Billet |
14 juillet et 21 juillet : Réalisme français et angélisme belge
Arrêt sur image : Paris, mercredi 14 juillet 2010. Le traditionnel défilé militaire sur les Champs Elysées connaît la participation des armées des ex-colonies françaises d’Afrique subsaharienne. Bruxelles 21 juillet 2010. La non moins coutumière parade militaire sur la Place des palais est élargie aux unités des armées des pays de l’Union européenne.
En cette année du cinquantenaire des indépendances africaines , ces deux tableaux pourraient bien illustrer la différence d’approches de ces deux ex-puissances coloniales vis-à vis de leurs anciennes colonies respectives. La France a cru devoir associer son ex-empire d’Afrique noire à sa fête nationale en cette année jubilaire. La Belgique, ancienne puissance tutélaire du Congo-Rwanda-Urundi, a estimé plus important d’inviter ses amis européens. Il est vrai que cette préférence s’explique par le fait que Bruxelles préside aux destinées de l’Union européenne pour ce second semestre de l’année.
N’empêche que l’absence de la moindre coloration africaine en cette année historique pour le continent paraît traduire l’érosion de volonté de puissance de la Belgique. Il semble loin le temps où au 16 rue de la Loi-siège du pouvoir belge-on voyait grand. A contrario, la France n’a pas cédé aux sirènes des afropessimistes-pourtant nombreux dans l’Hexagone-pour dévaluer sa relation spéciale avec ses ex-colonies. Adepte de la rupture d’avec la fameuse françafrique, Nicolas Sarkozy n’a pas tardé à se rendre à l’évidence : Paris a besoin de l’Afrique pour peser dans la cour des grands, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies et au G 7. De plus, face au réveil des pays du «BRIC» (Brésil, Russie, Inde, Chine), l’Afrique redevient un enjeu aussi bien géopolitique que géostratégique. Paris constate, bien souvent à ses dépens, que Pékin avec sa diplomatie de grands travaux, renforce ses positions sur le continent. La percée de l’Empire du milieu se fait d’autant plus aisément que la Chine officielle n’intègre pas de postures droits de l’hommistes dans sa politique africaine. Du business, rien que du business, assorti de la formule alléchante win win (gagnant, gagnant).
Face à cette nouvelle donne, le réalisme sarkozien tranche avec le recul, voire la frilosité de Bruxelles. Pourtant, en dehors de son statut de siège de l’Union européenne et de l’OTAN, la Belgique doit son aura internationale au seul fait d’avoir colonisé prioritairement le Congo et accessoirement l’ex-condominium Rwanda-Urundi. Sur le continent, la RDC est l’un des rares pays où la Belgique soit considérée comme une puissance. Dommage qu’affaiblie par des querelles communautaires à n’en point finir, la Belgique ait raté le coach là où la France a compris que l’heure est à la realpolitik.
José NAWEJ
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EDITION N°3657 du LUNDI 26 JUILLET 2010 |
| A LA UNE
A TRAVERS UNE ACTION INITIEE PAR KABILA ET EXECUTEE PAR MUZITO
«Kuluna en cravate» : Des têtes vont bientôt tomber !
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Jusque-là, seuls des brigands connus à Kinshasa sous l’appellation de «Kuluna», remplissent certaines prisons situées dans des provinces autres que Kinshasa. Pourtant, il en existe bien d’autres dans des postes de responsabilité du pays. Ce sont des «kuluna en cravates», pour désigner ces dirigeants, acteurs des malversations financières et détournements. Il se trouve, cependant, que depuis la dernière tentative menée par le ministre de la Justice Luzolo Bambi, contre des «Kuluna en cravate», lors des arrestations des entrepreneurs qui n’avaient pas rempli leur mission dans la réfection des artères de la capitale, plus rien ne semblait être mis à contribution pour s’occuper de cette catégorie de «Kuluna». Maintenant que le Premier ministre décide de s’impliquer dans ce combat, l’opinion attend des actes concrets pour juger l’action d’Adolphe Muzito.
Lancée depuis plusieurs mois, l’opération «Tolérance zéro» ne semble pas encore dit son dernier mot. Pour preuve, la décision du Premier ministre Adolphe Muzito de lancer la chasse aux «Kuluna en cravate». Certains en diraient tout simplement «mieux vaut tard que jamais», car l’opération semblait avoir perdu de son allure alors qu’elle avait démarré avec pompe. Vendredi dernier, le locataire de la Primature a relancé la traque des «Kuluna en cravate» en réunissant, à l’Hôtel du Gouvernement, différents responsables de services de sécurité civile et de l’armée, le procureur général de la République et le premier président de la Cour suprême de justice en vue de confirmer les instructions relatives à la «tolérance zéro» sur l’ensemble du territoire national. Une sérieuse indication. Cette rencontre faisait suite, indique le service de communication de la Primature, à une réunion d’évaluation tenue dans la matinée du même jour (vendredi 23 juillet) à la Cité de l’Union africaine sous la direction du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.
Interrogé à la sortie de cette audience, Emmanuel-Symphorien Luzolo Bambi Lesa, ministre de la Justice, a expliqué à la presse qu’il avait été question d’arrêter les mesures d’application intégrale des dispositions sécuritaires contre les activités criminelles. Il s’agit, précise-t-on, de crimes et tracasseries de tous genres ainsi que leurs auteurs, de l’application de la justice contre les auteurs d’actes répréhensibles de quelque nature (Kuluna en cravate et autres). Cependant, le ministre de la Justice s’est refusé de fournir des détails sur d’éventuelles présomptions et poursuites sur des cas qui auraient été mis en exergue au cours de la réunion, se limitant à expliquer que les mesures relatives à la sécurisation collective seront de stricte application dans les jours qui vioennent. «Tolérance zéro a un contenu qui se marie à l’action et non à des slogans. Et pour être éloquent et pertinent, des actions de traque seront visibles dans un avenir proche», promet le ministre de la Justice Emmanuel Luzolo Bambi.
Pour sa part, l’opinion attend des actes concrets pour s’assurer que ceux qui font partie de ce qu’on appelle communément «Kuluna en cravate» seront effectivement inquiétés. En fait, il ne s’agit pas de l’autre catégorie de «Kuluna» qui ont vite été acheminés dans diverses prisons de l’intérieur, mais des responsables à divers niveaux de responsabilité et qu’on qualifie généralement d’intouchables, peuvent aussi faire partie de cette catégorie. Dès lors, plus qu’une simple instruction, il s’agit au contraire de la crédibilité même du pouvoir. Mais, à en croire des sources dignes de foi, le Raïs voudrait démontrer aux «Kuluna en cravate» que la récréation est bel et bien terminée. Il ne serait pas à écarter, nous a-t-on confié, que dans les prochains jours, des têtes tombent comme pour lier l’acte à la parole. Des stratégies auraient été déjà arrêtées pour traquer aussi ces «Kuluna en cravate» qui paraissaient intouchables, mais qui ne devront désormais que s’en prendre à eux-mêmes tout simplement parce que leur ère serait, d’ores et déjà, révolue.
C’est dire à quel point cette initiative revêt une grande importance pour le président Joseph Kabila qui en a confié l’exécution au Premier ministre Adolphe Muzito et à laquelle les différents services concernés ont reçu des instructions précises. Les «Saint Thomas» et autres sceptiques n’ont qu’à prendre leur mal en patience pour palper du doigt la réalité de la traque des «Kuluna en cravate». FDA
ENJEUX DE L'HEURE
A cause de son combat contre des réseaux maffrieux
François Beya, le Dg de la DGM, en danger !
Démanteler des réseaux mafieux, en cette période de la «tolérance zéro» où des anti-valeurs ont parfois la peau dure, cela ne constitue pas seulement une mission noble, mais comporte aussi quelques risques. Voilà qui expliquerait la situation dans laquelle se retrouve le directeur général de la Direction générale des migrations aujourd’hui. Alors que, indiquent bon nombre d’observateurs, le volume des recettes a sensiblement augmenté à la DGM grâce à François Beya, qui a également réhabilité des bâtiments abritant les différents services et construit de nouvelles infrastructures de travail pour les agents de la direction de Kinshasa et à travers les provinces.
Bâtiments rénovés, modernisés et des bureaux informatisés à Bukavu (Sud-Kivu), Kasumbalesa (Katanga), Kasindi (Nord-Kivu), Songololo (Bas-Congo), Yema (Bas-Congo), Kindu (Maniema) ... voilà qui montre à quel point M. François Beya s’implique pour apporter un nouveau souffle à la Direction générale des migrations, confient bon nombre d’observateurs. Même son de cloche, signale-t-on, du côté de la maîtrise du flux migratoire et de l’identification rapide des étrangers vivant en RDC où il est aussi fait état d’indications précises sur le passé ou le casier judiciaire de chacun (étranger ou migrant). Du côté social, on relève le traitement du personnel qui se serait nettement amélioré, des salaires régulièrement payés, l’outil de travail modernisé et la couverture sanitaire assurée. Ce qui joue en faveur du comité François Beya.
Mais, expliquent les mêmes observateurs, cette vision est loin d’être partagée par les partisans de la fraude disséminés à travers plusieurs réseaux mafieux et qui se signalent, confient certains observateurs, «dans l’octroi de vrais faux visas d’établissement, de vrais faux permis de travail, de vraies fausses cartes de séjour pour les expatriés avec des signatures imitées, des timbres falsifiés et des seaux piratés».
Pour les observateurs, ces réseaux se retrouveraient au sein même de la DGM. C’est de la sorte que, comme pour asseoir cette thèse, on rappelle qu’il y a quelques mois, on aurait démasqué 12 passeports des expatriés travaillant au Katanga pour le compte d’une société minière de la place avec de vrais faux visas d’établissement octroyés par un réseau dont les têtes pensantes seraient bien connues. La province du Katanga serait une terre très fertile pour des réseaux mafieux en raison des activités extractives exigeant l’expertise des étrangers, expliquent les observateurs.
Raison pour laquelle, la DGM, les ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Finances auraient accordé leurs violons pour contrôler les visas d’établissement délivrés à travers la RDC. Chose curieuse, c’est au même moment, notent les observateurs, qu’on assiste à une campagne contre François Beya allant jusqu’à l’accuser, fait-on remarquer, «d’avoir détourné 22 millions Usd sans en apporter la moindre preuve. On l’accuse de percevoir illégalement les recettes des visas à catégories spécifiques alors qu’elles sont autorisées par la Primature et le ministère de l’Intérieur».
Face à cette campagne, soutiennent les mêmes observateurs, «le comité directeur de la DGM n’entend pas se laisser faire et ne veut pas céder à la distraction». Pour preuve, «pendant que les enquêtes se poursuivent et que les mandats d’arrêt sont délivrés à certains cadres de la DGM pour faux et usage de faux, le comité Beya poursuit le redressement de son entreprise et la modernisation de l’outil et du cadre de travail». Plus qu’un défi, une véritable détermination. FDA
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Un réseau mafieux autour des mines de Manono !
Depuis quelques mois, plusieurs sources concordantes tirent la sonnette d'alarme sur la situation qui prévaut dans les différentes zones d'exploitation minière dans le territoire de Manono, district de Tanganyika dans la province du Katanga, connu pour ses célèbres gisements de cassitérite.
Des réseaux mafieux se seraient, en effet, tissés autour de l'exploitation de ces gisements au détriment du Trésor public. Des trafiquants inconnus y feraient des incursions furtives pour s'adonner à des exportations frauduleuses de cargaisons qu'ils ne déclarent pas auprès des services compétents pour obtenir les saufs-conduits requis auprès, notamment, des comptoirs agréés. Et ces cargaisons, indiquent toujours nos sources, passent allègrement par Lubumbashi ou le Kivu avant de sortir du pays.
Pour assurer leur impunité, ces exportateurs illicites auraient tissé des liens avec les exploitants artisanaux qui les alimentent ainsi allègrement au mépris des dispositions légales. En 2009, en effet, le Gouverneur Moïse Katumbi avait pris l'arrêté provincial n° 2009/0035/ du 09 octobre 2009 fixant les modalités de transfert de la cassitérite vers les autres provinces, interdisant ainsi toute sortie frauduleuse de minerais pour en assurer le paiement préalable des taxes requises, soit USD 5/Kg de cassitérite.
En faisant les comptes, les services officiels se sont donc rendu compte de gros manques à gagner devenus inquiétants. Pourtant, sur place au Katanga, on assure que la fraude ainsi observée est aussi rendue possible par ces mêmes services, notamment, des inciviques tapis au sein de la Police des Mines et Hydrocarbures, des services des Mines et du SAESSCAM où ils excellent, sinon par leur laxisme suspect, du moins par leur complicité tout aussi coupable.
L'EXEMPLE DE MMR
En passant régulièrement par les services compétents pour faire sortir la cassitérite du territoire katangais, tout exploitant peut se garantir toute la sécurité voulue et même l'honorabilité quant à la nature de sa cargaison une fois outre atlantique et ailleurs. On cite, notamment, le cas de la Mining Mineral Ressources (MMR) qui s'est installée à Manono même et qui, pour l'année 2009, a pu réaliser de bonnes affaires et contribuer efficacement à des actions sociales à grand impact dans cette partie du territoire national. C'est le cas de la réhabilitation d'écoles de Manono et de la route Luambo-Mituaba-Manono longue de plus de 400 kms, l'assistance en médicaments et les forages des puits d'eau potables qui ont permis de lutter efficacement contre le choléra.
Et dans le souci d'assurer la transparence de ses activités, MMR vient de signer, avec le Gouvernement provincial, un protocole d'accord pour assurer la traçabilité des flux de ses exportations. Ce faisant, la MMR fait droit à la politique arrêtée par la province, politique qui veut que chaque opérateur passe par les comptoirs afin de favoriser le contrôle. JEK
Maisons incendiées à Lodja
L'escalade de violence était partie de Tshumbe
La malheureuse affaire de l'incendie de sept maisons des non originaires à Lodja au Sankuru, fin avril dernier, rebondit dans tous les sens. Sur la toile, où elle fait fureur, mais surtout sur le terrain des crimes à Lodja où la justice délivre sentence après sentence. Il y a d'abord eu ces condamnations par le Tribunal de grande instance des auteurs des fameux incendies, à 9 ans de SPP, principalement. Et, depuis jeudi 22 juillet dans la mi-journée, celles par la justice militaire des policiers et agents des services mêlés à ces affaires.
Ce sont surtout ces dernières condamnations, œuvres du tribunal militaire de garnison de Lusambo qui a tenu ses audiences dans la ville de Lodja, qui font couler encre et salive. Parce qu'elles frappent des responsables jusque-là considérés comme au-dessus de la loi. Mais aussi et surtout, parce qu'elles révèlent que l'escalade de violence qui avait secoué le chef-lieu du territoire de Lodja avait pris sa source à Tshumbe et Onalowa (savane), à près de 100 km de là, lorsque deux ressortissants de Lodja avaient été arbitrairement arrêtés, comme la justice l'a établi, séquestrés et molestés à mort. Des atteintes à l'intégrité physique de personnes sur fond d'intolérance tribale perpétrées avec la bénédiction ou sous la direction de responsables politico-administratifs et coutumiers à divers niveaux. A Lodja, c'est une fausse rumeur relative au décès des deux victimes que les représailles se sont déchaînées, entraînant les fameuses incendies que l'on déplore encore aujourd'hui et dont les coupables ont fait les frais du jugement du Tgi.
En fait, les sieurs Omokala Justin et son compère Omba, originaires de Lodja (forêt) en voyages d'affaires à Onalowa (savane), avaient été soupçonnés et accusés sans aucune preuve de vouloir incendier une ou des jeeps appartenant au service de l'Inspection des services sanitaires du district du Sankuru. Arrêtés et séquestrés, tabassés avant d'être, acheminés à Lusambo manu militari, ils affirment avoir été malmenés suite aux ordres qu'aurait donné le chef Onalowa, aux services de l’Etat à Tshumbe (savane), contrée dont ils sont eux-mêmes originaires, à en juger par les lourdes peines prononcées par le tribunal militaire de garnison de Lusambo.
Telle est la lecture extra-politique de l'arrêt rendu jeudi dernier sous RMP0085/MPL/2010 RP 097/2010. Il condamne le Commissaire Tadumi de la Police Nationale de Tshumbe à 20 ans de prison, au paiement de 100.000 USD de dommages-intérêts aux parties civiles (Omokala et Omba) et à la déchéance de tous ses grades et fonctions. L'officier de police a été reconnu coupable d'arrestation arbitraire avec tortures, d'incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi et à la discipline militaires, et de confiscation des biens. Son compère et adjoint, Kasongo alias Kawolo, écope de 10 ans de prison et de dommages-intérêts de 100.000 USD aussi. Un autre service de l’Etat à Tshumbe - dont des sources disent qu'il intoxiquait ses chefs et le gouvernement de faux rapports que lui commandaient ses clients de politiciens contre d'autres - se voit lui aussi condamné à 10 ans de prison et au paiement de la même somme de 100.000 USD. Egalement cités à comparaître dans cette affaire, les Sieurs Onalowa, chef du groupement portant le même nom, et Kodiemoka, un professeur assistant à l'Institut Supérieur des Arts et Métiers à Tshumbe, ont pour leur part, été condamnés chacun à 10 ans de prison et au paiement des mêmes dommages-intérêts que les autres prévenus.
Des sources judiciaires contactées à Lodja renseignent que le tribunal de garnison de Lusambo a requis l'arrestation immédiate des condamnés, absents des audiences. Des hommes politiques sankurois de Kinshasa leur auraient dit de ne pas assister aux audiences du Tribunal militaire qu'il se faisait fort de faire ajourner. Mal leur en a pris. AMATOMBO EDIKOYE
Correspondance particulière
FORUM ECO
Face à la situation critique du bief maritime du fleuve Congo
RVM : Robert Mbwinga apaise les armateurs
La situation critique du chenal de la navigation dans le bief maritime du fleuve Congo et le mécanisme en cours pour résoudre cette difficulté ont été au centre de la rencontre du vendredi dernier entre l'Administrateur directeur général de la Régie des voies maritimes (RVM) et les armateurs. Ces derniers se plaignent de la réduction de la calaison à 18 pieds marée haute à la montée et à la descente. Consciente de cette situation décelée depuis plus d’une année par les prévisions des évolutions naturelles du fleuve établies par les hydrographes, la RVM est décidée à trouver des solutions palliatives en recourant à la drague de la Coopération technique belge.
Dans son mot introductif, l'Administrateur directeur général Robert Mbwinga, qui a reconnu la situation préoccupante du bief maritime du fleuve Congo, la zone d'intérêt économique commun et artère vitale de l'économie et du commerce extérieur de la RDC, a bien voulu apaiser les armateurs, partenaires privilégiés de la RVM.
" En effet, a-t-il expliqué aux armateurs, depuis le début de cette année, vous avez noté une baisse de la calaison à deux reprises. La première fois, c'était en janvier 2010, elle est passée de 23 à 21 pieds marée haute. En mai dernier, pour la seconde fois, la calaison a baissé d'un pied pour atteindre 20 pieds marée haute. "
Et le DG de la RVM d'expliquer : " La RVM avait espéré garder ce tirant d'eau jusqu'à la fin de la grande décrue. Malheureusement, c'était sans compter avec la panne survenue en début juillet sur la drague Banana, la seule drague encore opérationnelle, étant donné que les deux autres - Tshuapa et Kasaï - étaient déjà immobilisées en 2009. C'est alors que des fortes perturbations ont été enregistrées sur deux-seuils sur les six que compte le chenal de navigation. Il s'agit du seuil Canard et de la jonction Tumbimbi aval et Puasi Sud. Ces perturbations ont à la fois touché les profondeurs du lit du fleuve et la largeur des passes ".
Tout en présentant ses regrets sur la situation, le Pr Robert Mbwinga a fait remarquer à ses interlocuteurs que cette évolution naturelle du fleuve dans la zone divagante a mis en mal le maintien de la calaison de 20 pieds offerte à la navigation depuis le mois de mai dernier. " Cette calaison s'est retrouvée davantage menacée par la forte baisse du niveau d'eau du fleuve tel qu’enregistré à l'échelle de référence de Borna ", rappelle-t-il encore pour poursuivre : " En décembre 2009, au sommet de la grande crue (avec 3,20 m à l'échelle de Borna), la RVM offrait une calaison de 23 pieds. "
A l'entendre, le niveau d'eau à l'échelle de Boma, dans la journée de jeudi dernier, indiquait 0,94 m. Ce qui veut dire que le fleuve a perdu 2,26 m de lame d'eau qui correspond à 7 pieds 1/2. "Ce phénomène, combiné à la faible capacité de dragage de la RVM, peut à suffisance expliciter les difficultés actuelles de la route de navigation ", a-t-il fait comprendre avant de conclure que cette situation ne permet pas aux navires de circuler en toute sécurité dans la zone divagante avec 20 pieds de tirant d'eau.
C'est donc avec beaucoup de regrets qu'il a annoncé aux armateurs la réduction de la calaison à 18 pieds marée haute à la montée et à la descente, bien que la RVM ait tout fait pour éviter cette situation décelée depuis plus d'une année par les prévisions des évolutions naturelles du fleuve établies par les Hydrographes.
La RVM n'ayant pas croisé les bras face à ces perspectives, le prof Mbwinga fait savoir que plusieurs dossiers ont été soumis aux différentes autorités et bailleurs de fonds pour obtenir des financements destinés à la location d'une drague en vue de résoudre, très rapidement, et de manière ponctuelle la question de la faiblesse de la calaison dans le bief maritime. Dans son entendement, le financement recherché devait aussi permettre d'acquérir des nouvelles dragues afin de résoudre, de manière durable, cette problématique. Mais hélas !
" La Coopération technique belge, qui avait accepté de financer pour 2,5 millions d'Euros les pièces de rechange pour dragues, traîne les pieds avec les formalités administratives. Malgré cela, la RVM n'a pas croisé les bras. Sur fonds propres, elle a financé l'acquisition des pièces de rechange pour la réhabilitation de la drague Tshuapa avec plus d'un million d'Euros (vilebrequin y compris). Le container avec ses pièces de rechange se trouve dans un bateau de la CMDC à l'embouchure. "
Et pour maximiser les chances de réussite des travaux de réhabilitation de cet engin, a-t-il poursuivi, " la RVM a aussi financé l'assistance technique des experts du fabricant de cette drague ". Il a souligné que pendant que la RVM fait face à toutes ces difficultés, "certains partenaires intéressés par le bief maritime ne cessent d'approcher la Régie avec des propositions de financement en vue de la location d'une drague dans un bref délai. " Dans la même foulée, des armateurs se sont montrés disposés à accompagner la RVM.
Dans les débats qui s'en sont suivis, tous les intervenants ont manifesté leur souci de pouvoir s'impliquer dans la recherche des solutions afin de faciliter la circulation des navires sur cette voie d'intérêt national. Il y a lieu d'indiquer que le fleuve Congo, qui fait partie des infrastructures à réhabiliter pour une meilleure circulation des biens et des personnes, n'est pas pris en compte dans les cinq chantiers de la République. Le Gouvernement de la République est invité à s'impliquer pour appuyer les travaux de dragage des biefs navigables en vue de permettre à la RVM d'accomplir la mission lui assignée par l'Exécutif national. Dorian KISIMBA
Réponse du berger à la bergère
Comisa et Frontier dénoncent des irrégularités dans la démarche de Sodimico
Ce qu'il convient d'appeler " Affaire Sodimico " continue à défrayer la chronique. Après la marche organisée dernièrement à Lubumbashi par les travailleurs de cette société contre First Quantum Minerals pour récupérer leurs gisements à Lonshi et Lufwa, voilà qu'à travers un communiqué de presse conjoint déposé en nos bureaux, Frontier Sprl et Comisa Sprl, deux filiales de First Quantum Minerals, remettent les pendules à l'heure. Au-delà de toute polémique, il s'agit de passer à l'essentiel, c'est-à-dire de passer au peigne fin les droits que réclame Sodimico. Les titres miniers de Frontier Sprl et Comisa Sprl, découvre-t-on dans de communiqué de presse conjoint, " ont été obtenus conformément au Code minier de l'époque en commençant par des autorisations personnelles de prospection, puis des permis de recherche et enfin des permis d'exploitation ". S'agissant des droits de Sodimico, Frontier Sprl et Comisa Sprl précisent : " L'arrêt prétend également réhabiliter Sodimico dans ses droits et titres miniers suivant le décret présidentiel du 05 février 2002. Or, les seuls droits et titres miniers détenus par Sodimico sur les périmètres actuellement valablement occupés par Comisa Sprl et Frontier Sprl remontent aux zones exclusives de recherche détenues à partir de 1969 par Sodimico Sprl, l'ancêtre de l'actuelle Sodimico ; ces zones exclusives de recherche ont expiré en 1984 faute de renouvellement … Par conséquent, cet arrêt, bien regrettable, est un non-événement et, sauf manipulation supplémentaire, devra le rester ". Découvrez, en intégralité, le communiqué conjoint Frontier-Comisa.
COMMUNIQUE CONJOINT DE PRESSE DE FRONTIER SPRL ET COMISA SPRL,
FILIALES CONGOLAISES DE FIRST QUANTUM MINERALS LTD
Par son arrêt du 14 mai 2010, la Cour suprême de justice a annulé la lettre n°1872/CAB/MINES/FKM/DKM/MN/2000 du Ministre des Mines du 5 février 2000 et réhabilité SODIMICO "dans ses droits et titres miniers suivant le décret présidentiel n°131/2002 du 5 février 2002".
Cet arrêt de la Cour suprême de justice qui annule un acte administratif bien spécifié qui n'est pas attributif d'un quelconque droit minier en faveur de COMISA SPRL et FRONTIER SPRL d'une part et, d'autre part les droits miniers de COMISA SPRL et FRONTIER SPRL ont été obtenus par des actes administratifs autres que celui visé par l'arrêt de la Haute Cour conformément à la législation r.inière en vigueur d'alors et ils ont été mis en conformité à l'entrée de la législation minière actuelle depuis 2003.
Tous les droits miniers de FRONTIER SPRL et COMISA SPRL sont en cours de validité en considération de la loi minière en vigueur et ne sont pas légalement attaquables par l'arrêt susmentionné de la Haute cour. Cependant, FRONTIER SPRL et COMISA SPRL notent avec regret, l'exploitation manifestement intéressée de cet arrêt rendu par ailleurs en violation flagrante du droit congolais et notamment de leurs droits en vue de l'expropriation illégale des droits miniers qu'elles détiennent légalement à ce jour. Des telles manœuvres et procédure sont, sans doute, une mesure de rétorsion prise à la suite de la décision d'une société du groupe FIRST QUANTUM MINERALS Ltd, auquel appartiennent COMISA SPRL et FRONTIER SPRL de recourir avec la Société Financière Internationale du groupe de la Banque Mondiale et IDC de l'Afrique du Sud, à l'arbitrage international conformément au contrat signé avec la Gécamines et la RDC dans le litige qui les oppose en raison de l'expropriation des droits de ces trois investisseurs dans le projet KMT de Kolwezi pour lequel la construction de l'usine est en phase finale.
En effet, le droit congolais prévoit un délai de trois mois pour introduire une requête en annulation d'un acte administratif, à partir du rejet ou de l'absence de réponse faite à une demande de retrait de l'acte attaqué, demande qui doit elle-même être introduite dans les trois mois de cet acte. Or, la lettre annulée par la Cour Suprême remonte aussi loin que février 2000. Par ailleurs, ni COMISA SPRL ni FRONTIER SPRL, contre lesquelles ces procédures sont incontestablement dirigées et qui ont été condamnées par l'arrêt à payer les frais de justice, n'ont été notifiées de la date de l'audience qui s'est tenue devant la Cour suprême afin de faire valoir leurs droits les plus légitimes; la RDC , elle, a été notifiée de la date de l'audience, mais y a fait défaut de même qu'elle n'a fourni aucune défense au soutien de la lettre attaquée, en violation de ses obligations de protection des investissements tant au titre de la Constitution que du Code minier. Chacun peut également s'interroger sur les raisons pour lesquelles, alors que les périmètres miniers faussement revendiqués par SODIMICO sont actuellement occupés par de nombreuses sociétés et titulaires de titres miniers valablement obtenus, seules COMISA SPRL et FRONTIER SPRL ont été attaquées dans les procédures.
Au-delà de ces graves irrégularités, tout observateur de bonne foi pourra néanmoins constater qu'aucune conséquence juridique ne peut en être tirée de l'arrêt du 14 mai 2010. En effet, il annule une lettre du Ministre des Mines du 5 février 2000 or cette lettre n'a octroyé aucun droit minier à COMISA SPRL, FRONTIER SPRL ou l'une quelconque de leurs sociétés affiliées. Les titres miniers de celles-ci ont été obtenus conformément au Code minier de l'époque, en commençant par des autorisations personnelles de prospection, puis des permis de recherche puis enfin des permis d'exploitation. L'arrêt prétend également réhabiliter SODIMICO dans ses droits et titres miniers suivant le décret présidentiel du 5 février 2002. Or, les seuls droits et titres miniers détenus par SODIMICO sur les périmètres actuellement valablement occupés par COMISA SPRL et FRONTIER SPRL remontent aux Zones Exclusives de Recherche détenues à partir de 1969 par SODIMICO SPRL, l'ancêtre de l'actuelle SODIMICO; ces ZER ont expiré en 1984 faute de renouvellement... Par conséquent, cet arrêt, bien que regrettable, est un non-événement et, sauf manipulation supplémentaire, devra le rester.
On rappelle que Frontier a été le plus grand producteur de cuivre de la RDC en 2008 et 2009, et le plus grand contributeur fiscal du pays au titre de l'année 2009. COMISA SPRL et FRONTIER SPRL emploient ensemble plus de 1200 travailleurs congolais et en appellent aux autorités du pays de s'impliquer pour arrêter cette escalade inutile et regrettable d'une part, et étudient toutes les voies légales internes et internationales à leur disposition pour protéger leurs droits menacés par ces manœuvres qui sont de nature à décourager les investisseurs sérieux dont le pays a tant besoin pour sa reconstruction et son développement.
LA DIRECTION DE FRONTIER SPRL
LA DIRECTION DE COMISA SPRL
ENJEUX DE L'HEURE
Banza Mukalay : " Si jamais la " tolérance zéro " était appliquée en sport, bien des mythes se seraient écroulés "
" Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombres des années ". Cette citation de Corneille tiré du célèbre " Le Cid " s'applique bien à l'UDCO. En seulement deux ans d'existence, le parti cher à l'inusable Banza Mukalay voit son drapeau flotter dans toutes les provinces. En véritable pèlerin, le leader de l'UDCO n'en finit pas de sillonner le pays réel pour propager le message du parti. Pendant que Banza Mukalay était en tournée, à Kinshasa, l'équipe féminine de " Nzango " de l'UDCO/Kinshasa a été sacrée vice-championne lors d'un tournoi organisé dans la capitale à l’occasion du jubilé d’or de l’indépendance de la RDC. En somme, un succès pour cette jeune formation politique. C'est donc un Banza Mukalay comblé qui a réceptionné le trophée le 23 juillet dernier. Occasion pour ce poids-lourds de la scène politique zaïro-congolaise de fustiger le " moralisme et le nivellement " qui ternissent l'image du sport en RDC. " Si jamais la tolérance zéro était appliquée dans le domaine du sport, bien des mythes seraient ébranlés ", souligne le numéro un de l'UDCO. Cela s'appelle mettre le doigt dans la plaie.
Quel honneur, mais aussi quel plaisir, de pouvoir ce jour m'adresser à vous à l'occasion de la présentation de la Coupe gagnée par l'équipe féminine de " Nzango " de la Fédération de l'UDCO de Kinshasa, lors du tournoi organisé dernièrement, Coupe obtenue comme Vice-championne.
Quand la nouvelle de ce succès m'a été annoncée, alors que je me trouvais à l'intérieur du pays, dans la conquête des âmes pour l'UDCO, comme dirait le Camarade Mpasi a Mbongo Dora Michel, j'ai été fort ému, moi qui suis généralement moins porté pour le sport.
Très ému, je l'étais, parce que je savais, pertinemment bien, que notre équipe faisait face à celles des institutions publiques et privées pourvues de plus de moyens dont ne peut escompter disposer une jeune formation politique comme la nôtre qui n'a que deux ans d'existence.
" Je suis jeune il est vrai, mais aux âmes bien nées, La valeur n'attend point le nombre des années ", disait l'auteur français Corneille dans Le Cid.
Nos joueuses partaient aux compétitions souvent à bord d'un mini bus, sans le moindre sou leur permettant de se payer le plus modeste rafraîchissement que les autres ont pris l'habitude de transformer en festives libations !
Quel exploit ainsi réalisé sans le sou, au moment où, de nos jours, l'argent devient le maître absolu dans le domaine du sport, au moment où les marchandages de tout genre s'opèrent non seulement autour de l'acquisition des athlètes, mais même aussi des résultats des compétitions !
Parce que la référence de Pierre de Coubertin à l'idéal olympique ne cherchait qu'à relancer ce que les antiques créateurs de la civilisation hellénique visaient dans ce qu'ils appelaient le " Kalos k'Agathos ", c'est-à-dire le beau et le bien !
C'est pourquoi, du niveau d'élévation de la dignité humaine atteint dans les antiques hippodromes et cirques, les hommes de pensée de l'époque ont magnifié la vertu de l'esprit sportif par l'évocation exprimée dans toute une prière du célèbre vers latin de Juvénal que voici, je cite : " Orandum est ut sit mens sana in corpore sano ". Traduction : " On doit prier pour avoir un esprit sain dans un corps sain ".
Tout le galvaudage mercantiliste et le vil mercenariat dont on entoure les activités sportives dans notre monde d'aujourd'hui ne représentent plus son noble idéal qui aurait pu mieux servir l'Homme et l'Humanité, au lieu de les corrompre et de les asservir.
Si jamais la " tolérance zéro " était appliquée dans le domaine du sport, bien des mythes se seraient écroulés !
Ce n'est pas l'argent, le mauvais maître, que nous déifions ! Ce n'est pas à son service que nous sommes. Nous le mettons plutôt à son second plan. Et nous élevons notre esprit dans un élan de " Sursum Corda ï " (Elevons nos cœurs !) qui ne nous fait viser que l'idéal de servir.
Parce que nous sommes plus que jamais conscients que c'est à cette seule condition que nous parviendrons à assurer l'essor de notre communauté... bref, son développement qui est la motivation même de notre action !
Chères militantes athlètes de l'UDCO, je ne serais pas franc si je ne vous signifiais pas la profonde émotion qui m'étreint en ce moment, et la grande admiration qui m'enivre, en clamant tout haut la fascinante et légitime fierté que vous faites ressentir, le sublime honneur dont vous faîtes éblouir autant la direction politique nationale du Parti que tous les échelons de ses structures.
Vous avez gagné non à cause de l'argent, mais grâce à la foi dans l'action, grâce à votre courage et à votre détermination à porter haut le flambeau de notre idéal.
Au nom de toutes les Fédérations de notre Parti UDCO, et au mien propre, je vous présente toutes nos chaleureuses félicitations et nos sincères gratitudes, pour l'exploit que vous avez réalisé, chères athlètes.
Votre action, c'est-à-dire votre victoire, ne la voyez pas seulement dans la limite du jeu et du sport, mais trouvez-y l'accomplissement de notre idéal du Parti qui vise la promotion de l'Homme avec grand H, et celle de la communauté tout entière.
Votre victoire augure la victoire de notre Parti aux prochaines échéances électorales. Comme nous le disons toujours à l'UDCO, " Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? ". Je vous en remercie. Kinshasa, 23 juillet 2010
La Chine accorde à la RDC près de 16 millions Usd
Le Gouvernement chinois vient d'accorder à la RDC un apport financier de 10.000.000 yuan, soit près de 16 millions USD, au titre de don et de prêt sans intérêt ni contre-partie. Les deux accords économique et financier pour ce faire ont été signés samedi dernier à l'Hôtel du Gouvernement et devant le Premier ministre, Adolphe Muzito, par le Vice-Premier ministre chinois, Daï Binguo, et Ignace Gata Mavita pour la partie congolaise. Ils sont constitués, d'une moitié, d'un don, et, de l'autre, d'un prêt sans intérêt ou sans contre-partie.
Félicitant le Gouvernement congolais pour tous les progrès qu'il a réalisés à ce jour au plan économique sous la direction du président Joseph KABILA, l'homme d'Etat chinois, qui a aussi exprimé les vœux de voir les deux pays développer de bonnes relations politiques pour assurer le développement économique, en a appelé au renforcement de la confiance pour les relations de développement de deux pays. Il a cité les réalisations chinoises dans le pays comme étant la preuve des relations de confiance et d'amitié qui existent entre les deux pays.
Parmi ces réalisations, on peut citer: l'Hôpital de l'amitié sino-congolaise à N’Djili, les routes réalisées à Bukavu et d'autres travaux en cours d'exécution dans la capitale. Concernant le volet agricole, la partie chinoise considère la superficie des terres arables dont dispose la RD Congo, soit 120 millions d'hectares, comme des opportunités pour la relance agricole.
Cependant, M. DAI BINGUO a fait remarquer à ses interlocuteurs congolais que "pour s'enrichir, il faut faire des routes ".
Des questions liées aux infrastructures en cours de réalisation dans la ville et celles du secteur minier ont été également évoquées entre les deux parties qui ont dégagé une identité de vue sur la nécessité de les accélérer.
Pour sa part, le Premier Ministre Adolphe MUZITO a plaidé pour l'ouverture et le soutien de la Chine au développement de l'immobilier en RD Congo. Cette proposition a été bien accueillie par la partie chinoise.
La délégation chinoise était composée des vice-ministres des affaires étrangères, du commerce et du gouverneur de la Banque nationale du développement, tandis que le Premier Ministre congolais avait, à ses côtés, le Vice-premier Ministre Simon BULUPY et le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, Fridolin KASWESHI. FDA
L’apôtre de l'indetité kinoise vole de vistoire en victoire
Après N’Djili et Kimbanseke, l’Action Marco Banguli prend ses quartiers à Masina
Ce qui n’était, au départ, qu’une simple idée, devient, chaque jour qui passe, une puissance mobilisatrice pour les Kinois en général et les habitants du district de la Tshangu en particulier. Samedi dernier, l’Action Marco Banguli a pris ses quartiers dans la commune de Masina, après N’Djili et Kimbanseke. C’était à l’occasion de l’installation du comité de cette dynamique dans l’enceinte de l’EP Mama wa Boboto, à Masina/Pascal. La forte mobilisation de la population et l’adhésion au message portant sur l’identité kinoise en disaient suffisamment sur la réussite d’une action.
Dès son arrivée à la place BKTF à Masina, Marco Banguli fut contraint d’abandonner sa jeep climatisée pour gagner à pied l’école EP Mama wa Boboto située à plus de 600 m du boulevard Lumumba, escorté par des centaines de personnes habillées aux couleurs de «Action Marco Banguli» et des motos qui ne cessaient d’annoncer, à travers des coups de klaxon, la présence du grand leader de la Tshangu.
A travers l’installation du comité de Masina, on pouvait apercevoir, de par la mobilisation de la population dans la cour de cette école noire de monde et le soutien apporté à Banguli, que de vrais leaders d’opinion représentant chacun un quartier de la commune de Masina ont pris faits et causes pour l’identité kinoise. «La commune de Masina confirme son attachement inébranlable à Marco Banguli muana ya Tshangu», indiquait le président du nouveau comité. Plus qu’une simple manifestation politique, la rencontre de samedi dernier était une grande fête.
Dans son adresse à la population de Masina, Marco Banguli a, comme partout où il est passé, pris soin de préciser que l’action qui porte son nom n’était pas un parti politique, mais une dynamique pour réveiller les Kinois en général et les habitants de la Tshangu en particulier. Toutefois, précise-t-il, «l’identité kinoise s’étend à tous les districts et il y aura plus tard une coordination pour mener cette action dans la capitale. Mais, jusque là, l’Action Marco Banguli travaille à la Tshangu». Allant droit au but, l’orateur du jour a expliqué que ceux qui sont nés à Kinshasa et les Congolais qui ont choisi de résider dans la capitale sont des Kinois. Kinshasa n’est pas seulement une ville, mais aussi une province. En tant que ville, tout le monde peut y vivre. Mais, tous ceux qui n’ont pour seule province que la capitale congolaise, sont dans l’identité kinoise. Et les Kinois doivent contribuer au développement de leur province.
Ce qui l’amène à prôner la culture d’excellence pour mettre fin à la kinoiserie, c’est-à-dire aux pratiques qui poussent les autres à ne considérer les Kinois que comme des gens qui aiment seulement la bière, la musique, l’amusement, bref l’ambiance et non des valeurs positives au sein d’une société. «On nous prend souvent pour des gens distraits comme si nous n’étions pas intelligents ou instruits alors qu’il y a des gens intelligents, instruits, de grands commerçants et tant d’autres à Kinshasa. L’identité kinoise, c’est justement pour vous réveiller». Ainsi, ouvrant une parenthèse, Banguli a rappelé comment les Kinois s’étaient fait avoir lors des élections de 2006 en votant des gens qui, aujourd’hui, s’investissent pour développer d’autres provinces et non la ville de Kinshasa. «C’est pourquoi, nous avons pris ceux qui vivent avec vous pour être vos candidats demain pour que vous puissiez voir plus clair. L’identité kinoise, c’est donc pour vous réveiller pour qu’en 2011, il ne soit plus question de tribalisme parce que le tribalisme divise les Kinois. Nous devons être unis et il faut vérifier l’identité kinoise de chaque acteur pour éviter qu’on se serve de voix pour mener des actions dans d’autres provinces. Ouvrez donc l’oeil et le bon. Préparez-vous pour qu’en 2011, nous soyons tous derrière Joseph Kabila qui modernise notre ville».
Importe de relever que lors de cette manifestation, Marco Banguli avait à ses côtés deux autres leaders politiques de Kinshasa, à savoir MM. Soki Mikanda alias Somida du district de Mont-Amba et Edouard Kiaku Mbuta de la Lukunga qui, tous deux, s’investissent pour apporter le message de l’identité kinoise dans leurs fiefs. Marcellin MANDUAKILA
Enjeux électoraux de 2011
Unafec : Modeste Omba , SG du parti, bat le rappel des troupes
"Des alliances politiques, oui ! Mais nous devons avant tout compter sur nos propres efforts." Cette déclaration du Docteur Modeste Omba Sakatolo, Secrétaire général du parti Union des nationalistes fédéralistes congolais (UNAFEC), suffit pour comprendre les ambitions de cette formation politique qui ne jure que par les élections en 2011. " L'année prochaine, chacun se battra d'abord seul et on verra la suite après ".
2011 se veut une année électorale en RDC. En rapport avec ce rendez-vous de tous les enjeux, l'Unafec part du postulat que le jeu d'alliances rime avec le poids politique des alliés potentiels. Partant, le parti cher à Gabriel Kyungu wa Kumwanza, réconforté par sa base à travers l'ensemble du territoire national , s'appuie sur sa caution républicaine pour affronter les élections en 2011. Mais, un tel idéal ne peut jamais être atteint sans une mobilisation préalable des militants du parti.
Voilà qui explique en partie, l'organisation, le week-end dernier au siège national de l'Unafec, d'un séminaire idéologique sur le renforcement des capacités des membres des directoires des fédérations du parti, pour la ville province de Kinshasa.
" L'Unafec est, avant tout, une famille. Comme toute structure humaine, il y a toujours les hauts et les bas. Mais l'essentiel reste de se relever afin d'aller de l'avant ". C'est en ces termes que le Dr Omba Sakatolo, a introduit la séance académique organisée samedi le 24 juillet au siège national de l’Unafec, situé au n° A1 de l'avenue Mpozo, quartier Matonge, dans la commune de Kalamu. Ce séminaire initié par le secrétariat général du parti, à l'attention des membres des directoires des fédérations kinoises de l'Unafec, a eu le mérite d'une véritable leçon pédagogique aux nouveaux adhérents. " Objectif de la rencontre : faire connaitre les Statuts, le projet de société, le Règlement intérieur du parti. Car, souligne en laminaire, le Sg de l'Unafec, " On ne peut pas intégrer une formation politique sans en avoir la maitrise, la connaissance substantielle sur son histoire, son objectif et idéologie politique "
En mille ou en un mot, la rencontre du 2ème étage de l'immeuble de l'Imprimerie de la Cité a permis au Dr Omba Sakatolo, de doter des connaissances de base aux des fédérations du parti, sans lesquelles leur action sur le terrain pourrait s’ "avérer inefficace. Dans son introduction, le Dr Modeste Omba Sakatolo, modérateur de le séance, a usé de la maïeutique mais aussi de l'ironie pour " tester " les connaissances de l'auditoire, notamment avec des questions simples sur les noms des fondateurs du parti. Le meilleur élève ne manquant pas dans toute salle de classe, le SG de l'Unafec a été émerveillé des réponses obtenues. Quoi qu'il en soit, il a donné la substance des idées maitresses qui ont motivé la création et la dénomination de leur parti politique.
LE TRIO FONDATEUR
DU PARTI
" L'Unafec est l'œuvre de trois personnes, à savoir : feu le Bâtonnier Kisimba Ngoy, Gabriel Kyungu wa Kumwanza et Me Mpelekwa Yomputu " a rappelé Modeste Omba, avant de préciser que le parti n'est pas du lot des formations politiques nées ceux nés d'une génération spontanée. " les pères fondateurs de l'Unafec sont partis de l'idée selon laquelle l'homme doit être organisé à tout point de vue : sociologique, économique et politique. Ainsi, un parti politique paraissait, aux yeux des trois, comme la meilleure école d'initiation et de formation aux valeurs sociales. Forts de cette conviction, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, feu le bâtonnier Kisimba Ngoy et Me Mpelekwa Yomputu Avaient vite fait d'associer d'autres personnes afin de défendre les libertés fondamentales de l'homme. Ce, au travers d'une structure dénommée Unafec ".
Ce rappel historique a servi de passerelle au Sg de l'Unafec qui, par la suite, a énuméré les cinq documents de base que tout membre du directoire de toute fédération est sensé connaitre. Il s'agit principalement des statuts du projet de société ainsi que du Règlement intérieur de l'Unafec. A ces trois documents s'ajoutent la loi portant création des partis politiques et la Constitution du pays.
L'IDEOLOGIE DE L'UNAFEC MAL INTERPRETEE
Deuxième intervenant, M. John Banza, secrétaire général adjoint chargé de la jeunesse de l'Unafec, a planché sur les objectifs de leur parti. En plus de l'idéal commun de conquérir le pouvoir politique et le conserver le plus longtemps possible, reconnu à tout parti politique, l'Unafec justifie son combat politique par un but ultime de faire de la République démocratique du Congo une République fédérale et solidaire. Ce, non dans le sens péjoratif de la sécession qui germe dans certains esprits mal pensants " a-t-il dit.
Pour atteindre son objectif, l'Unafec compte sur le dynamisme de sa base. D'où, le devoir de mobiliser les masses devient, pour ce parti politique, un impératif sur lequel nul ne doit transiger. Toujours en rapport avec les élections à venir, M. John Banza a laissé entendre que les premières élections organisées au pays en 2006 ont été une expérience qui les a rendus sage. «L'Unafec a une base représentative. C'est toute sa force. En conséquence, nous devons placer notre combat politique sous le signe de la conquête de plusieurs sièges au parlement de la prochaine législature ", a-t-il poursuivi.
De son côté, M. Sébastien Mbanga Manzimi, secrétaire général adjoint chargé des stratégies, est revenu sur l'idéologie et la doctrine de l'Unafec. " L'idée centrale est est la vision de développement du pays, fondé sur le libéralisme économique ", a-t-il fait savoir ; avant d'indiquer que ce libéralisme économique ne peut se matérialiser que par la reconnaissance de l'autonomie, la liberté des entités de base. " Fédélaisme, oui ; sécession, non ! Tout en prônant le fédéralisme, gage du développement économique, l'Unafec reste résolument rattacchée aux valeurs fondamentales de son engagement, en l'occurrence la solidarité et l'unité du pays ", a souligné Sébastien Mbanga. Il sied de rappeler que ce séminaire fait suite au conclave du parti, organisé du 11 au 14 mai denier à Kinshasa. Laurel KANKOLE
NATION
Au cours d'un diner organisé à leur honneur
Le PAM et le HCR réitèrent leur aide aux plus vulnérables
Il a été organisé, vendredi le 23 juillet 2010 au Grand Hôtel Kinshasa (GHK), un dîner à l'honneur de la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Mme Josette Sheeran, et du Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres. Au cours de ce dîner de travail, les deux hauts fonctionnaires des Nations Unies ont rassuré le Gouvernement congolais, représenté par les ministres de l'Agriculture, pêche te élevage, des Affaires foncières ; du Développement rural et des Affaires sociales, de leur soutien aux plus vulnérables, à la sécurité alimentaire dans le pays et au retour des déplacés de guerre.
A en croire Mme Josette Sheeran, le PAM joue un rôle non négligeable en matière de sécurité alimentaire. Raison pour laquelle son institution a mis des stratégies en place pour endiguer la crise alimentaire et la manière dont le PAM entend aider les déplacés à chez eux. Josette Sheeran a également saisi cette occasion pour affirmer que le PAM va poursuivre ce genre de programmes de stabilisation alimentaire au niveau local. Ceci, afin de permettre aux populations cibles de mener une vie normale dès le retour des réfugiés dans leurs milieux.
A son tour, le Haut-commissaire aux réfugiér, Antonio Guterres a fait savoir que le HCR travaille pour la consolidation de la paix en vue de mieux rétablir la coopération entre le HCR et le Gouvernement congolais dans le souci d'assurer une assistance accrue aux personnes déplacées. Cette assistance, a-t-il expliqué, s'inscrit dans la durée pour pérenniser ses actions afin que le retour des personnes déplacées ne soit pas une occasion de résurgence de nouveaux conflits. Pour ce faire, M. Antonio Guterres a envisagé une meilleure coopération entre le Gouvernement central et les autorités locales pour éviter ce genre de situations. Cela, afin de permettre au HCR de mener à bien ses actions sur le terrain.
Pour le ministre de l'Agriculture, Norbert Basengezi, le Gouvernement voudrait désormais que l'assistance humanitaire tienne compte de la santé des personnes en situation de crise et puisse être orientée vers des projets de développement. " Ce que nous appelons food for work", a-t-il fait savoir. Avant d'ajouter " le PAM a récemment appuyé le Gouvernement pour l'évacuation de 896 tonnes de riz du Pool Malebo pour ses interventions alimentaires ". Selon lui, ces efforts supplémentaires du PAM contribueront, à coup sûr, à la stabilisation des régions concernées et à booster la production agricole.
Au-delà de la satisfaction des besoins locaux immédiats, le surplus de la production pourrait être acheté, notamment, par le PAM lui-même pour intervenir assez rapidement dans d'autres régions où pourraient se déclarer la famine.
Dans ce même registre, il y a lieu d'évoquer l’initiative prise par le PAM et la FAO, avec l'assistance financière du Royaume de Belgique, de mettre en place le projet "Achat pour le progrès ". L'objectif étant de rapprocher les petits agriculteurs des marchés en appuyant la production vivrière et en facilitant la commercialisation. Il est fort souhaitable que pareille initiative soit répliquée à grande échelle dans toutes les provinces du pays.
Le Gouvernement voudrait la création d'une commission conjointe avec le HCR pour établir un inventaire des préjudices subis en vue de la mise en place d'un plan de stabilisation, à l'instar du Plan Marshal pour l'Europe, après la deuxième guerre mondiale.
Simard Simon TSOUMBOU
L'EPSP malade de ses syndicats !
Depuis la fameuse grève de 2004, consécutive à la non appolication du barême salarial, la situation socio-économique de l'enseignant congolais n'a cessé de se détériorer. Cependant, l'opinion note que depuis près de 3 ans, les syndicats de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), jadis très revendicatifs à chaque rentrée scolaire, ne claironnent plus du tout des mots d’appel à la grève. Du reste, les rares qui ont été lancés n'ont pas été suivis. Aussi, les rentrées scolaires sont-elles devenues apaisées et les années scolaires de plus régulières. Chapeau bas au ministère de tutelle.
Pourtant, dans un passé lointain, comme récent, les mouvements de grève des enseignants ont plus d'une fois secoué les pouvoirs publics et obtenu des résultats. Pour exemple, la grève de 1992, qui avait amené le Gouvernement d'alors à déclarer blanche, l'année scolaire 1992-1993, conséquence, l'introduction de la fameuse motivation des enseignants par les parents d'élèves jusqu'à ce jour. Par ailleurs, celle de 2004 eut pour résultats concrets la révision à la hausse du barème salarial de tous les fonctionnaires de l'Etat encore en vigueur. L'autre bénéfice de cette grève fut la signature, par le président Joseph Kabila, des ordonnances promouvant beaucoup d'enseignants à des grades supérieurs, malheureusement jamais appliquées.
Pour le commun des enseignants interrogés, la raison est qu'aucun de syndicats existant n’inspire encore confiance. "Tous ces syndicats roulent pour le ministère de l'EPSP ", déplorent-ils. L'on rapporte même que les syndicats de l'EPSP se présenteraient divisés devant l'Etat employeur . D'un côté, l'on trouverait le Synecat -aile Malasi, avec les autres de l'Intersyndicale de l'EPSP, considérée comme acquis à la cause du ministère -, de l'autre le Syndicat Bosco Puna, avec les autres groupés en synergie classé contre ce pouvoir. Les syndicats étant ainsi incapables de parler le même langage, l'Etat profiterait de la situation pour empêcher toute action d'envergure contre lui.
D'autres enseignants, généralement de grandes écoles de Kinshasa, donc favorables à la contribution des parents, entendent se désolidariser de leurs syndicats parce que, prétendent-ils, " Ils posent mal nos problèmes ". Pour eux, "L'existence de la prime des enseignants, d'où qu'elle vienne, n'est pas incompatible avec les revendications salariales auprès de l'Etat ". Pour exemple, ils citent les syndicats de l'Enseignement supérieur qui, tout en réclamant de meilleurs conditions de travail par la grève, n'ont jamais mis en cause la prime leur allouée par les parents. D'ailleurs, lancent-ils " le salaire de l'Etat, si consistant, ne sera jamais disponible pour résoudre les problèmes quotidiens de l'enseignant ". Ils ajoutent que tous les ministères de la Fonction publique allouent des primes à leurs agents.
Pour le rapporteur de l'Intersyndicale de l'EPSP Tshibuabua, les syndicats de l'EPSP ne sont nullement malades. Ils travaillent, mais c'est la méthode qui a changé. " Ainsi, a-t-il martelé, par le dialogue avec l'Etat, l'employeur, et non par les bruits à la télévision ou la radio, l'Intersyndicale de l'EPSP a obtenu des résultats concrets ci-après : le passage du salaire de base du huissier de l'EPSP de 2 à 35 Usd en 2004, la mécanisation de plus de 40.000 enseignants en 2009, la mécanisation de plus de 36.000 enseignants en 2010, l'acquisition des motos et véhicules pour les inspecteurs, la mise sur pied de la mutuelle de santé des enseignants de l'EPSP et l'octroi des médailles de mérites civiques aux enseignants ". il a renchéri en expliquant que, dans le domaine syndical, la grève est l'arme à laquelle il faut recourir le moins possible et qu'un syndicaliste n'est pas un opposant politique. Il a terminé en demandant aux enseignants d'attendre les fruits de leurs négociations qui s'ouvrent très prochainement. Daniel NTOTO
RDC : l'intégration internationale devrait d'abord passer par l'intégration nationale
L'Union catholique internationale de la presse (Ucip-Rdc) a organisé, du 19 au 22 juillet derniers, un séminaire international au centre St clément de Kintambo. Cette rencontre a réuni une trentaine des journalistes catholiques de Kinshasa et des provinces. Les hommes et femmes des médias ont planché sur le thème : Défis de l'intégration régionale en Afrique centrale et australe, Rôle et responsabilité des journalistes. Les quatre journées ont été ponctuées par divers exposés. L'un des intervenants, Prof Philippe Biyoya a pour sa part, indiqué que l'intégration internationale, pour le cas de la République démocratique du Congo, devrait d'abord passer par l'intégration nationale.
Le Pr Philipe BIYOYA, qui parlait des " Défis de l'Intégration politique et économique en Afrique centrale et australe ", s'est montré très critique sur la politique d'intégration internationale du Congo. Selon lui, la RDC a adhéré à beaucoup d'organisations qui ne lui profitent à rien. A ce sujet, il a souligné que pour s'intégrer dans les structures internationales, il faut d'abord passer par une intégration nationale. Ainsi, sur le plan économique, il s'est appesanti sur les identités économiques des Etats. Il souligne que l'intégration se fait autour d'un pays qui prospère alors qu'en Afrique, aucun pays ne l'est. «On ne peut donc pas intégrer les économies qui n'existent pas». Pour ce qui est de la RDC, l'intégration nationale, indique-t-il, c'est d'abord la décentralisation notamment la Conférence des Gouverneurs, cadre par excellence pour assurer des échanges entre provinces. Il a pointé du doigt les décideurs qui, selon lui, font retarder cette intégration nationale. Pour cela, il aen appelé à un Leadership fort pour l'intégration de tous les Congolais. Entre temps, il a invité les journalistes à clarifier l'importance de toutes les organisations et à se renseigner sur ce que le monde devient.
Sur "La problématique de la géopolitique en Afrique centrale et australe vis-à-vis de l'exploitation des ressources naturelles», le Pr Jean Lucien KITIMA a inventorié 10 réalités sur lesquelles se fonde la géopolitique. Parmi ces 10 fondamentaux répertoriés, trois sont d'ordre physique. C'est, notamment, l'étude spatiale de la société; celle de la démographie ainsi que l'étude des facteurs naturels. Il qualifie trois autres fondamentaux de paradigmess structurels dont il faut connaitre au préalable leur fonctionnement, leurs rôles et leur importance. Il s'agit des structurels formels que sont des institutions; des structurels informels que sont les forces vives et les structurels industriels ou technologiques. Les quatre derniers sont des facteurs culturels et humains. C'est notamment la connaissance de la culture, de l'idéologie, de la mémoire collective ou de l'histoire ainsi que la connaissance des personnalités des décideurs.
Selon le Pr KITIMA, les décideurs en Afrique centrale et australe ne tiennent pas compte de ces dix paradigmes obligatoires qui fondent la géopolitique pour une bonne exploitation des ressources naturelles. Posant la question de savoir quel doit être le portrait robot de 25 pays de l'Afrique centrale et australe, le conférencier a invité l'Afrique à anticiper sur des événements pour ne pas les subir. Pour cela, chacun de ces Etats doit avoir : une armée professionnelle, dissuasive et républicaine ; une diplomatie efficiente ; un système performant en matière de renseignement et un entreprenariat qui permette de montrer à la face du monde que l'Afrique peut être compétitive. Ce sont tous ces fondamentaux qui, d'après Jean Lucien Kitima, doivent concourir à l'établissement de la paix, de la sécurité et du développement.
Au niombre des intervenants, il ya lieu de citer le PrDominique MWEZE de l'Université Catholique du Congo qui a abordé le thème "Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), une chance pour l'Afrique à la recherche de son intégration". L'orateur a fait remarquer que les TIC sont des éléments primordiaux pour le développement et la compétitivité. Il a aussi souligné que l'un des objectifs principaux d'intégration n'est autre que de bâtir une société de communication dans laquelle se trouvent améliorer les conditions de vie des populations. Selon lui, l'informatique se veut d'abord comme une Culture avant d'être une Science.
Présent aussi parmi les intervenants, l’Abbé Melchior-Edouard MOMBILI, Secrétaire général de l'ACEAC, Association des Conférences Episcopales de l'Afrique Centrale, a planché sur «Rôle et responsabilité des journalistes dans l'intégration régionale de l'Afrique centrale et australe».
Dans son intervention, le secrétaire de la CEAC a expliqué que l'ACEAC se veut un modèle réussi d'intégration régionale. Devant les défis permanents à affronter que sont la paix, la justice et la réconciliation, l'ACEAC est parvenue à rapprocher les peuples de ces pays par son enseignement catholique basé sur la parole de Dieu et la tradition apostolique.
Il a indiqué que les Prélats catholiques connaissent l'irréversibilité des médias du point de vue de leur impact tant positif que négatif dans le monde. C'est dans cette optique qu'ils invitent les acteurs principaux au sens de responsabilité. Les journalistes catholiques dans leur rôle de recueillir les informations, les traiter et les diffuser, doivent le faire de manière correcte à la lumière de l'Evangile. Ils doivent aussi assurer l'œuvre d'évangélisation par les médias en évangélisant même les médias.
Le séminaire de Kinshasa avait entre autres pour objectifs de sensibiliser les journalistes catholiques sur la fonction sociale des médias et leurs responsabilités dans le choix des informations de l'espace régional de manière à garantir le dialogue entre les peuples d'Afrique d'une part; et d'autre part, d'opérer des transformations qualitatives pour la mise en place du Bureau de l'Union Catholique Africaine de la Presse, UCAP/RDC. Dina Buhake
NATION
Retombées de la table-ronde organisée par le ministère
du Genre pour une bonne protection des enfants
Une commission interministérielle attendue pour l'adoption internationale des enfants congolais
La table-ronde de réflexion sur l'adoption internationale des enfants congolais, organisée du 20 au 22 juillet 2010 par le ministère du Genre, de la Famille et de l'Enfant, en collaboration avec l'Unicef, a débouché sur un certain nombre des recommandations. Au nombre de celles-ci, figurent, entre autres, l'accord d'une adoption illimitée au lieu de la limiter à trois enfants, l'accord aux célibataires soutenus par les justificatifs de bonne moralité y compris les veufs et les veuves ainsi que la sensibilisation de l'opinion nationale sur l'adoption.
Les participants à ces travaux de trois jours ont encore recommandé de créer une commission interministérielle devant s'occuper de l'adoption internationale des enfants congolais. Instaurer l'obligation de doter les pupilles de l'Etat d'un dossier complet en rapport avec leur situation, rédiger un avant projet de loi portant ratification de la convention de la Haye relative à l'adoption internationale et créer un service d'adoption dans les différents postes diplomatiques de la RDC font partie des recommandations qui ont sanctionné la table ronde de réflexion sur l'adoption internationale organisée par le ministère du Genre.
La Secrétaire générale au ministère du Genre qui a représenté la représenté la ministre Marie-Ange Lukiana Mufwankolo à la cérémonie de clôture a remercié les participants pour le travail de qualité abattu. " Le Gouvernement de la République est fier de marquer un pas dans la protection des enfants Congolais à travers l'adoption internationale. Il va accorder une attention particulière aux recommandations de ces assises. Voilà pourquoi ,tout le monde est invité à respecter les procédures d'adoption évoquées lors de ces travaux", a souligné la Secrétaire générale du ministère du Genre.
Pour sa part, le délégué de l'Unicef a vivement félicité la ministre Marie-Ange Lukiana pour l'initiative et les efforts consentis dans le cadre de la protection des enfants congolais. Pour lui, l'adoption internationale exige la prise en compte des mesures administratives et juridiques surtout que les enfants adoptés doivent jouir d'une bonne protection et d'un meilleur épanouissement.
Les ambassadeurs de France et d'Italie en RDC ainsi que certaines organisations comme Amici dei Bambini et Vivre en famille ont été impliqués dans ces travaux. Dorian KISIMBA
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Conflit foncier Miba-Exécutif du Kasaî Oriental
Maj Kisimba Ngoy plaide pour un dialogue dans l'intérêt de la population
Le ministre Maj Kisimba Ngoy des Affaires foncières vient d'ouvrir un couloir de dialogue dans le malentendu qui existe entre la firme minière " Miba " et l'exécutif de la province du Kasaï-Oriental.
Pour le ministre Maj Kisimba, qui a reçu samedi dernier, dans son cabinet de travail, la délégation de la Force politique et sociale de la province précitée, on doit privilégier le dialogue qui est un moyen par excellence pour résoudre les difficultés.
C'est dans ce contexte que cette délégation prendra langue, la semaine prochaine, avec le ministre en charge du Portefeuille qui est la tutelle de la Miba.
Le porte-parole de cette délégation, qui a salué la sagesse du ministre des Affaires foncières, s'est dit satisfait de cette rencontre, l'enjeu étant l'intérêt général et supérieur de la population.
Auparavant, Maj Kisimba a échangé avec ses interlocuteurs sur les problèmes fonciers de la province. L'opportunité a permis au ministre des Affairzes foncières d’enrichir les réflexions qui ont eu lieu à Kinshasa dans la première quinzaine foncière en RDC. Le ministre s'est entretenu dernièrement avec le gouverneur de la province du Kasaï-Oriental, M. Ngoy Kasanji. FDA
Nord-Kivu : les conflits fonciers à l'épreuve de la décentralisation
Dans les villages proches de Butembo, au Nord-Kivu, les populations espèrent que la décentralisation, qui mettra fin à l'emprise des chefs coutumiers sur les terres, règlera les conflits fonciers. Ces derniers sont inquiets. "La loi stipule que le sol et le sous-sol appartiennent à l'État. Mais dans les milieux ruraux, les chefs coutumiers n'écoutent personne sur les questions foncières". Maman Aldegonde, une paysanne de Luotu, résume ainsi la situation qui prévaut au sud de Butembo , en territoire de Lubero au Nord-Kivu.
En RDC, le pouvoir des chefs coutumiers sur les terres est reconnu sur le plan juridique. Ils ont donc le droit de vendre les terres sans demander l'accord du propriétaire. C'est ce qui est arrivé à ce paysan de Lubero qui préfère garder l'anonymat : "Je viens d'une comparution au Tribunal de grande instance de Butembo. Je suis venu régler le problème de mon champ que notre chef a vendu. Mais manquant d'arguments face au juge, le chef a simplement répliqué qu'il fallait le laisser tranquille car il est vieux et n'attend que sa mort. Le juge n'a alors pas eu d'autre choix que d'évoquer les circonstances atténuantes pour laisser mon champ aux mains de l'acheteur."
Selon M. Kavotwa Mathe, rédacteur en chef du poste d'encadrement administratif de Luotu, les personnes qui espèrent obtenir une audience de sa part pour régler des fonciers sont d'ailleurs chaque semaine plus nombreuses. "Nous vivons quotidiennement une situation de conflits de terre qui prend sa source dans les conflits coutumiers" explique-t-il.
Sortir de l'emprise des chefs
Malgré cela, la population est convaincue que la RDC a de bons textes légaux portant sur la gestion foncière. Mais ces lois ne sont jamais appliquées comme il se doit. Me Gilbert Kyatsinge, conseiller juridique au ministère de la Décentralisation et aménagement du territoire, précise cependant que "des lois clarifieront bientôt la situation. Les entités territoriales deviendront des communes et ne seront plus sous l'emprise des chefs coutumiers". C'est ce qu'espère le paysan lésé: "la décentralisation, qui prône le changement de statut de certaines entités coutumières en communes rurales, va peut-être nous aider à en finir avec ce système d'à peu près : ni coutumier ni administratif".
Dans de nombreuses entités, les villageois ont d'ores et déjà commencé à former de petites agglomérations, un ensemble de maisons où ceux qui le désirent peuvent acheter une petite parcelle de terre qui n'est alors pas soumise à des exigences coutumières comme, entre autres, les redevances annuelles. "C'est à cela que nous comprenons que les gens ne veulent plus de la situation rurale", souligne Kavothwa Mathe.
Pour Gilbert Kyatsinge, "la décentralisation est déjà en marche. Elle est observable avec la mise en place des institutions provinciales". Il reconnaît toutefois qu'il faudra attendre longtemps pour qu'elle soit effective au niveau local. Car, "ce n'est pas une solution aux conflits fonciers d'autant plus qu'ils sont liés a l'homme. Mais elle peut tout de même en atténuer la fréquence car il y aura le transfert du centre de décision." Cyprien Lusenge
(Syfia Grands Lacs)
SONAS : 48 dossiers indemnisés pour trois polices d'assurances
Une dame, victime d'un accident automobile le 16 avril 2009, a poussé un ouf de soulagement jeudi derniers lors de l'opération " Jeudi sinistre ". L'indemnisée, qui a contracté une fracture au niveau du bassin, n' pas manqué de mot pour remercier la Société nationale d'assurance (SONAS) après avoir touché une tranche de la rondelette somme dont elle doit touchée suite à l'accident. " Je suis très contente d'abord parce que la SONAS m'a bien accueilli et surtout parce que je suis remis dans mes droits ", a-t-elle déclaré avant de préciser les circonstances de l'accident qu'elle a connu. " C'est vrai qu'il m'a fallu suivre toute la procédure avant d'être indemniser, mais aujourd'hui je suis très satisfaite parce que je commence à percevoir de l'argent ", a reconnu la sinistrée. D'où son appel à ceux qui résistent encore à souscrire à une police d'assurance pour assurer le lendemain.
Ces cas de cette victime a été légion jeudi dernier à la 7è Rue Limete où l'assureur national poursuit l'indemnisation des sinistrés ayant souscrit à l'assurance. Au total 48 dossiers (assurances automobile, vie te responsabilité civile exploitation) ont été régularisés. Sur les onze agences /SONAS retenus pour cette opération, celle de la Direction générale a indemnisé 15 personnes pendant que les agences de Limete et du 30 juin servaient respectivement 12 et 11 autres personnes. L'agence de Kasa-Vubu vient en quatrième position avec 3 dossiers indemnisés alors que celles de Lemba, Libération, Masina, Fikin, Funa, DGI/Gombe et Commerce ont payé une personne à chacune. Rachidi MABANDU
Procédure à suivre lors de la survenance
d'un accident de circulation
1. Faire appel à un OPJ affecté à la police de circulation routière pour constater l'accident et veillez à ce que le PV soit établit conformément aux faits tels qu'ils se sont produits
2. En cas de collision avec un autre véhicule vérifier au lieu de l'accident si votre adversaire est assuré. Au cas où vous causez des dommages corporels à une personne il vous est recommandé de prendre en charge les premiers soins pour sauver la vie humaine et soulager les victimes. Les frais engagés seront remboursés par la SONAS.
3. Faire la déclaration d'accident dans les huit (8) jours qui suivent l'accident, auprès de l'agence/SONAS où vous avez souscrit votre police d'assurance ou auprès de l'agence la plus proche. Vous devez impérativement vous munir de votre preuve d'assurance. Attention : une fausse déclaration entraine la déchéance de la garantie et des poursuites pénales.
4. En cas d'exhibition de preuve d'assurance pour votre adversaire, exigez de la SONAS qu'un numéro sinistre soit attribué à votre dossier et qu'il vous soit remis un accusé de réception précisant toutes les pièces requises pour la gestion de votre dossier.
5. Dans le cas où vous êtes responsable de l'accident, oriente la (les) victime (s) vers l'agence/SONAS gestionnaire de votre contrat pour sa prise en charge et, éventuellement, son indemnisation. Si votre adversaire est responsable de l'accident, et que vous êtes assuré seulement en responsabilité civile, vérifiez si votre adversaire est assuré et l'inviter à respecter les différentes étapes prévues dans cette procédure. Lorsque votre adversaire, responsable de l'accident, n'est pas assuré, vous pouvez le poursuivre conformément au code civil pour réparation.
Observations
- Faire diligence pour introduire toutes les pièces demandées par la SONAS en original, car la gestion et le règlement de votre dossier en dépendent.
- Les agents de la SONAS sont salariés. A ce titre, aucune commission ni pourboire n'est exigible en échange des services qu'ils rendent.
- La SONAS s'engage à regeler votre dossier dans les 15 jours qui suivent le dépôt de la la dernière pièce demandée.
NATION
Les taxi-motos régulés pour sauvegarder la vie des Kinois
*Le ministre provincial des Transports Roddy Mpika l’a déclaré au cours d’une conférence de presse qu’il a présidée
Les propriétaires des moto-taxis ont désormais 15 jours pour se faire identifier vendredi le 23 juillet au siège dudit ministère. Selon Roddy Mpika, ces mesures ne visent pas à interdire la circulation des motos ou des taxi-motos, mais plutôt à mettre de l'ordre dans ce secteur en vue d'éviter d'éventuels accidents.
Cette précision est importante car, à en croire le ministre provincial des Transports, une chaîne de télévision locale avait diffusé l'information selon laquelle il y aurait interdiction de la circulation des motos dans la capitale congolaise. " Il ne s'agit pas d'une interdiction, précise Roddy Mpika, même si certaines dispositions de l'arrêté contiennent des mesures d'interdiction et certaines obligations vis-à-vis de motards ". Ces mesures visent notamment, l'identification des cyclomoteurs. Elles permettront à la ville d'élaborer des statistiques en ce qui concerne le nombre de motos, propriétaires, certificat d'immatriculation, police d'assurance, permis d'exploitation, autorisation de transport.
Le motard est également obligé de se munir de permis de conduire catégorie A des casques et des gilets pendant la nuit. «Seuls les cyclomoteurs d'une puissance d'au moins 15 chevaux», fait savoir le ministre, seront admis au transport. Hormis le conducteur, la moto à deux roues ne pourra transporter qu'une personne et deux personnes pour les tricycles. Pour le taxi-moto, le port de casque est aussi exigé au passager. Le ministre a aussi signalé que seules les personnes majeures (âgées d'au moins 18 ans) peuvent conduire la moto. Les personnes vivant avec handicap ne sont pas autorisées à conduire une moto. Il est également interdit à la moto de servir de corbillard, martèle le ministre Mpika Massamba, avant d'ajouter que le taxi-moto, nouveau phénomène à Kinshasa, ne va desservir, dorénavant, que les zones rurales où l'asphaltage des routes pose problème.
Un délai de deux semaines, à compter de ce mercredi 28 juillet, est accordé aux motards en vue de se mettre en règle conformément à cet arrêté. Un guichet sera érigé au ministère provincial de transport. Il sera composé des agents du ministère provincial des Transports et des Finances. «Une équipe de la Division urbaine des transports va également appuyer cette opération pour beaucoup plus de transparence», souligne Roddy Mpika. Ce guichet permettra aux motards de s'identifier, d’acheter des plaques d'immatriculation et de remplir d'autres formalités.
D'ici à mercredi, a précisé le ministre, il sera publié les zones permises pour le taxi-moto. Quant au coût de course, il faudra organiser d'autres réunions au cours desquelles prendront part : le cabinet du gouverneur de la ville, le ministère provincial des Transports, l'association des cyclomoteurs ainsi que l'association des consommateurs.
Rocco NKANGA
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Gardez-vous de refuser d'entendre celui qui parle (Héb. 12 :25)
Rien du hasard qui ne se fait au monde, tout ce que nous vivons, quelle que soit la nature, personne ne peut riposter, c'est la propre volonté de Dieu, le créateur tout-puissant. Le Souverain Dieu de l'univers ne fait aucune chose sans qu'il ne puisse avertir son Oint, voyons ce qui est dit dans le livre d'Amos 3 : 7. Car le Seigneur, l'Eternel ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes. Qui parmi les êtres humains pourra ignorer la tuerie des enfants de zéro à cinq ans, orchestrée par le roi Hérode à Bethleem en Judée avec l'objectif de mettre hors d'état de nuire et cherchant à éliminer le fils de Dieu.
Or, Dieu envoya l'ange, dire aux parents de l'enfant de s'éclipser vers l'Egypte et y rester jusqu'à la mort du roi Hérode. Dieu avait apporté sa protection à l'enfant Jésus, car il savait à travers le corps physique de Jésus qu’il fera des immenses prodigues au monde afin d'amener son peuple vers lui. Mais, tout cela, le résultat était néfaste, le monde, si méchant, a fini par crucifier le fils de Dieu. Mêmement pour le Révérend Ntoya Ntu-Nkadi, 7è trompette (Apoc.10) ; par le retruchement du Tripaix/N'Djili, Dieu Tout-puissant a donné l'ordre à ce dernier de se refugier quelque part. Pour ce fait, Sieur Jembe et son frère Makengo ont accordé leur hospitalité de l'accueillir sous leur toit ; où, il demeure jusqu'à ce jour, et, il n'y quittera que le jour de sa descente à Mbanza-Nzambi dans le Bas-Congo, dans le but de parachever la pénible mission de sac, laissée par l'Incarnat Spirituel Saint-Esprit, en sigle, " ECUSE ", la vénéré, tata Gonda Wasilua Wangitukulu Golikia, l'homme vêtu en sac (Apoc. 11).
Saisissant la balle au bond, le Révérend Ntoya Ntu-Nkadi, 7è trompette (Apoc. 10), le sacrificateur intronisé et laissé par tata Gonda ; à qui tata Gonda avait mis toute son assurance pour la continuité de son œuvre, tout en disant : vouloir ou pas, vous finirez par vouloir et vous vous réjouirez ; exhorte les hommes religieux sages de bien discerner le problème spirituel que le créateur Dieu de nos pères avait implanté dans notre pays, la RD Congo, la capitale du règne du royaume des cieux. C'est ici le nord de l'Angola où Jésus-Christ reviendra, et, d'ailleurs, il serait déjà venu , il vit avec nous ; dans la mêlée, il voit tout ce qui se fait, et, n'attend que le jour où le Père Céleste, le Tout-puissant accomplira sa promesse ; alors le Père lui léguera le pouvoir de juger le monde. Cela, nous le lisons dans Jean 5 :22, nous citons : le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au fils. Mais, effectivement, qui est ce Jésus ? Beaucoup pense que Jésus reviendra de la façon qu'il eut monté au ciel ou il descendra du ciel, mais non, là, nous risquons tous de nous aligner derrière les Israelites, qui infiniment continuent à regarder le ciel, avec l'espoir que Jésus descendra. Et pourtant, (la révélation de Jean sur l'ile de Patmos est claire et certifiante, ensemble voyons l'Apocalypse 12 ;5 qui stipule ce qui suit : Elle (femme) enfanta un fils qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant est clair, n'est-ce pas, c.à.d. Jésus ne descendra jamais du ciel, mais plutôt son esprit renaitra d'une femme, d'où incontestablement cet esprit de Jésus est déjà renié dans un corps humain saint parmi les hommes, précisément en RD Congo (le pape Jean-Paul II l'avait dit), le nouveau paradis terrestre où jaillit le miel la nouvelle Israël dont Kinshasa est la nouvelle Jérusalem (dans l'ancienne Israël, Jérusalem était la capitale, il n'est pas un banlieue ou une quelconque cité, c'est là où siègeraient toutes les grandes institutions du pays).
Cet esprit de Jésus ne se fatigue pas et ne s'inquiète de rien, car, il connait sa destinée, quelles que soient de multiples embûches, il vaincra. Actuellement, il fait la mission reçue du Père et le moment viendra, il subira la métamorphose, nous citons : l'Eternel m'a dit : tu es mon fils, je t'ai engendré aujourd'hui. Eu égard des bousculades politiciennes qui commencent à bouillonner en RDC, la 7è trompette (Apoc 10), la voix autorisée invite toute la classe politique congolaise à parler le même langage. Tous doivent se concerter dans la fraternité, éviter des disputes et toute sorte d'agitation pour bâtir notre pays et leur prie de ne pas oublier que quelque part, il y a un Etre suprême qui existe, nous voulons dire, l'existence de Dieu Tout-puissant (pour cela, que toute la classe politique puisse minutieusement lire le Psaume 2 :1-12 et bien discerner). Ensuite, tous les politiciens congolais ont l'obligation de bien digérer la prophétie de Simon Kimbangu qui nous parle du quatrième président. C'est un plan de Dieu, le quatrième président en occurrence Son excellence, Monsieur Joseph Kabila Kabange rencontrera le sacrificateur.
Oui, vous vous heurtez sans le savoir pour le pouvoir, mais le dernier mot est à Dieu, le créateur. D'où il n'y aura plus des élections dans ce pays, la RD Congo qui est la maison de Dieu Tout-puissant. Ainsi, toute la classe politique est interpellée à une étude approfondie pour accéder au pouvoir, sans pour autant ignorer que Dieu a une cartouche merveilleuse pour son monde. Il est à noter la présence du sac porté par tata Gonda Wasilua, ce sac nous guette, et la portée de cet habit grossier est universelle. C’est-à-dire toute l'humanité finira pas se vêtir du sac au temps opportun et ça sera pour une courte durée. Et, le sacrificateur avec toutes hautes autorités du pays descendront à Mbanza-Nzambi, ouvrir le ciel fermé. Sur ce, les autorités en place ont le devoir impératif de sécuriser tout le territoire congolais et tout faire pour le bien-être de sa population, mettre en place des structures efficaces pour que tout congolais vague ne vient que de Dieu, voyons Romains 13 :1. Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures car, il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu et les autorités qui existent ont été instituézs de Dieu.
Pour cela, la 7è trompette (Apoc 10) félicite et soutient sincèrement Son excellence Monsieur le président Joseph Kabila Kabange pour tout ce qu'il entreprend pour le bien être de la population congolaise ainsi que le sénateur Abdouye Yérodia Ndombasi, tout en lui rappelant de tout ce qu'il avait vécu à la morgue de la Clinique Ngaliema quand il y était voir le corps physique de tata Gonda Wasilua Wa Ngitukulu, le moment serait déjà venu il y a lieu de se réveiller, Dieu le créateur compte faire de prodiges dans ce pays des prophéties.
Que Dieu protège notre pays, la RD Congo et toutes ses autorités DIM C.P
Bras de fer Fecofa-V.Club
V.Club : les " vautours " autour de Gabriel Amisi attisent le feu
La semaine dernière a été riche en rebondissements dans le bras de fer ayant opposé l'organe technique national qui gère le football à son affilié de l'Association sportive V.Club. La rétention des informations dans l'un ou l'autre camps serait à la base de cette situation.
Si, du côté de la Fédération congolaise de football association (Facofa) il n'était pas bon d'étaler sur la place publique les différentes correspondances officielles, du côté de l'As V.club au contraire, les " vautours" qui tournent autour du " général-président Amisi Gabriel, alias " Tango four " ont tenté de jeter le discrédits sur la Fecofa. Cela, dans le seul but de flouer leurs supporters et cacher la magouille. Cette mascarade a marché jusqu'au moment où le ministre de la Jeunesse et des Sports, Claude Nyamugabo a réuni autour d'une table tous les antagonistes. A cette occasion, la Fecofa a exhibé tous les documents et toutes les correspondances en sa possession ; ce qui a laissé bouche béée plus d'un officiel véclubien.
Le cas le plus flagrant a été le dossier financier lié à la quote-part de l'As V.Club sur les droits de télévision transfert et de publicité de la sixième Coupe de la Confédération de la CAF 2009 qui s'élevée à 178.000 Usd. Les dirigeants de V.club auraient cachés la vérité. Car, au moment où la confédération africaine de football a exigé les coordonnées bancaires de V.Club, après déduction des arriérés financiers vis-à-vis de la CAF et Sportive, le président de la section football et le secrétaire général ont communiqué le numéro privé d'un particulier. En effet, les dirigeants de ce club ont communiqué un numéro chez Fortis banque, Place du théâtre à Liège-Belgique. Certains n'hésitent pas à clamer que cela aurait été une tentative de détournement.
Face au refus de la CAF de virer l'argent de V.Club dans ce compte privé, les dirigeants ont été contraints d'ouvrir un compte à Kinshasa chez Banque international d'Afrique au Congo (Biac). Cette fois-ci, la CAF a transféré la quote-part de ce club en deux virements. D'abord 24.518 Usd par la note de crédit numéro 8183. Puis le solde après réclamation de la Fécofa et de V.club sur des retenues liées aux amendes que le club avait déjà payées. Malheureusement pour V.club, la Caf lui a retenu 140.133 Usd pour payer la facture de Sportive.
D'où la protestation de la Fecofa dans une correspondance datée du 05 mars 2010. Dans cette lettre conjointement signée par Constant Omari Selemani et Grégoire Badi, respectivement président et secrétaire général, la Fecofa signale que " Sportive ne peut pas prétendre avoir produit les matches de V.club. Cette quote-part lui a été versée indûment et nous demandons que réparation soit faite en rétrocédant le montant défalqué à l'As V.Club, soit 140.133 Usd ".
Malgré la bonne foi des dirigeants de la Fecofa, certains personnages impliqués dans la " gestion " de l'argent du président Amisi Kumba ont intoxiqué les supporters. Le seul objectif était est de détourner l'attention des supporters pour l'échec et l'élimination de V.Club devant Enyimba. Car, il se raconte que le n°1 de V.Club aurait libéré 20.000 Usd remis à un émissaire avant le match pour une mission spéciale. Une équipe d'avance aurait été dépêchée à Aba au Nigeria avec des moyens logistiques consistant. Dans quelles conditions les joueurs ont-ils été logés et nourris au Nigeria, ne cesse-t-on de se demander ? Certains officiels avancent que, jusqu'à ce jour, aucune réunion élargie n'a été tenue pour analyser tous les faits, avant, pendant et après la compagne d'Aba au Nigeria. Que dire alors de l'escapade du Caire ? Pascal LIKANA
Médaille de bronze des premiers
jeux africains de la jeunesse
Yannick Mulumba alias " Hewa bora " a les yeux rivés sur les Jeux mondiaux de la jeunesse
La délégation de la RD Congo aux premiers Jeux aficains de la jeunesse, organisés au Maroc, est de retour à Kinshasa depuis vendredi dernier. Elle est rentrée par le Beach Ngobila en provenance du Maroc via Brazzaville. Dans le groupe, figure le jeune Yannick Mulumba, alias " Hewa Bora ", qui a ramené une médaille de bronze en RD Congo, en style Greco-romain.
Ägé de 16 ans, ce jeune lutteur du club Sukisa et Matete, entraîné par l'actuel directeur technique national de la Fédération congolaise de Luttes associées (Fecoluta), vient de passer ses premières épreuves en compétition internationale. Pour sa première participation internationale, le jeune espoir a livré quatre combats à Rabat au Maroc, dans la catégorie de 68 Kg, sanctionnés par deux victoires devant un Ougandais et un camerounais. Il a, malheureusement, aussi perdu deux combats devant un Marocain et un Tunisien ayant un poids supérieur . Classé troisième dans la catégorie des 68 Kg, soit médaillé de bronze, pour une première participation, Yannick Mulumba a déjà les yeux rivés sur les jeux mondiaux de la jeunesse, prévus en août prochain à Singapour. C'est justement cette médaille de bronze obtenue sur le tatami qui lui octroie cette qualification. Face à ce nouveau challenge, ce jeune lutteur promet de doubler d'ardeur dans le travail dans l'espoir de ramener une médaille, cette fois-ci, d'or qu'il pourra offrir aux chef de l'Etat et à toute la Nation congolaise. Il pratique cette discipline sportive depuis 2004 et évolue dans le même club. Pascal LIKANA
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