Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3495 du LUNDI 30 NOVEMBRE 2009
Larmes de crocodile

Le cynisme et l’hypocrisie seraient-ils les choses les mieux partagées au sein de ce que l’on appelle communauté internationale? Tenter de répondre à cette interrogation par l’affirmative ne serait pas abusif. En tout cas, en considérant le drame congolais. En cette période post-conflit, des délégations défilent à Kinshasa, arpentent les pistes escarpées du Kivu pour, apprend-on consoler les femmes victimes de violences sexuelles. D’autres missi dominici vont jusqu’à exiger au gouvernement congolais de livrer des présumés criminels de guerre à l’instar de Bosco Ntaganda. Ces tonnes de bons sentiments et de compassion à l’égard de la population martyre de l’Est du pays sont naturellement les bienvenues. Après plus de dix ans de calvaire, les Congolais ont besoin de réconfort, d’où qu’il vienne.
Cet élan d’attention ne devrait cependant pas faire passer par pertes et profits l’indifférence à la limite de la complicité qu’ont affichée les mêmes «amis» de la Rdc au plus fort de la guerre inspirée par des pays voisins bien connus. Pourquoi toutes les bonnes consciences si préoccupées aujourd’hui par les exactions contre les populations civiles-en particulier les femmes-n’avaient rien fait, sinon pour prévenir les différentes guerres, du moins pour imposer la paix de manière à éviter à la population les affres du conflit? Qui ignore l’ascendance de tous les sapeurs pompiers de la 25ème heure sur l’ensemble des ex-belligérants? En commençant par Kigali et Kampala dont il est de notoriété publique qu’ils n’étaient que des sous-traitants!
La vérité c’est que les enjeux économiques, géopolitiques des commanditaires des guerres de l’Est assorties de rébellions business avaient sacrifié le sort des populations civiles sur l’autel de leurs intérêts. Tout se passe comme si la communauté internationale et tous ses affidés découvraient soudainement le tribut humain et humanitaire des guerres de prédation successivement imposées aux Congolais. Et pourtant, avec les moyens technologiques dont ils disposent, les «grands de ce monde» avec leurs «dépendances» étaient parfaitement au courant de la catastrophe humanitaire sur fond de violations massives des droits de l’homme. En particulier, à l’Est tous les observateurs équilibrés ont parlé de génocide à huis-clos.
A l’heure des comptes, les boutefeux d’hier ne devraient pas s’ériger à peu de frais en censeurs et en congophiles. Le drame congolais était d’autant plus évitable que les guerres que le pays a connues étaient toutes d’essence étrangère.
José NAWEJ


Moral en berne

Ca vole dramatiquement bas dans les ménages knois ! Certes, depuis bien longtemps, constater que le congolais souffres relève d’un poncif. Tant la sinistrose ambiante n’échappe à personne. Mais le rythme avec lequel le social, déjà précaire, se dégrade fait craindre le pire. A elle seule, la dégringolade du franc, notre franc, donne du tournis. En très peu de temps, la monnaie nationale est passée de 780 FC le dollar à plus de 900 FC! Et «mwana pwo» n’a pas l’air d’arrêter sa chute libre. Du pain béni pour tous ces spéculateurs-en majorité étrangers-qui tiennent lieu d’opérateurs économiques à la fois importateurs et détaillants. Ces derniers ont beau jeu de brandir la décote du franc congolais pour s’adonner à leur jeu favori: la valse des étiquettes. Sur les principales voies commerçantes de Kinshasa, les prix de produits de base sont hors de portée de la majorité silencieuse. Du poisson-le fameux chinchard-au poulet ou plus exactement aux cuisses en passant notamment par l’huile, aucun article n’est à l’abri de la hausse continue de prix.
Pris dans cette tourmente, le congolais dont le pouvoir d’achat est anecdotique ne sait à quel saint -ou à quel pasteur -se vouer. Comme si ce chemin de croix ne suffisait pas, voilà que d’autres échéances en termes de taxes diverses s’invitent à la morosité, tel un couperet.
Voilà qui ne présage rien de bon à un mois des fêtes de fin d’année. Fêtard devant l’Eternel, le kinois risque de ne même pas pouvoir noyer son mal de vivre dans l’océan d’alcool moderne, puisque même sa chère bière a vu son prix augmenter.
Impuissants, les congolais ont le regard tourné vers le gouvernement. Légitimement préoccupé par son ultime test devant les institutions de Bretton Woods, l’Exécutif central dispose pas d’une grande marge de manoeuvres. Face à l’insuffisance de l’offre de devises et en l’absence d’un appui financier substantiel, difficile de jouer au Père Noël.
Il n’en demeure pas moins qu’il incombe au même gouvernement de trouver une issue à l’asphyxie qui va chaque jour crescendo. Le souci légitime de se conformer à la vulgate «fmiste» ne devrait pas avoir pour victime collatérale le social de celui sans qui on ne saurait gouverner. Pendant les années Mobutu, les recettes du FMI et de la Banque mondiale avaient été suivies sans le moindre remords social par Léon Kengo, aujourd’hui speaker du sénat. A l’arrivée, aucune contre-partie en terme de développement du Zaïre d’alors. José NAWEJ



















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
APRES AVOIR CONQUIS MBUJI-MAYI, LE BASTION DE TSHISEKEDI
Gemena : Joseph Kabila à l’assaut du fief de Jean-Pierre Bemba
* Du chef-lieu du Kasaï-Oriental, où il a signé un pacte avec la population, le chef de l’Etat est arrivé hier à Gemena à l’Equateur
Après Mbuji-Mayi, Joseph Kabila se trouve depuis hier dans la ville de Gemena. Une tournée qui, à première vue, vise les fiefs de deux principaux leaders de l’opposition politique congolaise, Etienne Tshisekedi wa Mulumba et Jean-Pierre Bemba Gombo, et qui pousse les observateurs à se poser bien des questions sur le volet politique du voyage présidentiel. Surtout qu’à chaque fois, il y a un accueil triomphal au rendez-vous.
Après un séjour de six jours dans la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province de l’Equateur, Joseph Kabila est arrivé hier dans l’après-midi à Gemena, dans la province de l’Equateur. Comme il fallait s’y attendre, protocole oblige, il a été accueilli, à son arrivée à l’aéroport de Gemena, par le gouverneur Jean-Claude Baende entouré des membres du comité local de sécurité Parmi les raisons de sa visite, on évoque surtout la situation sécuritaire qui prévaut depuis un mois à Dongo, dans le territoire de Kungu. Car, ce territoire, comme on le sait, est en proie à d’intenses conflits intercommunautaires qui ont d’ailleurs occasionné la mort de plusieurs personnes, policiers et civils compris, et aussi le déplacement de plus de 53.000 personnes.

APRES LE BASTION DE TSHISEKEDI, KABILA DANS LE FIEF DE BEMBA
S’il est vrai qu’en tant que chef de l’Etat, Joseph Kabila assume son autorité sur l’ensemble du territoire national et qu’à ce titre, il peut se rendre là où ses obligations l’amènent, de l’avis des observateurs, ce voyage prend une tournure tout à fait particulière lorsqu’on considère le choix de deux villes, à savoir Mbuji-Mayi et Gemena. D’abord, note-t-on, c’est pour la toute première fois, depuis qu’il a été élu en 2006, que Kabila se rend dans ces deux contrées qui ont échappé à la majorité lors des élections tant présidentielle que législatives. Si, à Mbuji-Mayi, bastion de Tshisekedi, la plupart des électeurs avaient très visiblement suivi le mot d’ordre de boycott électoral de l’UDPS, Gemena demeure, jusqu’à ce jour, le fief même de la famille Bemba.
C’est ainsi que, selon les mêmes observateurs avertis, en dehors de l’aspect formel ou routinier, il s’agirait tout simplement d’une opération de charme envers les contrées données pour des bastions de l’opposition. Et comme par hasard, relèvent encore et toujours les observateurs, ce voyage ou cette tournée se déroule au moment où les deux leaders emblématiques, Etienne Tshisekedi et Jean-Pierre Bemba Gombo, sont en difficulté. Tshisekedi, on le sait, se trouve en Belgique depuis deux ans environ pour raisons de santé tandis que JP Bemba demeure retenu à La Haye pour son procès qui ne commencera qu’en avril 2010. Les deux terrains précités étant donc vides, pensent les observateurs, il serait question donc de les conquérir ou même de les retourner en prévisions de prochaines échéances électorales. De toutes façons, quoiqu’il en soit, c’est en tout cas de bonne guerre en politique. M. M.

ENJEUX DE L'HEURE
APRES PRES DE TROIS ANNEES DE DOUTE
Joseph Kabila signe, enfin, un pacte avec le Kasaï Oriental
«Kabila wetu, Kabila Wany» en francais «Notre cher Kabila ; Mon cher Kabila»…. Ces phrases de la population de Mbuji Mayi accompagées des cris de joie dans la soirée de samedi 28 novembre 2009, suffisent pour comprendre l’opinion exprimée, chef lieu de la province du Kasai oriental. En effet, « Après plusieurs années d’observation et de doute, le président Joseph Kabila vient enfin, de sceller un pacte inséparable avec la population de la province du Kasai oriental. La cérémonie a eu lieu dans la soirée de samedi, au cours d’un dîner qu il a offert à plus de 1000 représentants des Forces vives du Kasai oriental, recus dans le jardin de la résidence officielle du chef de l’ Etat située dans la ville MIBA à Mbuji Mayi.

Prenant en premier la parole, le Gouverneur de la province du Kasai Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji, n’est pas allé par le dos de la cuillère  « La population du Kasai orinetal est lasse d’être instrumentalisée et fatiguée des discours opportunistes qui l’ont longtemps distraite et sans impact réel sur son vécu quotidien », a déclaré le premier citoyen de cette province avant de paraphraser l’ancien président américain Abraham Lincoln : « On ne trompe pas indéfiniment tout un peuple. Celui du Kasai Oriental est desormais prêt à s’engager avec vous et derrière vous pour la reconstruction de notre pays et de sa province ». Ces propos ont soulevé des acclamations frénétiques de la foule qui n’a pas caché son soutien au président de la République.
Par ailleurs, Ngoy Kasanji a rappelé au chef de l’Etat que sa visite dans la province du Kasai Oriental marque un nouveau départ pour cette entité. Il est à noter que parmi les grands faits posés par le président Joseph Kabila et qui ont séduit la population de Mbuji Mayi ; figure entre autres, sa descente dans le redoutable et célèbre ravin « Mbala wa Tshitolo ». C’est donc, cette érosion de près de 15 mètres de hauteur qui menace la ville de Mbuji Mayi.
Fortement impressionné par ce comportement du Raïs, Ngoyi Kasanji ne s’est pas retenu. « C’est une profonde mutation, un revirement spectaculaire  du mental collectif de notre province ». Voilà, qui en dit trop. Il est important de souligné qu’avant la soirée, la descente dans le ravin Mbala wa Tshitolo, Joseph KABILA a marché sur tous les sites sinistrés de la ville de Mbuji Mayi. Pour Alphonse Ngoyi Kasanji, Kabila a agi en père de famille. «  en bon père de famille, vous êtes venu soulager votre peuple sinistré et lui manifésté votre affection paternelle. C’est plus un père qui est venu consolle ses enfants. Jamais de mémoire d’homme on n’a vu un Chef de l’Etat faire les pieds autant que vous : partir de l’aéropport jusqu’à sa résidence, silloné les avenues de la ville de MBuji Mayi et palper ainsi de ses doigts les réalités des cette ville et lui ouvrir ainsi les horizons d’un nouvel espoir, ceui de la renaissance »
Prenant ses administrés à témoin , le premier citoyen de la Province du Kasaï Oriental est allé plus loin pour qualifier le séjour de Joseph KABILA à Mbuji Mayi de pacte désormais inséparable . « la joie sincère et spontannée que vous ont exprimée vos enfants en détresse, expression de comunion, d’affection et d’amende honorable est révélatrice de la complicité désormais scéllée entre le Chef de l’Etat et le Kasaï Oriental. Plus rien ne viendra rompre ce pacte. »

Les Neuf préoccupations de Kasaïens à Joseph Kabila
En plus du sinistre consécutif aux pluies diluviennes des 8 et 9 novembre et qui ont endeuillé plusieurs centaines des familles dans le Kasaï Oriental, la Province est en bute à plusieurs autres sérieux problèmes d’ordre économique, infrastructurel…
A ce propos, le Gouverneur du Kasaï Oriental présente un cahier des charges comme un mémo adressé au chef de l’Etat . il s’agit entre autres, la relance de la Miba, de la SENGAMINES et de la SNCC ; la création d’une cimenterie, la mise à la disposition de l’énergie électrique par l’érection d’un nouvelle centrale hydro-électrique pour la ville de Mbuji Mayi et des micros centrales pour les trois districts. A cela s’ajoutent la continuité de la prise en charge des victimes des calamités, un appui au reclassement des sinistrés qui devront êtres délocalisés et installés sur d’autres sites, l’intensification des forages d’eaux dans chaque territoire, doter la Province du Kasaï Oriental d’une deuxième brigade routière et la restitution à la Province de son usine mobile d’asphaltage. enfin , la réhabilitation de la Nationale N°1 , Nationale N°2, Nationale N°7, de Bacs de Bena Dibele, Kisengwa et les ports de Lusambo et de Ndomba.

Joseph Kabila invite à une diversité de l’économie
L’économie de la Province du Kasaï Oriental, on le sait, repose essentiellement sur l’activité d’exploitation du diamant. On connait la suite avec la crise financière internationale dont les conséquences ont été durement ressenties dans la plupart des pays.
« L’heure n’est plus aux discours, plutôt à l’action. Parce que c’est par le travaill productif que nous parviendrons a nous prendre en charge pour réaliser, ensemble, la réconstruction du Kasaï Oriental, en vue d’un développement intégral ; » a déclaré Joseph KABILA avant d’ajouter que plusieurs attentes et préoccupations des fils et filles de la Pronvince du Kasaï Oriental ne peuvent être passés sous silence. Aussi , note-t-il, ces problèmes ne sont pas cependant spécifiques à la province du Kasaï Oriental.
Néamoins, le Président de la République reste convaincu que les Cinq chantiers de la République, vaste programme de reconstruction et de développement qu’il a initié, reste un cadre approprié pour apporter des solutions à tous ces problèmes. En ce qui concerne particulièrement, le Kasaï Oriental, Joseph Kabila met en exergue les problèmes relevant de la bonne gouvernance politique et sécuritaire. Sur le plan économique, le Chef de l’Etat Congolais invite la population Est Kasaïenne à diversifier l’économie au lieu de ne compter que sur la Miba.
Il est important de noter que Joseph Kabila a terminé son séjour à Mbuji Mayi par une conférence de presse qu’il a tenu en sa résidence officielle. L’occasion a été pour le Rais de répondre aux préocupations de la population de Mbuji Mayi, en rapport avec les différents projets annoncés,la rétribution au Gouvernement Provincial, électricité, l’exploitation du ciment, et les relations entre le pouvoir central et la Mission d’observation des Nations unies au Congo (MONUC).
En ce qui concerne les projets, la question a été de savoir si ceux-ci ont été pris en compte dans l’actuel projet de budget 2010 de la Province du Kasaï Oriental, encore sous examen à l’Assemblée Nationale provinciale . A cette préoccupation, Joseph Kabila a été plus que rassurant . « La plupart des projets soit 50% sont budgétisés. Le reste sera financé par des recettes extra budgétaires. Tout ce que j’ai annoncé hier, a un financement. J’ai demandé au Gouverneur de se déplacer en début de semaine pour résoudre le problème de rétribution qui n’est pas l’apanage du Kasaï Oriental. »
S’agissant des relations avec la MONUC, Joseph Kabila a déclaré que celles-ci sont bonnes. Ironisant l’auteur de la question, le Chef de l’Etat s’est démandé si la question ne serait pas de savoir quand la MONUC partira du territoire Congolais. «  Je ne sais pas. Des petites contradictions existent cà et là . Ce que nous demandons à la MONUC c’est de présenter un plan des désengagement d’ici à la fin de l’année. C’est sur base de ce plan que nous discuterons du désengangement progressif des troupes Onusiennes en RDC » a déclaré Joseph Kabila, avant de prendre son avion pour Gemena dans la Province de l’Equateur . De notre envoyé spécial à Mbuji Mayi Laurel KANKOLE


Les affaires en Occident prospèrent sur le sang du Kivu !
‘’Forum des As’’ ne croyait pas si bien écrire. Dans son éditorial intitulé "larmes de crocodile " publié dans l'édition n° 3490 du lundi 23 novembre 2009 sous la signature de José NAWEJ, votre journal n'avait pas exagéré en parlant de cynisme et d'hypocrisie dans le chef de la " communauté internationale " par rapport au drame congolais qui se déroule à l'Est. Que d' "opérations " militaires menées, manifestement sans grand succès, sur le terrain sans pour autant que les terroristes pourchassés ne désarment ! Ni les actions en solo des FARDC, ni les opérations jumelées avec les armées rwandaise et ougandaise, ni les opérations avec l'appui de la MONUC, rien ne semble les décourager ni les ramener à la raison ! Ils sont là, tel des moustiques qui s'éclipsent, le temps que les effluves de l'insecticide se dissipent ! La réalité est que le vivier des moustiques FDLR des Kivu est bien planqué à l'abri de toute attaque, dans un coin bien insoupçonnable : derrière les donneurs de leçons. A-t-il fallu un rapport des Nations Unies pour le savoir ? Pour le commun de l'opinion, peut-être. Mais pas pour les décideurs du monde. La corruption affirmée, la faiblesse ou la désorganisation affirmée de l'armée d'un pays post-conflit, etc., tout cela n'aura, finalement, été que prétexte pour couvrir les vrais pyromanes qui vivent du sang des Congolais des fabuleuses montagnes de l'Est.
Il y a plus de six mois déjà, notre consœur Colette Braeckman l'écrivait aussi : ce qui se passait et qui se passe dans les montagnes du Kivu ne sont un secret pour personne. Les acteurs de terrain sont bel et bien soutenus. Si pas directement par les décideurs, du moins par cette passivité active à travers l'hospitalité que leurs territoires offrent aux cadres des FDLR, mais aussi de leurs banques qui en font de même pour leurs avoirs financiers, et leurs satellites qui brassent des communications meurtrières. Les usines de la planète tournent et les économies prospèrent avec les ressources du sang du Kivu et les larmes des Congolais, sous la macabre musique des pleurs des femmes et jeunes filles violées à longueur des jours et des nuits. Ici aussi, les humanitaires en tirent de plantureuses ressources pour continuer à justifier leur existence.
Non, le Kivu ne pleure pas à cause de quelques armes et munitions dissipées par des officiers militaires véreux ! Entre le pêcheur et celui qui le met en condition de pêcher, qui faut-il blâmer ? Aujourd'hui, un nouveau jour se fait, au grand jour, sur la responsabilité internationale de cette communauté qui, pendant longtemps, s'est mise à part, déclinant sa responsabilité, même dans un flagrant contexte qui, pourtant, appelle au devoir d'ingérence humanitaire. La guerre de l'Est aura, on le sait, suffisamment servi d'arme pour soumettre les pouvoirs de la région.
" Ces tonnes de bons sentiments et de compassion à l'égard de la population martyre de l'Est du pays sont naturellement les bienvenues ", écrivait encore Forum des As voici exactement une semaine. " L'ampleur du réseau dont disposent les FDLR explique pourquoi la Monuc est dite inefficace, et démontre surtout que le problème dépasse les capacités opérationnelles et politiques du Congo, transformant les populations du Kivu en otages d'une guerre qui se joue ailleurs… ", renchérit notre consœur Braeckman dans l'édition en ligne du journal Le Soir (27 novembre 2009).
Aujourd'hui, chacun devrait s'en remettre à sa responsabilité pour, pourquoi pas, partager le devoir de réparation face à cet holocauste qui s'est déployé et a prospéré sous les regards faussement impuissants des puissants du monde. Les morts se comptent aux Kivu, les pleurs déchirent le silence hanté des montagnes et forêts du Graben, mais le sang macule plutôt des mains et crie sur les consciences occidentales. Car, en effet, " à l'heure des comptes, les boutefeux d'hier ne devraient pas s'ériger à peu de frais en censeurs et en congophiles. Le drame congolais était d'autant plus évitable que les guerres que le pays a connues étaient toutes d'essence étrangère", concluait Forum des As dans son édition de lundi 23 novembre dernier.
Ci-dessous le remake de l'éditorial historique de «Forum des As» ainsi que la lecture du rapport des experts onusien faite par Colette Braeckman dans Le Soir. Jonas Eugène KOTA

Armes au Kivu, chefs en Europe
Malgré les moyens mis en œuvre, malgré l'appui militaire et logistique de la Mission de Nations unies au Congo (Monuc), et en dépit des milliers de combattants hutus rapatriés au Rwanda avec leur famille, l'opération Kymia, menée au Nord et au Sud Kivu par l'armée congolaise, est largement décrite comme un échec : non seulement les rebelles hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda n'ont pas désarmé, mais ils multiplient les actes de représailles contre les populations locales et ils ont gardé à la fois leur potentiel offensif et leur capacité d'organisation et de financement. Alors que la responsabilité de cet échec est souvent imputée aux forces armées congolaises, le rapport soumis cette semaine au Conseil de Sécuritéde l'ONU par un groupe d'experts jette une autre lumière sur la situation réelle : il apparaît que les combattants hutus présents au Kivu sont avant tout des exécutants, répondant à des directives qui leur sont transmises par les responsables du mouvement installés à l'étranger. Ces derniers disposent de ressources financières importantes, tirées des cotisations de la diaspora, mais surtout du commerce de l'or et des minerais extraits du Kivu et commercialisés par des sociétés qui ont leur siège en Europe.
Durant leur longue enquête, les experts ont intercepté un grand nombre d'appels téléphoniques, et par exemple capté 240 conversations satellitaires entre Ignace Murwanashyaka, porte-parole des FDLR résidant en Allemagne, et des commandants opérant au Kivu. En mars 2009, alors que l'opération Kymia II commençait à se déployer, Murwanashyaka a donné l'ordre de s'attaquer aux civils congolais et de donner l'assaut aux hôpitaux et centres de santé ; un mois plus tard il ordonnait une offensive générale contre l'armée congolaise.
Alors qu'il n'avait jamais été inquiété malgré les nombreux avertissements venus de Kigali, Murwanashyaka et un autre leader des FDLR, Straton Musoni, ont été arrêtés le 19 par les autorités allemandes à la veille de la sortie du rapport. Par contre, la France a toujours refusé d'arrêter Callixte Mbarushimana, nº 2 du mouvement, et n'a pas enquêté sur les détenteurs de 21 numéros satellites en communication régulière avec les combattants du Kivu… Il apparaît que l'autorité de ces leaders en exil repose aussi sur la notoriété que leur assuraient les nombreuses interviews radiophoniques captées jusqu'au Congo.
Les experts de l'ONU ont surtout mis en évidence le véritable nerf de la guerre : les ressources financières dont disposent les rebelles hutus et le réseau de complicités sur lequel ils peuvent compter.
Ces pistes-là traversent les pays voisins, le Burundi, la Tanzanie où des camps de réfugiés leur servent de base de recrutement, la Zambie, l'Afrique du Sud… Mais surtout, c'est en Europe - Allemagne, France, Belgique - que se situent les centres nerveux et financiers de l'organisation : via des agences comme Western Union, la diaspora rwandaise envoie des mandats, tandis que des sociétés se chargent de commercialiser l'or extrait des carrés miniers.
La Belgique est la première des bases arrière de la guérilla hutue : d'après le rapport des experts, la société Berkenrode, sise à Anvers, raffine et revend l'or acheminé depuis le Burundi, de même que la société appartenant à Tony Goetz, autre Belge d'Anvers, qui avait naguère installé un centre d'achat et de raffinage dans la zone franche de Bujumbura.
Malgré ses démentis, sa société, Affimet, avait souvent été citée comme " revendant l'or des Hutus ", qu'il s'agisse des rebelles burundais ou rwandais. Reposant sur des écoutes téléphoniques et des listes de numéros d'appel, sur des relevés bancaires et des preuves de transfert d'argent, le rapport des experts corrobore des accusations depuis longtemps formulées par le Rwanda.
A Kigali en effet, on assure que la solution du problème ne se trouve ni dans les opérations militaires sur le terrain, ni dans un " dialogue interrwandais " qui légitimerait des personnalités impliquées dans le génocide de 1994 et dans les actes terroristes qui ont suivi, mais dans une véritable coopération internationale.
Les experts rappellent aussi que les rebelles hutus ont su se créer des complicités locales, dans l'armée entre autres, ce qui leur permet de se fournir en armes et en munitions. Et que des personnalités congolaises, comme le ministre Mbusa Nyamwisi, auraient aidé les milices rwandaises en échange de livraisons de bois et de minerais.
L'Ouganda, cependant allié du Rwanda, est également mis en cause pour avoir autorisé des recrutements de combattants hutus dans des camps de réfugiés et pour avoir autorisé des exportations d'or extrait du Kivu. L'ampleur du réseau dont disposent les FDLR explique pourquoi la Monuc est dite inefficace, et démontre surtout que le problème dépasse les capacités opérationnelles et politiques du Congo, transformant les populations du Kivu en otages d'une guerre qui se joue ailleurs…

Kinshasa exhorte Europe et USA à "suivre l'exemple de Berlin"
Le gouvernement de la RDC a émis le souhait que des mandats internationaux soient lancés contre des responsables des rebelles hutus installés en Europe et aux Etats-Unis : " Nous lançons un appel pathétique à la France, la Belgique, la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, dont le rapport (des experts de l'ONU) confirme qu'ils hébergent d'autres chefs hutus rwandais, pour qu'ils suivent le bel exemple de Berlin ", a déclaré Lambert Mende, ministre de l'Information.Les rebelles ont pu compter sur le soutien constant de milieux catholiques : Constant Goetschalck, membre des Frères de la Charité travaillant dans le camp de réfugiés de Kigoma (Tanzanie) est cité pour avoir donné de l'argent.
Son action caritative lui a permis de recevoir un prix de un million de dollars décerné par l'Opus Dei. Deux associations espagnoles, la Fundacio S'Olivar et Inshusti, financées par le gouvernement de la province des Baléares, ont soutenu financièrement les FDLR. Les dirigeants de ces deux fondations ont été les principaux informateurs des juges espagnols qui ont inculpé des dirigeants du FPR. Colette Braeckman (Lesoir.be)


ENJEUX DE L'HEURE
POST SCRITUM ?
Procès sans issue au Conseil de sécurité…
Le Kamikaze se fera-t-il hara kiri ? Le serpent se mordra-t-il la queue ? L'accusé plaidera-t-i coupable ? Autant de questions et tant d'autres que les Congolais se posaient au moment où, jeudi dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU devait statuer sur le rapport des experts indépendants de la même organisation internationale sur la situation sécuritaire à l'Est de la RDC. Des interrogations qui se justifiaient par le fait que 3 des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité sont indexés dans ledit rapport : Les USA, la France, la Russie, la Chine et la Grande Bretagne. Ces pays hébergent des cadres politiques des FDLR qui y ont organisé un réseau de financement de leurs combattants sur terrain. De même, c'est aussi dans ce pays que se recrutent les sociétés qui exploitent les minerais du sang. D'autres membres non permanents sont également impliqués à des divers niveaux, ce qui ne concourent qu'à renforcer les interrogations.
Comment donc, dans ces conditions, s'attendre à des mesures coercitives, du genre sanctions, face à une telle flagrance, malgré les recommandations du panel d'experts onusiens ? D’ailleurs, le rapport n’était-il déjà pas confidentiel? Manifestement, lorsque l'on se trouve devant une situation où le juge doit rendre le verdict sur son propre procès, autant alors se contenter de la langue de bois et engranger une nième résolution sans aucune conséquence sur l'avenir. La boucle sera encore bouclée sur un drame dont on connaît aussi bien les origines, les acteurs visibles et invisibles, les victimes et les bénéficiaires, mais aussi le grand perdant dans ce qui n'est pas moins qu'une partie de poker-menteur.
Depuis 1994, la RDC est passée du théâtre d'un conflit rwando-rwandais pour devenir le responsable des crimes qui se commettent sur ses fils et filles et porter la responsabilité d'y mettre fin sous la pression de la Communauté internationale, alors que c'est de cette communauté que sont venus tous les calculs qui ont enlisé la crise, et c’est là que se tirent les ficelles pour perpétuer l'holocauste qui fait les bonnes affaires des Occidentaux. JEK

Choqué, Lambert Mende condamne l’attaque de l’hélico de la Monuc à Dongo
Le gouvernement de la République condamne l’attaque contre l’hélicoptère de la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc) par des éléments armés, jeudi, à Dongo au Sud Ubangi, dans la province de l’Equateur. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement dans un entretien, vendredi, avec radiookapi.net. Selon Lambert Mende Omalanga, s’il s’agit des gens de Dongo, c’est suicidaire. Il a ainsi annoncé le renforcement de la présence des éléments de la Police nationale congolaise pour une réponse appropriée à la situation. Toujours selon le ministre de la Communication et des Médias, le Gouvernement n’envisage pas encore l’envoi des forces armées dans cette cité.

Lambert Mende, l’opinion le sait, l’hélicoptère de la Monuc a été attaqué hier à Dongo par des hommes armés. Comment le gouvernement réagit à cela?

Le gouvernement condamne cette attaque de l’hélicoptère de la Monuc alors que la Monuc est à Dongo pour porter secours à la population. Si c’est les gens de Dongo qui perpètrent une telle attaque, c’est une forme de suicide. Nous pensons que les éléments qui ont commis les crimes les plus abominables, qui sont poursuivis par nos forces de police essaient certainement d’empêcher toute perspective de pacification et s’en prennent à la Monuc parce que la Monuc vient en appui à cette pacification. Voilà ce que nous pouvons dire. Nous cherchons à identifier les auteurs de cette opération, et qui ne sont certainement pas très loin de Dongo centre pour pouvoir les arrêter et les empêcher de continuer à nuire.

A notre connaissance, la cité de Dongo est-elle sous contrôle de la police?

La police tient toujours Dongo. Vous savez que, même à Kinshasa, il y a des malfaiteurs qui font leurs coups; alors que Kinshasa est une ville très bien gardée, pourtant ! C’est le propre des malfaiteurs de trouver des pistes pour venir faire leurs coups. Ils ont attaqué également la police. Je ne sais pas pourquoi on ne parle pas beaucoup de l’attaque contre la police qui est à Dongo. Avant de s’en prendre à l’hélicoptère, ils s’en sont pris à la police. La police fait son travail! Elle subit des agressions parce qu’ils sont là. On est à leur chasse, on essaie de mettre la main sur eux. Nous confirmons que la police est à Dongo. Elle a subi une attaque. Et ils ont attaqué l’hélicoptère de la Monuc. Nous condamnons cela fermement et nous allons réprimer les auteurs de cette attaque.

Vous parlez de cette attaque contre la police, quel est le bilan de cette attaque ?

Il n’y a pas de perte du côté de la police, mais elle a eu une attaque vigoureuse.

Elle est intervenue quand, cette attaque ?

Elle (la police) a été attaquée et c’est en fuyant la réaction de la police que les assaillants sont allés s’en prendre à l’hélicoptère de la Monuc, avant de fuir, bien sûr.

Quelle garantie le gouvernement donne à la population de Dongo pour rentrer, alors qu’il y a des incursions et des attaques à Dongo ?

Ce n’est pas la première incursion. La police est allée parce qu’il y a eu des actes criminels qui se commettaient. Le gouvernement va faire monter en puissance la présence de la police à Dongo. On va y envoyer des renforts pour essayer de donner une réponse adéquate par rapport au niveau de la menace qui semble avoir pris une certaine ampleur.

Mais pourquoi le gouvernement n’envoie-t-il pas simplement l’armée parce qu’il s’agit des hommes armés qui s’attaquent aux populations et aux forces de l’ordre ?

Tout homme armé n’a pas à recevoir une réponse de type militaire. Le gouvernement est bien outillé pour évaluer le niveau de la menace. Jusqu’ à présent, le gouvernement estime que la police peut y suffire. S’il y a un débordement de la police, croyez-moi bien que d’autres mesures seront prises.

FORUM ECO
Coopération : le Sud-Soudan sollicite le soutien de la RDC pour son référendum de 2011
Le soutien de la République démocratique du Congo au référendum de 2011 au Sud-soudan était au centre de discussions, le vendredi 27 novembre, entre le vice-ministre des Affaires Etrangères Ignace Gata et le représentant du gouvernement du Sud-Soudan en RDC Lazaro Akoi.
Se confiant à la presse au sortir de cet entretien, l’hôte de Ignace Gata a déclaré que son gouvernement sollicite le soutien de la RDC pour le respect des accords signés en 2005 entre le Sud –Soudan et le Nord-Soudan afin de permettre au peuple de choisir soit l’unification ou encore la séparation de ces deux Etats par référendum en 2011. Un autre point abordé au cours de cet échange est celui relatif à la consolidation des relations de coopération qui existent entre les deux pays. A l’en croire , la RDC et le Sud –Soudan sont obligés de travailler ensemble, notamment dans les secteurs économique, politique et socio—culturel avant de noter : «Nous sommes des voisins , les échanges sont nécessaires pour les deux pays».

CARTE POSTALE DU SUD- SOUDAN
Le Sud-Soudan (Southern Sudan en anglais) est une région autonome du Soudan. Le gouvernement soudanais a accepté de donner une large autonomie à la région dans l’accord de paix signé le 9 janvier 2005 à Naivasha, au Kenya, avec l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS), tentant de mettre fin à la seconde guerre civile soudanaise.
Géographie physique et politique le Sud-Soudan a des frontières avec : l’Éthiopie à l’Est; le Kenya, l’Ouganda, et la République démocratique du Congo au Sud; la République centrafricaine à l’Ouest; et le Nord du Soudan, principalement arabe et musulman, gouverné directement par le gouvernement central.
Les rapports entre le Sud-Soudan autonome et les États soudanais voisins du An Nil al Azraq (Nil bleu), Djanoub Kourdoufan, et Abyei n’ont pas encore été définitivement tranchés, bien que, pour l’instant, ils soient rattachés au Nord.
Le Sud-Soudan comprend dix wilayats, ou États, qui faisaient autrefois partie des provinces de : Equatoria, Bahr al Jabal ; Equatoria est ; Equatoria ouest. Bahr el Ghazal, Bahr al Ghazal nord ; Bahr al Ghazal ouest ; Lacs. Le Nil supérieur, Junqali; Wahdah.
Le Sud-Soudan a une population d’environ 9 millions d’habitants (estimé en 2008). Elle est principalement rurale ; la vie y est liée à une économie de subsistance.
Cette région autonome a été durement touchée par la guerre continue, à l’exception de 10 ans de calme, depuis l’indépendance du Soudan en 1956. Il en résulte un manque de développement des infrastructures, des destructions et des déplacements de populations : plus de 2 millions de personnes sont mortes, et plus de 4 millions ont été déplacées ou sont réfugiées du fait de la guerre civile et de ses conséquences.
Dans cette région autonome, les Soudanais ont conservé leurs croyances traditionnelles, bien qu’ils aient été convertis par les missionnaires chrétiens. Le sud comporte également beaucoup de communautés différentes et un plus grand nombre de langues y sont parlées que dans le Nord.
Les Dinka, dont la population est estimée à plus d’un million de personnes, constituent la plus grande des nombreuses communautés du Sud-Soudan. Avec les Shilluk et les Nuer, elles comptent parmi les communautés nilotiques. Zande, et Jo Luo sont les communautés soudanaises dans l’ouest, et les Acholis et les Lotuhu vivent dans l’extrême sud, se prolongeant jusqu’en Ouganda.
Le Juba pidgin l’arabe est largement répandu et utilisé comme langue véhiculaire au Sud-Soudan.
En attendant des élections, des sièges à l’Assemblée du Sud-Soudan et au gouvernement du Sud-Soudan doivent être répartis dans les proportions suivantes entre le SPLM (70%), le NCP (l’ancien NIF) (15%), et d’« autres forces politiques du Sud » (15%). Avant sa mort le 30 juillet 2005, le chef des rebelles John Garang était le président du Sud-Soudan. Garang a été remplacé par Salva Kiir Mayardit qui a prêté serment comme vice-président du Soudan le 11 août 2005.
Indépendance
L’indépendance du Sud est souhaitée par certaines populations du sud du pays, appuyées notamment par les États-Unis. Le travail de l’Agence des États-Unis pour le développement international, s’est attachée à créer une banque centrale à Rumbek, ville principale de la région qui est réorganisée avec un statut d’État-nation. Cependant, les points de vues contradictoires des différentes factions, telles que le SPLA et les Sudistes, rendent le futur de cette perspective incertain.
Le gouvernement du Sud-Soudan devrait organiser un référundum sur l’indépendance six ans après la promulgation de l’autonomie, soit en 2011. Mathy Musau


La Bad satisfaite de l’exécution à mi-parcours du PUAICF
Six mois après l’entrée en vigueur de l’accord de don du Programme d’urgence d’atténuation des impacts de la crise financière (PUAICF), la Banque africaine de développement se dit satisfaite de son exécution. C’est ce qui ressort des travaux de l’atelier de la revue à mi-parcours de ce programme couplés d’une conférence de presse organisée le samedi 28 novembre 2009 à Romeo Golf à Gombe.
La rencontre a mis autour d’une même table la BAD, l’Agence d’exécution du programme qu’est l’Ucop, représentée par son coordonnateur Tobbie Chalendowa et les différents bénéficiaires.
Pour contrer les effets néfastes de la crise financière internationale sur l’économie congolaise, le gouvernement de la RDC avait reçu de la BAD un don de 100,97 dollars américains au titre de financement de l’accord du PUAICF. Le vice ministre des Finances, César Lubamba, a souligné dans son discours d’ouverture des travaux que « toutes les devises ont été cédées à la Banque centrale du Congo (BCC) pour améliorer le niveau des réserves internationales et la contre-valeur en monnaie nationale est en train de financer les dépenses ciblées telles que convenu dans le plan d’action du PUAICF ». L’objectif était de faciliter la continuité de l’approvionnement en marchandise et produits de première nécessité importés d’une part, et d’autre part, de renforcer les réserves de la BCC et la réalisation de certains repères ou déclencheurs clés pour l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE renforcé d’ici fin 2009. Il était également question, avec ce programme, de réaliser en 2009 un plan d’urgence de sortie de crise de la SNCC, le paiement plus régulier en 2009 des salaires des enseignants du primaire et secondaire, ainsi que le paiement en 2009 des factures d’eau et de l’électricité des entités publiques.
A la question de savoir si la BAD est satisfaite de l’exécution à mi-parcours du programme, M. Kouassi Yacinthe a indiqué : « je répondrai oui parce que nous avons mis en place des opérations qui sont en ligne avec les besoins du gouvernement. L’appui que nous avons donné a permis de renforcer les réserves de la BCC qui sont passées de 2,6 semaines de mois d’importation à 7 semaines de mois d’importation ». La BAD est également satisfaite d’avoir renforcé la capacité d’importation du pays. Sur les 100 millions Usd, il y a environ 43 millions Usd qui ont été utilisés pour financer les importations. « Pour ce qui est des dépenses d’appui ciblé, poursuit M. Kouassi, la RDC a un stock de dette de près de 12 milliards de dollars. Et l’appui que la Banque est en train d’apporter à la fin de déclencheur, permettra à la RDC de bénéficier d’un allègement de la dette de 90% du stock».
Selon l’un des bénéficiaires, la SNCC représentée par son ADT, avec cet appui de la BAD, son entreprise a pu apaiser la tension sociale et la relance des activités. C’est le cas de l’achat des pièces de rechange, l’acquisition des lubrifiants ainsi que la location des locomotives. Les bénéficiaires de l’accord de don du Projet PUAICF sont : la BCC, l’Ofida, l’UPPE-SRP, l’INS, l’Ogedep, la Sncc, le Secope, la Snel et la Régideso.
Dina BUHAKE
AVIS DE RECRUTEMENT L'UEPN-DDR
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a obtenu un financement de la Banque Africaine de Développement (BAD en sigle) par le biais du Don du Fonds Africain de Développement (FAD en sigle) de USD 22,5 millions (Vingt deux et demi millions de dollars américains) pour financer le Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (PNDDR en sigle).
La gestion globale du Programme est faite par l’Unité d’Exécution du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (UEPN-DDR en sigle). Elle travaille en étroite collaboration avec l’Agence de Gestion Fiduciaire (AGF en sigle) qui assure la gestion financière et la passation des marchés.
Le Projet a pour objectif d’aider, la RDC, le Bénéficiaire à promouvoir un développement social viable à long terme, à contribuer à la reconstruction socioéconomique sur son territoire et à consolider la paix, la réconciliation nationale et la stabilité dans la sous région ; en favorisant : i) la démobilisation d’environ 15 000 Ex- Combattants, et la fourniture d’un appui à leur réinsertion et leur réintégration sociale et économique ; et ii) la ré allocation des économies budgétaires ainsi réalisées par le Bénéficiaire du secteur de la défense aux secteurs sociaux et économiques.
Le Gouvernement a l’intention d’utiliser une partie du montant de Don obtenu pour effectuer les paiements au titre du contrat suivant : la sélection d’un consultant pour l’élaboration d’une stratégie nationale d’appui aux femmes ex combattantes et aux femmes victimes de violences liées aux conflits.
Les services comprennent généralement l’appui, de manière spécifique et efficace, sur le plan social et économique, à 10 000 filles et femmes ciblées et répondant aux critères tels que défini dans les documents du projet pour les rendre compétitives sur le marché du travail et des services autonomes pour un développement durable à travers un système d’auto développement permanent.
Les objectifs spécifiques, les résultats attendus, la durée et l’étendue de la mission sont largement expliqués dans les TDR.
La Direction de l’UEPN-DDR invite les consultants internationaux ayant une expertise technique et désireux d’être sur la liste restreinte d’avoir le profil minimum requis :
Etre une institution spécialisée dans le domaine de la formation et de la recherche en travail socioéconomique ;
Avoir une personnalité juridique ;
Avoir une expérience de travail avec les Ministères des affaires Sociales, Genre Famille et Enfants ;
Expérience de partenariat avec les organismes nationaux et internationaux ;
Avoir connaissance des normes de procédures de « reporting » des organismes internationaux, expérience de partenariat avec les organismes nationaux et internationaux ;
Disposer d’une équipe pluridisciplinaire compétente d’au moins 20 personnes maîtrisant une des quatre langues nationales ;
Disposer d’une bonne représentativité des femmes au sein de l’équipe ;
Faire preuve d’une capacité de se déployer dans les provinces ciblées par l’action ;
Capacité de travailler dans les délais ;
Faire une capacité de déploiement sur toute l’étendue de la RDC;
Avoir une expérience d’au moins cinq ans dans le domaine social et de recherche ;
Faire preuve de capacité aiguë de coordination ;
Bénéficier d’une bonne notoriété publique parmi les institutions œuvrant dans le même domaine d’activité ;
Travailler en toute confidentialité en raison de la délicatesse du sujet d’enquête et garder à l’esprit de traiter avec dignité les femmes victimes d’abus de droits humains lors des conflits.

La sélection du consultant se fera en accord avec les procédures définies dans les Directives : Règles de Procédure pour l’utilisation des consultants par les emprunteurs de la Banque Africaine de Développement (édition courante).
Les consultants intéressés peuvent obtenir les Termes de Références de ladite mission à l’adresse ci-dessous et aux heures suivantes : de 9 heures à 12 heures 30 minutes et de 13 heures 30 minutes à 16 heures.
Les manifestations d’intérêts doivent être déposées à l’adresse ci-dessous au plus tard le 14 décembre 2009 à 16 heures locales, la date de l’avis étant le 30 novembre 2009

AVIS DE RECRUTEMENT L'UEPN-DDR
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a obtenu, de la Banque Mondiale (Association Internationale pour le Développement : IDA en sigle) et du Multi Country Demobilisation and Reintegration Program (MDRP en sigle, un montant équivalent à USD 250 millions (Deux cents cinquante millions de dollars américains) et un financement de la Banque Africaine de Développement (BAD en sigle) par le biais du Don du Fonds Africain de Développement (FAD en sigle) de USD 22,5 millions (Vingt deux et demi millions de dollars américains) pour financer le Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (PNDDR en sigle).
La gestion globale du Programme est faite par l’Unité d’Exécution du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (UEPN-DDR en sigle). Elle travaille en étroite collaboration avec l’Agence de Gestion Fiduciaire (AGF en sigle) qui assure la gestion financière et la passation des marchés.
Le Projet a pour objectif d’aider, la RDC, le Bénéficiaire à promouvoir un développement social viable à long terme, à contribuer à la reconstruction socioéconomique sur son territoire et à consolider la paix, la réconciliation nationale et la stabilité dans la sous région ; en favorisant : i) la démobilisation des Ex- Combattants, et la fourniture d’un appui à leur réinsertion et leur réintégration sociale et économique ; et ii) la ré allocation des économies budgétaires ainsi réalisées par le Bénéficiaire du secteur de la défense aux secteurs sociaux et économiques. Les composantes du programme sont au nombre de trois: Le désarmement, la démobilisation et la réinsertion. Deux volets d’assistance sont prévus par le PNDDR dans le cadre de la réinsertion socioéconomique :
- une assistance immédiate appelée aussi « filet de sécurité »-
- une assistance à la réinsertion socioéconomique dans les communautés qui combine une série variée de services d’appui.
Le Gouvernement a l’intention d’utiliser une partie du montant du Don obtenu pour effectuer les paiements au titre du contrat relatif à la sélection d’un consultant pour l’évaluation finale et indépendante du PNDDR avant le 30 juin 2010 date officielle de clôture du projet.

1. Objectifs

Généralement, l’objectif principal est d’évaluer l’ensemble de la mise en œuvre du programme, en vue d’apprécier le niveau d’atteinte de ses objectifs et dans le respect des normes et procédures de gestion.

2. Les objectifs spécifiques, les résultats attendus, la durée et l’étendue de la mission
sont largement expliqués dans les TDR, que vous pourrez consulter auprès des services techniques du programme à l’adresse indiquée ci-dessous

3. Profil du consultant :

Le consultant devrait posséder idéalement les caractéristiques suivantes:
-Une firme de consultance régulièrement établie, une organisation non gouvernementale ou une organisation académique disposant des qualifications techniques, de l’expérience d’un environnement post-conflit et des références positives dans la mobilisation et la constitution des équipes multidisciplinaires.
- Une performance satisfaisante prouvée dans la réalisation des évaluations de programmes antérieurs
- Une connaissance des conflits de la Région Elargie des Grands Lacs ainsi qu’une expérience des processus et des procédures de la Banque Mondiale.
- Une connaissance et une expérience suffisantes dans la réalisation des évaluations post-conflit et/ou des programmes DDR constitueraient un avantage.
- Une expérience suffisante de la RDC, de son contexte politique et sécuritaire.
- Une expérience dans les sondages est également nécessaire et si possible dans un environnement complexe comme la RDC (problème d’infrastructure, de communications, de transport). Le personnel clé devrait avoir un niveau minimal d’études de licence ou équivalent et devrait être parfaitement opérationnels dans un environnement parlant le français. Les domaines d’expertise ci-après sont les mieux indiqués :
1. Evaluation des programmes (quantitativement, qualitativement).
2. Gestion de programmes ou de projets dans le domaine du développement ou de l’assistance humanitaire ou dans le secteur privé (y compris la gestion financière et la passation de marchés).
3. Planification, mise en œuvre des activités de suivi d’opérations avec plusieurs intervenants et logistiquement complexe.
4. Développement humanitaire ou Réintégration (économique et sociale).
5. Travail sur les groupes vulnérables
5. La sélection du consultant se fera en accord avec les procédures définies dans les Directives : Sélection et Emploi de Consultants par les Emprunteurs de la Banque Mondiale (édition courante).
Les consultants intéressés peuvent obtenir les Termes de Références de ladite mission à l’adresse ci-dessous et aux heures suivantes : de 9 heures à 12 heures 30 minutes et de 13 heures 30 minutes à 16 heures du lundi au vendredi.
Les manifestations d’intérêts doivent être déposées à l’adresse ci-dessous au plus tard le 14 Décembre 2009 à 16 heures, heure locale.


ENJEUX DE L'HEURE
REMISE DE CERTIFICAT D'ENREGISTREMENT AU MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT
Maj Kisimba et José Endundo concrétisent la volonté du Chef de l’Etat
La parcelle où sera érigé le nouvel immeuble du ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme à côté du bâtiment de la Fonction publique à Gombe, a été dotée d’un certificat d’enregistrement remis, au cours d’une cérémonie, par le ministre des Affaires foncières Maj Kisimba à son collègue de l’Environnement José Endundu.

La cérémonie de la remise de ce certificat, a dit Maj Kisimba Ngoy, entre dans le cadre de la volonté, maintes fois exprimée, du Président de la République Joseph Kabila, qui voudrait voir les immeubles de l’Etat, tant du domaine immobilier public que privé, sécurisés par l’établissement des titres de propriété établis aux noms des services utilisateurs et qu’un répertoire desdits titres de propriétés soit tenu au secrétariat général des Affaires foncières. Cette cérémonie constitue un signal fort qui vise à sécuriser le nouvel immeuble de la spoliation et de la prédation et lui offre une sécurité juridique indéniable.
Maj Kisimba a, à cette occasion, invité les responsables de différents ministères, services publics, entreprises, et des établissements publics à emboîter le pas au ministère de l’Environnement en vue de sécuriser leur patrimoine immobilier et, par delà, lutter contre la spoliation de leurs biens avant d’ajouter que les services de son ministère (Affaires foncières) sont disposés à accompagner cet effort de sécurisation des édifices.
Auparavant, le ministre des Affaires foncières a rappelé que la RDC dispose d’innombrables édifices publics disséminés à travers l’ensemble du territoire national, affectés à un usage public ou à un service public. Ces immeubles, qui relèvent du domaine immobilier public de l’Etat, a-t-il souligné, sont de notoriété publique comme étant la propriété de l’Etat congolaise et ils demeurent malheureusement, à ce jour, non couverts des titres de propriété, en l’occurrence le certificat d’enregistrement.
Il en est de même des immeubles relevant du domaine immobilier privé de l’Etat dont plusieurs, notamment bien que dans le commerce, ont quitté le domaine privé de l’Etat, sans être régulièrement désaffectés comme l’exigent les dispositions légales en la matière. Cette situation de non sécurisation des immeubles de l’Etat, de manque des titres de propriété, a indiqué Maj Kisimba, constitue un facteur ayant favorisé et est à la base de la spoliation des immeubles relevant tant du domaine immobilier public ou privé de l’Etat. C’est ce qui justifie le souci du Chef de l’Etat qui tient à la protection de tous les immeubles de l’Etat et domaine immobilier public que privé contre toute forme de spoliation ou bradage, a conclu le ministre des Affaires foncières.
Cette parcelle, qui a fait l’objet de cette cérémonie, contient un bâtiment de l’Etat qui abritait autrefois les services du Secrétariat général du ministère des Mines ayant fait l’objet d’échange avec l’un des bâtiments de l’Etat affectés au ministère de l’Environnement. D’où, il était tout à fait normal que les documents administratifs de ce patrimoine de l’Etat portent désormais le nom du nouvel utilisateur qu’est le ministère de l’Environnement. Ainsi, il y a eu effectivement transfert du bien de l’Etat d’un service à un autre et il s’avère indispensable d’établir, à cet effet, un certificat d’enregistrement en faveur du nouvel utilisateur.
La parcelle concernée abritera un nouvel immeuble de l’administration du ministère de l’Environnement dont la construction sera financée par la Banque mondiale pour un montant de 7 millions USD, a révélé le ministre José Endundo de l’Environnement qui va loué le professionnalisme de Maj Kisimba pour avoir voulu que les choses se passent selon la règle pour la sécurisation de ce nouveau bijou.
C’est la 3ème opération que vient de réaliser le ministre Maj Kisimba après l’attribution d’un certificat d’enregistrement au ministère des Sports et Loisirs pour le stade omnisports des Martyrs et six autres certificats attribués aux gouverneurs du Bas-Congo dont deux pour le bâtiment du gouvernorat et la résidence du gouverneur.
FDA

SOUS L'IMPULSION DE LA VICE-PRIMATURE EN CHARGE DE LA RECONSTRUCTION
Le Cavak sensibilise la population sur la reprise du Salongo spécial tous les samedis
L Le représentant du vice-premier ministre en charge de la reconstruction, Emile Bongeli, accompagnée de MR. Prosper Bokoto, coordonnateur national de la Cellule d’études stratégiques et d’appui volontaires aux cinq chantiers du Chef de l’Etat (CEVAK), a procédé, samedi 28 novembre 2009, au lancement de la campagne de sensibilisation pour la reprise du Salongo spécial tous les samedis dans toute l’étendue de la République démocratique du Congo (RDC), sous le thème : « Moi, je m’engage à la réussite des cinq chantiers »
Cette campagne qui a commencé à l’Office national des transports (Onatra) précisément dans sa concession administrative, a regroupé les agents des différentes entreprises DGM, l’OFIDA, les ministères des transports, de l’Economie, des services d’hygiène des frontières, des vendeurs, des cambistes et autres services y relatifs.
Ces agents des différents services de l’Etat, chacun munis, à cette occasion, d’un matériel de travail et d’une tenue appropriée, ont desherbé et nettoyé de fond en comble autour du bâtiment administratif de l’Onatra, situé sue le Boulevard du 30 juin, en face de l’immeuble Sozacom.
Cette activité, somme toute louable, à laquelle ont pris part cadres et agents sans distinctions des catégories et de rang social, s’est déroulée avec une ambiance bon enfant, accompagnée des chants, d’une chronique entrecoupée par les rires et des cris de joie. Mais il sied de signaler que tout en faisant la chronique et certaines petites taquineries, tous le monde a eu le cœur à l’ouvrage en exécutant tant bien que mal sa tâche respective. Ceci revient à dire que chaque personne a travaillé librement sans pourtant recevoir les ordres de qui que ce soit. En un clin d’œil, toute la concession administrative de l’Onatra a été assainie dans tous ces recoins. Cette reprise du Salongo spécial tous les samedis a été initié conformément aux instructions du vice-premier ministre en charge de la reconstruction nationale, Emile Bongeli, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.
En d’autres termes, cette activité qui est similaire à l’opération « retroussons les manches » qui a fait ses preuves pendant la 2e République, vise à redorer le blason de la ville de Kinshasa et de toute la RDC terni par l’insalubrité. Car, rien qu’en observant les différentes artères principales de la ville de Kinshasa en particulier, on peut se faire une idée précise de l’état et de l’insalubrité de nos villes. Interpellé, par cet état de chose, Mme Emile Bongeli, en collaboration avec la cellule d’études stratégiques et d’appui volontaire aux 5 chantiers du Chef de l’Etat (CEVAK), initié par Prosper Bokoto, coordonnateur de ladite structure a eu le courage de faire recours à la reprise du Salongo spécial tous les samedis. A en croire l’initiateur de cette campagne de sensibilisation qui va s’étendre dans toute l’étendue du pays, vise à conscientiser la population, à travers ce Salongo spécial, consistant à assainir leurs quartiers , villages voire même leurs écoles et marchés. Car, selon lui, rien ne peut se faire sans l’apport de toutes les forces vives de la RDC.
La relance de ce Salongo spécial s’est effectuée sous l’œil vigilant du directeur du département Port et Transport fluvial de l’Onatra, Kalenga Katamba. Cette activité s’est terminée par un rafraîchissement au restaurant Le Delice dans la commune de la Gombe. S. Simon TSOUMBOU

NATION
KINSHASA
Assurance automobile : une caravane motorisée annonce le bouclage pour ce mardi
La pluie, qui s’est abattue sur la ville de Kinshasa vendredi 27 novembre 2009, n’a pas empêché la Société nationale d’assurances (SONAS) de sensibiliser les propriétaires des automobiles de la capitale sur le contrôle des certificats d’assurance automobile prévu pour ce mardi le 1er décembre 2009 à travers toute l’étendue de la ville.
Les principales artères de la ville de Kinshasa ont connu une ambiance on ne peut plus particulière le week-end denier. La caravane motorisée, organisée en cette fin du mois de novembre par l’assureur national, visait le grand public et a eu pour objectif d’alerter les propriétaires des automobiles face aux délais impartis pour le paiement d’assurance. Voilà pourquoi, pour atteindre un plus grand nombre des propriétaires d’automobiles, la SONAS a choisi les principales artères de la ville. Ainsi donc, le carnaval motorisé, après avoir quitté la direction générale de l’entreprise située dans la commune de la Gombe, a pris la direction de la Gare centrale. De cette place considérée comme le début proprement dit de la sensibilisation, le carnaval a pris le Boulevard du 30 juin jusqu’à la Place Socimat avant d’embrasser les communes chaudes de la capitale comme Kalamu, Kasa-Vubu, Limete, Matete, N’Djili, Masina pour enfin se terminer au Terminus du quartier Kingasani, dans la commune de Kimbanseke.
Partout où ils sont passés, les sensibilisateurs de la SONAS ont appelé particulièrement les chauffeurs à remplir leur droit civique et à se conformer à la loi au risque de subir des sanctions prévues pour les récalcitrants. Le message donné par ces derniers, à l’aide des lances voix et agrémenté par les fanfares du groupe Mukokoli, a suscité la curiosité des automobilistes, des passants et même des piétons qui voulaient en savoir un peu plus sur la campagne initiée par la SONAS. Ce qui explique les nombreux arrêts que le carnaval a connus tout au long du parcours.
Au terme du carnaval, le directeur de marketing de la SONAS a expliqué que l’assureur national a pris des dispositions permettant aux automobilistes de s’acquitter de leur devoir. Parmi elles, l’ouverture des agences le samedi et le dimanche afin de bénéficier des garanties qu’offre cette assurance : responsabilité civile, l’individuel occupant… M.Pakerabo Mabulatodo a, en outre, laissé entendre que dans les prochains jours, la SONAS élaborera des émissions spécialisées susceptibles d’expliquer à l’opinion nationale les différentes garanties de ce produit de l’assurance toujours dans le cadre de la sensibilisation. Rachidi MABANDU

Bas-Congo : l’allaitement exclusif, un casse-tête pour les mères
Ne donner aux nourrissons de moins de six moins rien que le lait maternel paraît comme une recommandation sanitaire difficile à appliquer pour de nombreuses femmes du Bas-Congo, à l’ouest de Kinshasa. Les mères estiment qu’on oublie trop souvent leurs contraintes et conditions de vie.
Ce matin d’octobre, Daniel est collé à la tétine de son biberon. Porté par sa tante maternelle, ce bébé de cinq mois boit allègrement son lait artificiel. Tyty Khonde, sa mère qui fréquente régulièrement l’hôpital général de référence de Kinkanda à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, a pourtant reçu le conseil de ne le nourrir qu’au lait maternel durant ses six premiers mois. Mais cette femme qui est obligée d’aller chaque jour au travail et qui laisse la garde de son bébé à sa tante, n’a pas de choix. «Depuis toujours, en plus du lait maternel, nos mamans ne nous ont jamais privé d’eau. Pourquoi le ferai-je à mon bébé ?», demande-t-elle.
Comme Tyty, de très nombreuses femmes de la province du Bas-Congo ne peuvent pas uniquement donner le sein à leur enfant, comme l’Oms et l’Unicef le leur recommandent depuis maintenant près de cinq ans. Une enquête démographique menée en 2007 par la maternité provinciale de Matadi, indique à ce sujet que seulement 36% des bébés boivent en effet exclusivement le lait maternel. A Mbanza-Ngungu, à 215 km de Matadi, une autre étude montre qu’à peine 80 femmes sur 200 ne donnent que le lait du sein à leurs nourrissons. Un grand nombre leur donne aussi du lait artificiel au biberon, de la bouillie préparée à base de farine de céréales, de l’eau… Pour l’Oms, la non stérilisation des biberons, l’utilisation d’une eau impropre lors de la préparation de ces aliments provoquent souvent des maladies d’origine hydrique chez les nourrissons.
Des avantages certains
«Le lait maternel renforce l’immunité des enfants», rappelle Berthe Nkuku, la coordinatrice provinciale de l’Oms. Roger Bavuhu du projet Santé et Nutrition de l’Unicef insiste, lui, sur les effets bénéfiques que ce lait a sur les nouveaux nés. «Ils sont vigoureux et souffrent peu de la malnutrition», affirme-t-il. Pour atteindre le plus de femmes possible, des «mobilisateurs du lait maternel» ont ainsi été formés au Bas-Congo par l’Initiative des hôpitaux amis des bébés (Ihab). Ils agissent dans les zones de santé, où ils informent les mères sur les avantages de l’alimentation au sein. Même plaidoyer à l’hôpital de Kinkanda. Nutritionniste, Aska Nsonsa répète régulièrement aux femmes que le lait maternel contient tous les éléments nutritifs qui protègent l’enfant contre les infections et maladies telles que la diarrhée, la pneumonie… Mais le message ne passe pas toujours facilement. «Je mène un grand combat pour ma fille de deux mois, car ma femme et ma belle mère ne veulent rien savoir de l’allaitement exclusif», témoigne Andy Mbuonga, un père de famille de Matadi.
Selon Joseph Mbuyu, mobilisateur à l’hôpital de Kinkanda, l’attitude des mères est souvent due à des raisons culturelles. La plupart d’entre elles restent très attachées, explique-t-il, à la tradition transmise par leurs mères et grand-mères. «Elles se réfèrent à leurs ancêtres qui ont toujours donné l’eau aux bébés», raconte-t-il. A Mbanza-Ngungu, Judith Zayobi qui ne s’empêche pas de le faire, fait observer avec ironie que de toute manière, «pendant son bain l’enfant avale des gorgées d’eau».
Des précautions d’hygiène nécessaires
De nombreuses mères estiment que l’Oms ne prend pas en compte leurs contraintes et conditions de vie. A Matadi où il fait habituellement très chaud durant la saison de pluie (plus de 30°), elles se sentent obligées de donner de l’eau à leurs bébés pour étancher leur soif. «Je ne peux pas priver mon bébé d’eau sous une telle chaleur !», s’exclame une habitante. Ce à quoi répond le Dr Jean-Louis Lutumba, pédiatre, qui explique que le lait maternel contient 90% d’eau et que si l’enfant est allaité normalement, il ne peut être déshydraté en période de forte chaleur.
Chef de service dans une entreprise publique de Matadi, C.N. soulève un autre problème que rencontrent certaines femmes. Parlant d’elle-même, elle dit «ne pas avoir assez de lait en elle pour nourrir au sein son bébé». Elle recourt forcément au biberon. Pour les femmes qui exercent une profession, si le Code du travail prévoit un congé de maternité et deux pauses de trente minutes pendant le temps de travail pour l’allaitement, il est difficile de nourrir à heures fixes son bébé au travail. Généralement, il est gardé par un membre de la famille qui le nourrit au biberon. Chantal Mabidi qui affirme bien nettoyer ses biberons, avoue se passer de la recommandation de l’Oms : «Cette mesure vaut, dit-elle, pour les mamans qui sont malpropres.» Benita Sambu Landu (Syfia Grands Lacs)

Nord-Kivu : malgré les attaques des FDLR, les habitants de Luebo restent sur leurs terres
Les habitants des villages du territoire de Lubero au Nord-Kivu, incendiés par les rebelles hutus rwandais des Fdlr, refusent pourtant de quitter leurs terres. Les citadins des villes voisines font des collectes pour les aider et leur permettre de résister. «Ils ont brûlé les cases en chaume, nous reconstruisons en tôles. Nous sommes prêts à tout faire pour que les gens restent dans leurs villages, sur leurs terres», assure Polycarpe Ndivito, le président de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) dans le territoire de Lubero, à l’Est de la RD Congo.
Après les attaques lancées contre eux depuis avril 2009 par l’armée congolaise (Fardc) soutenue par la Monuc, dans l’opération Kimya II, les rebelles des Fdlr (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) ont en effet incendié, en représailles, plus de mille maisons dans plusieurs villages de ce territoire, dont plus de 400 dans la seule cité de Kanyabayonga. «Nous ne comprenons plus la sauvagerie de ces rebelles» s’exclame, dépassé, Kambale Musuku, habitant de Kanyabayonga, devant les débris de ce qu’était sa maison il y a encore quelques mois.
Après ces attaques, une opération de solidarité baptisée «une tôle pour un frère» a été lancée par l’église catholique de Butembo/Beni, pour venir en aide aux sinistrés. Entre juin et août, plus de 3 000 tôles, des dizaines de sacs de vêtements et des ustensiles de cuisine ont été récoltés. «Dans un premier temps, nous construisons 165 maisons pour les plus vulnérables», explique Fabrice Maghulu de la Caritas diocésaine.

«Personne ne vaincra notre détermination»

Dans les localités de cette contrée, les villageois n’utilisent que du chaume pour couvrir leurs maisons. A l’attaque des rebelles, les maisons incendiées sont vite parties en fumée. «Ils arrivaient la nuit et nous demandaient brutalement de sortir de nos maisons, puis ils y mettaient le feu sous nos yeux. Nous n’avions aucun droit de récupérer quoi que ce soit», témoigne Kabuyaya Katsongo, membre de la société civile de Kanyabayonga rencontré à Luofu, un village qui a connu les mêmes affres. Si l’insécurité est quasi permanente dans la région, l’incendie des maisons n’a été signalé que depuis avril. «On n’avait jamais assisté à une telle sauvagerie. Nous croyons qu’il y a quelque chose derrière ces agissements», raconte Kabuyaya.
Animateur dans une radio de Kanyabayonga, Jean-Baptiste Kalekene pense qu’il y a une volonté politique pour pousser les gens à quitter leurs villages. «Notre seule façon de résister, c’est de se résigner et de ne jamais partir», dit-il. Dans de nombreux villages attaqués, les habitants jurent, en effet, qu’ils ne peuvent partir et abandonner leurs terres. «Je suis née ici, mes grands-parents sont ici. Où vais-je aller vivre ?», interroge Georgette Masika, une vendeuse d’arak à Luofu. Ici, l’activité principale est l’agriculture. Pour Marc Musuku, «s’en aller est synonyme de laisser la place à ces voyous. Ce sont nos terres, nous y mourrons.»
La société civile locale dénonce ce qu’elle assimile à une politique de la terre brûlée. Elle multiplie des marches de protestation et des pétitions. Mais, l’insécurité persiste. «Le silence du Gouvernement nous intrigue. Il y a des soldats pour nous sécuriser, mais ils manquent de tout. C’est grave», enrage un activiste de la société civile. «Nous resterons sur nos terres pour faire comprendre aux bandits de tous bords que personne ne vaincra notre détermination», dit un autre activiste.

Solidaires envers les victimes

Depuis le début de ces drames, quelques Ong essayent d’apporter une aide aux victimes des attaques des rebelles. A Luofu, une Ong internationale a notamment construit des latrines en bâches, à côté des ruines des maisons incendiées. Ce que la population n’apprécie pas toujours. «Notre besoin primordial est la reconstruction de nos maisons, n’importe quoi pour nous reloger, mais ils ne nous ont pas écouté», se plaint un habitant. Ceux qui ont perdu leurs maisons sont hébergés par des voisins ou des membres de familles, qui partagent avec eux leurs repas. «Nous remercions ceux qui se penchent sur notre misère. Dieu les récompensera un jour», répète un habitant de Luofu dont la maison a été reconstruite. Lui aussi jure de ne jamais partir de son village.
Kennedy Wema (Syfia Grands Lacs)

A L'OCCASION DE LA FETE DE LA TABASKI (FETE DE MOUTON)
Les musulmans du Maniema invitent les dirigeants congolais à concrétiser les promesses des campagnes électorales
Les musulmans ont célébré, vendredi 27 novembre dernier, la Tabaski communément appelée ‘‘fête du sacrifice’’ dans le monde arabe. A cette occasion, Cheikh Junusa Majaliwa bin Useini, Imam adjoint de l’entité islamique de la province du Maniema, a invité les autorités du pays à unir les Congolais et à réaliser les promesses faites à la population lors de différentes campagnes électorales amorcées en 2006.
La ville de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, compte une forte communauté musulmane de la RDC. Lors de cette fête de mouton, plus de 3 000 musulmans étaient réunis pour la prière dans cette ville. Selon un fervent musulman joint au téléphone samedi dans la journée, Cheikh Junusa Majaliwa bin Useini, Imam adjoint de l’entité islamique du Maniema, a saisi cette occasion de prière pour s’adresser aux politiciens congolais. « Le message que nous envoyons aux autorités de la République, Sénateurs, députés nationaux et provinciaux, est celui de leur demander de pouvoir réunir tous les Congolais. Nous leur demandons simplement de faire en sorte qu’ils puissent réaliser les promesses faites à la population lors de diverses campagnes électorales comme Abraham a réalisé sa promesse à son Dieu Allah et a eu la gloire», a lancé Cheikh Junusa Majaliwa.
A bien comprendre notre source, la prière de cette année doit déboucher sur un profond changement dans le chef de plusieurs responsables politiques de la République. « Nous sommes rassurés que beaucoup d’autorités vont se rappeler des promesses qu’elles ont faites au peuple pendant la période de campagne électorale. Le peuple a fait confiance en leurs paroles et attend maintenant le retour de la manivelle. Ne pas chercher à concrétiser ce qu’elles ont promis constitue une erreur grave de la part de toutes ces autorités qui vont reprendre le chemin de la campagne en 2011 », a-t-il souligné.
Poursuivant ses propos, le musulman de la ville de Kindu a encore indiqué que la population du Maniema et l’imam adjoint de l’entité islamique ont demandé d’aider le Président de la République pour les efforts qu’il déploie pour la reconstruction du pays. Car, selon lui, la reconstruction du pays ne concerne pas seulement le chef de l’Etat.
Dorian KISIMBA

APRES LES EVENEMENTS MALHEUREUX DE DONGO
Urgence d’assainir le village selon OCHA
Il y a un besoin urgent d’assainir le village de Dongo à cause de la présence des cadavres dans les rues et dans les maisons, rapporte le Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) dans un communiqué de presse. Tout en ajoutant que les conditions de vie des familles dans les sites publics sont précaires dans la mesure où il existe un déficit en eau potable. L’eau de rivière non traitée, renseigne cet organisme de Nations unies, est directement consommée pour la boisson. Et de noter qu’il y a un besoin urgent en vivres, médicaments, abris et biens non alimentaires.
Pour sa part, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a tenté de donner une réponse humanitaire en procédant à la construction des latrines supplémentaires et des aires de douche sur les sites de Betou et une distribution de bâches et d’autres biens non alimentaires est en cours.
Cependant, OCHA note que la situation reste préoccupante dans le district du Sud-Ubangi notamment dans les localités de Dongo, Buburu, Kungu, Ozene et Tangola. La mission interagences qui s’est rendue sur place constate que la situation est encore très tendue.
Selon les estimations de la source, 14.000 personnes déplacées sont actuellement à Bokonzi, hébergées par des familles d’accueil. On note également quelque 38.329 personnes enregistrées sur différents sites d’accueil de la République soeur du Congo après avoir fui les troubles en RDC.

Epidémie de rougeoles à Masisi
L’ONG ‘’Médecin sans frontières’’ (MSF) a lancé une vaste campagne de vaccination d’urgence pour faire face à l’épidemie de rougeole qui sévit dans les aires de santé de Lwibo, Miandoja et Ngamashi dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu.
A ce jour, indique notre source, 1036 enfants atteints de rougeole ont été recensés dans la région depuis le début de l’année et 85 d’entre eux ont perdu la vie. Toutefois, le bilan pourrait s’avérer plus lourd. Toujours à Masisi, OCHA revèle que plus de 80% des déplacés sont rentrés dans leur milieu d’origine et ont repris leur vie normale.
Mathy MUSAU


VIVEMENT LE SPORT
Fénacoju : 200 à 1000 dollars exigés à chaque candidat en prévision des électionss supporters dénoncent la maffia autour des transferts !
Le comité exécutif fédéral de la Fédération nationale congolaise de Judo (Fenacoju) est au terme de son mandat statutaire de quatre ans. De nouvelles élections sont à l’ordre du jour et annoncées pour se tenir au mois de décembre 2009 dans la ville de Mbuji-Mayi au Kasaï oriental. En prévision de cette échéance électorale, le comité sortant a mis en place une commission électorale. Cette dernière a rendu public un calendrier électoral ainsi que les éléments constitutifs de dépôt des candidatures.
Parmi ces éléments exigés, la commission électorale demande une caution non remboursable répartie comme suit : 1000 dollars Us pour les candidas présidents, 500 dollars Us pour celui du secrétaire général adjoint, de même 500 dollars Us aussi pour les postes du trésorier général et du trésorier général adjoint et enfin 200 dollars Us pour les différents postes des membres.
Outre cette exigence financière non remboursable, il est aussi exigé à tous les candidats au poste de président d’être ceinture noire de Judo et avoir dirigé une entente, une ligue ou une fédération sportive. En plus, chaque dossier de candidatures doit comporter une demande en manuscrit, une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae, d’un certificat de résidence, d’un certificat de bonne vie et mœurs délivré depuis au moins trois mois par l’autorité administrative de sa résidence, des pièces scolaires ou académiques, un certificat médical, un certificat de nationalité et une attestation de prestation sportive délivrée par la dernière entité sportive.
Le délai-butoir fixé par la commission électorale présidée par Firmin Ngbongbo (membre du comité olympique congolais et de la Fédération de Handball du Congo) pour le dépôt des candidatures est le 04 décembre 2009 à 18 heures : les dossiers sont à déposer au siège de la Fénacoju sur rue Dima n°10 dans la commune de Kinshasa.

Des contestations pour dénoncer ces exigences
Une marche de contestation des judokas a été organisée, le vendredi dernier, au stade des Martyrs. Partie du secrétariat général aux sports, sous la direction de Me Frank Kilosho (5ème dan) qui se considère toujours comme le secrétaire général adjoint du comité fin mandat, cette marche s’est dirigée tout droit au cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, Patrick Sulubika. Ce dernier n’a pas hésité à rencontrer cette foule des judokas en Kimono se trouvant devant son cabinet.
Toutefois, après avoir suivi la synthèse du memo des marcheurs, le ministre n’a pas accepté de recevoir le document. Car, il est au courant du litige qui oppose Me Franck Kilosho au président de son comité de la Fenacoju, Francis Bimwala. Pascal LIKANA


ENTENTE URBAINE DE FOOTBALL DE KINSHASA-KILIMANI
La commission électorale gâche le plébiscite d’Henry Matondo, reconduit à la présidence
L’inexpérience de la commission électorale mise en place à l’Entente urbaine de football de Kinshasa-Kilimani (Eufkin-Kilimani) a gâché la fête qui s’annonçait, vendredi dernier, après les élections dans cette entité sportive. Bien que reconduit au poste de président de Kilimani, Henri Matondo Luyindula sera contraint de travailler la première année de son nouveau mandat de quatre ans sans deux membres. Car, débordée par l’enjeu de l’heure que constitue l’élection d’un nouveau comité exécutif à l’Eufkin-Kilimani, la commission électorale a traîné en longueur la séance, plus de sept heures, pour échouer à la fin.
En effet, alors qu’il n’y a eu que deux candidats pour les deux postes statutaires des membres du comité exécutif, l’inexpérience a fait que la commission a oublié d’utiliser une seule urne. Elle a mis en place deux urnes, ce qui a augmenté le nombre des bulletins de vote. Un nombre qui est passé de 112 électeurs à 224 électeurs. Ce qui a fait qu’à l’assemblée générale extraordinaire élective de l’Eufkin-Kilimani, le quorum des membres qui était de 112 voix est dangereusement passé à 224. Malgré ce dedoublement des urnes, les deux candidats membres n’ont pu atteindre la majorité des voix requises pour être élu.
Pourtant parmi les membres de cette commission électorale qui a mobilisé sociétaires et invités de 13 h00’ à 21h00’ se retrouve le nouveau secrétaire exécutif adjoint de l’Entente provincial de football de Kinshasa (Epfkin). Cette sortie manquée de la commission électorale avec un juriste en son sein, sensé gérer le championnat d’élite de Kinshasa fait craindre le pire. Jean-Pierre Bongao et Jacques Salumu, respectivement président et secrétaire de la commission électorale, ainsi que les autres ont plus que déçu.
Bon gré, mal gré, l’Eufkin-Kilimani a un nouveau comité exécutif élu avec 6 membres au lieu de 8 membres statutaires, pratiquement tous les membres du comité sortant ont été reconduits pour un nouveau mandat de quatre ans, chacun au même poste. Ainsi, le comité exécutif élu se présente de la manière suivante : Matondo Luyindula (président), Kamala Fauus (1er vice-président), Makiadi Augustin (2e vice-président), Bazola Adrien (secrétaire exécutif), Bassa Dominique (secrétaire exécutif adjoint) et enfin Ifandja Annie (trésorière).
Pascal LIKANA
APPRENDRE & COMPRENDRE
Rester en santé avec des enfants malades
Toute la maisonnée éternue et se mouche? Voilà des conseils simples pour se prémunir contre l'attaque des microbes et pour échapper aux virus!

Alimentation

Ce n'est pas le temps de suivre un régime. Surveillez plutôt votre assiette pour qu'elle déborde d'aliments nutritifs qui sauront vous prémunir et " booster " votre système immunitaire. Déjeunez sans vous faire prier. Des études montrent que le déjeuner est le repas le plus important de la journée et qu'il réduit le nombre de visites chez le médecin. Bien noté?
Pour les collations, évitez de vous diriger vers la machine distributrice ou la cafétéria. Gardez sous la main des noix, des fruits séchés, un plat de compote ou des fruits et légumes frais! Jamais trop de fruits et de légumes pour augmenter les défenses du corps.
Le fameux bouillon de poulet de votre mère ou votre grand-mère a bien sûr un rôle réconfortant, mais il a des vertus réelles. D'abord, il aide à hydrater et à décongestionner les voies nasales. À vos chaudrons pour une immense chaudronnée de potion magique... euh bouillon magique! Jamais sans votre vitamine C. Mangez donc des kiwis, des oranges, des poivrons (rouges ou verts), des brocolis, des mangues, des betteraves et autres aliments riches en vitamine C.
Ne lésinez pas sur le yogourt qui maintient votre flore intestinale - et ses bonnes bactéries - en bon état. Privilégiez les yogourts avec des probiotiques (Activia, Yoptimal, entre autres) pour plus d'efficacité. Sachez que les bonnes bactéries doivent être renouvelées quotidiennement, alors le nouvel adage sera " un yogourt par jour éloigne le médecin... ". Les yogourts stimulent aussi votre défense immunitaire.

Sommeil
Couchez-vous tôt. Dès que les enfants sont au lit, pourquoi ne pas y aller aussi? Si vous le pouvez, une sieste en après-midi permet de récupérer vos forces et optimise votre santé globale. La micro-sieste, chère à l'auteure du livre L'Éloge de la sieste, Bruno Comby, permet d'évacuer le stress, augmente vos performances et vous fait gagner du temps en réduisant la durée du sommeil de la nuit suivante (jusqu'à une heure ou deux).

Eau
Et glou, et glou, et glou! Buvez beaucoup d'eau. L'eau " nettoie " votre organisme et permet de mieux éliminer les bactéries et les virus en plus de vous tenir bien hydratée.

Hygiène
Lavez vos les mains le plus souvent possible et Toujours avant les repas et après être allé aux toilettes. Un bon lavage se fait à l'eau tiède, avec du savon et doit durer au moins une quinzaine de secondes. Achetez-vous un bon tube de crème pour les mains si vous craignez qu'elles subissent les contrecoups des lavages fréquents. Mais se laver les mains reste la meilleure façon d'éviter la propagation des virus (rhume, grippe, gastro, etc.)
Lavez (eh oui, encore) efficacement votre salle de bain, haut lieu de prolifération des microbes et des bactéries, puisque chauffée et humide. Mettez vos gants en plastique et à l'attaque! Ajoutez quelques gouttes d'huile essentielle à votre savon avant de le verser dans l'eau pour une odeur fraîche! (Attention! Les huiles essentielles ne sont pas solubles dans l'eau à moins d'être préalablement mélangées à un dispersant, comme le savon!)
Manie? Peut-être! Mais cessez rapido de grignoter votre crayon qui a aussi traîné - avant d'aller directement dans votre bouche - sur votre bureau, sur la table à café, sur votre clavier et au fond de votre sacoche! Et sachant que la plupart des virus s'introduisent dans notre corps par la bouche, imaginez combien de microbes vous apportez ainsi par une simple habitude! Multipliez les poubelles un peu partout dans la maison au lieu de faire la chasse aux mouchoirs souillés. Des sacs peuvent aussi faire l'affaire le temps que les virus soient partis.
Brossez vos ongles au moins une fois par jour. Étonnant ce qui peut s'y cacher! Soignez votre nez. Si vous utilisez des gouttes nasales composée d'eau de mer comme HydraSense pour débloquer le nez de vos enfants, il peut être bon de les utiliser pour vous aussi si vous sentez votre nez un peu enchifrené. Il en existe plusieurs formats, des nourrissons aux adultes, donc à avoir sous la main pour ces cas de congestion. Voilà un moyen d'hydrater les muqueuses de votre nez. Des muqueuses asséchées sont plus vulnérables à l'infiltration des virus.

Air
Vite de l'air frais. Aérez votre maison quand vos petits malades ne sont pas présents afin de lutter contre la sécheresse de l'air. Les virus aiment bien la chaleur des maisons et des bureaux où les gens restent confinés. Aérez chaque jour chaque pièce pendant au moins 15 minutes, et ce, même par grand froid. Humidifiez l'air ambiant. Utilisez un humidificateur ou placez des bols d'eau près des radiateurs.
Baissez la température durant la nuit. Surchauffer nos appartements assèche les muqueuses et les fragilise. Pas plus de 19 °C : voyez-y!
Si vous fumez, réduisez le nombre de cigarettes grillées. Ainsi, vous obstruerez moins vos voies respiratoires.
Diffusez de l'huile d'eucalyptus, efficace pour se prémunir contre le rhume. Dès l'apparition de symptômes douteux, préparez une inhalation à la vapeur d'eucalyptus pour dégager les voies respiratoires et empêcher les virus de se multiplier.

Vaccin
Le carnet des enfants est à jour? Vérifiez-le dès maintenant. La vaccination prévient le risque de maladies pouvant clouer au lit une famille au complet.

Mental
Prenez soin de vous! Vous avez mouché trois petits nez, consolé les pleurs du petit une partie de la nuit, flatté le dos de l'aînée et lu une dizaine d'histoires à votre fiston? Il est temps de prendre une heure ou deux, juste pour vous avant que votre réserve d'énergie soit à plat. Évacuez le trop-plein, faites le vide et revenez avec une dose d'énergie retrouvée.
Continuez à pratiquer vos sports préférés et de bouger. Être en forme ne vous immunise pas, mais vous aide à garder le fort. Tiré de mamanpourlavie.com