QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Billet

14 juillet et 21 juillet : Réalisme français et angélisme belge

Arrêt sur image : Paris, mercredi 14 juillet 2010. Le traditionnel défilé militaire sur les Champs Elysées connaît la participation des armées des ex-colonies françaises d’Afrique subsaharienne. Bruxelles 21 juillet 2010. La non moins coutumière parade militaire sur la Place des palais est élargie aux unités des armées des pays de l’Union européenne.
En cette année du cinquantenaire des indépendances africaines , ces deux tableaux pourraient bien illustrer la différence d’approches de ces deux ex-puissances coloniales vis-à vis de leurs anciennes colonies respectives. La France a cru devoir associer son ex-empire d’Afrique noire à sa fête nationale en cette année jubilaire. La Belgique, ancienne puissance tutélaire du Congo-Rwanda-Urundi, a estimé plus important d’inviter ses amis européens. Il est vrai que cette préférence s’explique par le fait que Bruxelles préside aux destinées de l’Union européenne pour ce second semestre de l’année.
N’empêche que l’absence de la moindre coloration africaine en cette année historique pour le continent paraît traduire l’érosion de volonté de puissance de la Belgique. Il semble loin le temps où au 16 rue de la Loi-siège du pouvoir belge-on voyait grand. A contrario, la France n’a pas cédé aux sirènes des afropessimistes-pourtant nombreux dans l’Hexagone-pour dévaluer sa relation spéciale avec ses ex-colonies. Adepte de la rupture d’avec la fameuse françafrique, Nicolas Sarkozy n’a pas tardé à se rendre à l’évidence : Paris a besoin de l’Afrique pour peser dans la cour des grands, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies et au G 7. De plus, face au réveil des pays du «BRIC» (Brésil, Russie, Inde, Chine), l’Afrique redevient un enjeu aussi bien géopolitique que géostratégique. Paris constate, bien souvent à ses dépens, que Pékin avec sa diplomatie de grands travaux, renforce ses positions sur le continent. La percée de l’Empire du milieu se fait d’autant plus aisément que la Chine officielle n’intègre pas de postures droits de l’hommistes dans sa politique africaine. Du business, rien que du business, assorti de la formule alléchante win win (gagnant, gagnant).
Face à cette nouvelle donne, le réalisme sarkozien tranche avec le recul, voire la frilosité de Bruxelles. Pourtant, en dehors de son statut de siège de l’Union européenne et de l’OTAN, la Belgique doit son aura internationale au seul fait d’avoir colonisé prioritairement le Congo et accessoirement l’ex-condominium Rwanda-Urundi. Sur le continent, la RDC est l’un des rares pays où la Belgique soit considérée comme une puissance. Dommage qu’affaiblie par des querelles communautaires à n’en point finir, la Belgique ait raté le coach là où la France a compris que l’heure est à la realpolitik.
José NAWEJ





















EDITION N°3661 du VENDREDI 30 JUILLET 2010
INFOS INFOS
Prenant ses fonctions à la tête de la Monusco
Roger Meece mise sur l'établissement des contacts avec les autorités congolaises
Le nouveau représentant du Secrétaire général de l'ONU et chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Roger Meece, a pris officiellement ses fonctions le 11 juillet à New York où il a commencé ses nouveaux contacts et des réunions avec les plus hauts responsables des Nations Unies dont le Secrétaire général Ban Ki-Moon.

Au cours d'une cérémonie militaire organisée en son honneur à la Monusco, Roger Meece a déclaré que ses priorités actuelles sont de rencontrer les autorités congolaises et établir des contacts avec elles, et aussi de s'inspirer des réalités de la Mission à travers des rencontres internes à tous les niveaux.
De nationalité américaine, Roger Meece est un habitué de l'Afrique et de la RDC où il a exercé les fonctions d'ambassadeur des USA de 2004 à 2005 après avoir été ambassadeur adjoint de 1995 à 1998.
Dans ce même registre, une cérémonie similaire était organisée en l'honneur du lieutenant-général Chauder Prakash, le nouveau commandant de la Force de la Monusco.

Déplacement de la population au Nord-Kivu
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a noté que les opérations militaires en cours dans le Grand nord continuent de provoquer des déplacements de la population. Selon ce Bureau, à la date du 22 juillet dernier, près de 90.000 personnes déplacées ont été enregistrées dans le territoire de Beni.
A ce sujet, deux convois de rapatriement ont eu lieu les 20 et 26 juillet dernier avec 146 réfugiés rwandais qui sont retournés chez eux à partir de la ville de Goma. Depuis le début de cette année, il y a eu 4.389 retours à partir de la province du Nord-Kivu. Mathy MUSAU


Lancement d'un cahier de la gouvernance
Le Pnud dresse les acquis de 2009 et les nouveaux défis à rélever
Il a été procédé, jeudi 29 juillet 2010 à la composante gouvernance du programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), au lancement du premier numéro du cahier de la gouvernance. Il est un document d'informations sur la gouvernance. Ce document communicatif aborde l'introduction de changements dans un environnement économique et sécuritaire fragile, relance l'administration assainissant l'administration publique, démocratie et élection…

A en croire le directeur de cabinet du Premier ministre, Jean Claude Machini, le programme gouvernace fait face à plusieurs défis qui doivent être relevés pour assurer la pérennité des actions. Il s'agit notamment de la diminution des ressources propres du Pnud et les effets négatifs de la crise financière. Ces différents éléments commandent un changement de stratégie de la part du Pnud. D'après le directeur de cabinet d’Adolphe Muzito, la RDC fait face a de nouveaux défis comme la mise en œuvre du plan de stabilisation et de reconstruction à l'Est du pays et la résolution 1856 du Conseil de sécurité avec le départ de la Monuc de l'Ouest de la RDC.
Selon lui, l'année 2010 se présente donc comme une année décisive dans la mise en œuvre du programme gouvernance. Car, il faut désormais produire plus de résultats avec peu de moyen et tenir compte de nouveau contexte dans lequel le Plus doit évoluer. L'objectif global de ce programme est d'appuyer la mise en place d'un système de gouvernance démocratique stable et légitime favorisant le développement humain durable.
En tenant compte des défis prioritaires déterminés par le document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP), ce programme gouvernance vise à assister le gouvernement dans la réalisation des objectifs de développement.
Dans le cadre des élections, le processus de révision du fichier électoral s'est poursuivi avec l'appui du Pnud a indiqué le Directeur pays du Pnud, Karounga Keita. Autant d'acquis qui permettent aujourd'hui d'affirmer que la gouvernance a connu des changements obtenus dans les différentes composantes en moins de deux ans de fonctionnement. Ces différentes réalisations ont été rendues possibles grâce à l'appui financier de 14 bailleurs de fonds. Les programme gouvernance concerne notamment les deux chambres du Parlement, les assemblées provinciales, le gouvernement central et les gouvernements provinciaux, les partis politiques, la Société civile ainsi que les secteurs privé.
Le budget de ce programme sur la période 2008-2010 est estimé à près de 390 millions Usd. L'apport financier de la coopération britannique s'élève à 128 millions Usd. A cela s'ajoutent les financements provenant des partenaires dont le Pnud à hauteur de 50 millions Usd. Simard Simon TSOUMBOU

Numerica TV : Rachel Kitsita rêve de créer un orphelinat
Voici Rachel Kitsita Ndongo, la jeune présentatrice du journal télévisé à Numérica TV qui s'affirme déjà sur le petit écran. Bien cotée dans les sondages, cette graduée de l'Ifasic, en Sciences de l'Information et de la Communication, caresse l'ambition de créer un orphelinat.

Rachel Kitsita se dit très attachée à l'enfant surtout aux vulnérables. " Je compte un jour venir à la rescousse des enfants, en rupture familiale et les enfants qui sont livrés à la rue (Shégués). Ces derniers, si on ne prend pas garde, sont des bombes à retardement. Avant de nous tuer nous tous, il faut s'en occuper ", s'exprime Kitsita qui envisage de créer un orphelinat pour résoudre le problème " enfant de la rue ".
Son attrait pour les enfants se vérifie bien auprès de son propre fils Nickel Diakiese, 5 ans. Rachel Kitsita l'a inscrit dans une école de football car, ce petit garçon constitue un bonheur pour sa mère. "Quant je regarde Nickel, je vis le bonheur d'être femme ", atteste-t-elle.

Est-ce une humiliation d'avoir un enfant avant le mariage ?
A cette préoccupation est formelle : "ce n'est pas une humiliation pour moi. J'ai un merveilleux petit garçon. Grâce à lui, surtout quand je le regarde, cela m'encourage à beaucoup bosser. Il me fortifie. Je m'identifie par rapport à mon fils".

Elle découvre le JT le jour de son anniversaire
Rachel est fière d'être formée au groupe de presse Numerica. C'est ainsi qu'elle insiste dans ses propos qu'elle est un produit " made in Numerica ", Tropicana Tv, FM". " C'est à Kibambi Shintwa et Kabeya Pindi Pasi que je dois tout ce que je suis. Et maintenant, je peux rêver grand. Je rêve de devenir une journaliste qui se bat pour la cause de son pays, pour la liberté de la presse et la sécurité des journalistes ", fait savoir cette charmante demoiselle.
Même sur sa fidélité à Numerica, la journaliste avoue que c'est une chance de passer par Kibambi Shintwa et Kabeya. Ce sont des grandes écoles pour elle, surtout qu'elle a intégré Numerica il y a seulement 5 ans.
Rachel se souvient de son premier passage à la télé, le 10 avril 2006 qui a coïncidé avec le jour de son anniversaire. " C'est jour là, je n'avais lu que deux chapeaux. J'avais le cœur qui battait et j'étais toute petite à côté de Kibambi. Je me suis dit que c'était la concrétisation de tout ce que je pensais devenir.
Par rapport au travail qu'abattent les autres membres de sa rédaction, la graduée de l'Ifasic est sincère. Elle apprécie dans sa génération ses consœurs Francine Kangolo et Michou Kerekere qui excellent dans leur travail. Et quand à elle-même, elle est contente quand elle est plébiscitée dans les sondages. " Maintenant, les gens me font confiance, c'est-à-dire qu'ils me connaissent. Il faut être un modèle, aller de l'avant et faire mieux", laisse-elle entendre.
Pour ses détentes, Rachel adore la musique qu'elle compte pratiquer puisqu'ancienne choriste, si elle tombait sur un bon producteur.

Dieumerci MAYAMBI

Journaliste à la RTG@ et juriste de formation
Harold Badibanga veut aussi servir son pays en étant avocat
Harold Bellarmin Badibanga est un jeune journaliste à la RTG@ et juriste de formation. Outre la presse, ce licencié en Droit public international veut aussi servir son pays en étant avocat. Mais, il reconnaît que concilier ces deux métiers peut présenter certaines incompatibilités.

En attendant sa présentation en tant qu'avocat au barreau de Matete, Badibanga est toujours passionné pour le journalisme. Au cas où il aura du mal à concilier les deux professions, il pourra opter pour la presse. " Je trouve que la Nation a encore besoin de moi en tant que journaliste ", justifie-t-il.
Il peut opter pour le journalisme indépendant s'il veut faire le métier d'avocat. Et même s'il tient à sa carrière d'avocat, le journalisme continue à primer sur le barreau. Toutefois, Harold Badibanga s'intéresse au journalisme politique et aux questions juridiques.

Comment a-t-il embrassé la presse ?
Le journaliste de la RTG@ avoue qu'il s'est retrouvé dans la presse par vocation. " Depuis ma jeunesse, j'intervenais dans les émissions d'éducation des jeunes à la Télévision à Mbuji-Mayi ", justifie-t-il. Mais, il ajoute qu'il est un cadre universitaire. Ce statut lui permet d'être ouvert à l'univers. " L'univers, c'est aussi le journalisme ", fait-il savoir. Pour se conformer à la déontologie professionnelle journalistique, Harold Badibanga n'a pas hésité à suivre une formation sur le tas à Kinshasa, en plus de l'expérience acquise chez certains professionnels des médias. Aujourd'hui, le jeune journaliste de la RTG@, grâce à son expérience, est compté parmi les piliers de sa rédaction. Et cette dernière se ressource auprès de lui pour des questions juridiques.

Toujours fidèle à la RTG@
Harold Badibanga travaille à la chaine de Pius Mwabilu depuis 2004 et il lui est toujours fidèle. " La fidélité paie toujours et le vagabondage en est le contraire. La RTG@ est une grande chaine. Elle est un podium des leaders médiatiques en RDC. Le sens organisationnel et la rigidité rédactionnelle, et tout son personnel motivent cette stabilité qui me permet d'être plus performant en la matière", avoue-t-il.
Ce juriste de formation ajoute qu'il ne passe plus inaperçu grâce à la télé passion. " Ma fidélité à la RTG@ a fidélisé certains partenaires qui retrouvent la chaine par moi ", soutient-il.
Le journaliste de la RTG@ rassure ses administrateurs qu'ils peuvent compter sur lui. Aussi, voudrait-il que l'éducation au Congo soit comme par le passé exempt de toute antivaleur. Dieumerci MAYAMBI