Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3497 du MERCREDI 02 DECEMBRE 2009
Dilemme Baende

A en juger par le «réquisitoire» du Sénat, Jean Claude Baende, frais émoulu du suffrage des députés provinciaux, est déjà en sursis. Pour qui a suivi le débat général sur le rapport de la commission Lunda Bululu, le sort du gouverneur semble scellé avant même que la justice se saisisse du dossier. Les sages, toutes tendances politiques confondues, ont chargé sans concession Jean Claude Baende. Ils l’ont «dénudé». Un bien mauvais présage pour cet ex adjoint de José Makila qui attend l’investiture présidentielle pour prendre officiellement les commandes de l’Equateur comme gouverneur full.
Certes, outre la production législative, le contrôle de l’Exécutif -au sens large, -est au coeur du travail parlementaire. Et dans la foulée du mot d’ordre «Tolérance zéro», le Parlement est naturellement en première ligne. La moisson récoltée à Mbandaka par la commission Lunda renseigne sur le déficit de bonne gouvernance dans le chef de nombre de mandataires zaïro-congolais. Le fameux slogan mobutiste suivant lequel «MPR égale servir, se servir non» continue à se décliner à l’envers comme au bon vieux temps.
Deux bémols, tout de même à la fatwa des Sénateurs contre le toujours gouverneur ai de l’Equateur. D’abord, Jean Claude Baende n’a pas présenté ses moyens de défense. Sans doute, le fera-t-il dans l’hypothèse de plus en plus vraisemblable de sa comparution devant la justice. Car pour accablant qu’il soit, le rapport du Sénat ne vaut pas sentence. L’accusé Baende est présumé innocent.
Le second hic de cette affaire réside dans ses conséquences politiques éventuelles. Une mise en cause du gouverneur à peine élu aurait pour effet de maintenir l’Equateur dans le provisoire. Un provisoire qui dure déjà depuis quasiment un an. La province de l’Equateur est sevrée de gouverneur depuis le feuilleton Makila. Si Jean Claude Baende devait se délester de ses charges pour se mettre à la disposition de la justice, il y a fort à parier qu’on serait parti pour la gloire. Un risque majeur pour une province qui vit sous la menace d’une insurrection aux contours encore flous.
José NAWEJ


Larmes de crocodile

Le cynisme et l’hypocrisie seraient-ils les choses les mieux partagées au sein de ce que l’on appelle communauté internationale? Tenter de répondre à cette interrogation par l’affirmative ne serait pas abusif. En tout cas, en considérant le drame congolais. En cette période post-conflit, des délégations défilent à Kinshasa, arpentent les pistes escarpées du Kivu pour, apprend-on consoler les femmes victimes de violences sexuelles. D’autres missi dominici vont jusqu’à exiger au gouvernement congolais de livrer des présumés criminels de guerre à l’instar de Bosco Ntaganda. Ces tonnes de bons sentiments et de compassion à l’égard de la population martyre de l’Est du pays sont naturellement les bienvenues. Après plus de dix ans de calvaire, les Congolais ont besoin de réconfort, d’où qu’il vienne.
Cet élan d’attention ne devrait cependant pas faire passer par pertes et profits l’indifférence à la limite de la complicité qu’ont affichée les mêmes «amis» de la Rdc au plus fort de la guerre inspirée par des pays voisins bien connus. Pourquoi toutes les bonnes consciences si préoccupées aujourd’hui par les exactions contre les populations civiles-en particulier les femmes-n’avaient rien fait, sinon pour prévenir les différentes guerres, du moins pour imposer la paix de manière à éviter à la population les affres du conflit? Qui ignore l’ascendance de tous les sapeurs pompiers de la 25ème heure sur l’ensemble des ex-belligérants? En commençant par Kigali et Kampala dont il est de notoriété publique qu’ils n’étaient que des sous-traitants!
La vérité c’est que les enjeux économiques, géopolitiques des commanditaires des guerres de l’Est assorties de rébellions business avaient sacrifié le sort des populations civiles sur l’autel de leurs intérêts. Tout se passe comme si la communauté internationale et tous ses affidés découvraient soudainement le tribut humain et humanitaire des guerres de prédation successivement imposées aux Congolais. Et pourtant, avec les moyens technologiques dont ils disposent, les «grands de ce monde» avec leurs «dépendances» étaient parfaitement au courant de la catastrophe humanitaire sur fond de violations massives des droits de l’homme. En particulier, à l’Est tous les observateurs équilibrés ont parlé de génocide à huis-clos.
A l’heure des comptes, les boutefeux d’hier ne devraient pas s’ériger à peu de frais en censeurs et en congophiles. Le drame congolais était d’autant plus évitable que les guerres que le pays a connues étaient toutes d’essence étrangère.
José NAWEJ


Moral en berne

Ca vole dramatiquement bas dans les ménages knois ! Certes, depuis bien longtemps, constater que le congolais souffres relève d’un poncif. Tant la sinistrose ambiante n’échappe à personne. Mais le rythme avec lequel le social, déjà précaire, se dégrade fait craindre le pire. A elle seule, la dégringolade du franc, notre franc, donne du tournis. En très peu de temps, la monnaie nationale est passée de 780 FC le dollar à plus de 900 FC! Et «mwana pwo» n’a pas l’air d’arrêter sa chute libre. Du pain béni pour tous ces spéculateurs-en majorité étrangers-qui tiennent lieu d’opérateurs économiques à la fois importateurs et détaillants. Ces derniers ont beau jeu de brandir la décote du franc congolais pour s’adonner à leur jeu favori: la valse des étiquettes. Sur les principales voies commerçantes de Kinshasa, les prix de produits de base sont hors de portée de la majorité silencieuse. Du poisson-le fameux chinchard-au poulet ou plus exactement aux cuisses en passant notamment par l’huile, aucun article n’est à l’abri de la hausse continue de prix.
Pris dans cette tourmente, le congolais dont le pouvoir d’achat est anecdotique ne sait à quel saint -ou à quel pasteur -se vouer. Comme si ce chemin de croix ne suffisait pas, voilà que d’autres échéances en termes de taxes diverses s’invitent à la morosité, tel un couperet.
Voilà qui ne présage rien de bon à un mois des fêtes de fin d’année. Fêtard devant l’Eternel, le kinois risque de ne même pas pouvoir noyer son mal de vivre dans l’océan d’alcool moderne, puisque même sa chère bière a vu son prix augmenter.
Impuissants, les congolais ont le regard tourné vers le gouvernement. Légitimement préoccupé par son ultime test devant les institutions de Bretton Woods, l’Exécutif central dispose pas d’une grande marge de manoeuvres. Face à l’insuffisance de l’offre de devises et en l’absence d’un appui financier substantiel, difficile de jouer au Père Noël.
Il n’en demeure pas moins qu’il incombe au même gouvernement de trouver une issue à l’asphyxie qui va chaque jour crescendo. Le souci légitime de se conformer à la vulgate «fmiste» ne devrait pas avoir pour victime collatérale le social de celui sans qui on ne saurait gouverner. Pendant les années Mobutu, les recettes du FMI et de la Banque mondiale avaient été suivies sans le moindre remords social par Léon Kengo, aujourd’hui speaker du sénat. A l’arrivée, aucune contre-partie en terme de développement du Zaïre d’alors. José NAWEJ



































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
SURCONSOMMATION DES FONDS PAR LES INSTITUTIONS PUBLIQUES, INTERFERENCES DANS LA CHAÎNE DES DEPENSES...
Budget 2010 : le Gouvernement invité à la bonne gouvernance
* Adoptée hier à l’Assemblée nationale, la loi budgétaire dégage des recettes supplémentaires de 1.206.272.649.172 FC. Conséquence : les ressources extérieures passent sous la barre de 50%
Les députés nationaux ont adopté hier le projet de budget pour l'exercice 2010 après son examen à la commission économique et financière. Cette adoption est intervenue dans un contexte chargé d'enjeux pour la RDC. Ce budget est, en effet, le dernier du premier quinquennat post électoral et traduit, selon la commission économique et financière, l'ambition de la représentation nationale de doter le pays d'une loi budgétaire à la hauteur des besoins de la société. Il est aussi voté dans le contexte de la conclusion d'un nouveau programme formel avec le FMI et dans la perspective de l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE qui va voir s'annuler plus de 90% de la dette extérieure.

Recettes et dépenses en équilibres
Après l'examen minutieux du projet présenté par la Gouvernement, et la prospection de nouvelles sources de recettes, le budget 2010 se présente en équilibre des recettes et des dépenses et s'élève à 5.694.583.487.613 FC. Globalement, la commission économique et financière a dégagé des recettes additionnelles de 1.206.277.649.171 FC provenant essentiellement des secteurs des télécommunications et des mines. Sur ce compte, les recettes courantes ont été arrêtées à 661.966.456.565 FC, ce qui a pour conséquence de faire passer les ressources extérieures de 53,4% à 48,2%. Une part importante de ces recettes a été affectée à des crédits supplémentaires de l'ordre de 591.866.890.359 FC sollicités par plusieurs services de l'Etat, à savoir la fonction publique, l'EPSP, l'ESU, la santé et l'Intérieur. 23% des recettes seront affectés à la rémunération contre 49% pour les investissements et interventions socioéconomiques et 9% pour le fonctionnement.

Cadre macroéconomique revisité
Afin de consolider le budget et lui conférer tous les atouts pour qu'il puisse répondre aux attentes assignées, la commission économique et financière a dû revisiter le cadre macro économique proposé par le Gouvernement. Ainsi, par exemple, le taux d'inflation initial est passé de 14,6% à 24,7%, tandis que le taux fin période a été maintenu à 15%. Le taux de change moyen est passé de 852,2 FC le dollar à 950,6, tandis que le taux fin période a évolué de 904,7 FC le dollar à 108,5. Le PIB nominal est, quant à lui, passé de 10.390,5 milliards de FC à 11.366 milliards. Le taux de croissance a été maintenu à 5,5%.
Quant à la question sensible des ressources à allouer aux provinces, la commission a noté que le mécanisme de retenue à la source des 40% des recettes à caractère national constitue une contrainte constitutionnelle pour laquelle des réflexions sont en cours pour l'élaboration de la loi financière. En attendant, les recettes des provinces ont été arrêtées à 307.125.969.363 FC contre des dépenses du même ordre. Une recommandation formelle a été faite aux provinces d'améliorer leurs capacités de gestion de la chose publique.
Dans son travail d'évaluation et de réaménagement du projet de budget pour l'exercice 2010, les membres de la commission avaient pour objectifs d'améliorer les conditions de vie des agents et fonctionnaires de l'Etat, favoriser les investissements productifs, et examiner la qualité et la pertinence de chaque dépenses et procéder à des éventuelles ajustements ou aménagements devant financer les dépenses à caractère social et productif. C'est cet ensemble d'objectifs qui ont prévu de faire passer les prévisions du Gouvernement de 4.488.305.838.442 FC à 5.694.583.487.614 FC après examen en commission. Cette performance a été rendue possible grâce au renforcement de l'organisation de la commission qui, en plus de ses 13 sous-commissions traditionnelles, avait mis sur pieds d'autres équipes. Celles-ci se sont occupées, chacune, du budget de l'Assemblée nationale, de la question des ex-budgets pour ordre, des exonérations et accises, des imprimés de valeur, du cadre macroéconomique et des télécommunications.

Difficultés rencontrées
Le travail n'a pas, pour autant été facile, a encore indiqué la commission. Confrontée à une contrainte de temps (elle a travaillé du 19 octobre au 18 novembre, soit pendant seulement 1 mois), la commission dit avoir rencontré des obstacles, surtout dans la collecte des informations. Ils se sont, par exemple, buté à la difficulté d'accéder aux autorités ministérielles qui, souvent, se faisaient représenter par leurs adjoints ou des membres de cabinet. De même, affirme-t-elle, la commission a eu des difficultés à obtenir des informations sur les pas de porte et les bonus de signature de certains contrats.
Quant au contenu même des prévisions proposées par le Gouvernement, la commission dit avoir relevé plusieurs anomalies qui l'ont contraintes et réviser la copie gouvernementale. Dans l'ensemble, elle affirme que l'Exécutif nationale a sous-estimé les besoins du peuple pour la simple raison qu'il est " incapable de mobiliser les recettes. " A ce sujet, la commission a noté que " le potentiel fiscal congolais est énorme, mais mal exploité. " Ces potentialités peuvent procurer à l'Etat un budget beaucoup plus ambitieux, allant au-delà de 30.000 milliards de FC.
L'autre critique faite sur le draft du Gouvernement est que ce dernier a proposé un taux d'inflation inacceptable, tandis que les indicateurs macroéconomiques ne reflétaient pas la réalité. " Les chiffres des agrégats macroéconomique se contredisent selon les sources d'information. " La raison est, toujours selon la commission ECOFIN, que le pays ne dispose pas de structure organique chargée de collecter et faire les statistiques en vue de définir le cadre macroéconomique.

Recommandations aux institutions
D'autre part, faisant une analyse critique de la situation des dépenses publiques, la commission a déploré le manque d'orthodoxie caractérisé par la surconsommation des crédits alloués aux institutions politiques et autres services, les interférences dans les opérations d'ordonnancement et de paiement ainsi que le manque de transparence dans la chaîne des dépenses qui part de l'engagement au paiement en passant par la liquidation et l'ordonnancement. Sur ce dernier point, la commission a fait observer, après investigations, que très souvent, les montants de liquidation sont supérieurs à ceux engagés qui, à leur tour, sont inférieurs aux montants ordonnancés.
Pour ces raisons et tant d'autres, la commission économique et financière a formulé une série de recommandations à l'endroit des différentes institutions ainsi qu'aux services d'assiettes dans l'optique de l'instauration de la bonne gouvernance. Le projet de budget adopté a été envoyé au Sénat pour une seconde lecture. Afin de gagner le temps et parvenir au vote de la loi budgétaire pour l'exercice 2010 avant la fin de la session parlementaire qui intervient, en principe, le 15 décembre prochain, la commission ECOFIN de la chambre haute a participé aux travaux de celle de l'Assemblée nationale. Ce qui devrait lui permettre de gagner du temps. Jonas Eugène KOTA


NATION
TIRE DES ENTRAILLES DU LIVRE DE JACQUES EUMUNZANZA
Un documentaire pour célébrer les 128 ans de Kinshasa
Pour son anniversaire, Kinshasa méritait bien de souffler sur ses 128 bougies. Pour honorer notre vieille bonne dame, quoi de plus noble que de revisiter cette ville depuis l’installation de la première station Leopoldville le 1er décembre 1881 jusqu’à nos jours. D’où le lancement hier au Centre Wallonie Bruxelles (CWB) d’un documentaire sur la capitale congolaise. Ce documentaire d’une trentaine de minutes est sorti des entrailles du livre d’anthologie intitulé: «Kinshasa, d’un quartier à l’autre» écrit par Jacques Fumunzanza.
A cette heureuse occasion, une émission-débat a ponctué la sortie de ce documentaire. Sur le plateau, rien que du beau monde. Un échantillon représentatif du nec plus ultra du gotha culturel congolais : le très kinois Yoka Lye Mudaba, écrivain, critique littéraire, professeur d’université, le professeur Lumenganeso, archiviste national et connaisseur hors pair de Kinshasa, Joseph Kashsala, artiste comédien de renom.
Dans le jeu de questions-réponses, on apprendra du Pr Lumenganeso que la véritable date de naissance de Léopoldville c’est le 24 décembre 1881, jour où Stanley a reçu l’autorisation des chefs coutumiers de construire la ville.
Tout en relevant que la ville ne cesse de croître depuis, les orateurs ont reconnu que la bipolarité d’inspiration coloniale-quartiers européens et cités indigènes a survécu au développement de la ville. Et même la culture n’a pas échappé à cette «ghettoïsation» de Léopoldville devenue Kinshasa. C’est le cas de la musique, comme l’ a démontré le très critique Yoka. Idem pour le théâtre, cet autre instrumment d’éducation, d’élévation culturelle qui subit le contre coup du nivellement par le bas ambiant. «On est loin des idées et des valeurs artistiques et culturelles élevées» constate Joseph Kashala.
Pour autant, le très kinois Yoka se veut positif. La ville n’est pas en perdition fatale. Il y a par exemple cet esprit de débrouillardise étonnante.
C’est ce même état d’esprit positif qui a conduit Jacques Fumunzanza à écrire le livre d’où est tiré ce documentaire réalisé par Patrice Passy. Tout le mérite de «Kinshasa, d’un quartier à l’autre» est d’avoir mis à la disposition du public un ouvrage plus attractif et plus complet que les autres livres sur le même sujet. Foi de Me Yoka.
Homme au triomphe modeste, Jacques Fumunzanza présent hier au lancement du documentaire, affirme vouloir simplement contribuer à faire connaître la ville à ses habitants et aux étrangers. Question de la faire aimer davantage. Il n’y a pas assez d’écrits sur Kinshasa alors que sous d’autres cieux, combien de littératures , de cartes, de documentaires ne trouve-t-on sur les villes, s’interroge l’auteur de «Kinshasa d’un quartier à l’autre».
Si pour le premier tome de son oeuvre, Fumunzanza a passé au crible l’évolution de la capitale au triple plan bâtiment (architecture), population, et espace; il promet d’aborder, dans le second tome, l’aspect culturel. Du boulot en perspective pour le Bureau d’action et d’éveil culturel cher à l’inusable Ntantu-Mey qui, tel un héros dans l’ombre, assure la promotion du livre de Jacques Fumunzanza. JN

SUITE AU BOUCLAGE DE LA SONAS
Le bouclage sur l’assurance automobile effectif depuis hier
*Le transport en commun est devenu un calvaire pour les Kinois
Comme annoncé depuis plusieurs mois à travers des campagnes de sensibilisation, spots,etc. le bouclage pour assurance automobile pour l’exercice 2009-2010 devient effectif. C’est depuis hier mardi 1er décembre 2009 que la circulation routière à Kinshasa a connu une ambiance particulière.
Tôt le matin, la police d’assurance de la Société nationale d’Assurance (SONAS), en complicité avec les agents de la Police de roulage (PSR), ont pris d’assaut les principaux carrefours de la capitale. Pour ce faire, ils ont reçu comme consigne, non seulement de contrôler l’Assurance automobile, mais également d’établir des guichets en vue de permettre aux propriétaires des véhicules (personnels ou de transport en commun) de s’acquitter de leur devoir fiscal en payant l’Assurance tel que l’exige la loi.
Un tour dans certains quartiers généraux établis par la SONAS depuis hier permet de comprendre que le travail jusque là abattus par les agents de l’Assureur national sur terrain se fait sans obstacle et récolte, un franc succès dès lors que les propriétaires des véhicules s’acquittent tant bien que mal de leur devoir. Trouvé au rond-point Bandalungwa, le directeur Kapepula, chef d’agence de la SONAS/Ngiri-Ngiri, s’est dit satisfait du déroulement des opérations qui sont à leur première journée. « Jusque là, nous n’avons noté aucun signe de trafic d’influence. J’ai l’impression que la population commence à comprendre le bien-fondé de l’Assurance automobile », a-t-il dit, avant d’ajouter: « dans mon portefeuille, même les magistrats, directeurs, députés, etc. ont souscrit à l’Assurance automobile ». Pour lui, l’assurance est une question de conscience et de responsabilité.
Tout propriétaire de véhicule ayant régularisé avec l’assurance automobile dans la journée d’hier mardi 1er décembre 2009 a émis le vœu de voir l’argent versé à la caisse de la SONAS servir pour l’intérêt communautaire. M. Salumu Steve, lui, n’a pas hésité de payer sur le champ la rondelette somme de 1.350 USD à titre d’assurance automobile tout risque pour sa jeep Ford. Interrogé sur sa motivation à se mettre en ordre avec la SONAS, il pense qu’il est important d’assurer sa voiture. Néanmoins, il a souhaité que l’argent reçu par les agents de la SONAS puisse être utilisé pour l’intérêt public et non à des fins privées. De même qu’un autre propriétaire d’une voiture de marque Nissan à Bandalungwa qui a souhaité voir ses 250 USD servir aux sinistres. « C’est au cash que j’ai payé mon assurance automobile et le jour de l’accident, qu’on ne me dise pas qu’il faut attendre quoi que ce soit avant de rentrer dans mes droits », a-t-il lâché, avant d’encourager l’équipe de la SONAS pour le travail qu’elle abat.
L’opération de bouclage lancé par la SONAS a une durée de 20 jours et devra s’achever momentanément le 20 décembre, compte tenu des festivités de fin d’année. C’est au mois de février 2010 que les automobilistes non encore en règle seront de nouveau secoués. Rachidi MABANDU

*Le transport en commun est devenu un calvaire pour les Kinois
Si l’opération de bouclage assurance automobile amorcée hier mardi par la SONAS a fait le bonheur des uns, elle a fait aussi le malheur des autres. Des longues files d’attente observées à travers les arrêts de bus n’ont pas permis à un bon nombre des Kinois de circuler. La rareté des véhicules privés desservant le transport en commun explique, en partie, le taux élevé du taux d’assurance automobile imposé par l’assureur national.
À cela s’ajoute d’autres taxes foncières, vignettes… imposées par la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK). Ces taxes, fort malheureusement, pour la population tombent à la fin de l’année. Les Congolais en général et les Kinois en particulier, disposant d’un pouvoir d’achat maigre, négocient, en cette période, les festivités de fin d’année dans triple contexte, à savoir : les salaires de la fonction publique demeurent statiques pendant que la monnaie locale se déprécie chaque jour qui passe face à la monnaie étrangère dont, notamment, le dollar américain et dans certaines écoles les frais scolaires sont revus à la hausse. La population souffre dans un contexte où les transporteurs privés sont asphyxiés par l’Etat qui, de son côté, ne dispose pas de ses propres bus.
Face à cette multitude des taxes, le Gouvernement est invité à prendre des mesures tendant à alléger ces taxes imposées à la population qui, par ailleurs, veut bien se conformer à la loi en se mettant en règle avec l’Etat, mais se voir forcée de payer les taxes et l’assurance qui n’est pas compatible avec son pouvoir d’achat. Le plus important pour l’Etat, note les observateurs, c’est de voir la majorité s’acquitter de leur devoir civique, plutôt que de voir la grande majorité se soustraire de ses obligations parce que le taux imposé par l’Etat est prohibitif. Cet état de choses, pense-t-on, pousserait une frange de la population à la fraude pour les uns, et les autres attendront carrément que le mauvais vent passe afin de contourner l’imposition.
Au-delà de l’aspect hausse du taux, pense les observateurs, l’Etat devrait trouver des méthodes devant stimuler les citoyens à se mettre en ordre par rapport à la République. Pour répondre positivement aux exigences leur imposées par l’Etat, les Congolais doivent réaliser que ces taxes servent à quelque chose. Le Gouvernement est donc appelé à poser des actions à impact visible et qui touchent l’environnement direct de la population. Rachidi MABANDU


GROGNE AU SEIN DES ETABLISSEMENTS OFFICIELS DE L'ESU
Mashako Mamba tape du poing sur la table et invite les recteurs et DG au respect des instructions
L'année académique 2009-2010 en RD Congo se veut apaisée. Il s'agit-là, d'un idéal que se fixe le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Léonard Mashako Mamba. Pour réussir ce pari, le numéro de l'ESU a pris une série de mesures afin de soulager, tant soit peu, les charges des étudiants. Parmi les dispositions qu'il a prises pour l'année académique en cours, Léonard Mashako Mamba décide, entre autres, la suppression des frais qu'il qualifie de fantaisiste.
Selon un communiqué de presse signé hier, Léonard Mashako Mamba s'insurge contre les comités de gestion des établissements officiels d'enseignement supérieur et universitaire se comportant en marge des instructions données et des directives prises pour cette année académique. En ce qui concerne la fixation des frais académiques par exemple, le document en notre possession renseigne qu'une instruction claire a été donnée aux différents chefs d'établissements.
Se référant aux Instructions académiques 09 du 30 août 2007 et 010 du 17 octobre 2008, le ministre de l'Esu rappelle que le nombre des frais connexes sur l'ensemble des établissements de l'Enseignement supérieur et universitaire a été ramené à une trentaine. Pourtant, quelques années auparavant, le nombre de ces frais s'élevait à 300. Voilà, qui a constitué un véritable casse-tête pour nombre d'étudiants issus des familles financièrement pauvres. Compte tenu du caractère récurrent et permanent de ces frais, le ministre Léonard Mashako bat le rappel des troupes.
Le document indique qu'aucun frais ne doit plus être unilatéralement fixé par les autorités académiques. Bien au contraire, les chefs des établissements ainsi que leurs partenaires devront chaque fois se réunir, autant de fois qu'ils le peuvent pour fixer le montant de n'importe quels frais. Ce, dans le but de préserver la paix et l'harmonie sur les campus des Universités et autres Instituts supérieurs contrôlés par l'Etat congolais. A propos de cette concertation, le ministre précise qu'elles devront chaque fois tenir compte de l'opportunité de mobiliser les frais connexes, en tenant compte des spécificités des filières organisées et du milieu urbain ou rural.

Un véritable drame académique
Il est une évidence que de par le monde, les études supérieures et universitaires sont coûteuses. Mais le cas de la RD Congo est une exception dans la mesure où l'étudiant congolais n'étudie pas dans les mêmes conditions que celui d'un pays d'Afrique du Nord pour ne pas comparer avec l'étudiant européen ou américain. C'est donc un étudiant congolais qui dort dans de très mauvaises conditions (parfois regroupés à cinq dans des étouffoirs que, par analogie, on appelle chambre.) Et même dans la salle des cours, les conditions sont réunies pour bien échouer. Au comble de la situation, les effectifs pléthoriques ne permettant pas à l'air de circuler normalement. C'est donc, cet étudiant sans moyen de transport ni restauration et issu des parents démunis, qui doit encore supporter les charges financières de son enseignant.
Dans le document remis hier à la presse, Léonard Mashako Mamba parle du drame au sein des instituts supérieurs et universitaires de la RD Congo. L'homme sait de quoi il parle. Il se réfère à ses différentes descentes sur terrain et qui lui ont permis de découvrir bien de tristes réalités. En rapport avec les frais souvent exigés, le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire fait savoir qu'au terme de ses déplacements dans les établissements aussi bien de Kinshasa que des onze provinces du pays, il a été constaté que près de trois cents taxes de frais connexes sont perçues par différents comités de gestion.
Il est important de noter que les incidents survenus dans la matinée d'hier, mardi le 1er décembre à Mbuji-Mayi, lundi 30 décembre à Lubumbashi et quelques jours avant à Goma, ont poussé le ministre Mashako à taper du poing sur la table. A titre de rappel, les étudiants de l'Université de Mbuji-Mayi sont descendus hier dans la rue pour protester contre l'augmentation des frais académiques, unilatéralement fixés par leurs autorités. C'est aussi cette même cause qui a produit les mêmes effets lundi dernier à Lubumbashi. La situation présentant des étincelles dans l'air, le numéro 1 de l'Esu joue désormais au sapeur pompier. Aussi, rappelle-t-il l'observance sans la moindre restriction, des instructions antérieurement prises.
Il s'agit, entre autres, de la diffusion par les Recteurs, les Directeurs généraux et les Directeurs des centres, de l'Instruction académique n°011 à l'ensemble des acteurs de leurs secteurs et aux étudiants. Par ailleurs, le document signé par le ministre atteste que les frais d'entérinement et d'homologation de diplômes ne peuvent être perçus qu'à la fin de l'année académique. Sont donc concernés, les étudiants finalistes ayant réussi les épreuves de fin de cycle ou de fin d'études. Ce n'est pas tout. Léonard Mashako Mamba insiste sur le respect rigoureux des textes régissant le secteur de l'Enseignement supérieur et universitaire en RD Congo. Parmi les dispositions de ces textes, figure le nombre de délibérations limité à deux par année académique et par étudiant. A ce titre, le professeur des professeurs congolais tire les oreilles des responsables cupides des établissements de l'Esu, et qui organisent parfois des énièmes délibérations. Affaire à suivre Laurel KANKOLE


ENJEUX DE L'HEURE
3EME CONGRES INTERNATIONAL DE LA FEMME NOIRE
Olive Lembe Kabila plaide pour une Afrique pacifique
* La Première dame de la RDC invite la Communauté internationale à soutenir les efforts de la RDC dans le désarmement des groupes armés étrangers opérant à l'Est du pays
P Pari gagné pour la Première dame de la RDC, Mme Olive Lembe Kabila. Le troisième Congrès international de la femme noire qu'elle patronne, a ouvert ses portes hier à la cité de l'Union africaine (UA), à Kinshasa. Outre les épouses des Chefs d'Etat de la Zambie et du Congo-Brazzaville, le président de l'Assemblée nationale, le Premier ministre, les parlementaires congolais et les femmes noires venues de tous les coins du monde ont pris part à l'ouverture de ces assises.
Placé sous le thème : "L'intégration des ressources de la femme noire dans le processus de développement économique et de coopération internationale ", ce Congrès est un cadre où la femme africaine veut écrire sa propre histoire. Dans tous les messages, les congressistes ont été invités à dialoguer, à agir et à se souder les coudes pour briser les barrières à leur développement.
Dans son mot d'ouverture, Mme Olive Lembe a interpelé les congressistes en ces termes : " Nous, femmes africaines, disposons des ressources immenses et inexploitées qu'il convient de consacrer au développement humain durable. Il nous appartient de nous investir encore pour parfaire nos compétences et ainsi aborder l'exigence de la parité avec plus d'efficacité. Femmes instruites ou analphabètes, aucune n'est négligeable. Chacune dans son domaine apporte du sien. Montrons la différence, mettons l'éthique en avant, lorsque nous avons un poste de responsabilité. C'est pour servir la communauté et non pas seulement nos relations, notre clan. L'Afrique sera debout par nos intelligences, notre travail ".
Pour elle, le progrès de l'Afrique exige plus de dynamisme. Pour ce faire, elle a signifié que les femmes noires doivent réfléchir aux stratégies pouvant consolider la paix, la stabilité, la démocratie et le développement socioéconomique du continent noir. Olive Lembe Kabila a fait savoir que seul un environnement protecteur peut réduire l'incidence de multiples violences faites aux femmes, surtout à la suite des conflits armés ou des us et coutumes d'un autre âge. Se référant directement à la situation de la RDC, elle a souligné que la persistance de l'insécurité causée par les groupes armés étrangers exacerbe la vulnérabilité de la femme, particulièrement à l'Est du pays. " J'en appelle donc au monde et à la bonne conscience de tous les partenaires pour qu'ils participent aux efforts de la RDC visant le désarmement et le rapatriement définitif de ces criminels et de leurs dépendants dans leur pays d'origine ", a indiqué la Première dame de la RDC.
Abordant la question du VIH/Sida, Olive Lembe a indiqué que cette pandémie ne peut être combattue efficacement que par le retour aux valeurs morales. Comme remèdes, elle a proposé l'abstinence pour les jeunes et la fidélité dans les couples.
Pour sa part, l'épouse du Chef d'Etat zambien a invité les femmes à développer la culture de s'informer et de se former. Pour ce faire, elle a exhorté les organisations féminines à créer des facilités d'accès aux moyens d'information en faveur de la femme. " Notre défi est d'écrire chacune un livre, car la femme qui a du succès dans le monde est celle qui écrit pour informer les autres. Cela en vue d'édifier et de motiver les autres femmes noires du monde ", a exhorté la Première dame de la Zambie.
Dans son message, Antoinette Sassou Nguesso, épouse du Chef de l'Etat du Congo-Brazzaville a indiqué que ce Congrès est l'occasion de mobiliser les énergies et de créer l'esprit d'entreprenariat. " Notre souci est de voir nos enfants vivre demain dans un environnement que nous avons assaini ", a-t-elle martelé. Auparavant, la ministre du Genre, de la Famille et de l'Enfant, Marie-Ange Lukiana a, dans son mot de bienvenue, indiqué que ce Congrès de la femme noire vient mettre en exergue la dimension de la femme meurtrie à travers l'histoire, mais triomphante toujours. " Ce Congrès contribue à nous permettre de traduire en acte l'hymne de la femme noire de Camara Laye. «Femme noire, femme africaine, ô toi ma mère, je pense à toi», a expliqué la ministre Marie-Ange Lukiana. Pour elle, les violences déplorées à l'Est de la RDC depuis 1994 en termes d'expression de l'hospitalité légendaire du peuple congolais, n'ont pas eu raison des femmes du Congo. Dorian KISIMBA

Allocution de Madame Olive Lembe Kabila à l’occasion de l’ouverture du IIIème Congrès international de la femme noire
Profonde est ma reconnaissance à l’endroit de l’Eternel Notre Dieu et Père Tout Puissant, Maître des temps et des circonstances, qui nous accorde ce jour, la grâce d’accueillir, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, les représentantes des femmes noires du monde entier.
Je salue la présence parmi nous des premières dames des pays amis. J’accueille, dans un même élan du cœur, mes compatriotes de Kinshasa et celles, venues des provinces de notre pays, ainsi que les sœurs des pays frères.
Au nom du Président de la République, Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE, au nom des femmes Congolaises, du peuple tout entier et au mien propre, Je vous salue chaleureusement et vous souhaite la bienvenue à l’occasion de la tenue de ce 3ème Congrès International de la Femme Noire.
Le thème soumis à notre réflexion, au cours de ces assises, concerne «L’intégration des Ressources de la Femme Noire, dans un processus de développement économique et de coopération internationale ».
Il s’agit là d’un sujet de grande importance dans un environnement mondial marqué par une crise économique qui affecte sérieusement le continent africain, et encore plus durement les pays qui, comme le mien, sortent d’une longue période de conflits ;
Nous, femmes africaines, disposons des ressources immenses et inexploitées, qu’il convient de consacrer au développement humain durable.
Oui! C’est ma conviction, les femmes noires portent des valeurs fondatrices d’une nouvelle vision de l’Afrique, appelée à retrouver ses lettres de noblesse en tant que « berceau de l’Humanité ».
Nous, femmes africaines, rêvons d’une Afrique en mesure de tirer réellement profit de ses nombreuses ressources agricoles, minières et surtout humaines. Une Afrique qui nourrit, soigne, loge, éduque dignement ses enfants, filles et garçons, aux valeurs fondamentales de l’humanité
Il nous appartient de nous investir encore davantage pour parfaire nos compétences et ainsi aborder l’exigence de la parité avec plus d’efficacité.
Femmes noires, femmes africaines, d’Afrique comme de la Diaspora, nous pouvons faire la différence. Engageons-nous résolument dans cette œuvre grandiose de la renaissance africaine. La renaissance africaine ! C’est bien là notre objectif ultime.
Mères de la vie, les femmes ont des dispositions naturelles à résister à l’oppression et à promouvoir la dignité.
Permettez-moi de vous adresser ce message particulier : .
Votre présence à travers le monde, présence ancienne du fait de l’esclave
ou récente suite à de rémigration aux Amériques, dans les Antilles ou en
Europe représente une formidable opportunité pour une réelle croissance
économique et le développement intégral de l’Afrique.
Les circonstances de l’histoire ou les contingences de la vie ont fait que
vous êtes entrées en dialogue constructif avec les autres peuples, leurs
cultures de travail et de progrès. Vous avez acquis des connaissances
diverses et des savoir-faire performants. Vous avez tissé un large réseau
de relations et d’échanges d’idées innovatrices. Vous avez accumulé
d’expériences enrichissantes.
L’Afrique doit en profiter !
Chères sœurs de la diaspora, Africa is your home land. Votre participation à son développement est attendue. Aujourd’hui, il est possible d’établir entre nous un réseau de partenariat responsable et une coopération mutuellement avantageuse.
Je vous invite donc au partage généreux des acquis positifs de chacune au cours des présentes assises et dans l’avenir, à travers le réseautage auquel, Je le souhaite, ce congrès aboutira.
Faut-il rappeler que, dans cette salle nous sommes toutes d’origine africaine, ce dont nous sommes et devons être flère.
Certes, l’image que l’on donne de l’Afrique est souvent celle d’un lieu d’oisiveté, de misère, de fragilité, de précarité et de mort.
De plus, l’Afrique souffre du phénomène appauvrissant de fuite des cerveaux.
Il est temps que l’Afrique renaisse. Elle renaîtra de notre dynamisme à toutes, femmes de l’intérieur et femmes de la diaspora. Femmes instruites ou femmes analphabètes, aucune n’est négligeable ; chacune, dans son domaine apporte du sien. Femmes, montrons la différence, mettons l’éthique en avant, lorsque nous avons un poste de responsabilité, c’est pour servir la communauté et non pas seulement nos relations, notre famille, notre tribu et notre clan.
Femmes, l’Afrique sera debout par nos intelligences, notre travail et notamment grâce à l’investissement de ces ressources humaines qualifiées et motivées de la diaspora.
Et comme nous avions eu à le dire lors du deuxième congrès international tenu à Paris en Avril 2008, la République Démocratique du Congo, notre pays, a un rôle important à jouer dans l’impulsion de cette dynamique pour le développement du continent africain.
Le progrès de l’Afrique exige dynamisme certes, mais nous devons également réfléchir aux stratégies pouvant consolider la paix, la stabilité, la démocratie et le développement socioéconomique du continent noir.
Seul un environnement protecteur peut réduire l’incidence de multiples violences faites aux femmes, surtout à la suite des conflits armés, ou des us et coutumes d’un autre âge.
Permettez-moi de me référer directement à la situation particulière de mon pays, la République Démocratique du Congo. La persistance de l’insécurité causée par les groupes armés étrangers, exacerbe la vulnérabilité de la femme, particulièrement à l’Est de notre pays. J’en appelle donc au monde ainsi qu’à la bonne conscience de tous les partenaires pour qu’ils participent aux efforts de la RDC visant le désarmement et le rapatriement définitif de ces criminels ainsi que de leurs dépendants dans leur pays d’origine.
L’Afrique a besoin d’une situation apaisée pour créer un environnement de promotion des droits humains, et de protection des libertés individuelles. C’est à ces conditions que nous allons réaliser une société de prospérité.
Chère sœurs, « L’union fait la force », dit- on. Ensemble, hommes et femmes, « l’approche genre oblige », nous pouvons substituer le dialogue permanant à la culture de la violence. Nous devons adopter le débat d’idées comme mode dominant de résolution de nos
différends.
J’ai la conviction que nous pouvons changer le cours de notre histoire en jouant notre rôle aux côtés de nos hommes. Engageons- nous dans ce sens, agissons avec amour, courage et détermination pour l’avènement d’une Afrique où il fait bon vivre. Durant ces trois jours, nous allons vivre de moments intenses de partage d’idées et de travail. Bon, courage ! Ces journées seront agrémentées par un échantillon des productions culturelles de mon pays. Vous apprécierez, sans doute.
Toutefois, que ces moments de retrouvaille ne nous fassent pas perdre de vue, l’un des fléaux les plus meurtriers des temps modernes : le SIDA ! Le monde entier commémore, le premier décembre de chaque année, la journée mondiale de lutte contre le SIDA.
Cette pandemie du VIH/SIDA est, avec le paludisme et la pauvreté, les pires des maux qui entravent le développement de l’Afrique. Nous ne combattrons efficacement cette pandemie que par le retour aux valeurs morales. Comme remèdes, Je soutiens l’abstinence pour les jeunes et la fidélité dans le couple.
Les défis sont énormes, mais la tâche confiée à la femme noire est exaltante. Femmes noires, ne limitons pas nos efforts aux congrès et
autres forums internationaux. Elargissons nos actions à la vie de chaque jour, remettons au goût du jour la notion de solidarité chère à cette terre d’Afrique.
Avec la grâce de l’Eternel, tout est possible !
Nous avons aussi confiance en nos capacités renouvelées et en notre détermination commune.
C’est ici le lieu de remercier et de féliciter de tout cœur l’équipe d’« Africa Femmes Performantes », pour son initiative d’organiser ce Sème Congrès î International de la Femme Noire, à Kinshasa.
Mes remerciements vont également à « Initiative Plus » pour sa contribution efficace à la réussite de ce forum de haut niveau. J’adresse mes très sincères remerciements au Président de la République, Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE, mon tendre époux, pour son soutien actif aux travaux de ses assises. De même, J’exprime ma gratitude à toutes celles et ceux qui, de loin ou de près ont contribué à la réussite de ce 3e™ Congrès International de la Femme Noire.
Je ne puis terminer mon propos sans, une fois de plus, souhaiter un agréable séjour à Kinshasa aux Distinguées Premières Dames et à leurs Excellences Mesdames les Ministres. Mes souhaits s’adressent également à leurs délégations respectives et à nos sœurs de la Diaspora.
A vous toutes, africaines, congolaises venues du Congo profond, Je vous convie à la protection divine pendant toute la durée de votre séjour parmi nous.
Pleins succès aux travaux de ses assises,
Longue vie à «Africa femmes Performantes»,
Longue vie à «Initiative Plus»,
Que vive le Femme Noire,
Que Dieu benisse la République démocratique du Congo,
Je vous remercie.


Journée parlementaire : le Bureau de l'Assemblée nationale renforce ses capacités de gestion
P Placé sous le thème de la "démocratie et tolérance en politique ", la journée parlementaire présidée le lundi dernier par le Président de l'Assemblée nationale de la RDC, Evariste Boshab, a dégagé un enjeu majeur du renforcement de la justice pour assurer un équilibre harmonieux entre ces deux concepts au bénéfice des populations.
Cette journée s'est tenue conformément à la proclamation, depuis deux ans, par l'Assemblée générale des Nations Unies, de la date du 15 septembre comme journée internationale de la démocratie. Elle l'a également été en tenant compte de l'appel, dans ce sens, de l'Union interparlementaire pour l'organisation d'une série d'activités pour l'année 2009.
Le meeting académique du Palais du peuple, qui a connu la participation des parlementaires du Congo-Brazzaville, aura été riche en enseignements grâce à des interventions de haute facture faites aussi bien par les représentants des groupes parlementaires que des scientifiques invités à cet effet. On ainsi eu droit à des réflexions pertinentes du Président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, du vice-président du Sénat Losembe ou encore celles des professeurs Ngoma Binda, Jean-Chrétien Ekambo, etc.
L'objectif de cette séance académique était, pour le Bureau de l'Assemblée nationale, de remplir ses obligations vis-à-vis de l'Union interparlementaire et d'enraciner la culture politique de la tolérance mutuelle au sein, non seulement de l'Assemblée nationale, mais aussi de l'opinion nationale. Le Bureau de l'Assemblée visait aussi à moderniser ses méthodes de travail. C'est ce qui a justifié la présence de Justin Koumba, Président de l'Assemblée nationale du Congo-Brazzaville. Et en rapport avec le thème central, la Journée parlementaire avait pour but de promouvoir la démocratie et le respect des opinions et convictions des uns et des autres.
Le rapport de cette journée produit par les services de l'Assemblée nationale indique que " les exposés de la Journée ont permis de comprendre qu'entre l'opinion publique, qui est la base populaire, et le sommet, le Parlement est un filtre nécessaire, capable de faire entendre la voix des citoyens, tout en demeurant loyal au fonctionnement normal des institutions républicaines. "La série des recommandations formulées par les participants convergent, en effet, vers la nécessité, notamment, d'une plus grande " prise en charge législative et réglementaire, du renforcement de l'information du ministère public, notamment par une meilleure définition de ses pouvoirs ". Les préoccupations ont aussi porté sur le besoin de " définir les moyens techniques de la mise en œuvre de la décision de poursuivre ainsi que la définition du statut de l'opportunité de poursuivre. " Un accent particulier a aussi été mis sur l'impérieuse nécessité d'assurer l'indépendance de la magistrature, d'intégrer l'éducation civique dans les programmes d'enseignement, sans oublier la culture du respect des libertés fondamentales.
Sur le volet purement politique, la journée parlementaire a recommandé le respect de l'opposition et l'aménagement d'un espace d'expression de ses activités. Il aussi été recommandé la facilitation des débats et échanges des points de vue entre partis politiques, autant que le respect des règles parlementaires et la garantie des immunités reconnues aux élus du peuple. Il devrait également, selon le souhait des participants, être édité un feuillet sur les activités du parlementaire. Ce feuillet, ainsi que les copies des rapports des vacances parlementaires, devront être distribués dans les circonscriptions électorales de ces élus.
Dans la même lignée, il a été proposé l'organisation des journées ouvertes. A cette occasion, " l'institution parlement organiserait des échanges directs avec les électeurs. "
Pour ce qui est du renforcement et la promotion de la démocratie, celle-ci, ont estimé les participants, passe par " la promotion d'une élite engagée et convaincue ", mais aussi par " le renforcement des capacités des institutions représentatives. " Cette promotion de la démocratie passe aussi par l "le respect et la promotion des droits et libertés des citoyens dont ceux des femmes et des enfants.
En accord avec le thème de la journée, la grande recommandation aura été celle appelant à l'élaboration d'une charte ou d'une loi sur la tolérance politique. Les médias n'ont pas, non plus, été en reste puisqu'une recommandation a encouragé l'émergence d'une presse citoyenne. Une autre a réitéré l'obligation du respect de la liberté de la presse tant par les acteurs politiques que par les professionnels des médias eux-mêmes.
D'autre part, la journée parlementaire modérée par Evariste Boshab a proposé un certain nombre d'actions à mener afin de renforcer la démocratie et la tolérance politique. Il s'agit, notamment, de faire attention aux opinions de l'électorat, conduire des campagnes électorales transparentes et conformes au code de conduite électoral ; le respect des opinions des autres, etc.
En fin de compte, en initiant et coordonnant l'organisation de cette journée parlementaire, Evariste Boshab a eu le mérite d'assurer une meilleure affirmation de l'institution parlementaire dans la vie démocratique et le fonctionnement des institutions en rapport avec les aspirations populaires. La sérénité des débats et l'assiduité des participants a aussi été à la hauteur de la responsabilité sociopolitique des parlementaire dans le même optique. Jonas Eugène KOTA .

DANS UN MESSAGE A LA POPULATION DU KASAÎ ORIENTAL
Le « Plan Marshall » de Kabila pour le redressement du Kasaï
L’historique séjour du Chef de l’Etat à Mbuji Mayi, a eu un double mérite. Sur le plan politique, le Raïs a réussi à signer un pacte qui se veut désormais inébranlable avec la population de cette province. Et, pour bien renforcer ce nouveau mariage, Joseph Kabila n’a pas hésité de faire une sorte d’autopsie de la situation générale de la province, avant d’en proposer des issues. Sur le plan économique, par exemple, Joseph Kabila qui a attentivement suivi les plaintes de la population hôte, s’est rendu à l’évidence que le problème qui se pose est principalement lié à la détérioration du tissu économique. Aussi, a-t-il décidé de mettre à la disposition de la Minière de Bakwanga (MIBA), les moyens nécessaires pour le redémarrage des activités de cette société minière principal poumon économique du Kasaï oriental. Sur le plan des infrastructures, le chef de l’Etat a mis à la disposition de la province une brigade du matériel de terrassement et de transport devant servir, notamment, à stopper, à court terme, l’avancée des têtes d’érosions, avant de faire de la consolidation à moyen terme. Les autres issues aux problèmes du Kasaï oriental sont celles que le Chef de l’Etat propose dans un message adressé à la population kasaïenne, au travers de plus de mille représentants des forces vices de la province à qui Joseph Kabila a offert un dîner dans la soirée de samedi 28 novembre au jardin de sa résidence officielle dans la ville Miba. Ci-dessous, le texte intégral de ce message du Chef de l’Etat à la population du Kasaï -Oriental.
Ba Tatu ne ba Mamu, moyo wenu ! Moyo kabidi... Twasakidila !
Je voudrais, à travers l’échantillon des forces vives du Kasaï Oriental que vous représentez, M’adresser à l’ensemble de la population Est kasaïenne, pour remercier la population du Kasaï Oriental en général et celle de Mbuji Mayi et Mwene-Ditu en particulier, pour l’accueil chaleureux Me réservé, lors de Mon arrivée dans ces deux Villes, respectivement les 24 et 27 novembre 2009.
Twasakidila dia kabidi !
Mon agenda fort chargé ces derniers temps, ne M’a pas permis de vous rendre visite comme je l’avais souhaité.
La présente visite n’est pas comparable aux tournées d’itinérance que Je fais habituellement à travers les différentes Provinces de Notre pays. Il s’agit essentiellement d’une visite de consolation que Je rends aux filles et fils du Kasaï Oriental en général, et de Mbuji Mayi et Mwene-Ditu en particulier, à la suite des calamités qui vous ont durement frappés, lors des dernières pluies.
Cependant, comme vous le savez, cette visite n’est pas la première que J’effectue au Kasaï Oriental. Il vous souviendra qu’en 2001 et 2002, et plus récemment en 2006, J’ai été parmi vous. Bien auparavant, il vous souviendra également, qu’en 1998, 1999 et en 2000, en pleine guerre d’agression, J’ai été toujours à vos côtés, sur différents fronts au Kasaï Oriental, allant de Kabinda jusqu’au Lac Munkamba.
Soyez donc rassurés que Je reviendrai vers vous, comme partout ailleurs, dans le cadre de mes tournées d’itinérance, pour visiter, en ce moment-là, les populations des Districts de Kabinda, Sankuru et Tshilenge.
Ceci dit, Nous sommes déterminés à résoudre, ensemble, les problèmes posés par ces événements malheureux. Ce ne sont pas là les premières épreuves auxquelles Nous sommes confrontés.
Grâce au courage et à la détermination de Nous tous, Notre pays a surmonté des épreuves et relevé des défis dont notamment, la restauration de la paix, la réunification du territoire national, la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, l’organisation des élections libres et démocratiques, et J’en passe.
C’est ici le lieu pour saluer le courage de fa population du Kasaï Oriental qui a résisté debout en affrontant ces défis, dans des circonstances particulièrement difficiles.
Mais, l’heure n’est plus aux discours, plutôt à l’action. Parce que c’est par le travail productif que Nous parviendrons à Nous prendre en charge pour réaliser, ensemble, la reconstruction du Kasaï Oriental, en vue d’un développement intégral.
J’ai cependant noté plusieurs attentes et préoccupations des filles et fils du Kasaï Oriental qui ne peuvent être passées sous silence.
Mais, Je constate aussi que tes problèmes posés ne sont pas spécifiques au Kasaï Oriental seul. Ils sont presque les mêmes dans toutes les Provinces du pays.
Pour y apporter une réponse satisfaisante, les cinq chantiers de la République, vaste programme de reconstruction et de développement que J’ai initié, restent un cadre approprié. La contribution de chacun est donc requise.
Je ne m’attarderai pas sur les problèmes relevant de la gouvernance politique et Sécuritaire. Je note cependant, la persistance de certains d’entre eux, à savoir : Les conflits limitrophes interprovinciaux et intertribaux ; Les conflits coutumiers ; La léthargie de la territoriale ; La mauvaise distribution de la justice ; La faible capacité de couverture sécuritaire, et J’en passe.
Tout en remerciant la population du Kasaï Oriental d’avoir préservé la paix, Je veillerai personnellement à ce que les lois de la République soient respectées, que l’ordre public soit maintenu et que l’unité nationale et la cohabitation pacifique, ne soient pas mises en péril.
Je veillerai aussi à ce que : les capacités des territoriaux soient renforcées et les moyens d’itinérance adéquats mis à leur disposition ; l’Inspection de la territoriale soit redynamisée ; la quote-part due aux Provinces leur sort effectivement et régulièrement versée ; et que les compatriotes appelés à dire le droit, s’approprient la politique de tolérance zéro pour mieux servir Notre peuple.
Sur le plan économique et financier, le problème épingle est lié principalement à la détérioration du tissu économique.
Pour y remédier, Nous avons pris la décision de mettre à la disposition de la MIBA, les moyens nécessaires pour te redémarrage de ses activités d’ici la fin de cette année ou le début de l’année prochaine au plus tard.
La volonté de relever la MIBA s’est traduite déjà par des actions réalisées entre 2007 et 2009 qui ont consisté en un prêt garanti par l’Etat, de l’ordre de 40 millions de dollars américains, comprenant notamment, la liquidation des salaires en cours.
Bien plus, le plan de redressement de la MIBA prévoit la mise à disposition, à court terme, de te somme de 20 militons de dollars américains à disponibiliser par l’Etat dès le début de l’année prochaine.
Par ailleurs, des efforts sont déployés pour parvenir à Tordre de grandeur des besoins de financement de la MISA, estimés à 240 millions de dollars américains, comprenant une restructuration durable de la dette, ainsi que la réhabilitation de l’outil de production.
Il va de soi que cette relance ne peut être efficace sans un changement radical des méthodes de gestion.
II en sera de même de la Société Congolaise d’Investissements Miniers (SCIM), ex-Sengamines, dont la relance est déjà engagée grâce à la finalisation des procédures administratives devant permettre, d’ici le début de Tannée prochaine, te démarrage effectif de l’exploitation des mines de Tshibwe.
Sur le plan des Infrastructures, bien avant même que ne surviennent les calamités que Nous déplorons aujourd’hui, Nous avons mis à la disposition de la Province, une brigade du matériel de terrassement et de transport, devant servir notamment, à stopper, à court terme, l’avancée des têtes d’érosions, avant de faire de la consolidation, à moyen terme.
D’ores et déjà, les moyens ont été disponibilisés pour faire face, aussi bien aux érosions créées par les dernières pluies qu’aux besoins d’assistance des victimes.
Dans ce cadre, J’annonce le démarrage, au courant de l’année 2010, des travaux de voirie à Mbuji Mayi et dans les autres Villes du Kasaï Oriental, ainsi que des travaux de réhabilitation de la Nationale n° 1, Kananga -Mbuji Mayi - Mwene-Dftu et de la Nationale n° 2, Mbuji Mayl - Kabinda -Lubao, jusqu’au Maniema.
Toutefois, face à l’apparition et la multiplication des têtes
d’érosions observées aussi bien au Kasaï Oriental qu’à Kinshasa, Bandundu, particulièrement à Kikwit, Equateur à Lisala, et partout ailleurs, il devient évident que la Nation a besoin d’une structure nationale de lutte antiérosive.
Dotée d’une expertise avérée en la matière, cette structure aura pour mission principale, la prévention et la gestion des érosions.
Dans le même contexte, pour relier la Province à ses entités et à d’autres Provinces, un lot Important de bateaux passagers, bacs et ponts, sera réceptionné début décembre à Borna, et livré incessamment à la Province du Kasaï Oriental.
A cet effet, un accent particulier sera mis sur l’entretien des routes de desserte agricole.
Sur le plan de l’Energie, après avoir terminé avec les études de faisabilité et bouclé le financement nécessaire de 160 millions de dollars américains, les travaux de construction d’un barrage de 65 Mégawatts à Katende, vont démarrer certainement, au début de l’année prochaine.
La mise en service de cette centrale hydroélectrique permettra d’approvisionner le Kasaï Occidental en énergie électrique et facilitera l’interconnexion avec le réseau du Kasaï Oriental.
Dans le même registre, un financement est attendu pour la réhabilitation de Lubilanji 1 et 2 et Tshala 1, pour une puissance totale de 18 Mégawatts.
En ce qui concerne la desserte en eau potable dans la Ville de Mbuji Mayi, il y a lieu de relever que la capacité actuellement installée de la REGIDESO est devenue, avec l’explosion démographique qu’à connue cette Ville au fil des années, de loin inférieure aux besoins de la population.
Ainsi, des moyens conséquents lui seront alloués, pour lui permettre d’être à la hauteur de la demande, d’ici le début de l’année prochaine.
De même, pour Nos populations des milieux ruraux, il sera systématiquement procédé aux forages des puits d’eaux. A cet effet, plusieurs camions de forage, ainsi que des kits complets de pompage, seront bientôt réceptionnés et livrés à la Province du Kasaï Oriental.
Enfin, un des plus grands défis auxquels se trouve confronté le Kasaï Oriental est le social.
Par le Social, J’entends : La réapparition des maladies autrefois éradiquées ; L’absence d’une couverture sanitaire de qualité ; Le délabrement et insuffisance des infrastructures scolaires et d’enseignement supérieur ; La hausse de la délinquance juvénile ; Le chômage et Pauvreté accentués ; La présence remarquable des enfants abandonnés dans la rue ainsi que la déscolarisation.
La relance des activités de la MIBA et de l’ex-Sengamines, ainsi que le développement de l’Agriculture à grande échelle, permettront, avec leurs effets d’entraînement, d’apporter une réponse satisfaisante et durable à ces différents fléaux.
Aussi, dans le cadre des 5 chantiers, il sera procédé, dans la Province du Kasaï Oriental, au courant de Tannée 2010, à la construction, la réhabilitation et l’équipement : des hôpitaux de référence dans chaque chef-lieu de territoire ; des hôpitaux publics, des établissements d’enseignement supérieur et des écoles, à l’instar d’autres Provinces comme Kinshasa, le Nord, le Sud-Kivu et le Katanga.
Je suis très sensible aux préoccupations du personnel académique et scientifique, des étudiants, du personnel médical et paramédical, des enseignants et autres fonctionnaires de l’Etat, notamment, pour améliorer leurs conditions de travail, d’études et de recherches.
Je veillerai, de manière particulière, à l’amélioration du climat des affaires, notamment, pour encourager {Initiative privée et les investissements privés dans la Province.
J’insiste pour que soient prises, des mesures incitatives, en vue d’accroître le taux de scolarisation de Nos enfants et, par ricochet, celles renforçant l’interdiction de la présence des enfants en âge de scolarité, dans les mines.
J’invite les parents à s’investir dans l’éducation de Nos enfants en les envoyant à l’école, puisque sans capital humain, aucun développement n’est possible. Pour les stimuler à cette fin, J’ai institué, depuis quelques années déjà, le « prix d’excellence » en vue de récompenser les plus assidus.
Pour terminer, Je ne peux dire qu’à toute chose malheur est bon. Cependant, force est de constater que c’est pendant les périodes de pénurie qu’il y a eu de grandes Inventions.
J’invite la population du Kasaï Oriental à l’optimisme et l’exhorte à envisager des solutions alternatives au diamant et à diversifier les sources des richesses, même si, par ailleurs, des efforts sont fournis pour la relance des activités de la MIBA et de l’ex-Sengamines.
Il s’agit concrètement : de prospecter des minerais autres que le diamant ; de promouvoir l’Agriculture et l’élevage en tant que priorité des priorités, en vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. C’est dans cet esprit que, cette année 2009, nous avons doté la Province du Kasaï Oriental, d’un lot important des tracteurs et des matériels aratoires, en vue d’appuyer les efforts visant la mécanisation agricole. Ce programme va se poursuivre par la dotation de plusieurs autres tracteurs, au courant des années 2010 et 2011.
J’ai confiance en votre capacité de reconversion, car cette Province du Kasaï Oriental sera bâtie par Nos efforts à Nous tous. Ainsi, ni la crise financière qui, du reste, est internationale, ni les calamités naturelles, ni les difficultés de tous les jours, ne doivent émousser Notre détermination d’aller de progrès en progrès et a assurer la grandeur du Kasaï Oriental.
Quant à Moi, vous pouvez compter sur Ma disponibilité et Nous serons toujours ensemble pour réussir ensemble.
Mesdames et Messieurs, Je vous remercie. Twasakidiiayi.

ENJEUX DE L'HEURE
AU DEUXIEME JOUR DU CONGRES INTERNATIONAL DE LA FEMME NOIRE
Les congressistes palpent le « village genre » pour encourager l’entreprenariat féminin
Commencé depuis mardi dernier, le troisième Congrès international de la femme noire se clôture aujourd’hui. Hier, outre les travaux en commission, l’attention des congressistes s’était focalisée sur le « village Genre » que la Première dame Olive Lembe Kabila a inauguré en compagnie de ses consoeurs de la Zambie et du Congo-Brazzaville ainsi que de tous les participants.
Le « village Genre » est en fait le lieu où sont érigés des stands d’exposition des produits fabriqués par des femmes de tous les horizons. La plupart des pays dont les délégations sont présentes à ces assises exposent leurs produits. Sur la liste des exposants, il y a lieu de citer les femmes de la RDC, du Congo-Brazzaville, de la Zambie, du Nigeria et de la diaspora. Procédant à l’issue de cette inauguration, les épouses des chefs d’Etat ainsi que tous les participants au Congrès ont visité les stands en vue de se faire l’idée des capacités des femmes dans le domaine économique. Au nombre des produits exposés, les congressistes ont découvert des livres écrits par des femmes, des tapis, du lait caillé, des habits cousus, des nappes, des produits de tricotage etc.
A chaque pas, les premières dames n’ont cessé d’apprécier les efforts des femmes qui se battent jour et nuit pour lutter contre la pauvreté et l’oisiveté. En guise d’encouragement, certains congressistes ont acheté qui un sac, qui un produit culinaire ou habit de tricotage. A l’issue de la visite de l’exposition, Olive Lemba Kabila qui répondait à une question de la presse, a exprimé sa joie en ces termes : « Je suis très heureuse aujourd’hui d’avoir réussi à organiser le troisième Congrès à Kinshasa. Je suis encore très heureuse de partager cette expérience avec les autres femmes du monde ».
Le « village genre » a marqué la journée d’hier dans la mesure où il a permis aux femmes d’échanger sur leurs expériences tant dans le domaine de l’artisanat ou de l’entreprenariat que dans celui de la littérature. Cette exposition témoigne à suffisance que la femme noire a atteint un niveau beaucoup plus avancé dans la lutte contre la pauvreté. Le « Village Genre » témoigne encore que les femmes africaines ont des capacités voulues qui font qu’elles arrivent à tenir leurs familles en ces temps difficile que traverse le monde avec la grave crise financière et économique qui n’épargne aucun pays.
Après l’inauguration et la visite du cadre d’exposition des produits purement féminins, les congressistes se sont retrouvés en travaux en atelier avant de passer leur soirée de gala.
Ouvert depuis mardi, le troisième Congrès international de la femme noire se clôture aujourd’hui à la cité de l’UA. Et ce, en présence des premières Dames de la RDC, de la Zambie et du Congo-Brazzaville et de toutes les délégations venues de tous les coins du monde. Dorian KISIMBA

OUVERTURE DE LA DEUXIEME REUNION DU COMITE DE PILOTAGE DU PROGRAMME MIDA-GRAND LACS
Maj Kisimba évoque les compétences de la diaspora congolaise
Le ministre a.i dde l’Emploi, du travail et prévoyance sociale, Maj Kisimba Ngoy, en charge des Affaires foncières, a ouvert mercredi au Centre catholique Béthanie dans la commune de la Gombe, la réunion du Comité de pilotage du Programme de Migration pour le développement en Afrique (MIDA)-Grands Lacs. Cette rencontre, qui est la deuxième du Comité de pilotage de la phase IV (CDP) du Programme MIDA, a indiqué Maj Kisimba Ngoy dans son mot d’ouverture, a pour objectif d’informer les membres du CDP sur les grands axes du Programme à travers la présentation de la liste des projets pluriannuels sélectionnés qui vont être soutenus par MIDA en RDC pendant la période 2010-2012.

Ces projets, a-t-il précisé, ont été retenus après un long processus d’appel à projets en deux étapes, suivi de leur examen et cotisation par les comités techniques sectoriels, composés des experts nationaux et internationaux, des membres de la Coopération technique belge, des ambassadeurs et de l’Union européenne.
Pour Maj Kisimba Ngoy, cette séance est un moment crucial, une consécration de la nouvelle approche/MIDA basée sur la gestion par les cycles de projets quant à l’appui que l’Organisation internationale pour la Migration (OIM) va apporter aux institutions requérantes pendant une période de trois ans allant de fin février 2010 à 2012. En renforçant les capacités locales nécessaires par les experts de la diaspora, nous devrons veiller à l’impact et la durabilité des projets à soutenir, a dit Maj kisimba.
Il a souligné que l’un des grands avantages de cette approche basée sur les projets pluriannuels est qu’elle permet aux organes d’assurer le suivi et l’évaluation étape par étape, selon des indicateurs de succès, objectivement vérifiables, définis à l’avance et ainsi de recadrer, au besoin, la stratégie pendant la durée du projet.
Elle permet, en outre, d’augmenter la clarté et la visibilité des missions de travail des experts de la diaspora auprès des institutions bénéficiaires. La concentration des missions d’experts sur un projet allant jusqu’à 9 missions en 3 ans, permettra d’accroitre l’impact de ces interventions au sein des institutions sélectionnées, à poursuivi Maj Kisimba Ngoy. Il a, à cet effet, souligné que sa présence à cette réunion est un signal fort d’un souci partagé et d’une conviction commune que l’établissement des liens entre la RDC et sa diaspora, grâce notamment au programme MIDA, permet au pays de mettre à profit les compétences de ses fils disséminés à travers l’espace de l’Union européenne, afin d’influer sur la reconstruction nationale, à travers les secteurs clés des chantiers du Président de la République, Joseph Kabila Kabange à savoir l’Education, la Santé, le Développement rural et secteurs transversaux comme la bonne gouvernance, la promotion de l’emploi…, a-t-il conclu.

L’obstruction abusive des hommes en uniformes dénoncée
L’utilisation abusive des hommes en uniforme ainsi que de certaines personnalités du pouvoir judiciaire par certaines personnes pour protéger des lotissements ou occupations illégales des espaces verts, a été dénoncé devant le ministre Maj Kisimba Ngoy par les assujettis de la circonscription foncière du Mont Amba.
Les assujettis de cette circonscription, qui ont pris part mardi, à la journée foncière porte ouverte organisée à leur intention, se sont plaints devant le ministre Maj Kisimba Ngoy de certaines personnes profitant de leur situation sociale ou de leur titre au sein des institutions pour occuper sans titre légal, les terrains déjà lotis et morcelés pour les moins nantis.
Ils font réquisitionner les hommes en uniforme pour empêcher les vrais bénéficiaires d’accéder à leurs terrains. Certains se font passer pour des géomètres des Affaires foncières, utilisant les agents du pouvoir judicaire pour couvrir leur forfait dans les faux lotissements. Tout ces cas révoltants ont été exposés au ministre des Affaires foncières. Le plus poignant est celui d’une Ong dénommée Codev qui occupe anarchiquement une grande partie de l’espace Mitendi à Mont Ngafula, dans le but de construire des Maisons modèles pour habitation. Selon les informations recueillies sur place, le responsable de cette Ong ne détient qu’une autorisation du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat alors que la gestion de la terre revient aux affaires foncières. Les bénéficiaires de cet espace sont butés à l’obstruction des agents de l’ordre commis pour sa protection par Codev.
D’autres situations analogues ont été également dénoncées, notamment à Kimwenza, dans la commune de Mont Ngafula. Le ministre Maj Kisimba Ngoy qui était informé de tout ces cas, les a orienté auprès de ses collaborateurs en vue de trouver des solutions.
Le ministre, qui a déjà tenu ces journées aux circonscriptions foncières de la N’Sele-Maluku, Tshangu et Mont Amba, s’est félicité de la diminution des contentieux fonciers qui lui permet de palper du doigt les difficultés que rencontre d’un côté ses services et de l’autre, les assujettis. Le plus important est surtout de rendre plus accessible ses services par la population qui a des problèmes, a-t-il souligné. FDA


NATION
DU 02 AU 04 DECEMBRE
Les cadres du secteur de la santé réfléchissent sur la redynamisation des soins de santé primaire
La redynamisation des soins de santé primaire en RDC est au centre d’un atelier de 3 jours organisé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Représentant le ministre de la Santé publique empêché, le Directeur de cabinet, Blanchard Mukengeshayi, a estimé que cet atelier devrait amener un changement de mentalité et que de vraies valeurs telles que la bonne gouvernance, le sens de responsabilité et l’amour du travail bien fait les anime. Il est cependant convaincu que les profondes réflexions aboutiront à l’identification des axes et interventions prioritaires en vue de l’élaboration du plan national stratégique de développement sanitaire de la RDC. Et aussi, a-t-il poursuivi, qu’elles aboutissent au draft d’un mémorandum d’entente pour la relance des soins de santé primaire qui sera signé par les différentes parties prenantes au cours de la prochaine réunion du comité national de pilotage. Le Dircab d’Auguste Mopipi a fait remarquer qu’il faut revenir aux soins de santé primaires maintenant plus que jamais si nous voulons atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Toutefois, Blanchard Mukengeshayi a rappelé que la RDC est l’un des premiers pays africains si pas le premier à avoir mis en œuvre les soins de santé primaires après la réunion d’Alma Ata en 1978. C’est ainsi, a-t-il noté, que la RDC a adhéré en 1980, à la Charte de développement sanitaire en Afrique et le comité central.
A l’entendre, la stratégie des soins de santé primaires avait contribué à l’amélioration de la santé des populations. Les participants à cet atelier sont pour la plupart des ministres provinciaux en charge de la santé et aussi certains décideurs dans leurs institutions.

RELANCE EFFECTIVE DES SPP EN RDC
Pour sa part, le représentant de l’OMS, Dr Compaoré a émis le souhait de voir les participants à l’atelier de redynamisation des SPP d’aboutir au bout de 3 jours de travaux à des pistes réalistes et pratiques pour la relance effective des SPP en RDC. Il pense que cet atelier est une occasion pour faire le point sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des soins de SPP, et aussi de baliser le chemin du renouvellement des SPP en RDC. Il a, en outre, soutenu qu’avec le retour de la paix, la décentralisation et le cheminement vers le point d’achèvement de l’initiative PPTE, la RDC peut saisir l’opportunité offerte par la reprise de l’air international pour rebâtir les SPP. Pour terminer, Dr Compaoré a fait souligné que l’OMS en partenariat avec les agences des Nations unies se joint à cet effort pour le leadership du ministère de la Santé pour son système de santé. Mathy MUSAU


EVALUATION DU PURUS
La Banque Mondiale félicite l’Ucop pour les performances réalisées
Les acteurs du Projet d’urgence de réhabilitation urbaine et sociale (Purus) et la Banque mondiale (BM) ont évalué les différentes composantes dudit projet au cours d’un atelier organisé le mardi 01 décembre 2009 à Roméo Golf dans la commune de la Gombe. La revue à mi-parcours de ce projet était une opportunité de marquer un temps d’arrêt afin de jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru et sur les ajustements nécessaires pour y parvenir.
Le ministre du Plan et président du Comité de pilotage du Purus, Olivier Kamitatu, a relevé que ce projet est une parfaite illustration des 5 chantiers de la République. Cela parce que l’éducation, les infrastructures, la santé et l’eau sont les principaux secteurs pour lesquels le Purus ambitionne d’apporter des solutions aux problèmes de la population. Il a relevé les actions déjà perceptibles, notamment le bien fondé de la distribution gratuite des moustiquaires et les travaux routiers dans la capitale. Le ministre a salué l’opération d’apurement de la dette publique intérieure qui a permis au gouvernement d’injecter des fonds dans les affaires des créanciers bénéficiaires. Ce, en contribuant aussi à apporter un nouveau souffle à des opérateurs économiques qui avaient désespéré de recouvrir un jour leurs créances. Il a attiré l’attention de tous sur la diligence et les soins à accorder aux travaux à exécuter.
A ce jour, trois tranches de frais de fonctionnement des écoles mécanisées ont déjà été payées à plus de 26 milles écoles. Concernant la voirie, le comité ministériel de supervision a eu à déplorer la lenteur dans l’exécution de certains travaux. Ce qui crée de temps en temps des bouchons à travers la capitale. Or, les axes routiers du Purus ont été sélectionnés pour décongestionner les quartiers populaires de la ville de Kinshasa.
Pour ce qui est de la station d’épuration d’eau de la Lukaya, les experts ont été invités à donner le meilleur d’eux-mêmes afin de présenter à la BM et au gouvernement les propositions susceptibles de faire aboutir les travaux restant dans les meilleurs délais.
Selon la Directrice des opérations de la Banque mondiale, Marie Françoise Nelly, sur le coût total du projet (180 millions Usd), 73% du montant ont déjà été décaissés. Ce chiffre va s’améliorer davantage lorsque les travaux en cours auront atteints leurs vitesses de croisière et que la dernière tranche des frais de fonctionnement des écoles sera payée incessamment. « Pour nous, de la BM, nous sommes globalement satisfaite sde la performance ».
Parmi les recommandations formulées, les participants ont souhaité qu’il soit procédé à la clôture de la composante intérieure ; d’accélérer l’approbation et la mise en œuvre du PAR pour la composante Accès à l’eau et de procéder également à la réallocation des ressources. Par ailleurs, ils ont émis le voeu de revisiter l’indicateur de la composante Voirie àenraison de l’insuffisance des ressources et d’envisager la prolongation du Purus pour permettre l’exécution des comptes voirie et l’Accès à l’eau.
Concernant le partenariat avec les entreprises chinoises, la directrice des opérations a rappelé que « la Chine est l’un des membres de la BM qui, d’ailleurs, va commencer à financer, à participer au renouvellement de l’IDA. Il faut signaler qu’il y a donc complémentarité ».
Le Purus a été mis en place entre la BM et le gouvernement afin de contribuer à la stabilisation macroéconomique. Approuvé par le Conseil d’administration de la BM, le 29 mars 2007, le Purus est entré en vigueur le 06 juillet 2007. Il est piloté par l’Ucop dont M. Tobbie Chalondawa en est le Coordonnateur. Dina BUHAKE

ENJEUX DE L'HEURE
RETOMBEES DE LA 36 eme COONFERENCE SUR L'ALIMENTATION
La FAO alloue 475.000 Usd à la transformation des récoltes paysannes au Sud-Kivu
La RDC ayant apuré sa dette de cotisation à l'organisation mondiale pour l’alimentation et l’ageiculture qui s'élevait à 103 milles Usd a fini par arracher de la part de la FAO une somme de 475.000 Usd pour la transformation des produits provenant de la récolte des habitants du Sud-Kivu dans la plaine de la Ruzizi. Hormis ce financement de la FAO, le pays a également bénéficié d'une enveloppe de 5 millions trois milles dollars accordée par le Comesa pour la transformation des produits agricoles en Afrique australe et de l'Est, dont 25 % de ce montant va servir à l'examen des questions relatives à la réhabilitation des cliniques et des pharmacies vétérinaires.
Etant donné que la paix revient en RDC, il faudrait une sorte de plan Marshall en vue de lutter contre la crise alimentaire. Ce plan Marshall, c'est aussi l'augmentation de l'aide au développement pour la stabilisation et la reconstruction de la RDC. Comme en RDC les travaux de champ sont encore entièrement entre les mains de petits exploitants qui utilisent des outils rudimentaires et n'ont pas accès aux intrants améliorés. Il faut noté que ce secteur a donc besoin d'être modernisée afin d'accroître la productivité et réduire la vulnérabilité des exploitants agricoles face aux menaces des changements climatiques sur le système agraire et pluvial. Pour y parvenir, il faudrait redynamiser les centres de recherches agronomiques et de production de matériel génétique amélioré pour les principales cultures vivrières du pays, à savoir le manioc, le maïs, le riz, les produits d'élevage et de pêche. Cela pourra être possible en recourant aux fertilisants dont les phosphates se trouvent dans de grands gisements en RDC. Mais pour y arriver, il faut réhabiliter et entretenir les voies de desserte agricole et organiser la commercialisation des produits en passant par le stockage, l'évacuation, la transformation et la conservation.
Simard Simon TSOUMBOU.

FINANCE PAR LA BM ET LA BAD
N’Sele bientôt transofmé en zone économique spéciale
Sur décision gouvernementale, le domaine agro-industriel et pastoral de la N’Sele (DAIPN) a été sélectionné afin d’être transformé en quartier industriel en lieu et place du quartier industriel de Limete.
C’est ce qui ressort d’une séance de travail qui a réuni hier mardi, le 01 décembre 2009 à DAIPN, les ministres de l’Industrie, Simon Mboso Kiamputu, de l’Agriculture, Pêche et Elevage, Norbert Basengezi, des experts de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD). Cette réunion de travail a tourné autour d’un seul point à savoir, le projet de transformation du domaine de DAIPN en une zone économique spéciale où sera implantée une chaîne industrielle.
En clair, cette concentration industrielle permettra d’une manière ou d’une autre de déconcentrer la population kinoise au centre-ville et quartiers l’environnant. C’est aussi une manière de faire de telle sorte que les personnes qui habitent Maluku ou N’Sele trouvent sur place du travail et tous les produits de première nécessité. Cela va également réduire les embouteillages pendant les heures de pointe où la population afflue dans le sens du centre-ville les matins et repartent dans les quartiers périphériques les soirs.
Selon le gouvernement, cette initiative va aussi permettre de construire des nouvelles cités en vue d’offrir des logements décents à la population, d’une part, et de favoriser la mobilité et la déconcentration de la population dans des quartiers où les conditions de vie laissent à désirer, d’autre part.
A en croire le ministre de l’Industrie, Simon Mboso, ce projet a été initié par le gouvernement et est appuyé par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD).
En d’autres termes, à laissé entendre le N°1 de l’Industrie congolaise, l’Etat a jugé bon de déplacer le quartier industriel de Limete à la commune de N’sele. Car, d’après lui, c’est ce site qui a été sélectionné par le gouvernement afin d’abriter certain projets pilotes qui seront financés par des partenaires traditionnels de la RDC.
A entendre le ministre Simon Mboso, ces projets pilotes vont être réalisés sur 1000 hectares, dont 400 hectares seront alloués au DAIPN.
A l’issue de cette réunion les ministres et leurs délégations ont visité les usines de fabrication d’aliments de bétail, de tomates et une petite minoterie qui a une capacité de 3 tonnes. Avant d’achever leur ronde à la ferme n°1 où sont logés 24.000 poussins en provenance de la Zambie et d’Afrique du Sud.
Simard Simon TSOUMBOU
SELON L'UCOP
VIH/Sida : seulement 10% des PVV accèdent aux antirétroviraux
80% des personnes vivant avec le Vih-Sida (PVV) en RDC vivent avec moins d'un dollar américain par jour. Actuellement, moins de 10% seulement des PVV bénéficient du traitement aux antirétroviraux, soit 32 000 sur 280 000 personnes atteintes. Ces chiffres ont été révélés lundi à Kinshasa par le directeur de l'Union congolaise des organisations et des personnes vivant avec le Vih-Sida (Ucop), le docteur Fidèle Benda, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, a rapporté la radio Okapi.
La situation des PVV congolais demeure préoccupante au vu des derniers chiffres, selon Dr Fidèle Benda. Pour renverser la tendance, plusieurs organisations congolaises et internationales militent dans ce secteur. C'est le cas de l'Ucop. Cette organisation a soutenu un projet de loi portant protection des PVV. Ce projet a été finalement adopté à l'Assemblée nationale en juillet 2008. Cette loi consacre l'accès gratuit aux médicaments antirétroviraux aux personnes vivant avec le Vih-Sida. Toutefois, le docteur Fidèle Benda reconnaît que l'application de cette loi pose encore problème sur terrain. Actuellement estimé à 32.000, le nombre des PVV éligibles aux antirétroviraux va atteindre 45.000 personnes, d'ici 2011 sur les 280.000 personnes atteintes, révèle-t-il. " En 2002, nous avons commencé avec 500 malades sous traitement, aujourd'hui il y en a 32.000. On peut considérer que ces personnes sont privilégiées. Le droit d'accès au traitement commence à être respecté. Ce droit est mis en œuvre dans des conditions très difficiles d'un pays aux ressources limitées et post-crise. Mais beaucoup d'efforts restent encore à fournir ", estime le médecin.
Pour l'instant, son organisation sensibilise la population et mène des activités de lobbying auprès des autorités pour obtenir un plus grand engagement. D'après lui, l'implication des PVV est importante dans la lutte contre le Vih-Sida. " Ils[les PVV] savent comment ils ont attrapé le Vih-Sida et comment ils vivent cette situation. Ils sont donc mieux placés pour vulgariser l'information sur cette maladie ", déclare-t-il. Le docteur Benda lance, à cet effet, un appel au dépistage volontaire, parce que beaucoup de gens craignent encore de connaître leur état sérologique.

ARV : la production est stoppée à la Pharmakina
La société Pharmakina installée à Bukavu est actuellement en difficulté. Sa production d'anti rétroviraux est stoppée depuis deux ans, selon le chargé de fabrication de ces médicaments, le docteur Martial Kanyonyo. D'après lui, les autorités congolaises n'ont pas apporté l'appui nécessaire à ce projet. En clair, le gouvernement ne s'est pas engagé pour acheter les antirétroviraux à distribuer aux malades, malgré la proclamation de la gratuité des soins, a-t-il avancé pour expliquer l'arrêt de la production.
De son coté, le chargé de communication du Programme national multisectoriel de lutte contre le Sida PNMLS/Bukavu, le docteur Sabithi, a déclaré que la prise en charge des PVV connaît des problèmes au Sud-Kivu depuis que l'ONG "Médecins sans frontières " s'est retirée. Les tout premiers centres de dépistage créés par MSF sont fermés, a-t-il indiqué à radiookapi.net
La prise en charge des infections dites opportunistes n'est plus assurée depuis l'arrêt des activités de MSF, a-ajouté le docteur Sabithi. Entre temps, la situation n'est guère meilleure pour les autres provinces de la RDC qui connaissent également le manque de médicaments antirétroviraux. RO


Journée mondiale du sida : l’UNESCO s’en mêle
Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le SIDA, la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova a indiqué que le thème de cette année appelle l’attention de tous sur les relations réciproques entre les droits de l’homme et l’objectif de l’accès universel aux actions de prévention, de traitement, de prise en charge et de soutien en matière de VIH.
À l’évidence, a-t-elle estimé , il ne sera pas possible de parvenir à cet objectif sans respecter pleinement l’universalité des droits de l’homme, quels que soient l’âge, le sexe, l’origine ethnique, la profession, les croyances religieuses et l’orientation sexuelle des personnes, en prêtant une attention particulière à celles qui sont les plus exposées et vulnérables au risque d’infection par le VIH.
A en croire Irina Bokova, tous les individus ont le droit de bénéficier de l’éducation, de l’information et des services qui leur permettront d’éviter l’infection par le VIH , et pour ceux qui vivent avec le VIH, de jouir de la meilleure qualité de vie possible, sans stigmatisation ni discrimination.
A l’entendre ces dernières années ont été marquées par une nette progression, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, du nombre de personnes recevant des traitements antirétroviraux capables de prolonger la vie, dont le total dépassait les 4 millions en décembre 2008, soit un million de plus que l’année précédente.
Elle a soutenu que ces avancées constituent un progrès et un espoir considérables. Toutefois, a-t-elle ajouté,  «nous devons faire bien davantage pour que les 5 millions de personnes et plus qui ont besoin d’un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible ou intermédiaire puissent y avoir accès. Nous ne devons pas non plus oublier qu’avec 33 millions de personnes vivant avec le VIH, et 2,7 millions de nouveaux cas d’infection en 2007, l’épidémie de VIH demeure un défi planétaire majeur ».
Pour l’UNESCO, a noté la directrice générale de cette institution, comme pour d’autres partenaires de la riposte au SIDA, cela signifie intensifier les efforts et œuvrer ensemble dans le respect des droits de l’homme, fondement de toute action nationale efficace et équitable face au VIH.
«Afin d’apporter des réponses véritablement multisectorielles à l’épidémie de SIDA, a-t-elle poursuivi, nous continuerons de mettre à profit les vastes capacités techniques de l’UNESCO pour promouvoir des approches qui reposent sur les droits et s’inspirent des meilleurs exemples de celles qui ont fait leurs preuves». Elle a , à cette occasion, fait savoir que la parution prochaine d’un guide élaboré par l’UNESCO sur les caractéristiques essentielles d’une riposte efficiente et efficace au VIH et au SIDA en est l’illustration. Selon ses dires, ce guide vise à expliquer, de façon simple et accessible, quelles sont ces caractéristiques essentielles, ce qu’elles impliquent dans la pratique et comment elles peuvent être mises en application, intégrées et institutionnalisées lors de la planification et de l’élaboration des programmes en matière de VIH et de SIDA. Conçu pour exploiter les atouts et les ressources des secteurs, instituts et bureaux hors Siège de l’UNESCO, ce guide aidera le personnel de l’Organisation et ses partenaires à encourager des réponses qui soient fondées sur les droits, rigoureusement étayées par des données scientifiques, culturellement appropriées, soucieuses de l’égalité des sexes, adaptées aux différentes tranches d’âge, participatives et inclusives.
«L’UNESCO continue de lutter contre les facteurs sociaux et structurels qui entretiennent l’épidémie, notamment l’inégalité entre les sexes, la stigmatisation et la discrimination, et de donner aux jeunes les moyens de prendre, en connaissance de cause, de saines décisions que je réfléchis à la manière dont chacun de nous peut maintenir et renforcer notre engagement dans l’action face au SIDA», a-t-elle indiqué.  «Nous devons tirer parti de nos atouts et aller de l’avant, de concert avec nos partenaires. » a conclu la patronne de l’UNesco
Mathy Musau
Réflexion à Kinshasa sur les conditions nécessaires au suivi de l’environnement
Le vice-Premier ministre en charge de la reconstruction nationale, Emile Bongeli, a procédé mardi 01 décembre 2009 dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères, à l’ouverture du premier forum continental du programme de surveillance de l’environnement en Afrique pour un développement durable (AMESD) mis en œuvre par l’Union africaine. Cet important programme prépare les conditions nécessaires au suivi de l’environnement. Il y est, en effet, prévu l’installation des infrastructures de réception satellitaire dans cinq sous-régions africaines et 47 pays ACP ; le renforcement des capacités des services nationaux dans l’utilisation des données d’observation de la terre et le développement des services opérationnels de suivi de l’environnement.
Ces assises placées sous le thème : « vers un partenariat et un réseau panafricain pour le suivi de l’environnement par satéllite en Afrique », visent à fournir une information adaptée aux décideurs environnementaux africains. Cela afin de permettre de mieux défendre les intérêts de la République démocratique du Congo et de remplir ses engagements vis-à-vis des traités environnementaux internationaux tels que le protocole de Kyoto et la convention Ramsar sur les zones humides.
Pour la RDC, il s’agira de valoriser cette information dans le cadre du processus MRV (mesurage, rapport, vérification) qui sera développé lors de la mise en œuvre du programme national de réduction des émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD). A en croire le ministre de l’Environnement, José Endundo Bononge, les ressources naturelles du bassin du Congo et de la République démocratique du Congo en particulier, sont extrêmement riches et variées. Selon lui, le Bassin forestier du Congo représente 200 millions d’hectares, soit 70 fois la superficie de la Belgique et près de 70% des forêts du monde. Il constitue, a-t-il ajouté, le deuxième massif des forêts tropicales, après le Bassin Amazone, où les processus hydrologiques qui lient les ressources en eau se déroulent pratiquement sans perturbations humaines, hormis l’impact de la déforestation.
Concernant le changement climatique, a expliqué le ministre, la forêt est la meilleure garantie pour l’humanité toute entière qu’une partie des émissions de dioxyde de carbone (CO2) pourront être absorbées. A cet effet, elle constitue un enjeu majeur actuellement et pour les générations futures, tant pour la région d’Afrique centrale que pour les populations de l’ensemble de la planète. Il a souligné que la position commune des pays de la COMIFAC a été renforcée au sommet de l’Union africaine en octobre 2009 à Addis Abeba afin que les pays d’Afrique centrale soient unis à Copenhague.
En d’autres termes, le groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat a démontré que l’importance de la déforestation dans les émissions des gaz à effet de serre était comparable à celle des secteurs de l’énergie, de la production industrielle et agricole ou des transports, a fait savoir le n°1 de l’Environnement. Voilà pourquoi, a-t-il indiqué, la gestion des ressources forestières tient un rôle de tout premier plan dans les négociations internationales sur le changement climatique.
La gestion du Bassin du Congo permet l’optimisation de la répartition des ressources en eau entre différents usages et l’évaluation des impacts d’aménagement hydrauliques envisagés sur les écoulements et les écosystèmes. D’après le ministre de l’Environnement, cette gestion intégrée peut conduire au partage des bénéfices générés par une meilleure utilisation entre les Etats qui se partagent ces ressources. Elle peut également permettre d’évaluer comment les ressources en eau de la cuvette centrale congolaise seront affectées par des ouvrages hydrauliques retenant ou déviant à l’amont et ainsi de leur réalisation ou nom.
La gestion concertée des forêts et des ressources en eau des forêts est donc essentielle pour le développement durable de la région. Les attentes relatives aux résultats du programme AMESD et des activités de la commission internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha, cicos, sont à la mesure des enjeux qu’ils représentent.
Simon Simard TSOUMBOU
LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA
L'Afrique du Sud étend les traitements aux bébés et futures mères
Le président sud-africain Jacob Zuma a affiché sa volonté politique de lutter contre le sida, mardi à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre la pandémie, en annonçant un plus grand accès aux traitements pour les enfants et futures mères de ce pays.
Après des années de déni sous la présidence de Thabo Mbeki (1999-2008), le nouveau président élu en mai se veut à la pointe du combat contre le sida dans ce pays, le plus touché au monde par la pandémie.

A partir d'avril, tous les bébés de moins d'un an porteurs du virus recevront gratuitement un traitement dans les établissements publics et les femmes enceintes seront traitées plus tôt pour prévenir toute transmission du VIH à leur nouveau-né.
"Cette décision permettra de réduire progressivement la mortalité infantile", a déclaré le président lors d'un discours à la nation.
Pour l'instant, les antirétroviraux (ARV) ne sont fournis aux enfants, femmes enceintes et tuberculeux qu'une fois que la maladie a significativement réduit leurs cellules immunitaires.
Jacob Zuma a également appelé la population à se soumettre à des tests de dépistage, annonçant qu'il s'y plierait lui-même prochainement.
"Les tests de dépistage se font sur la base du volontariat et sont confidentiels. Nous savons que ce n'est pas facile", a-t-il dit. Mais "je vous conseille vivement de commencer à prendre vos dispositions pour effectuer votre test."
Les nouvelles mesures, qui prévoient aussi un renforcement des centres de soins dans le pays, s'inscrivent dans la volonté du gouvernement de réduire de moitié le nombre de nouvelles infections par le VIH d'ici 2011. Dans ce pays, le sida touche 5,7 millions de Sud-Africains, dont 280.000 enfants, sur 48,7 millions d'habitants.
"Qu'est-ce que tout cela veut dire? Cela signifie que nous allons traiter un plus grand nombre de séropositifs. Cela signifie que les gens vont vivre plus longtemps et s'épanouir davantage", a souligné Jacob Zuma, sans préciser les moyens mis en oeuvre ni le nombre de personnes concernées.
"Ca ne veut pas dire que les gens ne doivent pas utiliser de préservatifs de manière systématique et correcte durant chaque rapport sexuel", a prévenu le chef de l'Etat.
Un changement de ton notable par rapport à des déclarations de 2006 qui avaient déclenché une vive polémique.
Alors qu'il était à la tête du Conseil national de lutte contre le sida, Jacob Zuma avait affirmé avoir pris une douche après avoir eu des rapports sexuels non protégés avec une séropositive afin de "minimiser" le risque de transmission du virus.
Sous la présidence Mbeki, l'Afrique du Sud a été vivement critiquée pour ne pas faire assez contre la pandémie, le chef de l'Etat ayant longtemps rechigné à distribuer les ARV à sa population.
Sa ministre de la Santé, Manto Tshabalala-Msimang, avait gagné en 2006 le sobriquet de "docteur Betterave" en prônant une alimentation riche en fruits et légumes plutôt que l'usage de ces médicaments.
Son départ a entraîné un revirement des autorités et l'Afrique du Sud dispose aujourd'hui du plus important programme de distribution d'ARV gratuits. Malgré tout, la première puissance du continent africain compte au moins un million de personnes qui n'ont pas accès à ce traitement et 1,5 million d'orphelins du sida.
Suite à la demande de Jacob Zuma, les Etats-Unis ont annoncé mardi un don supplémentaire de 120 millions de dollars pour acheter davantage d'ARV.

Le président sud-africain, Jacob Zuma, s'engage à se faire dépister
Le président sud-africain Jacob Zuma s'est engagé mardi lors de la journée mondiale de lutte contre le sida à faire un test de dépistage afin d'encourager la population, la plus touchée dans le monde par cette pandémie, à connaître son statut VIH.
"Je suis en train de prendre mes dispositions pour mon propre test. J'en ai déjà fait un auparavant, je connais mon statut. Je vais bientôt en faire un autre dans le cadre de cette nouvelle campagne" de lutte contre le sida, a-t-il déclaré dans une adresse à la nation à Pretoria retransmise à télévision.
"Je vous conseille vivement de commencer à prendre vos dispositions pour effectuer votre test", a-t-il enjoint à ses compatriotes dans ce discours au cours duquel il a également annoncé que tous les bébés sud-africains atteints du sida bénéficieraient obligatoirement d'un traitement.
"Les tests de dépistage se font sur la base du volontariat et sont confidentiels. Nous savons que ce n'est pas facile. C'est une décision difficile à prendre", a-t-il reconnu.
Sa franchise tranchait avec celle de son prédécesseur Thabo Mbeki (1999-2008) qui a longtemps refusé de mettre en place des programmes de lutte contre le sida. AFP


Guinée équatoriale : Obiang Nguema réélu avec 95,1% des voix
L Le président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir en Guinée équatoriale depuis 1979, a obtenu 95,1% des voix à la présidentielle de dimanche, selon des résultats donnés par le ministre de l'Intérieur sur la base de la quasi-intégralité des votes.
Selon ce décompte encore "provisoire" et avant un résultat officiel qui doit être communiqué jeudi, M. Obiang obtient 222.268 voix (95,19%) devant le principal opposant du pays Placido Mico Abogo (Convergence pour la démocratique sociale) qui a obtenu 9.461 voix, soit 4,O5% des votes.
Archivaldo Montero (Union populaire) est 3e avec 918 voix (0,39%) tandis que Bonaventura Monsuy Asumu (Parti de la coalition sociale démocrate) obtient 444 voix (0,19%).
Carmelo Mba Bacale (Action populaire de Guinée équatoriale) arrive en dernière position avec 404 voix soit 0,17% des suffrages.
Selon le décompte donné par le ministre Clemente Engonga Nguema Onguene, le scrutin a rassemblé 292.585 votants alors qu'officiellement un peu plus de 291.000 électeurs étaient inscrits sur les listes électorales. 233.495 ont exprimé leurs suffrages.
Le ministre n'a pas donné d'explication sur le nombre de votants supérieur au nombre d'électeurs inscrits sur les listes électorales. Il peut y avoir des corrections d'ici à jeudi.
Les opérations de vote se sont déroulées dans le calme avec une affluence timide dans les bureaux de vote tout au long de la journée, selon un journaliste de l'AFP.
Le président sortant, 65 ans, réélu pour sept ans, dirige le pays d'une main de fer depuis 1979. Dimanche, il avait affirmé: "Je suis confiant et je félicite le peuple équato-guinéen pour sa maturité" politique "parce qu'il commence à assimiler le processus démocratique".
Après avoir voté dimanche matin, Placido Mico Abogo avait déclaré qu'il n'accepterait pas les résultats car, avait-il dit, ils "ne seront pas crédibles".
Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat, à l'issue duquel il a fait fusiller Francisco Macias Nguema, son oncle et premier président de cette ancienne colonie espagnole, M. Obiang avait remporté la présidentielle de 2002 avec 97,1 % des voix.
Le pays est le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne mais l'essentiel de sa population continue à vivre dans la pauvreté. Pendant la campagne, ses adversaires lui ont notamment reproché une gestion inéquitable des ressources pétrolières. AFP

APPRENDRE & COMPRENDRE
Journée mondiale de lutte contre le Sida : Que faut-t-il savoir ?
Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est un micro-organisme qui infecte les cellules saines et fabrique des copies de lui-même pour se propager. Ce qui distingue le VIH des autres virus, c'est qu'il s'attaque au système immunitaire en prenant le contrôle des cellules CD4. Ces dernières ont pour rôle de coordonner la réponse immunitaire lorsqu'un virus se présente, afin qu'il soit neutralisé. Lorsque le VIH utilise les cellules CD4 pour se propager, il les endommage et les détruit. Ce faisant, il mine de l'intérieur le système immunitaire qui a pour rôle de le combattre. L'infection au VIH persiste toute la vie.

Évolution de l'infection vers le sida
Dans les semaines qui suivent l'infection, de 50 % à 90 % des personnes touchées présentent des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose : fièvre, maux de tête, maux de gorge, rougeurs sur la peau, fatigue, douleurs musculaires, etc. Les malaises de cette première phase (ou primo-infection) se résorbent sans traitement.
L'infection passe alors dans sa deuxième phase (ou infection asymptomatique). Toutes les personnes infectées (même celles qui n'ont pas de symptômes) fabriquent des anticorps contre le VIH, mais ceux-ci ne sont pas décelables immédiatement. La séroconversion est le moment où une personne séronégative (pas d'anticorps dans le sang) devient séropositive (présence d'anticorps dans le sang). La séroconversion se produit habituellement d'un à trois mois après l'infection. Le virus peut vivre dans l'organisme pendant de nombreuses années (de cinq à sept ans) sans provoquer de symptômes.
L'infection entre dans sa troisième phase (ou infection symptomatique) lorsque divers symptômes persistants se manifestent : fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids, gonflement des ganglions, diarrhées, infections de la peau, etc.
Lorsque le virus devient de plus en plus présent et que les cellules CD4 sont de moins en moins nombreuses, le système immunitaire n'arrive plus à lutter. C'est au cours de cette quatrième phase qu'apparaissent des affections dites opportunistes et que le diagnostic de syndrome d'immunodéficience acquise (sida) est posé.
Une personne est atteinte du sida si :
elle a une infection au VIH confirmée en laboratoire (test sanguin);
le nombre des cellules CD4 est inférieur à 200 (c'est-à-dire 200 cellules par millimètre cube ou microlitre de sang). Un compte normal de CD4 varie de 500 à 1 000/mm3 environ.
elle a une ou plusieurs des infections ou maladies reliées au sida, par exemple : pneumonie, candidose buccale, sarcome de Kaposi (type de cancer qui atteint généralement la peau), tuberculose.
Une personne séropositive peut contaminer une autre personne, sans pour autant avoir la maladie.
Il n'existe pas de vaccin contre le sida. Une infection par le VIH ne peut se guérir. Cependant, grâce à l'amélioration des traitements médicaux, on peut retarder l'apparition du sida de plusieurs années.
Le VIH ne se transmet pas aussi facilement que d'autres virus. Il est 100 fois moins transmissible que celui de l'hépatite B, par exemple. Le VIH se transmet presque exclusivement par le sang ou au moment d'activités sexuelles. Il ne survit pas longtemps à l'extérieur du corps. On ne peut le contracter à la suite d'une poignée de main, par la sueur ou les larmes. Il n'est pas véhiculé par des insectes. On ne le contracte pas en nageant dans les piscines publiques ou par le biais des sièges de toilette, ni en partageant la nourriture ou en utilisant le linge, les serviettes ou le téléphone d'une personne infectée.

Prévalence du VIH et du sida
Selon l'organisme ONUSIDA, en 2007, 33 millions de personnes dans le monde étaient infectées par le VIH (dont 2,7 millions de nouveaux cas au cours de l'année) ou avaient le sida, et 2 millions en sont mortes1.
C'est en Afrique subsaharienne que le nombre de personnes infectées est le plus élevé : les deux tiers de toutes les personnes infectées par le VIH y résident1. Dans cette région du monde, le virus se transmet principalement par les rapports hétérosexuels, tandis que les rapports homosexuels entre hommes constituent la plus importante voie d'infection au Canada et aux États-Unis, tout comme dans la plupart des pays industrialisés2,3. Cependant, la transmission hétérosexuelle a fortement progressé au cours des dernières années.
Au Canada, la majorité des personnes infectées par le VIH sont âgées de 20 ans à 39 ans (69,7 %). La plupart sont des hommes. Les femmes représentent environ 20 % des cas.

Complications possibles
Le système immunitaire des personnes atteintes du sida n'est plus en mesure de défendre l'organisme qui devient alors la cible d'infections opportunistes de toutes natures (bactérienne, fongique, virale ou parasitaire), dont la toxoplasmose cérébrale, la pneumonie à Pneumocystis carinii, la méningite cryptococcale, la rétinite à CMV, la candidose (infection fongique de la bouche, de l'oesophage et du vagin), la tuberculose, etc.
Les personnes atteintes sont également plus susceptibles de souffrir d'anémie et de certains cancers : sarcome de Kaposi (nodules cutanés de couleur rose, rouge, pourpre [peau pâle], brune ou noire [peau plus foncée]), lymphome non hodgkinien (un cancer du système lymphatique), cancer du col de l'utérus.

Symptômes
Première phase. Les symptômes de l'infection par le VIH se manifestent dans les semaines qui suivent l'exposition et ressemblent à ceux de la grippe ou de la mononucléose. Au moment de leur apparition, la personne infectée est particulièrement contagieuse. Ces symptômes persistent durant une semaine à un mois, puis disparaissent.
Fièvre
Maux de tête
Maux de gorge
Rougeurs sur la peau
Fatigue
Douleurs musculaires et articulaires
Deuxième phase. Elle est souvent asymptomatique (absence de symptômes).
Troisième phase. L'organisme commence à donner des signes qu'il s'épuise. Certains symptômes deviennent plus fréquents, persistants et parfois chroniques, par exemple :
Fièvre
Sueurs nocturnes
Perte de poids importante
Gonflement des ganglions
Diarrhées persistantes
Infections de la peau
Toux sèche persistante
Essoufflement

Personnes à risque

Les personnes ayant reçu des produits sanguins ou une transfusion sanguine de 1977 à 1985.
Les enfants nés d'une mère séropositive n'ayant pas été traitée. Le virus se transmet durant la grossesse ou l'accouchement, mais aussi durant l'allaitement.
Les personnes habitant un pays ou originaires d'un pays où les infections au VIH sont fréquentes. Par exemple, l'Afrique subsaharienne et les Caraïbes sont particulièrement touchées par le sida.

Facteurs de risque

Avoir des activités sexuelles non protégées avec une personne infectée par le VIH. Certains facteurs, par exemple une maladie des gencives, des ulcères buccaux ou génitaux, des feux sauvages et des maladies transmises sexuellement (gonorrhée, syphilis ou herpès génital) augmentent le risque de transmission.
Avoir des rapports sexuels sans préservatif, des rapports sexuels avec plus d'un partenaire, avec un partenaire qui a ou a eu plusieurs partenaires, ou avec un partenaire qui consomme ou a consommé des drogues administrées par voie intraveineuse.
Partager ses seringues. Au Canada, les utilisateurs de drogues injectables représentaient, jusqu'en juin 2007, 17,5 % des personnes séropositives, une baisse notable par rapport à 1998 (28,7 %). Les infections transmises par du matériel d'injection contaminé sont particulièrement fréquentes chez les populations autochtones.
Se faire tatouer ou " percer " avec des aiguilles usagées.
Occuper un emploi (professionnels de la santé, policiers, pompiers, etc.) qui expose au sang ou à d'autres liquides organiques. En cas de piqûre accidentelle avec une seringue contaminée, le risque de contracter le VIH est très faible (0,3 %); il dépend de la profondeur de l'injection et du volume de liquide infecté.
Prévention

Pourquoi prévenir?
La prévention vise à réduire l'incidence du sida en prévenant la transmission du VIH. Elle permet aussi de retarder l'apparition du sida par le traitement des patients séropositifs encore asymptomatiques.

Mesures de dépistage
Actuellement, le dépistage du VIH se fait par la détection des anticorps grâce à un test sanguin (ELISA ou EIA). Cependant, il n'est efficace que lorsque les anticorps sont assez nombreux, soit trois mois après l'infection (dans 95 % à 97 % des cas) ou six mois après l'infection (dans 99 % des cas)4. Si le résultat est positif, un test de confirmation est effectué; la sensibilité des deux tests combinés est proche de 100 %. Pour les personnes à risque dont le premier test est négatif, il est recommandé d'effectuer un autre test six mois plus tard.
Le test de dépistage est recommandé:
- aux personnes qui ont vécu une situation à risque de contracter le virus;
- aux personnes qui vivent une relation de couple fidèle, qui veulent cesser d'utiliser des préservatifs, mais qui veulent d'abord s'assurer qu'elles ne sont pas infectées;
- aux femmes enceintes qui croient être à risque d'être infectées, afin de prévenir la transmission du VIH à l'enfant;
- aux personnes qui ont des symptômes pouvant être dus à une infection au VIH (à discuter avec un médecin).
Note. Il existe des trousses qui permettent un premier dépistage en quelques minutes (grâce à une goutte de sang prélevée sur le doigt) plutôt qu'en quelques jours. Les résultats positifs obtenus à l'aide de ces tests ne sont toutefois que préliminaires et doivent être confirmés par un laboratoire agréé.

Mesures préventives de base
Pour les personnes non infectées
Vérifiez si vos partenaires sexuels potentiels sont infectés par le VIH ou s'ils sont à risque d'une telle infection.
Utilisez des préservatifs pour tous les rapports sexuels quelle qu'en soit la modalité (vaginaux, anaux, oraux). Les lubrifiants à base de pétrole peuvent endommager le caoutchouc des condoms : utilisez seulement des lubrifiants à base d'eau.
L'usage de condoms en latex est une recommandation absolue pour chaque activité sexuelle, sauf entre partenaires monogames dont le test sanguin a donné un résultat négatif.
Évitez tout contact avec le sang, le sperme, l'urine, les sécrétions vaginales ou les selles d'une personne infectée par le VIH.
N'échangez pas les accessoires sexuels.
En cas d'usage de drogues intraveineuses, ne partagez pas vos seringues ni le matériel d'injection et participez à un programme d'échange de seringues. Si malgré tout il y a partage des aiguilles et des seringues, désinfectez-les à deux reprises avec du javellisant non dilué puis de l'eau pour détruire le VIH.
Ne partagez pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel.
Pour les personnes infectées
(Conseils de la clinique l'Actuel pour éviter la transmission)
Utilisez des condoms pour chaque relation sexuelle (orale, vaginale et anale).
Ne partagez pas d'aiguilles ou de dispositifs associés aux drogues.
Ne partagez pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel qui peut porter des traces de sang.
Couvrez toutes plaies avec un pansement.
Nettoyez toute surface contaminée par votre sang avec de l'eau de javel (une partie de javel pour neuf parties d'eau).
Ne pas donner de sang, d'organes ou de sperme pour l'insémination artificielle.
Si vous êtes enceinte, votre bébé peut être protégé si vous recevez un traitement anti-VIH dès le début du deuxième trimestre.
Si votre partenaire a été exposé au VIH, consultez un médecin le plus rapidement possible, au maximum dans les 72 heures qui suivent. Un traitement préventif peut être donné (une prophylaxie post-exposition).
Remarque. La personne infectée doit en tout temps prendre des précautions pour ne pas transmettre l'infection, même si elle est traitée et même si sa charge virale est non détectable.
Autres mesures pour retarder l'apparition du sida et prévenir les infections opportunistes
Pour bien soutenir l'organisme et le système immunitaire, il est recommandé d'avoir des habitudes de vie saines : bien s'alimenter, faire de l'exercice, prendre suffisamment de repos, prendre le temps de relaxer (méditation, yoga, écouter de la musique, etc.). Le recours à un soutien émotif et spirituel permet aussi de mieux affronter le stress.
Afin de prévenir certaines maladies opportunistes, plusieurs vaccinations peuvent être indiquées, selon le cas :
Vaccin contre la pneumonie : tous les cinq ans pour vous protéger contre les pneumonies à bactéries communes.
Vaccin contre la grippe (vaccin antigrippal) : une fois par année, généralement en novembre.
Vaccin contre le tétanos et la diphtérie : une fois tous les 10 ans.
Vaccin contre l'hépatite A : il protège durant environ 20 ans. Il est particulièrement recommandé chez les personnes qui voyagent beaucoup.
Vaccin contre l'hépatite B : il protège durant environ 10 ans. Recommandé aux hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes et aux personnes qui utilisent ou s'injectent des drogues illicites.
Vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (vaccin ROR) : ce vaccin vivant offre une protection contre trois virus communs transmissibles par la toux et les éternuements. Il est considéré inoffensif chez les personnes infectées par le VIH dont le compte de cellules CD4 est supérieur à 200, mais il n'est pas recommandé s'il est inférieur à ce chiffre.
Note. Les personnes vivant avec le VIH devraient éviter les vaccins contre le choléra, la typhoïde, la fièvre jaune et la variole. Si le pays que vous visitez exige un de ces vaccins, demandez à votre médecin de vous faire une lettre pour expliquer que pour des raisons médicales, vous ne pouvez pas recevoir tel ou tel vaccin.
Dans le but d'éviter les infections alimentaires, les personnes vivant avec le VIH/sida doivent être particulièrement prudentes et éviter certains aliments comme : oeufs crus ou pas assez cuits, aliments contenant des oeufs crus, volaille crue ou pas assez cuite (chair rose), grillades et rôtis " bleus " ou saignants, poissons et fruits de mer crus ou insuffisamment cuits, produits laitiers non pasteurisés, fromages mous, boissons en fontaine, cubes de glace d'origine douteuse, huîtres crues.
Une grande prudence est également nécessaire avec les excréments des animaux familiers ou autres qui peuvent être une source de contamination et entraîner des infections opportunistes graves. Voici les conseils du Collège des médecins de famille du Canada à ce chapitre :
Éviter tout contact avec des animaux de moins de six mois ou un animal qui a la diarrhée (risque de contamination par Cryptosporidium, Salmonella et Campylobacter).
Se laver soigneusement les mains après avoir touché à des animaux (surtout avant de manger).
Éviter tout contact avec les excréments des animaux de compagnie et, si c'est impossible, porter un masque et des gants pour changer la litière du chat.
Éviter tout contact avec des reptiles (serpents, lézards, iguanes et tortues) - risque de salmonellose.
Éviter tout contact avec des veaux et des agneaux et les fermes d'élevage de ces animaux.
Les animaux de compagnie nouveau-nés et très jeunes peuvent transmettre une cryptosporidiose. Les personnes séropositives qui songent à se procurer un nouvel animal familier ne doivent pas choisir un animal qui a la diarrhée, un chat ou un chien de moins de six mois ni un animal errant. Si elles veulent prendre le risque d'acheter un chiot ou un chaton de moins de six mois, elles devraient demander à leur vétérinaire de vérifier s'il est porteur de cryptosporidies avant de le toucher.

Traitements médicaux

Aucun de ces traitements ne guérit la maladie, mais grâce à eux, de nombreux patients peuvent vivre beaucoup plus longtemps qu'avant. Les traitements contre le VIH/sida comportent deux volets.

La thérapie antirétrovirale (trithérapie, cocktail)

On traite généralement le VIH au moyen d'un traitement antirétroviral hautement actif (HAART - Highly Active Antiretroviral Therapy), une puissante combinaison d'au moins trois médicaments. Ces antirétroviraux ralentissent la progression du VIH en s'attaquant au virus afin de réduire le plus possible la charge virale. Cependant, ils sont très chers et donc loin d'être accessibles à tous les patients, notamment dans les pays sans système public ou privé d'assurance-maladie.
Par ailleurs, leurs effets indésirables sont loin d'être négligeables : grande fatigue, maux de tête, perte de l'appétit, éruptions cutanées, diarrhée, fièvre, insulino-résistance, diabète, pancréatite (inflammation du pancréas), lipodystrophie (distribution anormale de la graisse à certains endroits du corps) pour n'en nommer que quelques-uns. Il faut donc trouver le meilleur équilibre possible entre l'efficacité du traitement et le maintien d'une bonne qualité de vie.
En outre, pour être efficace, ce traitement doit être suivi à la lettre, c'est-à-dire qu'il faut prendre les pilules tous les jours aux heures prescrites par le médecin, et donc être prêt à modifier ses habitudes de vie. En effet, contrairement à d'autres maladies courantes, le " taux d'observance " du traitement doit être très élevé pour maîtriser l'infection au VIH, prévenir la réplication du virus et empêcher l'apparition de résistances médicamenteuses. Tout le monde ne s'entend pas sur le moment idéal pour commencer un traitement antirétroviral. Selon les lignes directrices actuelles au pays, un traitement doit être amorcé sans hésitation lorsque :
la numération de CD4 est inférieure à 200 cellules/mm3 (si elle est inférieure à 350 cellules/mm3, le traitement peut être envisagé);
des symptômes graves ou une infection liée au VIH sont présents.
Il existe plusieurs types de médicaments antirétroviraux. Ils agissent à des stades différents en interférant avec le cycle de vie du virus.
Les inhibiteurs de la transcriptase inverse (ITI), par exemple l'AZT (zidovudine), la névirapine, la délavirdine, le ténofovir. Ces médicaments bloquent un enzyme nommé " transcriptase inverse " dont le VIH a besoin pour se reproduire. Ils comprennent les INTI (inhibiteurs nucléosidiques ou nucléotidiques de la transcriptase inverse) et les INNTI (inhibiteurs non nucléosidiques ou non-nucléotidiques de la transcriptase inverse).
Les inhibiteurs de la protéase (IP), par exemple, le saquinavir, l'indinavir, le ritonavir. Ces médicaments bloquent un enzyme nommé " protéase " dont le VIH a besoin pour se reproduire.
Si, avec le temps, les traitements deviennent moins efficaces, d'autres médicaments peuvent être employés : les inhibiteurs de fusion, qui empêchent la fusion entre l'enveloppe du VIH et la membrane de la cellule; les inhibiteurs d'entrée, qui empêchent la pénétration du virus dans la cellule; et les inhibiteurs d'intégrase, qui empêchent la multiplication du VIH dans la cellule.
Les médecins personnalisent le traitement en choisissant les médicaments adaptés à chaque cas. Il ne faut donc jamais partager ses pilules avec une autre personne atteinte.

La prévention et le traitement des infections opportunistes et des complications du sida
Il est nécessaire de se soumettre à des examens réguliers pour dépister certaines maladies à leur stade précoce, de se faire vacciner (voir la section " Prévention ") et de prendre des médicaments afin de prévenir les infections fréquentes chez les personnes aux prises avec le VIH/sida. Si une infection opportuniste se déclare, le médecin peut recommander de poursuivre le traitement même après la guérison afin d'empêcher une récidive.
En cas de cancer, on a recours à une chimiothérapie ou une radiothérapie.

Autres

Certaines personnes ont recours à la marijuana (Cannabis sativa) pour stimuler leur appétit. En effet, au Canada et aux États-Unis, le dronabinol (THC synthétique sous ordonnance) en capsules est approuvé pour stimuler l'appéti