Billet |
Chantiers : Service minimum
S A Kinshasa, les chantiers semblent avoir du plomb dans l’aile. On est loin de l’activisme qu’on constatait sur les différentes artères à l’approche du 30 juin. Sur certains axes, seuls les caniveaux et chaussées éventrés, ainsi que des montagnes de caillasses et autres graviers témoignent du chantier. Pas l’ombre d’un chinois et son essaim d’ouvriers congolais.
Simple pause? « Repli stratégique»? Sécheresse financière? Contraintes logistiques? Mystère sur ce soudain service minimum sur le front du chantier route. Volontiers braillards, les Kinois attribuent ce ralentissement du rythme des travaux au fait que les festivités du Cinquantenaire sont derrière nous. «Tout était fait en prévision et en fonction des hôtes de marque», entend-t-on déjà dans les rues de Kinshasa. De fait, certains tronçons ne paraissaient devoir leur restauration qu’au passage des invités du Cinquantenaire. On a cru revivre le remake des années Mobutu où l’aménagement de la voirie était davantage motivé par la visite d’une personnalité étrangère que par l’obligation d’assainir l’espace de vie des citoyens.
Serait- on dans ce cas de figure? Peut-être pas. Mais, toujours est-il qu’entre le branle-bas d’avant le 30 juin et la léthargie d’après le jour commémoratif de l’indépendance, il n’y a pas photo.
Pour les Kinois, ce réveil était d’autant plus douloureux qu’ils se mettaient à reprendre espoir. Il n’y avait qu’à observer l’engouement sur les différents sites rénovés. Initiateur de grands travaux, le chef de l’Etat voyait sa popularité boostée à la faveur de ces premiers travaux d’Hercule enregistrés dans le pays depuis des lustres. Voilà que cet enthousiasme est en train de prendre un sacré coup. Pour le coup, force est aussi de reconnaître que le déficit managérial de l’administration urbaine et la nonchalance légendaire des bourgmestres de Kinshasa ne sont pas de nature à faciliter la tâche au Raïs.
Seul vrai comptable devant le peuple, le Président devrait relancer les travaux de modernisation de la capitale. Dans un an, son équation à Kinshasa se jouera sans doute en grande partie sur sa capacité à donner un contenu concret à au moins un des cinq chantiers. Or, sur le front des routes à Kinshasa, Joseph Kabila tient le bon bout. A condition d’aller jusqu’au bout. José NAWEJ
Election 2011 : léthargie dans les Etats-majors
Si le timing est respecté, les prochaines élections générales auront lieu dans exactement un an. Car au 31 juillet 2011, tous les animateurs des institutions issues du scrutin de 2006 auront perdu leur légitimité démocratique. Le compte à rebours a donc commencé. En principe, il devait flotter sur le pays comme un air de précampagne électorale. Rien de tel.
Aucun congrès de parti politique en vue. Dans les rangs de la majorité, c'est l'expectative. Nombre de ténors de l'Amp et alliés attendent d'être fixés sur la suite du projet du méga-parti annoncé. Une espèce d'Ump-parti français né de la fusion du mouvement gaulliste Rpr et de l'Udf-à la congolaise. Pas si facile tout de même de fédérer dans un même parti des personnalités, des formations politiques ayant souvent en commun que le soutien intéressé à Joseph Kabila.
Toujours est-il qu'à un an des échéances électorales, dans le camp de la Majorité, seules les orientations du Raïs pourront débrider l'ambiance.
Côté opposition non parlementaire, le parti phare de ce bloc n'est pas encore dans le starting block. L'Udps subordonne son avenir et son devenir au retour au pays d'Etienne Tshisekedi. Sans la présence physique de leur gourou, les Udps-Limete et Righini-vont continuer à s'entre déchirer.
Décapité depuis un peu plus de deux ans, le Mlc est comme en proie au doute. Certes, le parti bembiste dispose de cadres de qualité et des politiques d'expérience à l'image de François Muamba. Mais dans ce parti aussi, tout semble se faire en fonction de Jean-Pierre Bemba. Une maladie commune à toutes les formations politiques zaïro-congolaises le président-fondateur et le parti ne font qu'un.
A l'instar de ces deux poids lourds de l'opposition, les autres partis n'ont pas l'air de se mettre en ordre de bataille. Pas de descente dans le pays réel. A la place, c'est plutôt sur les plateaux de télévision que l'on retrouve les "présidents des partis politiques".On aura beau zappé, on n'apprendra rien en terme de vision politique ou de projet de société sortir de bouche de ces debaters devenus chroniqueurs. En dehors des poncifs du genre "tout va mal", "notre peuple souffre";aucun discours alternatif élaboré avec données chiffrées. Inquiétant à un an des élections. José NAWEJ
L’alerte de Kampala
Cette fois-ci, il ne s'agit pas de la lointaine Afghanistan ni d'un autre pays "abonné" aux opérations terroristes comme l'Irak. Les attentats de Kampala, le dimanche 11 juillet dernier, nous rappellent brutalement que le terrorisme est un fléau planétaire. Cela n'arrive donc pas qu'aux autres.
Cette double attaque contre l'Ouganda revendiquée par une milice somalienne affiliée à l'internationale terroriste "Al Quaida" appelle une réponse concertée au niveau de la région. Car aucun pays pris individuellement ne saurait lutter contre la déferlante terroriste qui, si rien n'est fait, constituera une menace contre l'ensemble de l'Afrique.
Certes, la milice islamiste Shebab "justifie" ses frappes contre l'Ouganda par le fait que Kampala a envoyé ses troupes en Somalie dans le cadre de l'opération de paix de l'Union africaine. Il n'en demeure pas moins que l'Ouganda se trouve dans les Grands lacs. Une région où s'enchevêtrent conflits en voie d'extinction, guerres larvées, rébellions, massacres des civils... Bref un espace fragile où, par l'effet domino, l'instabilité d'un pays peut entraîner un nouvel embrasement de toute la région. C'est pourquoi, les attaques terroristes contre l'Ouganda devraient être prises très au sérieux par toutes les capitales de la région.
Plus qu'une simple "punition" contre l'Ouganda, il peut bien s'agir d'une tentative de la nébuleuse Al Quaida de prendre pied au cœur de l'Afrique. Pour cela, les recettes utilisées dans d'autres régions du monde pourraient être rééditées. A savoir déstabiliser les pouvoirs en place en multipliant des attentats contre des civils. Utilisée à outrance en Somalie, cette stratégie rend difficile toute perspective régénération de l'Etat somalien. Voilà vingt ans que ce pays de la corne de l'Afrique est devenu une zone de non droit. Une situation propice à l'expansion de tous les extrémismes. C'est, contre ce scenario-catastrophe que l'Afrique devrait se prémunir.
Située quasiment à un jet de pierre de l'Ouganda, la Rdc devrait être en première ligne dans ce combat contre ce terrorisme-là. La réforme en cours du secteur de sécurité et de la défense devrait immanquablement intégrer la prévention contre les retombées possibles de la sous-traitance d'Al Quaida sur notre sol. José NAWEJ
Une cure de jouvence très british
Il flotte comme un vent de jouvence sur l'establishment britannique. Au célèbre 10 downing street comme non loin de là séjournent des jeunes. Le conservateur David Cameron, premier ministre, et le libéral démocrate Nick Clegg, numéro 2 du gouvernement, n'étaient pas encore nés lorsque Churchill mourait en 1965!Simple coïncidence? Dynamique de rajeunissement tous azimuts? Toujours est-il que c'est un jeune diplomate qui représente Sa Majesté la Reine à Kinshasa. En poste depuis un peu plus de trois mois, Neil Wigan entreprend de ménager sa monture pour mieux sauter. Pour un ambassadeur nouvellement installé, quoi de plus normal que de prendre le pouls de l'opinion. C'est à cet exercice que le chef de la mission diplomatique du Royaume uni en RDC s'est livré mardi 13 juillet. Autour d'un repas servi dans la pure tradition british, Neil Wigan a rencontré un échantillon significatif de la presse congolaise.
Entre deux séquences d'humour ou d'amabilité, le diplomate britannique a glissé quelques conseils amicaux sur la sécurité juridique des investissements privés. Après l'atteinte du point d'achèvement, le défi à relever est celui de l'amélioration du climat des affaires, observe Neil Wigan. Rassurer les sociétés étrangères serait la meilleure manière d'inciter d'autres investisseurs-en ce compris des britanniques- à venir en Rdc. On l'aura compris: la controverse autour des dossiers miniers First Quantum et pétrolier Tullow continue à faire des vagues.
Ces affaires n'empêchent, cependant, pas Londres de poursuivre sa coopération avec Kinshasa. Signe que le nouveau cabinet britannique accorde une importance de premier plan à la RDC, le ministre en charge de la Coopération avec l’Afrique réserve sa première visite à la Rdc. Vu de Kinshasa, cette préférence congolaise peut passer pour une requalification de la politique du Royaume uni dans les Grands Lacs.D'autant que des pans importants de l'opinion étaient enclins à penser que Londres avait pris le parti de Kigali lors du conflit congolo-rwandais. Là aussi, comme son prédécesseur, Neil Wigan est formel: "Il n'y a pas d'objection liée à la souveraineté de la Rdc". Consolider la paix et lutter contre la pauvreté demeure l'axe essentiel des autorités britanniques.
Reste que les relations avec la Grande-Bretagne comme avec d'autres pays occidentaux devrait sortir du cadre strictement humanitaire. La RDC, qui renaît avec des institutions classiques issues des urnes, n'est plus qu'un vaste "cas social".Londres dont le soutien à la normalisation politique a été substantielle, peut faire davantage que de simples dons dans le secteur humanitaire. Calepin et stylo à la main, Neil Wigan a beaucoup écouté avant de prendre des notes. Cela s'appelle prendre bonne note
. José NAWEJ
L’autre «vainqueur du Mondial»
Rideau sur la 19ème édition du mondial. Vainqueur logique du tournoi, l’Espagne ne boude pas son plaisir. La Roja peut enfin arborer une étoile sur son maillot. Le mondial sud-africain cache mal un autre champion : l’Afrique. Par le biais de l’Afrique du sud, le continent devait déjouer tous les pronostics catastrophistes quant à a sa capacité à organiser une compétition planétaire. Pari gagné.
De l’avis de nombre de spécialistes, Afrique du sud 2010 aura été un bon crû. Exit l’épouvantail sécuritaire brandi à l’excès par tous les professionnels de l’afro-pessimisme. Pas d’attentat, pas de massacre, pas d’enlèvement... sur le sol sud-africain durant toute la période de la compétition. Présentée comme le réceptacle du banditisme, l’Afrique du sud a donné au monde une tout autre image. L’hospitalité, la chaleur -même en plein hiver austral-et la joie de vivre authentiquement africaines a fait le reste. Même l’élimination précoce des Bafana Bafana n’a pas refroidi les Sud-africains. Les vuvuzelas ont continué à rythmer l’ambiance dans et autour des stades.
Côté infrastructures, même satisfecit. A mille lieues des clichés d’une Afrique moyenâgeuse, le pays de Mandela a surpris par la qualité de ses stades et de ses voies de communication. Pas de fausse note logistique susceptible de perturber la fête du football durant tout le mondial.
La nuit tombée sur cette édition du mondial, le plus important commence pour le continent: capitaliser ce succès en vue d’affronter avec le même état d’esprit le combat contre la pauvreté qui mine l’Afrique. A travers le mondial réussi, l’Afrique vient de se convaincre qu’elle peut relever n’importe quel défi à condition de faire preuve d’organisation, de détermination et d’unité. Ce que l’Afrique du sud a réalisé, l’ensemble du continent noir peut le faire. Il n’y a donc pas de fatalité pour l’Afrique à être à la traîne du monde.
Pour peu que les dirigeants africains nourrissent un rêve de grandeur sur fond d’une vision, le continent peut cesser d’être l’espace de toutes les misères. Pour peu que les leaders et l’élite africains pensent davantage à l’intérêt général qu’à leurs équations individuelles , le continent peut sortir- plus vite qu’on l’imagine-du cercle vicieux de la pauvreté pour le cycle vertueux de la croissance.
Si l’Afrique ne profite pas de l’effet mundial, la «victoire» en question risque de filer comme un météore. José NAWEJ
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EDITION N°3653 du MARDI 20 JUILLET 2010 |
A LA UNE
AU REGARD DE LA LETHARGIE DANS LAQUELLE RETOMBE LA CAPITALE APRES LES FETES DU CINQUANTENAIRE
Joseph Kabila invité à gérer le «cas Kinshasa»
* Face aux limites avérées des gestionnaires de la ville, les Kinois estiment que le chef de l'Etat devrait tirer ses conclusions et reprendre l'initiative comme il l'a fait à l'approche du 30 juin.
Le premier semestre de l'année 2010 a été marqué, dans la ville de Kinshasa, par un rythme accéléré des travaux d'infrastructures inscrits dans le cadre des cinq chantiers de la République. Après le carnaval de réception d'engins destinés à la réalisation de ces travaux, non seulement à Kinshasa, mais aussi dans l'ensemble du pays, les Kinois ont été les témoins privilégiés de la transformation progressive de l'image de la ville qui, depuis lors, revêt de plus en plus sa plus belle robe. Au-delà de l'objectif de réhabilitation des infrastructures et de la lutte contre l'insalubrité ambiante, la vision du Chef de l'Etat que véhicule ces cinq chantiers est de moderniser toutes les infrastructures afin d'inscrire nos villes, à commencer par la capitale - miroir de la RDC - au tableau des villes attractives dans le monde. Et à la faveur des festivités marquant le cinquantenaire de l'indépendance de la RDC, le Chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, s'est vu obligé, au moment fatidique, de descendre au four, au moulin, à la source et au grenier pour accélérer les travaux afin que le pays soit à jour avec son programme. Reflexe salutaire s'il en fût, car cette implication aura été d'un apport capital qui a permis de finaliser les chantiers essentiels en rapport avec le grand rendez-vous du 30 juin.
Si, après les deux jours de festivités offerts aux Congolais (le 30 juin et le 1er juillet l'on pouvait comprendre que les acteurs de terrain se donnent un petit répit avant de redescendre sur les chantiers, il s'observe, aujourd'hui, une léthargie qui laisse pantois les observateurs les plus avertis. A presque tous les chantiers qui étaient en activité jusqu'au 30 juin, les Kinois n'ont plus aperçu le moindre signe de vie. Pire, nombre de ces chantiers ont vu disparaître aussi bien les ouvriers que les engins y affectés.
Conséquence, alors que des officiels de la ville ont eu à jubiler quelques jours dans un ou deux carnavals de présentation d'engins pour l'assainissement de la ville, Kinshasa est de plus en plus victime de cette inexplicable léthargie qui relance en puissance les démons destructeurs de son image : amoncellement des immondices par-ci, absence de travaux de salubrité en général, ré-encombrement des caniveaux avec des immondices plus loin, recrudescence des " kuluna " et autres formes de vols et exactions, etc. ; bref, Kinshasa est en train de renouer avec sa crasse et ses antivaleurs qui commençaient déjà à se conjuguer au passé.
Et la question lancinante qui taraude les observateurs est : Kinshasa est-il encore gouverné ? Une question qui revêt tout son sens quand on sait que ce n'est pas seulement aux abords des événements nationaux que la ville doit être nettoyée et aménagée, et que ce n'est pas seulement en s'équipant de matériel de travail que l'on peut penser pouvoir accomplir une mission d'assainissement ou de salubrité. Il faut, avant tout, une vraie volonté qui soit la réponse à une vision qui, aujourd'hui, n'est plus à rechercher.
De ce fait, et faute de toute justification à cette nonchalance dans la quelle se distingue l'ensemble de la chaîne autoritaire de la ville, les Kinois, qui se sont habitués au travail et entendent voir leur ville continuer à se transformer, lancent un vibrant appel au président de la République pour qu'il prenne les dispositions permettant de relancer et maintenir le cap des travaux de réaménagement et de modernisation de la ville. Convaincus qu'ils ne peuvent plus rien attendre des autorités urbaines (en ce compris les bourgmestres et chefs des quartiers) qui pêchent par un déficit indiscutable du sens managérial, ils sont d'avis que Joseph Kabila devrait reprendre les choses en mains pour soutenir la ville comme il a eu à le faire à l'approche du 30 juin 2010.
En tous cas, les Kinois ne sont plus prêts à se laisser bercer par le folklore d'une gouvernance d' "inspecteurs de travaux finis ", c'est-à-dire cette engeance de dirigeants très souvent " dépannés " dans leurs prérogatives par le Président de la République, mais qui ne ratent jamais une seule occasion pour crier au manque de moyens. Ce disant, ils oublient qu'un manager c'est celui qui crée les moyens de sa politique pour réaliser son programme d'action.
Joseph Kabila doit donc faire quelque chose pour le cas Kinshasa. Ceci est d'autant plus important qu'il s'agit de la capitale de la RDC, siège des institutions de la République, des chancelleries, d'organisations internationales, miroir de la RDC, mais aussi demeure de plus de 7 millions de personnes qui aspirent à vivre dans des conditions humaines acceptables. Jonas Eugène KOTA
ENJEUX DE L'HEURE
Come back de l'homme tranquille de l'AMP
Kabatu-Suila : " Le point d'achèvement n'est pas le point final "
*Visible dans les amphis de différentes universités kinoises et dans son antre scientifique de Limete, Bernard Kabatu-Suila s'était imposé un silence sur le front médiatique. Ce professeur d'économie vient de briser l'omerta pour éclairer l'opinion sur les enjeux du point d'achèvement de l'Initiative PPTE. Auteur de plusieurs publications sur le développement de l'Afrique et de la RDC, Bernard Kabatu-Suila recadre d'entrée de jeu, le débat : " Le point d'achèvement n'est pas le point final, mais plutôt une ligne de départ d'un long marathon pour les dirigeants et le peuple congolais ". Nous voilà prévenus. Si ses interventions sont toujours empreintes du cachet scientifique, Kabatu-Suila ne manque pas de signaler sa traçabilité politique. Ce natif du Grand Kasaï doublé d'un polyglotte - ce diplomate parle Swahili, Lingala, néerlandais...- fait figure d'homme tranquille de l'Alliance pour la Majorité présidentielle. Trêve de digression. Voici l'intégralité de la réflexion de Bernard Kabatu-Suila sur le point d'achèvement.
Les Congolais sont fiers, tous nos Convives, nos Invités d'honneur et de marque agréablement surpris et ravis. Malgré l'accident malheureux qui a endeuillé toute la nation, le point d'achèvement a bien choisi sa date de naissance, cela redore quand même le blason du Président Joseph Kabila.
Le point d'Achèvement n'est pas le point final, mais plutôt une ligne de départ d'un long marathon pour les dirigeants et le peuple congolais.
Nous adressons toutes nos félicitations au Président de la République et au Gouvernement d'avoir transporté notre pays jusqu'au point d'achèvement tant attendu. Le point d'Achèvement veut simplement dire qu'ayant constaté que la RDC a rempli tous les critères de convergence qui lui étaient imposés, la Communauté internationale a décidé de l'effacement de sa dette internationale et à l'instant, elle ne considère plus la RDC comme un pays faisant partie de la liste PPTE (Pays Pauvres Très Endettés).
L'effacement de la dette internationale d'un pays par la Communauté internationale et l'annonce de l'accession de ce pays au point d'achèvement est un signale fort envoyé par les Institutions de Brotton Woods à toute la Communauté internationale et principalement aux Congolais, les plus intéressés, pour le cas d'espèce, afin de déclarer publiquement que, le Congo qui était longtemps sous perfusion de la Communauté internationale est désormais guéri et, apte pour construire désormais librement seul son avenir, c'est-à-dire le bonheur du peuple congolais . Cependant, Dieu seul sait si les Congolais ont eu la même compréhension de ce message.
Cependant, dès l'instant que notre pays ne fait plus partie des PPTE, il ne devient pas du coup un pays riche pour pouvoir distribuer des gratifications à toute la population.
En effet, avec l'accession du pays au point d'Achèvement, toute la population attendait avec impatience les retombées financières positives, sous-entendues, promises par le Gouvernement à condition qu'on atteigne le point d'Achèvement. Il n'est pas possible pour notre part de penser que le gouvernement ait promis de telles gratifications. Il doit s'agir d'un malentendu ou tout simplement d'un déficit de communication entre le Gouvernement et ses autres partenaires.
Certainement le Gouvernement a du dire aux uns et aux autres, et à des occasions diverses qu'après le point d'achèvement tout serait possible, mais qu'à partir de cela croire qu'il va distribuer des gratifications à toute la population, il y a un mal-entendu, car en effet, avec l'effacement de la dette internationale du pays le gouvernement devra simplement affecter les efforts financiers jadis affectés au financement du remboursement de la dette extérieure aux investissements pour la relance de l'économie nationale créatrice de la croissance et de nouveaux emplois, dont tout le pays a besoin.
Mais si la communication du Gouvernement est soit mauvaise, soit insuffisante, ses interlocuteurs peuvent aussi mal comprendre cette communication, la redondance jouant, la fausse information sera amplifiée. C'est le cas avec les gratifications à attendre, si le point d'achèvement était atteint.
Si les syndicalistes réclament aussi que le gouvernement réalise ses promesses, c’est que le gouvernement, sous de fortes pressions et à des occasions diverses leur aurait tout promis. Mais, comme à l'impossible nul n'est tenu, il doit faire face à la réalité. Le gouvernement devrait avoir une communication transparente et non équivoque avec tous les partenaires pour être mieux compris et ne pas susciter de faux espoirs au sein de la population. Cependant, il n'est pas facile, mais il est nécessaire de dire, avec conviction à la population aussi aux Syndicats que tous les efforts financiers jadis affectés au remboursement de la dette extérieure seront désormais destinés au financement des investissements publics pour la relance de l'économie nationale en vue de stimuler la croissance économique et de nouveaux emplois que le pays tout entier attend avec impatience depuis très longtemps.
En d'autres termes, le démarrage du développement dans notre pays aujourd'hui nous paraît difficile, sinon impossible, cela pour la seule bonne raison que le développement est une conséquence logique de la croissance économique positive suffisante et durable que connaît une économie nationale. Comme il n'y a pas encore suffisamment de croissance économique dans notre pays, le développement n'est pas possible. Il appartient aujourd'hui à la volonté politique de doter notre pays des conditions propices à ta relance de la croissance et le reste suivra.
Les conditions pour la relance de l'économie nationale sous-entendent notamment et surtout des investissements massifs privés et publics, dont l'économie nationale a grandement besoin pour sa reconversion.
Autrement dit, sans la croissance économique positive, suffisante et durable le développement du pays est hypothétique. Comme pour dire qu'aucun pays dans le monde ne peut démarrer son développement durable sans avoir préalablement réussi à maîtriser la gestion des paramètres essentiels de l'économie nationale. C'est là que la Communauté internationale attend tester, d'ici quelques jours, ou d'ici quelques années seulement la volonté politique des dirigeants congolais et aussi et surtout la capacité des intellectuels du pays à maîtriser la gestion des paramètres essentiels de l'économie nationale, entendu : les performances de l'économie nationale, tes interactions positives et les interdépendances inéluctables qui découlent de multitudes de causalités dans une économie nationale. Ce sera aussi sur la base des mêmes performances économiques ou échecs post Point d'achèvement que le peuple congolais jugera son Président Joseph Kabila.
Il y a une année, le Président lui-même annonçait publiquement qu'il avait besoin de 15 personnes capables et compétentes pour pouvoir dynamiser son action de la Présidence de la République. Il est possible de penser que le Président a l'intention de faire un Pas de Géant avec la RDC, peut-être pour marquer de son empreinte personnelle l'économie du pays en tant que Président.
C'est probablement pour cela qu'il cherchait quelques oiseaux rares pour raccompagner dans ce périple économique. Par ailleurs dans son discours du 7 décembre 2009, sur l'état de la nation le Président avait souligné avec insistance, plus de deux fois le terme économique. Le hasard n'existant pas, probablement le Président voulait déjà annoncer son intérêt marqué sur l'économie nationale, car le Chef de l'Etat sait que sans une économie nationale performante la sortie de la liste des PPTE, ou le Point d'Achèvement ne sonnera que, comme une simple symphonie de Mozart ou de Beethoven.
Parmi les soucis du pays, ceux de la population et ceux de la République, le plus grand aujourd'hui n'est pas politique, mais d'ordre économique, car la réponse à la question que pose l'économie nationale aujourd'hui sera la réponse à plus de 95 % de tous les soucis du pays et ceux de la population. Autrement dit, si nous réussissons à relancer l'économie nationale et à créer effectivement une croissance économique véritable et non théorique, le pays trouvera des réponses à plusieurs de ses préoccupations, mais si nous échouons encore, nous finirons par lancer un nouveau SOS, qui sera le synonyme d'un aveu d'incapacité et d'incompétence des politiciens et des intellectuels congolais. Comment construire le reste des cinq chantiers, si nos amis Chinois construisent les routes principales et les autoroutes ?
La relance de l'économie nationale est la condition essentielle pour le démarrage effectif d'un processus de développement d'un pays du tiers monde. Pour ce grand défit économique national, le Président a besoin de l'appui de toute sa population, et à plus forte raison l'appui et la cohésion de tous les membres de sa majorité
Afin de permettre au Président de la République d'effectuer allègrement, avec la RDC un pas de Géant dans l'histoire magique et glorieuse de ce pays, les Hommes du Président doivent absolument maîtriser aujourd'hui les paramètres essentiels de l'économie nationale pour une relance effective et substantielle de la croissance.
FORUM ECO
Le ministre britannique de la coopération à la presse
«Notre mission consiste à consolider la paix et réduire la pauvreté»
Les ministres britanniques des Affaires étrangères pour l'Afrique, Henry Bellingham et de la Coopération internationale pour l'Afrique, Stephen O'Brien, en visite en RDC, ont rencontré, lundi 19 juillet 2010, le Premier ministre Adolphe Muzito, le ministre du Plan, celui du Portefeuille et des Infrastructures.
Au centre de leurs discussions, figuraient, en bonne position, l'économie, le climat des Affaires et la promotion de la croissance en vue d'accélérer les progrès vers l'atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Les deux parties ont également évoqué les problèmes de maximisation de l'impact de l'aide, les prochaines échéances électorales en RDC et l'importance de l'espace démocratique et la stabilisation de la paix à l'Est.
S’adressant à la presse congolaise, le ministre britannique de la Coopération internationale pour l'Afrique, Stephen O'Brien a indiqué : "La RDC est à nos yeux un pays important. Notre mission ici consiste à consolider la paix et à réduire la pauvreté. La RDC constitue un centre régional important de la paix et la prospérité dans la région". Avant d'ajouter " la RDC regorge un potentiel si immense en ressources minières, en énergie, en commerce et sur le plan environnemental.Le Royaume-Uni veut aider la RDC à réaliser ce potentiel. La Grande-Bretagne est aussi un bailleur important en termes des fonds mobilisés pour la Monusco en RDC. Nous sommes ici pour toucher du doigt l'impact de l'aide britannique et nous rassurer que chaque pays apporte un changement.»
Les ministres britanniques ont également vu le Vice-Premier ministre pour discuter des questions des droits de l'homme, de la réforme du secteur de la sécurité et les prochaines échéances électorales.
Les deux ministres britanniques ont eu des entretiens avec des parlementaires sur les élections, le processus démocratique et le fonctionnement du Parlement. Ils se sont entretenus aussi avec le ministre congolais de la Coopération internationale, Raymond Tshibanda, sur les questions ayant trait à la coopération internationale, y compris la maximisation de l'impact de l'aide britannique.
Les deux ministres ont également pris part à une réunion avec les partenaires multilatéraux comprenant la Monusco, l'Union européenne, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.
Bellingham et O'Brien se rendront, après Kinshasa, à Kisangani et à Goma pour y palper du doigt les projets financés par le Royaume-Uni. Dans cette ville, les deux hommes d’Etat britanniques vont voir l'impact des trois projets financés par leur pays, à savoir la fourniture des soins à travers les 4 provinces avec comme cible 2,15 millions de personnes, l'eau potable, l'éducation sanitaire dans les villages et écoles pour 3,5 millions de personnes, la réhabilitation de 128 Km de route d'une importance vitale reliant Kisangani à Ubundu.
Ils vont également visiter les salles de formation des Fardc au camp de base sous financement conjoint des ministères britanniques des Affaires étrangères et du Common wealth. S.S.T
SOCIETE
Enseignement supérieur et universitaire
L'Unikin décerne la plus grande distinction au vice-ministre Georges Zuka Mon'Do
Le vice-ministre de l'Intérieur, M. Georges Zuka Mon'Do Uganda-Lemba a reçu, samedi dernier, dans la salle de promotion Mgr Luc Gillon de l'Université de Kinshasa (Unikin), la plus grande distinction à l'issue de la séance de soutenance de sa thèse de Doctorat en droits de l'homme. L'exposé de la dissertation présentée et soutenue en vue de l'obtention du titre de docteur en droits de l'homme : option Management économique a été : " Management du système global de prélèvement publics : garantie de droits de l'homme en république démocratique du Congo ".
Pour l'auteur, son étude doctorale se situe dans le champ de la recherche appliquée. Son principal intérêt pratique est d'indiquer aux pouvoirs publics congolais des pistes pouvant les aider à maximiser les ressources financières publiques nécessaires à l'application d'une politique de promotion des droits humains en RDC. Car, a-t-il dit, il s'observe un fait, devenu structurel, indiquant que les prélèvements financiers publics s'opèrent de manière discriminatoire. Moins de 500 mille personnes physiques et morales sur une population de près de 60 millions d'habitants paient des impôts directs. Citant en exemple les dernières déclarations de mr. Yuma, président de la Fédération des entreprises du Congo (Fec), invitant à ce sujet, tous les congolais sans exception au civisme fiscal, il a trouvé anormal que 70% des impôts et taxes recouvrées en RDC soient payés uniquement par les trois milles membres de sa corporation.
Ces prélèvements financiers discriminatoires, selon Georges Zuka mon'Do, ont une double conséquence. Au plan qualificatif ou du respect des droits humains, il y a violation du droit à l'égalité (prévu par la Charte de l'ONU, en son préambule, par la Déclaration universelle de droits de hommes, en ses articles 1er et 7e, et par la constitution du 18 février 2006, en ses articles 11 et 127. Au droit à l'égalité, s'ajoutent le droit à la concurrence loyale et le droit à la solidarité nationale. Au plan quantitatif ou des ressources financières, lesdits prélèvements opérés sur une infirme minorité des personnes ne favorisent nullement le renforcement du trésor public. Des caisses de l'Etat faiblement alimentées ne peuvent en aucun cas renforcer de manière optimale la capacité d'intervention des Pouvoirs publics au profit de la promotion des droits humains.
Par la suite, l'auteur s'est demandé comment rétablir l'égalité des droits-exigences dans la gestion des prélèvements publics et donner aux pouvoirs publics congolais le maximum des moyens financiers indispensables à la promotion des droits de l'homme-créances de la personne humaine en RDC ? Elle est la question a laquelle va tenter de répondre l'hypothèse de travail. Ainsi, il dit que pour assurer des prélèvements financiers sur la totalité des personnes remplissant les conditions fixées par les lois et ainsi renforcer le trésor public en RDC, son étude soutient l'idée d'une application rationnelle du management sur l'ensemble du système de prélèvements publics.
En vue d'atteindre tous les assujettis aux prélèvements financiers publics, la démarche managériale de l'auteur s'est engagé sur trois axes principaux ci-après : la réforme des textes fiscaux et parafiscaux ; - la réforme du cadre institutionnel en charge des prélèvements publics et ; - l'institution d'une nouvelle philosophie de management des auteurs, à savoir les fonctionnaires commis aux opérations de collecte des ressources financières et l'ensemble des assujettis. A cette dernière voie, s'ajoute l'application des méthodes rationnelles de gestion du secteur des ressources publiques.
Cette étude, selon l'auteur, a noté que le management du système global de prélèvement par la bonne gouvernance, pourrait ramener à moyen terme à l'Etat congolais au moins 15 milliards de Usd en ressources propres contre plus ou moins 3 milliards Usd prévus au budget 2010. ce budget de 15 milliards Usd est réalisable à court ou moyen terme grâce à la stratégie d'élargissement du répertoire national des assujettis et celle de prélèvements opérés sur des bases réelles et non, comme c'est le cas aujourd'hui, sur une assiette fiscale nationale systématiquement minorée.
De la promotion des droits humains grâce aux ressources financières optimisées
Pour Georges Zuka, si l'Etat congolais pouvait réaliser un budget d'au-moins 15 milliards Usd, montant largement inférieur aux hypothèses de 47 milliards Usd dont a parlé le ministre des finances à la presse en date du 9 juin 2010, il serait donc possible de : - Allouer à l'ensemble du personnel public 40%, représentant 6 milliards Usd, pour une dépense mensuelle moyenne de 500 Usd pour chacun d'un million d'agents publics contre une moyenne de 50 Usd payée au cours de cette année. Et de cette manière, l'Etat aurait un argument pour imposer au secteur privé un Smig supérieur à 78 Usd, en vue d'atteindre des salaires susceptibles de nourrir le travailleur et sa famille ; - Prendre effectivement en charge la gratuité de l'enseignement fondamental pour le bien fondamental de nos enfants et du pays etc.
Premier à défendre une Diplôme d'Etude approfondie (DEA) en droits de l'homme : option Management économique de la chaire unesco pour la culture de la paix, le Règlement des conflits, les Droits de l'homme, la démocratie et la bonne gouvernance rattachée à la faculté des Sciences sociales, Administratives et politiques de l'Université de Kinshasa, Georges Zuka mon'Do est en cette décennie jubilaire, le cinquième Docteur en droits de l'homme de cette chaire. Pascal LIKANA
Impayés depuis deux mois
Les professeurs de l'ISTA en grève peu avant la fin de l'année académique
Les professeurs de l'Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA) ont déclenché, samedi dernier, une grève illimitée pour réclamer le paiement des arriérés de deux mois de salaire. Hier, tous les bureaux étaient fermés et les étudiants abandonnés à leur triste sort en cette fin de l'année académique 2009-2010.
Les étudiants ne savent plus à quel saint se vouer parce que dans les autres institutions d'enseignement supérieur, leurs collègues sont en pleine session pour clôturer l'année, et les finalistes s'apprêtent déjà à défendre leurs travaux de fin de cycle ou mémoires de fin d'études.
" Nous demandons au ministère de l'enseignement supérieur et universitaire de nous trouver une suite favorable pour que les professeurs reprennent leurs activités afin qu'on commence les sessions ", nous a confié hier, un étudiant finaliste. Surpris par la grève en arrivant à leur institut, les étudiants se sont ensuite dispersés dans l'espoir qu'une solution soit trouvée dans les meilleurs délais.
Rosemy Mazonza
Stagiaire IFGC
VIVEMENT LE SPORT
V.Club - Fécofa : la FIN DE LA gué-guerre
Constant Omari échappe à un lynchage de la part des supporters de V.Club !
Le patron du football congolais, Constant Omari, a échappé à un jet des pierres de la part des V.Clubiens, hier lundi 19 juillet 2010 au stade des Martyrs. Le président de la Fédération congolaise de football association (Fécofa), qui répondait à l'invitation du ministre de la Jeunesse et des sports à la tête d'une délégation de sa fédération, a été pris à partie par les " Moscovites " furieux et assiégeant l'entrée du cabinet du ministre Claude Nyamugabo.
Les supporters de V. Club, a-t-on appris sur les lieux, accusent le président de la Fécofa d'avoir détourné la quote-part de leur équipe classée troisième au terme des quarts des finales de la sixième Coupe de la Confédération. Cet argent, estime-t-on dans les milieux des vert et noir, serait viré directement dans le compte de la Fécofa sans pour tant arriver dans les caisses de l'As V. Club. L'autre raison de la colère élu domicile dans le camp de V. Club, c'est le non aboutissement du recours introduit par les Véclubiens après les atrocités subies à Aba, au Nigeria avant, pendant et après le match décisif contre l'équipe locale, Enyimba. Rencontre qui, d'ailleurs, s'est soldée à l'avantage des nigérians qualifiées pour le match de barrage de la septième édition de la Coupe de la Confédération.
L'autre point choquant qui blesse les supporters de V. Club, c'est surtout la date choisie par les dirigeants du football national pour les travaux du déposage du gazon synthétique au stade des Martyrs. Ces travaux, qui, en principe, démarrent demain mercredi 21 juillet, ne fait pas l'affaire des Dauphins noirs engagés au championnat national de La ligue nationale de football. Et pour cause, l'As V. Club se voit contraint de jouer ses matches loin de son terrain habituel. Déjà pour la première journée de la ligue nationale de football prévue ce week-end, Serge Lofo et ses coéquipiers se produiront à Lubumbashi face à Saint-Eloi Lupopo.
Sur toutes ces questions qui agacent les vert et noir, Constant Omari, envahi hier par la presse au sortir du bureau du ministre des Sports, a donné sa version des faits. Pour le patron du football, " la Fécofa n'est pour rien dans tous ce qu'on lui reproche. L'argent de V. Club en provenance de la CAF n'a jamais transité à la Fécofa car viré directement dans le compte de V. Club ", a-t-il déclaré en substance.
En ce qui concerne le dossier du recours introduit à la CAF, Constant Omari a déclaré que " le dossier du match Enyimba-V.Club se trouve jusqu'aujourd'hui sur la table de travail de la commission de discipline de la CAF qui demeure indépendante. La Fécofa comme le ministre en personne ont tous entrepris des démarches vaines jusqu'à ce jour’’. Le patron de l'exécutif de l'instance supérieure du football congolais est revenu à la charge pour dire que " la Fécofa n’a jamais pris une décision de suspendre le championnat de Kinshasa, mais plutôt a délocalisé les rencontres prévues au stade des Martyrs ". " Le chronogramme des travaux étant publié depuis le 12 février 2010, a martelé Constant Omari, cette réfection n'a rien à voir avec les matches de V. Club ", a déclaré le président de la Fécofa.
De son côté, le président du conseil suprême de V.Club, Papa Kazadi, invite leur supporters au clame après avoir appris toutes les vérités de la Fécofa et du ministre. Pascal LIKANA
ETRANGER
Après le Portugal
L'Argentine légalise les unions homosexuelles
* L'expression " mari et femme " remplacée par " contractants ", dans le nouveau code civil
Après quinze heures de chaudes discussions pour et contre, le sénat argentin va approuvé les unions homosexuelles, malgré les différentes manifestations en faveur de la famille et du mariage hétérosexuel qui se sont déroulées dans le pays. Dans le nouveau code civil adopté le 15 juillet dernierdernier, le mot " mari et femme " est remplacé par le concept «contractants».
Cependant, la nouvelle a suscité un tollé généralisé dans les milieux. Il n'en serait pas outre mesure quand on sait que l'Argentine, à l'instar du Brésil, est compté parmi les pays catholiques de l'Amérique latine. Au-delà des considérations particulières que les tenants du mariage homosexuel présentent comme postulat, pour défendre leur point de vue, l'union entre les personnes du même sexe soulève une nouvelle problématique de la morale chrétienne.
Selon Zénith, l'agence de presse vaticane qui a annoncé cette nouvelle dans son édition d'hier lundi, l'archevêque de San Juan, Mgr Alfonso Delgado, a, dans un communiqué publié après le vote, expliqué que la loi « n'a pas la légitimité sociale nécessaire». Car, pense le prélat catholique, le nouveau code civil adopté par le sénat argentin " ignore la forte expression du fédéralisme argentin et le large consensus social que l'on observe dans le pays et que l'on a constaté lors des audiences publiques ".
Mgr Delgado, cité par la source, estime que ceux qui ont approuvé cette loi n'ont pas pensé aux personnes les plus vulnérables : " Les enfants orphelins, qui deviennent des 'objets d'affection au lieu d'être des sujets " de l'amour et de la chaleur d'une famille avec un père et une mère ". L'archevêque de San Juan déplore que cette loi ait été approuvée " dans un pays où les lois font passer les droits des enfants avant n'importe quel autre droit, aussi légitime soit-il ". Mgr Delgado déplore, par ailleurs, que le pays discute des lois bouleversant le concept de la " famille " au détriment d'autres aspects importants comme " la pauvreté et l'exclusion, une éducation pour tous, la sécurité, la transparence, etc. ".
UNE PRATIQUE SOCIALE QUI PREND DE L'AMPLEUR
L'homosexualité n'est pas un nouveau fait de société contemporaine Gays et lesbiennes existent depuis des décennies. Seulement voilà, jamais, de mémoire d'homme, les intéressés n'avaient exhibé, de manière aussi ostentatoire cette vie sexuelle quelque peu insolite. A tout le moins, pédérastes et lesbiennes ont naguère, entrepris une activité sexuelle (homosexualité) en toute clandestinité.
Actuellement, des images diffusées par des médias montrent des couples homosexuels, des unions homosexuelles paradoxalement acceptées par la société. D'où, la pertinence, le questionnement autour de ces unions qui attisent la curiosité de plus d'un. Drôle de coïncidence, le phénomène de mariage homosexuel prend de l'ampleur au même moment que l'on assure la promotion d'une certaine philosophie de l' " égalité du genre " ou " Gender ". Dans l'opinion, ce nouveau courant de pensée suscite quand même des commentaires. Certains ne se doute pas un instant que le concept " Gender " est une invention savamment trouvée par les tenants de la thèse d'homosexualité pour protéger les droits de leurs hommes-époux (les travestis).
Il est important de rappeler que l'Argentine est le dixième pays dans le monde et le premier pays d'Amérique latine à reconnaître pour ce type d'union les mêmes droits (adoption, héritage et avantages sociaux) que pour le mariage entre un homme et une femme. Jusqu'à présent, seules quatre villes d'Argentine avaient légalisé e entre personnes de même sexe. La proposition de loi de la présidente Cristina Fernández de Kirchner aura désormais une portée générale. Le code civil va être modifié.
Le PORTUGAL AVAIT
DEJA LEGALISE
Ainsi que nous le disions précédemment, l'Argentine n'est pas le premier pays à majorité catholique à légaliser les unions homosexuelles. Au mois de mai dernier, le président portugais, Anibal Cavaco Silva, avait signé la loi légalisant les unions entre personnes homosexuelles adoptée par le Parlement le 11 février 2010. Pour les évêques du Portugal, une telle approche constituait un " pas en arrière " qui " mine la construction de la cohésion sociale ".
Dans un communiqué publié par le porte-parole de la conférence des évêques, le P. Manuel Morujão, avait rappelé les paroles de Benoît XVI, le 13 mai, à Fatima, encourageant les initiatives des représentants des organisations catholiques engagés dans le domaine social pour " sauvegarder les valeurs essentielles et premières de la vie, dès sa conception, et de la famille, fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme ". Parce que c'est " l'un des facteurs clefs pour la construction du bien commun ".
A tout prendre, l'Église catholique romaine qui tient tant aux respects des valeurs et au sacrement du mariage, n'entend faire aucune concession. Bien au contraire, l'Eglise se dit conservatrice de sa tradition et continuera à célébrer le sacrement de mariage comme l'union d'un homme et d'une femme. " Nous comptons bien que soit respectée la liberté de conscience et de religion de tous et de chacun par le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux, et que personne ne soit forcé d'agir à l'encontre de ses croyances ", avait ainsi déclaré la Conférence épiscopale des évêques du Canada, à l'aube du vote, en décembre 2004, de la loi en faveur des mariages homosexuels. Laurel KANKOLE
NATION
Délestage zéro à travers la République
Gilbert Tshiongo lance les travaux d'assainissement de réseaux électriques à Lubumbashi
Le mot d'ordre lancé par le ministre de l'Energie, " Délestage zéro, manque d'eau zéro ", devient, au fur et à mesure, une réalité à travers la République. C’est ce qui justifie la remise en service, le 13 juillet dernier, du groupe 2 de 10.6 Mva de la centrale hydroélectrique de Bendera à Kalemie, dans la province du Katanga.
C'est le ministre Gilbert Tshiongo qui a appuyé sur le bouton pour éclairer de nouveau la ville de Kalemie qui est restée sans électricité pendant 11 mois. Après sa réparation, la centrale Bendera est modernisée avec un alternateur complètement reconditionné. Les travaux de remise en exploitation du groupe 2 ainsi que ceux de la ligne 123 Kw Bendera-Kalemie ont coûté plus de 3 millions de dollars américains, sorti des fonds propres de la Snel.
Le rétablissement de l'énergie électrique, dans cette partie de la province du Katanga, permet à cette entreprise de l'Etat de garantir la fourniture d'électricité à Kalemie et à ses environs et aussi d'améliorer la qualité du service au profit de sa clientèle de Kalemie évaluée à 7.485 habitants.
Le ministre de l'Energie a, au cours de son séjour de travail de 4 jours dans la province cuprifère lancé également les travaux d'assainissement des réseaux électriques de distribution des villes de Lubumbashi, Likasi et Kolwezi.
A cette occasion, un poste haute tension et moyenne tension sera érigé à Katuba dans la ville de Lubumbashi. Le ministre Tshiongo et le gouverneur Moïse Katumbi ont visité les matériels commis à ces travaux dont le coût d’acquisition se chiffrent à plus de 7 millions de Usd financé, dans un premier temps, par le partenaire Anvil Mining et au final par la Snel.
L'intérêt de ce projet réside dans le fait qu'il permettra une meilleure prise en charge des consommateurs des communes des trois villes citées avec leurs 73.802 abonnés. Le patron de l'Energie a aussi visité le centre de captage d'eau et l'usine de traitement d'eau de la Regideso situés à Kamalondo. Gilbert Tshiongo a poursuivi sa tournée d'inspection jusqu'à Kimilolo, dans la ville de Lubumbashi, où la production de l'énergie en eau a été doublée en moins de deux ans et ce, au profit de la population.
Avant de regagner la capitale, le n°1 de l'Energie a présidé une réunion mixte Snel-Regideso-entreprises minières en présence du gouverneur de la province. Il était question, au cours de cette séance de travail, d'envisager les voies et moyens pour impliquer les partenaires potentiels dans le développement accéléré de la desserte en électricité et en eau.
S'agissant particulièrement de la Gécamines, les participants à la réunion mixte ont évoqué le dossier relatif aux factures impayées de cette société vis-à-vis de la Snel et de la Regideso. Au finish, ils se sont fixés rendez-vous pour le mois d'août prochain afin d'examiner les retombées de ces pourparlers.
Le ministre de l'Energie revient d'une visite de travail de 4 jours, soit du 12 au 15 juillet au Katanga. Il était accompagné des Administrateurs directeurs généraux de la Snel et de la Regideso. Cette tournée s'inscrit dans le cadre du souci permanent du ministère de l'Energie, de la Snel et de la Regideso d'accompagner le Chef de l'Etat dans son vaste programme du gouvernement, volet eau et electricité. Mathy MUSAU
NATION
Mashako Mamba et Maj Kisimba se concertent pour répondre à la vision du chef de l'Etat
Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy et son collègue de l'Enseignement supérieur et universitaire, Mashako Mamba, ont convenu de la mise sur pied d'une commission mixte permanente pour répondre ensemble aux problèmes de la jeunesse qui est un des grands chantiers du Chef de l'Etat pour le développement du Congo de demain.
Les deux hommes d'Etat, qui se sont réunis hier lundi en séance de travail au cabinet de l'Enseignement supérieur et universitaire, ont émis le vœu de voir les institutions universitaires qui s'occupent de la formation des cadres du futur Congo, dispenser les études dans leurs propres installations et stopper la spoliation des bâtiments et terrains dont certaines sont victimes.
Ainsi, cette commission, dont la création sera bientôt sanctionnée par un arrêté interministériel, aura pour tâche principale d'inventorier tous les problèmes qui se posent au sein des instituts supérieurs et universités, et proposer des solutions à prendre pour y mettre fin. Il s'agit de l'acquisition des terrains pour certains qui n'en ont pas d’attribution des terrains pour ceux en gestation, notamment l'Institut supérieur du pétrole à Moanda dans le Bas-Congo et l'Ecole supérieure des mines qui doit fonctionner d'une manière autonome, c'est-à-dire en dehors de l'Université de Lubumbashi au Katanga. Il s’agit aussi de la création d'une université dans la province du Bas-Congo dont le projet de sa construction nécessite un terrain.
Ils ont exprimé le vœu de donner à ces institutions naissantes une dimension régionale au sein de l'Afrique centrale. C'est dans ce cadre qu'une étude sera pour élever le programme de l'Ecole supérieure du cadastre à côté de la structure existante pour la mise à niveau des cadres. En vue de répondre au programme de l'informatisation des services et de numérisation des archives, un accent particulier a été mis sur l'Institut supérieur des Statistiques pour la formation des statisticiens, des documentalistes, des bibliothécaires et des archivistes.
Il a été également question au cours de cette rencontre de l'appui du ministre Maj Kisimba Ngoy pour trouver les voies et moyens de concéder une partie de l'Institut technique agricole du camp Mombele à Limete pour la construction de l'Institut national des arts (Ina) qui se trouve en position litigieuse. La possibilité de création d'un Institut supérieur d'éducation physique et de sports qui doit regrouper toutes les autres structures dans ce domaine a été aussi évoquée par le ministre Mashako Mamba qui a sollicité le concours de son collègue des Affaires foncières pour implanter cet institut à côté du stade tata Raphaël dont les infrastructures répondent aux besoins des futurs étudiants.
Les deux ministres sont déterminés à travailler main dans la main pour l'intérêt de la jeunesse et répondre ainsi à la vision du chef de l'Etat qui tient à l'encadrement de cette jeunesse.
Dans le même contexte, Maj Kisimba Ngoy a déjà octroyé des terrains à l'ISS et à l'Ifasic pour abriter leurs institutions d'enseignement supérieur. FDA
NATION
*Kasaï Occidental : un conflit foncier tourne au drame à Mweka
Un conflit foncier a tourné au drame dans la province du Kasaï Occidental le week-end dernier. En effet, les populations du village Bungamba et celles de Bakatombi, dans le territoire de Mweka, se sont affrontées à l'arme blanche suite à une dispute des champs.
Selon radiookai.net, les ONG des droits de l'homme opérationnelles dans cette partie du territoire national parlent d'un mort et trois blessés. Un bilan que conteste l'administrateur du territoire de Mweka qui estime qu'il n'y a eu que des blessés et que la police a maîtrisé la situation.
Plusieurs sources jointes sur place, souligne radiookapi.net, indiquent que les dernières confrontations remontent à vendredi 16 juillet. Les habitants des deux villages se sont retrouvés dans la forêt. Les deux groupes antagonistes en furie ont recouru aux armes blanches.
Le bilan de ce combat n'est pas établi avec exactitude. D'après l'antenne provinciale de l'Observatoire des droits de l'homme, une personne aurait été tuée, trois autres blessées.
Selon Me Hubert Nguladjoko, président provincial de l'OCDH, ce conflit foncier date de cinq ans et n'a jamais connu de solution. L'administrateur du territoire conteste ce bilan. D'après lui, les trois personnes qui ont été blessées sont soignées actuellement à l'hôpital de référence de Mweka. Tambwa Kaongo affirme encore que des policiers venus de Mweka et d'Ilebo sécurisent actuellement la population. Devant cette situation qui risque de plonger le territoire dans un profond émoi, l'autorité politique de Mweka a demandé aux politiciens originaires du lieu de ne pas attiser un feu qu'on ne saura pas éteindre. D.K
*Province Orientale : encore des exactions de la LRA contre les civils à Dungu et Faradje
Jusqu'à quand se poursuivront les crimes contre les droits de l'homme dans la Province Orientale ! Les exactions de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) contre les populations civiles se sont encore intensifiées ces trois dernières semaines, dans le Haut Uélé, notamment dans les territoires de Faradje et Dungu.
D'après les sources religieuses et de la société civile, a indiqué radiookapi.net, au moins trois personnes ont été tuées, d'autres enlevées par les éléments de la LRA, la semaine dernière, dans les différentes localités de Faradje et Dungu. La même source a affirmé que ces assaillants ont également pillé des commerçants ambulants et emporté des produits agricoles à Nangume et Gangala Na Bodio, dans le territoire de Dungu.
A en croire la radio de la Monusco, les sources religieuses rapportent que plusieurs localités et postes administratifs d'Etat, dans les territoires de Dungu et Faradje, ont été la cible de l'Armée de résistance du seigneur ces trois dernières semaines. Elles citent notamment les postes administratifs de Ngilima, dans le territoire de Dungu ainsi que la localité de Gadombe, sur l'axe Aba, dans le territoire de Faradje.
Le curé de la paroisse Saint Kizito de Ngilima cité par radiookapi.net souligne que trois personnes ont été tuées et plusieurs produits agricoles pillés lors d'une incursion des rebelles de la LRA, le 10 juillet dernier, dans ce poste. Les assaillants ont ensuite emporté un adolescent qui a ensuite réussi à s'échapper.
" Par ailleurs, dans une localité sur l'axe Aba-Isiro, rapporte la Caritas Isiro, une femme a été grièvement blessée à coup de machette par ces rebelles. Trois autres enfants ont aussi été enlevés, selon cette source, lors de cette incursion. La même source ajoute que d'autres personnes ont été également tuées et enlevées par les LRA, la semaine dernière, dans la localité de Gadombe, toujours à Faradje ", a rapporté la radio de la Monusco. D.K
*La Sucrière de Kwilu-Ngongo vole au secours des victimes de Sange
La Sucrière de Kwilu-Ngongo n'est pas restée indifférente à l'appel du Gouvernement, celui d'apporter, chacun, à son niveau, un soutien aux victimes de l'incendie d'un camion citerne, le 11 juillet dernier, à Sange dans le Sud-Kivu.
C'est ainsi que la Présidence du Conseil d'administration de cette entreprise à remis hier au ministère de la Santé publique, mille litres d'alcool dénaturé pour soulager, tant soit peu, ces victimes. Marie-Madeleine Mienze a fait savoir que la sucrière est solidaire avec les victimes de Sange, ce qui justifie cette contribution qui pouvait être du sucre. Mais, le plus important, à cet instant est de soigner les plaies, a-t-elle rassurée.
Pour sa part, le ministre de la Santé publique, qui a réceptionné ce produit au nom du Gouvernement, a remercié la Sucrière de Kwilu-Ngongo pour ce geste humanitaire qui va permettre d'améliorer la prise en charge des victimes de l'incendie de Sange. Victor Makwenge Kaput a reconnu l'importance inéluctable de l'alcool dénaturé pour les soins. Il a rassuré la PCA de la sucrière que ce don va arriver aux bénéficiaires. Mathy MUSAU
*Un enfant meurt électrocuté à Kasa-Vubu
Un enfant a été électrocuté, hier vers 10 heures, sur l'avenue Lokolama au quartier Katanga, dans la commune de Kasa-vubu. Sorti de la résidence familiale, il suivait sa mère sans savoir qu'un câble était dénudé sur la rue. Soudain, il s’est retrouvé par terre la main posée sur le câble et est mort sur le champ. Il est donc mort sur le coup, sous les yeux de sa mère qui, de loin, n'a pas su que c'était son enfant.
Après l'électrocution, il a été acheminé dans un centre hospitalier de la place pour un premier constat qui s'est révélé regrettable car, la victime avait déjà rendu l'âme. Solange Dipinga
Stagiaire IFGC
NFOS INFOS
Recevant la famille du directeur exécutif de la vsv
Le chargé d’Affaires des USA compare le combat de Chebeya à celui de Martin Luther King
Le chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis en RDC, Samuel Brock a remis, jeudi 16 juillet, des livres sur la vie et l'œuvre du Dr Martin Luther King aux enfants Chebeya.
Pendant le déjeuner, M. Brock a retracé, à l'intention de la famille Chebeya, le parcours de la vie de Martin Luther King. Selon lui, ce dernier " a fait le don de sa vie afin que son peuple puisse être libre. Martin Luther King a rêvé d'un jour où tous les hommes seraient égaux. Il a été assassiné, laissant derrière lui une veuve, Mme Coretta Scott King, et quatre enfants âgés de 5 à 15 ans. Il n'a pas vécu assez longtemps pour assister à l'élection de Barack Obama, le premier président africain-américain des Etats-Unis ".
Comme Martin Luther King, " Floribert Chebeya a rêvé qu'un jour le peuple congolais vivrait dans un pays qui respecte les droits de l'homme ", a noté le chargé d'affaires. " Nous partageons le rêve, a-t-il poursuivi, et nous comptons continuer de travailler avec le Gouvernement et le peuple congolais pour que le rêve devienne réalité ". Le diplomate américain affirme, par ailleurs que " Floribert Chebeya ne sera pas oublié. Il ne sera pas oublié du peuple congolais, et certainement pas de sa tendre famille. Mais, il vivra aussi dans les esprits des justes à travers le monde, y compris aux USA où il était fort admiré. Sa vie et son œuvre inspirent d'autres personnes à continuer de lutter pour la justice ".
Le diplomate américain a assuré la femme et les enfants Chebeya que son pays ne ménagera aucun effort pour leur sécurité. " Nous ferons aussi tout ce qui est en notre pouvoir pour nous assurer que vous, sa famille, êtes en sécurité ". Le chargé d'affaires des USA a, une fois de plus, recommande avec insistance au Gouvernement de la RDC de garantir la conduite d'une enquête exhaustive, professionnelle et transparente sur la mort de ce défenseur des droits de l'homme. " Nous réitérons l'offre lui faite d'une assistance technique et d’une expertise du Gouvernement des Etats-Unis pour appuyer l'enquête qu'il mène pour élucider cet assassinat ".
Tout au long du déjeuner, M. Brock a révélé à la famille du directeur de la Voix de sans voix (VSV) combien les Américains ont apprécié la défense des droits de l'homme en RDC par Chebeya jusqu'à donner sa vie. Dina BUHAKE
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