QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"

Méga parti oui, mais à quel prix ?

A L’onde de choc solitaire lancée par le PPRD depuis Kisangani n’en finit pas de faire des vagues. Dans tous les cénacles de la Majorité, on décrypte sur tous les prismes l’annonce par le principal parti présidentiel de la jouer perso aux élections à venir. Dans la foulée, le Pprd a demandé à son initiateur de se délester de son costume d’indépendant pour enfiler le boubou du parti.
Distillé à la veille de la pré-campagne électorale, le message du Pprd paraît à consommation extérieure. En l’occurrence, il est destiné aux alliés de la coalition. Une façon de dire aux partenaires qu’en 2011, ce sera chacun pour soi. L’annonce de Kisangani peut aussi cacher une pression «amicale» faite sur les alliés de l’AMP de répondre à l’offre d’un méga parti présidentiel.
C’est un secret de polichinelle. En Kabilie, on rêve d’un grand parti qui engloberait toute la mouvance favorable au Président. Ce parti ressemblerait à l’ANC sud-africain ou au CCM tanzanien. Créé en 1912, le parti au pouvoir à Pretoria est, au fond, une centrale qui comprend notamment le Parti communiste et quantité de petites formations politiques et des syndicats. En France, l’UMP résulte de la fusion de l’essentiel des partis de la droite. De l’ex-mouvement gaulliste RPR fondé par Jacques Chirac à l’ancien parti libéral du centre droit UDF initié par Valéry Giscard d’Estaing.
L’avantage de ce regroupement, c’est que la politique menée gagne en clarté et en cohérence. Un atout essentiel pour conduire une action gouvernementale. Tout l’opposé ou presque des gouvernements fourre-tout que le pays connaît depuis les années transitions Mobutu. Le paroxysme de ces cabinets de coalitions hétéroclites a été atteint avec le fameux 1+4. Un gouvernement des composantes où chacun pouvait crier à hue et à dia au gré de ses intérêts. Un cabinet qui n’avait rien d’une équipe tant chaque ministre obéissait plus à sa chapelle qu’au chef du gouvernement. En un mot, c’était une chienlit institutionnalisée. Pour faire contre mauvaise fortune bon coeur, on se consolait en évoquant le prix à payer pour la paix.
La formule unitaire implique, cependant, que les différentes forces politiques aient en commun l’idéologie. Ce qui, au regard de la configuration de l’AMP, est loin d’être le cas. Comment créer un méga parti qui rassemblerait lumumbistes-nationalistes-kabilistes, libéraux, mobutistes-kengistes, opportunistes, irrédentistes de l’Est... ? Quel en serait le soubassement?
Le débat politique au Congo-Kinshasa gagnerait en intérêt et en efficacité si la recomposition du paysage politique s’opérait autour des affinités idéologiques. Dans cette logique, on pourrait aboutir à terme à de grands partis nationaux à l’instar justement de l’Anc, du Ccm ou encore de l’Ump.
Emprunter des raccourcis tactiques conduirait à faire du Pprd un repaire des profito-situationnistes de tous bords qui resteraient au parti tant que ce dernier gérera le pouvoir d’Etat. Sous Mobutu, une expression célèbre résumait bien cette posture opportuniste: «motema na UDPS, nzoto na MPR » (Etre à l’UDPS par conviction, et au MPR par opportuniste). José NAWEJ


EDITION N°3681 du VENDREDI 27 AOUT 2010
CULTURE & DETENTE
A TRAVERS «JOSEPH KABILA : UN PARI FOU»
Bernadette Tokwaulu dégage des pistes pour l’avenir de la RDC
Un nouveau livre vient de paraître en RDC. Il s’agit de «Joseph Kabila : Un pari fou» de Bernadette Tokwaulu Aena, une native de la Province Orientale détentrice d’une licence en droit privé, d’une maîtrise en droit privé et d’un diplôme d’Etude approfondie en droit des affaires de la faculté de Lille en France. Administrateur directeur général adjoint de la Société nationale d’électricité (SNEL), Mme Tokwaulu scrute les grandes questions politiques ayant marqué la mandature actuelle de manière objective et sans passion pour ensuite proposer des pistes de solution. Un ouvrage digne d’intérêt pour les lecteurs et qui contribue à enrichir le débat en RDC.
Dans son discours du 07 décembre 2009 sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en Congrès, Joseph Kabila déclarait: «... Cette situation était inacceptable. Il fallait urgemment, et quelqu’en soit le prix, changer la donne. C’est l’engagement que j’avais alors pris devant cette Auguste Assemblée. Un engagement sous forme de pari fou, parce qu’il paraissait alors impossible à réaliser ...». Voilà qui aurait servi de détonateur pour la rédaction de l’ouvrage publié par Bernadette Tokwaulu Aena. A première vue, sans parcourir ce livre, à la seule évocation du titre, du nom de l’auteur et de son appartenance à l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP), on serait tenté de croire en une gymnastique intellectuelle consistant à encenser le Raïs congolais. Il s’agit, en réalité, d’une contribution au débat sur des questions ayant marqué la mandature actuelle qui tire vers sa fin, examinées sans aucune passion.
Dans la première partie de cet ouvrage «Un deuxième tour pour la paix», l’auteur, Mme Bernadette Tokwaulu, retrace les événements (tant heureux que malheureux) qui ont marqué le contexte électoral en 2006 entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, leur contexte, les enjeux et la rivalité entre les deux personnalités et, à travers elles, entre les deux camps politiques en présence: l’AMP et l’Union pour la Nation. Cette partie analyse, chose rare, même les traits caractériels de ces deux personnalités politiques en partant de leurs signes astrologiques et de leur enfance pour expliquer le comportement de chacun lors de la confrontation. Le rôle de la communauté internationale et celui des églises sont pris en compte.
La deuxième partie, «Le président de tous les Congolais» étale le carré d’as familial de Joseph Kabila (Maman Sifa, Jaynet Kabila, Zoe Kabila et Olive Lembe Kabila. Juste après, ce sont les quinze hommes de Joseph Kabila qui sont présentés avant de passer aux faiblesses d’un Gouvernement d’union nationale, à l’accord AMP-PALU, à la question de la double nationalité, à l’opacité de l’affaire Kahemba ou les relations de la RDC avec l’Angola, à l’affaire Bundu dia Kongo et son dénouement. Le crash d’un Antonov 26 à Kingasani où «le soldat Nkulu» fut sauvé ainsi que la bipolarisation de l’ordre politique avec la toute puissance de l’AMP et le malaise de l’opposition sont également abordés. Mais, chose curieuse pour un membre de l’AMP, Bernadette examine ces questions de manière objective en condamnant même certaines pratiques de la majorité.
«L’impossible gouvernance» est traitée dans la troisième partie du livre. «Tolérance zéro: un slogan creux qui devient objet d’amusement», voilà un des extraits de ce chapitre où Bernadette Tokwaulu dénonce la corruption au niveau de l’appareil judiciaire, le contexte dans lequel évoluent les mandataires publics devant rendre compte à leurs parrains tout comme les failles constatées à l’Assemblée nationale. Les verrous constitutionnels (article 220 de la Constitution) n’ont pas échappé à la loupe de Bernadette Tokwaulu. Le tribalisme, les violations massives des droits de l’homme à l’Est, les assassinats des journalistes, des prêtres et religieuses, le gender, les contrats léonins à travers les revisitations des contrats miniers, les fonds vautours, les rapports la Rdc et le FMI, la préservation des forêts, la problématique de l’armée nationale, la Monuc devenue Monusco, le retour de la RDC dans le concert des nations ... rien ne semble, en tout cas, avoir été oublié.
Et la quatrième partie examine «Les encombrants voisins» (Rwanda, l’Ouganda, l’Angola) de la Rd Congo pour se terminer par la politique de bon voisinage. La cinquième et dernière partie, quant à elle, a trait au «Bilan et perspectives». Les 197 pages du livre «Joseph Kabila : Un pari fou» méritent d’être décortiquées intellectuellement dans le cadre d’un débat objectif et sans passion avec la contribution de Bernadette Tokwaulu.
Marcellin MANDUAKILA
Bernadette Tokwaulu Aena, «Joseph Kabila : Un pari fou». Les éditions Coeur d’Afique, Paris 2010, 203p.
Pour une deuxième fois d'affilée, DCMP remporte la Coupe du Congo
* Entre temps, Mazembe a quitté Lubumbashi hier pour Tunis
Pour une deuxième fois d'affilée, le DCMP de Kinshasa a remporté la 46ème édition de la Coupe du Congo de football. Il a battu, hier jeudi 26 août au stade à Lubumbashi, l'équipe de la ville de Boma (Bas-Congo), l'AS Ndoki-a-Ndombe par 3 buts à zéro.
Le premier but du DCMP a été marqué par le joueur Diavita, positionné comme attaquant de pointe. Sur un centre du latéral gauche Bivala, Diavita dévie de la tête et marque à la 40ème minute, alors que Ndoki ya Ndombe dominait largement le match.
Au retour de la première période, vers la fin du premier quart d'heure, DCMP obtient un penalty transformé par le milieu de terrain Nlandu Makela, 2-0 à la 59ème minute. C'est enfin le latéral droit Isama Peko qui vient tuer le match en inscrivant le troisième but du DCMP à la 85ème minute.
DCMP, sacré champion du Congo, est donc le premier représentant de la RDC à la Coupe de la CAF, édition 2010 - 2011. Il sera accompagné de l'équipe qui occupera la troisième place de la Linafoot. L'heure est donc venue d'oublier rapidement cette victoire pour affûter les armes afin de faire bonne figure à la CAF prochainement.

TP Mazembe joue ce week-end à Tunis
Les Corbeaux du TP Mazembe, ont quitté hier la ville cuprifère à destination de Tunisie où ils affronteront, en début de la phase retour de la Champion's League africaine, l'Espérance de Tunis.
Les coéquipiers de Trésor Mputu sont partis avec le moral au zénith. Motivés par le staff dirigeant, ils ont promis de bien négocier le match à l'extérieur. A défaut d'un match nul, l'emporter pour se mettre à l'abri de tout danger. Rocco Nkanga


*Un "bébé Michelin" intrigue les médecins en Chine
Vingt kilos déjà sur la balance à seulement 10 mois et par ailleurs en bonne santé: des médecins chinois sont restés perplexes devant un énorme bébé surnommé le "bébé Michelin" par la presse.
L'enfant a été amené dans un hôpital de Changsha, capitale de la province du Hunan, pour un accès de fièvre, a rapporté l'agence semi-officielle Nouvelles de Chine et a déjà le poids, à seulement 10 mois, d'un enfant de six ans.
Ses parents ont attribué son poids gigantesque au fait qu'il n'avait aucune autre activité que prendre le sein ou dormir, a ajouté l'agence.
Une photo du bébé sur le site hunanais rednet.cn, qui l'a baptisé "bébé Michelin", montre un enfant obèse, tout sourire, s'amusant avec un jouet.
Les médecins ont expliqué n'avoir trouvé aucune raison médicale au surpoids de l'enfant, qui est par ailleurs en bonne santé. Mais pour eux, ce bébé est le symbole vivant de l'obésité qui menace de plus en plus la société chinoise.
La Chine compterait quelque 60 millions d'obèses -quasiment la population française- et 200 autres millions de personnes en surcharge pondérale, selon le ministère de la Santé. AFP

*L'érosion de la Cité Maman Mobutu bientôt dompté
Le cauchemar du site érosif de la Cité Mama Mobutu, dans la commune de Mont Ngafula va bientôt cesser. Les travaux de lutte antiérosive, qui ont été relancés depuis un mois, évoluent à la satisfaction des riverains les plus ciblés.
Des camions ben de l'OVD font des rotations pour déverser la caillasse tandis que d'autres engins s'occupent du remblayage. Il s'agit de respecter les délais impartis qui sont de 6 mois, selon les assurances du DG de l'OVD, Victor Tshikela.
Le premier mois est consacré aux travaux de sauvegarde en vue de stopper la progression des érosions. Les cinq autres mois seront consacrés d'abord à la gestion des eaux pour contrer les éboulements, et ensuite à la construction de trois plans exécutoires. Il sera, enfin, procédé au plantage ses arbres et de la pelouse pour la protection du site contre les éboulements du sol.
Le coût global de ces travaux est estimé à 4.500.000 USD. Les travaux sont exécutés par l'entreprise chinoise Zhenny Wu technique Coopération. Tretty UMBA Stagiaire IFASIC