du point d'achèvement. D'abord, autant le dire tout de go: l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Ppte n'est pas la pire chose qui soit arrivée à la Rdc. Bien au contraire. Cette réduction de la dette n'est pas non plus ce bâton magique dont on rêverait pour mettre fin à la misère ambiante.
Inutile donc de faire la fine bouche: l'effacement de la majeure partie de la dette ne saurait être perçu comme une mauvaise nouvelle. Sinon à quoi aura servi tant d'années passées sous les fourches caudines des institutions de Bretton Woods si, à l'arrivée, il n'y avait pas l'ombre de réduction de la dette? Certes, le principe même de la dette extérieure des pays africains est sujet à controverse. Il est vrai que l'endettement de la Rdc n'a pas servi à développer le pays. Pour le Congo-Zaïre, cette masse d'argent a plutôt enrichi... les créanciers eux-mêmes et leur allié local que fut Mobutu et tout son clan.
Il est donc tentant de suivre les tenants de faire de cette dette table rase à l'instar de certains pays. Seulement pour peu qu'on soit réaliste, on réalise vite que cette posture maximaliste est difficilement tenable pour la Rdc. Les rapports de force politique, diplomatique, financière et même militaire ne plaidant pas pour cette option qui séduit par sa dimension populiste.
Pour autant, l'atteinte du point d'achèvement ne devrait pas donner à un enthousiasme angélique. D'abord, parce que l'ombre tutélaire du Fmi plane encore sur Kinshasa. La Rdc devrait, encore et toujours sous l'œil vigilant des institutions de Bretton Woods, orienter les ressources qu'il consacrait à la dette aux secteurs sociaux. En fait d'annulation, il s'agit d'une réaffectation du service de a dette. Tant mieux, si cette fois-ci cet argent va vers l'éducation, la santé...Et puis, toute l'ardoise n'est pas effacée. Il reste quelque deux à trois milliards de dollars à éponger. Enfin, un coup d'œil chez certains voisins ayant atteint le point d'achèvement montre que le lait et le miel ne sont pas toujours au rendez-vous.
Plus fondamentalement, on ne peut pas reprocher aux dirigeants congolais d'être en programme avec les institutions de Bretton Woods. On devrait plutôt inviter Kinshasa à avoir un plan alternatif cohérent de développement. Le Fmi pas plus que la Banque mondiale n'ont jamais développé un pays. Ces deux institutions n'y ont même pas vocation. Il appartient à la Rdc de s'inspirer des exemples d'autres nations qui ont mis l'accent sur la production intérieure de manière à créer une économie autocentrée.
José NAWEJ


La part de Muzito

Si l'échec est orphelin, le succès ne compte pqsde géniteurs, tant ils sont nombreux. L'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Ppte par la Rdc justifie cette sagesse populaire. Tout le monde revendique la victoire. Avant même que les institutions de Bretton Woods n'aient notifié officiellement Kinshasa, des forces politiques de la Majorité ont rivalisé d'imagination pour récupérer ce haut fait d'arme. Avant même que le Gouvernement congolais n'ait annoncé la bonne nouvelle, des ténors de la Majorité ont vite fait de brandir le trophée. Ironie de l'histoire : les plus critiques de l'action du gouvernement auront été les plus prompts à s'approprier le satisfecit du binôme Fmi-Bm. Soit. La nature est ainsi faite. Le principal étant le point d'achèvement.
Pour autant à tout seigneur, tout honneur, dit-on. L'admission de la Rdc à l'initiative Ppte est d'abord la victoire de deux hommes: Joseph Kabila et Adolphe Muzito. Le premier pour avoir tracé les grands axes de la politique gouvernementale et le second pour sa capacité à mettre en musique la symphonie présidentielle. En empruntant au registre architectural, on parlerait du maître d'ouvrage et du maître d'œuvre.
Homme au triomphe modeste-à l'instar du Raïs-Adolphe Muzito peut, pourtant, boire du petit lait. Il a toutes les raisons du monde de le faire. Un insuccès du gouvernement sur le front du point d'achèvement aurait été mis sur son dos. Normal.
Symétriquement, la paternité de la victoire de Washington revient au gouvernement Muzito. De fait, quand on aura tout oublié du passage d'Adolphe Muzito à la Primature ; quand on aura soldé tous les comptes de la mandature Palu à la tête du Gouvernement; quand on aura fini de diaboliser, humilier, jeter en pâture l'honneur de Muzito, il restera bien une chose : le point d'achèvement. L'Histoire retiendra qu'un Premier ministre aura donné un contenu à tous les sacrifices endurés des décennies durant au nom de la rigueur imposée par le Fmi. Ce premier ministre que personne n'attendait ni ne voyait venir aura donc été l'un des rares à laisser des traces positives. Patrice Lumumba était l'homme du mythe fondateur de l'indépendance, Moïse Tshombé, version 1964, était l'architecte de la normalisation et du pouvoir d'achat. Après, viendront les années Mobutu et la longue transition au courant desquelles des premiers ministres-à l'exception de Lunda Bululu avec le fameux pont sur la Makelele- ont promis, sans résultat à l'arrivée, monts et merveilles. Du Mpiodi dans l'assiette du plus démuni de Jean Nguz au sourire de Faustin Birindwa.
A moins d'un an de la fin de la législature, Adolphe Muzito aura achevé de mériter son rôle d'homme de mission. Dans l'ombre tutélaire du géant Gizenga, au cœur du dispositif gouvernemental mis en place par Kabila, Muzito, sans triomphalisme, aura déjà mérité et du Palu et de la Majorité.
. José NAWEJ


Une success story à capitaliser

Pour Joseph Kabila, les festivités du cinquantenaire s'apparentent à une vraie success story. Kinshasa avait mis un point d'honneur de voir le Souverain belge rehausser de sa présence le jubilé d'or de l'indépendance. Pari gagné. Le Roi Albert II dont on disait qu'il allait faire un voyage-éclair aura séjourné à Kinshasa quatre jours durant. Tout un message. Outre le couple royal belge, la quasi totalité de chefs 'Etat de la région ont répondu à l'invitation du Raïs congolais. Le rwandais Kagame et l'ougandais Museveni ont enfin refoulé le sol kinois après plus d'une décennie de brouille avec la Rdc. Il n'y a pas meilleure illustration de la normalisation des rapports dans les grands lacs.
S'il a joué la carte de la paix, Joseph Kabila, émanation de l'armée, n'a pas oublié le dicton selon lequel "qui vis pacem, para bellum".Le défilé monstre sur le boulevard Triomphal a tourné en une démonstration de forces. Les hommes de troupes ont battu le pavé. Mais on a surtout relevé l'impressionnante armada qui a clos la partie militaire du défilé. Sans doute qu'au seuil de son cinquantenaire, la Rdc n'entend plus être ce ventre mou ou cet espace où tous les bellicistes en mal de convoitises pouvaient investir une partie du territoire sans le moindre souci.
A l'interne, le Raïs a aussi de quoi ne pas bouder son plaisir. Les très difficiles Kinois n'ont pas été indifférents au jubilé d'or du cinquantenaire. Certes, pour une fête nationale, on peut déplorer l'absence aux festivités de certains ténors de l'opposition républicaine. Mais, à en juger par la mobilisation et la ferveur populaire constatées aux abords du Triomphal et à l'occasion de l'accueil du couple royal belge, on peut affirmer que Kinshasa la boudeuse n'a pas boycotté le 30 juin. Il est vrai aussi que le volet infrastructures des cinq chantiers commence à être de plus en plus visible dans la capitale. Du reste, le Président a opportunément inauguré quelques réalisations à la veille du jour-j.
Et lorsque dans son message à la Nation, Joseph Kabila rend hommage notamment à Kasa-Vubu et Mobutu, il jette un pont entre son bloc nationaliste et l'autre vieille famille politique du pays. Un pan de frustrations historiques est tombé. D'autant que dans la foulée du Cinquantenaire, le président a inauguré le monument érigé en mémoire de Joseph Kasa-Vubu.
En un mot comme en mille, Joseph Kabila a réussi son coup. A charge maintenant à ses collaborateurs et aux autres institutions de capitaliser ce haut fait. Cela pose le sempiternel problème de suivi. Est-ce que la modernisation de Kinshasa va se poursuivre? Est-ce que l'autorité urbaine va rester en éveil ou retomber dans sa léthargie? Est-ce que le militaire ou le policier nouveau incarné par la nouvelle tenue va tuer définitivement le vieil homme d'hier ? Le nécessaire aggiornamento historique opéré par le Président en personne sera-il traduit en actes? Bref, est-ce que l'après cinquantenaire sera différent de l'avant jubilé d'or ? C'est à l'aune de cette interrogation que le monde entier jugera la Rdc. C'est aussi par la capacité du pouvoir rd-congolais à maintenir ou pas la dynamique du renouveau que la majorité silencieuse jugera la classe dirigeante lors de prochaines élections.
José NAWEJ



Chantiers: Et l'arrière-boutique?

C'est la dernière ligne droite pour l'horizon 30 juin. Dès ce lundi 28 juin, Kinshasa va commencer à accueillir ses hôtes de marque ou leurs missi dominici. A quelque cinq jours du jour j, les préparatifs s'accélèrent. Sur les différents chantiers, Chinois et Congolais travaillent de jour comme de nuit. Les boulevards du 30 juin et Triomphal se sont refaits une jeunesse. Des immeubles longeant certaines artères ont enfin reçu une couche de peinture. Gros pourvoyeur de la crasse qui infeste Kinshasa, le Grand marché pourrait être nettoyé. Peut-être au kärcher, pour paraphraser le Président français Sarkozy quand il parlait des banlieues. Bref, pour fêter les 50 ans d'indépendance, Kinshasa fait peau neuve.
Cette amorce de la modernisation de la capitale congolaise ne devrait, cependant, pas être une espèce de cache-misère. S'il faut se féliciter de ce qu'un pan de cinq chantiers commence à devenir une réalité à Kinshasa, il n'en demeure pas moins que les travaux en cours semblent dictés, pour l'essentiel, par les impératifs du cinquantenaire. C'est autour des axes liés, d'une façon ou d'une autre, aux festivités du jubilé d'or de l'indépendance que se concentrent les travaux. Même le réveil de l'autorité urbaine, d'ordinaire pas spécialement visible sur le front de la voirie, paraît s'expliquer davantage par l'enjeu du cinquantenaire que par l'obligation d'assainir la ville. Autrement, la salubrité publique ne devrait pas passer pour une campagne médiatique lancée à la veille du 30 juin.
De ce point de vue, le vrai test se passera après la commémoration du cinquantenaire. L'on verra bien si la reconstruction à marche forcée va se poursuivre. L'on sera curieux de voir la suite à donner à l'assainissement de la capitale. Car, ce pays est plein d'initiatives sans lendemain. Que d'opérations de salubrités publiques qui n'ont duré que l'espace d'un matin! De "Kin bopeto" à "kanga vagabond" en passant par "ramassage des sachets", autant de campagnes qui se sont vite muées en slogans creux.
De plus, pour importante qu'elle soit, la restauration de principales artères ne devrait pas voiler les urgences sociales quotidiennes de Kinshasa profond. Il s'agit, notamment, de l'eau, de l'électricité et du transport en commun. La réfection du prestigieux boulevard du 30 juin peut même paraître comme le cadet de soucis du Kinois du crû de la Tshangu qui n'a que faire de la plus belle avenue du pays.
Croisons les doigts pour que l'élan pris en prévision du cinquantenaire s'installe dans la durée et affecte aussi l'arrière-boutique que sont ces quartiers populeux où vivent les vrais gens. C'est à cette condition que les sceptiques de raison que sont devenus les Congolais se convaincront que, cette fois-ci, les pouvoirs publics ont intégré l'hymne national en prenant le plus bel élan. José NAWEJ

EDITION N°3650 du JEUDI 15 JUILLET 2010
A LA UNE
Elections 2011 : les choses se précisent
* Un premier lot de kits électoraux remis hier à la CEI
* Etienne Tshisekedi annonce son retour au pays pour se lancer dans la bataille électorale

La tenue, l'année prochaine, des élections générales n'est pas une vue de l'esprit. En l'annonçant régulièrement, le Président de la République et le Gouvernement central ne s'adonnent nullement à une démagogie soporifique pour endormir des adversaires politiques ou amadouer la Communauté internationale. Au contraire, l'Exécutif national, sous l'impulsion du Chef de l'Etat, y travaille résolument afin que la RDC respecte les échéances constitutionnelles.
Dans sa détermination, en effet, le Gouvernement, par le biais du Vice-premier Ministre et Ministre de l'Intérieur et sécurité, Adolphe Lumanu Mulenda Buana N'Sefu, a livré, hier mercredi 14 juillet 2010, un lot de kits électoraux à la Commission électorale indépendante.
Cet équipement est une partie du lot de 9.500 kits commandés, sur fonds propres, par le Gouvernement pour l'organisation des opérations électorales, notamment la révision du fichier électoral.
Adolphe Lumanu a assuré que ces kits seront livrés de manière échelonnée tout au long de ce mois de juillet. Le souci, a-t-il dit, est de voir ce matériel servir comme prévu à l'organisation des échéances électorales dans les délais prévus.
" Il s'agit d'un signal fort que lance le Gouvernement pour confirmer l'organisation des élections dans les délais constitutionnels, c'est-à-dire dès l'année prochaine, car l'Etat congolais compte sur la CEI et ses structures techniques actuelles, tout autant qu'il fonde son espoir sur l'opérationnalisation de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) pour la conduite responsable du processus électoral dans le pays ", a affirmé Lumanu.
Le Chef de l'Etat, a encore indiqué le patron de l'Intérieur, veut à tout prix voir le pays concrétiser sa promesse démocratique de rendre effectif le respect du cycle électoral de cinq ans tel que prescrit par la Constitution. Il a aussi salué la célérité avec laquelle la firme ZETES a livré le premier lot des kits électoraux et l'a encouragé à faire de même avec le reste des équipements pour respecter le délai de livraison convenu.
Le troisième Vice-Président de la CEI, Crispin Kankonde, qui a réceptionné ce lot de kits électoraux, a exprimé la satisfaction de sa Commission pour la concrétisation de l'engagement du Gouvernement. Il a ainsi prévenu le peuple pour qu'il commence à se préparer à retourner aux urnes en allant se faire enrôler afin de figurer sur la liste électorale. Le processus de révision de ce fichier, qui est déjà en cours, va être étendu à l'ensemble des provinces et accéléré.
De même, Crispin Kankonde a invité les partis politiques et autres organisations citoyennes à s'approprier les élections en préparant leurs candidats et témoins aux différents scrutins, ainsi qu'à prendre part aux cadres de concertation pour mieux comprendre les enjeux électoraux à venir. Au personnel de la CEI, il a exhorté à faire bon usage du matériel mis à leur disposition.
Les kits qui viennent d'être livrés à la CEI sont le fruit de l'accord passé entre le Gouvernement et la société anonyme belge ZETES le vendredi 25 juin 2010. Il était intervenu au terme d'un processus rigoureux de sélection du fournisseur, processus qu'avait piloté le BCECO sur base des critères ayant pris en compte, le rapport performances techniques, coût du matériel et délai de livraison prenant compte les contraintes du calendrier électoral.
Avant cela, le Gouvernement avait remis à la CEI, le mercredi 7 avril 2010, un autre lot de kits et matériels électoraux, constitué, entre autres, de 75 jeeps " 4×4 ", 500 vélos, 375 motos, 10 hors-bords, 300 groupes électrogènes, 220 kits de panneaux solaires, sans oublier un important lot de matériels de bureau.

TSHISEKEDI ET L'UDPS DANS LA BATAILLE
Le frémissement électoral qui s'empare progressivement de la RDC est également ressenti dans les rangs de l'opposition où les états-majors se mettent petit-à-petit en ordre de bataille. C'est le cas de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) qui est en train de panser ses plaies internes. Après avoir décidé de prendre le prochain départ pour les élections, le parti d'Etienne Tshisekedi Wa Mulumba est en plein préparatifs de son congrès pour faire les réglages essentiels. Le Comité préparatoire que conduit Remy Massamba multiplie des réunions en vue de mobiliser les combattants et les fonds nécessaires à la tenue de ces assises.
C'est pendant ce temps qu'Etienne Tshisekedi en personne annonce son retour au pays après près de trois ans d'absence due à des raisons de santé. Dans les rangs de l'UDPS on annonce, en effet, que le Lider Maximo revient avec une ferme détermination de ne pas louper les scrutins de 2011 après la politique de la chaise vide que le parti avait adoptée en 2006.
Jonas Eugène KOTA& Simard Simon TSOUMBOU


A LA UNE
Réagissant à la polémique du cadeau de la première dame de la rdc à la reine de Belgique
Lambert Mende banalise et rappelle l’hospitalité congolaise

« C'est le lieu de faire observer qu'il est de bonne tradition chez nous que la Première Dame hôte offre aux Epouses des Hautes Personnalités en visite un cadeau privé constitué de produits de l'industrie ou de l'artisanat national. Cette mobilisation de la Première Dame comme ambassadrice pour la promotion de nos produits s'inscrit bien dans nos Intérêts Nationaux dont la définition n'appartient à personne d'autre qu'à nous-mêmes. Que ceux qui ont crié à un prétendu "
cadeau empoisonné " se le tiennent pour dit une bonne fois pour toutes».

Le cadeau offert au couple royal belge à Kinshasa, lors de la fête du Cinquantenaire de l'indépendance de la RDC défraie la chronique en Belgique. Certains acteurs politiques belges vont jusqu'à faire pleuvoir des sarcasmes et des invectives contre la RDC et ses dirigeants. Face à ce comportement caractérisé par la «médisance» et la «malveillance», le ministre de la Communication et des Médias et Porte-parole du Gouvernement congolais, Lambert Mende a réagi en vue de restituer la vérité des faits au cours d'une conférence de presse.
Devant les professionnels des médias, Lambert Mende a été très direct en s'interrogeant si la Belgique serait devenue une championne de la bonne gouvernance et de la générosité . Rétablissant la vérité sur cette affaire de cadeau, il a indiqué que le Président de la République n'avait pas offert des cadeaux privé à ses invités venus à la fête des 50 ans d'indépendance de la RDC. Pour lui, chaque chef d'Etat ou de gouvernement avait reçu comme cadeau une montre frappée à l'effigie du logo du Cinquantenaire. " Mais, s'est-il exclamé, il semble que ce qui fait couler tant d'encre et qui aurait même fait l'objet des délibérations d'un Conseil des ministres à Bruxelles, c'est un cadeau privé que la reine aurait reçu de la part de la première dame de la RDC à l'instar de toutes les premières dames présentes à Kinshasa ".
A la presse, Lambert Mende a fait observer qu'il est de bonne tradition «chez nous» que la première dame offre aux épouses de hautes personnalités en visite un cadeau privé constitué des produits de l'industrie ou de l'artisanat national. «Cette mobilisation de la première dame comme ambassadrice pour la promotion de nos produits s'inscrit bien dans nos intérêts nationaux dont la définition n'appartient à personne d'autre qu'à nous-mêmes. Que ceux qui ont crié à un prétendu cadeau empoisonné se le tiennent pour dit une bonne fois pour toutes».
Le porte-parole du Gouvernement congolais trouve inadmissible, cinquante ans après l’accession de la RDC à l'indépendance, que dans l'ancienne puissance coloniale, l'on se complaise dans de telles attitudes paternalistes.
Dorian KISIMBA

COMMUNICATION DU GOUVERNEMENT AU SUJET DES CADEAUX
OFFERTS AU COUPLE ROYAL BELGE A KINSHASA

II pleut à nouveau des sarcasmes et des invectives contre la République Démocratique du Congo et ses dirigeants. Relayés aux quatre vents, ils ont pour sources certains officiels et des médias en Belgique.
Le Gouvernement congolais ne peut pas se permettre de garder plus longtemps le silence à ce sujet, au risque de cautionner une vision de ce pays grossièrement déformée par des milieux manichéistes et nostalgiques d'un passé colonial révolu.
Nous, Congolais, croyions avoir tout vu pendant les années du régime colonial. Nous nous attendions à tout dans nos relations avec l'ancienne métropole, sauf à voir une invitation aux festivités commémoratives des cinquante ans de notre indépendance, geste d'amitié par excellence, donner lieu à la véritable volée de bois vert déclenchée depuis que le Président Kabila a convié le Roi des Belges à cette commémoration.
Des acteurs politiques belges, relayés par les médias, ont entretenu un humiliant suspens sur cette visite à coups de débats sur l'opportunité pour le Roi Albert II de répondre à l'invitation du président congolais. Débats surréalistes. Vous vous souviendrez que la RD Congo était simplement jugée indigne d'une visite du Souverain belge pour ne s'être pas transformée assez rapidement en un pays de rêve sans conflits, sans inégalités sociales, sans pauvreté, sans crimes et sans corruption. Tout s'est passé comme si le péché du Congo était de ne pas être devenu un paradis que l'on chercherait en vain partout ailleurs sur la planète terre.
On a eu droit, notamment, à la très bizarre affaire d'une invitation purement imaginaire de militaires belges à défiler à Kinshasa à l'occasion de la parade du cinquantenaire pour éviter toute proximité des militaires belges avec les violeurs et pillards des Forces armées de la République démocratique du Congo (Farde). Comble de ridicule, les grandes gueules qui se sont préoccupées d'éloigner les pandores belges des soldats congolais qu'ils qualifient de " criminels " ont laissé leurs plus hautes autorités (Roi, Reine et Premier Ministre) venir recevoir les honneurs et la protection desdits "criminels " pendant trois jours à Kinshasa.
Le séjour kinois du couple royal belge a été émaillé par d'autres saillies anti-congolaises qui ont parfois pris la forme d'un véritable lynchage médiatico-politique :
(i) Délectation chez les uns lorsqu'il fut annoncé que le Roi des Belges n'allait prononcer aucun discours à Kinshasa, même si ce fut le cas de tous les autres Chefs d'Etats invités comme lui en cette circonstance (quinze en tout) ;
(ii) Acrimonie chez d'autres à cause du silence du Souverain qui aurait dû, devant tant de misère, taper du poing sur la table et admonester le " mauvais élève " congolais;
(iii) Persiflage d'un important personnage de la suite royale belge devant la réussite de la commémoration qui " avait dû coûter énormément alors qu'il y a des pauvres au Congo " comme si plus aucune misère n'existait dans son propre pays avant qu'il n'embarque dans un vol spécial Bruxelles-Kinshasa et retour dont le coût est tout sauf bon marché. Les milliers d'Africains interdits de travail et expulsés sans ménagements par ceux qui déclarent ne plus vouloir porter sur leurs épaules la misère du monde mais s'apitoient hypocritement sur les pauvres Congolais apprécieront.
On a l'impression que les grands travaux d'infrastructures lancés un peu partout dans le pays et particulièrement dans la capitale Kinshasa et l'ordonnancement impeccable des cérémonies commémoratives du Cinquantenaire ont surpris certains officiels et médias belges.
Ils se sont alors lancés dans une fébrile collecte de faits divers plus ou moins croustillants pour alimenter les habituels lieux communs apocalyptiques qui collent mieux à l'image qu'ils ont de ce pays qu'ils ont inoculé à leur public.
Ils se sont déclarés émus de ce que les salariés congolais ne sont pas satisfaits du niveau de leurs rémunérations, de ce que les justiciables se plaignent de la lenteur des procédures devant les cours et tribunaux soupçonnés de corruption, de ce que les femmes et jeunes filles sont violentées dans des zones de conflit à l'Est du pays. Des choses vues et entendues de tous temps et sous toutes les latitudes. Seule la mauvaise foi de ceux qui veulent faire feu de tout bois osent indexer la RD Congo et les Congolais à cet égard pour les discréditer.
Mais, la médisance et la malveillance n'ont pas disparu avec l'extinction des lampions de la fête. Dès le retour de la délégation royale à Bruxelles, les cadeaux offerts à Kinshasa au Roi et à la Reine, comme à tous les autres Chefs d'Etats et Premières Dames présents à Kinshasa, ont été une nouvelle opportunité pour crucifier notre pays.
A ce sujet, il importe d'abord de restituer la vérité des faits. Le Président de la République Démocratique du Congo n'a offert aucun cadeau privé à ses invités au Cinquantenaire. Chaque Chef d'Etat ou de Gouvernement présent aux festivités a reçu un cadeau officiel d'une montre frappée à l'effigie du logo du Cinquantenaire. Mais il semble que ce qui fait couler tant d'encre et qui aurait même fait l'objet de délibérations d'un Conseil des Ministres à Bruxelles c'est un cadeau privé que la Reine aurait reçu de la part de la première dame de la RDC à l'instar de toutes les Premières Dames présentes à Kinshasa.
C'est le lieu de faire observer qu'il est de bonne tradition chez nous que la Première Dame hôte offre aux Epouses des Hautes Personnalités en visite un cadeau privé constitué de produits de l'industrie ou de l'artisanat national. Cette mobilisation de la Première Dame comme ambassadrice pour la promotion de nos produits s'inscrit bien dans nos Intérêts Nationaux dont la définition n'appartient à personne d'autre qu'à nous-mêmes. Que ceux qui ont crié à un prétendu " cadeau empoisonné " se le tiennent pour dit une bonne fois pour toutes.
Il est inadmissible, cinquante ans après notre accession à la souveraineté nationale et internationale, que dans l'ancienne puissance coloniale, l'on se complaise dans de telles attitudes paternalistes.
La Belgique serait-elle devenue une championne de la bonne gouvernance et de la générosité ? Les pauvres Congolais en seraient ravis, eux qui attendent toujours en vain depuis les années '40 la contrepartie de l'Uranium de Shinkolobwe (Katanga) qui, vendu par la Belgique aux Etats-Unis, avait permis la victoire des Alliés contre les puissances de l'Axe en 1945 sans que le produit de cette transaction ne leur revienne. Ils apprécieraient aussi que soit soldé de manière juste et équitable le fameux contentieux belgo-congolais qui hypothèque depuis 1960 leur développement économique. Que dire du préjudice imposé à notre peuple du fait de la séparation nette du budget de la colonie de celui de la métropole en 1960? Ou des inestimables trésors culturels de notre pays stockés sans espoir de retour à Tervueren ? Que dire du silence des bien-pensants lorsque leur propre pays rechigne à rémunérer les anciens combattants congolais de 1940-1945 qui ont pourtant versé leur sang pour la Belgique ?
L'enfer est pavé de bonnes intentions. La pauvreté des Congolais qui triment depuis que le pouvoir colonial belge a piégé la décolonisation économique de notre pays n'est certainement pas la véritable motivation des donneurs de leçons.
La grosse manipulation qui entoure cette nième campagne de dénigrement systématique de la RD Congo explose comme une baudruche. Au fil des terribles épreuves que leur ont imposées les seigneurs de guerre et leurs commanditaires dont la plupart se terrent dans des niches européennes, notamment en Belgique, les Congolais ont appris à déceler la supercherie et l'hypocrisie des officines nostalgiques. Le discours pessimiste sur la RD Congo que répandent aux quatre vents ces milieux plus intéressés par le Congo et ses richesses que par les Congolais ne procède nullement de la philanthropie, sinon, ces " rédempteurs " autoproclamés n'auraient pas versé dans l'insulte et l'anathème.
Ce n'est pas un hasard si la quasi-totalité des dirigeants qui se sont succédés à la tête de l'Etat congolais depuis l'indépendance ont fait les frais de l'hostilité de nos anciens colonisateurs. Ni Patrice-Emery Lumumba le père de l'indépendance, ni Mobutu Sese Seko qui servit avec un certain zèle leurs intérêts en dépit de querelles ponctuelles vers la fin de son règne, ni Laurent-Désiré Kabila le tombeur de Mobutu n'ont trouvé grâce aux yeux de ces " bienfaiteurs " autoproclamés de ce pays. Même Joseph Kabila, l'actuel président de la République, très démocratiquement élu en 2006, n'a cessé de subir les grossières provocations d'hommes politiques belges de tous les bords. On en vient à se demander si, au-delà de ses élites et de leurs particularités, ce n'est pas la souveraineté même du Congo qui dérange en définitive.
Le Congo Bashing (médisance malveillante sur la RD Congo) a tellement influencé les mentalités dans l'ancienne métropole qu'on en vient à s'y scandaliser de ce que les Congolais aient aussi le nez au milieu du visage comme tout autre être humain.
Notre souci de préserver de bonnes relations entre nos deux pays unis par une longue histoire commune n'a pas anesthésié notre capacité à répliquer de manière appropriée à quiconque, Belgique ou ailleurs cherchera à nous rendre injustement coupables de ce dont nous sommes victimes.
Les diamants de sang ne sont pas à Kinshasa. Il faut prendre les gens pour des imbéciles pour prétendre qu'un Etat souverain en possession de son impérium peut promouvoir ses substances minéralogiques en offrant à ses illustres visiteurs des produits d'un trafic illicite ou criminel. Quiconque s'intéresse à la traçabilité des diamants du sang peut aisément en suivre le sillon meurtrier jusqu'à des niches en Belgique.
L'existence de ces criminels qui, à partir de leurs bases européennes, s'enrichissent en faisant tuer des Congolais ne doit en aucune façon servir d'alibi pour bloquer les programmes de reconstruction du Gouvernement.
Notre pays ayant particulièrement souffert ces dix dernières années de son incapacité à protéger ses richesses, il est pour le moins surprenant d'entendre un ami de la RD Congo railler les efforts du Gouvernement pour accroître les capacités dissuasives du pays par une comparaison douteuse entre la parade militaire du 30 juin et la pauvreté des Congolais. Reconstituer et équiper l'Armée ne peut être considéré comme un gaspillage pour un pays comme la RD Congo, sauf à vouloir nous maintenir impuissants face au premier prédateur venu. Lambert MENDE OMALANGA


NATION
Après la validation du projet d'edit-cadre pour les provinces et les ETD
Réforme des marchés publics : JB Ntahwa fixe une nouvelle feuille de route

L'atelier organisé par le Ministère du Budget sur la validation du projet d'édit-cadre relatif à la passation des marchés publics en provinces et Entités Territoriales Décentralisées (ETD) s'est clôturé le mardi 13 février 2010. Ouvert le 11 juillet, cet atelier, qui avait réuni les représentants des provinces, des ministères du Budget et de la Décentralisation ainsi que des partenaires au processus, avait pour but de permettre aux délégués des provinces de mieux appréhender le processus de réforme des marchés publics en cours, ses fondements et ses enjeux. Il devait aussi leur permettre de s'en approprier en vue de se préparer à élaborer, dans leurs provinces respectives, des édits basés sur des fondements identiques sur l'ensemble du pays.
Faisant l'évaluation des échanges à l'occasion de cet important forum, le ministre du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa Kuderwa, s'est dit convaincu que l'éclairage reçu sur les raisons d'être de la réforme des marchés publics, les étapes franchies depuis son lancement et celles qui doivent encore être franchies feront de chaque partenaire un acteur " engagé pour rendre effectif et parachever le processus de modernisation du système de gestion des projets, de passation, de contrôle, de régulation et d'appropriation des marchés publics sur l'ensemble du territoire national. "
Cette étape étant désormais franchie, le Ministre du Budget a fixé une nouvelle feuille de route pour le reste du processus, feuille de route axée en trois directions. La première concerne " la finalisation et l'adoption, avant octobre 2010, des textes restant pour l'application de la Loi sur les marchés publics. " A ce sujet, Jean-Baptiste Ntahwa pense aux " textes sur la mise en place des cellules de gestion et de passation des marchés au niveau de chaque ministère, ainsi que ceux relatifs à la nomination des acteurs. "
Au niveau des provinces, a-t-il ajouté, le travail à mener dans ce premier axe " devra consister également à la finalisation et l'adoption, en fonction des spécificités de chaque province ou ETD, des édits et décisions sur les marchés publics dans ces entités. "
La seconde direction de la nouvelle feuille de route concerne la mise en place des nouvelles structures prévues par la Loi. Ces structures doivent prendre en charge la gestion des projets et des marchés publics et le contrôle à priori. Il est aussi question d'installer les antennes de régulation du système au niveau de chaque province et ETD. Dans le même cadre, ce volet de la feuille de route doit s'accompagner du recrutement des animateurs des différentes structures.
La troisième direction de la feuille de route devra connaître le parachèvement, dans les meilleurs délais, du processus de recrutement du cabinet chargé du renforcement des capacités humaines. Il concerne aussi l'acquisition de l'équipement nécessaire au bon fonctionnement des services.
Dans le programme de cette même feuille de route, le Ministre du Budget a annoncé des travaux de " mise en place (…) d'une filière de formation de haut niveau en marchés publics pour développer et pérenniser l'expertise nationale en matière des marchés publics. Ces filières seront mises en place au sein des institutions nationales d'enseignement supérieur et universitaire’’. Jean-Baptiste Ntahwa a assuré tout le monde que le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour continuer à soutenir le processus, avant d'inviter les provinces à en faire de même. Jonas Eugène KOTA

Sous l'impulsion du PNUD
Le ministère du Plan prépare le DSCRP II, le PAP et le CDMT 2011-2015
Les ministères du Plan et du Budget, en collaboration avec le PNUD, ont organisé le 13 juillet dernier, un atelier de sensibilisation sur la planification stratégique et le processus de mise en œuvre des cadres de dépense à moyen terme (CDMT).
Cette rencontre vise le renforcement des instruments de cadrage macroéconomique, la construction d'un modèle de cadrage budgétaire, l'aide à la budgétisation des programmes d'actions prioritaires (PAP) pour la mise en œuvre de CDMT et la préparation du budget de l'Etat 2011. Cet atelier s'inscrit aussi dans le cadre de l'assistance technique au gouvernement de la RDC à travers les ministères du Plan et du Budget, pour l'opération nationalisation de la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (SCRP) intégrant les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). D'autre part, il s'inscrit également dans le vaste programme de réforme des finances publiques du gouvernement congolais.
Appuyés par une mission d'assistance technique conduite par le Pr. Charles Ncho et financés par le PNUD, les travaux se sont déroulés sous forme d'ateliers pratiques visant à renforcer les capacités techniques des cadres nationaux impliqués dans le processus de planification et de budgétisation. Cela, pour une maîtrise des liens dynamiques entre le cadre macroéconomique et le cadre budgétaire d'une part. D'autre part, entre les choix de dépenses et les stratégies sectorielles ou nationales. Il visait aussi à mettre en place les instruments de cadrage macroéconomique et budgétaire au niveau central, et élaborer le cadre macroéconomique, le CDMT global et sectoriel pour la période 2011-2015 pour orienter la préparation du budget 2011, ainsi que les rapports y relatifs.
Au terme de ces travaux, les cellules sectorielles devront disposer de capacités techniques renforcées pour le cadrage économique et budgétaire de programmation et de budgétisation des actions ministérielles.
Ces travaux, qui ont été organisés sous forme d'ateliers pratiques, visent à favoriser une appropriation effective par les cadres nationaux des techniques de la modélisation et la planification stratégique.
Les ateliers se sont déroulés en deux phases, à savoir, un atelier en plénière et des ateliers spécialisés. L'atelier en plénière a eu pour mission d'introduire la démarche et d'expliquer la séquence des travaux. Par contre, les ateliers spécialisés ont été organisés par groupes thématiques comme suit : le cadrage macroéconomique, le cadrage budgétaire à moyen terme pour les ministères.
Simard Simon TSOUMBOU

Après le succès du PUAICF
BAD - RDC : voici le projet d'appui à la gouvernance local

Quelques jours près de clôture du Programme d'urgence d'atténuation des impacts de la crise financière internationale (PUAICF), la mise en œuvre dudit projet se passe bien. Alloué à hauteur de 65 millions d'unités de compte, soit 100 millions d'USD, le projet connaît actuellement un taux de décaissement de 96%. Divers domaines et structures ont été financés. C'est le constat fait par une mission d'évaluation conduite par Hyacinthe Kouassi, macro-économiste de la Banque africaine de développement (BAD).
La BAD, l'Unité de coordination des projets (UCOP) ainsi que tous les bénéficiaires du projet se sont retrouvés autour d'une même table le mardi dernier au siège de l'UCOP pour passer en revue toutes les activités qui ont été financées dans le cadre du projet.
Hyacinthe Kouassi, Serge N'Guessan, expert en chef acquisition de la BAD et le directeur des opérations de l'UCOP, Jean-Marie Kimwamba ont révélé à la presse que le programme a eu des retombées significatives. Le projet a, en effet, contribué au renforcement des réserves internationales de la Banque centrale du Congo (BCC). Il a appuyé le plan de sortie de crise de la SNCC. Le ministère des Finances a été soutenu à travers la DGI, l'OFIDA, l'Energie à travers la Régideso et la Snel. La BAD a donné des moyens à l'Etat congolais pour payer ses factures d'eau et d'électricité. Le projet a servi aussi à appuyer le ministère de l'EPSP par le paiement des salaires des enseignants en 2009 (dernier trimestre). Le ministère de l'EPSP et le SECOPE ont reçu un appui matériel. Les inspecteurs chef de pool se sont vus doter des motos et des véhicules pour permettre leur mobilité. L'une des retombées de cet appui c'est la publication des résultats des examens d'Etat en un temps record. Les mâlles de l’examen d'Etat ont été acheminés rapidement parce que disposant d'un moyen de déplacement.
Après le succès du projet RUAICF, la BAD n'entend pas s'arrêter là. Elle va financer d'autres projets. C'est le cas du projet d'appui à la gouvernance locale. Celui-ci sera financé à hauteur de 14 millions USD. Dans le cadre de ce projet, la BAD va renforcer les structures de pilotage de la réforme des finances publiques, la planification et de la décentralisation.
Un autre projet, financé à hauteur de 28 mois sur 5 ans, va appuyer la diaspora congolaise pour qu'elle travaille pour le gouvernement dans les institutions clés pour l'action gouvernementale.
La faculté polytechnique de l’UNIKIN est également ciblée. Le financement va permettre à la faculté de former des ingénieurs de haut niveau, capables de soutenir aussi l'action gouvernementale dans le cadre des cinq chantiers.
Le PUAICF a été conclu en mai 2009 entre la RDC et le Fonds africain de développement à travers la BAD. Le programme est un appui ciblé à la balance de paiement couplé à la demande du gouvernement, à des engagements sur l'utilisation de la contrepartie pour financer les dépenses publiques urgentes en 2009. C'est l'UCOP, sous la tutelle du ministère du Plan, qui en est l'organe d'exécution.
Dina BUHAKE

PLACE AU DROIT
Me Mupila Ndjike : " L'Ordre des avocats doit prendre conscience de sa qualité de pilier de la société "
Avocat au barreau de Kinshasa/Gombe, Me Mupila Ndjike est titulaire d'un diplôme d'Etudes supérieures en Droit. Ancien membre du Conseil de l'Ordre des avocats et membre de la Commission de formation professionnelle des Avocats, Me Mupila est aussi Conseil à la Cour pénale internationale. Doctorant en droit, il a été parmi les orateurs du 42ème anniversaire du Barreau congolais dont la célébration, samedi le 10 juillet dans la salle culturelle du Collège Boboto, a coïncidé avec la célébration de la Journée nationale d'Avocat. " Ordre des avocats et société civile ", tel est le sujet à développer, que la Commission Internationale de l'Ordre National des avocats a confié à cet avocat de carrière et de compétences éprouvées. En marge de la célébration de cette journée, Me Mupila a bien voulu répondre aux questions du quotidien Forum des As.

Qu'est-ce que c'est l'Ordre des Avocats ? Quel rapport y a-t-il entre cette corporation professionnelle et la Société civile ?
D'entrée de jeu, il me semble superfétatoire de m'étendre sur ce qui est l'ordre des avocats sensé être bien connu, comme étant une organisation corporative réunissant obligatoirement tous les avocats attachés à un même barreau. Ce qui importe, c'est plutôt de définir sa mission et de s'interroger sur ce qu'est la société civile et sur la place de l'Ordre des avocats en son sein.

Quelles sont les missions classiques de l'Ordre des avocats ?
Avant d'y répondre, il est d'important d'apporter une précision de taille. L'erreur la plus souvent commise, lorsqu'on cherche à définir la mission confiée aux ordres professionnels en général, est de croire qu'ils sont destinés seulement à représenter la profession. Une telle appréhension est erronée. Pour répondre à votre préoccupation, Il est assigné à l'Ordre des avocats comme aux autres ordres professionnels, la mission d'assurer la garantie de service de la part des professionnels. Cette mission s'exerce sous forme d'une activité de police. C'est pourquoi, le Conseil de l'Ordre a pour mission de veiller à la discipline, en même temps qu'il exerce un contrôle sur l'accès à la profession et sur son exercice. Il importe de souligner, par ailleurs, que les ordres professionnels ont aussi une activité juridictionnelle. C'est sans doute, la plus connue et celle qui, à l'origine, a justifié le mieux l'exercice des ordres professionnels, lorsqu'ils répriment les manquements commis par les professionnels aux conditions normales d'exercice de la profession. Cependant, il faut indiquer que par rapport à d'autres ordres professionnels, la particularité de l'action juridictionnelle des ordres professionnels doit être essentiellement recherchée dans le caractère disciplinaire de son contrôle.

En dehors du cadre juridictionnel, quel autre rôle l'Ordre des avocats peut-il encore jouer ?
En dehors du cadre juridictionnel, l'Ordre des avocats est appelé à jouer un autre rôle sur le plan national, principalement dans le cadre de l'exercice de la démocratie définie comme un régime politique dans lequel le peuple choisit librement ses dirigeants et exerce le contrôle de l'exercice du pouvoir par divers mécanismes. Partant, l'Ordre des avocats, considéré comme une composante de la société civile, devrait jouer, aux côtés d'autres composantes ou acteurs de la société civile, un rôle de premier plan. Ce, par sa participation à la construction de la démocratie qui ne peut être l'apanage des dirigeants politiques. Vu sous cet angle, l'Ordre des avocats s'intéresse aux problèmes de la nation afin d'être en mesure de contribuer à son organisation en vue de la stabilisation de ses institutions, gage de son épanouissement, garantie de l'Etat de droit et de l'indépendance du juge. Car, la meilleure façon de tuer la démocratie, c'est bien d'en abandonner l'exercice aux seuls dirigeants et partis politiques.

Vous parlez avec insistance de la Société civile. De quoi s'agit-il exactement… Quelle est sa mission ?
Rappelons que le concept " société civile " tire son étymologie de la culture gréco-latine, donc du monde occidental. Dans la Rome antique, hormis les esclaves, les hommes libres étaient soit civils, soit militaires. A ce titre, on les identifiait respectivement par le port de la robe ou de l'arme. Ceux qui étaient en robe étaient réputés avoir de la préséance sur ceux qui portaient les armes. Cela s'entend, les hommes en robe constituaient les corps de métier de professeur et philosophe, médecin et pharmacien ainsi que celui d'avocats. A cela s'ajoutent le corps d'architectes et d'autres pontifes qui eurent légué leur appellation aux papes. Ces corps de métier ou ordres professionnels ayant chacun une éthique, constituent le socle sur lequel reposait la société nationale tout entière, puisque traditionnellement, ces corps de métiers avaient toujours formé la société de citoyens, par rapport aux dirigeants politiques. Historiquement donc, la notion de société civile n'est pas de date récente. Mais, en République démocratique du Congo, la notion de société civile date de quelques décennies seulement puisque née pendant la colonisation sous des formes embryonnaires. C'est le cas des mouvements messianiques, notamment le Kimbanguisme avec Simon Kimbangu et le Kitawala d'André Matsoua. Plus tard, après la deuxième guerre mondiale, une autre forme de société civile s'est développée sur des bases idéologiques parmi l'élite et les masses urbaines. Cependant, en Occident, la notion de société civile a eu plusieurs significations au cours de l'histoire. D'abord, société civile comme société politique. Selon les philosophes HOBBES et KANT, la société civile opposée de la société naturelle signifie la société politique ou l'Etat, étant entendu que la société naturelle est celle dans laquelle chaque homme suit ses propres caprices et sa propre imagination. Ensuite, société civile comme société civilisée. Ici la société civile ne s'oppose plus à une société naturelle abstraite, mais, plustôt à la société des peuples dits " primitifs ", à l'opposé de celle qui se considère comme modèle de civilisation. Dans ce contexte, la société civile est donc celle dite civilisée. Cette approche a amené le philosophe HOBBES à définir finalement la société civile comme celle dans laquelle règnent la raison, la paix, la sécurité et la richesse. C'est la société des peuples raffinés, décents, et intelligents. Puis, il existe une société civile considérée comme société bourgeoise qui, selon KARL MARX, met l'accent sur l'antagonisme entre la société féodale et la bourgeoisie. Et enfin, la société civile comme base du mouvement mondialiste qui a plusieurs conceptions : naïve, bourgeoise et analytique. Aujourd'hui, la signification de la société civile la plus commune est celle d'inspiration marxiste. Elle oppose la société civile à l'Etat
La société civile considérée comme constituée de non-politiques, par opposition aux acteurs politiques, couvrirait alors la sphère des rapports entre individus, entre groupes, entre classes sociales qui se déploient à l'extérieur des rapports de pouvoir qui caractérisent les institutions de l'Etat. En d'autres termes, la société civile est représentée comme le terrain des conflits économiques, idéologiques, sociaux et religieux que l'Etat a le devoir de résoudre.

INSTANCE DE MEDIATION
Pour dire simple, la Société civile est, en quelque sorte, l'instance de médiation de base d'où partent les demandes ou les revendications auxquelles le pouvoir politique en place est appelé à donner des réponses ou des solutions. La société civile sera ainsi considérée aujourd'hui comme le grand ensemble, le lieu d'exercice du pouvoir de fait, alors que l'Etat est le lieu des rapports du pouvoir légitime. Dès lors, on pourrait dire que ce vocable société civile englobe les ordres professionnels et leurs membres dans leur ensemble, ceux-ci étant essentiellement apolitiques. Mais, curieusement, les organisations non gouvernementales (ONG), semblent s'approprier à elles seules cette plate-forme, alors que ce sont les ordres professionnels qui sont, par nature, des organisations primitives qui regroupent en leurs seins les différentes catégories de citoyens dans une société étatique. Cette attitude qu'affichent les O.N.G. peut avoir pour cause l'indifférence ou la distraction que l'on note parfois dans le chef des ordres professionnels vis-à-vis des nécessités de la vie nationale et de l'action. Et pendant qu'ils ont un rôle fondamental à jouer, ils se contentent de se retrancher naïvement dans la résignation et très souvent après avoir exercé leur devoir civique de voter. Pour tenter de remédier à cette situation, il y a quelques années, l'Ordre National des avocats, avec les autres ordres professionnels, se sont constitués en une coordination des ordres professionnels (COPTC), en vue de constituer une force pour affirmer la prééminence des ordres professionnels au sein de la société civile et braver ainsi, la résistance et le soubresaut des autres composantes hostiles qui, souvent, ne remplissent pas les conditions de légalité et de transparence pour se constituer en une Association sans but lucratif (A.S.B.L), mais hélas !

REDYNAMISER LE COPTC POUR UNE NOUVELLE SOCIETE VERTUEUSE
Il est donc impérieux d'en appeler à la conscience des ordres professionnels pour redynamiser cette jeune organisation afin de lui permettre de donner à la société civile l'impulsion nécessaire pour jouer effectivement son rôle, notamment, celui de contribuer à la promotion de la bonne gouvernance et de la paix par le renforcement des institutions. En plus de cela, une Société civile digne de ce nom contribue à la consolidation de la stabilité macro-économique et à la croissance par une politique économique cohérente. Elle devra, par ailleurs, contribuer à l'amélioration de l'accès aux services sociaux et réduire la vulnérabilité au niveau local et national. Je m'en voudrais, si je dois outrepasser un autre rôle de la Société civile qui est celle de participer à la promotion de la culture de la paix.

Au regard de ce que vous déplorez comme manquement dans le chef de la société civile congolaise, quel est le remède que vous proposez ?
Aux grands maux, de grands remèdes, dit-on. Je ne suis pas pessimiste. Je suis de ceux qui soutiennent qu'il n'est jamais tard pour mieux faire. Je crois en l'avenir de ce pays. En conclusion, au-delà de la mission traditionnelle de l'Ordre des avocats et de leurs membres, comme cela se passe sous d'autres cieux, il faut que la corporation apporte à la Société civile sa lumière en tant qu'élite de la nation sur le plan du standing général. Et, comme leurs confrères américains, les Lawyers, l'Ordre des avocats et ses membres doivent prendre résolument conscience de ce qu'ils sont dans leur noblesse, qualifiés de faiseurs de symboles, de piliers de la société, d'artisans des aspirations d'une communauté. Pour ce faire, l'Ordre des avocats congolais doit participer activement et avec beaucoup de courage, au débat social au sein de la Société civile. Pour clore mon propos, je remercie, au travers de vous, toute la rédaction du journal «Forum des As» pour le choix porté pour ma modeste personne. Propos recueillis par Laurel KANKOLE


SOCIETE
2.728 cas de violence sexuelle enregistrés à Kinshasa
D'après le monitoring des cas des violences sexuelles réalisé par l'équipe des chercheurs de l'ONG Santé, Progrès et Développement (SPD) dirigée par Sory Mulenda, au total 2.728 cas de violences sexuelles ont été enregistrés dans la ville de Kinshasa. Durant la récolte des informations basée sur les plaintes des victimes de violences sexuelles, sur la méthode d'observation directe associée aux techniques documentaire et d'interview, sur l'accès aux registres des secrétariats des cours et tribunaux et rencontrer avec les victimes, les chercheurs ont fait l'état des lieux de ce phénomène. Selon le n°1 de la SPD, dans la ville de Kinshasa, 4% sur un total de 2.728 cas dont les jugements ont été rendus dans le respect de la loi, avant d'ajouter que sur les 2607 cas n'ayant pas respecté le délai légal devant les parquets et tribunaux, 907 cas non seulement n'ont pas été instruits avec célérité devant les parquets, mais aussi ils n'étaient pas fixés devant les instances de jugement. Par contre les 1770 autres cas des violences sexuelles sont toujours en cours, sinon bloqués devant les tribunaux.
Il sied de signaler qu'en RDC, la plupart des actes de violences sexuelles ont été commis dans les situations de conflits armés et particulièrement par les hommes en arme. Cependant, après la guerre, ce fléau s'est étendu même sur les zones non touchées par la guerre. Dans ces milieux ils sont le fait des civils.
Sur le nombre de cas des violences sexuelles recueillis par l'ONG SPD à Kinshasa, 1,9%, soit 52 cas sur 2728, ont été commis par des hommes armés dans la ville de Kinshasa. Mais il a été clairement établi que les violences sexuelles sont souvent commises par les civils dans les zones non en conflit.
Les lois de juillet 2006 ont apporté un changement profond car, non seulement la définition du viol a été étendue à d'autres faits qui n'étaient jadis pas considérés comme tels, mais aussi elles ont reconnu que l'homme peut aussi être victime de violences sexuelles. A en croire la SPD, dans la ville de Kinshasa, sur un total de 2728 cas recueillis, 2699 ont été perpétrés par les hommes, soit 99% et 29 cas ont été commis par les femmes, soit 1%. L'avantage des nouvelles lois sur les violences sexuelles, c’est que les femmes sont aussi auteurs autant que les hommes.
La plupart des dossiers de violences sexuelles trainent devant les parquets et tribunaux de Kinshasa. Pour preuve, l'enquête de l'ONG SPS indique que sur les 2728 cas des violences, 121 jugements seulement ont été rendus dans les délais. Bien que certaines raisons soient avancées pour justifier l'insuffisance dans les traitements des cas de violences sexuelles, les chercheurs de l'ONG SPD ont cependant noté qu'il existait un manque de suivi dans le chef des juridictions.
Plusieurs raisons peuvent être à la base du dysfonctionnement de l'appareil judiciaire au Congo et particulièrement à Kinshasa. La justice en RDC fonctionne avec deux logiques tout à fait contradictoires qui s'applique simultanément aux justiciables. Au regard des frais légaux et illégaux à débourser, la majorité des victimes d'actes de violences sexuelles n'est pas en mesure de faire face au coût de la justice. Cette raison est la cause principale du nombre croissant des cas de violences abandonnés ou bloqués devant les instances judiciaires à Kinshasa. Raison pour laquelle il faut élaborer un budget qui tient compte des besoins réels de l'appareil judiciaire qui intègre les frais de fonctionnement, la rémunération des magistrats et du personnel judiciaire.
Le manque d'indépendance financière susceptible de couvrir les frais de justice est assimilé à un véritable chemin de croix pour de nombreuses victimes des violences sexuelles qui pourtant aspirent à la justice. Parmi ces frais de fonctionnement et de justice, il y a notamment, les frais de transport pour l'arrestation des présumés coupables ; les indemnités allouées aux magistrats, greffiers et huissiers. L'absence des frais alloués à la justice constitue un des facteurs de l'impunité des auteurs d'actes des violences sexuelles. Pour ce faire, les victimes des violences sexuelles, dont la plupart ne disposent pas de moyen financier à soutenir une action judiciaire recourent à deux alternatives à savoir, assumer le fardeau de frais de justice ou refuser de les assumer. Par conséquent ces personnes violées se voient victimes de déni de justice. Simard Simon TSOUMBOU

A la faveur de la publication des résultats des exetats
Des finalistes se livrent à la débauche
"Forum des As " a vu juste, dans son édition n°3649 du mardi 13 juillet 2010, en tirant la sonnette d'alarme sur l'exposition à la dépravation dont les finalistes du secondaire sont l'objet avec la publication nocturne des résultats de l'examen d'Etat, et cela malgré le choix des télécommunications (Internet et téléphone). Le spectacle auquel ces finalistes se sont livrés, dans la nuit du lundi à mardi derniers l'a démontré au grand choc du public. Les différentes places de la capitale ont, en effet, été la scène d'une débauche sans limite des jeunes filles, finalistes ou pas.
Sous prétexte de fêter leur réussite grâce à l'argent obtenu des parents ou de leurs copains, elles se sont enivrées dans les débits de boisson avant de se livrer au racolage des hommes en offrant gratuitement le plaisir de leur chair. Difficile pour les personnes sollicitées de résister au regard de l'accoutrement qu'elles arboraient : généralement de petites culottes de plage portées sur des T-shirt déchirés volontairement par le bas, livrant en spectacle la quasi-totalité de leurs seins. Ivres d'alcool, certaines se sont complètement déshabillées dans une boîte de nuit à Kintambo-magasin avant de se livrer à des strip-teases insoutenables. Très vite, le lieu s’est transformé en une scène d'orgies généralisées aussi bien sur la piste de danse que dans les fauteuils. Plus grave, tout cela se passait alors que le tenancier avait laissé entrer même des mineurs (moins de 12 ans) qui accompagnaient leurs frères et sœurs.
Côté garçons, le spectacle était à l'enivrement généralisé qui se terminait par des vomissements et des casses de bouteilles sur les chaussées. Autour de une heure du matin, ceux qui n'en pouvaient plus sombraient dans un sommeil profond, même en pleine chaussée avant de se faire ramasser par des passants. Les plus endurants finissaient la soirée dans des bagarres entre jeunes de quartiers. Des affrontements qui se soldaient, notamment à Binza/Ozone, par de graves blessures étant donné que ces jeunes se battaient avec des bouteilles.
Le plus curieux, c'est que la plupart de ces scènes se passaient sous le regard indifférent des agents de l’ordre dont certains, en tenue civile, étaient d'ailleurs parmi les plus entreprenants sur les jeunes filles ivres.
C'est le cas de la place Victoire, dans la commune de Kalamu, où l'on a constaté, à partir de 20 heures, une effervescence de la jeunesse devant les cafés, les cyber-café en quête des résultats. Juste après, c'est l'ambiance de la "Bonana " qui a régné. Coup de fil à la maison, transmission des informations et finalement, retrouvailles dans un bar ou une boîte de nuit du quartier. On a même vu les plus-petits accompagnant leurs frères ou sœurs dans les dancings
Plusieurs parents, qui ont déploré ce laisser-aller, pointent du doigt les autorités de la ville et de l'EPSP. " Il est étonnant que l'autorité qui a interdit aux finalistes des exhibitions à la fin des examens d'Etat ne fasse rien pour contrôler ces mêmes jeunes à la publication des résultats", a déclaré sur un ton de colère, un père de famille rencontré à la Gombe. Un autre est revenu sur la responsabilité du ministère de l'EPSP qui publie les résultats le soir, donnant ainsi l'occasion aux jeunes d'échapper au contrôle de leurs parents. JEK

* Kasa-Vubu : Deux avenues sans électricité après le vol d’un câble
Les parcelles situées sur les avenues Bosobolo et Busu-Djano, au quartier des Anciens combattants à Kasa-Vubu sont plongées dans le noir depuis environ six semaines.
A l'origine de ce triste sort, le vol d'un câble de près de 15m qui alimentait les avenues précitées. L'enquête initiée pour retrouver les inciviques auteurs du vol est demeurée infructueuse jusqu'à ce jour.
Interrogés, certains habitants, sous le couvert de l'anonymat, ont laissé entendre que cet acte serait l'œuvre des délinquants qui fréquentent ces lieux. Mais, entre-temps, les pauvres habitants ne savent pas à quel saint de vouer. Solange DIPINDA/ Stagiaire IFGC


NATION

* Bukavu : des nombreux blessés dans une bagarre entre deux groupes d'ex-enfants soldats
La tension était vive mardi 13 juillet dans la matinée au centre d'orientation et de transit BVES de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu. A l'origine: une bagarre rangée entre deux groupes antagonistes d'ex-enfants soldats d'origines ethniques différentes. Plusieurs blessés sont signalés de part et d'autre. Le motif de cette escalade de violence n'est pas connu.

La bagarre a commencé vers 3 heures locales, lorsqu'un groupe a été réveillé par des projectiles lancés sur leur home par l'autre camp. Une véritable chasse à l'homme a commencé. De nombreux enfants ont été blessés. Ils sont admis dans un centre hospitalier proche du centre BVES.

Les dégâts matériels sont considérables.
Le directeur du centre d'orientation et de transit du BVES n'a pas été en mesure d'indiquer la cause de cette bagarre. Mais Murabaze Namegabe préconise une solution négociée entre les deux camps pour mettre fin à ce conflit. Il a déclaré: "On va faire une réunion de sensibilisation et de conscientisation avec tous les jeunes, et avec tous les partenaires, on va se concerter pour voir comment on peut trouver une solution durable. Mais, pas de séparation. Notre solution, c'est qu'ils comprennent qu'ils doivent cohabiter pacifiquement."
La police d'intervention criminelle est arrivée sur place dans la journée pour permettre à certains enfants dispersés de regagner le centre.
Le centre d'orientation et de transit compte actuellement soixante cinq enfants sortis des groupes armés du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de la Provine Orientale et du Katanga.
On y encadre des ex-enfants soldats avant leur réinsertion dans la communauté. FDA/RO


*Nord-Kivu : la détermination des femmes politiques inquiète les hommes
En prévision des élections municipales et provinciales prévues en 2011, les femmes du Nord-Kivu en RD Congo se forment activement pour avoir plus de chances de conquérir des postes de décision. Leur détermination et leurs nombreuses électrices inquiètent un peu les hommes.
De plus en plus de femmes adhèrent aux partis politiques, que ce soit ceux au pouvoir ou de l'opposition. Elles ne veulent plus faire de la figuration, mais s'engager dans le combat politique pour les prochaines élections municipales et provinciales prévues en 2011. Pour mettre tous les atouts de leur côté, elles se mobilisent et se forment, grâce au programme de gouvernance politique du PNUD, à différents aspects de la vie politique : le financement et l'organisation interne des partis, la décentralisation, l'organisation des élections, le leadership féminin. Comme l'explique Dévote, membre du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), la confiance est là : "A présent, nous pouvons faire valoir nos compétences et montrer que nous pouvons faire autant, sinon plus, que les hommes", déclare-t-elle fièrement. Selon Rubens Mikindo, président fédéral de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Nord-Kivu "il y a désormais un éveil politique des femmes, vu le nombre d'adhésion aux partis politique. Dans chaque formation, on compte au moins 30 % de femmes, à des postes-clés parfois".

Tirer les leçons du passé
Ce regain d'intérêt pour la chose politique est lié aux résultats des élections de 2006 qui ont vu les hommes occuper tous les postes de décision. Les femmes, longtemps confinées dans un rôle de figurantes ou d'animatrices de campagne, ont décidé de vaincre la peur et le manque de confiance. Elles ont pris conscience du poids qu'elles pourraient représenter si elles s'engageaient dans les élections de 2011.
Pour de nombreuses militantes, l'échec aux élections de 2006 est à mettre sur le compte du manque d'information et d'expérience en politique. Selon une candidate malheureuse à la députation provinciale, qui a requis l'anonymat, les femmes ont tiré les leçons du passé. "Aujourd'hui, grâce aux différentes sessions de formation auxquelles nous avons participé, nous sommes mieux armées pour affronter les prochaines élections" affirme-t-elle.
"La femme n'est pas faible, mais a toujours été sous-estimée, depuis nos ancêtres, assure Joyce Kaburabuza, juriste et chargée de communication et d'information à l'Union nationale des fédéralistes congolais (UNAFEC). Nous refusons cet héritage et, par notre engagement dans la politique, nous sommes prêtes à affronter les prochaines élections."
Selon Musindu Pholestine, membre de Démocratie chrétienne fédéraliste (DCF/COFEDEC), la politique n'est pas seulement l'affaire des hommes, comme cela a été longtemps sous-entendu. "Autrefois, les femmes engagées en politique étaient souvent des célibataires et considérées comme ayant des mœurs légères, avoue-t-elle. Aujourd'hui, nous faisons la politique, tout en respectant nos époux."

La réticence des hommes
Face à cette forte détermination des femmes, certains hommes, membres de grands partis politiques, affichent déjà une certaine crainte. Pour Mathieu Batumike, président de la section de Goma de Démocratie chrétienne, parti fédéraliste, "les femmes constituent le plus grand électorat au Nord-Kivu et elles cherchent à rallier toutes les autres femmes derrière elles, pour la conquête du plus grand nombre de sièges", s'inquiète-t-il. Sans sourciller, un membre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), de la majorité présidentielle, explique sous anonymat que "la femme connaissant aussi ses droits et ses devoirs, ne doit pas s'approprier tous les postes. Elle devra plutôt voir comment partager équitablement le pouvoir entre les hommes et les femmes".
Syfia Grands Lacs/RD Congo


INFOS INFOS
Reçu par la ministre Marie-Ange Lukiana
La Grande-Bretagne promet d'intensifier sa coopération dans le domaine du genre
Chaque jour qui passe, il se cultive une coopération agissante entre le Gouvernement Congolais et Britannique. De nombreux projets et programmes à la base, surtout dans les domaines socio-économiques, ne cessent de s'accompagner d'efforts communs.
Avec un total équivalent à 50 millions de dollars américains, la Grande-Bretagne est présente là où la RDC tient à accroitre ses activités, faire la promotion ou la défense des droits humains, comme ceux des femmes, des enfants ou de la parité.
Le nouvel ambassadeur de la Grande-Brétagne en RDC, M. Neil Wigan, qui s'est entretenu avec la ministre du Genre, de la Famille et de l'Enfant, Marie-Ange Lukiana Mufwankolo, s'est résolu à la fois à poursuivre et à intensifier cette coopération RDC-Royaume-Uni dans les domaines qui touchent la condition féminine et le genre.
Neil Wigan a fait l'éloge du processus d’émancipationde la femme congolaise qui reste au front. Le Gouvernement britannique appréciera toujours les initiatives et les réalisations qui font date. L'occasion faisant le larron, la ministre du Genre a fait avec le diplomate britannique en RDC le bilan et les repères des projets et programmes qui connaissent l'appui de la Grande-Bretagne.
Très satisfait des résultats obtenus jusqu'à ce jour, l'ambassadeur britannique en poste à Kinshasa a promis de diversifier et intensifier les interventions et faire un plaidoyer en faveur de la RD Congo pour que la coopération s'attarde sur le ministère du Genre, de la Famille et de l'Enfant. " Le temps s'y prête ", a déclaré Neil Wigan. Dorian KISIMBA

INFOS INFOS
Saisie d'un lot important d'ivoire à l'aéroport de N’Djili
Cosma Wilungula encourage le travail abattu par les services frontaliers

Le Directeur général de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Cosma Wilungala, a annoncé hier la saisie d'un lot important de pointes d'ivoires le 21 juin dernier à l'aéroport de N’Djili. C'est un sujet chinois du nom de Wu Xyang qui détenait le colis et voulait quitter le pays. Ce lot comprenait 65 points d'ivoire non travaillés et 23 pointes d'ivoires travaillés. Ce qui représente, selon le DG de l'ICCN, au moins un total de 35 éléphants tués. " Le stock saisi sera déposé à la Banque centrale du Congo qui jusque là garde encore d'autres tonnes d'ivoires ", a confié Cosma Wilungula, avant de noter que l'ICCN trouvera un accord avec le gouvernement pour envisager le mécanisme de stockage.
Le DG de l'ICCN a, cependant, fait savoir que la RDC est l'un des trois pays qui figurent sur la liste rouge concernant le trafic de l'ivoire. " Elle a été condamnée lors de la dernière réunion de la Convention internationale sur le commerce des espèces en voie d'extinction (CITES) ", a-t-il ajouté. C'est ainsi que Cosma Wilungula a encouragé et félicité tous les services qui travaillent au niveau de la frontière, notamment la DGM, et celui de l'environnement qui ont contribué à l’arrestation cet incivique qui détenait illégalement ce lot. Une occasion, a-t-il poursuivi, pour manifester la volonté de la RDC a lutter contre le trafic illicite des richesses.
Le n°1 de l'ICCN a fait savoir que l'éléphant est l'espèce animale le plus protégé et se retrouve partout à travers le pays. La RDC est le premier pays au niveau mondial qui a une grande représentation d'éléphants, et le parc de Garamba est le premier en RDC. Cosma Wilungula a ainsi souligné que la vente de tout les éléments que constituent l'éléphant est strictement interdite même au niveau international.

Interdiction du marché d'œuvre d'art en ivoire
Le DG de l'ICCN a, par ailleurs, évoqué l'interdiction du marché d'œuvre d’art en ivoire. A l'entendre, ce marché favorise le braconnage. Il a, à cet effet, invité tout citoyen congolais à pouvoir veiller à dénoncer toute personne qui détient illicitement les pièces d’ivoire. Cette décision, a indiqué le patron de l'ICCN, rentre dans le cadre des efforts menés par la RDC pour améliorer l'image du pays à l'extérieur.
Pour terminer, le DG de l'ICCN a fait savoir que la situation de nos aires protégés est prometteuse pour l'ensemble des espèces après les différentes guerres que la RDC a connues. Et l'ICCN est disposé à offrir à la population congolaise un paradis terrestre. Mathy MUSAU


ECLAIRAGE
Affaires Florobert Chebeya et Salvator Muhindo
Les activistes des droits de l’homme dament le pion aux opposants politiques
Avec les vacances parlementaires, la politique politicienne semble à bout de souffle. Encore que les festivités marquant le Cinquantenaire de la RDC ont eu à occuper l’espace au point de focaliser toute l’attention. Mais, c’était sans compter avec le meurtre de Floribert Chebeya, directeur exécutif de la «Voix des sans voix», suivi, quelques temps après, de l’assassinat d’un autre activiste des droits de l’homme à Beni, Salvator Muhindo. Depuis, l’opposition politique, qui se tournait pratiquement le pouce, en est réduite à tenter une récupération politicienne à la traîne des activistes des droits de l’homme.
Il y a peu, l’opposition politique congolaise faisait de l’arrestation du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, dont le procès démarre incessamment à la Cour pénale internationale à La Haye, un véritable fonds de commerce pour acculer le pouvoir en basant sa stratégie sur un «procès politique» parce que, disait-on, «le dossier est vide». Malheureusement pour les opposants et principalement ceux du Mouvement de libération du Congo parti cher au «Chairman», le procès de JP Bemba commence très bientôt. C’est désormais sur le terrain juridique qu’il faudra se battre. Surtout que, pour le cas de Thomas Lubanga, c’est depuis 2005 qu’il est détenu à La Haye et le procès, qui avait démarré en janvier 2009, vient d’être suspendu. C’est à croire qu’à la CPI, le temps ne compte pas beaucoup et cette grosse machine internationale détermine sa propre vitesse au rythme de 20Km/h.

L’OPPOSITION DEBOUTEE PAR LE POINT D’ACHEVEMENT ET LA VISIBILITE DES CINQ CHANTIERS
Deux autres thèmes alimentaient la stratégie de l’opposition: l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative pays pauvres très endettés (I-PPTE) jugée incertaine et les cinq chantiers dont tous remettait en cause la visibilité. Mais, tous les pronostics ont été déjoués en faveur de la coalition au pouvoir. Jugée incertaine, l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE est désormais une réalité et la dette extérieure de la RDC, au terme de ainsi obtenu du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, passe d’environ 13 milliards Usd à près de 3 milliards Usd, soit plus ou moins 10 milliards Usd effacés. Ce qui permet à ce pays d’économiser 50 millions Usd chaque mois que l’on se propose d’ailleurs affecter dans l’éducation, la santé et le transport en vue de juguler la souffrance de la population.
Quant à la visibilité des cinq chantiers, les critiques de l’opposition politique ont été battues en brèche par la fin des travaux sur les boulevards triomphal, du 30 juin où la place du Cinquantenaire et la placer du 30 juin sont très vite devenues des lieux touristiques à la grande satisfaction des Congolais en général et des Kinois en particulier. Sans oublier le rond-point Kimpwanza où le monument érigé en faveur du président Joseph Kasa-Vubu ne cesse aussi d’attirer du monde. D’autres travaux sont en cours, notamment sur le boulevard Lumumba et sur les avenues des Huileries et ex-24 novembre et les entreprises chinoises se démènent sur le terrain pour gagner, une fois de plus, leur pari. C’est dire que l’opposition est déboutée par l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE et par la visibilité des cinq chantiers à Kinshasa. De quoi, très visiblement, couper l’herbe sous les pieds des opposants congolais désarmés.

QUAND LES ACTIVISTES DES DROITS DE L’HOMME DAMENT LE PION AUX OPPOSANTS

Depuis que les trois thèmes de campagne des opposants congolais (procès Bemba, point d’achèvement et visibilité des cinq chantiers) sont tombés caducs, l’opposition battait pratiquement de l’aile. C’est l’affaire Floribert Chebeya, à quelques jours de la fête du 30 juin, qui semblait apporter de l’eau au moulin de l’opposition politique. Mais, cette fois-là, ce sont les activistes des droits de l’homme qui sont montés au créneau pour un peu jouer la partition de l’opposition parce que, à tort ou à raison, les associations de défense des droits de l’homme considèrent le pouvoir en place comme leur «bourreau». Cela remonte à l’époque de la lutte pour la tenue effective d’une Conférence nationale voulue souveraine où plusieurs activistes des droits de l’homme se confondaient aux opposants comme si l’opposition politique avait noyauté ces Ong au point de les embarquer dans son combat contre le régime Mobutu. C’est de la sorte qu’il était difficile, de 1990 à la fin de la transition mobutienne, de distinguer le discours des opposants de celui des activistes des droits de l’homme et d’en saisir vraiment la ligne de démarcation ou les limites.
Ainsi donc, aujourd’hui, avec le meurtre de Floribert Chebeya, doublé de l’assassinat de Salvator Muhindo, l’opposition est relancée, non pas avec les opposants officiels, mais avec les activistes des droits qui ont damé le pion aux ténors de l’opposition politique sont François Muamba Tshishimbi, Gilbert Kiakwama Kia Kiziki et tant d’autres que l’on retrouve toujours au front politique lors des plénières de l’Assemblée nationale au Palais du peuple. Le micro de cet hémicycle à cause des vacances parlementaires, les affaires Chebeya et Muhindo semblent tombées à point nommé. Mais, les activistes des droits de l’homme ne paraissent pas du tout prêts à céder leur partition à la fanfare de l’opposition qui ne se limite du coup qu’à certaines communications du genre «nous compatissons à la douleur et dénonçons». Encore que la tentative de sortir le corps de Floribert Chebeya de la morgue le 30 juin 2010 pour l’exposer le même jour au stade des Martyrs, afin de transformer la fête en deuil, a été avortée parce que la famille biologique n’était pas du goût de cette récupération.

IL FAUDRA DESORMAIS ATTENDRE LA SESSION DE SEPTEMBRE
L’asruce n’ayant pas marché avec l’affaire Chebeya, l’opposition devra attendre la session ordinaire de septembre à l’Assemblée nationale, en l’absence de la session extraordinaire, pour reprendre du service. Mais, entre-temps, les élus du peuple doivent d’abord rendre compte à leurs électeurs qui, généralement, vont au delà de simples explications sur la production parlementaire pour exiger quelques libéralités en termes de renvoi d’ascenseur. C’est souvent ce qui pousse certains députés à jouer aux «absentéistes» pour simuler une brusque et courte descente dans leurs fiefs afin d’avoir un rapport de vacances à soumettre à la plénière et des images tendant à démontrer leur popularité sur le terrain. Sans nul doute qu’à la reprise des activités parlementaires, l’opposition politique tentera, une fois de plus, d’acculer le Gouvernement Muzito. Mais, en attendant, il faut d’abord gérer les vacances.
Marcellin MANDUAKILA


CULTURE & DETENTE
A l'occasion dU 221ème année de la Révolution française
Le groupe culturel congolais "Afric'Ambiance" écrit à Nicolas Sarkozy
Le 14 juillet de chaque année, la France célèbre sa Révolution de 1789. Pour cette année 2010, la particularité de cette célébration est qu'elle coïncide avec le cinquantenaire d'indépendance de nombre de pays africains. Ainsi, pour faire honneur à l'Afrique, treizetroupes du continent participeront au grand défilé militaire de ce matin à Paris. Ce, en plus de dix présidents du continent noir invités à cette solennité. Les indépendances, mieux les révolutions étant aussi l'effet de la culture, le Groupe culturel congolais " Afric'Ambiance " a profité de l'occasion de cette fête nationale française pour remercier Nicolas Sarkozy.
Dans une lettre adressée au Chef de l'Etat français, Me Kalala Muena Mpala et Jean Lema, alias Jamais Kolonga ; respectivement président médiateur général et Conseiller général du groupe Afric'Ambiance, ont mis en exergue deux faits.
Le premier est le message de condoléances du Président français Nicolas Sarkozy, adressé aussi bien à son homologue congolais, Joseph Kabila qu'au peuple congolais, à l'occasion de la tragédie de Sange qui a fauché plus de deux cents âmes. Le deuxième fait tient à la qualité d'artiste du couple Sarkozy. " Avec les artistes, nous savons que nous nous confions aussi à un couple d'artistes ", précisent les auteurs de la lettre dans leur correspondance.
Contrairement à la dimension " Business " de la musique actuelle, le groupe Afric'Ambiance considère cet art comme instrument de paix. Par conséquent, l'artiste doit jouer le rôle de médiateur et de trait d'union entre le politique et le social, en ce compris le culturel.
Il sied de rappeler que la Révolution française est la période de l'histoire de France comprise entre la convocation des États généraux en 1789 et le coup d'État du 18 brumaire (9-10 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte. C'est un moment fondamental de l'histoire de France, marquant la fin de l'Ancien Régime, et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la Première République.
Elle a mis fin à la royauté, à la société d'ordres et aux privilèges. Justifiée par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui proclamait l'égalité théorique des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales et la souveraineté de la Nation, apte à se gouverner au travers des représentants élus, cette période causa la mort de plusieurs milliers de personnes et la terreur pour la majorité. Ci-contre, la lettre du Groupe Afric'Ambiance au président de la République française. Laurel KAKOLE

A Son Excellence M. Nicolas Sarkozy
Président de la République française à Paris
Palais de l'Elysée
55, rue des Faubourg / Saint Honoré
75008, Paris / France

Objet : 1. remerciements pour vos condoléances
2. bonne fête du 14 Juillet 2010

Excellence Monsieur le Président,
Adressé à votre homologue congolais, Son Excellence Kabila Kabange, pour lui exprimer vos condoléances et celles des autres français, toutes origines confondues, à l'occasion de la mort de plusieurs jeunes congolais parmi lesquels certains n'avaient pas encore eu le bonheur, non seulement de savourer les œuvres immortelles de Grand Kallé, mais aussi d'apprécier les titres du C.D. de votre chère épouse, votre message n'a pas, encore une fois, laissé insensibles les artistes de l'Afric'Ambiance ainsi que nous-mêmes.
C'est pourquoi nous vous remercions pour votre solidarité envers les familles éprouvées de SANGE.
Excellence Monsieur le Président,
A la veille du 14 Juillet, nous saisissons cette opportunité pour réitérer aux Français nos souhaits d'heureuse fête de l'indépendance de la France lesquels étaient déjà, dans notre lettre n°004/PMG/09 du 21/7/2009 en ces termes : " Ces autres Français, Monsieur le Président et Mme la Présidente, font aussi partie de multiples " étincelles " qui jaillissent du feu d'artifices à chaque 14 Juillet".
Excellence Monsieur le Président,
C'est à l'écoute de votre message adressé le 30 juin à Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo en séjour à GOMA, que les deux cosignataires se trouvant à " Kinshasa, ressentirent, la nécessité d'accompagner culturellement non seulement vos " souhaits mais aussi la réponse de notre Président à votre message pour une " raison particulière.
Nous souvenant, en effet, que vous êtes violoniste et que l'immortel Grand KALLE, père de la musique africaine d'excellence, a été le seul chanteur congolais qui, dans ses dernières " œuvres enregistrées avec quelques autres grands tels que MANU DIBANGU, ESSOUS, " KWAMY, EDO CLARI, MUJOS et MASTA ZAMBA, y avait associé le violon ou la " violoncelle, nous avions décidé, sous un doux soleil du 30 juin à 16 h 35, de vous adresser, le " 14 juillet 2009, la présente correspondance.
L'AFRIC'AMBIANCE exprime ici ses meilleurs souhaits certes au Premier d'entre les Français et à sa chère épouse ; Avec les artistes, nous savons que nous nous confions aussi à un couple d'artistes. A travers vous et votre famille, l'AFRIC'AMBIANCE présente les mêmes vœux à tous les Français, toutes origines, couleurs et sensibilités confondues. Ces autres français, Monsieur le Président et Madame la Présidente, font aussi partie des multiples étincelles qui jaillissent du feu d'artifices à chaque 14 juillet. Pour vous permettre de communier avec la RDC que vous rêvez réellement grand, prospère et vivant en paix partagée avec tous ses voisins, l'AFRIC'AMBIANCE vous offre le CD réalisé par Grand KALLE avec AFRICAN-TEAM, CD que vous écouterez chaque fois que vous penserez ou parlerez du Congo à l'Elysée.
Excellence Monsieur le Président,
A vous et à votre épouse !

Bonne fête du 14 Juillet 2010.
Jean Lema alias Jamais Kolonga Kalala Muena Mpala
Conseiller Général Président Médiateur Général


INFOS INFOS
Pius Njawé, pionnier de la presse privée au Cameroun décédé
Le journaliste camerounais Pius Njawé, fondateur du quotidien Le Messager et un des pionniers de la presse indépendante dans son pays, est décédé lundi dans un accident de la circulation aux Etats-Unis, a annoncé mardi à l'AFP un de ses collaborateurs. M. Njawé, 53 ans, "est décédé lundi après-midi dans un accident de la circulation aux Etats-Unis", a affirmé Jean-Baptiste Sipa, chroniqueur au Messager, journal de son groupe, Free Media Group, basé à Douala (sud, capitale économique). Selon lui, l'accident s'est produit sur une autoroute de Virginie, alors que Pius Njawé se rendait à Washington, dans une voiture avec un chauffeur. Leur véhicule, tombé en panne, a été percuté par un camion.
D'après M. Sipa ainsi que des sites camerounais d'informations en ligne, M. Njawé a été tué sur le coup, le conducteur se trouve dans le coma. Pius Njawé s'était rendu aux Etats-Unis le 10 juillet pour participer à un forum de la diaspora camerounaise visant notamment à obtenir l'alternance politique au Cameroun lors de l'élection présidentielle de 2011.
En 2002, son épouse Jane Njawé (premières noces) est morte au Cameroun dans un autre accident de la circulation. Après ce décès, M. Njawé avait créé une association pour lutter contre les accidents de la route dans son pays.
Né en 1957 à Babouantou (ouest du Cameroun), Pius Njawé a fondé Free Media Group, qui employait "46 personnes dont une vingtaine de journalistes", selon ses déclarations à l'AFP en décembre 2009. Ce groupe est propriétaire notamment du quotidien Le Messager que M. Njawé a créé en 1979 à l'âge de 22 ans. Il avait aussi une radio qui a été fermée par les autorités la veille de son ouverture en 2003.
Pius Njawé était très critique à l'égard du régime du président camerounais Paul Biya. Il avait été emprisonné à plusieurs reprises, notamment en 1997 pour "propagation de fausses nouvelles" à la suite de la publication d'un article faisant état d'un "malaise" du président Biya lors d'une édition de la finale de la coupe du Cameroun. "J'ai été arrêté 126 fois en 30 ans", affirmait-il en 2009 dans une émission à Radio France Internationale (RFI), à l'occasion de la célébration du 30e anniversaire du Messager.
Le président Biya, 77 ans dont 28 au pouvoir, ne s'est pas publiquement déclaré candidat à la présidentielle de 2011. Sa candidature n'est pas exclue depuis l'adoption, en avril 2008, d'une réforme constitutionnelle controversée ayant supprimé la limite du nombre des mandats présidentiels au Cameroun. AFP/FDA

VIVEMENT LE SPORT
Coupe du Congo - 46ème édition
Démarrage ce week-end des matches en poule à Mbandaka, Mbuji-Mayi et Kisangani

Trois stades nationaux accueillent ce week-end les matches en poule de la 46ème édition de la Coupe du Congo de football. A cette étape de la compétition se retrouvent différentes équipes qui se sont qualifiées des préliminaires organisés au niveau des ligues provinciales. A ces onze qualifiées de onze ligues provinciales de football se greffe le détenteur de la 45ème édition.
Ainsi, en poule A basé au stade de Bakusu de Mbandaka se retrouvent l'AS Ndoki ya ndombe du Bas-Congo, l'AS Vutuka de Bandundu, l'AS Dragons de Kinshasa et le représentant de la ville hôte, le FC Lumière. Ce dimanche à Mbandaka, l'AS Ndoki ya ndombe ouvre les hostilités d'avec l'AS Vutuka à 14h00. En second match, l'AS Dragons, la grande favorite du poule sera face au FC Lumière.
En poule B, à Mbuji-Mayi au stade Tshikisha se regroupent l'US Tshinkunku du Kasaï oriental et DCMP de Kinshasa, le détenteur du trophée. Le dimanche, l'US Tshinkunku croise Lubumbashi Sport, en lever des rideaux du match AS Bantous contre DCMP. Ce poule est considéré comme la plus difficile de cette étape de la compétion.
Enfin, au stade Lumumba de Kisangani sont regroupées les équipes AS Nyuki du Nord-Kivu, CIOD de Kalima du Maniema, RC Aigle rouge de la Province Orientale et OC Bukavu Dawa du Sud-Kivu. Le dimanche 18 juillet 2010, en lever des rideaux du match Aigle rouge contre Bukavu Dawa prévu à 16h00, l'AS Nyuki affronte CIOD de Kalima.
Après les matches de la première journée programmés pour le dimanche 18 juillet 2010 dans les trois sites, les équipes joueront la deuxième journée le mercredi 21 juillet et la troisième et dernière journée interviendra le dimanche 25 juillet 2010 aux stades Bakusu, Tshikisha et Lumumba.
A l'issue de trois journées, le premier de chaque poule sera qualifié pour la phase finale, de même que le meilleur deuxième de trois poules, tel que ressorti dans le règlement de la compétition publiée par la Fédération congolaise de football association (Fécofa).
Pascal LIKANA

14ème édition de l'Orange CAF Champions League
TP Mazembe joue en déplacement ce dimanche contre Dynamos à Harare
Le TP Mazembe du Katanga, unique représentant de la RDC à l'étape des matches de groupe de la 14ème édition de l'Orange CAF Champions League sera reçu le dimanche 18 juillet 2010 à 15h00, heures locales (14h00 à Kinshasa) Par Dynamos FC du Zimbabwe. Le match est prévu soit à Rufaro stadium, soit au National Sports stadium, tous situés à Harare, capitale du pays. Cette rencontre cadre avec la première journée du groupe A qui regroupe outre les deux clubs précités, aussi Etoile sportive de Sétif (Algérie) et l'Espérance Sportive de Tunis (Tunisie).
Le match du représentant congolais contre celui du Zimbabwe sera officié par un quatuor arbitral ghanéen. Il s'agit des Lamptey Joseph (arbitre central), Haruna Ayuda (premier arbitre assistant), Badiu Ibrahim (deuxième assistant) et Lathbridge R. (arbitre de réserve). Le commissaire au match est de nationalité zambienne en la personne d'André M'tine et enfin le coordonnateur général est Sud-africain, Sue Destombes. Cela saute aux yeux et montre que le TP Mazembe se retrouve sur un sol anglophone et tous les officiels sont aussi anglophones. C'est un avertissement lancé à ce club, champion d'Afrique en titre qui doit être très prudent sur l'aire de jeu.
L'autre match du groupe A entièrement entre maghrébins est fixé au vendredi 16 juillet 2010 à 20h30 locale (18030 à Kinshasa) au stade de 8 mai à Sétif. Il va opposer Etoile sportive de Sétif (Algérie) à l'Espérance sportive de Tunis. Il sera dirigé par un quatuor arbitral sud-africain avec un marocain comme commissaire de match et un malien coordonateur général.
La deuxième journée de ce groupe interviendra le 1er août 2010. Le TP Mazembe reçoit ES de Sétif au stade de la Kenya rénové et l'autre match opposera ES Tunis à Dynamos FC au stade de Rades à Tunis.
Pascal LIKANA